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Deux frères de Ninon Amey

CVT_Deux-Freres_8904.jpgRésumé : La patronne d’Eleanor lui lance un ultimatum : la jeune journaliste doit rédiger un article digne de ce nom ou elle se retrouvera au chômage. Joachim Arthaud, riche homme d’affaires, lui propose alors un sujet qui lui permettra de sauver son emploi. La jeune femme se retrouve donc au milieu d’un groupe d’influenceuses beauté pour un séjour à la montagne, dans le fief de « Maquillage Perfection ». Pour elle, c’est l’occasion rêvée d’en apprendre un peu plus sur les deux frères à la tête de l’entreprise, pour lesquels elle éprouve d’ailleurs des sentiments bien différents. Seul bémol : elle ne peut confier à personne la véritable raison de sa présence. La vérité est-elle aussi simple qu’il n’y paraît ?

~ Service presse 📱~

Je remercie Ninon Amey pour sa confiance. En effet, cela fait quelques romans que l’auteure me confie et j’en suis très heureuse. C’est pour moi une réelle source d’émotions. Ici, c’est un peu différent. Ninon Amey nous propose une novella de 78 pages. Je ne suis pas fan de ce genre (arrêtez de lever les yeux au ciel, je sais que je radote !) ni du format « nouvelle » pour la simple et bonne raison que c’est trop court pour moi. Mais lorsqu’il s’agit de Ninon Amey, j’ai du mal à dire non. Ainsi, je me suis lancée dans ma lecture en brûlant un cierge « pourvu que ma lecture me plaise, s’il te plait, petit cerveau, ne part pas en boudant parce que c’est une novella ».

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Une novella : entre nouvelle et roman
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J’avoue qu’avec tous les formats que l’on a à disposition, on a du mal à s’y retrouver des fois. Alors, pour ceux qui ne savent pas forcément ce qu’est une novella, en voici une courte définition : Une novella ou roman court est un type d’œuvre littéraire dont la longueur se situe habituellement entre la nouvelle et le roman.

Cette lecture a été très agréable pour moi. Malheureusement, elle n’échappe pas au verdict final : j’ai trouvé ça trop court. Les pistes exploitées par Ninon Amey sont vraiment top et j’aurais aimé en savoir un peu plus sur le passé des personnages et la manière dont Eleanor – dit Léa- vit ce passé qui semble prendre beaucoup de place dans sa vie. Les révélations sont bien présentes et je ne m’attendais pas forcément à cela mais une fois la surprise passée, tout va très vite. Cela n’est pas dû à la qualité de la plume ou de l’intrigue mais c’est le format qui est fait ainsi : on accepte ou non. C’est ainsi.

Ce roman court est quand même très bon. Encore une fois, Ninon Amey nous propose de vivre de sacrées émotions. C’est là que l’on aperçoit tout le talent de l’auteure : en moins de 100 pages, on vit de belles aventures et notre cœur manque d’arrêter de battre plusieurs fois. C’était une lecture très intense pour moi.

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Les personnages : entre passion et raison
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Les personnages sont vraiment tous très intéressants ! On fait la rencontre de Léa, une jeune femme passionnée par son métier mais qui se laisse trop marcher sur les pieds. Gentille et attentionnée, j’ai apprécié ce personnage qui m’a beaucoup plu dans l’ensemble.

Quand les frères Arthaud déboulent dans l’intrigue, cela fait des vagues… Joachim, accompagné de son frère Théo sont mystérieux, assez mignons et très intrigants. Rapidement, j’ai eu peur que l’auteure me propose un triangle amoureux, mais j’ai eu peur pour rien. Ninon Amey déjoue les facilités et les stéréotypes que l’on peut trouver dans les romances contemporaines et nous propose de jolies surprises.

Les personnages sont tous très sympathiques. On a vraiment envie de savoir comment va se terminer l’histoire qui prend un tournant auquel personne ne s’attend vraiment. C’est très intéressant de voir comme Ninon Amey a décidé de nous surprendre sur un format court. Bravo, cela fonctionne à merveille.

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Le cadre et l’intrigue
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On est bien dans cette novella ! On a chaud au coin du feu, on a froid dans les montagnes, on prend soin de soi. Bref, on est vraiment dans un cadre parfait pour une lecture d’hiver. C’est très sympathique, cela rend le roman beaucoup plus confortable : le roman devient une petite douceur. Il n’y a que de bons sentiments dans ce roman court. C’est très intéressant. C’est un feel-good qui, par définition, fait beaucoup de bien et réchauffe le cœur.

On ne parle pas énormément du travail de Léa qui est journaliste. En toile de fond, on a une réunion d’influenceuses cosmétiques dans un chalet qui a l’air top ! J’ai apprécié la touche de modernité avec ces influenceuses. En effet, cela permet d’ouvrir la lecture aux lecteurs adolescents qui pourraient se reconnaitre dans cette notion.

J’ai apprécié le fait que je n’ai pas trouvé pas de facilités dans ce roman, on va de surprise en surprise et cela fait son petit effet sur le lecteur. Ainsi, Ninon Amey propose une originalité certaine dans ce roman et sort du lot.

