21

Alchimistes de Jean Pierre Favard

CVT_Alchimistes_1496.jpgRésumé : 1223, les évêques de Bethléem, en Palestine, fuient la Terre Sainte et trouvent refuge à Clamecy, dans la Nièvre. 1307, des centaines de Templiers sont arrêtés sur ordre de Philippe le Bel. Officiellement, l’Ordre du Temple n’existe plus. 1382, Nicolas Flamel parvient à changer le plomb en or. 1789, deux ouvriers du marquis de Chastenay mettent à jour un intrigant coffret en pierre à Essarois, en Côte-d’Or. 2001, d’étranges parchemins refont surface en même temps que le corps sans vie d’un notaire. S’engage alors une formidable course contre la montre mêlant Histoire occulte et officielle, sociétés secrètes et alchimie. Ou lorsque la légende rencontre la réalité. « Une écriture fluide, limpide, qui emporte malgré le flot d’informations qu’elle transporte, et surtout, cette passion communicative pour l’Histoire, sa magie, ses mystères et ses secrets. » Pol’Art Noir.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie ma petite Myrtille ainsi que Séma éditions pour l’envoi de ce roman qui me permet de poursuivre ma découverte du catalogue de Séma. Cette lecture fut une très belle découverte, je suis partie à l’aventure, le temps d’un roman.

~ Une intrigue, plusieurs périodes ~

Ah ! Quelle belle idée, cela faisait longtemps que je n’avais pas eu la chance de croiser un roman mêlant histoire et enquête policière. En plus de cela, on mêle aussi les époques : ainsi, on vogue entre plusieurs années du Moyen-Age et notre monde actuel. Au départ, j’ai eu peur, souvent, on est pris entre deux étaux et on ne sait pas s’en sortir. Ici, j’ai été agréablement surprise de constater la cohérence et l’intelligence de la plume et du texte quant à l’utilisation de plusieurs genres et plusieurs époques.

Je n’ai retrouvé aucun anachronisme ni bizarrerie dans le texte. Après, je ne suis pas une experte mais la cohérence est présence, en tout cas, pour moi !

~ Entre rêve et réalité ~

C’est ce que j’adore avec ce genre d’histoires : démêler le vrai du faux, la légende des événements qui ont vraiment existés. Bref, on se retrouve avec cette intrigue qui tient le lecteur sur un fil. On a un pied dans la réalité et l’autre dans la fantaisie, le rêve, les mythes et les légendes. Qui n’a jamais entendu parler des Templiers, de la Terre Sainte, de Nicolas Flamel (Merci Harry !), de la magie noire et des forces occultes ? Bref, on est bien dans ce roman et dans cette intrigue qui nous permet de passer un bon moment de lecture !

~ Des sujets déjà vus… ~

Purée, j’ai eu peur, quand j’ai entendu parler de Nicolas Flamel mais aussi de la course à l’or noir, de la Rose Ligne : tout ça, c’est du déjà vu, ressassé et franchement, j’ai eu peur d’avoir dans les mains une copie du Da Vinci Code. Grand bien me fasse, je me suis complètement trompée ! J’en suis plus qu’heureuse. Déjà, ce roman se veut efficace, il n’est pas très long mais je trouve qu’il se suffit à lui-même dans le sens où il n’y a pas de longueurs dans les actions, avec ce genre d’histoires, les longueurs historiques font souvent souffrir l’intrigue, ici, non. C’était plutôt sympathique. Ce qui est aussi à souligner, c’est que les personnages principaux de notre histoire sont des adolescents ! Ainsi, on vogue entre légèreté, naïveté et secrets de famille.

~ Les personnages ~

Comme je vous le disais, nos personnages sont des adolescents. Ce que j’ai apprécié dans cette histoire, c’est le fait que les personnages étant des adolescents, on a une vulgarisation de l’Histoire : on comprend tout sans aucun problème et l’histoire nous apparait simple et fluide. Emilie et ses amis sont donc propulsés dans une histoire qui va rapidement les dépasser. Ainsi, on se retrouve donc avec des manuscrits secrets qui passent de main en main, des secrets de famille très dangereux qui mettent en danger la vie de certains personnages. Bref, on est vraiment dans un bon roman qui a de solides bases.

