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Jalouse, moi ? Pourtant, j’ai une vie passionnante ! d’Alice Nevoso

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Résumé : Clara a 38 ans, un bouledogue nommé Pharaon, et un travail de comptable dans une société qui vend des frigidaires. Elle aime les jeux de grattage, le dessin, les vêtements à paillettes et les hommes aux yeux clairs. Aux yeux de ses parents, elle a raté sa vie puisque : 1/ Elle n’a jamais visité Prague ni Riga… 2/ Elle a rompu avec son petit copain et ne peut pas avoir d’enfants. 3/ Elle n’est pas propriétaire de son logement (avec un père agent immobilier, ça fait désordre !). La sœur de Clara, elle, est une beauté volcanique qui foudroie tous les hommes et qui a tout réussi dans  la vie : ses études, sa carrière et même son divorce. Depuis son adolescence, Clara a un rêve : devenir dessinatrice de bande dessinée et entrer dans le cercle très fermé des artistes. Quand elle s’inscrit à un atelier de bande-dessinée, elle rencontre Bastien, un séduisant brun aux yeux clairs. Mais sa sœur,  encore une fois, se dressera devant son chemin. Clara parviendra-t-elle à assumer son côté artiste et glamour et osera-t-elle enfin être heureuse ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Alice Nevoso. Je suis très touchée lorsque des auteurs prennent le temps de s’intéresser à mon travail et encore plus lorsqu’ils me proposent de lire leur roman en service presse. C’est ce qu’Alice a fait et je l’en remercie. Je pense que mon expérience de lectrice et, par prolongement, de blogueuse/chroniqueuse me permet, chaque jour d’y voir plus clair. Si le genre feel-good ne me rebute pas, je ne suis plus aussi réceptive qu’avant. Je trouve ça sympathique, agréable mais ça ne va pas plus loin pour moi. Ce mois-ci, c’est la troisième chronique que j’écris en me disant que je ne prends plus autant de plaisir à découvrir ce genre.

Malheureusement pour ce roman, il va suivre un peu la même direction que deux autres romans lus ce mois-ci. Sympathique lecture mais sans plus. Je n’ai pas sauté au plafond, je ne me suis pas tordue de rire mais cela ne m’empêche pas d’avoir passé un moment agréable.

On fait la rencontre de Clara qui a 38 ans. J’ai eu beaucoup de mal avec Clara, dès le départ. Pourquoi ? Si dans le roman, il est souligné qu’il est normal d’être jalouse de sa sœur. Déjà, là, ça me pose problème. Jalouse ? Vraiment. Qu’on puisse ressentir un petit sentiment d’envie, je peux le comprendre, en revanche, de la jalousie, j’ai un peu plus de mal. Je trouve que le terme est fort. Après, ceci est ma conception de la relation entre sœur mais jamais je ne pourrais être jalouse de ma sœur. Au-delà de ce sentiment que je ne comprends pas, j’ai trouvé que Clara se plaignait beaucoup (peut-être que ça fait partie du package… je ne sais pas). Quand j’ai lu le résumé et que j’ai vu un personnage plus âgé que ceux que je peux découvrir habituellement dans mes lectures, j’étais plutôt contente. Finalement, je n’ai pas trouvé de grandes différences avec un personnage de 25/30 ans puisque Clara reste un peu immature pour son âge.

Ce roman est très facile à lire. La plume de l’auteure est très abordable et dynamique. Il ne souffre pas de longueur et nous propose de faire la connaissance de Clara particulièrement mais beaucoup de personnages gravitent autour de Clara : Margot, sa formidable sœur que Clara jalouse pour sa famille, sa beauté, son travail, sa classe naturelle. Il y a quelques scènes qui portent à sourire, d’autres qui révoltent un peu (je pense surtout à la position de Clara dans sa famille).

On a des thématiques qui se dessinent et qui peuvent pousser le lecteur à s’interroger. En effet, à 38 ans, Clara a l’impression de ne pas avoir réussi sa vie parce qu’elle n’est pas propriétaire, qu’elle est célibataire, sans enfant, avec un job alimentaire. De plus, le regarde de sa famille sur sa condition (de manière générale) est effrayant. Cela pousse quand même à s’interroger sur la société actuelle. Faut-il être propriétaire pour être heureux ? Le regard de la société sur les personnes célibataires et/ou sans enfant peut aussi être cruel. Puis… le point qui m’a le plus chagriné… La famille de Clara. J’ai beaucoup de mal à assimiler (je sais que ça existe, pas d’inquiétude, je ne vis pas dans un monde de bisounours) le fait que des parents peuvent établir une hiérarchie dans l’attachement des enfants. Comment on peut montrer que l’on est plus fier d’un de ces enfants et laisser le moins apprécié dans son coin ? Quelle horreur. J’ai aimé ce soulèvement de questions internes dans ce roman, c’est très agréable et ajoute une autre dimension, qui m’a plus plu.

La vie de Clara va prendre un autre tournant… L’arrivée de Bastien dans sa vie va tout changer, elle va se redécouvrir et se découvrir à travers le regard de ce jeune homme. Je trouve que ce personnage vient un peu détendre l’atmosphère assez pesante pour moi. C’est un personnage piquant qui va ajouter une bonne dose d’humour et de douceur. C’est très sympathique.

L’épilogue est particulier, j’aurais aimé en savoir plus sur la relation Margot/Clara. Finalement, ça reste en suspension pour moi. On n’en sait pas plus que ce que l’auteure propose et pour moi, c’est ultra frustrant. Mais cela correspond bien à l’état d’esprit de Clara : advienne que pourra ! On verra bien.

En définitive, si cette lecture est mitigée pour moi, je tiens à préciser que la lecture reste facile à lire. La plume de l’auteure vient dynamiser cette spirale de péripéties. Je n’ai pas franchement apprécié le personnage de Clara mais j’ai été, plus d’une fois, de tout cœur avec elle. Cette lecture va vous proposer une palette d’émotions et de sentiments vraiment large. On va passer du sourire à la tristesse, de la joie à l’injustice. Des thématiques modernes et originales se dessinent aussi : on parle de bandes dessinées, d’art, de dessins mais aussi de culture. C’est très sympathique. L’auteure décide aussi de mettre en avant un panel assez intéressant au niveau des relations : on a un couple d’amoureux et jeunes parents, on a aussi la relation entre parents enfants, entre sœurs mais aussi la relation de Clara qu’elle a avec elle-même. C’est une dimension sympathique.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un feel good qui pourra plaire aux fans du genre
  • Des thématiques modernes et variées mises en avant
  • Le personnage de Bastien

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La roue du destin de Linda Dalles

41I62zzyOSL._SY346_Résumé : La vie de Roxane a basculé le jour où un accident de voiture l’a clouée dans un fauteuil roulant. Depuis, son quotidien devenu étouffant est rythmé par la photographie et sa rééducation. Un soir, elle croise la route du célèbre groupe Dorian’s Crows. Oubliant son handicap temporaire, elle propose ses talents de photographe pour leur prochaine tournée. Ce voyage atypique verra naître de solides amitiés qui permettront à chacun de soigner ses blessures secrètes. Et si c’était également l’occasion de dépasser ses limites et de relever de nouveaux défis ? Quand la roue du destin tourne, il faut saisir sa chance.

~ Service presse ~

Je remercie Linda Dalles pour l’envoi de son roman via SimPlement. Je trouvais le titre poétique et le résumé tentant ! Ayant un petit creux dans mon emploi du temps, j’ai eu le temps de découvrir l’intrigue de Linda Dalles… C’est parti !

On fait la rencontre de Roxane. C’est une jeune femme handicapée qui après avoir découvert l’adultère dont elle est victime fait une embardée avec sa voiture et se retrouve en fauteuil. Ne cessant de faire des progrès, Roxane ne parvient pas à se défaire de ce fauteuil roulant qui pourra ne plus faire partie de sa vie. Un blocage psychologique qui pourrit la vie, cette vie qu’elle aurait souhaitée autrement.

Ce que j’apprécie dans ce roman, c’est la bienveillance des mots et la manière dont l’auteure choisit de traiter son intrigue. Il n’y a pas de pathos, on ne s’apitoie pas sur le personnage de Roxane. On la prend, on la comprend et on l’aime comme elle est. Je pense que ce non-apitoiement vient du fait que Roxane va faire une expérience incroyable dans sa vie : partir en tournée avec le groupe Dorian’s Crow.

Roxane n’est pas simplement diminuée à des roulettes : c’est une chanteuse, une photographe. Elle est aussi une amie, une fille, une femme. Elle est tout ça et tant de choses encore. Son franc parler m’a beaucoup plu. Elle ne se résigne pas malgré le fait que la vie ne soit pas forcément toujours facile.

Roman sur la différence, elle apparait sous différentes thématiques qui nous permettent de vivre une histoire drôle, rafraichissante qui permet de faire une pause entre deux lectures plus conséquentes. La différence elle est partout, dans le personnage de Roxane, qui perçoit la différence avec son handicap mais aussi chez les trois personnages masculins qui forment le groupe Dorian’s Crow. Ainsi, Dorian, Diego & Marius apportent eux aussi d’autres types de différences au roman. Cela permet de respirer et de ne pas vivre l’histoire de Roxane comme une histoire triste.

C’est là où je trouve que l’auteure a été très intelligence. Au-delà du fait que le pathos est aux abonnés absents dans ce roman, on a de la bienveillance, de la bonne humeur. Le lecteur fait abstraction de ces différences pour vivre une aventure avec un groupe de potes qui part en tournée. Il y a des hauts et des bas, comme dans tous les groupes. Il y a des rires, des pleurs, des mésententes, des alliances. Bref, on se sent bien dans ce roman qui parle de la vie.

La plume de Linda Dalles est très sympathique. J’ai fait une très jolie découverte. C’est une plume pleine de bienveillance et de sensibilité. Au service des émotions et des relations humaines, ce roman est fait pour les amoureux de la vie. Petit roman, il se lit facilement et rapidement. Je n’ai rien à reprocher à la syntaxe et à l’orthographe de ce roman et ça, ça fait plaisir !

En définitive, c’est avec plaisir que je vous livre mon avis sur cette lecture agréable qui met en scène des personnages travaillés aux caractères différents. Lorsque l’on dit que la musique adoucit les mœurs, ici, c’est bien vrai ! On se retrouve avec des thématiques très sympathiques comme la musique, bien entendu, mais aussi la Différence au sens large du terme, ce qui apporte de belles interrogations : Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Que voulons-nous devenir ? On se pose des questions mais le roman n’est pas lourd, bien au contraire ! On se retrouve avec un petit roman feel-good qui nous permet d’ouvrir les yeux sur les réels problèmes de la vie.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un petit livre qui fait du bien !
  • Quatre personnages intéressants et hauts en couleur
  • Une plume très sympathique 

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Deux frères de Ninon Amey

CVT_Deux-Freres_8904.jpgRésumé : La patronne d’Eleanor lui lance un ultimatum : la jeune journaliste doit rédiger un article digne de ce nom ou elle se retrouvera au chômage. Joachim Arthaud, riche homme d’affaires, lui propose alors un sujet qui lui permettra de sauver son emploi. La jeune femme se retrouve donc au milieu d’un groupe d’influenceuses beauté pour un séjour à la montagne, dans le fief de « Maquillage Perfection ». Pour elle, c’est l’occasion rêvée d’en apprendre un peu plus sur les deux frères à la tête de l’entreprise, pour lesquels elle éprouve d’ailleurs des sentiments bien différents. Seul bémol : elle ne peut confier à personne la véritable raison de sa présence. La vérité est-elle aussi simple qu’il n’y paraît ?

~ Service presse 📱~

Je remercie Ninon Amey pour sa confiance. En effet, cela fait quelques romans que l’auteure me confie et j’en suis très heureuse. C’est pour moi une réelle source d’émotions. Ici, c’est un peu différent. Ninon Amey nous propose une novella de 78 pages. Je ne suis pas fan de ce genre (arrêtez de lever les yeux au ciel, je sais que je radote !) ni du format « nouvelle » pour la simple et bonne raison que c’est trop court pour moi. Mais lorsqu’il s’agit de Ninon Amey, j’ai du mal à dire non. Ainsi, je me suis lancée dans ma lecture en brûlant un cierge « pourvu que ma lecture me plaise, s’il te plait, petit cerveau, ne part pas en boudant parce que c’est une novella ».

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Une novella : entre nouvelle et roman
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J’avoue qu’avec tous les formats que l’on a à disposition, on a du mal à s’y retrouver des fois. Alors, pour ceux qui ne savent pas forcément ce qu’est une novella, en voici une courte définition : Une novella ou roman court est un type d’œuvre littéraire dont la longueur se situe habituellement entre la nouvelle et le roman.

Cette lecture a été très agréable pour moi. Malheureusement, elle n’échappe pas au verdict final : j’ai trouvé ça trop court. Les pistes exploitées par Ninon Amey sont vraiment top et j’aurais aimé en savoir un peu plus sur le passé des personnages et la manière dont Eleanor – dit Léa- vit ce passé qui semble prendre beaucoup de place dans sa vie. Les révélations sont bien présentes et je ne m’attendais pas forcément à cela mais une fois la surprise passée, tout va très vite. Cela n’est pas dû à la qualité de la plume ou de l’intrigue mais c’est le format qui est fait ainsi : on accepte ou non. C’est ainsi.

Ce roman court est quand même très bon. Encore une fois, Ninon Amey nous propose de vivre de sacrées émotions. C’est là que l’on aperçoit tout le talent de l’auteure : en moins de 100 pages, on vit de belles aventures et notre cœur manque d’arrêter de battre plusieurs fois. C’était une lecture très intense pour moi.

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Les personnages : entre passion et raison
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Les personnages sont vraiment tous très intéressants ! On fait la rencontre de Léa, une jeune femme passionnée par son métier mais qui se laisse trop marcher sur les pieds. Gentille et attentionnée, j’ai apprécié ce personnage qui m’a beaucoup plu dans l’ensemble.

Quand les frères Arthaud déboulent dans l’intrigue, cela fait des vagues… Joachim, accompagné de son frère Théo sont mystérieux, assez mignons et très intrigants. Rapidement, j’ai eu peur que l’auteure me propose un triangle amoureux, mais j’ai eu peur pour rien. Ninon Amey déjoue les facilités et les stéréotypes que l’on peut trouver dans les romances contemporaines et nous propose de jolies surprises.

Les personnages sont tous très sympathiques. On a vraiment envie de savoir comment va se terminer l’histoire qui prend un tournant auquel personne ne s’attend vraiment. C’est très intéressant de voir comme Ninon Amey a décidé de nous surprendre sur un format court. Bravo, cela fonctionne à merveille.

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Le cadre et l’intrigue
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On est bien dans cette novella ! On a chaud au coin du feu, on a froid dans les montagnes, on prend soin de soi. Bref, on est vraiment dans un cadre parfait pour une lecture d’hiver. C’est très sympathique, cela rend le roman beaucoup plus confortable : le roman devient une petite douceur. Il n’y a que de bons sentiments dans ce roman court. C’est très intéressant. C’est un feel-good qui, par définition, fait beaucoup de bien et réchauffe le cœur.

On ne parle pas énormément du travail de Léa qui est journaliste. En toile de fond, on a une réunion d’influenceuses cosmétiques dans un chalet qui a l’air top ! J’ai apprécié la touche de modernité avec ces influenceuses. En effet, cela permet d’ouvrir la lecture aux lecteurs adolescents qui pourraient se reconnaitre dans cette notion.

J’ai apprécié le fait que je n’ai pas trouvé pas de facilités dans ce roman, on va de surprise en surprise et cela fait son petit effet sur le lecteur. Ainsi, Ninon Amey propose une originalité certaine dans ce roman et sort du lot.

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La plume de Ninon Amey
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Ceux qui me lisent régulièrement savent que j’adore la plume de Ninon Amey. Ici, ce roman, aussi court soit-il, ne fait pas exception à la règle et nous propose une plume de qualité qui est au service des émotions. Tout est bienveillance dans cette novella. C’est vraiment intense et riche en émotions.

Le travail de Ninon Amey est, pour moi, une valeur sûre sur mes étagères. Sa renommée n’est plus à faire. On a des thématiques très sympathiques : secrets de famille, amitié, amour, remise en question. On se croirai dans un film de Noël.

Si vous avez quelques instants de repos et une envie de lire un roman court plein d’émotions, je ne peux que vous conseiller de lire ce roman. Si, comme vous, vous êtes frileux face à ce format, je pense qu’il pourrait convenir. Cela me réconcilie un peu avec le format court même si, je vous ne le cache pas, j’aurais préféré un roman beaucoup plus long.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une douceur pour l’hiver qui arrive
  • Des personnages très attachants évoluant dans un cadre que j’ai apprécié
  • La plume de Ninon, aussi douce que son histoire

notation

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Tu as promis que tu vivrais pour moi de Carène Ponte

41psXQuCW7L._SX308_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Quand on a trente ans, on n’est jamais préparé à perdre sa meilleure amie. C’est pourtant le drame que Molly doit affronter quand Marie est emportée par la maladie en quelques mois à peine. Juste avant de mourir, celle-ci demande à Molly de lui faire une promesse : vivre sa vie pleinement, pour elles deux. Elle y tient, alors Molly accepte. Mais par où commencer ? Lâcher son travail de serveuse ? Rompre avec Germain, l’homme avec lequel elle vit ? Certes, il est comptable et porte des chaussons, mais il est gentil. Lorsque Molly reçoit quelques jours après l’enterrement un mystérieux paquet contenant douze lettres de Marie, elle comprend que celle qui lui manque tant n’avait pas l’intention de se contenter de paroles en l’air et que son engagement va l’entraîner bien plus loin que ce qu’elle imaginait…

~ Lecture détente ~

Mon avis : Ce roman fait partie de la fameuse catégorie « ouais, je sais, j’ai une PAL en attente énorme mais j’ai bien envie de le commencer tout de suite » ou aussi connue sous le nom de « aussitôt acheté, aussitôt lu »

~ Carène Ponte : de l’humour, de la subtilité et de la douceur ~

Bon ok, des fois, la subtilité n’est pas toujours évidente surtout avec les personnages de Carène Ponte met en action dans ses romans mais je trouve que Carène Ponte est très très très douée pour parler des sujets qui font mal sans que l’on tombe dans le mélo drame. Elle me rassure beaucoup et me permet de relativiser. En effet, je fuis ce genre de lectures en général : des morts, des maladies, des familles tristes et incomplètes, je ne supporte pas. J’ai énormément de mal à lire le malheur des gens même si cela fait partie de la vie. Ce n’est absolument pas ce que je recherche dans mes lectures.

Carène Ponte est une magicienne qui nous emporte sur sa licorne dans une histoire qui est un véritable page turner. J’ai déjà lu, avec celui-ci, trois romans de l’auteure et je vous le dis haut et fort : ce roman est mon préféré !

L’auteure nous propose un cocktail rafraîchissant qui fonctionne très bien : de l’humour, des personnages en constante évolution, une intrigue qui fait fondre le cœur et des thématiques intéressantes et importantes.

~ Molly et Marie : une amitié sans faille ~

Je me suis mise quelques instants à la place de Molly. Et si moi je devais faire face à la maladie et perdre ma meilleure amie à trente ans ? Comment ça fonctionne ? Comment on fait pour surmonter ça ? J’ai eu le cœur gros, j’ai eu mal au cœur pour Molly qui semble avoir perdu une énorme partie de sa vie et de son cœur.

Très rapidement, on se rend compte que Molly et Marie, c’est une histoire d’amitié depuis leur tendre enfance et qu’elles se connaissent par cœur. Il n’y a pas besoin de parler, un regard suffit à ce qu’elles se comprennent. Cette notion d’amitié forte me tient particulièrement à cœur parce que j’ai la chance d’avoir ma Marie dans la vie. Je me suis rapidement sentie très proche de Molly grâce à cela. Inconsciemment, j’ai eu envie de l’aider à traverser cette période avec elle.

« On est le 30 octobre. Aujourd’hui, je vais assister à l’enterrement de ma meilleure amie. Je ne sais même pas comment je vais survivre à cette journée. Alors vivre… »

Marie se la joue PS : I love you et laisse derrière elle des enveloppes pour son amie. Une par mois, Molly a une enveloppe à ouvrir avec quelque chose à réaliser pour Marie. Elle n’a pas eu le temps de le faire, alors, comme Molly lui a promis, elle le vivra pour elle.

~ Intrigue, péripéties et plume ~

Je suis complètement fan de ce roman et c’est un réel coup de cœur pour moi. Carène Ponte est, comme je le dis ci-dessus, une magicienne de la littérature !

On ne s’arrête pas, on rigole, on sourit, on a le cœur lourd, on mange des sandwiches aux œufs, on part à Grenoble, on revient à Paris, on rencontre Raymond.

L’intrigue n’est absolument pas morbide. On s’immisce dans le quotidien de Molly qui, finalement, n’est pas si simple. Germain, son amoureux, semble être d’accord avec tout. Son but dans la vie : faire plaisir à Molly et accéder à toutes ses requêtes. On fait aussi la rencontre de Viviane, une amie proche de Molly. En revanche, elle, j’ai eu envie de l’exploser dans le mur plus d’une fois : jalouse de la relation entre les deux filles, elle va se permettre de faire de sacrées réflexions après la mort de Marie. La jalousie est un vilain défaut… et c’est aussi vilain de la lire dans ce genre de roman. Je n’ai pas du tout adhéré à ce personnage, malheureusement

Finalement, tu as promis que tu vivrais pour moi est l’histoire d’une vie. Une histoire qui pourrait arriver à n’importe qui. Une histoire qui fait mal mais qui permet d’avancer. Une histoire qui fait du bien. Carène Ponte m’a touchée en plein cœur et c’est, pour moi, un joli coup de cœur dont je vous parle.

« C’est dans ces moments-là que son absence se fait cruellement sentir, encore plus que les autres jours. Perdre celle pour qui je n’avais aucun secret et qui me connaissait comme personne, c’est tellement injuste. »

Molly, grâce aux lettres de Marie va apprendre à se redécouvrir. Retrouver celle qu’elle était vraiment, travailler dans la gaieté et apprendre à vivre sa vie. Elle ne survit plus, elle croque la vie à pleine dent et même pour ça, Marie, va l’aider.

La plume de Carène Ponte est vraiment très sympathique. Elle a un sacré don et je ne peux que vous inviter à lire ses romans. Il m’en reste quelques-uns à découvrir et je le ferai plus vite que prévu.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une plume exceptionnelle
  • Des thématiques dures mais traitées avec une grande douceur
  • Molly, un personnage qui m’a énormément plu

5

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Et si on oubliait l’avenir …? de Virginie Sarah Lou

CVT_Et-si-on-oubliait-lavenir-_5610.jpgRésumé : Je m’appelle Fabienne. Mon travail est simple : il est de mentir à tous les individus qui me sollicitent pour faire des choix à leur place. Ils cherchent, à travers moi, des réponses qu’ils n’osent trouver seuls. A bien y réfléchir, je suis presque «psy», sauf que sur ma plaque d’entrée, il est inscrit « Médium ». Et autant dire que mes qualités de médium sont proches de celles pour remplir mes feuilles d’impôts, c’est à dire quasi nulles. D’ailleurs, cela fait bien rire ma meilleure amie, Rose. Rien que pour ça, je dois m’accrocher et lui prouver que je peux y arriver. D’autant plus que mes nombreuses clientes me demandent des choses de plus en plus complexes… Aïe ! Mes mensonges doivent donc tenir la route si je ne veux pas être démasquée. Ça, plus mon père qui refait sa vie, mon célibat assumé, mes espoirs de maternité en solo qui s’éloignent et ma culpabilité légendaire qui refait surface : j’avoue ne plus trop savoir où j’en suis… Heureusement, Monique, Jacqueline et grand-mère Huguette – une sacrée brochette – sont toujours présentes pour m’aider à affronter mes propres contradictions

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Virginie Sarah Lou pour l’envoi de ce roman. J’avoue que j’ai pris mon temps pour le découvrir. Ayant eu une avalanche de service presse cet été, je me suis un peu noyée et j’ai préféré faire une pause dans mes découvertes de peur de subit une énième panne de lecture.

~ Madame Irma s’appelle Fabienne ~

Virginie nous présente une nouvelle fois un roman feel-good. Un roman qui fait du bien ! C’est clair, net et précis, on sourit, on lit un roman qui fait du bien au moral !

Fabienne est une femme qui pense que sa vie est une escroquerie. Fabienne est médium depuis quelques années. Elle n’a d’un médium que l’appellation : elle ne voit rien, n’entend rien, ne voit pas de fantômes et ne sait pas lire dans les cartes ou dans les feuilles de thé. Oubliez ce que vous pensez des médiums, voyants et autres métiers de ce genre. Ici, on est dans le médium 2.0 : on fait semblant et on improvise au mieux !

Comment improviser ? Rien de plus simple, être à l’écoute de ses clients et savoir les réconforter au mieux. Fabienne la voyante est plutôt une coach de vie qui n’arrive pas à mettre en pratique pour elle-même les conseils si sagement appliqués et appréciés par ses clients.

Fabienne est un personnage très touchant. On sent en elle la fragilité des personnes qui manquent de confiance en elles. C’est beau. Elle est une femme fragile et blessée par la vie. C’est aussi une femme qui ne manque pas de piquant et d’humour mais certains événements de sa vie n’arrivent pas à être oubliés.

« Revenir dans la maison me rendit nostalgique. L’odeur familière emplie mes narines et fit naître des souvenirs dans ma tête : un repas en famille, les départs pour l’école, planter un arbre, courir après maman, tirer la queue de « Miaou le gros », notre premier chat obèse qu’on aimait tant, les siestes au soleil, les nuits des étoiles sans étoile… Tant de jolies choses que nous avions partagées ici et ensemble. Tout cela n’était pas mort. Non. Tout cela était bien vivant, en moi, en nous. Il suffisait de ne rien oublier. »

~ Les personnages ~

Si Fabienne tient une place importante dans l’intrigue, Virginie Sarah Lou nous propose un panel de personnages secondaires haut en couleur ! On fait la rencontre de son père, de Rose sa meilleure amie, de Monique et Jacqueline, ses clientes, il y en a pour tous les goûts ! Entre conflits conjugaux et mauvais tours de la vie, Fabienne en voit vraiment de toutes les couleurs. Ainsi, l’auteure en profite pour nous glisser un petit adage qui marquera son roman « C’est la vie ! ».

Les personnages sont tous assez drôles indépendamment ou non de leurs volontés. J’ai adoré Rose qui m’a bien fait rire avec son mari et ses enfants. C’est une fille qui ne manque pas d’humour et le tandem Rose/Fabienne fonctionne très bien ! Ces filles-là sont les meilleures amies du monde et ça se sent : elles se disent tout, il n’y a pas de pudeur et cela fait du bien à lire ! On a tous besoin d’une personne avec qui on ne prend pas de gants. Rose est la personne de Fabienne et inversement.

Le père de Fabienne est très touchant. Je l’ai trouvé à la fois drôle et plein de sensibilité. La pudeur est une chose qui vient gâcher un peu la relation que Fabienne a avec son père, ils arrivent à s’exposer un peu plus l’un à l’autre et la peur de faire mal s’évanouit peu à peu. C’est une très jolie relation qui éclot sous nos yeux.

~ C’est la vie ! ~

L’auteure nous prouve, avec brio, que la vie n’est pas toujours drôle. Elle prend des tournants inattendus. On rit, on pleure, on vit, on meurt. Toute la palette d’émotions y passe. On a le droit de craquer, de ne pas se sentir bien : l’important c’est d’avoir la volonté de remonter la pente et de trouver une situation pour ne pas se complaire dans une situation qui peut rapidement nous dépasser.

L’importance dans la vie ? L’amour, la vie, l’amitié. Il faut savoir écouter les gens : nous avons tous quelque chose de bon au fond du cœur et il faut l’exploiter (Ok, peut-être pas touuuuut le monde mais une bonne partie des gens sur terre !). Il faut savoir demander de l’aide, savoir baisser la garde et pardonner. Ce n’est pas facile, mais il faut le faire.

Fabienne est la personnification de tous ces doutes et ces incertitudes. Le manque de confiance en soi est quelque chose de tragique : cela handicape une bonne partie de la vie.

Ce roman est une bouffée d’air pur. On se sent bien après avoir terminé cette lecture. On quitte la plume et les personnages à regret.

~ La plume de Virginie Sarah Lou ~

Voilà donc le deuxième roman que je lis de l’auteure et celui-ci vient confirmer ce que je pensais déjà : Virginie est une auteure qu’il faut suivre ! On est transporté et bouleversé par les émotions et les sourires qui se cachent dans toutes les pages et mots de ce roman. C’est vraiment une lecture qu’il faut mettre entre les personnes qui n’ont pas l’envie, qui n’ont plus l’envie. On voit la vie différemment. Finalement… Fabienne serait-elle un vrai médium ? En tout cas, moi, je vous prédis une lecture formidable qui plaira à beaucoup de monde. Bravo à Virginie pour ce roman haut en couleurs !

« Je t’aime maman. Même si tu me manques et que la vie a son lot d’épreuves et d’embuches, tu avais raison, elle est belle… »

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un médium qui a besoin d’aide
  • Une plume toujours aussi belle
  • Une bouffée d’air pur qui fait du bien

4

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Et ça fait marrer les oiseaux qui s’envolent de Dominique Jonin

cover-3469.jpgRésumé : Louise pensait avoir touché le fond en débarquant à Mulhouse pour occuper son nouveau poste d’assistante de production à la rédaction de France 3. Mais sa situation se complique lorsqu’elle découvre que Romain, son compagnon, se prend désormais pour un sosie de Francis Cabrel. « Je suis le gardien du sommeil de tes nuits »… « Je n’attends plus que toi pour partir »… « Quelque chose vient de tomber sur les lames de ton plancher »… il l’agace à placer tout le temps des bouts de chansons dans ses conversations. En ville, Louise rencontre des centaines d’autres sosies de célébrités de la chanson française : Michel Sardou, Véronique Sanson, Yves Duteil, Patricia Kaas, Pierre Bachelet, Patrick Bruel, Herbert Léonard, La Compagnie Créole… Ils sont tous là, mais il n’y a qu’elle qui les voit ! Louise serait-elle devenue folle ? Lorsqu’elle apprend que dans un petit village des Vosges, un journaliste à la retraite affirme vivre entouré de sosies d’acteurs français de l’après-guerre, elle décide de lui rendre visite. « Est-ce que ce monde est sérieux ? » Une histoire loufoque à découvrir… et des dizaines de refrains mémorables à fredonner !

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Dominique Jonin pour l’envoi de ce roman via la plateforme SimPlement. J’avoue que j’ai accepté juste parce que je suis une fan de Francis Cabrel et que forcément j’ai chanté la suite des paroles en lisant le titre. Franchement, ce n’est pas forcément le genre de couvertures qui me plait d’habitude.

~ Une histoire qui porte à sourire ~

Dominique Jonin nous offre une histoire sympathique qui prête à sourire bien que la lecture ne soit pas un coup de cœur, j’ai passé quelques heures en agréable compagnie. L’intrigue est assez loufoque : une jeune femme commence à voir des sosies partout autour d’elle. Pas n’importe quels sosies ! On se retrouve avec des stars des années 1980.

Si les références à Cabrel m’ont beaucoup plu j’avoue que de manière générale, j’ai eu un peu trop de références aux chansons de tous les sosies dont on parle. En effet, les sosies que Louise rencontre incluent des paroles de leurs chansons lorsqu’ils parlent. J’ai eu une petite overdose de paroles dans les dialogues.

~ Louise et Romain : quand le destin joue avec les personnages  ~

Louise et Romain sont en couple, mais Louise et Romain se sont rencontrés pour la première fois dans le train qui menait Louise à sa nouvelle vie : vers Mulhouse. Après avoir passé quelques heures ensemble dans le train, ils se quittent pour mieux se retrouver quelques mois plus tard. J’ai apprécié cette idée de rencontre inattendue, cela ajoute un petit côté ultra romantique à leur histoire.

Louise est un personnage que j’ai apprécié : malgré les coups durs de la vie elle relève la tête rapidement. Son courage et sa volonté sont vraiment agréables à lire. J’ai trouvé que Romain était un peu effacé par rapport à Louise, il reste un personnage « passif ». Ce que j’entends par là, c’est le fait qu’il est là pour expliquer la situation quand Louise a le cerveau qui déconne mais il ne fait pas, à proprement parler, d’actions au sein de cette histoire. Il passe au second plan. Louise est vraiment le personnage principal qui fait avancer l’histoire. Les autres personnages sont secondaires et permettent au roman d’avancer en termes de péripéties mais pour moi, aucun ne se démarque plus que cela. Cela ne m’a pas empêché d’apprécier le personnage de Louise et les valeurs qui se dégagent d’elle.

~ Une romance/feel good humoristique ~

Je suis un peu entre le marteau et l’enclume pour classer ce roman. La romance est présente mais s’installe d’elle-même, la problématique de la mise en couple ne se pose pas, donc, on ne peut pas vraiment dire que ce roman soit une romance. Pour moi, ce n’est pas non plus un feel good à part entière. Il ne m’a pas fait sauter au plafond, j’ai souri à certaines évocations, c’est vrai.

L’auteur nous propose un mélange des deux genres. C’est assez sympathique à lire. Je vous le dis tout de suite : vous allez chanter. Enfin, personnellement, je me suis prêtée au jeu. J’ai retrouvé les paroles, chantonné, c’était plutôt sympathique.

C’est avec une dose d’humour que l’auteur nous met ses chansons dans la tête, on passe de Cabrel à Goldman en passant par Sanson, Souchon et bien d’autres encore ! La plume se veut délicate et agréable à lire.

Les – :

  • Peut-être trop de paroles de chansons dans ce roman, par moments.
  • Dommage que Romain soit effacé, j’aurais apprécié qu’il soit un peu plus présent dans les actions directes !

Les + :

  • Une plume plutôt sympathique
  • Une intrigue intéressante qui mêle humour et musique
  • Le personnage de Louise que j’ai bien aimé.

3

20

Les femmes qui achètent des fleurs de Vanessa Montfort

41ux-fxQZoL._SX308_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : CHANGEZ, RÊVEZ, AIMEZ. CAR IL EST URGENT DE VIVRE. Madrid, quartier des Lettres. Le Jardin de l’Ange est une boutique tout à fait extraordinaire. On y trouve des arbres, des fleurs, des grillons et surtout des femmes singulières. Olivia Maîtresse des lieux, mystérieuse et fascinante, connaît le langage des cœurs aussi bien que celui des fleurs. Marina souffre du syndrome du copilote. Dépendante de son compagnon, elle n’a pas le contrôle de sa vie. Sa fleur est la violette, symbole de l’humilité et de la timidité, mais aussi de la confiance en soi, si difficile à acquérir. Casandra Frappée du syndrome de la superwoman : plutôt mourir que de dépendre de quelqu’un ! Sa réussite professionnelle passe avant sa vie personnelle… Sa fleur est l’orchidée bleue, symbole de la sérénité qui lui manque. Gala Atteinte du syndrome de Galatée : elle croit fermement que les femmes d’aujourd’hui ont tous les droits… sauf celui de vieillir ! Sa fleur est le lys blanc, symbole d’une coquetterie éternelle. Aurora Victime du syndrome de la belle au cœur souffrant : plus elle souffre, plus elle est amoureuse. Sa fleur est le calendula, symbole de la tristesse, mais aussi de la cruauté qu’elle utilise parfois pour se défendre. Victoria En proie au syndrome de la toute-puissance : elle a décidé qu’elle serait la meilleure dans tous les domaines. Sa fleur est celle du cognassier, symbole de la tentation, tentation d’oser, de se libérer… 

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie les éditions Michel Lafon ainsi que Camille pour l’envoi de ce roman en service presse. J’étais contente comme tout de pouvoir lire un roman d’une auteure que je ne connais pas. Je suis plutôt friande de ce genre de romans. Un bon feel-good ! La couverture est propice à la chaleur, aux belles journées d’été. Tout ce qui faut en ce moment !

~ Le destin de cinq femmes ~

Voici un roman très sympathique. On est vraiment dans un univers paradisiaque. On se retrouve à Madrid (en Espagne, sait-on jamais). On suit les destins croisés de cinq femmes : Marina, Casandra, Gala, Aurora et Victoria. Ce sont cinq femmes qui n’ont rien en commun à part un lieu : le Jardin de l’Ange qui est tenu par Olivia.

J’ai tout de suite vu Olivia comme une faiseuse de miracles : très perspicace, elle semble avoir énormément d’empathie et parvient à viser juste. Elle fait donc tout ce qu’elle peut pour rendre la vie des gens plus belle.

J’ai apprécié découvrir ces cinq femmes. On découvre leurs vies, leurs destins et leurs craintes à travers les yeux de Marina. Elles sont toutes des soucis et deviennent amies après une soirée confessions au Jardin de l’Ange.

Ces six femmes forment alors un sacré groupes d’amies. Elles se questionnent sur leurs avenirs respectifs, s’entraident quand elles le peuvent, elles deviennent alors toutes importantes les unes aux yeux des autres.

~ Une intrigue en deux temps ~

On suit Marina dans une sorte de futur proche. Seulement quelques mois séparent les deux intrigues : la première partie avant le voyage, la deuxième sur le bateau qui fait voyager Marina. Je pense que cela qui m’a un peu dérouté et ralenti dans ma lecture. Les passages sur le Peter Pan sont tantôt intéressants, tantôt trop long… J’avoue, j’ai perdu un peu de rythme. Arrivée à la moitié du roman, j’ai fait une pause de quelques jours pour éviter une panne de lecture. En soit, rien de grave puisque le roman est agréable à lire mais j’ai essuyé quelques longueurs.

~ Un vent de fraîcheur ~

Ce roman est ultra rafraîchissant. Vanessa Montfort est une auteure espagnole. Je trouve que dans son roman, il y a le sourire des espagnols et du soleil de son pays. J’ai trouvé cela charmant. C’est pittoresque et envoûtant. On s’y sent bien (sauf sur la mer, j’ai eu quelques nausées).

Les six personnages féminins apportent une pièce à l’édifice qu’est ce roman. Elles apprennent à reprendre leurs vies en main, à aller de l’avant et à laisser le poids du passé derrières elles. En rien cela n’est évident mais je trouve qu’Olivia est un personnage pilier qui sert de phares à ces cinq femmes en perdition. Elle joue un peu le rôle de marraine la bonne fée finalement. C’est très intéressant.

Le rapport aux fleurs et aux arts en général est très sympathique aussi dans ce roman. Cela apporte une dose de culture et de fraîcheur aux mots qu’emploie l’auteure.

~ La plume de Vanessa Montfort ~

Voici une découverte estivale que vous devez toutes et tous avoir dans vos étagères. C’est pétillant, les sujets traités ne portent pas à sourire mais la manière dont l’auteure nous en parle est saisissante et bienveillante, à lire pour les amoureux des fleurs et des histoires aux destins croisés.

Les – :

  • Quelques longueurs lorsque l’intrigue se passe sur le bateau

Les + :

  • Un sacré roman ! Les destins de cinq femmes se croisent pour ne plus jamais se défaire.
  • Une jolie histoire sur le pardon, l’acceptation et l’amitié.
  • Une plume pleine de pep’s et de soleil.
  • Le lieu : Le Jardin de l’Ange qui m’a vendu du rêve

4

12

Sans peur et sans reproche d’Isabelle Morot-Sir

51ziPmKfocL.jpgRésumé : Quel est le point commun entre un village de haute Provence, un ancien pompier de Paris, une bibliothécaire, une maman solo et une oie nommée Gladiator ? Le hasard ? Si vous avez une envie d’escapade, de bouffée de grand air, de soleil, d’émotions tendres et douces, embarquez pour un voyage en haute Provence. Venez faire la connaissance d’un petit village niché dans des montagnes couvertes de genêts, rencontrez ses habitants : aucun ne vous laissera indifférent… Partez pour une romance douce dont l’auteur a le secret, retrouvez sa plume délicate, mise au service d’une histoire dont l’évidence cache intrigues et surprises.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Isabelle Morot Sir d’avoir accepté mon invitation sur Simplement. En effet, en plus d’avoir trouvé le titre de ce roman attrayant, j’ai fondu pour cette couverture aussi jolie que simple. Je ne pouvais pas le laisser passer sans montrer à l’auteure que j’étais disponible pour le lire J

Au cœur de la Provence

J’avoue que le cadre est assez idyllique (surtout avec ces chaleurs, en ce moment, j’ai bien envie d’être dans le Sud, dans une piscine avec un bon verre frais !). C’est une région que j’apprécie beaucoup tant elle offre des choses que je ne trouve pas dans mon Nord. C’est un changement significatif et je suis ravie de le retrouver dans mes lectures. Il faut dire qu’Isabelle Morot-Sir parvient à nous embarquer dans ses décors qui sentent bon le soleil du sud à côté d’Orange!

Les personnages

On fait la rencontre de Felix, une jeune femme célibataire qui est une maman incroyable. C’est fou de voir comment, en étant face au mur, les gens peuvent se sentir pousser des ailes et devenir des personnes qui soulèvent des montagnes pour s’en sortir dans la vie. C’est exactement ce qui se passe pour Felix qui doit faire face aux difficultés de la vie et protéger Charline, sa petite fille, de la dureté de cette dernière. Felix doit faire face aux moqueries et à la non-acceptation des gens du village dans lequel elle s’installe avec sa fille. Cependant, elle ne lâche rien, elle continue et se bat coûte que coûte contre toutes ces médisances. Il apparait clairement que Felix est un personnage comme je les aime : plein de courage et de surprise.

Lowen est le deuxième personnage à qui on va s’intéresser. Lowen est un jeune homme qui est sapeur-pompier. C’est un personnage qu’on a du mal à découvrir et à cerner tant il est mystérieux et fuyant. On sent bien qu’il cache quelque chose, mais quoi ? L’histoire vous le dira ! Lowen arrive aussi dans cette région après une mutation.

On se retrouve au milieu d’animaux aux noms particuliers qui apportent une touche de fraicheur à l’intrigue.

Un roman feel-good qui soulève de nombreuses thématiques

J’avoue que j’ai pris, une nouvelle fois, plaisir à découvrir un roman du genre feel-good. Se sentir bien est la chose la plus importante lorsque l’on referme le roman. C’est le pari qu’a fait l’auteure. Pour moi, c’est un pari réussi.

Ainsi, à travers ses mots, l’auteure nous questionne sur la place de la famille, de l’amitié dans une vie. Savoir pardonner, passer au-delà des trahisons et des moqueries. C’est tout en finesse que l’auteure aborde le sujet du pardon et du lâcher-prise. Il faut savoir faire table rase du passé pour avancer. Les difficultés du passé doivent être laissées derrière pour apprendre à respirer de nouveau.

La plume de l’auteure

Je découvre, en même temps que ce roman, la plume d’Isabelle Morot-Sir. Le premier mot qui me vient à l’esprit est « fluidité ». Tout est fluide, tout est expliqué (parfois peut être un peu trop) et cela nous permet de lire ce roman d’une traite. Personnellement, je l’ai commencé dimanche matin et terminé dans la soirée, on se prend rapidement au jeu de ce que nous propose l’auteure.

La rencontre entre nos trois personnages principaux est très belle par ses imprécisions et ses faux pas. Je l’ai trouvée touchante et prenante, à l’image de cette jolie plume.

Les – :

  • Des passages un peu trop narratifs qui apportent un peu de lourdeur au texte. Je pense qu’avoir des passages un peu plus dialogués peut être sympathique

Les + :

  • Les personnages que j’ai appréciés
  • Les décors proposés par l’auteure
  • La plume d’Isabelle Morot-Sir
  • La fluidité de la lecture
  • Les thématiques abordées très modernes et qui parlent à tout le monde

4

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Et demain l’éternité… – le café des âmes perdues de Virginie Sarah Lou

CVT_Et-demain-leternite_8558.jpgRésumé : Juliette va avoir 30 ans. C’est le moment de faire un point sur sa vie. Elle nous replonge avec elle 8 ans en arrière, lorsque tout a basculé suite à la découverte d’un simple objet. Elle si cartésienne, se retrouve alors confrontée à des événements surréalistes. Tout s’enchaîne très vite. Elle découvre qu’avant Juliette, elle existait en tant qu’HERI, un archange très prometteur, mais au tempérament peu adéquat pour les Cieux. Quelle faute a-t-elle bien pu commettre pour que sa vie angélique chavire et qu’il soit décidé de la renvoyer sur Terre ? Sa mémoire revient au fur et à mesure grâce aux acolytes qui l’accompagnent dans cette aventure irrationnelle, dont le Créateur, à bout de souffle et proche d’une retraite bien méritée… Elle découvre les voyages astraux et se retrouve ballottée entre 2 vies / 2 mondes : le passé va rattraper le présent et tout bouleverser. Une vie humaine facile, bien rangée, et une vie angélique faite de rébellion et de passion. Sa vie terrestre – l’ultime – est une épreuve de rédemption. Juliette va devoir affronter ses propres démons pour entrevoir qui se cache réellement derrière son âme…

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Virginie Sarah Lou ainsi que les éditions Nouvelle Bibliothèque pour ce nouveau voyage au cœur de l’inconnu. Je fus ravie lorsque l’auteure m’a demandé si je voulais bien lire son roman, au-delà de l’honneur que cela m’apporte, c’est aussi un énorme plaisir de découvrir des romans si chargés en émotions que celui-ci.

Un feel-good très profond

Je suis scotchée, genre un peu boudé par son aspect surfait et superficiel, Virginie Sarah Lou nous propose ici un feel good qui fait un pied de nez à toutes ces critiques : on a de la profondeur, des questionnements, des choses à dire ! Rien que pour cela, ce roman mérite d’être lu.

L’intrigue

Je vous invite à lire le résumé. Ainsi, rapidement, vous vous rendrez compte que l’on est dans un monde fantastique : Juliette est une jeune femme de trente ans. Elle a une vie banale mais qu’elle adore : entre famille, études et amis, Juliette s’épanouit. Jusqu’au jour où elle apprend l’impensable : Juliette n’est pas une humaine normale. C’est un ancien archange qui a été balancée sur terre sans mémoire pour avoir osé braver le Créateur. Des cieux à la terre, il n’y a qu’une erreur…

On a donc une intrigue en deux temps : celle sur Juliette dans « le monde humain » ainsi que l’intrigue sur HERI dans l’autre monde. Ainsi, on fait le parallèle entre la vie terrestre et la vie céleste de Juliette/Héri.

Je vais peut-être en choquer certains parce que j’ai pour habitude d’adorer les personnages que je fréquente mais rapidement, Juliette m’a ennuyée. J’avoue que l’histoire m’a particulièrement plu, mais l’incarnation du personnage de Juliette, beaucoup moins. En effet, j’ai trouvé Juliette ennuyante avec ses longs monologues et ses pensées… Si les autres personnages m’ont beaucoup plu, j’avoue que Héri m’a beaucoup plus plu que Juliette. Cependant, j’approuve son évolution ! Si au départ, ses réflexions un peu enfantines m’ont fait lever les yeux au ciel (aux cieux ici plutôt ahah), Juliette/Héri est un personnage qui évolue bien et vite. Nous pouvons donc dire que j’ai su me réconcilier avec ce personnage dans les derniers chapitres.

Les thématiques abordées

Ohlala ! Il y a tellement à dire que j’ai peur d’oublier certains détails. J’ai trouvé cette histoire merveilleuse dans les questions que l’on se pose à travers le personnage de Juliette sont excellentes.

Avec une intrigue en deux temps, Juliette et le lecteur se rendent rapidement compte que si Héri a été déchue par le créateur, c’est qu’il y a une raison et une sacrée raison ! Ainsi commence le questionnement phénoménal de Juliette. Comment peut-on faire pour vivre avec ce poids sur la conscience ? Comment Héri a-t-elle pu en arriver là ? Peut-on parler de pardon quand la faute commise et si grande ?

Ici, je parle de créateur et d’anges mais on ne touche pas à la religion dans la manière dont l’auteure traite du sujet. On est plus sur une interrogation sur le monde dans lequel on vit. En effet, peut-on parler de rédemption ? De pardon ? On suit le cheminement de Juliette sur ces questions.

Je vous invite à regarder cette magnifique couverture qui vient illustrer les propos de l’auteure. On peut déjà remarquer le jeu d’ombre et de lumière : de la vie et de l’erreur, du changement et du pardon. Bref, ce jeu d’ombre peut vraiment être interprété de différentes manières. La position du personnage semble marquer le fait qu’elle veuille se relever. Entourée d’un halo, elle semble retrouver la lumière pour dégager l’ombre de sa vie. Ces ailes, hautement tendues, marquent le fait d’un renouveau, d’une volonté certaine à relever la tête qui est encore baissée.

La plume de Virginie Sarah Lou

Au-delà d’une simple histoire d’ange déchu, Virginie Sarah Lou soulève vraiment des questionnements incroyables. Mis à part la vie de Juliette, voici des interrogations qui peuvent être connues de toutes et tous. Qui n’a jamais fait d’erreur ? Qui n’a jamais pleuré de honte de son comportement ? Qui n’a jamais voulu demander pardon ? Se poser la question « mais comment j’en suis arrivée là ? » est une question internationale qui touche tout le monde.

La plume de Virginie Sarah Lou marque un tournant, pour moi, dans le feel good. Si j’en ai déjà lu d’excellents, ici, le niveau grimpe. On est vraiment dans des interrogations surprenantes qui m’ont permis, pendant ma lecture, de faire ma propre introspection sur certains pans de ma vie et d’apprendre à accepter l’erreur, la trahison pour laisser la lumière entrer.

Bravo à Virginie pour ces mots justes et sensés.

Les – :

  • Le personnage de Juliette et ses monologues trop longs pour moi.

Les + :

  • Les interrogations qui nous suivent tout au long de notre lecture.
  • Cette sublime couverture chargée de sens.
  • La plume de Virginie qui nous propose un feel-good hors du commun

4

14

La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille

téléchargement.jpgRésumé : En apparence, Alice va très bien (ou presque). En réalité, elle ne dort plus sans somnifères, souffre de troubles obsessionnels compulsifs et collectionne les crises d’angoisse à l’idée que le drame qu’elle a si profondément enfoui quelques années plus tôt refasse surface. Américaine fraîchement débarquée à Paris, elle n’a qu’un objectif : repartir à zéro et se reconstruire. Elle accepte alors de travailler dans une start-up dirigée par un jeune PDG fantasque dont le projet se révèle pour le moins… étonnant : il veut réunir les chaussettes dépareillées de par le monde. La jeune femme ne s’en doute pas encore, mais les rencontres qu’elle va faire dans cette ville inconnue vont bouleverser sa vie. Devenue experte dans l’art de mettre des barrières entre elle et les autres, jusqu’à quand Alice arrivera-t-elle à dissimuler son passé ?

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Marie Vareille qui, comme à chaque sortie d’un de ses nouveaux romans, me fait l’extrême plaisir de m’envoyer un exemplaire dédicacé. Merci Marie, vraiment. Je remercie aussi les éditions Charleston pour leur générosité.

Un roman bouleversant

Je ne vous le cache pas plus longtemps, ce roman est un véritable coup de cœur. La douceur qui s’émane de la couverture m’a énormément plu. L’originalité du titre, du résumé et la plume de Marie Vareille ont fini de me convaincre.

Je l’ai commencé hier, je l’ai terminé il y a une heure. Cependant, j’avais vraiment besoin de vous en parler rapidement tellement mon cœur à fait un bond, à plusieurs reprises.

Une rencontre incroyable

J’ai fait la rencontre d’Alice. Une jeune femme qui va plutôt bien si on laisse de côté les médicaments, les tocs et les crises d’angoisse. Tout de suite, on a envie de la prendre sous son aile. De lui faire un énorme câlin et de lui dire que tout va bien se passer.

Alice est une jeune femme américaine qui a migré vers l’Angleterre pour finir sur Paris. Ainsi, à travers ce roman, on suit la vie d’Alice. Dans ses extraits de journal intime, elle se livre sur sa jeunesse, sa vie avec sa mère, l’abandon de son père, l’amour infini qu’elle porte à sa sœur… Bref, ce roman alterne les périodes de passé (Amérique/Londres) et de présent (Paris).

Ce roman souligne la présence de plusieurs personnages : Jeremy, Chris, Victoire et Reda ses collègues dans une étrange start-up. On fait aussi la connaissance d’amis comme Angela qui reste proche de son amie par e-mail. Tout ce petit monde donne du rythme à cette histoire que j’ai appréciée découvrir.

L’intrigue

J’avoue qu’elle est plutôt singulière : une petite strat-up française qui décide de mettre une application en route pour retrouver les chaussettes orphelines partout dans le monde, pourquoi pas ! Voici un peu d’originalité dans ce monde de brutes.

J’ai apprécié le regard que Marie pose sur Paris. J’avoue que j’ai un peu le même. On voyage dans les souvenirs mais aussi en Amérique. C’est très intéressant.

On est dans une histoire où les personnages ont chacun leur histoire. Ainsi, on aborde des sujets importants et intéressants : on a l’amitié, l’amour bien sûr mais aussi la recherche de son identité et de ses réelles volontés. C’est vraiment un roman superbe ! Cette métaphore de la paire de chaussettes porte à sourire mais à une forte portée: en effet, on se retrouve dans un monde où une paire de chaussettes a été séparée alors qu’elle n’aurait pas du l’être. La force de ce lien est si magnifiquement expliquée dans le roman que l’on se prend au jeu très rapidement.

Les émotions au rendez-vous

Je ne pensais pas que je serai si bouleversée en refermant le livre. Rien de triste, de sombre, tout est traité avec une fraîcheur et un recul nécessaire pour traiter d’une histoire comme celle que nous propose Marie Vareille. Réaction à chaud me direz-vous, néanmoins, je peux vous assurer que je proposerai à n’importe qui de découvrir cette histoire, elle est merveilleuse. Je ne regrette pas d’avoir mis de côté mes lectures en cours pour lire celle-ci.

On rit, on pleure, on sourit, on a le cœur gros… Tant d’émotions en un roman. Je pense que ce roman restera très longtemps dans ma mémoire.

La plume de Marie Vareille

Je n’arrêterai jamais de le dire, je suis Marie depuis longtemps, depuis son premier roman édité et franchement, je ne regrette pas mon choix de lui laisser une grande place dans mes étagères. Je suis fan de cette plume, de cette volonté de nous raconter des histoires réalistes, qui peuvent arriver à n’importe qui. La force de cette plume tient dans sa simplicité. Elle s’adresse à tous les lecteurs, elle n’est pas élitiste et c’est ce qui fait son charme !

La construction de l’intrigue est saisissante. On se retrouve vraiment dans une histoire formidable. J’ai vraiment été surprise, je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans cette histoire.

Les – :

  • Rien, voici un coup de cœur très fort et riche en émotions.

