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Une agate rouge sang de Frédérick Maurès

61pwu-9P2xLRésumé : Dans un petit village, quelque part en France, Marie-Louise, une vieille dame presque centenaire, disparaît en léguant à celui qui s’occupe de son jardin, Mathieu Lambert, un appartement qu’elle possédait à Paris et qui est demeuré inoccupé depuis 1943. Mathieu ne sait pas pourquoi il a hérité ce bien et va découvrir petit à petit les composantes du passé de sa bienfaitrice et, par voie de conséquence, de son propre passé. Construit à partir d’une succession d’allers-retours dans le temps, à différentes dates clés du passé, Une agate rouge sang tient le lecteur en haleine du début à la fin en lui permettant de démêler progressivement le fil de l’intrigue, chaque chapitre apportant une pièce supplémentaire à la reconstitution du puzzle.

~ Lecture prix des auteurs inconnus 2019 ~

Je remercie chaleureusement le prix des auteurs inconnus pour l’envoi de ce roman. Ce roman vient clore ma participation dans la catégorie « littérature blanche » et ma participation de manière générale pour le prix. On dit toujours qu’on garde le meilleur pour la fin… Cette fois-ci, c’est bien vrai !

On fait la rencontre de Mathieu Lambert, le jardinier de Madame Marie-Louise, qui vient rendre un dernier hommage à cette dame qui a marqué sa vie. Mathieu est un personnage que j’ai grandement apprécié de manière générale : calme, posé, réfléchi, j’aime ce genre de personnages.  Mathieu va hériter d’un bien immobilier de Marie-Louise ce qui va lui permettre d’éclairer sa vie ainsi que son passé. De plus, le fait d’avoir un personnage principal âgé m’a beaucoup plu. On est dans une intrigue richement pensée mettant en scène un Mathieu âgé qui va enfin mettre le doigt sur ce qu’il ne comprenait pas dans son passé.

Mathieu et Marie-Louise ne sont pas les seuls personnages que l’on rencontre dans cette83635699_10216845068819798_5287050577543430144_n histoire, mais, ils sont pour moi, les plus remarquables. En effet, j’ai grandement apprécié découvrir la vie de Marie-Louise à travers cette narration qui va faire des aller-retours entre le passé et le présent. Lorsque l’on dit qu’il faut connaître son passé pour comprendre le présent, c’est bien vrai. Frédérick Maurès nous propose une histoire où les secrets de famille sont présents, où la Seconde Guerre Mondiale est en toile de fond

A la lecture du résumé, quand j’ai lu que Mathieu héritait d’un appartement inoccupé depuis 1943, rapidement, je me suis dit que j’allais lire un roman sur la seconde guerre mondiale. En ce moment, cette thématique historique vient bercer mes lectures, je ne sais pas pourquoi. Cependant, ce n’est pas gênant ici tant l’auteur semble maîtriser ce qu’il dit. Les scènes sont très crédibles et on est propulsé au cœur de l’horreur de cette période historique. Bien entendu, les thématiques soulevées sont lourdes, je n’ai pas besoin de m’attarder là-dessus. Vous savez très bien ce que l’on peut trouver de lourd lors de cette période historique si particulière.

J’ai été déstabilisée lors des premiers chapitres. En effet, les aller-retours entre passé et présent sont sympathiques mais ils mettent du temps à se mettre en place dans le sens où il faut tisser les liens entre les personnages, comprendre qui est qui et comment il fait avancer l’histoire. Une fois passé ces passages assez délicats, la lecture se fait rapidement. J’ai eu du mal à m’immerger dans l’histoire avec cette alternance au niveau des époques mais une fois dedans, on se sent bien.

On vogue entre le passé et le présent mais pas forcément dans un ordre chronologique. En effet, on se retrouve avec des sortes de réminiscences. Le lecteur va atterrir à un moment clé du passé marqué par un souvenir de Marie-Louise. Ainsi on a une impression de surgissement, le souvenir remonte à la mémoire et dans l’intrigue. C’est très intéressant de ne pas avoir un ordre chronologie. Cela marque une difficulté pour le lecteur mais on comprend où l’auteur veut en venir.

Avec cette fresque familiale et sociale, l’auteur va permettre au lecteur de se plonger dans une histoire trépidante, hurlante de crédibilité qui va permettre de se sentir bien dans cette lecture. Ce qu’on lit n’est pas évident mais permet quand même d’avoir un bon roman dans les mains qui est équilibré. Je regrette peut être un manque d’approfondissement de certains personnages. Si j’ai apprécié Mathieu et Marie-Louise, j’ai trouvé que Sarah, Benoit ou encore David manquaient de profondeur. Je ne me suis pas attachée à eux comme je l’ai fait avec les deux premiers. Ainsi, le roman est au service de ces personnes qui ont œuvré pour la Résistance, pour une France libre, pour la vie simplement. Cette difficulté dans les thématiques va être équilibrée par la présence de l’amitié, de l’amour et du courage de prendre des décisions qui vont changer la vie.

En définitive, je pense que c’est un très bon roman que nous propose Frédérick Maurès. Il a de bonnes bases et nous propose une intrigue sans faille ni longueur. C’est le plus important. La plume de l’auteur est très sympathique, fluide et dynamique. On sent tout le travail derrière ce premier roman et la réflexion qu’il apporte. Cela ne doit pas être évident d’écrire sur cette période sans faire de bourdes historiques. Je salue donc l’auteur pour son travail qui permet au lecteur de s’immerger dans une intrigue riche et détaillée. Les personnages de Mathieu et Maire-Louise sont très agréables et nous proposent une plongée dans une fresque familiale et historique prenante.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une intrigue crédible et très bien ficelée.
  • Une narration intéressante qui va alterner les chapitres entre passé et présent.
  • Un duo de personnages principaux très agréables.

4.5

Retrouvez le PDAI ici 

 

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Là où chantent les écrevisses de Delia Owens

téléchargementRésumé : Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent. A l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l’abandonne à son tour. La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie. Lorsque l’irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Audiolib pour l’envoi de ce livre audio. Je suis aussi ravie de poursuivre ma collaboration avec Hermine qui est une personne chaleureuse dont la joie de vivre dépeint sur vous, même par mail ! 😉

Là où chantent les écrevisses est une superbe surprise. Un méga gros coup de cœur. On fait la rencontre de Kya, jeune fille qui vit dans un marais de la Californie du Nord. Kya est une sœur et une fille. Elle est aussi une fille dans l’ombre, montrée du doigt par les gens de la ville.

C’est une histoire vieille comme le monde mais la société et ses normes va encore frapper : des regards, des mots, du mépris… Comme d’habitude, la différence dérange. Kya est une jeune fille dont la famille part en miettes lorsque Ma’ s’en va, que ses frères et sœurs se font la mal et qu’elle reste seule avec son père alcoolique et violent. Puis, un jour, le silence est total : elle est abandonnée par tous.

« L’air doux du marais enveloppait ses épaules d’un châle de soie. Les rayons lui montrèrent un chemin inattendu entre les pins, où les ombres se dédoublaient comme les vers d’un poème. Elle marchait telle une somnambule tandis que la lune émergeait nue de l’eau et escaladait les chênes de branche en branche. L’épaisse boue était baignée de lumière, et des centaines de lucioles constellaient les bois. »

L’histoire se met en place, comme la vie de Kya. Kya, a dix ans et va devoir se débrouiller seule, sans argent, dans une cabane en ruine qui tient debout par l’opération du saint esprit. Mais Kya vit dans son marais et c’est le principal pour elle. Elle ne va pas se laisser avoir, elle ne va pas se laisser faire par cette vie qui a décidé de lui en faire voir de toutes les couleurs. Qu’est-ce que j’ai aimé ce personnage ! Kya est un personnage aux multiples facettes qui subit la nature humaine. Elle est la solitude incarnée. Le souci en vivant en marge de la société, c’est aussi de ne pas savoir forcément se comporter avec les gens, de se cacher des services sociaux, de ne pas savoir lire et écrire… Kya va devoir se battre dans la vie pour survivre. A dix ans, on ne sait rien de la vie. Mais Kya semble avoir 30 ans tant sa maturité est présente. Quand on n’a pas le choix, on y va.

Autre personnage que j’ai pris tellement plaisir à rencontrer : la nature. La faune et la flore sont les amis de Kya. Elle observe, elle dessine, elle collectionne. Ainsi, on parle des oiseaux, des plumes, des insectes, du marais, de l’océan. Bref, la Nature est un personnage à part entière dans ce roman.

« Les feuilles d’automne ne tombent pas, elles volent. Elles prennent leur temps, errent un moment, car c’est leur seule chance de jamais s’élever dans les airs. »

Les figures masculines sont très présentes dans ce roman. Certainement plus que les figures féminines. Ce qui m’a frappée, c’est le fait que les personnages passent. Ils sont tous des déceptions pour Kya : son père et ses frères qui la laissent livrée à elle-même mais aussi Tate, ce jeune homme qui va aider Kya, qui va apprendre à l’apprivoiser et à lire mais qui va finir par partir… Il y a aussi Chase qui va faire de la vie de Kya un véritable enfer. Jumping & Mable sont un couple qui va aider Kya autant qu’ils le peuvent et devenir des substituts de parents. La jeune fille va toujours finir par être déçue par les gens. C’est ce que j’ai apprécié dans cette lecture : d’un côté, on a Kya : la pureté, la naïveté et la gentillesse incarnée contre le mépris de la société, la haine des gens face à la différence et à l’inconnu. C’est révoltant.

Tate est un personnage que j’ai beaucoup apprécié par sa manière de voir les choses qui est assez similaire à celle de Kya. Il est le seul qui voit une jeune fille et non « la fille des marais ». Il la voit comme elle est : pure et douce. C’est un duo de personnages qui fonctionne très bien et qui nous propose de beaux moments en compagnie de Dame Nature. Tate est la seule figure masculine (avec un personnage secondaire) à revenir voir Kya. Il est le seul qui essaye de réparer les choses.

« Un marais n’est pas un marécage. Le marais, c’est un espace de lumière, où l’herbe pousse dans l’eau, et l’eau se déverse dans le ciel. Des ruisseaux paresseux charrient le disque du soleil jusqu’à la mer, et des échassiers s’en envolent avec une grâce inattendue – comme s’ils n’étaient pas faits pour rejoindre les airs – dans le vacarme d’un millier d’oies des neiges. »

L’intrigue va prendre un tour inattendu qui va marquer encore plus la vie de Kya et la rendre encore plus solide. Kya est un personnage remarquablement beau et intelligent. Qu’est-ce que je l’ai aimé !

La narration est aussi sympathique. Elle va s’étendre entre les années 1950 et 1970. On doit comprendre le passé pour appréhender le présent. Ainsi, on va diviser la vie de Kya en deux : les premières années seules et de l’autre côté sa vie d’adulte. Les deux parties de cette narration vont finir par se retrouver. La narration est externe mais la plume de l’auteure permet d’inclure le lecteur dans l’histoire. On est complètement immergé dans l’univers du marais.

Le point le plus fort de ce roman est sans aucun doute la plume. Quelle délicatesse ! Que d’émotions ! Quelle beauté ! C’est une plume que j’ai adoré découvrir et que je lirai de nouveau sans aucun doute. On est dans un tourbillon d’émotions lié aux thématiques abordées. Les personnages sont bien détaillés et campés. Les psychologies sont fines, c’est un véritable délice. La plume nous permet aussi de nous immerger dans les Etats Unis des années 1950-1970. L’attitude des « blancs » face aux « noirs », l’interdiction d’entrer dans des restaurants pour certaines personnes… C’est très intéressant, c’est facette de l’histoire est traitée d’une manière intelligente qui ne rend pas le récit trop lourd. L’équilibre est parfait.

« Puis, dans les ornières et les flaques de boue près de la tour, ils découvrirent en détail des myriades de petites histoires : un raton laveur et ses quatre petits étaient passés par là, un escargot avait tissé une dentelle de bave, interrompu par l’arrivée d’un ours, et une tortue d’eau s’était vautrée dans la fange fraîche, son corps laissant la forme d’une petite assiette creuse. »

En définitive, ce roman est un coup de cœur. J’ai aimé les deux périodes de la vie de Kya. J’ai adoré ce personnage plein de vie et d’intelligence. Le regard que l’auteur pose sur la société est très intéressant. La plume est pleine d’émotions et c’est probablement le meilleur livre audio que j’ai écouté depuis le début de mon partenariat avec Audiolib. Merci beaucoup.

03 bonnes raisons de lire/écouter ce roman :

  • Le marais et la place de la nature dans ce roman.
  • Le duo Kya/Tate
  • Les thématiques de la faune, de la flore et de la société des années 1950/1970

5

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Les trois vies de l’homme qui n’existait pas de Laurent Grima

51kZBFd5Q6LRésumé : Tino n’existe pas ! Tombé du ciel il y a près de trente-cinq ans, son père, un marginal sans nom porteur d’un lourd mystère, a oublié de le déclarer à l’État-Civil. Ils vivent tous deux à la périphérie de la civilisation et de ses dangers, sans autre identité que leur statut fragile de vendeurs nomades à la sauvette. Mais un jour, le patriarche meurt, laissant Tino seul face à un immense défi : s’inscrire dans le monde des hommes, en respectant la promesse qu’il lui avait faîte un jour de vivre plusieurs vies !

~ Lecture prix des auteurs inconnus 2019 ~

Je remercie chaleureusement Virginie et Julie pour l’organisation du prix des auteurs inconnus. C’est un réel plaisir pour moi de faire partie du jury depuis maintenant trois ans. C’est donc le moment pour moi de vous donner mon avis sur ma lecture dans la catégorie « Littérature blanche » pour le mois de juillet.

Le titre de ce roman est assez mystérieux. Comment peut-on vivre trois vies sans exister ? Tino est un homme qui n’existe pas. Il est sans être. Son père vivant en marge de la société ne l’a pas déclaré à l’Etat Civil après sa naissance. Aux yeux de l’Etat, Tino ou Antoine ou Günther n’existe pas. Véritable baroudeur, il sillonne les villes et les pays avec son père. La situation de leur vie ne leur permet pas d’être autre chose que des nomades. Nomades dans tous les sens du terme.

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Tino vit sans exister : il a des connaissances de passage mais pas d’amis réels. Il n’a pas de travail sauf des petits boulots à la sauvette. En d’autres termes, il vivote. Son père est son seul repère dans cette vie dont les contours sont toujours flous. A la mort de son père, Tino va devoir relever le défi d’apprendre à vivre seul… Tino, des fois, n’est pas Tino. Il a trois identités que son père utilisait à tour de rôle, selon les situations de leurs vies, selon la porte du monde imaginaire que son père voulait ouvrir. Tino n’a pas de mère, il ne sait pas qui elle est. Il est difficile pour lui de se projeter tant les questions l’assaille.

« C’est dans un ventre féminin que débutent nos vies terrestres. Quoi qu’on en dise, on en est marqué à jamais, et c’est un peu de ces « elles » qui nous permet de voler. Lamartine n’avait-il pas dit « qu’il y avait une femme à l’origine de toutes les grandes choses ? »

La vie de notre personnage principal va être mise à rude épreuve lorsque son père va mourir. Il va se retrouver seul au monde. Il va devoir aller de l’avant et pour cela, il doit faire face à une question « qui suis-je dans ce monde qui ne semble pas être le mien » ? Quand on vit seul, hors de la société, que l’on emprunte des prénoms, qu’on n’a pas de nom de famille… Que peut-on devenir ? A quoi aspire-t-on dans la vie ? C’est vraiment déroutant. Notre personnage principal va devoir avancer dans la vie et trouver sa place. L’homme est-il fait pour vivre seul ? L’homme est-il capable d’être heureux seul ? J’ai trouvé très intéressantes toutes les questions qui peuvent émerger de l’intrigue. J’ai vraiment aimé la thématique identitaire ainsi que la portée philosophique qui se dégage.

Tino est un personnage auquel on s’attache très rapidement, c’est la révélation de ce roman. J’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteur dégage les thématiques et nous propose un texte original et plein de qualités. Etre et ne pas être en même temps : vaste sujet.

J’avoue que ce n’est pas forcément ce que je lis habituellement, je n’avais pas forcément envie d’ouvrir ce roman. La magie opère mais il faut s’adapter au style de l’auteur ainsi qu’à la construction du roman. Pour moi, j’ai eu du mal, au départ, à comprendre où voulait en venir l’auteur. J’ai eu du mal à lire les cinquante premières pages puis, je me suis adaptée à cette originalité et j’ai pris plaisir à découvrir ce que j’avais sous les yeux. La narration à la première personne permet au lecteur de se sentir proche de notre personnage principal. On n’est pas spectateur mais on vit l’aventure de Tino avec lui et l’on devient, par extension, son premier véritable ami.

C’est avec beaucoup de douceur et un regard rempli d’humanité que l’auteur nous raconte cette histoire. Conte psychologique et philosophique, c’est une quête identitaire très sympathique qui vous attend. Tino nous apprend l’humanité, la possibilité de faire des erreurs, on est aussi dans un roman plein de générosité. C’est très agréable à lire. La plume de l’auteur est vraiment agréable, fluide et dynamique. Si j’ai eu un peu de mal à me mettre dans l’ambiance de ce roman, je suis ravie d’être passée au-delà de mes aprioris et d’avoir continué. C’est vraiment une belle surprise.

« Il y a quelque chose d’une relation charnelle entre un livre et son lecteur. Le premier contact d’abord, avec un titre qu’on lit la tête penchée en trahissant l’air de rien une ébauche d’inclination. Et puis le regard que l’on porte sur la couverture en cherchant dans une illustration les indices d’un plaisir. L’objet de ce désir qui naît et que l’on retourne sur la quatrième de couverture dans la quête d’un élan décisif, une bascule… L’acte de lire qui vient ensuite : le contact délicieusement rugueux avec les pages, et l’odeur de l’encre, intemporelle, universelle, qui accompagnent le voyage. Et puis les mots enfin, qui bercent, emportent et chavirent en faisant naître tous les mouvements possibles de l’immobilité. »

Au final, on se rend compte que, même si c’est important de savoir d’où l’on vient, le plus important est de savoir qui l’on est. On se retrouve avec une jolie leçon de vie.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un roman plein de tendresse et d’émotions
  • Une très jolie plume
  • Le personnage principal que l’on a envie de prendre sous son aile

Retrouvez le PDAI par ici :

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