J’ai apprécié Emilie pour son caractère et son courage. Elle a le sens de l’honneur et uneSema-Logo-edition-WP sacrée dose d’intelligence pour moi. J’ai eu un peu plus de mal avec le personnage de Priscillia qui est un peu trop enfantin pour moi. Si Emilie est un personnage que j’ai apprécié, j’ai trouvé que le côté « bande » qui se met en place dans le roman n’était pas assez poussé pour moi. J’ai ressenti Emilie mise sur le devant de la scène et Tony, William et Priscillia derrière. Le retrait se fait ressentir sur le point de vue psychologique pour moi surtout. On sent qu’Emilie est un personnage très fort et les autres sont un peu plus dans la retenue.

~ La plume ~

Je ne connaissais pas la plume de Jean Pierre Favard, je suis ravie d’avoir fait sa connaissance ! Globalement, j’ai passé un super moment de lecture malgré ce petit souci au niveau de l’équilibre des personnages. On a une fluidité certaine dans les mots, dans les péripéties et dans l’intrigue. Pour moi, tout est présent pour passer un super moment de lecture.

Je félicite aussi l’auteur pour le travail historique qui a dû être fait en amont ; C’est bluffant !

Les – :

  • Un léger déséquilibre dans les personnages.

Les + :

  • Les mélanges des genres et des thématiques, j’ai adoré !
  • La plume de l’auteur que j’ai trouvé charmante.
  • L’Histoire présente tout au long du roman.
  • L’enquête policière qui est menée.

4

Publicités
14

Meurtre bénévole – Catherine Secq

51gN1o0bZ4L._SX195_Résumé : Un patron retrouvé mort sur son bureau. Une association où tout le monde se déteste et pourrait être auteur du meurtre. Je me souviens bien de cette affaire. Quand je pense que certains croyaient qu’il dormait, le beau directeur… Elles sont nombreuses à l’avoir pleuré, ce serial lover. Paix à son âme ! Pour une fois, la brave commissaire Bombardier va devoir faire le tri parmi de trop nombreux coupables potentiels. La cuisine et le rock sont ses deux passe-temps préférés, lorsqu’elle ne s’occupe pas de sa petite-fille adorée et surtout lorsque les assassins de la capitale, très ignorants des acquis sociaux, lui laissent un peu de répit en dehors des heures légales de travail. Aidée de son jeune adjoint maladroit, qui lui sert autant de tête de Turc que d’homme à tout faire, elle ira chercher le meurtrier là où l’on ne l’attend pas. La commissaire Bombardier n’hésitera pas à soulever les tapis et la poussière, pour nager dans les eaux troubles de personnalités déroutantes. À force de tirer le fil de la pelote, la vérité finira par éclater, mais pas sans éclabousser tout ce joli petit monde. Un polar tout sauf noir, drôle et bien ficelé.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Catherine Secq pour l’envoi de ce roman via SimPlement. J’ai trouvé la couverture assez sympathique. Ce genre d’illustrations me rappelle les livres que je lisais étant plus jeune. D’humeur nostalgique ces derniers temps, je n’ai pas réfléchi très longtemps avant de faire la demande de ce service presse.

Une intrigue simple mais efficace

Vous aurez le droit à tout sauf à un polar noir ici. Une enquête policière, on en a une. Elle reste assez simple mais ultra efficace comme souligné dans mon sous-titre. Si je pense que l’intrigue n’est pas une des plus grandes forces de ce roman, on reste quand même dans une lecture détente assez sympathique malgré des petits bémols. Je pense que l’intrigue aurait pu être un peu plus dense et mystérieuse. Cependant, l’auteure a décidé de miser sur d’autres points forts pour sa première enquête et je trouve que c’est assez juste.