Les + :

  • La plume de Marie Vareille.
  • Le personnage d’Alice
  • Les surprises proposées par l’auteure dans l’intrigue
  • L’alternance entre les épisodes Bruce Willis et présent.
  • L’histoire et ce qu’elle véhicule

5

15

D’ici là, porte-toi bien – Carène Ponte

51HFs8qnfrL._SX195_.jpgRésumé : Le meilleur moyen d’alléger ses peines, c’est encore de les partager. Avec son sable fin et son ciel azur, l’Avenue du Parc Resort and Spa est l’endroit idéal pour se remettre d’un coup dur. À condition de donner sa chance à la chance. Alors que Samya tente de pardonner l’adultère de son mari, Alison aimerait oublier qu’elle s’est fait plaquer au pied de l’autel. Jessie s’est excusée mille fois pour le chat et le lave-linge, mais Jérémy est à bout : une pause s’impose. Apolline rêve d’un enfant qui ne vient pas. Quant à Mia, dix-neuf ans et déjà maman, elle se voit rejetée par sa famille. Geneviève, elle, perd peu à peu la mémoire. Ensemble, elles vont libérer leurs émotions et s’apporter un soutien inattendu. Avec au bout du chemin, un gain inestimable : l’espoir.

~ Service presse ~ 

Mon avis : Je remercie les éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce roman qui m’a beaucoup plus. J’avais pu rencontrer la plume de Carène Ponte l’année dernière avec son roman avec des si et des peut être et j’avais franchement accroché à sa plume. Lorsque Camille, la gentille personne qui s’occupe des services presse, a proposé ce roman, j’ai foncé sans même lire le résumé.

Un petit tour dans un camping de luxe

L’élément dans lequel on évolue me plait énormément : les vacances ! Quel bonheur. Moi qui, en ce moment, voudrais bien partir au soleil, j’ai pris mon pied en m’installant, le temps de ma lecture, au soleil, dans un luxe incroyable. Piscine, cocktail, balades, mer et fariente m’ont beaucoup plu !

Les personnages

J’ai trouvé assez original ce concept : on mélange des personnages de divers horizons pour leur faire passer des vacances au même endroit. Ainsi, on a pu faire la rencondre de Jessie, Allison, Apolline, Mia, Geneviève et Samya. Ces six femmes ont un âge différent, une histoire différente, des problèmes différents.  Samya essaye de gérer l’adultère au mieux, Apolline ne veut pas abandonner son rêve d’avoir un enfant, Geneviève se bat contre une mémoire qui défaille, Jessie a une vie un peu trop organisée et son mari étouffe, Allison s’est faite plaquée devant l’autel et Mia essaye de gérer au mieux son nouveau rôle de mère.

Les six personnages m’ont énormément plu. J’ai apprécié le fait que les personnages se croisent et deviennent amies. Le seul petit bémol pour moi, c’est le fait d’avoir fait des duos. J’aurais apprécié qu’elles se rencontrent toutes les six, qu’elles se croisent et qu’elles partagent toutes ensemble quelques petites choses. Cependant, cela n’a pas altérer mon rythme de lecture

L’intrigue

L’auteure nous propose plusieurs situations délicates que les gens peuvent rencontrer dans la vie. En effet, ce sont des problèmes que l’on peut tous avoir dans la vie : l’adultère, la maladie, la grossesse jeune ou l’absence de cette dernière, une vie professionnelle qui passe avant la vie personnelle ou l’absence de sentiments amoureux. C’est assez dévastateur mais je trouve que Carène Ponte a choisi intelligemment des problèmes qui toucheront beaucoup de gens parce qu’ils l’ont déjà vécus ou même ou dans l’entourage proche.

La plume de Carène Ponte

Ce que j’ai apprécié ici, c’est le fait que Carène Ponte nous dépeint la réalité. Non, on ne 20100628104007michellafonnous vend pas du « ils vécurent heureux » non. Loin de là. Carène nous claque la vérité sous le nez de manière brute. J’ai trouvé cela intelligent et percutant. Néanmoins, cela n’enlève en rien le fait que la lecture soit une lecture très sympathique à découvrir. Le cadre assez relax nous fait oublier que, parfois, la vie peut être capricieuse. C’est avec humour, douceur et un talent certain que Carène Ponte nous raconte ces histoires percutantes qui nous font passer un bon moment de lecture. La plume est toujours aussi divertissante, drôle et attachante. Je pense que la plume est à la hauteur de l’auteure.

Les – :

  • Un léger bémol au sujet des personnages. J’aurais aimé plus de rencontres différentes.

Les + :

  • Les six personnages forts que l’on rencontre.
  • Les thématiques abordées.
  • Les décors incroyables qui donnent envie de partir en vacances
  • La plume de l’auteure.

4

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Quand les astres s’emmêlent – Minnie Darke

41yYqE14paL._SX195_Résumé : Sidney, de nos jours : Justine Carmichael (Sagittaire et sceptique) est une jeune journaliste qui par hasard, recroise le chemin de Nick Jordan (Verseau et optimiste), son amour d’enfance. Nick est acteur de théâtre, Justine et lui ne se sont pas revus depuis leur adolescence. Nick confie à Justine qu’il fait ses choix de vie en fonction de l’horoscope publié dans The Starr, le magazine où elle travaille. Justine va alors se lancer dans une aventure très éloignée de ses principes et de la déontologie : chaque mois, elle va réécrire en douce, les prédictions du magazine pour le signe du Verseau afin d’influencer Nick dans ses décisions et de le guider vers elle. Mais rien ne va se passer comme prévu et les prédictions de Justine vont impacter la vie de bien des personnes dont elle ne soupçonnait pas l’existence… Qu’on soit accro ou complètement hermétique aux horoscopes, on ne peut qu’être séduit pas ce roman pétillant servi par des personnages attachants et des scènes plus savoureuses les unes que les autres. Les quiproquos s’enchaînent au fil des pages pour notre plus grand plaisir !

Mon avis : Je remercie grandement Babelio ainsi que les partenaires de la masse critique. J’ai pu expérimenter ce système qui est très sympathique. Je remercie donc les éditions Cherche Midi pour ce roman tout à fait sympathique que j’ai pu découvrir.

Une situation surprenante

J’avoue que je n’ai pas vraiment eu l’occasion de traiter du sujet de l’astrologie dans mes lectures. Ce n’est pas forcément quelque chose qui m’intéresse plus que ça bien que je puisse comprendre que cela intéresse les gens !

Franchement, j’ai apprécié ce sujet ! Je ne pensais pas que cela me plairait autant. C’est un feel-good contemporain que tout le monde peut lire, ayant des affinités ou non avec les signes astrologiques, vous pouvez y aller ! C’est frais, drôle et cette lecture nous apporte une bonne dose de bonne humeur !

Les personnages

On fait la rencontre de Justine, une jeune femme qui est comme moi : elle ne trouve aucune sympathie ni croyance dans les signes astrologiques. Cependant, c’est une femme pleine de ressources qui n’abandonne pas ses rêves : elle veut être journaliste. La seule porte qui s’ouvre, c’est un stage dans un journal « l’étoile ». Elle va devoir faire ses preuves en ayant la rubrique astrologie dans les mains. Elle ne renoncera pas à son rêve et finit par trouver une solution.

Au journal en question, elle fait la rencontre de Nicholas, son ami et amoureux d’enfance. Nicholas est un acteur un peu perdu qui doit faire des petits boulots pour pouvoir finir ses fins de mois proprement. Lui, en revanche, croit dur comme fer à l’astrologie… Justine, jeune femme maligne ne va pas hésiter à manipuler le jeune homme pour parvenir à faire des prédictions astrologiques…

Voilà deux personnages que j’ai apprécié découvrir. Deux caractères différents mais une amitié qui se ressent. Justine est un personnage solaire et Nicholas est éblouissant. Voilà un duo que j’ai aimé suivre.

La plume de Minnie Darke

Je ne connaissais pas du tout la plume de l’auteure. C’est une très belle découverte. A l’image du roman, la plume est fraîche, attendrissante, dynamique et pleine de bonnes intentions. On passe un moment de lecture agréable. Les mots de l’auteure sont choisis avec soin et cela nous permet d’avoir une jolie histoire. Véritable page turner, je n’ai pas pu lâcher ma lecture.

Le livre et ses messages

Le livre délivre des messages que l’on retrouve un peu dans chaque roman du genre : l’espoir, l’amitié, l’amour. Cependant, ils sont savamment mélangés à cette histoire d’astrologie. J’ai trouvé ça assez sympathique. J’avoue qu’il y a eu quelques longueurs pour moi, surtout au début mais rien d’alarmant, il fallait que l’histoire se mette en place.

L’intrigue

J’avoue que les péripéties et les rebondissements sont très sympathiques dans le roman. On ne s’ennuie pas une fois que l’on est correctement installé dans la lecture. J’ai apprécié cette histoire surtout pour le fait que c’est une lecture que l’on fait facilement. On ne se prend pas la tête avec une intrigue savamment construite. Cela fait du bien pour souffler entre deux lectures un peu plus fastidieuses !

Les – :

  • Quelques longueurs au début du roman

Les + :

  • Les deux personnages principaux que j’ai apprécié découvrir
  • L’astrologie. Thématique que je connais peu et que j’ai apprécié lire
  • La plume de l’auteure
  • Un feel good qui m’a plu !

4

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Sans Toi – Tome 1 : l’envol – Amélie B

41RV-JI130L._SX322_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Roman feel good à ne pas manquer ! « À 28 ans, Béatrice a tout pour être heureuse, mais sa vie est loin de celle dont elle rêvait. Fatiguée par la monotonie de son quotidien et par la futilité de son boulot, elle pourrait se reposer sur Maxime, son compagnon. Mais ce dernier multiplie mensonges et attitudes suspectes. Même ses amies, pourtant si pétillantes, n’arrivent plus à lui remonter le moral… Lors d’un week-end à Lisbonne avec Max, un appel va bouleverser son existence et la plonger dans une succession d’aventures inattendues… » Dans ce premier volet d’une trilogie peu commune, Amélie B. réussit à nous captiver en mêlant romance, suspense et rebondissements. En jonglant avec des personnages attachants et des paysages authentiques, elle nous transporte dès les premiers mots….

Mon avis : Je remercie Amélie B pour l’envoi de son roman en service presse. J’ai pu découvrir la fille aux cheveux roses dans le cadre du PAI et comme j’avais dit que j’aurais bien tenté de nouvelles aventures, j’ai eu la grande chance de trouver un mail d’Amélie B dans ma boîte mail.

Ainsi, j’ai pu lire le premier tome de la saga Sans toi. Voilà une belle découverte !

Le lâcher prise

Je pense que c’est l’un des thèmes principaux du roman. En effet, on fait la rencontre de Béatrice, une jeune femme de 28 ans qui a une vie assez banale : copines, boulot, petit ami. Elle s’est construit un petit cocon avec son amoureux. Elle est entourée de sa mère et de son beau-père Sam. Elle a un chat, Mozart, qu’elle adore. Béa n’a pas eu la vie facile, elle perd son père dans sa jeunesse et se retrouve seule au monde avec sa maman. Bref, la vie continue malgré tout.

Max, son fiancé, est un garçon assez énigmatique dès le départ de l’histoire. Evasif, retiré, solitaire, on sent bien qu’il y a quelque chose qui cloche… Béa en est persuadée.

Suite à un événement dans sa vie, Béa craque complètement. Je pense que l’expression « c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase » est extrêmement vraie. On suit ce cheminement pour retrouver l’essentiel dans la vie. C’est très beau.

Les personnages secondaires

Là où je mets des réserves, c’est sur les copines de Clara. Elles semblent être de super copines depuis toujours et finalement, elles sont assez effacées tout au long de l’histoire. Elles font quelques apparitions et leurs réactions m’ont un peu déstabilisée. Ce point « négatif » reste vraiment une conviction personnelle. J’avoue que c’est un point qui m’a saisi parce que mes amies ne réagiraient jamais de cette manière.

J’ai, cependant, adoré les parents de Béa. Ils sont très sympathiques et très dynamiques. C’est un couple que j’ai apprécié découvrir. De plus, on sent bien que la relation qui relie Béa et sa maman est forte. Le petit coup de fil pour ne rien dire, on le connait tous ! J’ai trouvé que l’auteure avait eu une belle idée ici.

L’intrigue

Il est difficile de vous en parler sans vous dévoiler une partie de cette dernière. Je trouve que c’est beau, on voyage géographiquement mais aussi intérieurement. Béa est à la recherche de son moi profond. Elle veut trouver ce qui la fait vraiment vivre et ça, c’est chouette.

On fait le tour du monde… New York, le Pérou… Amélie B nous envoie du rêve et nous fait voyager à travers de magnifiques descriptions.

Ce que j’ai aussi apprécié c’est le rôle de Max dans cette histoire : il est courageux et fort. C’est excellent.

La plume

C’est magique. C’est la deuxième fois que j’ai du mal à lâcher ce qu’Amélie B me propose de découvrir. C’est très intéressant et je pense que la plume y est pour beaucoup. J’apprécie la place que l’auteure laisse aux émotions dans ses romans. Cela me pousse à lire le deuxième tome (qui m’attend dans ma liseuse, vivement !)

Les – :

  • Les personnages secondaires… Je n’ai pas su m’identifier.

Les + :

  • Le voyage
  • Les personnages de Béa et de Max
  • La plume de l’auteure
  • La recherche de ce qui nous fait vibrer dans la vie

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Orage à l’Oyat des dunes – Isabelle Bergi

téléchargement.jpgRésumé : Ronchon par nature, Antoine n’a pas les vacances dont il a rêvé. Est-ce une raison pour gâcher celles de sa femme et de ses amis? Au vu des caractères très hétéroclites des protagonistes, leur escapade finistérienne risque de vite devenir orageuse…Des conflits vont inévitablement surgir et les secrets éclater au grand jour. Un roman qui vous garde en haleine et une question qui demeure en suspens, l’amour et l’amitié peuvent-t-ils survivre à toutes les épreuves?

Mon avis : Je remercie chaleureusement Isabelle Bergi pour sa demande de partenariat. J’ai été très touchée de voir que l’auteure m’avait contactée via la page facebook du blog. Grâce à son message, j’ai pu découvrir un roman très sympathique et frais. Je ne m’attendais pas du tout à ce style de roman.

Une virée dans le Finistère

Ce que j’ai directement apprécié, c’est le voyage que nous propose de faire l’auteure. En effet, on évoque plusieurs voyages dans le roman : Venise, Munich ou encore les Cyclades mais le seul voyage que l’on fait avec les personnages est celui des grandes vacances. On part dans le Finistère, on va donc vivre quinze jours dans l’Oyat des dunes, une maison typique de la région.

On est transporté directement : mer, marchés aux poissons, crêperies et apéro. Tout est réuni pour que l’on passe un moment de détente.

Les personnages

On a trois couples qui évoluent sous nos yeux pendant notre lecture. On fait la rencontre d’Antoine et Gabrielle, de Simon et d’Anna ainsi que de Paul et de Lauriane. C’est, je pense, la seule chose qui m’a un peu chiffonné durant ma lecture : le manque d’équilibre entre les personnages. Si Antoine, Anna, Gabrielle et Lauriane sont assez présents dans l’intrigue, j’ai trouvé Paul et Simon un peu trop effacés. C’est dommage, l’intrigue est quand même basée sur des vacances entre amis et deux sont là sans forcément l’être. Après, je pense que cela peut s’expliquer par leurs caractères mais j’avoue que j’aurais apprécié un meilleur équilibre et connaitre un peu plus les passés et les vies privées de ces personnages.

Antoine et Anna ont de sacrés caractères. D’ailleurs, ils m’ont irritée tout au long du roman. Ils râlent, se plaignent, sont souvent à la limite de la méchanceté avec leurs proches… Bref, heureusement que Gabrielle, sa patience et sa gentillesse m’ont permis de respirer dans cette bulle de négativité. Lauriane est un personnage que j’ai apprécié par sa superficialité, elle fait son petit effet dans ce groupe d’amis qui est sur le point d’imploser.

L’intrigue

J’avoue que l’auteure m’a beaucoup surprise dans la construction de l’histoire. Le suspense est à son comble tout au long du roman. On ne comprend le fin mot de l’histoire qu’à la toute fin du roman. J’ai trouvé la fin drôle, qui porte à sourire et qui nous prouve une nouvelle fois que l’habit ne fait pas le moine.

Isabelle Bergi tient ses personnages d’une main de maitre. On se plait dans cette histoire estivale. J’ai apprécié les flash-back qui aident beaucoup à la compréhension de l’histoire et à l’installation du climat. Le lecteur n’a plus qu’à sortir le popcorn.

La plume

J’ai fait une très belle découverte. Fine, drôle, intelligente et dynamique, cette plume saura séduire plus d’un lecteur ! Je ne peux que souhaiter une longue vie à ce roman frais et très sympathique.

Les – :

  • Un léger déséquilibre entre les personnages et la place qu’ils prennent

Les + :

  • L’intrigue
  • Le voyage et les paysages du Finistère
  • Le climat de l’histoire : ça montre crescendo !
  • La plume de l’auteure

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La rousse qui croyait au Père Noël a 29 ans – Suzanne Marty

51yQpmOsoxL._SX311_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Cendrelle est responsable de la parfumerie du Grand Bazar de Paris et célibataire par intermittence depuis cinq ans. Le 1er janvier 2000, elle prend deux décisions : 1) arrêter les histoires foireuses ; 2) faire une folie. Car est-il raisonnable à 29 ans de ne plus croire au père Noël ? 

Mon avis : Je remercie du fond du cœur Suzanne Marty pour sa gentillesse. En effet, j’étais déjà très heureuse d’avoir entre les mains le premier tome des aventures de Cendrelle La rousse qui croyait au Père Noël a 39 ans mais quelle ne fut pas ma joie de voir que Suzanne me proposait de continuer notre partenariat avec ce deuxième tome.

Je tiens à préciser que le titre du roman peut prêter à confusion mais ce n’est pas un roman sur Noël. En effet, je ne chronique pas forcément au bon moment mais ici, je pense qu’il faut plutôt se référer à l’expression « croire au Père Noël ».

Ce que j’apprécie avec cette saga c’est qu’elle va se composer de 4 tomes : un à 39, un autre à 29 puis à 19 et encore 40 ans. Je trouve l’idée originale. En effet, on commence l’histoire par « la fin » mais rien ne vous empêche de lire dans l’ordre croissant ! C’est assez sympathique au final. Je trouve que l’idée de dire au lecteur de faire comme il l’entend est assez intéressante.

J’ai retrouvé Cendrelle pour mon plus grand plaisir. Elle est toujours aussi fraîche, pétillante et dynamique. Sa répartie est toujours au rendez-vous et cela nous donne des situations très drôles.

Cendrelle est responsable de la parfumerie et de la lingerie chez Grand Bazar à Paris. A 29 ans, elle aspirait à faire autre chose de sa vie. Plus le temps passe, plus elle se demande ce qu’elle fait là. Elle n’arrive plus à jouer à la vendeuse parfaite et ne parvient plus à cacher ses ennuis et tracas derrière un sourire hypocrite.

Un jour, Cendrelle annonce qu’elle prend des cours de théâtre. Même si sa famille rit, elle s’accroche. Elle est la plus vieille et ne parvient pas à se lâcher autant que ses jeunes camardes. Cependant, Cendrelle apprend vite et se fait rapidement des amis. Sa passion pour le théâtre va devenir rapidement chronophage et elle va devoir faire des choix.

Ce que j’ai apprécié dans cette intrigue, c’est le fait que Suzanne Marty nous montre que la vie n’est pas forcément toute tracée et que par moment, on peut facilement dévier. On peut tout envoyer balader et le regretter (ou pas). Changer de vie peut faire du bien ! C’est chouette comme manière de penser. Cette philosophie est un peu le mantra de l’intrigue. C’est un roman qui fait du bien.

L’intrigue se passe dans les années 2000. Le bond technologique m’a fait sourire. En effet, l’utilisation du portable est encore toute récente. La personne qui a un téléphone est vue comme une personne aisée, qui peut se le permettre. La mention du minitel m’a fait sourire. C’était vraiment très sympathique comme expérience.

La plume de Suzanne Marty est toujours aussi drôle. Elle nous offre des situations particulièrement drôles où Cendrelle met les deux pieds dans le plat. On est dans un univers qui fait plaisir, la lecture se fait rapidement, on veut savoir ce que Cendrelle va faire.

Si ce roman ne passe pas loin du coup de cœur pour moi, j’ai passé un excellent moment de lecture. J’ai commencé le matin ma lecture, j’ai fini le soir même.

Les – :

  • Ce n’est pas le coup de cœur mais je n’ai rien à dire de négatif sur le roman.

Les + :

  • J’ai adoré retrouvé Cendrelle.
  • La plume de Suzanne Marty que j’adore ! Qu’est-ce que j’ai ri.
  • L’intrigue et la mise en place du théâtre dans le roman.
  • Les personnages secondaires qui sont vraiment très sympathiques.

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Pour lire mon avis sur le premier tome, c’est par ici 🙂

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La petite boulangerie du bout du monde – Jenny Colgan  

bm_CVT_La-petite-boulangerie-du-bout-du-monde_9712Résumé : Quand son mariage et sa petite entreprise font naufrage, Polly quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d’une île des Cornouailles. Quoi de mieux qu’un village de quelques âmes battu par les vents pour réfléchir et repartir à zéro ? Seule dans une boutique laissée à l’abandon, Polly se consacre à son plaisir favori : préparer du pain. Petit à petit, de rencontres farfelues – avec un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands – en petits bonheurs partagés, ce qui n’était qu’un break semble annoncer le début d’une nouvelle vie …

Mon avis : Le mois d’Août m’a permis de vider quelques romans de mes étagères. J’avais adoré « Rendez-vous au cup cake café » de Jenny Colgan, ce fut donc avec délice, gourmandise et envie que je me suis plongée dans un autre univers que l’auteure nous proposait de découvrir.

Ce qui motive aussi ma chronique c’est que j’ai une lecture commune avec Roxou (un blog que je vous conseille de découvrir si ce n’est pas déjà fait) sur la suite de cette histoire. Donc, autant apprécié cette belle lecture avant que je vous présente l’autre !

Voici donc une lecture personnelle qui m’a fait beaucoup de bien. En effet, on fait la rencontre de Polly qui est une jeune femme tout à fait remarquable. Après le naufrage de sa vie professionnelle et personnelle, Polly décide de reprendre sa vie en main d’une drôle de manière. Son entreprise, montée avec son mari, ayant fait faillite, elle se retrouve dans son appartement luxueux, coincée avec ce mari qui rejette toutes les fautes sur son dos. Cette vie n’étant plus possible, l’évocation, par son mari, d’un possible divorce et d’une séparation qui fait effet tout de suite, Polly explose en plein vol et décide d’aller se terrer sur une petite île des Cornouailles.

