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Et avec votre esprit d’Alexis Laipsker

téléchargement (3)Résumé : Appelée d’urgence à l’Institut des sciences de Strasbourg suite à la découverte du cadavre atrocement mutilé du prix Nobel de chimie, la commissaire Pourson se retrouve confrontée à une scène de crime aussi sanglante qu’énigmatique… Au même moment, dans la région Lyonnaise, le lieutenant Vairne, connu pour ses méthodes un peu particulières et son obsession des probabilités mathématiques, doit mener l’enquête sur la disparition soudaine et inexpliquée d’un éminent physicien. Tandis qu’il cherche à remonter sa piste, chaque nouvel indice semble épaissir encore le mystère de cette affaire, le convainquant d’une magistrale conspiration. Quelle probabilité pour que ces deux affaires soient liées ? Une chose est sûre, Pourson et Vairne vont devoir s’unir pour le découvrir.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Michel Lafon et Camille ainsi qu’Alexis Laipsker pour la dédicace. J’avoue que j’ai craqué pour cette couverture qui sort de l’ordinaire. Le résumé m’a tout de suite tapée dans l’œil et je n’ai pas hésité un seul instant avant de faire la demande de lecture.

Ce roman est une pure merveille. Une merveille un peu dérangeante mais bon sang, elle vous remue dans tous les sens !

A mon goût, le point fort de ce roman est les personnages ! En effet, on se sent très proches d’eux. L’auteur parvient à les rendre crédibles et vrais. On s’identifie à eux très rapidement. Plusieurs personnages sont pour moi principaux. La commissaire Cannelle Pourson mais aussi le lieutenant Simon Vairne. Pas très loin dans la course, on peut aussi noter que le personnage du lieutenant Marion Masteraux est aussi très intéressant. Ces trois personnages vont se partager la narration du roman. Le point personnage est, pour moi, le plus intéressant. En effet, on se retrouve avec tant de caractères, de psychologies différentes que cela vient un peu colorer l’intrigue qui reste assez sombre puisqu’il s’agit d’un meurtre.

Dès les premières pages du roman, on est dans le vif du sujet puisque l’on assiste au meurtre du prix Nobel de Chimie. Avec sa plume très visuelle, l’auteur nous met dans le bain très rapidement. On est propulsé, dès les premières pages, dans ce tourbillon d’indices et de pistes.

L’intrigue est rondement menée, franchement, je n’ai pas perdu de temps. Le roman a été dévoré en une après-midi. La construction narrative est assez chouette. L’auteur partage la narration en trois points de vue. A chaque fois que le chapitre se termine, il nous glisse un peu plus de suspense. Sur le point d’avoir une information, le lecteur est renvoyé vers un autre narrateur. L’auteur prend le parti de partir de deux enquêtes bien distinctes : celle du commissaire Pourson, du lieutenant Vairne et du lieutenant Marion Masteraux : entre Strasbourg, Lyon et Aix, des liens se tissent. Ces trois enquêtes ne vont forcément ne faire qu’une. J’ai trouvé cela fort intelligent.

Le lecteur est surpris à de nombreuses reprises (enfin, cela a été mon cas). Le roman ne souffre d’aucune longueur. J’ai eu l’impression d’avoir couru un sprint tout du long. En refermant le roman, je n’en pouvais plus, j’ai été prise dans cette spirale (et j’ai même lu en mangeant, pour la plus grande joie de ma mère) et je n’ai pas su m’arrêter.

On a des thématiques assez intéressantes et originales qui se dégagent du texte. Ainsi, avec le lieutenant Vairne, on va faire un petit saut dans le monde du poker et dans celui des probabilités. Je n’avais jamais rencontré cette thématique dans mes lectures, c’était donc assez novateur, frais et intéressant.

Ce roman est une vraie claque dans tous les sens du terme. Autant sur le fond que sur la forme. On se retrouve avec quelque chose d’innovant sublimé par une plume intense et incroyable. Je ne pense pas avoir besoin de vous parler de l’intrigue tant le résumé est clair et précis, cela serait vous gâcher une bonne partie de la lecture et donc du plaisir de découvrir l’intrigue cocotée par Alexis Laipsker.

Je ne connaissais pas la plume d’Alexis Laipsker mais je suis contente d’avoir croisé la route de cette plume pleine d’humour mais aussi de dynamisme, de fluidité et d’intérêt. Je relirai un roman de cet auteur sans aucun problème.

Je salue donc un roman sans faille qui m’a fait passer un excellent moment de lecture. Les fans de thriller et d’enquête haletante vont être gâtés.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un trio d’enquêteurs incroyable
  • Une intrigue rondement menée qui m’a énormément plu
  • Une plume formidable

notation

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Seule la haine de David Ruiz Martin

téléchargement (1)Résumé : Elliot est intelligent. