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Les couloirs démoniaques de Jean-Marc Dhainaut

81EqADJjOtLRésumé : Le Foyer des Galibots, une maison de retraite paisible située dans le Nord de la France, ferma ses portes en 1992 après une effroyable série de morts mystérieuses. Des suicides, selon l’enquête. Détails troublants : certains pensionnaires avaient témoigné de présences effrayantes, et une aide-soignante avait affirmé avoir été attaquée par une force invisible. Alan Lambin, enquêteur en paranormal, sent que cet endroit, construit sur les ruines d’un hôpital exploré quinze ans plus tôt, a besoin de lui. A-t-il oublié la menace qui y rôde ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Taurnada et plus particulièrement Joël pour sa gentillesse et cet envoi qui signe un nouveau partenariat entre les éditions Taurnada et le blog !

J’ai mis beaucoup de temps à sortir ma chronique sur l’ultime enquête d’Alan Lamblin. Je pense que j’ai eu le cœur gros de quitter Alan, Mina & Paul. L’univers de Jean-Marc Dhainaut est fin et tellement original qu’on a envie d’avoir une nouvelle enquête sous la main pour la dévorer. Rare sont les romans que j’ai lus en numérique et que je veux absolument en papier : les romans de Jean-Marc Dhainaut auront leur place dans mes étagères, c’est certain.

On retrouve donc Alan & Mina accompagnés de leur ami Paul pour une dernière enquête. Cette enquête va les envoyer directement dans la bâtisse qui est un ancien foyer : les Galibots. A l’évocation du terme « galibot », bien entendu, vous savez que l’on va vivre une aventure dans mon coin ! Direction le nord de la France… bien que nous voyagerons aussi en Bretagne.

Le foyer des Galibots a fermé ses portes il y a quelques années : morts mystérieuses, présences de fantômes, d’esprits ou encore de forces invisibles… Pour couronner le tout, le foyer a été construit sur les ruines d’un hôpital qu’Alan a exploré quelques années auparavant ! Le cocktail parfait pour les fans de paranormal….

Je pense qu’avec les galeries hurlantes, cette aventure est ma préférée. Tout était présent pour que je passe un superbe moment avec mon trio préféré. On les suit des années après la dernière enquête d’Alan. Ce dernier semble effrayé, il ne veut plus forcément retourner sur le terrain mais sans vraiment donner d’explications sur ce qu’il a vu lors de sa dernière enquête.

J’ai apprécié les retrouver quelques années après. On avait un trio dans la fleur de l’âge, on les retrouve avec une soixantaine d’année, des problèmes de hanche et les cheveux grisonnants. Ce que j’ai apprécié, c’est le fait que l’auteur n’en a pas fait des caisses. Pas de maladie incurable, rien pour faire pleurer dans les chaumières. Comme tout le monde, ils vieillissent. Cependant, la fougue et le désir d’aller aider des gens n’a ni quitté Paul, ni Alan. Cependant, ce dernier semble en retrait, on essaye de comprendre pourquoi, de mettre le doigt sur ce qui effraie tant notre Alan national… Cela fait partie de l’intrigue et c’est très sympathique.  Ce qui est bien avec ces personnages, c’est qu’ils sont comme vous et moi. Ils sont humains : ils ont des qualités, des défauts et ça fait plaisir à lire. On se sent bien avec eujx.

«  […] la dernière enquête qu’il avait effectuée en 1987, dans cet endroit qu’il redoutait désormais, avait sonné le glas de sa carrière. Quelque chose l’avait fait renoncer et comprendre le risque d’un réel danger s’il poursuivait sa quête scientifique. Il avait compris que depuis toutes ces années on l’observait et on le suivait discrètement dans l’ombre. Et cette fois-là, à cet endroit dont son ami ne cesse de lui parler, quelque chose l’avait mis en garde. Il n’avait jamais voulu en discuter. Il avait jeté l’éponge, soulevant la consternation la plus totale de Paul et de Mina. »

Je ne lis pas beaucoup de paranormal. Néanmoins, je ne peux pas vous mentir : ceux-ci sont excellents. Je n’ai pas beaucoup de points de comparaison mais une fois que l’on est embarqué dans un univers et qu’on ne veut pas le quitter, je pense que cela est plutôt prometteur.

Jean-Marc Dhainaut a, encore une fois, réussi à me mettre une frousse intense. Tout est présent pour fiche la trouille au lecteur et j’ai beaucoup apprécié. Le foyer des Galibots regorge de secrets et à chaque claquement de porte ou bruit de pas, je me planquais sous ma couette, c’était délicieux ! (Oui, de temps en temps, se fiche une petite frousse, cela ne fait pas de mal).

La plume de Jean-Marc Dhainaut est toujours aussi fluide et dynamique. On ne se perd pas avec des mots compliqués. L’auteur a une plume abordable qui pourra plaire aux lecteurs plutôt novices comme aux plus aguerris dans le genre. J’ai beaucoup apprécié le cadre, les descriptions des lieux abandonnés. Cependant, ce que j’ai le plus apprécié reste le fait de retrouver les personnages que j’ai tant appréciés au fil de ma découverte des aventures d’Alan Lamblin. C’est avec une émotion certaine que j’ai refermé la dernière page de ce roman et que je mets un point final à cette chronique.

Bravo à Jean-Marc Dhainaut pour cette ultime quête, sans fausse note.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un trio improbable que j’ai apprécié retrouver.
  • Un cadre qui fout la frousse mais très bien travaillé.
  • Une plume que je lirai de nouveau avec grand plaisir.

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L’ombre aux yeux rouges Tome 1 : la forêt d’Helmsley de Maëva Delattre

51pzjf4e7mLRésumé : 1875. Helmsley. Une affaire macabre touche le Yorkshire. Des personnes disparaissent sans laisser d’autres traces qu’un mort ou un disparu derrière eux. Les murmures s’élèvent. La légende est désignée. Et Katarina Kingsley, jeune fille de bonne famille, sourit face aux rumeurs. Jusqu’au jour où, à l’arrivée des très attendus et richissimes amis de ses parents, les De La Courtepiert, sa vie bascule. Quelque chose ou quelqu’un semble l’épier… Il y a des fantômes qu’il aurait mieux valu ne jamais réveiller…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence éditions pour l’envoi de ce premier tome en service presse. Je vous propose de découvrir le premier tome de la trilogie de Maëva Delattre. J’ai terminé de lire ce roman fin mai mais il a fallu que je me calme un peu avant de vous écrire la chronique. Ce premier tome est un tome qui pose les bases, c’est une petite pépite victorienne. Franchement, je suis sous le charme. Après réflexion, j’ai décidé de ne pas mettre la note maximale à ce roman, parce qu’il y a deux petits points qui m’ont fait un peu tiquer (mais rien de bien méchant). Ce premier tome frôle le coup de cœur de peu. C’est un excellent premier tome et il m’a fallu un peu de temps pour me remettre les idées en place avant de vous en parler.

On fait la rencontre de Katarina Kingsley, une jeune femme qui va dénoter un peu avec la période historique dans laquelle elle vit. Avide de liberté, elle se rebelle très facilement face à la rigueur de ses parents. Il ne faut pas oublier que nous sommes au 19ème siècle, en Angleterre et plus particulièrement dans le Yorkshire (région que j’adore, d’ailleurs). Le 19ème siècle, en Angleterre, dans une famille riche comme celle des Kingsley, ce sont les bals, les mondanités, les promesses de mariage pour unir des familles… Mais Katarina ne l’entend pas de cette oreille. Quand elle comprend les plans de ses parents et leur volonté de la marier à un homme qu’elle ne connait pas, elle s’enfuit. S’en est trop pour elle. Elle s’engouffre dans la forêt d’Helmsley qui borde sa demeure et plonge au cœur de cette forêt si mystérieuse et secrète.

Si cette intrigue est une romance paranormale, j’ai trouvé un équilibre très intéressant. En effet, quand on parle de romance fantastique, on a plutôt tendance à oublier le reste. Souvent, lorsqu’une romance est au cœur de l’intrigue, on a tendance à oublier tout le background. On est focalisé sur les personnages et leurs actions. Ici, on n’oublie pas l’ère victorienne et j’adore ça ! Rien qu’à regarder la couverture, on comprend. Les décors sont très intéressants, ils reflètent vraiment cette période. On se retrouve aussi avec des us et coutumes de l’époque. C’est vraiment charmant. Un des points forts de ce premier tome reste les descriptions. Oh purée !!! C’est juste formidable. On y croit, on se balade dans un manoir magnifique, les demeures sont somptueuses décrites et décorées… On s’y sent bien, on a envie de se balader dans cet univers.

Pourquoi est-ce que je parle de surnaturel ? Lors de sa fuite dans la forêt, Katarina va tomber sur un vieux manoir. Elle va y rencontrer un homme mystérieux qui va lui proposer l’hébergement contre ses services dans la maison (un peu comme un majordome). Elle va accepter mais rapidement, elle va se rendre compte que certaines choses et certains comportements ne sont pas normaux au sein de ce manoir. L’intrigue va nous proposer, au-delà de la romance, une sorte d’enquête. Katarina va s’interroger sur des disparitions, des gens qui ne donnent plus de nouvelles et que personne ne semble avoir croisé depuis quelque temps. A cet univers qui sent la mort, s’ajoute aussi une dimension surnaturelle avec une présence de fantômes.

La plume de Maëva Delattre nous propose aussi de découvrir un univers sombre, riche et très mystérieux. Tout au long du roman, on sent une présence surnaturelle. Plus on avance dans la lecture, plus on sent que quelque chose ne va pas. Katarina va devoir passer de sacrées étapes dans sa vie. Elle va vivre énormément d’événements dont certains qui m’ont fait froid dans le dos. Si certains peuvent lever les yeux au ciel face à cette idée d’accumulation, il n’en est rien ici : l’auteure équilibre très très bien son roman. Le cadre victorien nous donne cette envie d’en savoir plus, le côté fantastique/surnaturel nous donne envie de partir en courant. Donc… d’un côté le lecteur veut savoir, veut avancer dans la lecture et d’un autre, l’instinct du lecteur souffle à l’oreille de partir en courant. C’est délicieux ! Cet équilibre se retrouve aussi dans le traitement des thématiques. Le suspens, le côté légendaire et cette aura mystique qui flotte autour des personnages et dans l’ambiance générale et la romance sont vraiment bien équilibrés. Je tiens même à dire que les lecteurs les plus frileux avec la romance pourraient vraiment se plaire dans cet univers. La romance n’est pas ce que l’on retrouve le plus dans ce roman. Elle est présente mais pas forcément au cœur de l’intrigue.

Pour les deux petits points qui m’ont un peu dérangée dans ma lecture, je reviens rapidement dessus : les surnoms donnés tout au long du roman m’ont un peu ennuyée. Je ne les ai simplement pas aimés. De plus, comme ce premier tome pose les bases d’un univers qui semble dense, il y a quelques longueurs. C’est certainement aussi dû à l’aspect contemplatif du roman. On en prend plein les yeux mais il ne faut pas oublier qu’une plume descriptive est forcément plus lente dans le déroulement des actions.

En définitive, j’ai adoré le personnage de Katarina, cette jeune femme libre et rebelle qui va se mettre dans une situation incroyable. La plume de l’auteure est une véritable merveille. Je pense que le cadre victorien est fait pour elle. On sent tout le travail derrière le roman et cela fait plaisir à voir.

Je lirai le tome 2 sans hésitation (pas tout de suite, par manque de temps mais il est dans le top de ma WL)

03 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Le cadre sublime dans lequel on évolue.
  • Le personnage de Katarina
  • La plume de l’auteure

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Les nouvelles aventures de Carnacki Saison 1 de Frédéric Livyns

xcover-4144.jpgRésumé : Carnacki, le légendaire détective du surnaturel créé par William Hope Hodgson revient dans de nouvelles aventures. À travers les six épisodes de cette première saison, vous vous mesurerez, avec lui, à de démoniaques entités qui vous feront passer des nuits blanches. Repris par l’auteur belge Frédéric Livyns, lauréat à trois reprises du Prix Masterton, ce Sherlock Holmes du surnaturel vous emmènera aux portes de la peur ; à vous de décider si vous souhaitez les franchir ou non.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence éditions pour l’envoi de ce roman. En effet, j’ai vu passer cette première saison sur SimPlement et je n’ai pas pu résister pour trois raisons : la couverture que j’adore, l’auteur qui me surprend toujours et la curiosité de découvrir qui est Carnacki inconnu au bataillon.

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Mais qui est Carnacki ?
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Si vous êtes dans la même situation que moi, vous ne savez pas qui est Carnacki. Oui, moi, j’étais très curieuse de savoir. Comme vous le savez, j’ai fait appel à mon ami… Qui ? Mon ami Wiki !!! Ahahah (week end oblige, désolée, je craque un peu). Voici quelques informations sur notre personnage principal dans cette intrigue : « Thomas Carnacki est un personnage de fiction, créé par William Hope Hodgson. Carnacki est le protagoniste d’une série de six histoires publiées entre 1910 et 1912 dans The Idler et The New Magazine. Thomas Carnacki est un détective de l’occulte, spécialiste reconnu pour son efficacité dans la lutte contre les revenants et autres entités cosmiques. Il vit dans un appartement à Cheyne Walk, à Londres. Le narrateur des histoires est un ami de Carnacki, Dodgson, qui suit le détective dans ses enquêtes. […] Cinq aventures paraissent entre janvier et juin 1910 dans The Idler. Quatre autres furent refusées pour, semble-t-il, des questions de calibrage. Et la revue cessa de paraître définitivement en mars 1911. Une sixième histoire paraît en janvier 1912 dans The New Magazine. Ces histoires furent publiées en 1913 dans un intégral Carnacki, the Ghost-Finder. »

Bon, clairement, j’ai tout de suite pensé à mon cher Sherlock et à mon petit Watson adoré. Hormis le fait que Carnacki soit une sorte de détective du paranormal, j’ai trouvé qu’il était dessiné comme Sherlock Holmes (dont je vous invite à découvrir les aventures, c’est formidable).

On a donc un personnage masculin principal très intelligent, il m’a séduite dès la première nouvelle que j’ai lu et qui reste, pour moi, la meilleure de cette première saison. J’ai apprécié découvrir ce personnage dont la psychologie fine et détaillée m’a beaucoup plu.

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Un recueil de nouvelles
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Pour chaque enquête, une nouvelle. Six enquêtes, six nouvelles qui vont nous pousser au-delà des limites de la raison. On se retrouve avec des situations spectrales et paranormales. Frédéric Livyns est un auteur que j’affectionne beaucoup pour la manière dont il sait me transporter dans des univers que je ne pensais pas possible d’apprécier. J’ai toujours été séduite par ce que j’ai pu lire de cet auteur, il était donc impensable pour moi de ne pas me lancer dans cette lecture.

Encore une fois, je me suis lancée dans une lecture les yeux fermés et j’ai découvert que c’était un recueil de nouvelles. En soi, ce n’est pas dérangeant parce que j’ai pu découvrir l’étendue des facultés de Thomas Carnacki mais cela reste frustrant dans le sens où je me sens bien plus à l’aise dans une aventure unique qui me transporte beaucoup plus.

On va dire que pour un premier pas dans l’univers de Thomas Carnacki made in Frédéric Livyns, c’est bon, très bon même.

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Les enquêtes  
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Clairement, j’ai apprécié les six aventures même si la première reste ma préférée. J’ai fait la rencontre des acolytes de Carnacki mais il reste un des seuls personnages que l’on a tout au long de notre lecture : on se balade dans différentes histoires qui proposent différentes intrigues. On est dans une dynamique intéressante et cela permet au lecteur de ne pas s’ennuyer. J’ai apprécié cela. Ce que j’ai beaucoup aimé aussi, c’est le fait que Carnacki n’est pas un personnage qui se la joue : il reste très humble même si des fois, il doit répéter les choses et les éclaircir. A aucun moment, je n’ai trouvé ce personnage pompeux.

Ce recueil n’est pas à mettre entre les mains de n’importe quel lecteur. Il y a des scènes de violence et qui ne sont pas à laisser lire par des yeux d’enfants. Il vaut mieux le préciser. Si vous êtes de nature très peureuse (franchement, je suis une mauviette et j’ai beaucoup apprécié, pour vous placer sur l’échelle du trouillomètre…) il ne vaut mieux pas le lire mais si vous appréciez vous faire de petites peurs et être dans des univers où les choses peuvent nous échapper, vous pouvez vous lancer avec plaisir dans cette nouvelle lecture que nous propose évidence éditions.

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La plume de Frédéric Livyns
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Quand j’ai vu que l’auteur sortait encore un roman cette année, j’ai ri. Avec une amie, quelques jours avant on se disait « mais il sort beaucoup de livres quand même par an ». Ehhh oui. J’ai ri en voyant cette première saison mais je savais, au plus profond de moi-même, que je céderai. Quand on n’aime, on ne compte pas, non ? Et bien voilà. Je n’ai pas compté, j’ai foncé et j’ai adoré !

La plume de Frédéric Livyns prouve encore une fois ce que je n’arrête pas de vous dire : c’est une plume exceptionnelle. Elle est dynamique et pleine d’émotions. Si j’ai pris plaisir à découvrir l’auteur dans des lectures plus horrifiques et sanglantes, j’ai aussi apprécié le découvrir dans des aventures plus surnaturelles que gores.

3 bonnes raisons de lire cette saison :

  • Un personnage principal masculin désuet mais très charmant
  • Une plume que j’ai adoré retrouver dans un nouvel exercice
  • Un univers riche et intéressant

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Les galeries hurlantes de Jean Marc Dhainaut

512D1MgJiDL._SX304_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Karine, dix ans, joue avec un ami imaginaire. Tout ce qu’elle sait, c’est son âge et qu’il n’aime pas Alan Lambin, le spécialiste en paranormal que son père, désemparé et dépassé par une succession de phénomènes étranges, a appelé à l’aide.Et si l’origine de tout cela se trouvait dans les anciennes galeries minières existant toujours sous ce village du Nord ? Le seul moyen d’accéder à ce dédale oublié de tous serait les sous-sols d’un hôpital abandonné et hanté par le souvenir de tous ceux qui y laissèrent leur vie, un matin d’hiver, treize ans plus tôt.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie du fond du cœur Joël pour l’envoi de ce roman ainsi que Jean-Marc Dhainaut pour ce formidable moment de lecture ! Les galeries hurlantes est la troisième aventure d’Alan Lambin, chasseur de fantômes. Bien que ça soit le troisième tome d’une saga, les aventures peuvent se lire indépendamment. Bien entendu, vous perdrez un peu en informations personnelles sur les personnages mais les intrigues sont toutes différentes et mise à part les personnages récurrents comme Alan et Mina vous n’avez pas de pertes d’informations en lisant les tomes dans le sens que vous voulez.

~ Quand Jean-Marc Dhainaut décide de jouer avec les nerfs du lecteur ~

Franchement, ce roman est le meilleur de tous pour moi. Je n’ai pas su lâcher ma lecture. Il fait partie des romans qui rentrent dans la catégorie « Mais pourquoi tu ne l’as pas lu avant Pauline !!! » Oui, navrée, j’aurais dû le faire plus tôt ! Pour se venger, l’auteur m’a filée la trouille de ma vie.

Fans d’urbex, préparez votre sac et votre lampe torche, on s’en va dans les mines du nord avec Alan. J’ai vraiment ressenti des frissons d’angoisse durant ma lecture. C’est vraiment incroyable parce que cela ne m’était jamais arrivé. Je pense que l’univers, les décors et l’histoire personnelle qui touche Eric, Karine et Rozenn (dit « la vieille ») sont un combo intéressant qui permet au lecteur de s’imprégner de cette ambiance effrayante et surnaturelle.

Mon cœur s’est arrêté plus d’une fois. L’auteur tire très bien les ficelles de son intrigue. J’ai trouvé qu’on parvenait à un juste milieu entre l’intrigue dite « professionnelle » (celle qui touche la famille d’Eric pour qui Alan intervient) et l’intrigue dite « personnelle » qui met plutôt en lumière la sphère privée d’Alan. Cet équilibre nous permet de ne pas nous ennuyer dans l’enquête paranormale exécutée mais aussi d’en savoir plus sur la vie personnelle d’Alan Lambin. C’est très sympathique.

~ Alan et les fantômes ~

J’apprécie toujours autant le personnage d’Alan. Il est très humain. Il marque la différence entre les gens qui veulent vraiment aider les personnes touchées par des actes paranormaux et ceux qui veulent juste escroquer. Ainsi, on a un personnage dont les valeurs sont très agréables à lire et à découvrir. Il a le cœur sur la main, un jugement bienveillant et ne cherche pas à enfoncer les personnages dans la tourmente.

L’intrigue, dans cette troisième aventure, permet au lecteur de découvrir la famille Delbique. Eric, veuf et père de Karine, rencontre des problèmes dans cette maison triste et parasitée, selon lui, par une présence qu’il ne parvient pas à expliquer de manière rationnelle.

Alan va rapidement avancer dans ses découvertes et va permettre à Eric de comprendre le présent par l’explication du passé de sa femme décédée, Sarah.

Dans les histoires de Jean-Marc Dhainaut, les morts sont tout aussi importants que les vivants. Ainsi, le panel de personnages s’élargit de manière considérable et nous permet de passer un moment de lecture très sympathique quand on aime le genre paranormal.

J’ai énormément apprécié Alan mais aussi Eric qui est un personnage très poignant. Il ne parvient plus à vivre correctement depuis la mort de sa femme et s’enfonce doucement dans la dépression. Alcool, cigarette, chômage : voilà l’équation parfaite pour mourir à petit feu. La seule chose qui le fait tenir ? Karine, sa fille.

« Les fantômes se nourrissent de la morosité, de la tristesse et nous entraînent dans leur cercle vicieux. Si vous cessez de les nourrir, ils disparaissent. »

~ La plume de l’auteur ~

Encore une fois, c’est un carton plein pour Jean-Marc Dhainaut qui parvient à me convaincre, de plus en plus, de son talent incroyable pour les histoires de fantômes. La plume est juste et droite. On ne passe pas par quatre chemins pour dire ce qu’il en est. Les personnages sont tous très bien étoffés et jouent tous très bien leurs rôles. La psychologie détaillée des personnages permet une immersion encore plus réelle pour le lecteur.

Ce que j’ai grandement apprécié, c’est de retrouver les paysages du nord ! Nordiste dans l’âme, je reste attachée à mon patois, mes habitations et les décors que la région propose. Cela ne fait aucun doute que si Jean-Marc Dhainaut est si talentueux, c’est aussi parce qu’il est nordiste !

Les mines, le coup de grisou ainsi que les corons des mines sont présents et j’ai adoré ça ! Le folklore est bien présent pour un dépaysement total. De plus, le fait d’être dans les années 1980 rajoute un petit côté nostalgique à l’intrigue. C’est super chouette.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Il s’agit de la meilleure des trois aventures.
  • Les décors du nord sont très sympathiques.
  • Le talent de Jean-Marc Dhainaut.

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