Le commissaire Bombardier : un sacré numéro

Son nom lui va comme un gant ! Ce commissaire est une bombe à retardement. Elle a un sacré caractère, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds. Le commissaire Bombardier est un personnage qui inspire le respect. En effet, elle se fait respecter par ses collègues qui l’accueillent assez bien. Elle a un fonctionnement professionnel bien à elle mais ça fonctionne.

Elle a un vocabulaire très fleuri. C’est un personnage haut en couleurs ! Purée, c’est hallucinant ! En effet, l’auteure en fait une personne atypique et attachante.

J’ai eu l’impression d’avoir le personnage de Sœur Thérèse(.com !) mélangé au tempérament et le franc-parler du Capitaine Marleau. C’est assez saisissant parce que ce ne sont pas forcément des personnages télévisuels que j’apprécie. Néanmoins, l’auteure parvient à construire un personnage intéressant avec des qualités que l’on ne peut pas ne pas apprécier.

Personnages secondaires

Polo m’a beaucoup fait rire, je vous l’avoue. J’ai eu, plus d’une fois, l’envie de le prendre sous mon aile. Qui dit meurtre dit enquête et qui dit enquête dit panel de personnages importants. On se rend compte de la capacité incroyable de l’auteure à monter des psychologies différentes sans aucun problème. C’est très intéressant. Elle rend ses personnages uniques et atypiques. J’ai apprécié Mademoiselle Poult par exemple.

La plume

Si je n’ai rien à redire sur la plume de l’auteure, j’avoue que, par moments, j’ai trouvé des phrases qui auraient pu ne pas être présentes. Je pense, par exemple, à la remarque du médecin légiste sur les parties génitales de la victime. Ok, cela vient souligner l’univers du commissaire Bombardier mais franchement, je n’ai pas trouvé cela très utile. Si le langage fleuri du commissaire peut être une manière de la rendre unique, il faut trouver le parfait équilibre pour ne pas avoir cette impression de trop.

On peut aussi noter le fait que l’auteure fait une place importante aux plantes dans son roman mais aussi à l’environnement dans son roman. Je trouve cela assez sympathique de retrouver ces thématiques dans le roman.

Je ne peux que vous recommander cette lecture (assez courte et prenante) aux fans des policiers comiques. Je lirai les aventures du commissaire Bombardier avec plaisir !

> L’auteure me souffle dans l’oreillette que son roman est surtout une satyre sur le monde associatif. Merci à elle pour son temps.

Les – :

  • Des répliques qui, pour moi, ne sont pas forcément nécessaire au déroulement de l’intrigue.
  • La simplicité de l’enquête.

Les + :

  • La création du personnage du commissaire Bombardier. Je la trouve unique, attachante et atypique.
  • La plume de l’auteure et son imagination sans limite.
  • Un panel intéressant de personnages secondaires. L’auteure a fait un sacré travail !
  • La thématique de la nature et des plantes dans le roman. 

4

12

Lilas noir – Gemme

41gSHRgJHPL._SX195_.jpgRésumé : « On a trouvé des fibres végétales noires suffisamment grosses pour qu’on les reconnaisse à l’œil nu, et cette branche de fleur, là, on dirait du lilas, mais noir. » Quelques semaines après sa mutation, à deux ans de la retraite, au commissariat de Neuilly, en raison de sa grande probité, pour remplacer le Commissaire Devereau, un peu trop conciliant avec la haute société neuilléenne et les amis de l’ancien maire, Sandre se retrouve, le midi du premier janvier deux mille quatorze, sur une scène de crime peu banale qui va l’entrainer dans une enquête pour meurtres en série qui, entre pressions et impasse, va lui coûter sa santé. Gemme, presque quinqua à l’imagination débordante, vit en Région Parisienne, entre un mari adorable et dévoué, Loulou, et un chat tyran domestique, Myrddyn. Passionnée d’Histoire, d’histoires, de mythologie, de littératures de l’imaginaire et avec un goût certain pour le thriller et le polar, elle signe ici son premier roman terminé (le terminé est essentiel, en l’occurrence). Elle hante depuis bientôt quinze ans les festivals essentiels de la SFFF.

Mon avis : Je remercie Philippe Ward pour l’envoi de ce roman via SimPlement. Ayant déjà eu la chance de lire un roman de Philippe Ward, j’y suis allée franchement. J’étais ravie de pouvoir lire ce roman assez prometteur à la lecture du résumé.

Ce n’a pas été une lecture de tout repos. En effet, ce roman n’est pas un coup de cœur mais il reste une lecture agréable.

Une plongée dans les années 1970

Rien qu’à la couverture, je savais que j’allais plonger dans un polar type année 1970. Cependant, j’avoue que le livre objet en soi n’est pas vraiment à mon goût. Je pense que la couverture pourrait être plus sympathique. C’est très simple et minimaliste. Cela ne m’a pas plu plus que cela. J’adore les retours dans le passé mais ici je suis passée à côté, dommage !

L’intrigue

On navigue entre deux années 2009 et 2014. L’année de l’incident et l’année de l’enquête. Entre temps, nous faisons la rencontre des personnages, des acteurs d’un drame, de victimes, de coupables, bref, on fait le tour d’horizon au niveau des personnages inclus dans cette sombre histoire mais aussi dans l’enquête. On fait la rencontre du commissaire Sandre. Un enquêteur dont les années qui le séparent de la retraite ne sont plus très nombreuses. Comme pour tirer sa révérence de manière magistrale, le commissaire va signer une enquête bien glauque que l’on suit tout au long de la lecture de ce roman.

L’enquête en soi est assez cohérente et intéressante à suivre. Je ne peux pas vraiment vous en parler sans vous ruiner l’effet de surprise.

Les décors

Franchement, j’ai été bluffée par la manière dont l’auteure traite les descriptions des décors qu’elle utilise. On est vraiment au cœur des quartiers bourgeois de Neuilly sur seine, dans la région parisienne. Si j’ai des lecteurs et amis parisiens, ne m’en veuillez pas mais je trouve que la région parisienne a quelque chose de glauque. Je n’ai aucune sympathie pour cette région qui ne m’aspire que la pollution, la tristesse et l’antipathie des gens (bon ok, j’aime bien les monuments et Disneyland. Il faut l’avouer, la culture est vraiment d’une très bonne qualité dans la région parisienne).

J’ai trouvé l’utilisation de Neuilly sur Seine très intéressante dans le traitement. On dit souvent que chez les riches les crimes sont toujours plus glauques. Gemme illustre bien cela. Même si on est dans les beaux quartiers de la ville, on a une ambiance pesante qui nous suit tout au long du roman. Bravo !

Les personnages

Les morts pleuvent. Franchement, je ne peux pas le dire autrement. Les meurtres s’enchaînent, les cadavres restent sur les bras de la police. L’enquêteur parvient à réunir les personnages autour d’un fait commun : un viol en groupe. Une jeune femme partie de rien et devenue célèbre est apparemment le lien qui unit tous les personnages. Malheureusement, mis à part le commissaire, je n’ai pas su m’attacher aux personnages. J’aurais apprécié un peu plus de détails sur leurs psychologies. Je n’ai pas su m’attacher à personne.

La plume de Gemme

Je ne connaissais pas la plume de cette auteure. Ma découverte est assez sympathique. J’ai trouvé que l’auteure avait un style bien particulier qui était parfait pour l’enquête policière dont elle nous fait part. Il n’y a pas de longueurs. C’est sombre, glauque et on veut savoir ce qui s’est passé pour que l’assassin en arrive là.

Les – :

  • Je n’ai pas su m’attacher aux personnages, malheureusement.
  • Le livre en tant que tel, je l’ai trouvé un peu trop simple.

Les + :

  • L’enquête que j’ai trouvée intéressante.
  • La plume de l’auteure qui m’a beaucoup plu.
  • Tout tient debout sans souci, bravo !

3

10

Embrasements – Guy Morant

CVT_Embrasements_4937.jpgRésumé : Alors qu’il roule vers une scène de crime, le capitaine Alaric Autier tombe sur un entrepôt en feu. À l’intérieur, on signale le cadavre d’un pendu, qu’il faut préserver des flammes. Alaric décide d’affronter l’incendie, mais il doit vite quitter les lieux. Il s’en va, refusant de répondre aux questions de l’Officier de police judiciaire, car la scène de crime l’attend. Sans le savoir, il vient de donner à son chef de service le moyen de le faire tomber.

