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Les initiés de Frédéric Livyns et Sébastien Prudhomme-Asnar

CVT_LES-INITIES_4254Résumé : Bienvenue dans le lieu-dit La forêt d’automne… Tous les 25 ans, des enfants y disparaissent dans des circonstances mystérieuses… Tous les 25 ans, des corps d’adolescents atrocement mutilés y sont retrouvés… Tous les 25 ans, un jeune homme se volatilise sans laisser de traces… Dans la lignée des romans de genre, les auteurs ont donné vie à un véritable hommage aux films d’horreur des années 80 ! Oserez-vous les suivre au cœur de ce lieu maudit et aller à la rencontre des Initiés ?

~ Service presse ~

Je remercie l’équipe de Séma Editions pour l’envoi de ce roman. Je sais, je sais. Frédéric Livyns est un auteur que l’on connait bien maintenant chez Satine’s books… Que voulez-vous ! Quand on aime, on ne compte pas … Si je suis toujours autant fan de la plume de l’auteur, j’avoue qu’ici, ce roman n’est pas le meilleur, à mon goût, que j’ai pu lire de l’auteur.

Il est vrai, me direz-vous, qu’il s’agit d’un roman à quatre mains. Ce n’est pas du Frédéric Livyns pur mais j’avoue que je suis quand même moins séduite. Il ne s’agit pas forcément de la plume mais plutôt du contenu. En effet, Frédéric Livyns me plait beaucoup parce qu’il mêle l’horreur (genre avec lequel je tâtonne encore un peu) à une source plus historique, qui donne un vrai cachet au roman. Mon erreur fut, peut-être, d’avoir lu ce roman directement après l’Obscur que j’avais grandement apprécié.

Le résumé m’a beaucoup plu. Cette histoire de disparition, ce délai de 25 ans…Pourquoi pas ! J’adore l’idée. Le principe de base m’a rendu curieuse. Cependant, j’ai ressenti un manque cruel de détails durant ma lecture. Roman court, on va droit au but sans forcément attacher d’importances aux détails, c’est un choix. Néanmoins, avec un résumé comme celui-ci, j’attendais beaucoup du fond « légendaire » de l’intrigue. Pourquoi ? Comment ? Qui est la Mère ? D’où vient-elle ? Des questions qui restent parfois sans réponse…

Oui, on plonge dans un univers digne des films d’horreur des années 1980. J’avoue, j’ai regardé quelques films pour comprendre la comparaison parce que je ne suis pas forcément très fan cinématographiquement parlant de ce genre précis. J’avoue que l’ambiance retranscrite dans le roman est vraiment semblable. C’est efficace et appréciable. Le lecteur est plongé d’office dans le vif du sujet.

On suit deux histoires en parallèle : un groupe d’enfants et un groupe d’adolescents plus vieux. Clairement, j’ai préféré l’histoire des personnages plus vieux. Ce groupe d’adolescents part pour le week-end dans une maison tranquille. Rires, souvenirs et bons moments sont au programme. Cependant, rien ne va se passer comme prévu. Rapidement, on va comprendre que le pire va se produire : l’intrigue nous propose de passer un moment de lecture où l’horreur atteint son paroxysme.

J’ai rarement eu autant de frissons de dégout en lisant un roman. Il faut ce qu’il faut : l’auteur nous prévient rapidement, on ne s’attend pas à voir une jolie petite romance. Non, ça va saigner, ça va couler sur les murs et ça va glacer le sang. J’approuve complètement, c’est efficace, j’ai arrêté de manger mon sandwich en lisant le roman. Sur ce point, les auteurs ont fait un travail gigantesque. Un des points que je n’ai pas trop apprécié, c’est justement cette sensation d’en avoir un peu trop sous les yeux : violence exacerbée, scènes très explicites, on se retrouve vraiment dans l’antre du diable. Pour moi, c’était trop. Cela est vraiment à l’appréciation du lecteur. Ce roman laisse sur moi une trace cuisante.

Autre point qui m’a un peu dérangée, c’est ces similitudes entre les personnages dans les romans que j’ai pu lire de Frédéric Livyns. Oui, ils sont bons. Oui, j’apprécie les décors et les intrigues sont originales. C’est pour cette raison que, plus haut, je vous dis que ma bêtise était probablement de lire les deux romans de manière rapprochée. J’ai trouvé que dans l’utilisation des personnages, on retrouve quelques points de similitudes. Je ne vais pas commencer à faire des parallèles, ça n’en vaut pas la peine. En revanche, j’ai trouvé dans le roman un adulte qui vient aider le groupe d’adolescents en danger, une figure féminine à la tête de l’intrigue qui finit par repousser ses limites tant dans l’ouverture de son esprit que dans sa possibilité à croire en l’irréel par exemple. J’avoue que ce point-là m’a un peu gênée.

En revanche, j’avoue que le roman est court et se lit très rapidement. Le style est sympathique et permet au lecteur de ne pas s’ennuyer. Il n’y a pas de longueur et cela est assez bien. Les plumes sont efficaces.

En définitive, ce roman est assez sympathique grâce aux décors et à l’originalité des idées. Cependant, il m’a manqué des détails dans l’histoire et dans la légende qui s’inscrit dans ce roman. Les plumes sont intéressantes et le rythme est bon. C’est un roman que vous aimerez si vous êtes prêts à voir le sang couler et à avoir des scènes bien gores.

Je remercie encore Séma éditions pour l’envoi de ce roman. Merci aussi à Kathleen pour la lecture commune.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un roman cinématographique efficace
  • Un univers horrifique très intense et intelligent
  • Le personnage de la Mère que j’ai apprécié

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L’arpenteur de mondes de Jean-Christophe Chaumette

l-arpenteur-de-mondes.jpgRésumé : Après trois années passées à enquêter sur les voyants, gourous et autres magiciens, la journaliste Vigdis Gehrke est lasse de leurs élucubrations. Aussi s’efforce-t-elle d’oublier les inquiétants propos que lui tient un guérisseur australien de passage en France. Mais lorsqu’un effroyable massacre perpétré dans une ferme isolée est porté à sa connaissance, elle est amenée à s’interroger sur ce qui lui a été révélé. Et si l’Arpenteur de mondes, fléau de Dieu ou Bête de l’Apocalypse, venait réellement de surgir d’une autre dimension pour préparer la fin de l’espèce humaine ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence éditions pour cette belle réception. J’ai tenté, pour la première fois, le « crazy book day » et j’adore le principe ! Contre une chronique dans le mois, la maison d’édition vous envoie le roman en papier. Oui, c’est un partenariat mais j’aime le fait que tout le monde à sa chance.

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L’arpenteur de mondes : entre horreur et terreur
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Je vous le dis clairement : âmes sensibles s’abstenir. J’aime sortir de mes zones de confort et repousser les limites. Ainsi, je viens, parfois, vous étonner avec des genres que vous ne voyez pas souvent sur le blog. L’arpenteur de mondes fait partie de ces romans que je n’aurais pas lu si on ne m’avait pas poussé dans ce sens. Wolkaiw m’a beaucoup parlé de l’auteur, c’est pour cette raison que je me suis lancée.

On vogue entre le réel et le fantastique, entre le chamanisme et les histoires bibliques. On a un certain équilibre qui nous propose une histoire où une enquête policière va croiser la route de l’Apocalypse via le personnage de l’arpenteur de mondes (le monsieur sur la couverture, vous voyez ?).

L’Arpenteur est un personnage vraiment très dur, horrible et terriblement effrayant. Dès le départ, j’ai dû m’accrocher à ma ceinture pour tenir le choc de la lecture. C’est un récit où l’horreur du monde est présente : entre meurtres, suicides et bêtise humaine, tout est présent pour que l’apocalypse ait lieu. Et oui, messieurs, dames, nous voilà dans le châtiment extrême pour ces hommes qui se sont détournés de la voie de Dieu. La prophétie est en marche… Gare à vous !

« Une entité maléfique voyage d’un monde à l’autre, dans l’infinité des dimensions qui s’entrecroisent au sein de l’Univers. La haine, la souffrance et la mort l’attirent comme le sang attire une lamproie. Et comme une lamproie, elle colle sa gueule à sa victime et la vide, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. Elle existe depuis la nuit des temps, et sa puissance est incommensurable. Notre tâche, madame Gehrke, est de s’opposer à elle. »

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Personnages et univers
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Je suis fascinée, vraiment. Comment l’auteur a pu construire un monde ainsi ? Comment a-t-il pu faire pour ne pas se tromper et nous faire découvrir le monde de ce roman. L’intrigue est forte, les thématiques sont vraiment intéressantes. L’auteur parvient à surprendre le lecteur en l’amenant là où l’on ne s’y attend pas. Ainsi, des thématiques originales, que je n’avais jamais pensé trouvés dans un même roman se dessinent : ainsi, on parle de mondes virtuels, de jeux vidéo mais aussi de prophéties, de religion, d’enquête policière. Bref, on est dans un monde vaste, plein d’énigmes et cela m’a permis de voyager dans un univers vraiment intense et délicieusement surprenant.

Si j’ai eu peur face à ce monde rempli d’horreur, les personnages m’ont énormément plu ! Une élite se forme autour de nous et se glisse dans l’intrigue : une élite qui est la seule à pouvoir mettre fin à cette entité maléfique qui plonge la planète dans le chaos. Ainsi, notre équipe se compose de quatre personnages : Le veilleur, le messager, le maître de combat et l’archiviste. Cette histoire est une quête, une aventure qui happe le lecteur. C’est une sacrée course contre la montre qui nous tient en haleine.

Si je mets de côté les scènes trop violentes à mon goût et trop détaillés, j’ai passé un bon moment de lecture. Je ne vous parle pas beaucoup des personnages parce qu’il y en a beaucoup et que je ne veux pas vous gâcher une partie de l’intrigue en vous dévoilant les noms de notre mystérieuse élite sauveuse du monde.

L’univers soulève bien évidemment la question sociétale et humaine : Que sont devenus les hommes ? Comment ont-ils pu se détourner autant du regard de dieu et ne plus faire de ce Dieu qu’une infime partie d’eux.

On est aussi dans un roman qui soulève la question des racines en soulignant à de multiples fois des nationalités différentes, des pays différents, des continents différents mais aussi des mondes différents. On a un pied dans le réel et l’autre dans le fantastique. C’est vraiment très intéressant.

Si l’Arpenteur est un personnage qui vient semer le chaos, on se rend aussi compte qu’il n’est pas le seul à faire peur, à semer le trouble et la terreur autour de lui. Je parle d’un personnage qui m’a beaucoup plu dans le rôle qu’il a : Damon Harriman, le PDG de l’entreprise « Virtual Worlds ». Rien que son nom, dans la sonorité, vient nous indiquer qu’il n’a pas les cornes, mais que cet homme est un démon incarné.

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Le mot de la fin
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Si L’arpenteur de mondes n’est pas forcément un roman vers lequel je me serai retournée seule, je suis ravie d’avoir mis le nez dedans. De temps en temps, cela fait du bien de sortir des sentiers battus. Grâce à sa plume, Jean Christophe Chaumette nous propose un voyage dans le temps, dans les mondes différents. On se pose différentes questions tant humaines que mystiques. Les thématiques abordées sont très intéressantes : entre religion et chamanisme, on se retrouve dans un large univers, riche et plein de surprises. Jean Christophe Chaumette nous propose une plongée dans un monde horrifique où le temps est compté pour que le monde soit sauvé par une élite intéressante, variée et pleine de ressources. Bravo !

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une élite intéressante que j’ai apprécié découvrir au cours de ma lecture
  • Un mélange de thématique que j’ai adoré découvrir
  • Un univers littéraire fascinant

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Le cauchemar des Brackford de Maxence Valmont

51ymycjh-zL._SX195_.jpgRésumé : Jusqu’où iriez-vous pour satisfaire vos ambitions ? Patricia Brackford, star du cinéma muet, est quant à elle prête à tout. S’abandonnant aux plus ignobles stratagèmes, elle vivra jusqu’à la folie la pièce écrite par elle. Mais attention, si l’amour n’est pas toujours éternel, l’exquise vengeance se déguste avec lenteur sur le long terme. Un thriller sans concessions dans l’univers feutré de la haute bourgeoisie anglaise de 1927. Une insoutenable plongée dans Le Cauchemar des Brackford !

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Séma éditions pour l’envoi de ce roman et Alicia qui m’a permis de lire ce roman. J’avais envie de découvrir ce que pouvait donner ce mystérieux titre ainsi que ce résumé alléchant. J’ai passé un bon moment de lecture.

~ Patricia Brackford : un personnage étonnant ~

Patricia Brackford est un personnage que j’ai détesté tout au long du roman. Elle incarne tout ce que je n’apprécie pas chez les hommes ; vaniteuse, hautaine, méchante, manipulatrice et malhonnête. Elle fait partie de ces personnages que l’on adore détester. Elle est là, elle brille par sa présence et sa méchanceté.

J’ai apprécié le basculement du personnage au fil de la lecture. A partir du moment où Maxence Valmont fait basculer son récit vers le fantastique et l’horreur, le personnage sombre dans un état complètement incroyable. Cela donne une seconde impulsion au roman et j’ai adoré ce moment pivot dans le texte.