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La plume de Ninon Amey
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Ceux qui me lisent régulièrement savent que j’adore la plume de Ninon Amey. Ici, ce roman, aussi court soit-il, ne fait pas exception à la règle et nous propose une plume de qualité qui est au service des émotions. Tout est bienveillance dans cette novella. C’est vraiment intense et riche en émotions.

Le travail de Ninon Amey est, pour moi, une valeur sûre sur mes étagères. Sa renommée n’est plus à faire. On a des thématiques très sympathiques : secrets de famille, amitié, amour, remise en question. On se croirai dans un film de Noël.

Si vous avez quelques instants de repos et une envie de lire un roman court plein d’émotions, je ne peux que vous conseiller de lire ce roman. Si, comme vous, vous êtes frileux face à ce format, je pense qu’il pourrait convenir. Cela me réconcilie un peu avec le format court même si, je vous ne le cache pas, j’aurais préféré un roman beaucoup plus long.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une douceur pour l’hiver qui arrive
  • Des personnages très attachants évoluant dans un cadre que j’ai apprécié
  • La plume de Ninon, aussi douce que son histoire

notation

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Tu as promis que tu vivrais pour moi de Carène Ponte

41psXQuCW7L._SX308_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Quand on a trente ans, on n’est jamais préparé à perdre sa meilleure amie. C’est pourtant le drame que Molly doit affronter quand Marie est emportée par la maladie en quelques mois à peine. Juste avant de mourir, celle-ci demande à Molly de lui faire une promesse : vivre sa vie pleinement, pour elles deux. Elle y tient, alors Molly accepte. Mais par où commencer ? Lâcher son travail de serveuse ? Rompre avec Germain, l’homme avec lequel elle vit ? Certes, il est comptable et porte des chaussons, mais il est gentil. Lorsque Molly reçoit quelques jours après l’enterrement un mystérieux paquet contenant douze lettres de Marie, elle comprend que celle qui lui manque tant n’avait pas l’intention de se contenter de paroles en l’air et que son engagement va l’entraîner bien plus loin que ce qu’elle imaginait…

~ Lecture détente ~

Mon avis : Ce roman fait partie de la fameuse catégorie « ouais, je sais, j’ai une PAL en attente énorme mais j’ai bien envie de le commencer tout de suite » ou aussi connue sous le nom de « aussitôt acheté, aussitôt lu »

~ Carène Ponte : de l’humour, de la subtilité et de la douceur ~

Bon ok, des fois, la subtilité n’est pas toujours évidente surtout avec les personnages de Carène Ponte met en action dans ses romans mais je trouve que Carène Ponte est très très très douée pour parler des sujets qui font mal sans que l’on tombe dans le mélo drame. Elle me rassure beaucoup et me permet de relativiser. En effet, je fuis ce genre de lectures en général : des morts, des maladies, des familles tristes et incomplètes, je ne supporte pas. J’ai énormément de mal à lire le malheur des gens même si cela fait partie de la vie. Ce n’est absolument pas ce que je recherche dans mes lectures.

Carène Ponte est une magicienne qui nous emporte sur sa licorne dans une histoire qui est un véritable page turner. J’ai déjà lu, avec celui-ci, trois romans de l’auteure et je vous le dis haut et fort : ce roman est mon préféré !

L’auteure nous propose un cocktail rafraîchissant qui fonctionne très bien : de l’humour, des personnages en constante évolution, une intrigue qui fait fondre le cœur et des thématiques intéressantes et importantes.

~ Molly et Marie : une amitié sans faille ~

Je me suis mise quelques instants à la place de Molly. Et si moi je devais faire face à la maladie et perdre ma meilleure amie à trente ans ? Comment ça fonctionne ? Comment on fait pour surmonter ça ? J’ai eu le cœur gros, j’ai eu mal au cœur pour Molly qui semble avoir perdu une énorme partie de sa vie et de son cœur.

Très rapidement, on se rend compte que Molly et Marie, c’est une histoire d’amitié depuis leur tendre enfance et qu’elles se connaissent par cœur. Il n’y a pas besoin de parler, un regard suffit à ce qu’elles se comprennent. Cette notion d’amitié forte me tient particulièrement à cœur parce que j’ai la chance d’avoir ma Marie dans la vie. Je me suis rapidement sentie très proche de Molly grâce à cela. Inconsciemment, j’ai eu envie de l’aider à traverser cette période avec elle.

« On est le 30 octobre. Aujourd’hui, je vais assister à l’enterrement de ma meilleure amie. Je ne sais même pas comment je vais survivre à cette journée. Alors vivre… »

Marie se la joue PS : I love you et laisse derrière elle des enveloppes pour son amie. Une par mois, Molly a une enveloppe à ouvrir avec quelque chose à réaliser pour Marie. Elle n’a pas eu le temps de le faire, alors, comme Molly lui a promis, elle le vivra pour elle.

~ Intrigue, péripéties et plume ~

Je suis complètement fan de ce roman et c’est un réel coup de cœur pour moi. Carène Ponte est, comme je le dis ci-dessus, une magicienne de la littérature !

On ne s’arrête pas, on rigole, on sourit, on a le cœur lourd, on mange des sandwiches aux œufs, on part à Grenoble, on revient à Paris, on rencontre Raymond.

L’intrigue n’est absolument pas morbide. On s’immisce dans le quotidien de Molly qui, finalement, n’est pas si simple. Germain, son amoureux, semble être d’accord avec tout. Son but dans la vie : faire plaisir à Molly et accéder à toutes ses requêtes. On fait aussi la rencontre de Viviane, une amie proche de Molly. En revanche, elle, j’ai eu envie de l’exploser dans le mur plus d’une fois : jalouse de la relation entre les deux filles, elle va se permettre de faire de sacrées réflexions après la mort de Marie. La jalousie est un vilain défaut… et c’est aussi vilain de la lire dans ce genre de roman. Je n’ai pas du tout adhéré à ce personnage, malheureusement

Finalement, tu as promis que tu vivrais pour moi est l’histoire d’une vie. Une histoire qui pourrait arriver à n’importe qui. Une histoire qui fait mal mais qui permet d’avancer. Une histoire qui fait du bien. Carène Ponte m’a touchée en plein cœur et c’est, pour moi, un joli coup de cœur dont je vous parle.

« C’est dans ces moments-là que son absence se fait cruellement sentir, encore plus que les autres jours. Perdre celle pour qui je n’avais aucun secret et qui me connaissait comme personne, c’est tellement injuste. »

Molly, grâce aux lettres de Marie va apprendre à se redécouvrir. Retrouver celle qu’elle était vraiment, travailler dans la gaieté et apprendre à vivre sa vie. Elle ne survit plus, elle croque la vie à pleine dent et même pour ça, Marie, va l’aider.

La plume de Carène Ponte est vraiment très sympathique. Elle a un sacré don et je ne peux que vous inviter à lire ses romans. Il m’en reste quelques-uns à découvrir et je le ferai plus vite que prévu.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une plume exceptionnelle
  • Des thématiques dures mais traitées avec une grande douceur
  • Molly, un personnage qui m’a énormément plu

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Et si on oubliait l’avenir …? de Virginie Sarah Lou

CVT_Et-si-on-oubliait-lavenir-_5610.jpgRésumé : Je m’appelle Fabienne. Mon travail est simple : il est de mentir à tous les individus qui me sollicitent pour faire des choix à leur place. Ils cherchent, à travers moi, des réponses qu’ils n’osent trouver seuls. A bien y réfléchir, je suis presque «psy», sauf que sur ma plaque d’entrée, il est inscrit « Médium ». Et autant dire que mes qualités de médium sont proches de celles pour remplir mes feuilles d’impôts, c’est à dire quasi nulles. D’ailleurs, cela fait bien rire ma meilleure amie, Rose. Rien que pour ça, je dois m’accrocher et lui prouver que je peux y arriver. D’autant plus que mes nombreuses clientes me demandent des choses de plus en plus complexes… Aïe ! Mes mensonges doivent donc tenir la route si je ne veux pas être démasquée. Ça, plus mon père qui refait sa vie, mon célibat assumé, mes espoirs de maternité en solo qui s’éloignent et ma culpabilité légendaire qui refait surface : j’avoue ne plus trop savoir où j’en suis… Heureusement, Monique, Jacqueline et grand-mère Huguette – une sacrée brochette – sont toujours présentes pour m’aider à affronter mes propres contradictions

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Virginie Sarah Lou pour l’envoi de ce roman. J’avoue que j’ai pris mon temps pour le découvrir. Ayant eu une avalanche de service presse cet été, je me suis un peu noyée et j’ai préféré faire une pause dans mes découvertes de peur de subit une énième panne de lecture.

~ Madame Irma s’appelle Fabienne ~

Virginie nous présente une nouvelle fois un roman feel-good. Un roman qui fait du bien ! C’est clair, net et précis, on sourit, on lit un roman qui fait du bien au moral !

Fabienne est une femme qui pense que sa vie est une escroquerie. Fabienne est médium depuis quelques années. Elle n’a d’un médium que l’appellation : elle ne voit rien, n’entend rien, ne voit pas de fantômes et ne sait pas lire dans les cartes ou dans les feuilles de thé. Oubliez ce que vous pensez des médiums, voyants et autres métiers de ce genre. Ici, on est dans le médium 2.0 : on fait semblant et on improvise au mieux !

Comment improviser ? Rien de plus simple, être à l’écoute de ses clients et savoir les réconforter au mieux. Fabienne la voyante est plutôt une coach de vie qui n’arrive pas à mettre en pratique pour elle-même les conseils si sagement appliqués et appréciés par ses clients.

Fabienne est un personnage très touchant. On sent en elle la fragilité des personnes qui manquent de confiance en elles. C’est beau. Elle est une femme fragile et blessée par la vie. C’est aussi une femme qui ne manque pas de piquant et d’humour mais certains événements de sa vie n’arrivent pas à être oubliés.

« Revenir dans la maison me rendit nostalgique. L’odeur familière emplie mes narines et fit naître des souvenirs dans ma tête : un repas en famille, les départs pour l’école, planter un arbre, courir après maman, tirer la queue de « Miaou le gros », notre premier chat obèse qu’on aimait tant, les siestes au soleil, les nuits des étoiles sans étoile… Tant de jolies choses que nous avions partagées ici et ensemble. Tout cela n’était pas mort. Non. Tout cela était bien vivant, en moi, en nous. Il suffisait de ne rien oublier. »

~ Les personnages ~

Si Fabienne tient une place importante dans l’intrigue, Virginie Sarah Lou nous propose un panel de personnages secondaires haut en couleur ! On fait la rencontre de son père, de Rose sa meilleure amie, de Monique et Jacqueline, ses clientes, il y en a pour tous les goûts ! Entre conflits conjugaux et mauvais tours de la vie, Fabienne en voit vraiment de toutes les couleurs. Ainsi, l’auteure en profite pour nous glisser un petit adage qui marquera son roman « C’est la vie ! ».

Les personnages sont tous assez drôles indépendamment ou non de leurs volontés. J’ai adoré Rose qui m’a bien fait rire avec son mari et ses enfants. C’est une fille qui ne manque pas d’humour et le tandem Rose/Fabienne fonctionne très bien ! Ces filles-là sont les meilleures amies du monde et ça se sent : elles se disent tout, il n’y a pas de pudeur et cela fait du bien à lire ! On a tous besoin d’une personne avec qui on ne prend pas de gants. Rose est la personne de Fabienne et inversement.

Le père de Fabienne est très touchant. Je l’ai trouvé à la fois drôle et plein de sensibilité. La pudeur est une chose qui vient gâcher un peu la relation que Fabienne a avec son père, ils arrivent à s’exposer un peu plus l’un à l’autre et la peur de faire mal s’évanouit peu à peu. C’est une très jolie relation qui éclot sous nos yeux.

~ C’est la vie ! ~

L’auteure nous prouve, avec brio, que la vie n’est pas toujours drôle. Elle prend des tournants inattendus. On rit, on pleure, on vit, on meurt. Toute la palette d’émotions y passe. On a le droit de craquer, de ne pas se sentir bien : l’important c’est d’avoir la volonté de remonter la pente et de trouver une situation pour ne pas se complaire dans une situation qui peut rapidement nous dépasser.

L’importance dans la vie ? L’amour, la vie, l’amitié. Il faut savoir écouter les gens : nous avons tous quelque chose de bon au fond du cœur et il faut l’exploiter (Ok, peut-être pas touuuuut le monde mais une bonne partie des gens sur terre !). Il faut savoir demander de l’aide, savoir baisser la garde et pardonner. Ce n’est pas facile, mais il faut le faire.

Fabienne est la personnification de tous ces doutes et ces incertitudes. Le manque de confiance en soi est quelque chose de tragique : cela handicape une bonne partie de la vie.

Ce roman est une bouffée d’air pur. On se sent bien après avoir terminé cette lecture. On quitte la plume et les personnages à regret.

~ La plume de Virginie Sarah Lou ~

Voilà donc le deuxième roman que je lis de l’auteure et celui-ci vient confirmer ce que je pensais déjà : Virginie est une auteure qu’il faut suivre ! On est transporté et bouleversé par les émotions et les sourires qui se cachent dans toutes les pages et mots de ce roman. C’est vraiment une lecture qu’il faut mettre entre les personnes qui n’ont pas l’envie, qui n’ont plus l’envie. On voit la vie différemment. Finalement… Fabienne serait-elle un vrai médium ? En tout cas, moi, je vous prédis une lecture formidable qui plaira à beaucoup de monde. Bravo à Virginie pour ce roman haut en couleurs !

« Je t’aime maman. Même si tu me manques et que la vie a son lot d’épreuves et d’embuches, tu avais raison, elle est belle… »

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un médium qui a besoin d’aide
  • Une plume toujours aussi belle
  • Une bouffée d’air pur qui fait du bien

4

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Et ça fait marrer les oiseaux qui s’envolent de Dominique Jonin

cover-3469.jpgRésumé : Louise pensait avoir touché le fond en débarquant à Mulhouse pour occuper son nouveau poste d’assistante de production à la rédaction de France 3. Mais sa situation se complique lorsqu’elle découvre que Romain, son compagnon, se prend désormais pour un sosie de Francis Cabrel. « Je suis le gardien du sommeil de tes nuits »… « Je n’attends plus que toi pour partir »… « Quelque chose vient de tomber sur les lames de ton plancher »… il l’agace à placer tout le temps des bouts de chansons dans ses conversations. En ville, Louise rencontre des centaines d’autres sosies de célébrités de la chanson française : Michel Sardou, Véronique Sanson, Yves Duteil, Patricia Kaas, Pierre Bachelet, Patrick Bruel, Herbert Léonard, La Compagnie Créole… Ils sont tous là, mais il n’y a qu’elle qui les voit ! Louise serait-elle devenue folle ? Lorsqu’elle apprend que dans un petit village des Vosges, un journaliste à la retraite affirme vivre entouré de sosies d’acteurs français de l’après-guerre, elle décide de lui rendre visite. « Est-ce que ce monde est sérieux ? » Une histoire loufoque à découvrir… et des dizaines de refrains mémorables à fredonner !

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Dominique Jonin pour l’envoi de ce roman via la plateforme SimPlement. J’avoue que j’ai accepté juste parce que je suis une fan de Francis Cabrel et que forcément j’ai chanté la suite des paroles en lisant le titre. Franchement, ce n’est pas forcément le genre de couvertures qui me plait d’habitude.

~ Une histoire qui porte à sourire ~

Dominique Jonin nous offre une histoire sympathique qui prête à sourire bien que la lecture ne soit pas un coup de cœur, j’ai passé quelques heures en agréable compagnie. L’intrigue est assez loufoque : une jeune femme commence à voir des sosies partout autour d’elle. Pas n’importe quels sosies ! On se retrouve avec des stars des années 1980.

Si les références à Cabrel m’ont beaucoup plu j’avoue que de manière générale, j’ai eu un peu trop de références aux chansons de tous les sosies dont on parle. En effet, les sosies que Louise rencontre incluent des paroles de leurs chansons lorsqu’ils parlent. J’ai eu une petite overdose de paroles dans les dialogues.

~ Louise et Romain : quand le destin joue avec les personnages  ~

Louise et Romain sont en couple, mais Louise et Romain se sont rencontrés pour la première fois dans le train qui menait Louise à sa nouvelle vie : vers Mulhouse. Après avoir passé quelques heures ensemble dans le train, ils se quittent pour mieux se retrouver quelques mois plus tard. J’ai apprécié cette idée de rencontre inattendue, cela ajoute un petit côté ultra romantique à leur histoire.

Louise est un personnage que j’ai apprécié : malgré les coups durs de la vie elle relève la tête rapidement. Son courage et sa volonté sont vraiment agréables à lire. J’ai trouvé que Romain était un peu effacé par rapport à Louise, il reste un personnage « passif ». Ce que j’entends par là, c’est le fait qu’il est là pour expliquer la situation quand Louise a le cerveau qui déconne mais il ne fait pas, à proprement parler, d’actions au sein de cette histoire. Il passe au second plan. Louise est vraiment le personnage principal qui fait avancer l’histoire. Les autres personnages sont secondaires et permettent au roman d’avancer en termes de péripéties mais pour moi, aucun ne se démarque plus que cela. Cela ne m’a pas empêché d’apprécier le personnage de Louise et les valeurs qui se dégagent d’elle.

~ Une romance/feel good humoristique ~

Je suis un peu entre le marteau et l’enclume pour classer ce roman. La romance est présente mais s’installe d’elle-même, la problématique de la mise en couple ne se pose pas, donc, on ne peut pas vraiment dire que ce roman soit une romance. Pour moi, ce n’est pas non plus un feel good à part entière. Il ne m’a pas fait sauter au plafond, j’ai souri à certaines évocations, c’est vrai.

L’auteur nous propose un mélange des deux genres. C’est assez sympathique à lire. Je vous le dis tout de suite : vous allez chanter. Enfin, personnellement, je me suis prêtée au jeu. J’ai retrouvé les paroles, chantonné, c’était plutôt sympathique.

C’est avec une dose d’humour que l’auteur nous met ses chansons dans la tête, on passe de Cabrel à Goldman en passant par Sanson, Souchon et bien d’autres encore ! La plume se veut délicate et agréable à lire.

Les – :

  • Peut-être trop de paroles de chansons dans ce roman, par moments.
  • Dommage que Romain soit effacé, j’aurais apprécié qu’il soit un peu plus présent dans les actions directes !

Les + :

  • Une plume plutôt sympathique
  • Une intrigue intéressante qui mêle humour et musique
  • Le personnage de Louise que j’ai bien aimé.

3

20

Les femmes qui achètent des fleurs de Vanessa Montfort

41ux-fxQZoL._SX308_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : CHANGEZ, RÊVEZ, AIMEZ. CAR IL EST URGENT DE VIVRE. Madrid, quartier des Lettres. Le Jardin de l’Ange est une boutique tout à fait extraordinaire. On y trouve des arbres, des fleurs, des grillons et surtout des femmes singulières. Olivia Maîtresse des lieux, mystérieuse et fascinante, connaît le langage des cœurs aussi bien que celui des fleurs. Marina souffre du syndrome du copilote. Dépendante de son compagnon, elle n’a pas le contrôle de sa vie. Sa fleur est la violette, symbole de l’humilité et de la timidité, mais aussi de la confiance en soi, si difficile à acquérir. Casandra Frappée du syndrome de la superwoman : plutôt mourir que de dépendre de quelqu’un ! Sa réussite professionnelle passe avant sa vie personnelle… Sa fleur est l’orchidée bleue, symbole de la sérénité qui lui manque. Gala Atteinte du syndrome de Galatée : elle croit fermement que les femmes d’aujourd’hui ont tous les droits… sauf celui de vieillir ! Sa fleur est le lys blanc, symbole d’une coquetterie éternelle. Aurora Victime du syndrome de la belle au cœur souffrant : plus elle souffre, plus elle est amoureuse. Sa fleur est le calendula, symbole de la tristesse, mais aussi de la cruauté qu’elle utilise parfois pour se défendre. Victoria En proie au syndrome de la toute-puissance : elle a décidé qu’elle serait la meilleure dans tous les domaines. Sa fleur est celle du cognassier, symbole de la tentation, tentation d’oser, de se libérer… 