Derrière elle, elle laisse son ancienne vie et décide de vivre simplement sur cette petite île pittoresque qui fait le bonheur des touristes l’été. Cependant, en plein hiver, Polly va vite déchanter. En effet, son appartement est dans un état catastrophique, elle va devoir se remonter les manches pour en faire quelque chose d’habitable. De plus, ce n’est pas avec une énorme sympathie que les habitants l’accueillent. C’est avec surprise que l’on voit comment sa venue est apprivoisée par les habitants : les pêcheurs, le vétérinaire et même l’apiculteur ! La seule qui voit sa venue d’un mauvais œil, c’est la boulangère et propriétaire de son logement.

A force de sourires et de pains succulents, Polly se fait accepter et découvre une vie douce, calme et paisible.

C’est aussi avec grand plaisir que l’on découvre les secrets des habitants : de cette boulangère qui refuse que des étrangers viennent habiter sur leur île, de ces pêcheurs qui ont des vies difficiles et même de ce mystérieux apiculteur américain qui est arrivé sur l’île pour changer de vie.

J’ai adoré ce petit bébé macareux qui m’a fait sourire. La relation entre lui et Polly est merveilleuse. Je l’ai trouvé tendre, drôle, attentionnée. Bref, c’est une relation qui porte à sourire.

La boulangerie de Polly est rapidement l’endroit de l’île où tout le monde se retrouve pour son plus grand plaisir ! Elle revit, elle a enfin trouvé ce qu’elle voulait faire de sa vie. J’ai trouvé cela très sympathique. La morale est belle : même les rêves les plus fous peuvent être réalisables si on se donne la peine d’y parvenir. J’ai trouvé cela très sympathique.

Les décors apportent quelque chose de doux, calme, apaisant. Moi qui ait vécu en Angleterre, je ne peux qu’adorer.

C’est encore une nouvelle fois un carton plein avec ce roman ! Un joli coup de cœur tendre et gourmand

Les – :

  • Me voici de nouveau comblée avec les gourmandises de Jenny Colgan

Les + :

  • Le personnage de Polly que j’ai aimé : une femme forte, belle et courageuse.
  • La plume de Jenny Colgan qui devient une valeur sûre de mes bibliothèques.
  • Les décors et les personnages que nous offre cette île de Cornouailles.
  • La gourmandise qui émane des pages du roman.

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L’homme qui n’a pas inventé la poudre – Stéphanie Claverie      

005524956Résumé : Sébastien vit sur l’île d’Oléron avec son père, René, veuf. Sébastien est ce qu’on appelle un handicapé accusant un retard mental. Il est jardinier municipal. Ultra organisé, réglé à la minute près, un rien suffit à ce qu’il soit perturbé. Un jour, au volant de sa voiturette, il porte secours à Barbara en panne avec sa voiture. Barbara vient de reprendre le magasin de chaussures de l’île pour se rapprocher de son fils, Lucas, en rééducation suite à un accident de scooter. Barbara, Lucas, Sébastien apprendront à se connaître, s’aideront.

Mon avis : Je remercie Théa et la collection coton pour l’envoi de ce service presse assez surprenant.

En effet, ici, on parle d’handicap via le personnage de Sébastien. Sébastien est un jeune homme qui accuse un retard mental. Si physiquement, Sébastien ressemble à un adulte, dans sa tête, il a le niveau d’un enfant en école primaire. C’est dur à vivre, mais dans ce roman, le handicap est abordé d’une manière qui fait que l’on ne peut pas s’attacher à ce jardinier aux mains d’or !

Sébastien chante du Frédéric François, parce que sa maman adorait cela. Il a été bercé par cette chanson et il la chante quand il est heureux, c’est-à-dire la plupart du temps.

Avec son papa, René, les relations peuvent être sympathiques comme très compliquées. Depuis la mort d’Yvette, sa femme, René reste seul pour s’occuper de son fils qui ne parle que de ses super héros préférés et ses jeux vidéo qu’il adore. Il aime les fleurs, bichonner son jardin public. Ce sont des choses simples. C’est beau à découvrir.

Le quotidien de Sébastien ne doit pas être perturbé. En effet, chaque chose à sa place et tout va pour le mieux. Il y a un ordre à respecter parce qu’il l’a appris ainsi. C’est pourquoi, Pierre, l’aide à prendre son indépendance dans l’ancienne maison de « la Barbue » qui est maintenant la sienne.

Même si René se montre parfois ennuyé par son fils et ses manies, il se montre un papa poule, qui s’inquiète et qui reste seul dans cette grande maison.

Barbara et Louis font faire une apparition dans la vie de Sébastien. Barbara tient un magasin de chaussures sur l’île et Louis, son fils, est en convalescence sur l’île après un grave accident qui lui donne le droit à un bon moment en rééducation. Sébastien va venir éclairer leur quotidien un peu terne et inversement.

Je ne peux pas dire que j’ai détesté ma lecture mais je ne peux pas non plus dire que c’est un coup de cœur. Même si pour moi, l’idée est très bonne, la fin me laisse sur ma faim. Je n’ai pas compris. L’une des dernières réflexions de Lucas m’a fait mal au cœur. J’ai eu mal pour Sébastien qui ne voit pas le mal.

Cependant, ce roman met en avant le handicap et cela, c’est toujours une bonne chose dans le sens où l’on parle de ce que la société essaye de cacher. Ayant moi-même un membre de ma famille souffrant de ce mal, je n’ai pu qu’aimer le fait qu’il soit mis en avant. J’aurais aimé un peu plus de profondeur dans la psychologie des personnages mais j’ai apprécié le fait que l’on montre la cruauté des parents et des enfants en faisant des bons entre le passé et le présent de Sébastien qui par moment m’a bien fait rire.

C’est donc tout en douceur que l’on découvre cette nouvelle plume et l’univers qu’elle nous propose.

Les – :

  • La fin qui m’a laissé un peu… dubitative !
  • Les personnages qui manquent un peu de profondeur.

Les + :

  • Le handicap mis en avant. Chouette idée !
  • La couverture toute belle qu’on nous propose.
  • La plume de Stéphanie.
  • L’humour et la personnalité de Sébastien.

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Rendez-vous au Cupcake Café – Jenny Colgan

51kSOR3poTL._SX303_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Izzy est une fée de la pâtisserie. Elle a passé son enfance dans la boulangerie de son grand-père, et a indéniablement hérité de son talent. Chaque semaine, ses collègues du bureau se régalent de ses cupcakes colorés et autres brownies ultrafondants… Lorsqu’elle se fait licencier par son futur ex-petit-ami, Izzy sent grandir en elle une idée folle : et si elle ouvrait son propre cupcake café ? Le projet est un peu risqué, le chemin semé d’embûches, mais lorsqu’elle découvre un magasin à louer dans une ruelle pavée, elle se lance dans l’aventure, et dans une nouvelle vie ! 

Mon avis : J’en avais envie depuis longtemps. Je me suis fait plaisir en début de semaine en achetant  Rendez-vous au cupcake Café  de Jenny Colgan. J’ai ses deux autres romans dans mes étagères (d’ailleurs  la petite boulangerie du bout du monde est dans mon sac à main) mais celui-ci me faisait le plus envie. Je suis une incorrigible gourmande… Les cup cakes… J’adore ça ! Du coup, c’était une évidence même pour moi de découvrir la plume de Jenny Colgan avec ce roman là.

On fait la connaissance d’Izzy. Une jeune femme que j’adore ! Ce n’est pas un personnage principal cliché : taille mannequin, perfection assurée. Non, Izzy fait des erreurs, a des défauts et des formes. J’ai trouvé cela très charmant. Je me suis d’ailleurs identifié très rapidement à elle avec sa cuisine rose (franchement, j’adorerai, dommage, Jonathan ne me laissera pas faire), ses cup cakes qui m’ont donné envie tout au long du roman. Bref, Izzy est une jeune femme remarquable. Il y a des petites choses dans sa vie qui ne vont pas forcément : Graeme, son patron, son « petit ami » qui se moque d’elle et qui l’utilise quand il en a besoin. Grand manipulateur, il la tient fermement comme sa petite marionnette. Complètement sous le charme, Izzy ne voit rien et croit au grand amour. Naïve et manquant de confiance en elle, Izzy est rapidement aveuglée et a besoin de coup de pied aux fesses pour se remettre sur les rails.

Lorsqu’elle perd son emploi, Izzy déprime complètement, Helena, sa meilleure amie, une grande rousse, magnifique (et aussi avec des formes !!! Merveilleux !) est là pour la soutenir. C’est top d’avoir une amie ainsi. Elles m’ont beaucoup fait rire, leur amitié résiste à tout et cela est extrêmement chouette à lire.

Ouvrir un salon de thé… Une idée folle qu’Izzy parvient à monter… Avec l’aide de Pearl, une fille licenciée aussi qui va rapidement devenir son amie et Caroline, elles parviennent à faire de ce petit salon de thé le rendez vous de tous les habitants de Londres ! J’ai beaucoup aimé cette évolution, ce parcours rempli d’obstacles personnels mais aussi professionnels.

Dans les relations qu’Izzy entretient avec ses amis et les personnages secondaires comme Austin, on voit très bien qu’elle est merveilleuse. C’est une personne à l’écoute, qui veut faire le bien partout où elle passe. Cela fait d’elle un personnage que je n’oublierai pas de si tôt. La relation qui m’a le plus touché c’est celle que notre personnage principal entretient avec son Grampa Joe. J’ai tellement apprécié ! J’ai ri, j’ai eu mal, j’ai eu peur pour eux deux. Cette relation fragile nous montre à quel point on n’est rien sans nos grands-parents. On apprend d’eux, on perpétue les savoir faire. [Papis, mamie & tatie, je pense tellement à vous, tout le temps ♥]

Je suis tombée amoureuse du salon de thé d’Izzy. C’est vraiment un endroit que j’aurais tant aimé découvrir. Je m’y voyais ! Déguster des cup cakes en regardant Louis, le petit garçon de Pearl faire des bêtises, de voir tout le monde débarquer, le sourire aux lèvres. J’aurais bien évidemment été accompagnée d’un bon roman !

Vous l’aurez compris, la découverte de la plume et de l’univers de Jenny Colgan est une véritable révélation pour moi. J’ai beaucoup apprécié ce que j’ai lu. Ce roman est un sacré coup de cœur sucré qui a su faire fondre mon petit cœur. On rit, on s’inquiète, on est impatient, on est en colère, bref, on passe par tous les états possibles en moins de 500 pages.

Les – :

  • Aucun – cette fois ci. J’ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de la petite troupe. La plume de Jenny Colgan est un régal.

Les + :

  • Le personnage d’Izzy avec qui j’ai passé un excellent moment. J’ai aimé sa gentillesse et sa volonté de faire plaisir à tout le monde.
  • Le salon de thé. Un lieu délicieux propice à de belles choses.
  • Les personnages dans leur ensemble : j’ai adoré Helena, Austin ainsi que Grampa Joe.
  • La plume de Jenny Colgan qui est une révélation pour moi. J’ai hâte de pouvoir me lancer dans un nouveau roman de cette auteure.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie