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L’enfer au paradis de Céline Szudrowicz Meyer

téléchargementRésumé : La brigade de répression du trafic d’êtres humains infiltre le milieu de la nuit Lyonnais pour tenter de démanteler un réseau de prostitution international. Mais tout n’est pas si simple dans l’enfer de la traite des blanches. Le commandant Laurent devra alors travailler dur et mettre ses sentiments personnels de côté s’il veut faire avancer son enquête.

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois, très chaleureusement, l’auteure : Céline Szudrowicz Meyer pour sa gentillesse à mon égard ainsi que pour l’envoi de ce deuxième service presse que j’ai pu lire.

En effet, souvenez-vous, il y a quelques temps, je vous ai chroniqué et donné mon avis sur sa première nouvelle « C’est comme une obsession » que j’avais beaucoup aimé et qui m’avait beaucoup surprise. Ici, on retrouve Céline dans un genre tout à faire différent puisque « L’enfer au paradis » nous propulse directement dans l’univers très sombre du trafic d’êtres humains.

Je vous avoue que j’ai un petit peu moins accroché à cette lecture parce que c’est un univers complètement différent et qui ne me plait pas forcément mais cela n’a en rien empêché ma lecture et ma progression rapide à travers cet univers.

Dans un premier temps, ce qui m’a beaucoup aidé c’est d’arrêter de comparer les deux nouvelles de Céline qui sont diamétralement opposées : elles ne parlent pas de la même chose ni de la même manière, il fallait donc que j’arrête de comparer, ce que j’ai fait et c’était bien mieux !

On est au cœur d’une infiltration d’un milieu nocturne pas très net. On fait la rencontre de personnages malfaisants qui vendent des jeunes femmes aux plus offrants. Les policiers infiltrés sont de plus en plus proches de la vérité écœurante qui finira par éclater sous leurs yeux.

J’ai beaucoup apprécié le personnage d’Angèle qui représente la femme forte et moderne de notre génération : policière infiltrée, elle a beaucoup de sang froid et n’a pas froid aux yeux. En effet, elle connait ses limites et sait se mettre en danger quand il le faut.

J’ai encore une fois beaucoup apprécié le fait que l’auteure ne fasse pas que la rédaction de l’enquête qui est en train de se dérouler. J’ai apprécié le fait que l’on puisse se dégager un peu de l’ambiance très glauque de la situation pour respirer dans une sphère de la séduction, du jeu du chat et de la souris et aussi dans la sphère de l’amour. C’était assez sympathique et j’ai beaucoup aimé ce que j’ai lu à ce sujet.

Les personnages tiennent tous leurs promesses dans le sens où ils remplissent bien leurs rôles. Le seul point commun que j’ai pu trouvé aux deux nouvelles que j’ai pu lire de Céline est le travail en amont de l’auteure pour parvenir à ce résultat mais c’est surtout aussi le fait que l’on voit comment du côté policier de l’enquête l’action se déroule. J’ai trouvé ce point très intéressant durant ma lecture. C’est un aspect que je ne retrouve pas dans toutes mes lectures mais qui mériterai d’apparaître un peu plus.

Céline est encore une fois parvenue à me surprendre. A me faire apprécier un genre que je n’aurais pas cru être capable de lire jusqu’au bout. Le format « nouvelle » est assez bon dans ce genre de situation et employé, selon moi, à sa juste valeur. C’est très original.

Bref : encore une fois, je remercie Céline pour m’avoir donné la possibilité de découvrir son univers que je ne regrette pas d’avoir appris à connaître. Je réitérerai sans aucun soucis.

Ma note : 14/20

12

C’est comme une obsession de Céline Szudrowicz Meyer

51tcWij9zfL._SY346_Résumé : Lorsque la police retrouve le corps sans vie d’un petit garçon disparu depuis peu dans les environs de Toulon, les indices sont minces. Pourtant, les enquêteurs vont rapidement découvrir que ce n’est sans doute pas le premier crime, garçon et fille confondus. Il semblerait même que cette série ait débuté bien plus tôt qu’ils ne l’avaient pensé.

Mon avis : Je remercie chaudement Céline, qui a eu la gentillesse de m’envoyer ce service presse. En effet, j’ai eu la chance de pouvoir lire « Comme une obsession » qui se trouve être une nouvelle policière.

J’ai trouvé cependant que pour une nouvelle, c’était assez long. Il fait une centaine de pages environ. Je pencherai donc plus pour dire qu’il s’agit d’un court roman ou d’une longue nouvelle, au choix.

J’ai vraiment été surprise par ma lecture. En effet, c’est assez sympathique à lire au final. Je ne vous cache pas que lorsque j’ai accepté ce partenariat, j’ai eu un peu peur. Ca peut paraître bête mais je vous avoue que lorsqu’il y a un crime qui touche un enfant, je ne me sens pas forcément à l’aise. Alors, avec ce résumé, bien qu’alléchant, je savais déjà à quoi m’en tenir. J’avais vraiment peur de ce que j’allais découvrir.

Quelle (bonne !) surprise ai-je eu lorsque j’ai commencé ma lecture. En effet, même si l’aspect sordide remonte (forcément ! On parle quand même de crimes de petits loulous !) j’ai beaucoup apprécié le fait que l’auteure nous montre l’aspect horrible que lorsque cela est nécessaire : pas de détails saignants, pas de choses qui vont font lever le cœur. Il y a juste ce qu’il faut pour créer une ambiance morbide.

J’ai aussi beaucoup apprécie le panel divers et varié des personnages que l’auteure nous propose ici. En effet, j’ai trouvé des personnages tous très différents qui tiennent leurs rôles à merveille.

Quelque chose aussi qui m’a beaucoup plu et que je ne côtoie pas souvent c’est la multiplication des points de vues dans cette nouvelle. En effet, dans les romans, on le retrouve assez souvent mais dans le genre policier, c’est plutôt rare et original d’avoir le point de vue du meurtrier aussi bien détaillé. Tout au long de la nouvelle, on rencontre souvent l’assassin qui nous explique comment il a pu en arriver là. C’est assez choquant de voir ce qu’il a pu subir ou faire subir à ses victimes mais je trouve que l’intrigue est rondement menée sur le côté passé/présent. De plus, la psychologie de ce personnage est exceptionnelle. J’ai trouvé ça vraiment sympathique à lire.

J’ai aussi trouvé très appréciable le fait que l’on respire dans ce roman : l’atmosphère a tendance à être assez lourde et noire vu le sujet principal de la nouvelle, cependant, j’ai beaucoup apprécié le fait que l’on connaisse aussi le côté personnel des enquêteurs. C’est une sphère que l’on apprécie parce qu’elle nous permet de respirer en dehors de la sphère criminelle de cette nouvelle.

L’intrigue est bonne, les personnages aussi. La plume s’avère être dynmaique et sympathique à lire. J’ai aussi beaucuop apprécié le travail que l’auteure a du faire en amont pour monter la nouvelle. Cette intrigue nous fait aussi prendre conscience de tout le travail que les enquêteurs doivent fournrir pour pouvoir avoir un résultat concret. On se rend compte que les pistes, bonnes ou mauvaises, ont été suivies pour essayer d’avoir des indices pour remonter à la source de ces crimes odieux.

Moi qui boudais un peu le genre « nouvelle », je commence doucement à me reconcilier avec ! J’espère que la deuxième nouvelle que Céline m’a envoyée sera toute aussi bonne !

Ma note : 16/20

10

L’année du volcan – Jean François Parot

9782356415806-TRésumé : 1783. L’éruption gigantesque d’un volcan en Islande provoque d’importants changements climatiques. La France commence à vaciller, les caisses se vident. Nicolas est chargé par la reine d’enquêter sur la mort violente d’un de ses proches : le vicomte de Trabou. L’homme est mystérieux, il fréquente le monde de la finance. Ne cherche-t-il pas à camoufler une affaire de fausse monnaie ? Tous les moyens sont-ils bons pour combler l’immense déficit du Trésor royal ? Les investigations de Nicolas Vont le conduire en Angleterre et le mener à deux personnages, le comte de Cagliostro et la comtesse de la Motte, chacun au cœur d’affaires où, là aussi, l’argent est en jeu.

Mon avis : Voici mon avis sur une affaire de Nicolas Le Floch. J’ai emprunté ce livre à la médiathèque parce que j’ai très souvent entendu parler de cette saga et j’avais envie de me faire mon propre avis. C’est assez mitigé pour ma part.

Dans un sens, c’est un peu de ma faute, je n’ai pas forcément réfléchis et j’ai pris une histoire qui n’était pas le Tome 1, il me manquait donc une partie des informations bien que ces dernières ne sont pas non plus essentielles à la compréhension du texte mais j’ai perdu un peu d’informations qui m’ont un peu perdue.

J’ai fait la rencontre de Nicolas le Floch, enquêteur qui intervient beaucoup à la cour de Versailles. En effet, j’ai beaucoup apprécié le fait que cela soit un homme de confiance ainsi que qu’un homme solicité par le roi en personne.

La royauté en France est une période large certes, mais j’ai toujours beaucoup apprécié en savoir plus sur cette dernière. Ici, j’espérais avoir un autre point de vue sur la période. Je savais bien qu’il serai romancé mais j’avais bien envie d’avoir des nouveautés. C’est là que j’ai été un peu déçue.

J’ai choisi de faire cette lecture en audiolib puisque j’avais lu pas mal d’avis divergents sur cette saga. J’ai bien fait dans un sens, j’ai pu, ainsi, ne pas m’ennuyer. J’ai fait des pauses (j’écoute mon audiolib en voiture principalement).

Par moment, la lecture est un peu compliquée, les indices partent dans tous les sens et pour moi, il y a un peu trop de personnages pour une enquête policière. J’avoue que l’auteur est parvenu à me tenir en haleine jusqu’au bout et à semer le doute dans mon esprit mais je reste quand même mitigée sur mon écoute. Je pense donc retenter l’écoute ou la lecture d’une des aventures de Nicolas le Floch pour me faire ma propre idée.

L’intrigue, dans ce tome, reste sympathique : la reine fait appel à Nicolas pour enquêter sur la mort d’un de ses amis, le Vicomte de Trabou, mort piétiné par un cheval. Nicolas enquête longuement avec son ami et collègue, cela l’emmène dans les bas fonds de Paris mais aussi en Angleterre. La mort de ce vicomte soulève bien des choses : on parle de fausses monnaies, de duperies, de trafic. Bref, c’est une énorme enquête au final.

Je pense que le fait que cela parte dans tous les sens m’a un peu ennuyé et perdue dans ma lecture. J’ai trouvé la fin un peu redondante et les explications un peu trop abracadabrantesques pour tenir debout.

Cependant, la plume de l’auteur reste intéressante. Elle est assez fraîche et dynamique et je pense que c’est ce qui m’a permis de tenir jusqu’à la fin. J’ai aussi beaucoup aimé la construction de certains personnages mais surtout Nicolas Le Floch qui reste un bon personnage principal qui ne manque ni d’intelligence, ni de charme.

J’attends de voir la suite pour avoir un avis plus étayé sur le sujet. Des sagas comme celle-ci ont de nombreux tomes, il est fort possible qu’un roman soit moins bons que d’autres.

Ma note : 12/20

18

Le mage du Rumorvan – Jean François Joubert

téléchargementRésumé : On aurait dit que la Lune était rousse et que le soleil venait à peine de rejoindre l’autre hémisphère, quand tous les chiens du quartier se mirent à hurler à la mort. Un bien triste concert qui interrompit la nuit hivernale des habitants du petit village, mais des grognements et des gémissements exprimant un irrépressible effroi, avaient fait converger tous les regards dans le moindre recoin sombre. Ils sortaient tous de chez eux, jeunes et vieux se regroupant au cœur du bourg, les yeux rivés sur les nuages illuminés par un feu intense. Ils venaient de comprendre l’origine de ces cris inhumains qui donnaient cette impression unique d’apercevoir une esquisse de l’enfer. Lorsque cet événement exceptionnel arriva à l’Aber-Ildut, petit bourg aux confins de la Bretagne, les esprits des villageois façonnés par de vieilles légendes, surent que de terribles maux allaient les accabler bientôt. Le mage était mort. Assassiné. La rumeur circulera dès le lendemain, des murmures apeurés. Les langues se délieront bientôt, chaque villageois, convaincu de ce qu’il sait ou imagine. Et rien que du mauvais pour tous. L’inspecteur Lavigne va devoir comprendre leur personnalité, savoir ce qu’ils savent réellement. Qui avait intérêt à tuer le mage tant craint et respecté ? Quel en était le mobile ? Qui en voulait à ce point au rebouteux ? Solitaire et taciturne, l’inspecteur poursuivra auprès d’une population qui a toujours été effrayée par la personnalité de la victime, son côté sombre, une force obscure qu’il tirait du pouvoir de l’ombre. Qui ? Sa femme ? Sa maîtresse. Le contenu de ses livres, aussi anciens que secrets ? Lavigne va livrer une bataille muette, tenter de comprendre le contexte dans lequel vit ce bourg figé dans des croyances d’un passé qu’il croyait révolues. Et il ira de surprise en surprise, jusqu’à avoir peur de son ombre.

Mon avis : Je remercie l’auteur Jean François Joubert pour l’envoi de son roman. J’ai beaucoup apprécié cette lecture.

C’est un roman régional que l’on peut qualifier de polar/policier. Je ne sais pas pourquoi je retrouve souvent cette région de la France lorsque l’on a des crimes mystiques ou à caractère satanique mais j’avoue que je ne m’en plains pas du tout ! En effet, l’auteur parvient aisément à nous envoyer directement dans les petites rues, dans les crêperies et les cafés sur les traces de ce criminel dont on ne sait rien.

Qui dit roman policier dit multitude de personnages tous aussi captivants les uns que les autres. En effet, jusqu’à la fin, on ne sait vraiment pas qui est le criminel. On rencontre l’inspecteur Lavigne qui est en charge de cette enquête qui, au premier abord, ne semble pas être si compliquée que cela. L’inspecteur va vite déchanter devant le peu d’indice et le peu de langues qui se délient sans mettre la pression.

Certains personnages se détachent néanmoins : la femme de la victime, un jeune journaliste, une femme qui promène son chien en insultant tout le monde. Cependant, on se rend compte que les habitants de ce petit bourg breton se connaissent tous et cela apporte une fraternité certaine et l’image d’un village soudé.

L’intrigue est assez intéressante, un peu de magie et de satanisme. La victime, le mage, est connue pour être une personne qui côtoie le diable en personne. Il a vendu son âme à Lucifer. Sa femme nous relate une vie calme malgré les apparences mais surtout une manière de penser assez originale ce qui fait de lui et de sa femme des marginaux. J’ai beaucoup aimé le fait que l’on apporte l’idée d’un grimoire maudit. C’était vraiment très intéressant, cela m’a permis de passer une bonne lecture. Les maigres preuves et indices emmènent Lavigne sur des pistes différentes. On voit que la situation le dépasse… Le côté mystique le dérange mais cela n’enlève rien au plaisir que l’on a durant cette lecture.

Livre court, il n’en reste pas moins très agréable. J’ai beaucoup aimé suivre les aventures de l’inspecteur Lavigne. Il est assez terre à terre et m’a un peu fait penser aux inspecteurs Poirot et Maigret. Un inspecteur de la vieille école en soit. C’était sympathique.

J’aurais juste aimé en savoir un peu plus sur la victime et sur le côté satanique de l’intrigue. Même si on en parle, j’ai trouvé dommage que l’on n’en parle pas plus. Je pense aussi qu’un épilogue sur les devenirs des personnages auraient été sympathique aussi, à mon avis. (Ce n’est que mon avis).

En attendant, si vous voulez une petite lecture qui mêle mythe, satanisme et enquête policière, je vous le conseille vivement ! La plume de l’auteur est très belle, pleine de poésie. L’auteur parvient à apporter pas mal de suspense et nous mène difficilement sur la piste du véritable tueur.

Ma note : 15/20

14

L’écho des morts – Johan Theorin

téléchargementRésumé : Joakim et sa femme Katrine ont décidé de quitter Stockholm pour s’installer dans une vieille ferme sur l’île d Öland. Katrine et les enfants s’y installent alors que Joakim achève l’année scolaire au collège où il enseigne. Après la noyade accidentelle de Katrine, Joakim sombre dans une profonde dépression. En faisant des travaux dans la maison, il tombe sur des inscriptions mystérieuses. Il apprend alors que dans le passé, les habitants de la ferme ont souvent été victimes d’accidents mortels. Les inquiétantes légendes d’Öland refont surface et Joakim se prend à imaginer qu’à l’instar d’autres esprits, Katrine pourrait revenir. Le suspense s’épaissit. D’étranges cambriolages en série surviennent sur l’île. La jeune policière Tilda Davidsson qui mène l’enquête a bien du mal à dénouer tous ces fils qui s’entrecroisent.
Après le brouillard d’automne de L’Heure trouble, L’écho des morts, livre d’hiver sur le deuil et la mémoire, est soutenu par l’écriture sobre, très personnelle et d’une efficacité troublante de Johan Theorin.

Mon avis : Voici un nouvel audiolib que j’ai pris plaisir à découvrir. En effet, la couverture bien mystérieuse m’avait fait de l’œil à la médiathèque. C’est une grosse écoute : quasiment 12 heures, j’en ai fait des kilomètres en voiture. Oui, je n’écoute mes livres audio en voiture : je ne supporte pas rester inerte dans mon lit à écouter, ce n’est pas possible. Je me suis même surprise à laisser tourner le moteur pour en savoir un peu plus avant de rentrer chez moi.

C’est la première fois que je lis un roman scandinave. C’est beau, frais et terriblement bon ! J’ai vraiment beaucoup aimé ce premier roman. Je ne connaissais pas l’auteur et je suis persuadée que je relirai un de ses romans avec délice.

On fait la rencontre de la famille Westin qui se compose de Joakim, Katrine, Livia et Gabriel. La petite famille coule des jours heureux sur la petite île d’Öland. Ils ont racheté une maison pour la retaper. Cette maison a un lourd passé. On entend des histoires à faire peur, des morts inexpliquées…

La création d’une atmosphère incroyable se fait sous nos yeux. En effet, on se retrouve propulsé dans un quotidien inquiétant sur l’île. L’isolement insulaire est propice à ce que l’atmosphère soit pesant à souhait. De plus, cette île se trouvant au sud de Stockholm, entourée par la mer Baltique est plongée dans le noir une bonne partie de la journée, c’est l’hiver, il fait froid. On crée donc une situation et une atmosphère inquiétante.

Après la noyade accidentelle de Katrine, Joakim se retrouve dans une situation détestable : il ne supporte plus la vie sans Katrine, ses enfants sont tristes mais il n’ose pas leur dire qu’elle est morte. Livia fait des cauchemars, voit sa mère, l’appelle sans comprendre ce qu’il se passe.

On suit trois histoires en parallèle qui finiront par se rejoindre : celle de la famille Westin, celle de Tilda Davidson, une jeune policière qui mène l’enquête puisqu’en son for intérieur, elle sait que quelque chose cloche et celle de trois cambrioleurs qui volent pour revendre.

Il y a quantité de personnages secondaires qui prennent plus ou moins d’importance selon les chapitres. J’ai beaucoup aimé l’agilité avec laquelle l’auteur a fait coïncider ces trois histoires.

En plus de toutes ces histoires de cambriolages, on se retrouve avec une histoire de fantôme. En effet, Joakim trouve une petite chapelle dans sa grange pour calmer les esprits des marins morts en mer. Guerlof, un vieil homme raconte le passé de la bâtisse et de ce qui s’y est produit des années auparavant.

La plume de l’auteur est excellente ! Elle est propice à cette atmosphère lugubre et quelque peu fantastique. On frôle les limites du réel, c’est plaisant !

Ma note : 19/20 

27

Colère noire – Jacques Saussey

9791025102268fsRésumé : Un industriel est retrouvé mort dans sa baignoire et les premiers éléments accréditent la thèse du suicide. Mais pour le capitaine Daniel Magne, il s’agit d’un meurtre. Reste à trouver le coupable, et c’est le début d’un jeu de domino mortel qui se met en place. Chaque suspect devient victime et les morts se succèdent. De Paris à New York en passant par l’Afrique du Sud, l’enquête s’annonce pleine de rebondissements et truffée de périls pour Magne et sa coéquipière Lisa Heslin.

Mon avis : Je tiens à remercier Gilles Paris ainsi que son équipe qui fait un travail formidable. En effet, je suis heureuse de pouvoir être une des nombreuses partenaires littéraires de Gilles Paris. J’ai toujours le droit à un panel de nombreux romans divers et variés. J’ai jeté mon dévolu sur un polar Colère Noire de Jacques Saussey qui me plaisait beaucoup à la lecture de son résumé.

Ce fut un bon pavé (de 524 pages quand même) qui ne m’a pas déçu. En effet, j’ai toujours une crainte avec les gros romans : les longueurs qui font perdre du rythme au roman. C’est souvent compliqué de rester concentré sur un roman qui divague. Ici, on est tenu en haleine jusqu’au bout, je n’ai pas trouvé de longueur. C’est déjà un très bon point. De plus, on recherche de l’action et de la réflexion dans ce genre de romans. Je n’ai pas été déçue non plus de ce côté. Le suspens, l’intrigue, les personnages, tout est bon dans ce roman.

beach_gate_weheartitOn a des personnages intéressants quoi qu’un peu stéréotypés :

  • Daniel Magne, capitaine de police. Un capitaine des années 50, porté un peu sur la boisson. Il est en couple et son couple bat de l’aile. Sa femme demande de l’attention qu’il ne peut pas forcément lui donner à cause de son travail.
  • Lisa Heslin est la coéquipière du capitaine Magne, elle est un peu bordélique mais arrive à se faire entendre. Son statut de femme ne pose pas forcément de problème au sein de la police. C’est elle qui trouve l’indice qui prouve que cet accident n’est pas un suicide mais un meurtre.

C’est un duo qui fonctionne bien, ils apportent chacun à l’autre ce qui lui manque. J’ai trouvé ce duo sympathique malgré le côté désuet du couple.

On est propulsé dans un bel univers. On voyage beaucoup : en France, à New York mais13254289_1045349628891225_4894523684186030036_n aussi en Afrique du Sud. Au passage, on en apprend beaucoup sur le tir à l’arc mais aussi sur les chasses luxueuses et bien entendu interdites en Afrique du Sud, c’est d’ailleurs sur un ancien camp de chasse que l’intrigue se met en place. On est vraiment dans un univers incroyablement bien ficelé. J’ai trouvé l’idée très originale et qui révolutionne quelque peu le genre du polar.

C’est la première fois que je lis un roman de Jacques Saussey et je suis heureuse d’avoir appris sur la toile que ce tome est le premier (sur huit apparemment) de la saga Magne/Heslin. J’ai hâte de voir ce que l’auteur nous réserve.

La plume de l’auteur est sombre, mystérieuse et très belle. Les mots employés sont justes, réfléchis.

Pour résumer : J’ai passé un très bon moment avec ce premier roman d’une saga qui me semble être très intéressante. L’auteur, grâce à sa plume mais aussi à ses connaissances, nous emmène dans une chasse incroyable où l’on retrouve des sujets divers et variés. J’ai aussi été heureuse de voyager grâce à ce livre.

Voici le troisième roman que je lis de la maison d’édition French Pulp et je commence à croire que je vais être abonnée aux bons romans avec cette maison d’édition que je vous conseille chaudement.

Ma note : 17/20

16

La malédiction d’Oxford – Ann A McDonald

1507-1Résumé : Cassandra Blackwell, jeune Américaine d’origine modeste, intègre la prestigieuse université d’Oxford pour une année d’études. Toutefois, la qualité de l’enseignement, les porches recouverts de lierre ou les soirées étudiantes ne figurent pas parmi ses priorités. Elle n’a qu’un objectif : découvrir la vérité sur le passé de sa mère, étudiante à Oxford dans les années 1990, qui a fui ce paradis d’un autre temps avant de se suicider quelques années plus tard. L’enjeu est important, car Cassie pourrait enfin connaître l’identité de son père. La jeune femme se lie rapidement avec l’élite anglaise et plonge dans ce monde fascinant aux traditions séculaires. Pourtant, au sein de ce campus légendaire, une force inquiétante est à l’œuvre : l’École de la Nuit, une société secrète qui semble liée à une série de suicides. Cassie pourrait bien être la seule à pouvoir y mettre un terme ? mais à quel prix ?

Mon avis : Je remercie Camille et les éditions Michel Lafon pour ce très beau et bon partenariat.

20100628104007michellafonJ’ai littéralement adoré ce roman ! C’est le premier roman de cette auteure que je lis et ce que j’ai découvert m’a beaucoup plu !!! J’ai dévoré mon roman en quelques heures.

J’ai été happé dans cette histoire dingue et palpitante. Elle mêle présent et passé à merveille. C’est une parfaite alchimie entre les siècles derniers. On remonte jusqu’au XIXème siècle. C’est incroyable ! De plus, l’intrigue et les lieux qui sont proposés m’ont beaucoup plu.

Cassie Blackwell est une jeune étudiante américaine fraîchement arrivée dans le pays de notre chère Elizabeth II. Elle a décroché une bourse étudiante qui lui permet d’arriver à l’université de Raleigh à Oxford. Cassie n’est là que pour une seule et unique chose : retrouver l’identité de son père qu’elle n’a jamais connu et lever le mystère qui plane autour de la mort de sa mère.

Cassie va tout faire pour comprendre le passé de sa mère au collège d’Oxford. C’est là que beach_gate_weheartittout a commencé. Cassie va rechercher, fouiller, mentir, manipuler pour parvenir à ses fins. Dans tout ce tourbillon de ténèbres, Cassie va rencontrer des gens, amis, ennemis et alliés. Le monde d’Oxford se révèle être à part du reste du monde. Il est vraiment particulier. Ann A McDonald nous permet, grâce à ses mots, de découvrir des lieux fantastiques et des personnages bien différents les uns des autres.

  • Cassie est le personnage principal du roman. Elle est une jeune fille pétillante et très intelligente. Elle est terriblement méfiante, le poids du passé pèse sur ses épaules.
  • Evie est la colocataire de Cassie. Elle déborde de vie et d’énergie. Elle est drôle, très studieuse. Elle est la parfaite amie qui fait tout ce qu’elle peut pour rendre les gens qu’elle aime heureux.
  • Hugo est un étudiant du collège Raleigh. Il est riche. Il se moque de ses études et ne sait pas vraiment ce qu’il veut. Il est sous pression à cause de sa famille qui est très riche et célèbre : il fait partie de la famille des Mandeville.
  • Olivia est la cousine d’Hugo. Elle est très directive. Elle est le stéréotype parfait de la petite cheftaine de sa bande d’amis bien riches. Elle est aussi très prétentieuse.
  • Charlie est un policier. Il va aider Cassie à enquêter sur la mort de sa mère et le mystère qui entoure ce collège.
  • Elliot est un bibliothécaire qui va rapidement devenir l’ami de Cassie. Lui aussi, à sa manière, va aider Cassie à trouver des indices pour savoir où chercher. Il est drôle et très intelligent.
  • Tremain est un professeur de Cassie. Il s’avère être méfiant, cassant et ne semble pas apprécier Cassie plus que ça. Il va même finir par la pousser à partir du collège.

On est propulsé au cœur d’une intrigue rondement menée. Elle mêle faits historiques et fantastique. On va se mêler à la foule d’enfants riches qui n’ont aucun scrupule. L’Ecole de la Nuit refait surface : Est-ce un mythe ? Une légende ? Ou la Vérité ? Cassie va se mettre dans des situations très périlleuses pour comprendre comment sa mère est morte, d’où viennent tous ces étudiants suicidés. Elle veut absolument savoir ce qui s’est passé dans cette école. Au péril de sa vie. Tant de questions qui finiront par trouver des réponses.

On a des moments qui font froid dans le dos. C’est vraiment un très bon roman que je conseille à tous les fans du genre. J’ai passé un superbe moment dans cette ambiance tendue, merveilleuse et irréelle. C’est sombre et mystérieux à souhait. C’est un très beau coup de cœur.

Ma note : 20/20