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie les éditions Michel Lafon ainsi que Camille pour l’envoi de ce roman en service presse. J’étais contente comme tout de pouvoir lire un roman d’une auteure que je ne connais pas. Je suis plutôt friande de ce genre de romans. Un bon feel-good ! La couverture est propice à la chaleur, aux belles journées d’été. Tout ce qui faut en ce moment !

~ Le destin de cinq femmes ~

Voici un roman très sympathique. On est vraiment dans un univers paradisiaque. On se retrouve à Madrid (en Espagne, sait-on jamais). On suit les destins croisés de cinq femmes : Marina, Casandra, Gala, Aurora et Victoria. Ce sont cinq femmes qui n’ont rien en commun à part un lieu : le Jardin de l’Ange qui est tenu par Olivia.

J’ai tout de suite vu Olivia comme une faiseuse de miracles : très perspicace, elle semble avoir énormément d’empathie et parvient à viser juste. Elle fait donc tout ce qu’elle peut pour rendre la vie des gens plus belle.

J’ai apprécié découvrir ces cinq femmes. On découvre leurs vies, leurs destins et leurs craintes à travers les yeux de Marina. Elles sont toutes des soucis et deviennent amies après une soirée confessions au Jardin de l’Ange.

Ces six femmes forment alors un sacré groupes d’amies. Elles se questionnent sur leurs avenirs respectifs, s’entraident quand elles le peuvent, elles deviennent alors toutes importantes les unes aux yeux des autres.

~ Une intrigue en deux temps ~

On suit Marina dans une sorte de futur proche. Seulement quelques mois séparent les deux intrigues : la première partie avant le voyage, la deuxième sur le bateau qui fait voyager Marina. Je pense que cela qui m’a un peu dérouté et ralenti dans ma lecture. Les passages sur le Peter Pan sont tantôt intéressants, tantôt trop long… J’avoue, j’ai perdu un peu de rythme. Arrivée à la moitié du roman, j’ai fait une pause de quelques jours pour éviter une panne de lecture. En soit, rien de grave puisque le roman est agréable à lire mais j’ai essuyé quelques longueurs.

~ Un vent de fraîcheur ~

Ce roman est ultra rafraîchissant. Vanessa Montfort est une auteure espagnole. Je trouve que dans son roman, il y a le sourire des espagnols et du soleil de son pays. J’ai trouvé cela charmant. C’est pittoresque et envoûtant. On s’y sent bien (sauf sur la mer, j’ai eu quelques nausées).

Les six personnages féminins apportent une pièce à l’édifice qu’est ce roman. Elles apprennent à reprendre leurs vies en main, à aller de l’avant et à laisser le poids du passé derrières elles. En rien cela n’est évident mais je trouve qu’Olivia est un personnage pilier qui sert de phares à ces cinq femmes en perdition. Elle joue un peu le rôle de marraine la bonne fée finalement. C’est très intéressant.

Le rapport aux fleurs et aux arts en général est très sympathique aussi dans ce roman. Cela apporte une dose de culture et de fraîcheur aux mots qu’emploie l’auteure.

~ La plume de Vanessa Montfort ~

Voici une découverte estivale que vous devez toutes et tous avoir dans vos étagères. C’est pétillant, les sujets traités ne portent pas à sourire mais la manière dont l’auteure nous en parle est saisissante et bienveillante, à lire pour les amoureux des fleurs et des histoires aux destins croisés.

Les – :

  • Quelques longueurs lorsque l’intrigue se passe sur le bateau

Les + :

  • Un sacré roman ! Les destins de cinq femmes se croisent pour ne plus jamais se défaire.
  • Une jolie histoire sur le pardon, l’acceptation et l’amitié.
  • Une plume pleine de pep’s et de soleil.
  • Le lieu : Le Jardin de l’Ange qui m’a vendu du rêve

4

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Sans peur et sans reproche d’Isabelle Morot-Sir

51ziPmKfocL.jpgRésumé : Quel est le point commun entre un village de haute Provence, un ancien pompier de Paris, une bibliothécaire, une maman solo et une oie nommée Gladiator ? Le hasard ? Si vous avez une envie d’escapade, de bouffée de grand air, de soleil, d’émotions tendres et douces, embarquez pour un voyage en haute Provence. Venez faire la connaissance d’un petit village niché dans des montagnes couvertes de genêts, rencontrez ses habitants : aucun ne vous laissera indifférent… Partez pour une romance douce dont l’auteur a le secret, retrouvez sa plume délicate, mise au service d’une histoire dont l’évidence cache intrigues et surprises.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Isabelle Morot Sir d’avoir accepté mon invitation sur Simplement. En effet, en plus d’avoir trouvé le titre de ce roman attrayant, j’ai fondu pour cette couverture aussi jolie que simple. Je ne pouvais pas le laisser passer sans montrer à l’auteure que j’étais disponible pour le lire J

