10

Les ombres – Tome 1 – Les observateurs d’Eve Ruby Lenn

book-1742.jpgRésumé : Le célèbre historien-enquêteur Wilson Grant se retrouve embarqué malgré lui, dans des circonstances mystérieuses, à Chester, ville du Cheshire, en Angleterre. Seul et perdu, il est accueilli par une singulière famille dont la demeure semble abriter de nombreux secrets. Bientôt, des incidents surviennent et se multiplient. Les langues se délient, les découvertes se font jour quant aux mystérieux hôtes de la propriété des Ombres, tandis que resurgissent d’anciennes superstitions. Wilson s’enlise dans une des plus obscures et intrigantes énigmes qui lui soit offerte. Face à d’incroyables révélations, il va devoir se plonger dans une enquête qui l’obligera à affronter les instincts humains les plus sombres…
Mon avis : Je remercie Librinova pour l’envoi de ce roman que j’ai sorti récemment de ma liseuse. J’avoue que cela faisait quelques semaines qu’il était là mais je n’ai pas eu le temps de le lire avant. Entre le travail et les travaux, parfois, il est difficile de trouver du temps, ajoutez à cela les démarches administratives et les petits tracas du quotidien et vous avez… quelques semaines de retard. Bref, passons à la chronique !

Quand le policier historique côtoie le surnaturel

Si vous me connaissez et me suivez depuis quelques temps, vous savez que je ne peux pas résister à une intrigue policière historique. Il suffit de mettre les mots magiques : enquête, Angleterre, manoir et vous pouvez être certain que je serai de la partie. Lorsque Morgane m’a proposé de lire ce roman, j’ai accepté tout de suite ! J’ai été surprise durant ma lecture avec un mélange que je ne connais pas forcément hyper bien : en effet, lorsque le fantastique côtoie une enquête policière victorienne… Je ne vois que le chien des Baskerville de Conan Doyle. Ayant été un formidable coup de cœur, j’ai voulu tenter l’expérience de nouveau !
Le genre historique victorien amène une atmosphère oppressante : tout au long du roman, on se demande ce qui va nous tomber sur la tête ! C’est lugubre, sombre, envoutant ! J’ai beaucoup apprécié ce point de l’intrigue.

Un roman séduisant mais…

Sur le papier, tout était là pour me plaire. L’intrigue est bonne, on se plait à suivre les aventures de notre personnage principal : Wilson Grant. Honnêtement, ce roman aurait pu être un formidable coup de cœur mais malheureusement, il y a eu quelques bémols.
Il y a des longueurs : en effet, j’ai trouvé que les dialogues apportaient de la lourdeur de temps en temps. Bien entendu, ils sont nécessaires au roman mais je les ai trouvés assez nombreux et certains ne sont pas forcément nécessaire à mon goût. J’ai fait une petite pause dans ma lecture à cause de ces longueurs. C’est dommage parce que l’idée de départ est vraiment bonne.
On parle d’amnésie, d’enquête, d’un manoir mystérieux, de créatures, de cauchemars. Bref, tout est vraiment là pour que l’on passe un moment d’enquête intense. Cependant, ces bonnes idées sont enveloppées par trop de longueurs. L’intrigue s’essouffle et malheureusement, la lecture ne fut pas aussi fluide que ce que j’avais espéré.

Les personnages

On suit l’enquête de Wilson Grant. Un vieil enquêteur historien que j’ai pris plaisir à suivre. Il s’agit ici d’une force incroyable du roman. Ce personnage est intelligent, courageux et très curieux. Il agit rationnellement et met son nez partout. J’ai adoré ! C’est un personnage haut en couleur qui porte sur ses épaules le roman.
Les personnages secondaires ajoutent beaucoup de mystère à l’intrigue : les propriétaires du manoir, la gouvernante, la demoiselle qui vit à la lisière de la forêt. Bref, l’auteure parvient à retenir notre attention avec les personnages.

La plume de l’auteure

J’ai vraiment apprécié ma lecture malgré les longueurs. La plume de l’auteure est terriblement envoûtante ! L’ambiance, les personnages, les notions abordées, j’ai tout apprécié. Les décors sont propres, décrit comme il le faut. On se retrouve bloqué avec Wilson dans cette histoire palpitante qui gagnerait à être plus courte pour effacer ces longueurs.
Les – :
– Des longueurs dans les dialogues et dans l’intrigue en général.
Les + :
– Le personnage de Wilson Grant.
– Les décors.
– Le genre historique victorien qui m’a plu de retrouver avec cette touche de surnaturel
– La plume de l’auteure.
155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie
Publicités
16

L’étrange pension de Mrs Scragge – Episode 1 – Anne Kessou

41vr6Y1v2iL._SX195_.jpgRésumé : Antoinette n’est pas l’employée modèle de la CLEAN, une agence de nettoyage dirigée par l’énigmatique Monsieur Anselme, un ancien directeur de la sécurité… À chaque nouveau client, une enquête à résoudre. Avec son inséparable collègue, Mireille une Hollandaise à la langue bien pendue, elle va sillonner villes et campagnes et venir en aide même à ceux qui n’ont rien demandé ! Dans ce 1er épisode, découvrez : Comment Antoinette, nurse anglaise charmante, mais un peu cynique est devenue femme de ménage à la CLEAN ? Comment arriver à la tête d’un trafic de cocaïne colombienne ? Pourquoi les diamants sont les meilleurs amis des femmes et des pirates ? Et que tous les souterrains mènent aux bibliothèques Alors, remontez votre plaid, ajoutez une bûche dans la cheminée et faites chauffer la bouilloire. Vous reprendrez bien un peu de fantaisie et de suspense avec votre Earl Grey ?

Mon avis : Je remercie Anne pour sa gentillesse et sa proposition que j’ai accepté le plus vite possible via SimPlement. En effet, j’avais l’œil sur ce premier épisode depuis quelques temps.

Anne Kessou ou l’auteure qui casse les codes.

Je m’attendais à un roman avec la classe anglaise des nurses et la rigueur qui leur colle à la peau. Ici, on brise les codes. A mort les stéréotypes de l’aristocratie anglaise ! On a du neuf, du mélange et cela nous donne un résultat fracassant !

Les personnages.

J’ai particulièrement apprécié le personnage d’Antoinette. En effet, c’est une nurse qui prend son travail très au sérieux mais elle ne rechigne pas à contourner le règlement. Tina est la nurse d’Edward, un jeune gaillard qui vient de fêter ses dix-huit ans et qui fait n’importe quoi ! Tina passe son temps à le surveiller, le couver et couvrir les bêtises qu’il peut faire. Malheureusement pour elle, elle se fait virer comme une malpropre par les parents d’Edward.

Edward fait fort ! Pour une histoire de drogue, il embringue sa nounou dans une histoire rocambolesque qui va faire vivre une aventure qui l’emmènera loin, très loin.

J’ai adoré le personnage de Gentry. Lui aussi travaille pour les parents d’Edward. Il est l’ami d’Antoinette et on le ressent bien. Il ne recule devant rien et Antoinette peut compter sur lui pour l’aider. Il a toujours un tour dans son sac qui lui permet de se sortir de mauvais pas.

Ce cocktail de personnages sympathique et peu stéréotypé m’a beaucoup plu. J’avoue que Mirelle, une femme hollandaise qui va croiser la route de Tina ne m’a pas plus plu que cela mais les personnages britanniques sont divins !

J’ai retrouvé le je-ne-sais-quoi britannique de Conan Doyle par moments, j’ai adoré!

Un mélange des genres assez sympathique.

Lorsque l’on voit les mots « nurse anglaise », « earl grey » et « pension », on s’attend à tout sauf à l’humour et à la dérision. Anne Kessou ouvre la porte à une histoire particulièrement fine et drôle. Ce mélange entre aristocratie britannique et humour est détonnant. Souvent, on dit que les anglais manquent d’humour. L’auteure nous prouve ici que c’est tout le contraire.

L’intrigue tient en haleine le lecteur jusqu’au bout. Je ne m’attendais pas à voyager autant avec Tina : on démarre à Londres, puis Tina part s’installer à Paris et se dirige vers les Pays Bas pour sa première mission comme femme de ménage pour la CLEAN. Une agence farfelue dirigée par un homme farfelu. J’ai trouvé cela brillant.

La première mission de Tina, accompagnée de Mireille, se trouve dans la pension de Mrs Scragge. J’avoue que j’ai été confrontée à quelques longueurs à partir du moment où Tina arrive aux Pays Bas. L’enquête policière est assez prenante en plus! Mis à part ses longueurs, je ne trouve aucune fausse note à ce roman.

La plume d’Anne Kessou.

J’ai adoré la lecture de ce premier épisode. J’espère pouvoir poursuivre ma lecture et découvrir les autres missions et aventures de Tina. C’est plein d’humour, de pep’s et de dynamisme. Je recommande à toutes et à tous.

Les – :

  • Quelques longueurs.
  • Le personnage de Mireille qui m’a peu laissé de marbre.

Les + :

  • Les personnages britanniques qui sont au top.
  • Les différents voyages.
  • La plume de l’auteure.
  • La touche d’humour.

155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

20

Un bouquet sans mariée – Nathalie Brunal

51CMu3V6-wL.jpgRésumé : Vous souvenez-vous d’Anna et Roger ? Vous aviez fait leur connaissance dans Une tragique fête des fraises et dans Le défilé des glaces. Vous pouvez les retrouver dans une nouvelle aventure dans Un bouquet sans mariée. Anna et Roger se sont fiancés après leur retour de Courchevel. Quelques mois se sont écoulés et leur ont permis d’organiser leur mariage. Celui-ci doit se dérouler dans la propriété de Pierre et Murielle, les parents de Roger. Une semaine avant la date fatidique, ils se rendent en Normandie afin de rejoindre la demeure familiale. La cérémonie approche à grands pas et Anna est au bord de la crise de nerfs. Entre sa mère et sa belle-mère qui dirigent tout et se crêpent le chignon, elle est prête à tout annuler. Malgré tout, le jour J arrive enfin… Mais quand il ne reste à Roger qu’un bouquet sans mariée, la panique s’empare de tous…

Mon avis : En ayant lu les deux premiers romans de Nathalie Brunal, je ne pouvais pas ne pas lire le troisième opus des aventures d’Anna et de Roger. Ce couple de personnages qui est particulièrement attachant.

Le personnage d’Anna mis en avant.

La mariée en question est Anna qui va enfin dire le plus beau « oui » de sa vie, destiné à son amoureux et compagnon d’enquête… Roger. C’est un aboutissement en soi et c’est très sympathique de découvrir Anna durant le plus beau jour de sa vie.

Anna est à un moment charnière de sa vie. Elle se pose beaucoup de questions professionnellement parlant mais aussi personnellement parlant. Elle est à un moment clé de sa vie et l’on en fait partie.

Les autres personnages.

C’est là que j’ai eu le plus de mal. J’ai trouvé les personnages un peu trop stéréotypés. En effet, les mères lors de la préparation du mariage se disputent sans cesse, laissant une Anna un peu désespérée dans son coin. Alors c’est vrai que l’on a l’habitude de voir ce genre de comportement mais c’est un peu trop pour moi.

Le panel de personnages secondaires est important. Il apporte un gros plus et l’on se perd un peu plus dans la foule. C’est assez prenant si l’on met de côté les stéréotypes.

L’intrigue.

Cette fois ci, il m’a encore manqué un petit je-ne-sais-quoi qui fait que je rentre totalement dans l’histoire. C’est une lecture détente que je ne peux que vous conseiller pour vous détendre mais j’ai trouvé la résolution de l’enquête un peu trop simple. Cependant, l’introspection d’Anna est très intéressante. On ne veut vraiment que le meilleur pour ce personnage très attachant.

La plume de l’auteure.

Nathalie Brunal a du talent, cela est certain. Il y a beaucoup de délicatesse qui s’échappe de la plume de l’auteure ainsi qu’une bonne dose d’humour qui rend la lecture du roman beaucoup plus légère que cela ne peut y paraitre. J’ai trouvé les idées bonnes et bien mises en page. La construction narrative est maîtrisée. Cela me pousse à découvrir la plume de Nathalie Brunal dans d’autres histoires. C’est top !

Les – :

  • Quelques stéréotypes dans cette histoire, dommage !
  • La fin de l’enquête trop simple.

Les + :

  • La mise en avant du personnage d’Anna, j’ai adoré !
  • La préparation du mariage que j’ai bien apprécié.
  • Le panel de personnages secondaires que j’ai trouvé utile.
  • La plume de Nathalie Brunal.
  • Le voyage en Normandie et les décors.  

155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

22

La mort du goéland – Jean-Frédéric Jung

41Ye+MVt5mL.jpgRésumé : Cour d’Assises de Rouen. Isabelle est jugée pour le meurtre de Frédéric, son mari. Malgré les preuves accablantes qui l’accusent, elle plaide non coupable avec un désespoir poignant. Henri, avocat du Havre et ami du couple, se charge de défendre la veuve éplorée. Épaulé par sa femme et une bande d’amis d’enfance d’Étretat, Henri va remuer ciel et terre et même la mer, pour innocenter Isabelle. Le dossier est plus complexe et sombre qu’il n’y paraît, et les apparences, trompeuses. De nombreuses surprises attendent Henri et les jurés. Un procès passionnant au bout duquel il faudra statuer : oui ou non, Isabelle a-t-elle tué son mari ? De la mythique baie du Havre au romanesque Étretat, un polar judiciaire où s’affrontent amour, amitiés, faux-semblants, machiavélisme et trahisons.

Mon avis : Je remercie les éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman qui change complètement de ce que j’ai pu découvrir dans cette maison d’édition. J’adore les romans de ce genre alors quand je l’ai vu j’ai foncé. Le titre est assez poétique, j’ai rapidement été séduite.

Un jugement intéressant.

J’ai vraiment apprécié découvrir l’histoire d’Isabelle. En effet, c’est une femme accusée du meurtre de son mari Frédéric. Tout l’accable. Absolument tout. Rien ne laisse place au doute mais Henri, un ami d’Isabelle et de Frédéric va tout faire pour innocenter celle qui croit victime d’une machination. Il va remuer ciel, terre et mer pour pouvoir trouver ces preuves cruellement manquantes.

Un panel de personnages que j’ai apprécié.

On a un panel assez important de personnages. Dans un premier temps, Isabelle. La victime et épouse de Frédéric. Son avocat et ami Henri. Frédéric est lui aussi important même si physiquement, il n’est pas là. Il brille par sa présence et les souvenirs qu’il offre.

Henri, sa femme et certains amis d’enfance vont l’aider dans son enquête. Cependant, on sait très bien qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Quelqu’un joue un double jeu insupportable. On veut vraiment savoir la fin de cette histoire. Tout nous pousse à croire Isabelle coupable mais intimement, j’ai eu envie de croire en elle.

J’ai beaucoup apprécié le personnage de Henri. En effet, on sent que le personnage est maitrisé dans sa gestuelle et son discours. C’est un brillant avocat et on le perçoit rapidement.

L’intrigue de l’histoire.

J’avoue qu’il n’y a rien de révolutionnaire dans cette intrigue. En effet, c’est plutôt la plume de l’auteur et son intelligence littéraire qui sont remarquable. Avec de simples notions, on passe un excellent moment de lecture dont il est impossible de se décoller avant la fin de la lecture. J’aurais apprécié quelques surprises dans la construction de l’intrigue mais je pardonne aisément cela tant le roman m’a plu.

Ce que j’aurais aussi apprécié c’est d’avoir plus d’équilibre lors du jugement. Même si l’avocat d’Isabelle avance beaucoup d’argument, de preuves, j’ai trouvé l’autre partie un peu faiblarde. On ne l’entend pas beaucoup, c’est dommage. On perd donc une sorte d’équilibre.

J’ai trouvé que le personnage d’Isabelle était exploité mais dommage de ne pas avoir poussé un peu plus loin. En effet, on parle d’instabilité psychologique mais le sujet reste en surface. Je pense que le développement de ce sujet aurait pu avoir sa place dans l’intrigue.

La fin est surprenante et bien trouvée. J’ai apprécié le fait que les secrets explosent et que l’on comprenne pourquoi le meurtre a eu lieu. Le coupable est assez bien choisi.

Les – :

  • Dommage que l’on n’ait pas exploité la « faiblesse » psychologique d’Isabelle.
  • Le manque d’équilibre entre les parties lors du procès.

Les + :

  • Le titre poétique et évocateur.
  • La plume de l’auteur. Je relirai un roman sans problème.
  • Le panel de personnages. Surtout le personnage de Henri que j’ai trouvé brillant.
  • La fin surprenante.

155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

15

L’Amérique de l’étrange – Delphine Schmitz

CVT_Lamerique-de-letrange_4592.jpgRésumé : New York, 1868. L’ambitieuse Thémis Newton est la première femme à avoir rejoint la police métropolitaine. S’appuyant sur ses méthodes scientifiques et avec l’aide de Sam, son automate octopode, elle est persuadée de parvenir rapidement à mettre la main sur le prétendu « voleur invisible » qui sévit en ville. Elle déchante lorsqu’elle doit collaborer avec Jake Spook, journaliste passionné de paranormal. Les deux enquêteurs, que tout oppose, n’en sont qu’au début de leurs surprises. À la poursuite d’une redoutable société secrète, ils seront amenés à sillonner le pays et ses mystères. La rationnelle policière devra peu à peu l’admettre : il se passe des choses étranges dans les mines de Californie, dans le désert du Nouveau-Mexique ou encore dans les fabriques de bourbon du Tennessee… Et si les théories loufoques de son partenaire étaient fondées ?

Mon avis : Je tiens à remercier Séma Editions et plus particulièrement Alicia pour l’envoi de ce roman en service presse. Je suis ravie de pouvoir travailler avec cette maison d’édition dont le travail est toujours impeccable.

Un univers dont le mélange est détonant !

J’ai été séduite par le mélange incroyable que l’auteure nous propose. En effet, on fait la rencontre d’une policière et d’un journaliste spécialisé dans le paranormal. Ce que j’ai apprécié c’est le fait qu’au XIXème siècle, voir une femme policière est quelque chose de choquant et de neuf, j’ai adoré le personnage de Thémis Newton. J’ai apprécié son prénom (beh quoi ? J’ai le droit !), son audace et son intelligence. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et cela fait plaisir ! J’ai aussi été surprise de trouver du paranormal dans ce roman. C’est donc une double surprise incroyable ! Ajoutons à cela un côté steampunk et voilà que le tour est joué !

Un duo détonant !

J’ai beaucoup apprécié découvrir Thémis et Jake. Ce sont deux caractères que toutSema-Logo-edition-WP oppose. Ils forment, à deux, un parfait équilibre. On se retrouve avec un duo dynamique qui fait bien avancer l’action et l’enquête. On ajoute à ce duo une troisième pièce : Sam. Un octopode qui ajoute une touche d’originalité (en plus !) à ces personnages.

L’univers de Delphine Schmitz.

Je vous avoue que j’ai eu un peu peur au début de ma lecture. Tous ces genres mélangés m’ont fait trembler d’incertitude. Est-ce que cela pouvait réellement fonctionner ? La réponse est oui ! L’auteure maîtrise parfaitement son sujet. On comprend rapidement que Delphine Schmitz a une imagination débordante. Elle en fait quelque chose d’ultra intéressant et d’additif. On a envie de savoir la suite des aventures de Thémis et Jake.

La plume de l’auteure.

J’ai été transportée par l’univers proposé. C’est en grande partie due à la plume de l’auteure et à son imagination. J’ai vraiment trouvé une plume parfaite, que j’ai énormément apprécié. Les descriptions sont à couper le souffle et nous offrent un décor grandiose.

On passe par tout un tas d’émotions. C’est prenant et surprenant.

La seule chose que je peux reprocher à ce roman c’est les petites longueurs qui trainent par ci par là. Ce n’est, cependant, pas un frein à la lecture mais je me suis perdue un peu dans ma lecture. Néanmoins, j’avoue que c’est une excellente lecture que nous offrent ici Séma Editions ainsi que Delphine Schmitz.

Les – :

  • Quelques longueurs.

Les + :

  • Le duo improbable qui fait avancer l’histoire.
  • La plume de l’auteure.
  • Le mélange des genres !
  • Les décors incroyables.

155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

12

Le suicidé de la Ricamarie – Marc Wluczka

suicide-ricamarie-marc-wluczka.jpgRésumé :

— Pour parler franchement, le suicide me paraît peu probable.
— Et pourquoi ?
— D’abord les gens qui font ça au gaz prennent en général des médicaments avant, genre somnifère. On n’en a pas retrouvé. Par contre, j’ai une ordonnance de son toubib avec une prescription d’Aldomet.
— C’est un médicament pour la tension n’est-ce pas ?
— Oui, monsieur. Pangaud est allé chez le médecin le jour même de sa mort. J’ai trouvé la boîte intacte, achetée sans doute quelques heures avant. Donc il n’a pas pris de médicament avant-hier soir. Par ailleurs, à l’hôpital on m’a signalé une grosse bosse à l’occiput.

En 1947, au fond du puits Pigeot, près de La Ricamarie, une explosion fait un mort et plusieurs blessés. En 1982, un étrange suicide au gaz est découvert dans un immeuble de La Ricamarie. Rien, a priori, ne relie les deux événements, somme toute banals. Mais c’est sans compter l’intuition de Walkowiak, ou Walko, comme il se fait appeler depuis son enfance en raison de la difficulté qu’ont les autres à prononcer son nom. Simple flic à Saint-Étienne, Walko suit une piste qui risque bien de l’expédier très loin, vers ce que l’Homme a de plus noir.

Mon avis : Voilà un roman qui était dans ma liseuse depuis pas mal de mois. Je n’ai jamais vraiment eu l’opportunité de le lire, mais voilà qui est chose faite maintenant. Je remercie donc les éditions Inspire pour l’envoi de ce roman en service presse.

J’avais découvert les éditions Inspire grâce au roman court d’Eva Dézulier : Porté disparu dont je garde un très bon souvenir !

Un roman policier particulier.

Ici, c’est un roman bien différent dans lequel je me suis lancée : un roman policier qui mêle l’historique à la place de l’Homme dans la société. Je n’avais pas lu de roman de ce genre depuis longtemps. Cela m’a beaucoup fait penser aux romans que l’on pouvait trouver dans les années 1980. J’ai trouvé cela très intéressant. Je me suis revue, quelques années en arrière, à dévorer les romans que mon grand-père m’avait laissé avant de partir. Roman noir, sur fond d’une trame policière qui va pousser le policier Walko à la limite du supportable.

Une intrigue entre deux périodes.

Voilà deux périodes auxquelles je ne me suis pas franchement intéressée. L’après-guerre (bon, cette période ci m’est un peu plus familière). On est à la toute fin de la guerre, deux ans après, la France est encore grandement meurtrie par ces combats. On touche aussi à la période du début des années 1980. Pour vous situer la Ricamarie, on peut dire que c’est dans la région Auvergne-Rhône Alpes.

On se retrouve plus précisément à Saint Etienne (ville que je connais de nom, sans y avoir mis les pieds.). J’ai apprécié cette histoire tant elle remue des passages historiques assez forts.

Tout démarre d’un suicide au gaz. Une enquête policière va faire remonter des choses, des souvenirs, des indices. Cette enquête va mettre le policier Walkowiak sur la piste d’une histoire qui s’est passée en 1947.

Des décors précis et réalistes.

Rapidement, dans la région dans les années 1980, on comprend rapidement qu’il va falloir trouver d’autres activités : tout s’essouffle, il y a des choses qui meurent, en laissant des gens vivoter. C’est assez saisissant. Les activités industrielles qui faisaient vivre la population ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes. Terminé l’exploitation du charbon, du textile et bien d’autres. La ville vivote et on le comprend bien. Ce décor m’a beaucoup plu, on est dans un policier assez sombre mais à l’image de ce que l’on va découvrir.

L’enquête policière.

J’ai trouvé le personnage de Walkowiak assez prenant. J’ai apprécié son caractère, son attitude et sa finesse dans le jugement. C’est très bien ! Il me rappelle vraiment les inspecteurs des années 1980. C’est dépaysant.

L’enquête va rapidement être reliée à des événements qui se sont déroulés plus de 30 ans avant cette enquête. Même si au départ, j’ai eu du mal à me mettre dans l’histoire, j’avoue qu’une fois passée ses longueurs « historiques », je me suis laissée bercée par les événements.

En 1947, le paysage change : on tombe dans l’univers du communisme polonais et des répercutions qu’il peut y avoir en France. La France vit encore de l’extraction du charbon et c’est dans cet univers que l’on progresse dans cette partie de l’intrigue. On sent vraiment que c’est la fin d’une période. Le contexte est assez sombre et percutant. On sent la tristesse et la faiblesse de la population.

La plume de l’auteur.

J’ai trouvé que Marc Wluczka savait de quoi il parlait ! Il y a une documentation assez forte et un sacré travail en amont à souligner ! On sent vraiment que la plume est de qualité. C’est indéniable.

J’ai trouvé que certaines notions étaient bien présentes dans ce texte et permettaient de faire le lien entre ces deux périodes. On a bien évidemment l’immigration.  En plus de cette immigration, on peut dire qu’elle est surtout polonaise. En effet, en plus des événements de 1947 où des immigrés polonais sont présents, on a aussi Walkowiak qui est un enfant d’immigrés polonais.

Les – :

  • Quelques longueurs dues aux thèmes du roman.

Les + :

  • Une trame historique précise et nourrie d’une documentation incroyable.
  • Le personnage de Walko que j’ai apprécié découvrir.
  • Le thème de l’immigration.
  • La période d’après-guerre qui montre que même si les combats sont terminés, la France souffre encore.
  • La plume de l’auteure.

155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

16

Emma, la belle au bois sanglant de Vanessa Furchert

xcover-2468.jpgRésumé : Une décision de dernière minute que je regretterai toute mon existence. Je me croyais forte. Guerrière. Je menais une vie normale, simple. Et puis un jour… Un jour, je fais le choix de changer mon parcours habituel.

Mon avis : Je remercie les éditions Erato pour l’envoi de ce roman via la plateforme Simplement.pro qui me permet de faire de belles découvertes livresques ;

Ce qui m’a d’abord attiré dans ce roman c’est la petite musique des contes. Je savais pertinemment qu’ici, on aurait une revisite d’un conte à cause du titre. C’est ce qui m’a attiré. Étant une fervente admiratrice des contes et des réécritures, j’ai tout de suite été attirée par le roman proposé.

Il faut savoir que c’est le premier tome d’une duologie et que j’espère avoir le temps de me plonger dans le deuxième tome qui semble réécrire le conte de Cendrillon. J’ai hâte de voir ce que cela peut donner.

Ici, on fait la rencontre d’Emma, une jeune femme épatante. J’ai vraiment trouvé ce personnage adorable et attachant. La particularité d’Emma est qu’elle est une victime d’un serial killer. On fait sa rencontre dans une cave abandonnée, dans un état déplorable. Elle attend la mort. Cependant, son mental d’acier reprend vite le dessus. Emma parvient à s’échapper des mains de son bourreau.

À partir de là tout va s’enchaîner pour la demoiselle. Elle va rapidement comprendre qu’elle a échappé à une mort certaine et que plusieurs filles avant elles sont tombées dans les mains de ce pervers et sont mortes dans d’atroces souffrances.

On assiste donc à une enquête policière. Plusieurs personnages vont se détacher dans cette foule de personnages : Sacha & Jo. C’est vraiment des personnages qui font bouger l’histoire et l’enquête puisqu’ils sont policiers.

J’ai adoré le personnage de Sacha : c’est un bourreau des cœurs. Il a l’air mignon à croquer, il est intelligent et très courageux. C’est vraiment un personnage que j’ai adoré.

La seule chose que j’ai à reprocher à cette lecture c’est ce sentiment de rapidité qu’il y a dans la création des relations. Pour moi, après ce qu’a vécu Emma, elle devrait avoir du mal à faire confiance, à se remettre sur les rails. Mais ici, il n’y a rien de tout ça. Rapidement, après son agression, elle tombe sous le charme d’un personnage et je n’ai pas trouvé cela crédible.

Cependant, ce que j’ai aimé c’est le fait que derrière cette enquête policière qui reste la trame principale de ce premier tome, on a une histoire d’amour, une jolie romance qui m’a bien plu.

Au niveau de l’intrigue, il y a des rebondissements dans l’enquête mais aussi dans les autres petites intrigues que nous offrent ce roman.

Celle qui parvient à rendre l’ambiance moins lourde c’est Jeanne qui est la petite fille d’Emma. Je l’ai trouvé ADORABLE. Si mes futurs enfants pouvaient être ainsi… Je remercierai le seigneur tous les jours ! Charlotte est la meilleure amie d’Emma et elle s’avère être une personne assez sympathique aussi.

C’est ce qui m’amène à une interrogation. À un moment, on dévoile des informations sur l’enquête et sur l’identité du tueur sans aucun problème à Charlotte ! Pas de secret professionnel ni de confidentialité… Alors est-ce que c’est parce qu’elle fait partie de l’entourage d’Emma et que si ce n’est pas les policiers, c’est Emma qui l’aurait mis au courant ? Je ne sais pas mais c’est la seule réponse que j’ai su trouver.

La fin de ce premier tome m’a laissé sur les fesses et j’avoue que je suis curieuse d’en savoir plus avec le deuxième tome !

La plume de Vanessa Furchert est une petite pépite. J’ai adoré découvrir ses mots, le rythme de ses phrases. Son style est une très belle découverte.

Les – :

  • Un léger sentiment de rapidité dans l’évolution d’une relation.
  • L’interrogation sur les fuites d’informations.

Les + :

  • Les personnages d’Emma et de Sacha que j’ai adoré.
  • Jeanne, une petite fille passionnante que j’ai adorée aussi.
  • La plume de Vanessa Furchert qui m’a filé des frissons tout le long de ma lecture.
  • Une intrigue sans faille qui se laisse lire très rapidement.