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De terre et de racines – Oriane

61jcky1YdhL.jpgRésumé : Où se cache notre identité ? Sur nos terres, dans nos racines… ailleurs ? Au Grand Terrier, Gareth subit le rejet quotidien. Il ne s’imaginait pas sauver Corène, quitter son pays ou encore affronter les meurtriers « respectables » de son père. Pourtant, même loin des siens, il protégera Corène. Parce que sa culture et ses différences le fascinent et le troublent à la fois. L’alchimie se crée et il est bien décidé à comprendre… Pourquoi des gardiens terrons pourchassent-ils une jeune Silverine ? Exil, manipulation, mort ; le pire les menace. Hélas, plus question de reculer : il leur faut éclairer le passé pour enfin se définir. Découvrez une romance pleine de questionnements, d’innocence et de légèreté, quand deux héros venus de pays différents voient leurs repères chamboulés et l’ombre du passé les poursuivre.  A leur âge, on ne devrait pas s’inquiéter de demain. Mais plus encore, ressentir un tel amour. Comment vont-ils y survivre ?

Mon avis : Je remercie le Prix des Auteurs Inconnus pour l’envoi de ce roman. En effet, ce dernier signe ma participation dans la catégorie « young adult » du mois de mars.

J’ai rencontré l’auteure au salon du livre d’Orchies. Enfin…non, j’ai bugué comme une andouille devant son nom et la couverture de son roman. « Je connais ce titre… je l’ai déjà vu quelque part ». C’est Oriane qui m’a sorti de ma rêverie en me parlant du PAI. En plus d’une rencontre qui prête à sourire, j’ai eu la chance de rencontrer une auteure très sympathique, souriante et qui donne envie de lire son roman. Je suis donc partie plutôt confiante dans ma lecture.

Une histoire d’amour dans une intrigue SF

J’avoue, la SF est, pour moi, un genre bien particulier. En effet, on peut trouver tellement d’éléments divers et variés que je ne sais jamais à quoi m’attendre. Ce qui est bien ici, c’est la romance. Etant une fan de romances et de belles histoires d’amour compliquées, je fus ravie d’en trouver une dans cette histoire. J’ai trouvé agréable ce mélange des genres.

La découverte d’un monde imaginé intéressant

On fait la rencontre d’un monde imaginaire très sympathique. On a deux peuples créés41067534_10156785467017376_4907767977048276992_n de toutes pièces. On se retrouve avec, d’un côté, les Terrons, et de l’autre côté, les Silverains. Voilà deux peuples construits dans l’opposition. Les Terrons vivent sous terre, privés de lumière et d’eau. Ils utilisent des techniques ultra modernes pour vivre difficilement.  Les Silverains, eux, vivent à l’air libre, profitant et jouissant de la nature et des ressources de cette dernière. Leur vie est plus simple et radieuse.

Deux civilisations, deux manières de vivre, deux évolutions différentes s’offrent donc à nous. Ils ne se côtoient que très peu. Le strict minimum à vrai dire.

Un passé collectif mystérieux

Tout au long du roman, on se demande ce qui a bien pu arriver pour que les deux peuples vivent de ces manières complètement opposés. Pourquoi les Terrons vivent ainsi, de manière difficile, alors que les Silverains semblent avoir une vie beaucoup plus simple.

L’auteure dévoile intelligemment le passé qui relie les deux peuples. Tout au long du roman, on découvre et on comprend ce qui s’est passé. C’est un des côtés de l’histoire que j’ai beaucoup apprécié. On ne se noie pas dans la SF. C’est excellent.

Les personnages

Voici une romance très Shakespearienne dans sa construction. Les deux protagonistes qui tombent amoureux sont bien évidemment issus des deux peuples. Deux familles que tout oppose, des convictions différentes et une haine ancestrale. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Roméo et Juliette. N’entendez pas, par cette comparaison, que la fin de l’histoire est funeste. Je fais un parallèle sur la provenance des personnages.

C’est ainsi que l’on fait la connaissance de Corène et Gareth. Deux personnages que tout semble opposer. Cependant, Gareth va protéger Corène. On ne sait pas trop ce qui le pousse à agir ainsi mais il est fasciné par cette personne qui représente tout ce qu’il n’est pas. C’est hyper intéressant à traiter dans ce genre de roman. On suit leur progression avec plaisir. Voilà deux personnages très agréables à suivre.

Les notions abordées

Là où l’auteure frappe fort, c’est dans la multiplicité des thèmes abordés. Ainsi, on parle de racisme, de discrimination, de différence. Il faut aussi souligner la quête identitaire. En effet, elle fait partie entière du roman. Le titre est évocateur « de terre et de racines » : j’ai directement pensé au fameux « tu es poussière et tu retourneras dans la poussière ». Voilà un beau message sur la différence et l’acceptation de cette dernière. Ajoutons à cela les notions universelles qui font mouche : l’amour, la mort, l’amitié et le jour est joué ! On se retrouve avec un roman que l’on apprécie découvrir du début à la fin.

La plume d’Oriane

Quel punch ! On sent le dynamisme de l’auteure à travers sa plume et ses mots. On ne s’ennuie pas un instant. Il y a eu quelques longueurs au début du roman pour moi mais une fois la mise en place faite, on rentre dans l’histoire qui devient rapidement captivante. J’ai trouvé le tout crédible.

Les – :

  • Quelques longueurs au départ mais rien de grave.

Les + :

  • Le monde inventé
  • La plume d’Oriane
  • Le duo Corène / Gareth
  • Les notions abordées
  • Le mélange des genres bien maîtrisé 

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La fôret des araignées tristes – Colin Heine

ob_48be22_la-foret-des-araignees-tristes.jpgRésumé : Bastien est paléontologue : sa spécialité ? Étudier les créatures étranges qui naissent de la vape, ce mystérieux brouillard aux propriétés énergétiques extraordinaires qui a recouvert le monde et menace de l’engloutir un peu plus chaque jour. Tour à tour victime d’un dramatique accident en apparence banal duquel il réchappe de justesse et témoin d’un attentat, où sa survie ne tient à nouveau qu’à un fil, il voit son destin basculer. Le voilà pris dans l’engrenage d’une affaire d’espionnage d’envergure internationale, sous les feux croisés d’une société secrète d’assassins, de brutes armées et d’une agence de détectives aux méthodes douteuses. Sans compter qu’une créature cauchemardesque, tout droit venue des Vaineterres, ces zones perdues dans un océan de vape, semble bien décidée à lui faire la peau…

Né à Paris, Colin Heine habite désormais en Autriche où il enseigne l’allemand. Après avoir fait ses premières armes dans la traduction et pratiqué le jeu de rôle pendant de nombreuses années, il signe avec La Forêt des araignées tristes un premier roman bluffant de maîtrise. Jonglant entre intrigue politique et aventure, horreur et critique sociétale, il cisèle un univers Belle Époque envoûtant, à l’ambiance steampunk teintée de gothique.

Mon avis : Je remercie chaleureusement les éditions ActuSF pour l’envoi de ce roman qui signe notre premier partenariat. Je suis ravie de pouvoir lire ce roman dans ce cadre.

Un roman qui piège le lecteur dans sa toile

À la hauteur des créatures mises en avant dans ce roman, je trouve que la couverture est envoutante et magnifique. De plus, le résumé m’a beaucoup plus. Il est ultra séduisant. Je ne lis pas énormément de SF mais j’avoue qu’ici, tout était réuni pour que je passe un très bon moment de lecture. De plus, le titre à quelque chose de poétique. J’étais certaine d’avoir une plume de qualité sous les yeux et sur ce point, je ne me suis pas trompée.

Un roman qui part dans tous les sens mais qui rate quelques virages pour moi

J’ai apprécié ma lecture, cela ne fait aucun doute. L’univers proposé par Colin Heine est très riche, peut-être un peu trop par moments. On sent bien que l’auteur veut bien faire les choses mais j’ai trouvé quelques actions hasardeuses et un peu tirées par les cheveux. Je pense que l’auteur avait énormément de choses à dire mais tout cela reste confus. L’intrigue principale est une enquête mais finalement on part un peu ailleurs, puis on revient, on oublie un peu les détails, on se remémore et puis zou… on repart. Bref, on prend un rythme de croisière qui nous endort un peu à quelques moments et c’est vraiment dommage !

L’intrigue est bonne : on a une aventure, une enquête, de l’espionnage, des créatures et surtout… du steampunk que j’apprécie retrouver ! Je n’en lis pas énormément mais j’adore cet univers. J’ai eu beaucoup de plaisir à le retrouver. L’intrigue est un peu noyée dans des sous intrigues et c’est le gros point qui m’a déstabilisé ici.

J’ai apprécié les gargouilles mais je suis un peu triste de voir que les araignées ne sont pas hyper présentes. Elles ne me manquent pas forcément (je ne suis pas très à l’aise avec ces créatures) mais je pensais les retrouver un peu plus.

Les personnages du roman

On a des personnages bien décrits, inscrits dans l’histoire et tous très différents. Colin Heine fait de ces personnages des caricatures qui auraient pu être sympathiques mais j’avoue que la domestique qui est hyper vulgaire et qui insulte tout le monde y compris la personne qui l’emploie… Mouais, il faut quand même dire que si l’on veut quelque chose de réaliste… On ne passe pas forcément par là. J’ai trouvé que Bastien était un bon personnage, un peu mou du genou, certes, mais charismatique. Il mène la danse malgré sa gouvernante assommante.  Il est assez intéressant par son métier.

La plume de l’auteur

Je pense que j’ai tenu jusqu’au bout malgré cette intrigue en demi-teinte ainsi qu’un trio dont deux personnages sont effacés. Je trouve qu’il y a du bon dans cette histoire. La plume de Colin Heine est très belle, dynamique et permet de suivre une lecture à un bon rythme.

Les – :

  • Trop de chemins dans l’intrigue. On perd le fil…
  • Une domestique qui se croit un peu tout permis pour l’époque

Les + :

  • La plume de l’auteur
  • Le personnage de Bastien
  • De bonnes idées même si noyées dans un imbroglio d’informations
  • Le côté steampunk bien maîtrisé

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Dino Hunter – Olivier Saraja

51DeUNANruL._SX322_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Sous les feux d’un soleil brûlant, seul un fou oserait traverser les déserts du Texas sans l’aide d’un guide expérimenté. C’est le boulot de Buck, un vétéran au tempérament solitaire et silencieux. Non content de compléter sa retraite, il peut ainsi explorer ces territoires arides à sa guise. Car Buck en est convaincu : un monstre tout droit sorti de la préhistoire se dissimule quelque part. Il le sait. Leurs chemins se sont déjà croisés autrefois. Aussi le jour où Amanda Summers, une brillante chercheuse en bio-ingénierie, loue ses services pour une expédition scientifique sur les rives du Rio Grande, le guide sait qu’il ne s’agira pas d’une promenade de santé : le danger rôde partout. Et les crotales sont le moindre de ses soucis. Mais alors que Buck et Amanda arpentent le désert, tout bascule : une mystérieuse apparition dans le ciel sonne le début d’un véritable lâcher de dinosaures en pleine nature. Et si des extraterrestres planifiaient en secret la résurrection des créatures préhistoriques ? Buck n’a pas d’autre choix que de ressortir les armes : des monstres venus des âges les plus reculés, des aliens insaisissables, une mystérieuse agence gouvernementale, tout concourt à le faire replonger dans un passé qu’il aurait préféré oublier.

Mon avis : Je remercie le Prix Des Auteurs Inconnus pour l’envoi de ce roman. Il signe la fin de mon aventure livresque dans la catégorie « Imaginaire » puisqu’il est le cinquième et dernier roman retenu pour cette session.

Un univers déjanté

Quand j’ai lu le résumé, j’ai eu peur. Ce n’est pas du tout ce que j’apprécie de lire. Les 41067534_10156785467017376_4907767977048276992_ndinosaures et les extraterrestres ne sont pas forcément ma tasse de thé. Je ne suis pas fan du genre SF. C’est assez délicat, pour moi, à vrai dire.

Cependant, mes réticences sur le genre ne m’ont pas empêchée de découvrir l’univers d’Olivier Saraja. Le voyage est intense. La découverte de l’intrigue n’est pas de tout repos ! L’univers proposé est bourré d’actions en tout genre. Cela ne s’arrête jamais. De plus, le voyage en lui-même nous en met plein les yeux ! Voilà un cadre géographique que je n’ai pas l’habitude de rencontrer. Ma découverte de la région frontalière entre le Mexique et les Etats-Unis était très sympathique !

Je me demandais si l’auteur parviendrait à rendre une intrigue crédible en associant les dinosaures et les extraterrestres. Même si ce sont deux sujets que l’on retrouve facilement dans la SF, je me suis demandée comment l’auteur allait s’en sortir. Je tire mon chapeau à Olivier Saraja qui m’a prouvé que c’était possible !

L’intrigue

C’est complètement fou. Ça part dans tous les sens, on ne s’ennuie jamais ! C’est pour moi la première fois que je découvrais un univers aussi riche et varié. A la fin de cette lecture, j’étais épuisée. La quantité d’actions est assez folle mais cela fonctionne. Cela nous permet de ne pas nous ennuyer.

Je me suis retrouvée avec une impression de Men In Black couplée à Jurassik Park. N’étant pas forcément hyper fan de ces deux univers, j’ai eu du mal à m’accrocher dans ma lecture. Je reconnais, bien volontiers, le talent de l’auteur, cependant, ce n’est pas un univers pour moi. Ce sont simplement des choix personnels ici. Je suis une lectrice plutôt fleur bleue alors imaginez ma tête quand un personnage court après des aliens.

Néanmoins, l’auteur est parvenu à me faire sortir de ma zone de confort. J’ai trouvé cela très sympathique.

Un duo de personnages très intéressant

Le personnage de Buck est assez bien trouvé ! On comprend rapidement qu’il a vu beaucoup de choses dans la vie. Ce n’est pas la première expérience de ce genre qu’il fait. J’ai aimé son caractère bougon et son franc parler. Il est à la recherche d’une créature avec laquelle il a quelque chose à régler. Il a la vengeance dans le sang ! Amanda parvient à tirer ce personnage « vers le haut ». Si le pessimisme et la méfiance sont des notions que l’on peut relier à Buck, Amanda arrive pour nous rendre cet équilibre qui nous permet de ne pas sombrer dans un gouffre de noirceur. Voilà deux caractères, deux personnes que rien ne pourrait relier sauf le travail et la nécessité des talents de l’un pour aider l’autre. Le couple fonctionne et nous permet d’apprécier le voyage.

La plume de l’auteur

Même si le genre SF ne me convient pas forcément, j’avoue avec grand plaisir, que j’ai apprécié la plume de l’auteur. Son imagination est débordante et l’on retrouve bien cela dans l’intrigue. C’est très intéressant de voir comment l’auteur parvient à construire son histoire de manière crédible avec des éléments que je ne pensais pas pouvoir associer dans une lecture.

Les – :

  • Un genre qui ne me plait pas forcément. Mille pardons.
  • Des extraterrestres et des dinosaures très présents. Ce n’est pas pour moi.

Les + :

  • Une plume incroyable.
  • Un duo de personnages qui fonctionne très bien.
  • Une intrigue folle et très intéressante dans sa construction. On trouve énormément d’actions. On ne s’ennuie pas !

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