Au cœur de la Provence

J’avoue que le cadre est assez idyllique (surtout avec ces chaleurs, en ce moment, j’ai bien envie d’être dans le Sud, dans une piscine avec un bon verre frais !). C’est une région que j’apprécie beaucoup tant elle offre des choses que je ne trouve pas dans mon Nord. C’est un changement significatif et je suis ravie de le retrouver dans mes lectures. Il faut dire qu’Isabelle Morot-Sir parvient à nous embarquer dans ses décors qui sentent bon le soleil du sud à côté d’Orange!

Les personnages

On fait la rencontre de Felix, une jeune femme célibataire qui est une maman incroyable. C’est fou de voir comment, en étant face au mur, les gens peuvent se sentir pousser des ailes et devenir des personnes qui soulèvent des montagnes pour s’en sortir dans la vie. C’est exactement ce qui se passe pour Felix qui doit faire face aux difficultés de la vie et protéger Charline, sa petite fille, de la dureté de cette dernière. Felix doit faire face aux moqueries et à la non-acceptation des gens du village dans lequel elle s’installe avec sa fille. Cependant, elle ne lâche rien, elle continue et se bat coûte que coûte contre toutes ces médisances. Il apparait clairement que Felix est un personnage comme je les aime : plein de courage et de surprise.

Lowen est le deuxième personnage à qui on va s’intéresser. Lowen est un jeune homme qui est sapeur-pompier. C’est un personnage qu’on a du mal à découvrir et à cerner tant il est mystérieux et fuyant. On sent bien qu’il cache quelque chose, mais quoi ? L’histoire vous le dira ! Lowen arrive aussi dans cette région après une mutation.

On se retrouve au milieu d’animaux aux noms particuliers qui apportent une touche de fraicheur à l’intrigue.

Un roman feel-good qui soulève de nombreuses thématiques

J’avoue que j’ai pris, une nouvelle fois, plaisir à découvrir un roman du genre feel-good. Se sentir bien est la chose la plus importante lorsque l’on referme le roman. C’est le pari qu’a fait l’auteure. Pour moi, c’est un pari réussi.

Ainsi, à travers ses mots, l’auteure nous questionne sur la place de la famille, de l’amitié dans une vie. Savoir pardonner, passer au-delà des trahisons et des moqueries. C’est tout en finesse que l’auteure aborde le sujet du pardon et du lâcher-prise. Il faut savoir faire table rase du passé pour avancer. Les difficultés du passé doivent être laissées derrière pour apprendre à respirer de nouveau.

La plume de l’auteure

Je découvre, en même temps que ce roman, la plume d’Isabelle Morot-Sir. Le premier mot qui me vient à l’esprit est « fluidité ». Tout est fluide, tout est expliqué (parfois peut être un peu trop) et cela nous permet de lire ce roman d’une traite. Personnellement, je l’ai commencé dimanche matin et terminé dans la soirée, on se prend rapidement au jeu de ce que nous propose l’auteure.

La rencontre entre nos trois personnages principaux est très belle par ses imprécisions et ses faux pas. Je l’ai trouvée touchante et prenante, à l’image de cette jolie plume.

Les – :

  • Des passages un peu trop narratifs qui apportent un peu de lourdeur au texte. Je pense qu’avoir des passages un peu plus dialogués peut être sympathique

Les + :

  • Les personnages que j’ai appréciés
  • Les décors proposés par l’auteure
  • La plume d’Isabelle Morot-Sir
  • La fluidité de la lecture
  • Les thématiques abordées très modernes et qui parlent à tout le monde

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Et demain l’éternité… – le café des âmes perdues de Virginie Sarah Lou

CVT_Et-demain-leternite_8558.jpgRésumé : Juliette va avoir 30 ans. C’est le moment de faire un point sur sa vie. Elle nous replonge avec elle 8 ans en arrière, lorsque tout a basculé suite à la découverte d’un simple objet. Elle si cartésienne, se retrouve alors confrontée à des événements surréalistes. Tout s’enchaîne très vite. Elle découvre qu’avant Juliette, elle existait en tant qu’HERI, un archange très prometteur, mais au tempérament peu adéquat pour les Cieux. Quelle faute a-t-elle bien pu commettre pour que sa vie angélique chavire et qu’il soit décidé de la renvoyer sur Terre ? Sa mémoire revient au fur et à mesure grâce aux acolytes qui l’accompagnent dans cette aventure irrationnelle, dont le Créateur, à bout de souffle et proche d’une retraite bien méritée… Elle découvre les voyages astraux et se retrouve ballottée entre 2 vies / 2 mondes : le passé va rattraper le présent et tout bouleverser. Une vie humaine facile, bien rangée, et une vie angélique faite de rébellion et de passion. Sa vie terrestre – l’ultime – est une épreuve de rédemption. Juliette va devoir affronter ses propres démons pour entrevoir qui se cache réellement derrière son âme…

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Virginie Sarah Lou ainsi que les éditions Nouvelle Bibliothèque pour ce nouveau voyage au cœur de l’inconnu. Je fus ravie lorsque l’auteure m’a demandé si je voulais bien lire son roman, au-delà de l’honneur que cela m’apporte, c’est aussi un énorme plaisir de découvrir des romans si chargés en émotions que celui-ci.

