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Ch’arme – Tome 1 : Seule – Célina Rose

51uRAFYJkgLRésumé : Peut-on trouver l’amour lorsque l’on y croit plus ? Lorsque nos seules pensées se tournent vers notre enfant et notre travail ? Entre son fils Jules et son emploi au SRIS, Jennie n’a aucune envie de faire des rencontres. Pour elle, les hommes ne savent que trahir et blesser. Pourtant, quand le riche et séduisant Dean Blake l’invite à danser, la jeune femme oscille entre son dégoût profond envers la gent masculine et une attirance irrépressible pour le bel investisseur. Jennie se laissera-t-elle séduire ? Parviendra-t-elle à mettre de côté sa peur de l’amour ?

Mon avis : Je remercie Célina Rose pour la gentille proposition qu’elle m’a faite via Simplement.pro. J’avoue que je me suis laissée rapidement séduire par le résumé mais surtout par la couverture que je trouve très jolie. C’est vraiment une couverture qui donne envie de se plonger dans l’histoire, on a envie d’en savoir plus dès le départ.

On fait la rencontre de Jennie. C’est une jeune femme surprenante et très courageuse. En effet, elle tombe enceinte à 17 ans de son petit copain. Elle apprendra très vite à se méfier des gens qui ne voient pas cette grossesse d’un bon œil. Cependant, elle sait aussi qu’elle peut compter sur Leslie, sa meilleure amie et sa famille.

On rencontre Jennie à ses 17 ans puis après, 14 ans plus tard. Elle a un travail incroyable : elle travaille pour les services secrets de l’armée. En parallèle, c’est une mère célibataire et je pense qu’élever un adolescent de 14 ans et gérer sa carrière cela ne doit pas être de tout repos.

La relation entre Jennie et Jules, son fils, est incroyable. On se rend rapidement compte qu’elle n’a d’yeux que pour son fils. C’est une relation qui fonctionne, bien que, par moment, cela doit être étouffant.

Cependant, une jeune femme ne peut pas vivre seulement pour son fils et sa carrière. Même si Jennie le pense, une rencontre va changer sa manière de voir les choses. Est-il encore possible d’être amoureuse à son âge ? Avec son passif ? Lors d’une soirée caritative qui a lieu dans le cadre de son travail, elle va faire une rencontre incroyable : un riche, célèbre et magnifique donateur : Dean Blake.

L’alchimie qui va naitre entre les deux personnages est terriblement charmante. J’ai apprécié ce feu d’artifice entre Dean et Jennie. J’ai trouvé cette relation addictive : on veut savoir comment cela va se terminer entre eux.

Jennie a un sacré caractère. Elle ne veut RIEN lâcher. Elle repousse cette attirance parce qu’elle a peur pour son fils, sa carrière. Elle doit savoir tout gérer et ne veut pas laisser de place à l’amour.

Le panel de personnages est assez sympathique. J’ai trouvé que chaque personnage apportait quelque chose à l’histoire. Les psychologies sont fines et détaillées, j’ai apprécié cela.

La seule chose que je pourrais reprocher à cette histoire c’est la partie « dialogue » qui pour moi pourrait être un peu plus détaillée, travaillée. C’est assez simple et parfois les répliques pourraient être dites par des adolescents.

La plume de Célina Rose est super sympathique. J’ai apprécié la découverte de ce premier tome et je me lancerai avec grand plaisir dans le deuxième tome.

Les – :

  • Des dialogues un peu trop « enfantins ».

Les + :

  • Les personnages : surtout Jennie et Dean que j’ai bien aimé.
  • La plume de Célina Rose que j’ai trouvé très sympathique.
  • La couverture que j’aime beaucoup.
  • La relation entre Jules et Jennie.

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Némésis – Georgina Gay

51JAoK30wnL._SX347_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Chloé jeune trentenaire découvre toute la complexité des relations amoureuses dans une société qui transforme l’être humain en produit de consommation. Sa quête de l’amour semble trouver son achèvement lorsqu’elle rencontre Paul dont le charme et l’attention lui redonnent enfin confiance en la vie. Mais ses secrets bien cachés pousseront Chloé à commettre les actes les plus extrêmes.

Mon avis : Je remercie Evidence Editions et Jennifer pour l’envoi de ce roman via la plateforme simplement.pro. Cela faisait longtemps que je n’avais pas mis le nez dans un partenariat de chez Evidence Editions, quelle ne fut pas ma joie de voir une proposition ! Ainsi, j’ai pu découvrir Némésis de Georgina Gay.

C’est une romance toute particulière qui s’est ouverte à moi. Je vous avoue que je ne m’attendais pas du tout à ça en voyant la couverture et en lisant le résumé. D’ailleurs, c’est plutôt le résumé qui m’a tenté, la couverte ne me plaisait pas forcément.

On fait la rencontre de Chloé, une jeune femme de 30 ans qui recherche l’amour. Mais à force de le chercher, on se met des œillères et le premier homme que l’on apprécie et que l’on trouve beau devient rapidement l’homme de sa vie. Sa rencontre avec Paul va être magique, belle et pleine d’espoir.

Paul est un personnage trompeur. Il est charmant, beau, attirant mais cache bien son jeu. La relation entre les deux personnages va rapidement devenir toxique, étouffante, dangereuse.

J’ai beaucoup apprécié découvrir cette histoire. L’intrigue est rondement menée, elle est différente de ce que l’on peut trouver habituellement dans ce genre-là. Cependant, j’ai trouvé que l’histoire allait très vite. J’ai eu une impression de rapidité tout au long du roman. Tout s’enchaîne à une vitesse folle et on perd un peu en crédibilité. C’est dommage. Je pense que c’est la seule « fausse note » du roman pour moi. Le fait que l’histoire soit courte ne m’a pas permis de m’attacher plus que cela à Chloé. Pourtant, le personnage est détaillé, ce qui lui arrive est poignant mais la rapidité m’a joué un vilain tour.

Le panel de personnages est large et varié. On s’y plait, on y trouve notre compte. Les psychologies sont fines et détaillées. La crédibilité légèrement affaiblie par la rapidité des évènements se voit équilibré avec des personnages réalistes.

On a des notions sympathiques dans ce roman. On y trouve de l’amour, de l’amitié, de la manipulation, de la trahison. Mesdames et messieurs, sortez le pop-corn ! C’est une histoire « montagne russe » que Georgina Day

Ce que j’ai aussi apprécié c’est le réalisme de cette histoire. On est ancré dans le monde réel. Ce qui arrive à Chloé peut arriver à beaucoup d’entre nous. C’est une notion que j’ai aimé. On a une relation réaliste avec une fille qui a une vie normale.

La plume de Georgina Gay est exquise. J’ai aimé cette réalité. Cette plume qui nous véhicule des émotions très différente. On peut passer de la joie à la tristesse en quelques lignes. Je pense que je recommencerai l’expérience avec cette auteure.

Les – :

  • Une rapidité certaine dans l’enchaînement des évènements.
  • Un léger manque de quelque chose dans la personnalité de Chloé qui ne m’a pas permis de m’attacher à elle.

Les + :

  • Un panel de personnages intéressant.
  • Une plume que j’ai adoré.
  • Une intrigue originale et réaliste.
  • Des notions diverses qui sont intéressantes à lire et à découvrir.

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Une autre vie – Elonora Maz

41xnkJKKxeL._SX311_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Romane, jeune trentenaire, fait de sa famille son unique monde, jusqu’au jour où son mari lui annonce qu’il la quitte. Elle fait alors tout pour se reconstruire, jusqu’à aller en Écosse où ses passions, l’Histoire et la littérature, la conduisent. Entre drames, amours et jalousies, sa vie, autrefois si monotone, devient alors plus captivante encore qu’elle ne l’avait souhaitée.

Mon avis : Je remercie Elonora Maz pour l’envoi de ce roman en service presse. J’ai lu les premiers chapitres il y a quelques semaines et j’ai dû mettre le roman de côté pour des raisons personnelles. J’ai repris ma lecture hier dans l’après-midi et je l’ai terminé ce soir.

Ce roman est une belle découverte. On fait la rencontre de Romane, une jeune femme mariée, ayant deux enfants. Son mari est absent, il ne la voit plus, fait sa vie de son côté. Romane met sa vie entre parenthèses et ne vit que pour ses enfants. Elle décide de prendre un travail dans une librairie qui viendra à changer complètement sa vie.

Romane se retrouve avec son patron en Ecosse. Elle rencontre un charmant châtelain, Keir, qui va faire de sa vie un rêve.

On voyage entre l’Ecosse et la France. Romane quitte tout pour fuir cette situation avec son mari. Elle a besoin de prendre ses distances pour savoir ce qu’elle veut vraiment dans sa vie. Elle décroche un travail de conservatrice en Ecosse et vit auprès de Keir, de son frère Killian et de tous les habitants du château.

J’aime beaucoup le fond, l’histoire est plaisante, les personnages principaux et secondaires ont tous un rôle à jouer dans ce roman. J’ai aimé ce voyage entre la France et l’Ecosse c’était une belle idée.

On peut aussi dire que j’ai apprécié le couple Keir/Romane qui m’a fait rire, que j’ai apprécié découvrir séparément puis ensemble. C’est sympathique comme tout. L’évolution de Romane est surprenante bien que je n’ai pas forcément toujours compris ses réflexions et ses choix.

J’ai aimé les décors, les balades dans le château et en dehors. C’est vraiment une très belle promenade que j’ai fait.

Cependant, si j’ai apprécié le fond, il y a des choses sur la forme qui m’ont un peu chiffonné. Dans un premier temps, les phrases que j’ai trouvé beaucoup trop longues. La virgule est utilisée trop souvent ce qui nous donne un effet de phrases à rallonge. On se perd dans ce qui est nécessaire de savoir et les détails. Dans un second temps, j’ai eu un sentiment de rapidité durant tout le roman : il y a des évènements qui s’enchaînent et s’enchaînent et… on a l’impression que tout défile et c’est peut-être un peu trop rapide. En parlant d’évènements, il y en a certains que j’ai vu arriver dès les premières lignes. Certains éléments viennent faire rebondir l’intrigue, c’est bien. Je pense à Angus mais aussi au retour d’Edouard par exemple.

La plume reste sympathique. Que l’on se dise, j’ai quand même avalé le roman en une journée. Il reste assez conséquent.

Les – :

  • Des phrases à rallonge dû à l’utilisation trop importante de virgule.
  • Une intrigue en demi-teinte : certains éléments qui restent sans surprise.
  • Un sentiment de rapidité dans le déroulement des différents évènements.

Les + :

  • Une plume sympathique à découvrir.
  • De belles descriptions qui nous promettent de belles promenades.
  • Un beau voyage entre Ecosse et France.
  • Un panel de personnages que j’ai apprécié.

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Chloris et le pêcheur de Cancale – David Virassamy

51Vpq811upL._SX326_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Chloris est une jeune femme qui n’a pas encore connu l’amour ; sa beauté attire pourtant le regard des hommes. Ses attentes vont être comblées lors de sa rencontre avec un pêcheur de Cancale, Aedan. Chloris ne se doute pas de la dimension que va prendre son amour pour le jeune homme au comportement étrange. Pour ses amis, il n’est qu’un imposteur, pour Chloris, il est l’homme de sa vie. Cette histoire empreinte de candeur et de profondeur est entourée de mystères ; les deux protagonistes seront-ils prêts à tout pour laisser s’épanouir pleinement leur amour ? Jusqu’où leur relation va-t-elle les mener ? Et si ces questions ne pouvaient pas trouver de réponse dans notre monde ?
L’auteur explore la frontière entre le corps, l’esprit et la conscience. L’homme cherche à déceler les secrets de l’univers, mais est-il seulement prêt à accueillir les réponses, à se confronter à l’inconcevable ? La nature bretonne, qui attire mais s’apprivoise difficilement, sert de toile de fond à cette passion amoureuse. L’auteur, David Virassamy, exprime dans ce deuxième roman tout son respect et son amour pour cette région. L’ouvrage Chloris et le pêcheur de Cancale, sans être une suite, s’inscrit dans la continuité de son premier roman L’Étoile de la solitude. Il y affine son style et partage ses interrogations sur les énigmes de la vie.

Mon avis : Je remercie David Virassamy pour l’envoi de son roman en service presse. En effet, j’ai pris plus de temps que prévu pour lire ce roman mais je ne m’attendais pas à ce qu’il soit si gros ni si prenant. Il est dense par la quantité de mots mais aussi par la quantité de choses que l’on apprend. Ce roman fourmille d’informations et de notions. C’est très sympathique à découvrir.

On fait la rencontre de Chloris, une jeune femme discrète, simple mais qui est seule. En effet, l’amour n’a jamais frappé à sa porte. C’est une femme très belle qui attire les hommes mais qui n’a jamais été touché par l’Amour avec un grand A. Ce n’est pas l’envie qui manque mais l’homme. Elle désespère, d’un jour, trouver chaussure à son pied. Aedan est le personnage masculin de ce roman. Il est charmant mais très mystérieux. Son comportement soulève des interrogations auprès de tous ceux qui connaissent l’existence de ce garçon. Plus d’une fois je me suis posée des questions sur son comportement et sur sa santé mentale.

En tant que duo, Chloris et Aedan fonctionnent bien. On ne s’ennuie pas pendant ce roman même si j’avoue que, par moment, j’ai eu un peu de mal à suivre à cause de quelques petites longueurs.

J’ai apprécié la petite touche de fantastique que l’on trouve dans ce roman. L’intrigue est assez claire, on sait qu’il va y avoir une relation amoureuse, une attirance entre ces deux jeunes gens et que leurs entourages vont être divisés sur cette relation. Cependant, l’intrigue est un peu plus complexe que cela et c’est très bien trouvé !

David Virassamy a une plume incroyable. Les descriptions des lieux sont très sympathiques, on voit que l’auteur chérit la région bretonne. C’est vraiment une belle idée d’avoir ancré cette histoire dans cette région : j’ai aimé découvrir des paysages que je ne connais pas forcément. Les descriptions sont belles, minutieuses et nous envoient directement dans l’univers de l’auteur.

C’est tout en émotion que l’on progresse dans ce roman. L’auteur parvient à nous véhiculer beaucoup d’émotions et de sentiments divers que j’ai apprécié découvrir. Il y a de jolies notions comme l’amour, l’amitié, l’acceptation de soi. On part dans une quête identitaire beaucoup plus vaste que ce que l’on pourrait croire.

Jusqu’où pourrait-on aller par amour ? Quelles limites le corps et l’esprit sont-ils capables d’accepter ? Voici une belle réflexion qui nous suit dans la lecture de ce roman.

Les – :

  • Quelques longueurs qui nous font perdre le fil.

Les + :

  • Un panel de personnages intéressant
  • Les descriptions de paysage magnifiques.
  • Une plume très sympathique.

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La légende d’Iseabail & Keir – Tome 1 : au cœur du Loch – Marine Gautier

couv70051165.jpgRésumé : Dans un pays encore marqué par les rébellions jacobites, Andrew, ancien Highlander, tente d’élever seul ses deux filles : Iseabail et Moira. Au travail de la terre se succèdent les escapades secrètes au bord des Lochs. La famille s’y retrouve autour d’un air de cornemuse, savourant les contes de leur lande. Sous la surface ondulent les mythes. Cependant, l’apparition d’un être de légende bouleverse l’une des sorties de la famille McAndie. Craignant pour la vie de sa jeune sœur, Iseabail s’élance vers l’esprit aquatique et se fait engloutir avec lui au fond des eaux sombres. Un sacrifice peut-il changer tout un destin ?

Mon avis : Je remercie le Prix des Auteurs Inconnus pour l’envoi de ce roman qui signe ma participation pour le mois d’Octobre 2018.

Ce n’est pas la première fois que je rencontre la plume de Marine Gautier. Ici, cependant, c’est dans un exercice bien différent de la nouvelle que j’avais pu lire à l’époque, que je la retrouve. Le seul point commun que je peux trouver entre ses deux œuvres lues, ce sont les couvertures qui sont magnifiques. J’adore celle-ci. Elle est très jolie et nous emmène directement en Écosse à travers les yeux d’Iseabail.

On est propulsé dans un monde que j’apprécie énormément : celui de l’Écosse. Qui dit Écosse dit Highlanders, cornemuse et légendes. Si j’ai l’habitude de retrouver les Highlanders sexy en kilt, je vous avoue que ma surprise a été totale en découvrant ce que Marine Gautier nous a concocté ici.

Les descriptions des lieux sont très belles. On a l’impression d’y être. On41067534_10156785467017376_4907767977048276992_n comprend rapidement l’attachement du clan McAndie à ses racines et à ses terres. C’est très sympathique comme notion parce que les Écossais sont les champions pour les témoignages d’ancêtres. J’ai bien ressenti cela ici et c’est très bien !

On vit cette aventure à travers les yeux d’Iseabail, une jeune fille très charmante. Elle est très fière de ses origines écossaises. C’est une jolie rousse qui doit commencer à penser au mariage. Rapidement, on se rend compte qu’elle est courageuse et qu’elle est très gentille. Son père, Andrew, est un ancien Highlander. Il est veuf et élève ses deux filles seul. Honnêtement, je n’ai jamais vu un trio si bien fonctionner dans la vie quotidienne. Bien que ce ne soit pas forcément le sujet du roman, à travers ces pages, rapidement, on voit un quotidien rassurant se mettre en place. Andrew veille sur ses filles qui le lui rendent bien.

L’intrigue prend un virage à 180° lorsqu’Iseabail se jette dans les bras d’un esprit aquatique qui l’enlève à sa famille et l’enferme dans une sorte de donjon sous-marin. C’est à partir de ce moment que j’ai commencé à être curieuse. Jamais je n’avais associé Écosse aux esprits aquatiques (mis à part le Loch Ness).

On fait la rencontre de cet esprit : Keir. C’est un jeune homme qui s’est vu échanger à un Each Uisge (Créature aquatique : un homme/femme qui peut se transformer en cheval se nourrissant de chair humaine) contre une rasade d’alcool par son père. Il vit seul depuis et ne peut partager son fardeau avec personne. Iseabail est sa captive à tout jamais. Il ne peut pas la rendre à sa famille puisque la cupidité des humains est trop intense pour qu’il risque sa vie.

Même si j’ai apprécié le quotidien d’Iseabail avec Andrew et sa sœur Moira, j’avoue que la partie où elle est captive dans un donjon aquatique m’a bien plu aussi. On la suit dans ses errances dans les couloirs du château, dans les pièces à la recherche d’indice et dans différentes pièces comme la cuisine ou la salle de bains. On a mis un sacré coup de pied dans les légendes écossaises poussiéreuses. C’était bien sympathique de découvrir la légende de l’Each Uisge d’une manière différente.

J’ai réellement adoré ma lecture. Cependant, il y a un petit quelque chose qui m’a chiffonné. J’ai eu un sentiment de rapidité tout au long de ce premier tome. J’ai trouvé que la relation entre Iseabail & Keir évoluait trop vite : je l’ai vu passer de la haine à l’appréciation en quelques chapitres, pour moi, c’était un peu trop rapide. Leur quête est aussi trop rapide à mon goût. C’est une histoire très prenante que j’ai grandement appréciée mais j’aurais aimé avoir quelques pages de plus.

La fin est surprenante et le sacrifice est compréhensible. C’est une belle idée que d’avoir remis au goût du jour cette belle légende que je ne connaissais pas. Je me plongerai avec grand plaisir dans le tome 2.

La plume de Marine Gautier est toujours aussi belle. Elle est pleine de subtilité, de douceur et de poésie. Ce premier tome est une douceur à déguster au fond de son canapé avec un gros plaid. C’est très prenant. On est bercé par des légendes, une intrigue bien ficelée et une histoire d’amour originale et surprenante.

Les – :

  • Des évènements et des relations qui sont trop rapides dans le temps. On a un effet d’accélération sur certains points. Dommage.

Les + :

  • Le personnage d’Iseabail que j’ai adoré.
  • La légende de l’Each Uisge qui m’a bien plu.
  • Les descriptions du domaine aquatique qui font rêver.
  • La plume de Marine Gautier que j’ai aimé retrouver.

Je vous avoue que les sélections dans la catégorie romance commencent sur les chapeaux de roues ! Ça va être dur de départager mes lectures !

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Les quatre filles du docteur Moreau – Janine Boissard

51qNJl2F4BL._SX195_.jpgRésumé : Elles sont quatre sœurs, entre douze et vingt-deux ans. Claire la princesse, qui rêve d’être mannequin ; Bernadette l’indomptable, passionnée par la défense des arbres, ces seigneurs ; Pauline qui rêve d’écrire et Cécile, la poison, incorrigible accro à son portable. Elles ont un père médecin, une mère «écouteuse» et vivent à La Marette, une maison entourée d’un jardin, non loin de la ville. On y rit, on y pleure, on s’y brouille et s’y réconcilie, mais avent tout on s’y sent bien. Avec Les quatre filles du docteur Moreau, Janine Boissard fait revivre L’esprit de famille, saga culte des années soixante-dix, en lui donnant les couleurs d’aujourd’hui. Poussez la porte de La Marette, entrez dans cette famille. C’est la vôtre

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Gilles Paris et son équipe ainsi que les éditions Fayard pour l’envoi de ce roman en service presse. En effet, j’avais commencé ma découverte de Janine Boissard grâce à la lanterne des morts et à dis t’en souviendras-tu ? Je poursuis mon aventure livresque avec Les quatre filles du docteur Moreau qui est une réécriture de la saga familiale que l’auteure avait écrit dans les années 1970 : l’esprit de famille.

J’ai grandement apprécié le fait que l’auteure choisisse de réecrire l’histoire en l’actualisant plutôt que d’écrire une suite plus de quarante ans après la parution de sa saga. Dans le commentaire que l’on peut lire avant la lecture du roman, Janine Boissard nous explique pourquoi elle a fait ce choix plutôt qu’un autre. J’ai trouvé son explication judicieuse et très intelligente. Au lieu d’écrire la suite, elle a préféré remettre son histoire au goût du jour en l’actualisant. J’ai aimé ceci.

Ce que j’ai aussi grandement apprécié c’est le fait d’avoir pu lire ce roman en lecture commune (LC) avec mon amie Dilshad que vous connaissez surement sous son pseudo : les lectures de la Diablotine. C’est toujours sympathique de faire des découvertes livresques avec des copines.

Nous faisons donc la rencontre d’une famille haute en couleurs. Nous avons le père : monsieur docteur Moreau et sa femme. Ces gens ont quatre filles entre douze et vingt-deux ans : Claire qui essaye de percer dans le mannequinat. Elle prend les gens de haut et fait sa princesse. Pauline, une jeune fille qui rêve d’écriture, d’amour et de liberté, Bernadette, une jeune femme qui est fan d’écologie et qui ferai tout pour défendre les arbres et la nature. Et Cécile, la « poison », la plus jeune accro au portable qui ne sait pas se mêler de ses affaires.

Nous suivons les histoires qui bercent cette famille à travers les yeux de Pauline. On a beaucoup de « petits problèmes » familiaux que l’on suit. On se rend rapidement compte que la vie chez les Moreau n’est pas de tout repos. C’est vraiment très sympathique, on a vraiment l’impression de faire partie de cette famille.

On suit aussi les problèmes de Pauline et de sa première relation amoureuse qui n’est pas simple du tout. C’est assez prenant. D’un côté, j’ai eu envie de la soutenir et de l’autre côté, j’ai voulu la secouer pour lui remettre les idées en place.

Je suis curieuse de savoir si l’auteure nous prévoit une suite. En tout cas une chose est certaine, j’ai apprécié mon voyage à la Marette. C’est une petite lecture sympathique qui nous permet de passer un agréable moment en compagnie de tous ces personnages.

La plume de Janine Boissard est toujours aussi douce. On n’a pas de choses violentes dans ses romans. On est propulsé dans des histoires vraies mais toujours traitées avec respecte, douceur et délicatesse.

Après une petite discussion avec Diablotine, nous avons eu le même sentiment sur ce roman. Un léger sentiment d’agacement face au personnage du poison mais un moment très agréable de lecture. ♥

Les – :

  • Le personnage de « La poison » que je n’ai pas su apprécier malheureusement.

Les + :

  • Avoir rééecrit l’histoire en l’actualisant est une belle idée.
  • L’amour que l’on perçoit entre tous les membres de la famille.
  • Un décor que j’ai grandement apprécié.
  • Une plume que j’aime lire.

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Réécrire les étoiles – Amélia Varin

51t9MELTRcL.jpgRésumé : Elle était différente. Et ça a suffi. Elle était différente. Et c’est ce qui l’a tuée. Moi j’étais là. Amie. Amoureuse. Spectatrice. J’étais là à me demander ce que je pouvais faire, sans jamais agir. Juste là. Comme une ombre, attendant patiemment dans le noir… Et si j’avais cessé d’attendre ? Et si j’avais réagi ? Emma… Emma… Et si on pouvait réécrire les étoiles ?

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Amélia pour l’envoi de son court roman en service presse. Ce n’est pas la première fois que j’ai un roman de cette auteure entre les mains et à chaque fois, je suis un peu plus convaincue. Je ne sais pas comment elle fait pour me scotcher avec ce sujet terrible qu’est le harcèlement scolaire mais elle y parvient les yeux fermés.

Après avoir lu plusieurs nouvelles ou romans sur le harcèlement, je me demandais ce qui pouvait bien m’attendre avec Réécrire les étoiles. C’est surprenant et très intelligent. Ici, le harcèlement scolaire est bien présent mais savamment mélange à une romance F/F. Je vous ai toujours dis que je n’étais pas fan de ce genre de romance. Ici, c’est doux, beau, plein d’innocence : ce sont deux jeunes filles qui tombent amoureuses.

J’ai aimé faire la rencontre de nos deux personnages principaux : Justine et Emma sont deux jeunes filles très différentes dans leur manière d’être mais qui se complètent parfaitement dans la vie. Emma est muette mais son cœur et ses yeux parlent pour elle. Justine comprend, traduit sans avoir toujours besoin qu’Emma griffonne sur son calepin pour se faire comprendre.

La manière dont Justine se préoccupe et s’occupe d’Emma est sincère, belle et pleine d’espoir. Emma est une jeune fille qui vient d’arriver dans le lycée de Justine. C’est « la nouvelle » mise sous les feux des projecteurs par son professeur parce qu’elle est muette. Se faisant cataloguer dès le début, Emma va vivre le harcèlement scolaire, qu’elle subissait déjà dans son ancien établissement comme une attaque personnelle. C’est la raison pour laquelle elle l’avait quitté.

Là où l’intrigue d’Amélia Varin reprend un second souffle c’est avec le thème des étoiles. Emma est fan d’astronomie. Elle partage sa passion avec Justine. Les rencontres sous les étoiles sont belles, pudiques et le partage entre ces deux jeunes femmes est riche, beau et plein d’émotions.

C’est encore une fois avec beaucoup de douceur et de pudeur qu’Amélia Varin traite des notions douloureuses et délicates dans ce court roman.

Même si d’habitude je râle un peu quand j’ai des nouvelles ou des romans très courts, ici, j’ai trouvé que c’était juste. Ni trop peu, ni pas assez. C’est assez surprenant mais j’ai trouvé qu’il n’y avait pas besoin de plus de développement.

Quand j’ai refermé le roman, j’ai eu le cœur et la poitrine qui se sont serrés. J’ai eu mal pour Justine et Emma. J’ai été attendri par le cœur aussi vaste d’Emma et son geste pour sauver Justine. J’ai trouvé ce couple très beau, très pudique, magnifique.

Je suis toujours aussi révoltée par le harcèlement scolaire. Je suis chanceuse de ne pas l’avoir vécu. Je suis chanceuse de n’avoir personne qui souffre de cela dans mon entourage. C’est une malédiction que d’avoir des poisons comme cela dans les classes. Hélène est un personnage nécessaire mais que j’ai trouvé détestable par son comportement.

C’est au suicide d’un enfant que l’on se réveille. On ne comprend pas le geste, on se demande pourquoi en arriver là. La pression est si forte… Amélia Varin traduit cela avec élégance et justesse à travers son nouveau roman.

J’ai aussi apprécié l’épilogue avec Cassiopée et Céleste. Quelle belle idée!

Les – :

  • La violence du harcèlement scolaire qui me fait toujours aussi mal.

Les + :

  • L’élégance de la plume d’Amélia Varin.
  • Le duo Emma / Justine qui brave les différences et les tempêtes.
  • Le message d’Emma aussi poignant soit-il.
  • Le mélange entre la romance et le harcèlement scolaire qui permet d’avoir un peu de douceur dans ce monde de brutes.

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