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L’ennui du mort vivant – Luc Doyelle

613hcOVY5eL._SX195_Résumé : Tout le monde a, dans son entourage, un ou plusieurs tueurs en série (serial killers). C’est du dernier chic dans les salons mondains. Mais connaissez-vous les tués en série (serial killed) ? Ah, on fait moins le malin, hein ? Oui, je sais, vous allez me dire : ça n’existe pas. Personne ne peut mourir plusieurs fois. Vraiment ? Laissez-moi vous raconter l’histoire d’un casse-couilles de classe mondiale, un alcoolo de premier ordre, surnommé le vrai con malté. Peut-il, à l’instar des chats, posséder neuf vies ? Ou s’épuisera-t-il avant ? Une seule façon de le savoir : se jeter sur « L’ennui du mort-vivant ».À vos risques et périls.

Mon avis : Je remercie Luc Doyelle pour m’avoir fait confiance et m’envoyer son roman en Service Presse. Je fais mes premiers pas en lisant via le site Simplement Pro. Je vous avoue que les débuts sont difficiles et que les faux pas sont fréquents mais je vais m’y faire (j’ai l’impression d’être une grand-mère devant la technologie en ce moment, c’est terrible !). Je profite aussi de cette occasion pour vous dire que cette nouvelle année commence aussi avec une inscription sur Babelio. Amis auteurs, je mettrai donc mon avis sur ce site aussi. Bref, je ferme cette parenthèse.

Revenons à nos moutons ou plutôt à notre roman. Je suis vraiment très surprise par ce roman. La manière dont il m’a été présenté par l’auteur m’a rendu curieuse. Une intrigue berçant humour, Egypte et ironie. C’était vraiment déroutant au départ de voir autant de choses et de symboles détournés pour rendre un livre complètement loufoque.

On a un système de narration assez intéressant ici : une narration interne via le personnage de Lucius ainsi qu’un narrateur externe, une voix qui vient ponctuer l’histoire complètement folle de Lucius.

Le personnage de Lucius est très particulier. J’avoue que j’ai tout de suite pensé à l’auteur. Il y aurait-il un peu de l’auteur dans le personnage ? J’en suis complètement persuadée. Bon, je vous avoue que le nom du personnage me met vraiment sur la piste… C’est assez drôle.

On entre dans un univers complètement dingue. A l’image de l’auteur, vraiment. On passe un moment agréable dans la lecture. J’avoue que des fois j’ai été un peu perdue. Je ne savais pas vraiment comment faire : lire d’un coup ? Faire des pauses ? J’ai eu un peu de mal pour rentrer dans l’histoire et l’intrigue parce que j’étais complètement dubitative face à ce que l’auteur nous proposait.

Mais je vous avoue qu’une fois l’appréhension passée, on est plongé dans un univers assez sympathique. Je vous avoue que pour certaines choses, ce n’est pas un coup de cœur mais c’est un moment de lecture très drôle : j’ai souvent ri de bon cœur, ou dans mes dents par moment. J’ai trouvé les références de l’auteur assez drôles, surprenantes. C’est vraiment très sympathique de lire et de trouver facilement ces références. On trouve des blagues très drôles, d’autres que l’on voit venir de loin mais qui font leur petit effet.

Je vous avoue que j’ai vraiment été surprise par la plume de l’auteur qui se prête très bien à l’exercice proposé via son résumé. « Un livre étrange » mais ici c’est dans le bon sens. Mais si j’ai lu quelques petits chapitres par ci et quelques petits chapitres par là, je vous avoue que je me suis délecter de cette manière. Il faut vraiment lire ce roman pour comprendre l’univers de l’auteur.

Je vous avoue que je me laisserai bien tenter par un autre roman de l’auteur, à l’occasion. Je pense quand même laisser du temps histoire de ne pas faire une overdose.

Le roman n’est ni trop gros, ni trop petit, il se suffit à lui-même c’est vraiment une belle aventure, hors de ce que l’on peut lire habituellement. C’est vraiment prenant.

Ma note : 15/20

 

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Privé d’origine – Jerémy Bouquin

téléchargementRésumé : L’Italie des années de plomb. Tandis que les brigades rouges mettent le pays à feu et à sang, Marco, un jeune idéaliste, se compromet dans un braquage qui tourne mal. La suite sera une longue fuite qui, de la Corse à Paris en passant par Bourges, l’amènera à fréquenter tout ce que la France compte de groupuscules révolutionnaires… et les flics qui les infiltrent ! 
France, de nos jours. A la recherche de ce père pas comme les autres, Kloé va devoir se plonger dans le roman noir des années Mitterrand… Entre vieilles passions et secrets d’État, elle va découvrir que les utopies révolutionnaires n’ont pas fini de faire rêver… ni de tuer. Flanquée d’un privé tourmenté et d’un flic sur le retour, parviendra-t-elle à éclaircir le mystère de ses origines ?

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Gilles Paris ainsi que Jules pour l’envoi de ce service presse. Je prends aussi quelques mots pour remercier les éditions French Pulp qui nous proposent toujours des lectures diverses et variées. J’avais découvert Jérémy Bouquin grâce à « une femme de ménage » dont je gardais de bons souvenirs. Ici, ma lecture fut un peu plus difficile mais j’en tire quand même des points positifs !

On fait la rencontre de Kloé, une femme qui est née sous X et qui décide du haut de sa trentaine de faire des recherches sur ses parents biologiques. Même si l’idée n’a rien de révolutionnaire, j’ai trouvé ça original de voir qu’elle s’y prend plus tard que ce à quoi nous pourrions penser. En effet, généralement, les gens qui recherchent leurs parents biologiques le font beaucoup plus tôt, on nous souligne en plus le fait qu’elle rêve de le faire depuis toute petite ! Mais bon, on nous prouve ici, encore une fois, que tout le monde est singulier et que le temps nécessaire à l’un n’est pas forcément suffisant pour un autre. Cependant, j’ai trouvé des petites incohérences dans le roman. En effet, loin de moi l’idée de dire qu’à trente-deux ans on n’est plus jeune mais vieux, j’ai quand même trouvé un peu étrange de lire « la jeune fille » à plusieurs reprises : jeune femme à la rigueur je suis complètement pour mais quand on me parle de jeune fille je m’attends à une adolescente. Enfin bref, ce n’est qu’un détail.

Kloé est un personnage comme je les aime. Elle est rebelle, curieuse, joue dans un groupe de rock. On peut la qualifier de rockeuse très facilement. J’aime beaucoup sa manière de se plonger corps et âme dans quelque chose qui la passionne. Ici, elle part à la recherche de son père et cela va l’emmener loin, très loin, beaucoup plus loin de là où elle pensait aller.

En parallèle, on découvre la vie de Tony, décousue, incertaine, pleine de dangers et de 13254289_1045349628891225_4894523684186030036_nrebondissement. On est plongé dans une période historique que je ne connaissais pas mais qui me plaisait bien à la lecture du résumé de ce roman. Cependant, la magie n’a pas opéré comme je l’aurais souhaité. On voyage, on voit du pays, on part à l’étranger et cela m’a plu.

L’alternance des chapitres entre notre époque et les années 1980 m’a déplu dans le sens où c’est trop régulier. On quitte l’un pour retrouver l’autre et j’ai eu l’impression d’assister à un match de tennis. Ca m’a très vite fait perdre mon rythme de lecture. Même si l’alternance est quelque chose de sympathique, ici, de manière trop régulière, elle m’a fait perdre quelque chose en cours de route. Dommage !

J’ai trouvé, cependant, le côté historique assez bien développé et amené. C’est une période qui se révèle être intéressante et qui m’a rendue curieuse.

Cependant, cela ne change pas le fait que certaines actions et péripéties sont attendues et se déroulent sans forcément de suspens ce qui gâche un peu le plaisir de la lecture

Ce n’est pas le meilleur roman de Jeremy Bouquin bien qu’il ait des points positifs non négligeables.

Ma note : 14/20