Un feel-good très profond

Je suis scotchée, genre un peu boudé par son aspect surfait et superficiel, Virginie Sarah Lou nous propose ici un feel good qui fait un pied de nez à toutes ces critiques : on a de la profondeur, des questionnements, des choses à dire ! Rien que pour cela, ce roman mérite d’être lu.

L’intrigue

Je vous invite à lire le résumé. Ainsi, rapidement, vous vous rendrez compte que l’on est dans un monde fantastique : Juliette est une jeune femme de trente ans. Elle a une vie banale mais qu’elle adore : entre famille, études et amis, Juliette s’épanouit. Jusqu’au jour où elle apprend l’impensable : Juliette n’est pas une humaine normale. C’est un ancien archange qui a été balancée sur terre sans mémoire pour avoir osé braver le Créateur. Des cieux à la terre, il n’y a qu’une erreur…

On a donc une intrigue en deux temps : celle sur Juliette dans « le monde humain » ainsi que l’intrigue sur HERI dans l’autre monde. Ainsi, on fait le parallèle entre la vie terrestre et la vie céleste de Juliette/Héri.

Je vais peut-être en choquer certains parce que j’ai pour habitude d’adorer les personnages que je fréquente mais rapidement, Juliette m’a ennuyée. J’avoue que l’histoire m’a particulièrement plu, mais l’incarnation du personnage de Juliette, beaucoup moins. En effet, j’ai trouvé Juliette ennuyante avec ses longs monologues et ses pensées… Si les autres personnages m’ont beaucoup plu, j’avoue que Héri m’a beaucoup plus plu que Juliette. Cependant, j’approuve son évolution ! Si au départ, ses réflexions un peu enfantines m’ont fait lever les yeux au ciel (aux cieux ici plutôt ahah), Juliette/Héri est un personnage qui évolue bien et vite. Nous pouvons donc dire que j’ai su me réconcilier avec ce personnage dans les derniers chapitres.

Les thématiques abordées

Ohlala ! Il y a tellement à dire que j’ai peur d’oublier certains détails. J’ai trouvé cette histoire merveilleuse dans les questions que l’on se pose à travers le personnage de Juliette sont excellentes.

Avec une intrigue en deux temps, Juliette et le lecteur se rendent rapidement compte que si Héri a été déchue par le créateur, c’est qu’il y a une raison et une sacrée raison ! Ainsi commence le questionnement phénoménal de Juliette. Comment peut-on faire pour vivre avec ce poids sur la conscience ? Comment Héri a-t-elle pu en arriver là ? Peut-on parler de pardon quand la faute commise et si grande ?

Ici, je parle de créateur et d’anges mais on ne touche pas à la religion dans la manière dont l’auteure traite du sujet. On est plus sur une interrogation sur le monde dans lequel on vit. En effet, peut-on parler de rédemption ? De pardon ? On suit le cheminement de Juliette sur ces questions.

Je vous invite à regarder cette magnifique couverture qui vient illustrer les propos de l’auteure. On peut déjà remarquer le jeu d’ombre et de lumière : de la vie et de l’erreur, du changement et du pardon. Bref, ce jeu d’ombre peut vraiment être interprété de différentes manières. La position du personnage semble marquer le fait qu’elle veuille se relever. Entourée d’un halo, elle semble retrouver la lumière pour dégager l’ombre de sa vie. Ces ailes, hautement tendues, marquent le fait d’un renouveau, d’une volonté certaine à relever la tête qui est encore baissée.

La plume de Virginie Sarah Lou

Au-delà d’une simple histoire d’ange déchu, Virginie Sarah Lou soulève vraiment des questionnements incroyables. Mis à part la vie de Juliette, voici des interrogations qui peuvent être connues de toutes et tous. Qui n’a jamais fait d’erreur ? Qui n’a jamais pleuré de honte de son comportement ? Qui n’a jamais voulu demander pardon ? Se poser la question « mais comment j’en suis arrivée là ? » est une question internationale qui touche tout le monde.

La plume de Virginie Sarah Lou marque un tournant, pour moi, dans le feel good. Si j’en ai déjà lu d’excellents, ici, le niveau grimpe. On est vraiment dans des interrogations surprenantes qui m’ont permis, pendant ma lecture, de faire ma propre introspection sur certains pans de ma vie et d’apprendre à accepter l’erreur, la trahison pour laisser la lumière entrer.

Bravo à Virginie pour ces mots justes et sensés.

Les – :

  • Le personnage de Juliette et ses monologues trop longs pour moi.

Les + :

  • Les interrogations qui nous suivent tout au long de notre lecture.
  • Cette sublime couverture chargée de sens.
  • La plume de Virginie qui nous propose un feel-good hors du commun

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