Patricia est sûre d’elle. Aimant à hommes, elle se sait belle et désirable. Seulement voilà, grande star du cinéma muet, le cinéma parlant ne veut pas d’elle ! Sa voix n’est pas assez forte, belle, imposante. Ainsi, elle se retrouve reléguée en seconde zone. Son mari, riche à souhait ne pouvant rien faire, elle se décide à se venger.

~ Un milieu social et une période historique intéressants ~

On est dans une intrigue historique durant la fin des années 1920 début des années 1930. C’est une période que je connais très peu et je vous avoue que ce petit roman m’a bien donné envie de retenter l’expérience avec un roman plus long dans cette ambiance. C’est une ambiance assez particulière, c’est une période qui a son charme.

De plus, le milieu dans lequel on évolue ajoute une autre ambiance au roman : l’aristocratie anglaise. Si Patricia est devenue célèbre, elle n’en reste pas moins une femme entretenue par son mari et son immense fortune qu’il a gagnée à la sueur de son front.

Les descriptions des décors m’ont beaucoup plu. Je m’y suis crue. C’est vraiment, pour moi, l’un des points forts de ce roman. L’auteur met le paquet et ça se ressent dès les premières pages.

« Un long couloir, bordé d’une trentaine de colonnes où reposaient des bustes de philosophes antiques et de politiciens illustres la séparait du salon français. À l’extrémité de la galerie, une grande tapisserie des Gobelins déployait avec ostentation une scène de chasse sous Louis XIV. De nombreux tableaux intimistes ponctuaient majestueusement le parcours des visiteurs. »

On dit toujours que chez les riches, il se passe toujours des choses bizarres. Dans la police, bien souvent, les enquêtes policières révèlent des mises en scène incroyables pour tuer quelqu’un. Histoire d’argent, de tromperie ou de secrets de famille, les riches sont très inventifs ! Maxence Valmont nous prouve que cette hypothèse est plutôt vraie.

~ Un roman qui vire vers l’horreur et le fantastique ~

Je n’ai pas cessée d’être surprise dans ce roman. Pourtant il se lit relativement vite (120 pages environ de mémoire). C’est vrai que j’aurais apprécié quelques pages en plus pour vraiment m’imprégner du côté plus sombre de l’histoire. Si les décors sont incroyablement plantés, j’ai trouvé que la seconde partie du roman était légèrement trop rapide à mon goût.

J’ai trouvé que l’idée de base était vraiment top. Une femme maléfique qui veut tout mais ne rien perdre. Ainsi, on voit à quel point les gens peuvent devenir complètement malades pour une chose qu’ils convoitent tant.

Si dans ses actions, on voit Patricia exploser en plein vol et se rapprocher de plus en plus de la folie, psychologiquement parlant, je reste sur ma faim. En effet, on voit à quel point elle sombre dans la folie grâce à ses actes mais je pense que j’aurais apprécié savoir un peu plus ce qu’elle pensait lors de ses agissements.

~ Amour et manipulation ~

Personnellement, je vis dans un monde tout beau tout rose. Je ne comprends pas comment on peut jouer avec les sentiments des gens et les manipuler. Ici, c’est exactement ce qui se passe. Patricia n’hésite pas une seule seconde à blesser et manipuler la gente masculine qui gravite autour d’elle pour avoir ce qu’elle veut. Avant tout autre chose, Patricia est l’archétype de la veuve noire. Elle veut de l’argent, vivre sur le dos des hommes et toujours rester au top. La séduction, c’est son terrain de jeu et cela se sent.

D’un autre côté, on à John Brackford, le mari de Patricia qui se bat pour rester la tête hors de l’eau. J’ai beaucoup apprécié ce personnage humble et intelligent. Il est plus doux, tempéré et calme que sa femme. Ce sont vraiment deux personnes très différentes qui forment un couple ici. J’ai beaucoup apprécié la relation entre John et son majordome Charles. Comme un père avec son fils, Charles fera tout pour aider John et inversement. C’est vraiment très sympathique d’avoir des relations saines d’un côté et d’un autre côté les relations perverses. Ainsi, le fossé entre mari et femme se creuse. On a une sorte de dichotomie entre le bien et le mal.

~ La plume de Maxence Valmont ~

J’ai beaucoup apprécié le nom de famille de l’auteur qui m’a directement renvoyé aux Liaisons dangereuses de Chloderlos de Laclos et de ce monde de relations humaines, de la haute société,  de manipulations et d’amour biaisé au profit de paris, d’argent et de jeux… Mais attendez ? Je crois que l’on tient quelque chose là, non ? J’ai apprécié pouvoir faire un lien entre Patricia et Madame de Merteuil même si Madame de Merteuil reste indétrônable dans mon cœur. (Si vous n’avez jamais lu ce roman, il fait partie des classiques à lire de toute urgence !).

La plume de Maxence Valmont reste très belle. Elle est ni trop fastidieuse ni trop pompeuse. Elle est juste et équilibrée. L’utilisation des mots est bien pensée et cela ajoute de la profondeur à ce roman.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une ambiance intéressante à découvrir.
  • Une histoire où folie et horreur sont au rendez-vous.
  • Un couple si différent qu’il en est très intéressant.

4

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Le signal – Maxime Chattam

téléchargement.jpgRésumé : La famille Spencer vient de s’installer à Mahingan Falls. Un havre de paix. Du moins c’est ce qu’ils pensaient…. Meurtres sordides, conversations téléphoniques brouillées par des hurlements inhumains et puis ces vieilles rumeurs de sorcellerie et ce quelque chose d’effrayant dans la forêt qui pourchasse leurs adolescents… Comment le shérif dépassé va-t-il gérer cette situation inédite? Ils ne le savent pas encore mais ça n’est que le début… Avez-vous déjà eu vraiment peur en lisant un livre ?

Mon avis : Je remercie Audiolib ainsi que Pauline pour l’envoi de ce roman en livre audio. Je suis ravie d’avoir pu le découvrir malgré un petit souci technique avec le CD. J’ai pu écouter et déguster pour la première fois un roman de Maxime Chattam. Je vous avoue qu’il y a des auteurs qui me font « peur ». Je trouve que le livre audio est un bon compromis. Ainsi, je sais que je vais certainement lire d’autres romans de l’auteur. Les romans de Maxime Chattam me faisaient peur par leurs contenus mais aussi leurs tailles.

Un livre en dessous de ce que j’attendais

Avec un résumé pareil, je m’attendais à trembler d’effroi à toutes les pages. Cependant, j’ai trouvé ce côté assez décevant. Pour une lectrice trouillarde comme moi, je n’ai pas eu spécialement peur. Certes, il y a eu des passages légèrement angoissants mais rien ne m’a spécialement fait peur. C’est vraiment dommage parce que je pense que je n’ai pas lu le bon Chattam pour commencer.

J’ai eu l’impression d’écouter une pâle copie d’un film d’horreur… Vraiment dommage ! La seule chose « horrifique » pour moi ce sont les scènes assez gores que l’auteur nous propose à la pelle. Je n’ai malheureusement pas été touchée par ces scènes qui sortent de je ne sais où pour dire de placer du gore dans un roman qui aurait mérité d’être plus épuré pour se concentrer sur l’essentiel.

Les personnages

J’avoue qu’ils m’ont bien plu. J’ai vraiment suivi attentivement l’écoute surtout parce qu’ils étaient là. En effet, je voulais vraiment savoir comment cette histoire allait se terminer et aussi de voir comment les personnages allaient s’en sortir. La famille Spencer est une famille singulière que j’ai apprécié suivre tout au long de mon écoute.

L’intrigue

Je pense que l’intrigue méritait qu’on aille jusqu’au bout de l’écoute/lecture. En effet, on se retrouve avec une famille qui vient de mettre les pieds dans une situation vraiment délicate et particulière. J’ai trouvé l’idée de base bonne. Cependant, à force de vouloir trop en faire, de nombreuses longueurs sont apparues dans mon écoute. J’ai trouvé que cela s’essoufflait.

La plume de Maxime Chattam

Je n’ai rien à dire sur la plume. Elle est très sympathique à suivre. Je pense que ce roman est une « erreur de parcours ». Je tenterai la première trilogie dont j’entends beaucoup parler. Je suis contente d’avoir pu découvrir l’univers de Chattam qui se rapproche beaucoup de celui de King. Cependant, il y a eu des ratés qui font que l’on n’y croit pas du début à la fin, c’est dommage.

Les – :

  • Du gore pour du gore. Dommage.
  • La promesse d’avoir la plus grande peur de ma vie : c’est râté !
  • Des longueurs

Les + :

  • Les personnages
  • La plume. Je suis contente d’avoir découvert l’univers de Maxime Chattam
  • Une idée de base assez sympathique.

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(Je mets tout juste la moyenne: 2.5/5)

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Chambre nymphale – Maude Elyther

chambre-nymphale-1170568-264-432Résumé : À la suite d’un traumatisme, Otto se trouve confronté à un paysage de désolation et de ténèbres. En proie à ses démons, il évolue dans un univers de sombres fantasmagories, recréant la réalité en l’arpentant dans sa sensibilité, flirtant ou communiant avec la folie. Entre ses instincts archaïques et le Monstre dévorant, la métamorphose opère.

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Dorian Lake ainsi que les éditions Noir d’absinthe pour l’envoi de ce roman en service presse via SimPlement. Je suis de plus en plus fan de cette plateforme qui facilite vraiment les échanges entre auteurs, éditeurs et blogueurs ! Quelle belle idée !

Un univers surprenant

Comme d’habitude, je n’ai pas lu le résumé. Je fais aveuglement confiance à Noir d’absinthe. J’ai vu la couverture (que je trouve magnifique) et je vous avoue que je m’attendais à tout sauf à cela ! La couverture laisse penser à un roman onirique, quelque chose d’inventif et d’inventé. Je ne pensais pas du tout me retrouver dans une lecture de ce genre. J’aurais quand même pu m’en douter, les romans de Noir d’Absinthe cachent toujours quelque chose de formidable.

La folie à l’état pur

Je ne sais pas ce que j’ai en ce moment, je ne lis que des romans sur la folie. Après la trilogie psychiatrique de James Osmont, je me retrouve dans l’histoire d’Otto, un homme qui a subi un traumatisme assez puissant. Durant toute la progression du roman, on se retrouver à évoluer dans le monde réel et le monde d’Otto. J’ai apprécié ce mélange.

Le personnage d’Otto est puissant. J’ai aimé ce personnage qui met l’homme et certains éléments à égalité, on se retrouve dans un roman où l’on tangue entre deux mondes. C’est onirique, ça oui ! Mais onirique horrifique. C’est assez troublant, on ne sait plus forcément discerner le vrai du faux… La folie, finalement, peut aussi se définir de cette manière, non ?

Deux mondes qui cohabitent dans le même roman

J’ai apprécié le fait que l’auteure parvienne à nous faire comprendre que les personnages humains ne sont pas forcément les plus importants dans cette histoire. En effet, on se retrouve avec le Vent, le Monstre, la Lune… On se retrouve donc avec des éléments et des lieux personnifiés. On prouve encore une fois qu’il y a une sorte d’égalité. Tous sont aussi importants les uns que les autres.

Finalement, à part ce que l’on sait d’Ethan et d’Otto, on n’a pas forcément beaucoup de détails sur leurs physiques, leurs routines, leurs entourages. Non, le roman se dépouille de toutes ses futilités pour aller à l’essentiel : Otto, son bourreau et sa quête identitaire.

Si on tangue entre les deux mondes, on se rend compte qu’Otto aussi : d’un côté il y a Ethan qui tient à l’aider à se remettre de son coma, de l’autre, les cauchemars et les monstres. Si Ethan tient à lui venir en aide, il tient Otto à l’écart de pas mal de choses et dès qu’Otto met le doigt sur quelque chose qui pourrait l’aider à retrouver la mémoire, Ethan le stoppe net. Intéressante intrigue qui ajoute encore quelque chose de mystérieux à l’œuvre. On est dans le flou, dans l’incertain.

L’identité

C’est une notion essentielle dans ce roman pour moi. En effet, Otto semble être différent. Via les paroles d’Ethan, on remarque qu’Otto n’est plus le même qu’avant. Otto se bat contre ses cauchemars et ces fameux trous noirs qui marquent un effort de mémoire incroyable à faire pour lui. On a une sorte de double identité qui se démarque dans ce roman. Une source de folie ? Je vous conseille de mettre votre nez dans ce roman.

L’ambiance

Le lecteur s’installe dans un univers assez intéressant. Je vous avoue que j’ai eu du mal à m’identifier au personnage d’Otto. Cependant, j’ai adoré l’ambiance qui se dégage du roman. En effet, c’est plein de monstres, d’horreur (sans entrer dans le gore), c’est onirique, tout simplement. J’ai trouvé cela intéressant. Personnellement, on n’était pas loin des décors des plus grands auteurs gothiques : on n’était pas loin d’univers proposés par Edgar Allan Poe par exemple, Ann Radcliffe (♥) ou encore Mary Shelley pour ne citer que les plus grands. On est dans une atmosphère oppressante qui tient le lecteur en haleine tout au long du roman.

La plume de l’auteure

Je ne connaissais pas la plume de Maude Elyther. J’avoue que je suis bluffée par le travail en amont de l’auteure. On sent bien que l’univers proposé est travaillé, riche et fourni pour être le plus précis possible. J’apprécie cela. Cela se sent dans la plume. Les mots sont choisis finement et très riches. Maude Elyther bouleverse les codes et rend son roman atypique. Bravo !

Maude Elyther parvient à nous faire lire des choses déroutantes et l’on en demande encore. On veut savoir comment cela va se terminer. C’est quand même assez surprenant. L’auteure est parvenue à me convaincre – pas totalement- alors que je pensais que ma lecture se passerait mal. Les images sont belles, elles donnent énormément de sens à la quête identitaire du personnage principal.

Les – :

  • Je n’ai pas su m’identifier au personnage d’Otto, malheureusement.

Les + :

  • La manière dont la folie est gérée dans ce roman.
  • L’univers gothique et horrifique. Je connais peu, mais j’y ai pris gout le temps de ma lecture.
  • La plume de Maude Elyther.
  • La quête identitaire d’Otto.

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Le château de Tanna’ Saoghal de A.J Crime

le-chateau-de-tanna-saoghal-923417-264-432.jpgRésumé : L’Écosse ; les Lands battues par les éléments, les reliefs ciselés au scalpel, des rivières innombrables s’écoulant dans les précipices berceaux des lacs, une nature sauvage comme le peuple des Highlands qui vous raconte les histoires des démons au coin du feu. Dans ce décor se joue l’affrontement éternel du bien contre le mal et de ses suppôts avides de pouvoir. Au château de Tanna’Saoghal, vous assisterez à cette lutte dans l’ascension et la décadence pour la domination des faibles esprits humains. Heureusement pour nous, quelques âmes charitables combattent les démons pour que nous soyons des proies moins faciles malgré le scepticisme généralisé et de coûteuses victoires.

Mon avis : Je remercie Évidence Éditions pour l’envoi de ce Service Presse. Je suis ravie d’avoir pu découvrir ce roman qui me faisait très envie.

En plus d’un très beau résumé alléchant, j’ai trouvé la couverture de ce roman très attirante. C’était vraiment deux bons points avant de commencer ma lecture.

Je vous avoue que ma lecture n’a pas été de tout repos parce que j’ai eu du mal à me lancer dans la lecture mais les difficultés se sont vites estompées grâce à une plume efficace, des descriptions très agréables et un cadre écossais que j’ai adoré retrouver.

Je vous avoue que je ne connaissais pas A.J Crime et sa plume et mon retour sur ce point est assez satisfaisant, j’ai été emporté dans un monde incroyable. J’ai trouvé un certain glamour et une élégance naturelle dans cette plume. J’ai trouvé qu’A.J. Crime a un côté très britannique dans ses mots. Cependant, je n’ai pas non plus réussi à avoir une lecture fluide. J’ai dû faire des pauses parce que c’était peu trop dense pour moi mais rien de grave. La qualité de la plume a su rééquilibrer cette petite « fausse note ».

L’intrigue est très bonne, on flotte entre réalité et fantastique, c’est assez intrigant. On y mêle les fantômes, les esprits à des lieux incroyables et des personnages assez divers et variés.

L’auteur parvient à nous faire des frayeurs incroyables… Franchement, je ne verrai plus les vieilles bâtisses de la même manière ! Je trouve qu’il est parvenu à faire quelque chose de prodigieux : il a su me véhiculer de nouvelles émotions. En effet, beaucoup d’auteurs savent me prendre par les sentiments et faire de moi une petite guimauve mais ici, j’ai vraiment eu les pétoches !

Les personnages sont assez sympathiques, j’ai beaucoup apprécié Bill Wallon et son cropped-cropped-Logo-évidence-éditions-finalscepticisme sur l’existence des fantômes. J’ai beaucoup apprécié l’évolution de ce personnage et de son incrédulité face à des événements paranormaux.

L’alternance entre l’enquête et le séjour des amis dans le château est aussi quelque chose d’assez sympathique qui donne une belle impulsion à l’intrigue et un bon dynamisme.

J’ai beaucoup apprécié le mélange entre les descriptions de cette terre écossaise qui m’ont beaucoup plu étant donné que je suis absolument fan du Royaume Uni et de la culture traditionnelle qu’on y trouve et le mystère et le suspens qui planent autour du château. C’est vraiment enivrant de voir à quel point on se laisse facilement perdre dans les dédales de cette sombre bâtisse.

Je préfère quand même prévenir que cette lecture n’est pas à mettre dans les mains de tout le monde, c’est horrifiant, il y a des moments très sanglants, violents et cela peut heurter la sensibilité de certains lecteurs.

Encore un grand merci à Evidence Editions qui font un travail magnifique ! Ils soufflent leur première bougie alors je vous conseille d’aller faire un tour sur leur page facebook : un sublime concours est en ligne.

Je suis ravie d’avoir découvert cette plume française avec une petite note british ! What else ?

Ma note : 15/20

 

10

1902 – Fabienne Lejamble

31eGl3z4ScL._SY346_Résumé : Un vieux pêcheur cache un sombre secret qui pourrait mettre la vie de son neveu en péril ; de mystérieux hommes enlèvent des prostituées ; un dangereux livre change la vie d’un groupe d’individus et les fait sombrer dans une spirale infernale… Trois nouvelles d’horreur relatent des événements dans les coulisses occultes de la France de 1902.

Mon avis : Je remercie chaleureusement Fabienne Lejamble pour l’envoi de son recueil de trois nouvelles qui mélangent de manière incroyable le genre horreur et fantastique.

Vous le savez maintenant si vous me lisez, les nouvelles ne sont pas forcément ma tasse de thé. Mais ici Fabienne m’a parlé avec tellement d’entrain et d’engouement de son recueil que cela m’a tout de suite emballé et que j’ai accepté de lire ce Service Presse.

Relativement courtes, ces trois nouvelles ont été englouties en un rien de temps. C’était très appréciable.

Dans un premier temps, on fait la rencontre d’un jeune homme à travers la nouvelle les tombes de Qouarec, qui part chez son oncle en Bretagne pour respirer le grand air. Ses études de médecine l’occupent énormément et sa mère s’inquiète pour lui. On entre ici dans un monde bourgeois du début du 20ème siècle. J’ai beaucoup apprécié l’univers que Fabienne nous propose. En effet, j’ai apprécié l’emploi des termes utilisés de manière appropriée.

Des découvertes incroyables, à faire froid dans le dos, vont être faites par Georges, le neveu d’Apollinaire. Apollinaire a perdu sa femme et son fils Edouard de la tuberculose à quelques semaines d’intervalle. Il se retrouve seul avec Madame Rossignol qui lui a promis de ne pas le laisser seul. J’ai beaucoup apprécié cette nouvelle, je pense que c’est ma préférée des trois parce qu’elle est très réaliste. On a l’impression que cela peut se produire dans la vraie vie (je prie pour que cela n’arrive jamais) mais l’histoire est saisissante de réalisme. Les découvertes de Georges, qui est un garçon pragmatique, certainement une déformation estudiantine, perd complètement ses repères et cela donne un moment de lecture intense et pleine de mystère.

La deuxième partie de ces nouvelles s’intitule « Dans les ombres de Paris ». Cette nouvelle n’est pas sans rappeler le moment intense que les anglais ont vécus lors de la fameuse période de Jack L’éventreur. Ici, nous sommes dans les rues de Paris avec un enquêteur hors pair, Antoine Sivory, qui part à la recherche d’une prostituée « Loulou » qui a disparu, plus qu’une fille de joie pour cet inspecteur, il est inquiet pour elle. Nous suivons donc avec effroi son enquête qui le mènera jusqu’à elle. Honnêtement, j’ai eu un peu peur en lisant. Je me suis foutue la frousse toute seule et j’ai adoré ça ! Moi qui déteste ce genre d’aventure, j’ai vraiment été séduite. C’est une bonne nouvelle qui nous fait froid dans le dos !

La troisième et dernière partie de ce recueil nous relate de l’histoire de trois jeunes hommes au travers des « initiés du sentier noir ». On fait la rencontre de Landry, Tobias et Alfred. Trois cousins qui se sont retrouvés autour d’un livre de magie noire. Ils font les pires expériences possibles. Ce que j’ai apprécié dans cette troisième partie de ce recueil c’est que toutes les pièces du puzzle se rassemblent ! J’ai trouvé l’idée très agréable et superbement intelligente ! C’est vraiment du grand art que j’ai beaucoup apprécié lire.

La plume de Fabienne est top ! Elle est vraiment parfaite pour le genre fantastique/horreur. J’ai eu peur, j’ai tremblé, j’ai lu avec avidité ce qui allait arriver à tous ces personnages. C’était vraiment fabuleux. Je ne regrette absolument pas mon expérience ! Je ne peux que vous conseiller ce recueil qui se lit rapidement et avec délectation.

Ma note : 18/20