Mon avis : Je remercie Guy Morant pour l’envoi de son roman via SimPlement ainsi que pour sa gentillesse. En effet, j’ai été touchée par sa proposition. Via le Prix des Auteurs Inconnus, j’avais craqué pour son roman « effondrements » qui n’a malheureusement pas été retenu (malgré le fait que j’ai brûlé des cierges et fait mes prières). J’étais vraiment triste et déçue parce qu’il était vraiment le premier dans ma sélection et de LOIN par rapport aux autres que j’avais choisi. Quand j’ai vu sur SimPlement que l’auteur proposait son roman, j’ai foncé, mais trop tardL. J’ai quand même eu la chance de pouvoir échanger avec l’auteur qui m’a gentiment proposé de mettre un exemplaire de sa deuxième enquête de côté le temps que je puisse m’organiser. Quel bonheur !

Rencontre avec Alaric Autier

Comme je vous le disais au-dessus, j’ai apprécié rencontrer Alaric Autier. Même si ce roman signe une deuxième enquête, elle se lit indépendamment de la première enquête que je n’ai pas encore lue.

Alaric Autier est un capitaine dans la police. Personnage intègre, intelligent et réfléchi, il m’a énormément plu. C’est une réelle force dans ce roman. Accompagné des personnages secondaires, il nous permet de vivre une enquête trépidante rythmée qui nous tient en haleine du début à la fin du roman.

Les personnages sont très bien maîtrisés. J’ai apprécié les découvrir sous différentes facettes : en effet, on les retrouve dans la sphère professionnelle mais aussi personnelle. Ainsi, on parvient à toujours avoir ce fil rouge de l’enquête qui est toujours présent mais on en apprend un peu plus sur la vie personnelle des protagonistes.

Une enquête policière à la hauteur

Purée, cela faisait longtemps que je n’avais pas apprécié un bon policier comme celui que nous propose Guy Morant ici ! J’ai mis du temps à l’ouvrir (j’ai accumulé un sacré retard !) mais une fois le nez dedans, je n’ai pas pu m’arrêter. Les pages se sont envolées, les mots se sont lus si facilement… J’ai lu de 14.00 à 18.00 (en sautant le goûter !) et cela ne m’a posé aucun problème. J’ai tout mis en sourdine, j’ai adoré ma lecture !

L’enquête est captivante : un corps pendu, momifié prend feu dans un entrepôt. Je me demande bien où Guy Morant est allé chercher des idées pareilles mais cela tient debout du début à la fin de la lecture. On sent bien que l’auteur a dû travailler énormément en amont pour pouvoir nous servir une enquête d’une si grande qualité. La cohérence est excellente, on y croit du début à la fin.

La plume de Guy Morant

Quel délice ! Franchement, j’ai apprécié ma lecture. Je pense vraiment que Guy Morant va connaitre un succès fou auprès de son lectorat. Je ne peux que lui souhaiter de trouver une maison d’édition à la hauteur de son talent. Je suis persuadée qu’il ira loin, très loin. Guy Morant nous livre un roman captivant, il nous sert une enquête plausible, très bien montée avec les détails qui impressionnent le lecteur.

Les – :

  • Absolument rien, j’ai adoré ma lecture !

Les + :

  • Le personnage d’Alaric
  • L’enquête
  • L’intrigue
  • Le travail de l’auteur et sa plume

5

14

La première empreinte – Xavier Marie Bonnot

51CK2T9EY9L._SX195_Résumé : Elle déboutonna son angoisse pour vaincre l’obscurité. Au fond de sa chambre, un reflet de lune cendre dans le blanc vitreux d’un œil barbare. Une forme monstrueuse s’avança. Silhouette de l’au-delà du temps, grande et épaisse dans la lumière froide. Et puis, l’étrange prière. » Je suis le chasseur Que les esprits te guident dans la nuit Que ta chair fortifie le premier homme « .Le commandant Michel De Palma se trouve pris dans une enquête sans précédent dans les annales de la police marseillaise : une préhistorienne retrouvée noyée dans la calanque de Sugiton, un tueur barbare qui signe ses meurtres d’une main en négatif et une étoile filante du milieu marseillais, fils d’un ancien touilleur de morphine base, retrouvé, lui aussi, noyé dans la même calanque.Le lien entre tout ça ? Il se trouve dans une caverne préhistorique dont l’entrée se fait par – 38 mètres, dans les eaux froides de Sugiton. Au début des années 90, un plongeur téméraire y a découvert des bisons, des chevaux et des mains en négatif, les premières empreintes, et une gravure dans le calcaire :  » l’homme tué « , l’image la plus ancienne du meurtre dans l’histoire de l’humanité…

Mon avis : Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman qui signe un moment de lecture agréable. J’ai eu la chance d’avoir entre les mains un thriller très sympathique à découvrir avec son lot de surprises.

Une enquête très originale

Ici, on fait la rencontre d’un serial killer assez original. Si tous les morts ont un lien entre eux, mis à part le fait qu’ils soient tous tués par la même personne, c’est cette empreinte laissée sur les lieux du crime. Une main. On se dit que cela pourra être un bon indice, une manière rapide de mettre la main sur l’assassin mais non.

On est au cœur au cœur de la police marseillaise. On évolue dans un cadre assez beau malgré l’horreur des actes décrits. Xavier Marie Bonnot fait le pari de mettre cette enquête entre les mains du commandant Michel De Palma.

On suit l’enquête suite au meurtre d’une femme qui étudie la préhistoire. Retrouvée noyée dans une calanque, elle est le point de départ à une série de meurtres assez sordides. On a bien envie de savoir ce qui a bien pu se passer pour que les cadavres pleuvent de cette manière.

Le commandant Michel de Palma

J’ai trouvé ce personnage assez saisissant. Le commandant, qui entame la fin de la carrière. Le « baron » est le personnage principal de notre histoire. Je l’ai trouvé un peu stéréotypé mais j’ai apprécié faire mon enquête avec lui. En effet, j’ai eu l’impression d’avoir un personnage comme Colombo, Navarro ou je ne sais qui d’autre.

Un début un peu difficile

Je vous avoue, j’ai eu du mal à m’installer confortablement dans ma lecture. Les meurtres sont mis en lien dans ce roman mais j’avoue que le début a été longuet. Le temps que tout se mette à sa place, que l’on comprend où l’auteur veut nous amener, il s’est bien passé, pour moi, une bonne cinquantaine de pages.

L’Histoire au cœur du roman

J’ai pris ma leçon d’Histoire, j’ai appris certaines choses sur une période que je connais peu voire pas du tout. J’ai, bien entendu, appris comme vous, à l’école quelques dates importantes mais rien de plus. Ici, j’ai été ravie d’en apprendre un peu plus sur cette période historique. Cela ajoute quelque chose d’assez intéressant au roman.

La plume de l’auteur

Voilà une belle redécouverte ! En effet, j’avais déjà eu la chance de lire un roman de l’auteur. Un roman très sympathique, dynamique et une enquête rondement menée avec des personnages très bien campés ! Je n’ai rien à redire là-dessus. Bravo !

Les – :

  • Un début un peu longueut

Les + :

  • Un personnage principal sympathique
  • Une période historique mise en avant de manière intéressante
  • Une enquête assez originale aussi
  • Une plume très sympathique aussi

4

10

A fleur de bruine – Amélie de Lima

41hT565dsJL._SX195_.jpgRésumé : Quand le passé revient pour se venger, quand les vieux secrets ressurgissent, la mort ne peut être que la seule échappatoire ? Lille, septembre 2016.Six ans après la terrible affaire de la Deûle, des corps de jeunes hommes sont retrouvés la bouche scarifiée, pieds et mains liés, immergés dans un canal. Qui sont-ils et pourquoi les a-t-on tués ? C’est ce que Véronique De Smet et Bettina Rosco tenteront de découvrir, dans une enquête complexe dont elles ne sortiront pas indemnes ? 

Mon avis : Je remercie Amélie de Lima pour la confiance renouvelée dont elle fait part pour son nouveau roman. J’étais très curieuse de voir ce qu’elle pouvait faire après son premier roman ultra prometteur ! Je suis TRES impressionnée par ce que j’ai lu. Amélie est une auteure polyvalente qui parvient à me surprendre avec un genre qui, par moments, me fait défaut.

Un thriller captivant

On suit une enquête avec le personnage de Véronique De Smet que l’on a déjà rencontré dans le premier roman d’Amélie. J’ai trouvé intéressant de reprendre ce personnage. En effet, on en apprend plus, on la suit de manière plus intense, il y a aussi une évolution certaine du personnage. Bref, le personnage de Véronique est intéressant par sa construction psychologique et les valeurs qu’elle dégage.

L’intrigue

Seigneur dieu, des fois, je me suis demandée comment Amélie avait pu penser à une intrigue pareille et si elle n’avait pas quelques troubles mentaux… Après, je me suis moi-même demandée si je n’avais pas quelques problèmes tant j’ai été captivée parce les mots d’Amélie. J’y ai d’autant plus cru étant donné que l’intrigue se déroule dans la ville de Lille que je connais assez bien… À faire froid dans le dos. C’est assez compliqué de dérouler plus l’intrigue que ce qui est dit dans le résumé, je n’ai pas envie de vous en dire trop sur votre lecture par peur de vous en gâcher une partie. Voilà donc une enquête policière rondement menée qui va pousser Véronique dans ses retranchements. C’est un thriller qui est psychologique sans aucun doute.

J’ai apprécié le lien entre l’enquête passée et l’enquête actuelle. On se retrouve avec un lien permanent dans l’enquête et dans l’intrigue. C’est très bien tenu et bien mené !

Les personnages.

J’ai apprécié la panoplie de personnages qui se déploie devant le lecteur. J’ai adoré Véronique De Smet mais j’ai aussi apprécié Bettina Rosco. Elles sont assez différentes mais se complètent. C’est un tandem franco-belge qui fonctionne bien. J’aurais juste apprécié plus de détails, avec un lien peut être un peu plus fort entre les deux femmes. Quelques nouvelles, par ci, par là… On se retrouve avec des victimes mutilées, âmes sensibles, passez votre tour, vous avez un sacré bon thriller noir sous les yeux !

Ce que j’aime énormément c’est le fait que tous les personnages trainent leurs casseroles personnelles. Ils ont tous des secrets, des problèmes et cela fait du bien de voir des personnages qui sont vrais et non stéréotypés.

La plume d’Amélie

Bon, je dois dire que là… je suis sur les fesses ! J’ai l’impression que le premier roman d’Amélie est si loiiiin ! Quelle maturité dans la plume ! Les mots sont riches, sans fioriture. On ne s’embarrasse pas de détails, on va droit au but, on est brut ! Le genre thriller n’a plus de secret pour Amélie qui signe là un deuxième volet excellent ! C’est une plume dynamique qui nous offre un thriller captivant grâce à une enquête percutante et sombre. La psychologie des personnages est hautement travaillée. C’est vraiment très intéressant à lire.

Les – :

  • Un petit pincement au cœur quant à la relation Véronique/Bettina

Les + :

  • Un thriller haletant.
  • Une plume excellente
  • Le panel de personnages
  • Les psychologies incroyables
  • L’enquête policière dynamique

155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

10

Les ombres – Tome 1 – Les observateurs d’Eve Ruby Lenn

book-1742.jpgRésumé : Le célèbre historien-enquêteur Wilson Grant se retrouve embarqué malgré lui, dans des circonstances mystérieuses, à Chester, ville du Cheshire, en Angleterre. Seul et perdu, il est accueilli par une singulière famille dont la demeure semble abriter de nombreux secrets. Bientôt, des incidents surviennent et se multiplient. Les langues se délient, les découvertes se font jour quant aux mystérieux hôtes de la propriété des Ombres, tandis que resurgissent d’anciennes superstitions. Wilson s’enlise dans une des plus obscures et intrigantes énigmes qui lui soit offerte. Face à d’incroyables révélations, il va devoir se plonger dans une enquête qui l’obligera à affronter les instincts humains les plus sombres…
Mon avis : Je remercie Librinova pour l’envoi de ce roman que j’ai sorti récemment de ma liseuse. J’avoue que cela faisait quelques semaines qu’il était là mais je n’ai pas eu le temps de le lire avant. Entre le travail et les travaux, parfois, il est difficile de trouver du temps, ajoutez à cela les démarches administratives et les petits tracas du quotidien et vous avez… quelques semaines de retard. Bref, passons à la chronique !

Quand le policier historique côtoie le surnaturel

Si vous me connaissez et me suivez depuis quelques temps, vous savez que je ne peux pas résister à une intrigue policière historique. Il suffit de mettre les mots magiques : enquête, Angleterre, manoir et vous pouvez être certain que je serai de la partie. Lorsque Morgane m’a proposé de lire ce roman, j’ai accepté tout de suite ! J’ai été surprise durant ma lecture avec un mélange que je ne connais pas forcément hyper bien : en effet, lorsque le fantastique côtoie une enquête policière victorienne… Je ne vois que le chien des Baskerville de Conan Doyle. Ayant été un formidable coup de cœur, j’ai voulu tenter l’expérience de nouveau !
Le genre historique victorien amène une atmosphère oppressante : tout au long du roman, on se demande ce qui va nous tomber sur la tête ! C’est lugubre, sombre, envoutant ! J’ai beaucoup apprécié ce point de l’intrigue.

Un roman séduisant mais…

Sur le papier, tout était là pour me plaire. L’intrigue est bonne, on se plait à suivre les aventures de notre personnage principal : Wilson Grant. Honnêtement, ce roman aurait pu être un formidable coup de cœur mais malheureusement, il y a eu quelques bémols.
Il y a des longueurs : en effet, j’ai trouvé que les dialogues apportaient de la lourdeur de temps en temps. Bien entendu, ils sont nécessaires au roman mais je les ai trouvés assez nombreux et certains ne sont pas forcément nécessaire à mon goût. J’ai fait une petite pause dans ma lecture à cause de ces longueurs. C’est dommage parce que l’idée de départ est vraiment bonne.
On parle d’amnésie, d’enquête, d’un manoir mystérieux, de créatures, de cauchemars. Bref, tout est vraiment là pour que l’on passe un moment d’enquête intense. Cependant, ces bonnes idées sont enveloppées par trop de longueurs. L’intrigue s’essouffle et malheureusement, la lecture ne fut pas aussi fluide que ce que j’avais espéré.

Les personnages

On suit l’enquête de Wilson Grant. Un vieil enquêteur historien que j’ai pris plaisir à suivre. Il s’agit ici d’une force incroyable du roman. Ce personnage est intelligent, courageux et très curieux. Il agit rationnellement et met son nez partout. J’ai adoré ! C’est un personnage haut en couleur qui porte sur ses épaules le roman.
Les personnages secondaires ajoutent beaucoup de mystère à l’intrigue : les propriétaires du manoir, la gouvernante, la demoiselle qui vit à la lisière de la forêt. Bref, l’auteure parvient à retenir notre attention avec les personnages.

La plume de l’auteure

J’ai vraiment apprécié ma lecture malgré les longueurs. La plume de l’auteure est terriblement envoûtante ! L’ambiance, les personnages, les notions abordées, j’ai tout apprécié. Les décors sont propres, décrit comme il le faut. On se retrouve bloqué avec Wilson dans cette histoire palpitante qui gagnerait à être plus courte pour effacer ces longueurs.
Les – :
– Des longueurs dans les dialogues et dans l’intrigue en général.
Les + :
– Le personnage de Wilson Grant.
– Les décors.
– Le genre historique victorien qui m’a plu de retrouver avec cette touche de surnaturel
– La plume de l’auteure.
155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie