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La Sirène de Camilla Lackberg

téléchargement (1)Résumé : Un homme a mystérieusement disparu à Fjällbacka. Toutes les recherches lancées au commissariat de Tanumshede par Patrik Hedström et ses collègues s’avèrent vaines. Impossible de dire s’il est mort, s’il a été enlevé ou s’il s’est volontairement volatilisé. L’affaire se complique lorsque la police découvre que l’une des proches connaissances de la victime, l’écrivain Christian Thydell, reçoit des lettres de menace depuis plus d’un an. Lui ne les a jamais prises au sérieux, mais son amie Erica, qui l’a aidé à faire ses premiers pas en littérature, soupçonne un danger bien réel. Sans rien dire à Patrik, et bien qu’elle soit enceinte de jumeaux, elle décide de mener l’enquête de son côté… Dans cette passionnante intrigue, sixième volet de la série consacrée à Erica Falck, Camilla Läckberg reprend avec bonheur tous les ingrédients qui font le charme de ses romans.

Mon avis : J’ai choisi cet audio livre à la médiathèque parce que je connaissais cette auteure de nom et que Camilla Lackberg est apparemment une auteure suédoise incontournable. Ni une, ni deux, j’ai sauté sur l’occasion pour écouter ce roman.

Je ne savais pas qu’il s’agissait d’une série et que c’était le tome 6 mais je pense qu’ils peuvent se lire/s’écouter de manière indépendante. En effet, je n’ai pas été handicapée par un quelconque manque de compréhension. Les affaires sont différentes mais il est vrai que l’histoire interne des personnages récurrents peut varier. Mais honnêtement, cela n’est absolument pas un problème pour la compréhension.

J’ai donc fait la rencontre de la plume de Madame Lackberg, je vous avoue que j’ai été bluffée. Je ne pensais pas être happée par l’histoire de cette manière, je suis restée bien souvent dans ma voiture pour écouter la suite de l’histoire. Chose qui est quand même assez rare !

Nous faisons la connaissance de beaucoup de personnages divers et variés. Il m’est difficile de tous les citer mais je vais essayer de faire de mon mieux pour les regrouper.

Magnus fait partie d’un groupe d’amis avec Eric et Kenneth. Magnus disparait et Eric et Kenneth comprennent qu’ils ne sont pas les seuls à recevoir des courriers assez dérangeants. Courriers qui font remuer le passé et les abominations qu’ils ont pu faire subir.

Parallèlement, on fait la connaissance de Christian Thydell : un auteur qui connait un grand succès grâce à son roman : la Sirène. C’est un personnage que j’ai beaucoup apprécié. Il fait partie des personnages principaux. Il est ami avec Erica Falck qui est elle-même la femme de Patrik qui est l’enquêteur en charge de l’enquête sur la disparition de Magnus.

Je vous avoue qu’il y a beaucoup d’autres personnages secondaires surtout féminins qui gravitent autour des hommes cités ci-dessus mais aussi les membres du commissariat de police de Patrik mais il est bien trop fastidieux de les reprendre un par un.

Je pense que l’ensemble du panel des personnages joue bien son rôle. En effet, c’est vraiment sympathique d’avoir une intrigue si bien ficelée. C’était une très belle et bonne écoute.

L’intrigue est prenante, en effet, on est happé et emmené dans ce monde de secret, de mystère, de non-dits. On se demande quel secret peut réunir ces trois amis qui se sont un peu perdus au fil des années. Tous très différents, on se retrouve pris dans l’étau des mystères. C’est vraiment exceptionnel. Une fois mon écoute terminée, j’étais sur les fesses. La fin est tout bonnement incroyable et une chose est certaine avec ce roman de Camille Lackberg : il ne faut pas se fier aux apparences et jamais, sauf si vous êtes extrêmement doués, vous ne trouverez la fin. C’était exaltant !

La plume de l’auteure est assez surprenante et nous permet de nous tenir en haleine jusqu’au dernier moment de l’histoire. En effet, j’ai hâte de pouvoir me lancer dans un autre opus de cette saga. C’est vraiment une lecture très intéressante que l’on fait ici.

Ma note : 17/20

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Colorado Train – Thibault Vermot

téléchargementLa poussière rouge. Les sombres Rocheuses. L’Amérique profonde, tout juste sortie de la Deuxième Guerre mondiale. C’est dans ce monde-là que grandissent Michael et ses copains : le gros Donnie, les inséparables Durham et George, Suzy la sauvage. Ensemble, ils partagent les jeux de l’enfance, les rêves, l’aventure des longs étés brûlants… Jusqu’au jour où un gosse de la ville disparaît. Avant d’être retrouvé, quelques jours plus tard… à moitié dévoré. Aussitôt, la bande décide d’enquêter. Mais dans l’ombre, le tueur – la chose? – les regarde s’agiter. Et bientôt, les prend en chasse…

Mon avis : Je remercie les éditions Sarbacane pour ce service presse que j’ai bien aimé. En effet, j’ai trouvé le résumé assez tentant. La littérature jeunesse parvient souvent à me transporter surtout lorsqu’il s’agit d’une intrigue pareille : en effet, je trouve vraiment sympathique d’avoir une bande de jeunes qui mènent une enquête sans forcément se soucier des dangers qui les entourent.

Dans un premier temps, je remercie les Editions Sarbacane pour leur patience. En effet, j’ai préféré prendre du temps pour écrire ma chronique parce que je voulais vraiment laisser mon euphorie retomber. J’ai eu du mal à mettre des mots sur ce que j’ai pensé.

Ici, la chose la plus importante pour nos personnages principaux c’est l’amitié. C’est une notion qui va nous être répété tout au long de ce roman. C’est une notion que j’aime beaucoup parce que je pars du principe que les amis sont la famille que l’on choisit. Parfois c’est douloureux mais quand on grandit et qu’on vit des choses incroyables ensemble, cela crée des liens.

Avoir des enfants en personnages principaux est une bonne chose dans le sens où ce sont des personnages qui ne cachent pas ce qu’ils ressentent. Il y a de la naïveté, des craintes et des joies. On sent qu’il n’y a pas de faux semblants et c’est vraiment agréable.

On fait un bon en arrière, en effet, l’univers que l’auteur nous propose est assez captivant. Ce n’est pas un univers que l’on voit très souvent dans la littérature jeunesse mais c’est très intéressant et super sympathique. En effet, cela change et le changement est très appréciable !

Bon, il faut quand même préciser que ce roman ne s’adresse pas vraiment aux pluslogo-editions-Sarbacane jeunes parce qu’on y parle quand même de meurtres d’enfant et aussi de cannibalisme, il faut le souligner.

Cependant, je trouve que l’auteur a beaucoup de talent dans le sens où j’ai trouvé que le sujet est très bien amené et que l’intrigue est rondement travaillée. Je me suis vraiment perdue dans cet univers que j’ai beaucoup apprécié ! De plus, la plume et la fluidité du style de l’auteur apportent beaucoup à l’histoire. De cette manière, on est propulsé dans un univers incroyable qui nous tient en haleine jusqu’au bout du roman.

J’ai aussi pu remarquer que les éditions nous proposent un roman plus important en termes de pages que les autres.

Pour les plus vieux d’entre nous, l’intrigue correspond quelque peu à l’intrigue des Goonies… Allez ! Ne vous cachez pas, je sais que vous êtes de nombreux fans.

Pour clore cette chronique, je peux vous dire que l’on est dans un univers carrément génial ! Ici, l’auteur s’impose comme étant dans le sillon des plus grands écrivains policier/horreur. Je pense notamment à Stephen King ou même Camilla Lackberg. Ce que nous propose Thibault Vermot ici est digne d’intérêt et nous permet de passer un excellent moment en compagnie de ce roman.

Avec La Fourmi Rouge, Sarbacane signe ici deux petites pépites bien différentes les unes des autres mais toutes aussi savoureuses l’une que l’autre.

Ma note : Un bon 20/20 (si j’aurais pu mettre plus, je l’aurais fait !)

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Le silence des aveux – Amélie de Lima

téléchargement.jpgRésumé : Lille, novembre 2010, le corps sans vie d’une adolescente est retrouvé près de la Deûle enneigée, dans d’étranges conditions. Cheveux scalpés, habillée mais sans sous-vêtements, un billet de vingt euros dans la main, tout prête à croire qu’il s’agit d’un crime sexuel. Véronique De Smet, commissaire chargée de l’affaire semble piétiner, les meurtres s’enchainent et l’enquête est au plus bas. Pourtant, un revirement de situation permettra à Véronique de mettre la main sur le présumé meurtrier, un trentenaire qui semble être le coupable idéal. Mais, l’est-il vraiment ? Aidée de l’inspecteur Bernier, Véronique réalisera un travail de fond, sur l’enquête et sur elle-même, pour démêler cette affaire, où rien ne semble être ce qu’il parait…

Mon avis : Je remercie avec grand plaisir Amélie de Lima qui est une personne que j’estime beaucoup de par son travail en tant qu’auteure mais aussi pour ce qu’elle dégage en tant que personne. Rare sont les auteurs aussi prévenants, gentils et prêts à discuter à n’importe quel moment. C’est très plaisant, alors merci Amélie.

Pour en revenir au livre, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce Service Presse. Je le vois beaucoup tourner sur la toile mais aussi sur les réseaux sociaux et les sites internet, on le voit très souvent dans le haut du classement des internautes et cela prouve à quel point le roman est bon. J’étais curieuse, d’emblée, de ce que pouvait me réserver « Le silence des aveux ».

Déjà, le premier point positif est que l’intrigue et les différentes actions se passent dans le Nord de la France, là où j’habite pour ceux qui ne le savent pas encore. C’était assez délectable de savoir se repérer dans la ville, bercée par le nom des rues et divers endroits que je connais. On est dans la région Lilloise et la manière dont sont décrits les lieux est assez sympathique. On n’a pas une image dégradante de la région. C’est vraiment sympathique comme approche.

En plus de la géographie régionale, on retrouve la culture grâce au dialecte que vous connaissez tous « le Ch’ti » mais d’une manière très douce. On retrouve des expressions tout au long du roman qui m’ont fait rire et me souvenir de beaucoup de bons moments passés avec mes grands-parents. Bref, je n’vais pas raconter le compte tout au long de la chronique !

L’intrigue est assez glauque mais très bonne. En effet, c’est un policier/thriller que j’ai beaucoup apprécié. On retrouve un cadavre, les cheveux coupés grossièrement, sans sous-vêtements mais toujours habillée avec un billet dans la main. J’ai beaucoup apprécié suivre l’enquête de cette histoire hyper glauque.

J’ai bien apprécié la construction du roman.  Il est découpé en plusieurs points de vue, ce qui marque le fait qu’il y a plusieurs personnages principaux : Benjamin, Elise et Véronique. Tous sont très différents dans leur manière d’être, dans leurs bagages personnels ainsi que dans leurs professions. Ils ajoutent tous quelque chose de varié et c’est excellent. J’ai un gros faible pour le personnage d’Elise qui semble ne pas avoir eu une vie facile mais qui s’en sort plutôt pas mal dans son travail de psychologue.

Je peux difficilement vous en dire plus sur ce roman sans vous gâcher la surprise. C’est vraiment excellent et plein de rebondissement. L’auteure nous offre une fin à couper le souffle qui nous laisse sur les fesses.

La plume de l’auteure est excellente ! Elle m’a permis de lire ce roman très rapidement. Elle mène l’intrigue en nous permettant d’être pendue à ses mots. C’est un régal pour ceux qui adorent ce genre !

Bien entendu, j’ai passé un excellent moment avec ce roman que je conseille à toutes et à tous. Amélie a un talent certain et elle mérite vraiment d’être connue et de pouvoir s’élever très rapidement.

Je souhaite bon vent à ce roman qui en ravira plus d’un. J’ai hâte d’avoir un nouveau roman d’Amélie entre les mains.

Ma note : 18/20

10

L’enfer au paradis de Céline Szudrowicz Meyer

téléchargementRésumé : La brigade de répression du trafic d’êtres humains infiltre le milieu de la nuit Lyonnais pour tenter de démanteler un réseau de prostitution international. Mais tout n’est pas si simple dans l’enfer de la traite des blanches. Le commandant Laurent devra alors travailler dur et mettre ses sentiments personnels de côté s’il veut faire avancer son enquête.

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois, très chaleureusement, l’auteure : Céline Szudrowicz Meyer pour sa gentillesse à mon égard ainsi que pour l’envoi de ce deuxième service presse que j’ai pu lire.

En effet, souvenez-vous, il y a quelques temps, je vous ai chroniqué et donné mon avis sur sa première nouvelle « C’est comme une obsession » que j’avais beaucoup aimé et qui m’avait beaucoup surprise. Ici, on retrouve Céline dans un genre tout à faire différent puisque « L’enfer au paradis » nous propulse directement dans l’univers très sombre du trafic d’êtres humains.

Je vous avoue que j’ai un petit peu moins accroché à cette lecture parce que c’est un univers complètement différent et qui ne me plait pas forcément mais cela n’a en rien empêché ma lecture et ma progression rapide à travers cet univers.

Dans un premier temps, ce qui m’a beaucoup aidé c’est d’arrêter de comparer les deux nouvelles de Céline qui sont diamétralement opposées : elles ne parlent pas de la même chose ni de la même manière, il fallait donc que j’arrête de comparer, ce que j’ai fait et c’était bien mieux !

On est au cœur d’une infiltration d’un milieu nocturne pas très net. On fait la rencontre de personnages malfaisants qui vendent des jeunes femmes aux plus offrants. Les policiers infiltrés sont de plus en plus proches de la vérité écœurante qui finira par éclater sous leurs yeux.

J’ai beaucoup apprécié le personnage d’Angèle qui représente la femme forte et moderne de notre génération : policière infiltrée, elle a beaucoup de sang froid et n’a pas froid aux yeux. En effet, elle connait ses limites et sait se mettre en danger quand il le faut.

J’ai encore une fois beaucoup apprécié le fait que l’auteure ne fasse pas que la rédaction de l’enquête qui est en train de se dérouler. J’ai apprécié le fait que l’on puisse se dégager un peu de l’ambiance très glauque de la situation pour respirer dans une sphère de la séduction, du jeu du chat et de la souris et aussi dans la sphère de l’amour. C’était assez sympathique et j’ai beaucoup aimé ce que j’ai lu à ce sujet.

Les personnages tiennent tous leurs promesses dans le sens où ils remplissent bien leurs rôles. Le seul point commun que j’ai pu trouvé aux deux nouvelles que j’ai pu lire de Céline est le travail en amont de l’auteure pour parvenir à ce résultat mais c’est surtout aussi le fait que l’on voit comment du côté policier de l’enquête l’action se déroule. J’ai trouvé ce point très intéressant durant ma lecture. C’est un aspect que je ne retrouve pas dans toutes mes lectures mais qui mériterai d’apparaître un peu plus.

Céline est encore une fois parvenue à me surprendre. A me faire apprécier un genre que je n’aurais pas cru être capable de lire jusqu’au bout. Le format « nouvelle » est assez bon dans ce genre de situation et employé, selon moi, à sa juste valeur. C’est très original.

Bref : encore une fois, je remercie Céline pour m’avoir donné la possibilité de découvrir son univers que je ne regrette pas d’avoir appris à connaître. Je réitérerai sans aucun soucis.

Ma note : 14/20

12

C’est comme une obsession de Céline Szudrowicz Meyer

51tcWij9zfL._SY346_Résumé : Lorsque la police retrouve le corps sans vie d’un petit garçon disparu depuis peu dans les environs de Toulon, les indices sont minces. Pourtant, les enquêteurs vont rapidement découvrir que ce n’est sans doute pas le premier crime, garçon et fille confondus. Il semblerait même que cette série ait débuté bien plus tôt qu’ils ne l’avaient pensé.

Mon avis : Je remercie chaudement Céline, qui a eu la gentillesse de m’envoyer ce service presse. En effet, j’ai eu la chance de pouvoir lire « Comme une obsession » qui se trouve être une nouvelle policière.

J’ai trouvé cependant que pour une nouvelle, c’était assez long. Il fait une centaine de pages environ. Je pencherai donc plus pour dire qu’il s’agit d’un court roman ou d’une longue nouvelle, au choix.

J’ai vraiment été surprise par ma lecture. En effet, c’est assez sympathique à lire au final. Je ne vous cache pas que lorsque j’ai accepté ce partenariat, j’ai eu un peu peur. Ca peut paraître bête mais je vous avoue que lorsqu’il y a un crime qui touche un enfant, je ne me sens pas forcément à l’aise. Alors, avec ce résumé, bien qu’alléchant, je savais déjà à quoi m’en tenir. J’avais vraiment peur de ce que j’allais découvrir.

Quelle (bonne !) surprise ai-je eu lorsque j’ai commencé ma lecture. En effet, même si l’aspect sordide remonte (forcément ! On parle quand même de crimes de petits loulous !) j’ai beaucoup apprécié le fait que l’auteure nous montre l’aspect horrible que lorsque cela est nécessaire : pas de détails saignants, pas de choses qui vont font lever le cœur. Il y a juste ce qu’il faut pour créer une ambiance morbide.

J’ai aussi beaucoup apprécie le panel divers et varié des personnages que l’auteure nous propose ici. En effet, j’ai trouvé des personnages tous très différents qui tiennent leurs rôles à merveille.

Quelque chose aussi qui m’a beaucoup plu et que je ne côtoie pas souvent c’est la multiplication des points de vues dans cette nouvelle. En effet, dans les romans, on le retrouve assez souvent mais dans le genre policier, c’est plutôt rare et original d’avoir le point de vue du meurtrier aussi bien détaillé. Tout au long de la nouvelle, on rencontre souvent l’assassin qui nous explique comment il a pu en arriver là. C’est assez choquant de voir ce qu’il a pu subir ou faire subir à ses victimes mais je trouve que l’intrigue est rondement menée sur le côté passé/présent. De plus, la psychologie de ce personnage est exceptionnelle. J’ai trouvé ça vraiment sympathique à lire.

J’ai aussi trouvé très appréciable le fait que l’on respire dans ce roman : l’atmosphère a tendance à être assez lourde et noire vu le sujet principal de la nouvelle, cependant, j’ai beaucoup apprécié le fait que l’on connaisse aussi le côté personnel des enquêteurs. C’est une sphère que l’on apprécie parce qu’elle nous permet de respirer en dehors de la sphère criminelle de cette nouvelle.

L’intrigue est bonne, les personnages aussi. La plume s’avère être dynmaique et sympathique à lire. J’ai aussi beaucuop apprécié le travail que l’auteure a du faire en amont pour monter la nouvelle. Cette intrigue nous fait aussi prendre conscience de tout le travail que les enquêteurs doivent fournrir pour pouvoir avoir un résultat concret. On se rend compte que les pistes, bonnes ou mauvaises, ont été suivies pour essayer d’avoir des indices pour remonter à la source de ces crimes odieux.

Moi qui boudais un peu le genre « nouvelle », je commence doucement à me reconcilier avec ! J’espère que la deuxième nouvelle que Céline m’a envoyée sera toute aussi bonne !

Ma note : 16/20

10

L’année du volcan – Jean François Parot

9782356415806-TRésumé : 1783. L’éruption gigantesque d’un volcan en Islande provoque d’importants changements climatiques. La France commence à vaciller, les caisses se vident. Nicolas est chargé par la reine d’enquêter sur la mort violente d’un de ses proches : le vicomte de Trabou. L’homme est mystérieux, il fréquente le monde de la finance. Ne cherche-t-il pas à camoufler une affaire de fausse monnaie ? Tous les moyens sont-ils bons pour combler l’immense déficit du Trésor royal ? Les investigations de Nicolas Vont le conduire en Angleterre et le mener à deux personnages, le comte de Cagliostro et la comtesse de la Motte, chacun au cœur d’affaires où, là aussi, l’argent est en jeu.

Mon avis : Voici mon avis sur une affaire de Nicolas Le Floch. J’ai emprunté ce livre à la médiathèque parce que j’ai très souvent entendu parler de cette saga et j’avais envie de me faire mon propre avis. C’est assez mitigé pour ma part.

Dans un sens, c’est un peu de ma faute, je n’ai pas forcément réfléchis et j’ai pris une histoire qui n’était pas le Tome 1, il me manquait donc une partie des informations bien que ces dernières ne sont pas non plus essentielles à la compréhension du texte mais j’ai perdu un peu d’informations qui m’ont un peu perdue.

J’ai fait la rencontre de Nicolas le Floch, enquêteur qui intervient beaucoup à la cour de Versailles. En effet, j’ai beaucoup apprécié le fait que cela soit un homme de confiance ainsi que qu’un homme solicité par le roi en personne.

La royauté en France est une période large certes, mais j’ai toujours beaucoup apprécié en savoir plus sur cette dernière. Ici, j’espérais avoir un autre point de vue sur la période. Je savais bien qu’il serai romancé mais j’avais bien envie d’avoir des nouveautés. C’est là que j’ai été un peu déçue.

J’ai choisi de faire cette lecture en audiolib puisque j’avais lu pas mal d’avis divergents sur cette saga. J’ai bien fait dans un sens, j’ai pu, ainsi, ne pas m’ennuyer. J’ai fait des pauses (j’écoute mon audiolib en voiture principalement).

Par moment, la lecture est un peu compliquée, les indices partent dans tous les sens et pour moi, il y a un peu trop de personnages pour une enquête policière. J’avoue que l’auteur est parvenu à me tenir en haleine jusqu’au bout et à semer le doute dans mon esprit mais je reste quand même mitigée sur mon écoute. Je pense donc retenter l’écoute ou la lecture d’une des aventures de Nicolas le Floch pour me faire ma propre idée.

L’intrigue, dans ce tome, reste sympathique : la reine fait appel à Nicolas pour enquêter sur la mort d’un de ses amis, le Vicomte de Trabou, mort piétiné par un cheval. Nicolas enquête longuement avec son ami et collègue, cela l’emmène dans les bas fonds de Paris mais aussi en Angleterre. La mort de ce vicomte soulève bien des choses : on parle de fausses monnaies, de duperies, de trafic. Bref, c’est une énorme enquête au final.

Je pense que le fait que cela parte dans tous les sens m’a un peu ennuyé et perdue dans ma lecture. J’ai trouvé la fin un peu redondante et les explications un peu trop abracadabrantesques pour tenir debout.

Cependant, la plume de l’auteur reste intéressante. Elle est assez fraîche et dynamique et je pense que c’est ce qui m’a permis de tenir jusqu’à la fin. J’ai aussi beaucoup aimé la construction de certains personnages mais surtout Nicolas Le Floch qui reste un bon personnage principal qui ne manque ni d’intelligence, ni de charme.

J’attends de voir la suite pour avoir un avis plus étayé sur le sujet. Des sagas comme celle-ci ont de nombreux tomes, il est fort possible qu’un roman soit moins bons que d’autres.

Ma note : 12/20

18

Le mage du Rumorvan – Jean François Joubert

téléchargementRésumé : On aurait dit que la Lune était rousse et que le soleil venait à peine de rejoindre l’autre hémisphère, quand tous les chiens du quartier se mirent à hurler à la mort. Un bien triste concert qui interrompit la nuit hivernale des habitants du petit village, mais des grognements et des gémissements exprimant un irrépressible effroi, avaient fait converger tous les regards dans le moindre recoin sombre. Ils sortaient tous de chez eux, jeunes et vieux se regroupant au cœur du bourg, les yeux rivés sur les nuages illuminés par un feu intense. Ils venaient de comprendre l’origine de ces cris inhumains qui donnaient cette impression unique d’apercevoir une esquisse de l’enfer. Lorsque cet événement exceptionnel arriva à l’Aber-Ildut, petit bourg aux confins de la Bretagne, les esprits des villageois façonnés par de vieilles légendes, surent que de terribles maux allaient les accabler bientôt. Le mage était mort. Assassiné. La rumeur circulera dès le lendemain, des murmures apeurés. Les langues se délieront bientôt, chaque villageois, convaincu de ce qu’il sait ou imagine. Et rien que du mauvais pour tous. L’inspecteur Lavigne va devoir comprendre leur personnalité, savoir ce qu’ils savent réellement. Qui avait intérêt à tuer le mage tant craint et respecté ? Quel en était le mobile ? Qui en voulait à ce point au rebouteux ? Solitaire et taciturne, l’inspecteur poursuivra auprès d’une population qui a toujours été effrayée par la personnalité de la victime, son côté sombre, une force obscure qu’il tirait du pouvoir de l’ombre. Qui ? Sa femme ? Sa maîtresse. Le contenu de ses livres, aussi anciens que secrets ? Lavigne va livrer une bataille muette, tenter de comprendre le contexte dans lequel vit ce bourg figé dans des croyances d’un passé qu’il croyait révolues. Et il ira de surprise en surprise, jusqu’à avoir peur de son ombre.

Mon avis : Je remercie l’auteur Jean François Joubert pour l’envoi de son roman. J’ai beaucoup apprécié cette lecture.

C’est un roman régional que l’on peut qualifier de polar/policier. Je ne sais pas pourquoi je retrouve souvent cette région de la France lorsque l’on a des crimes mystiques ou à caractère satanique mais j’avoue que je ne m’en plains pas du tout ! En effet, l’auteur parvient aisément à nous envoyer directement dans les petites rues, dans les crêperies et les cafés sur les traces de ce criminel dont on ne sait rien.

Qui dit roman policier dit multitude de personnages tous aussi captivants les uns que les autres. En effet, jusqu’à la fin, on ne sait vraiment pas qui est le criminel. On rencontre l’inspecteur Lavigne qui est en charge de cette enquête qui, au premier abord, ne semble pas être si compliquée que cela. L’inspecteur va vite déchanter devant le peu d’indice et le peu de langues qui se délient sans mettre la pression.

Certains personnages se détachent néanmoins : la femme de la victime, un jeune journaliste, une femme qui promène son chien en insultant tout le monde. Cependant, on se rend compte que les habitants de ce petit bourg breton se connaissent tous et cela apporte une fraternité certaine et l’image d’un village soudé.

L’intrigue est assez intéressante, un peu de magie et de satanisme. La victime, le mage, est connue pour être une personne qui côtoie le diable en personne. Il a vendu son âme à Lucifer. Sa femme nous relate une vie calme malgré les apparences mais surtout une manière de penser assez originale ce qui fait de lui et de sa femme des marginaux. J’ai beaucoup aimé le fait que l’on apporte l’idée d’un grimoire maudit. C’était vraiment très intéressant, cela m’a permis de passer une bonne lecture. Les maigres preuves et indices emmènent Lavigne sur des pistes différentes. On voit que la situation le dépasse… Le côté mystique le dérange mais cela n’enlève rien au plaisir que l’on a durant cette lecture.

Livre court, il n’en reste pas moins très agréable. J’ai beaucoup aimé suivre les aventures de l’inspecteur Lavigne. Il est assez terre à terre et m’a un peu fait penser aux inspecteurs Poirot et Maigret. Un inspecteur de la vieille école en soit. C’était sympathique.

J’aurais juste aimé en savoir un peu plus sur la victime et sur le côté satanique de l’intrigue. Même si on en parle, j’ai trouvé dommage que l’on n’en parle pas plus. Je pense aussi qu’un épilogue sur les devenirs des personnages auraient été sympathique aussi, à mon avis. (Ce n’est que mon avis).

En attendant, si vous voulez une petite lecture qui mêle mythe, satanisme et enquête policière, je vous le conseille vivement ! La plume de l’auteur est très belle, pleine de poésie. L’auteur parvient à apporter pas mal de suspense et nous mène difficilement sur la piste du véritable tueur.

Ma note : 15/20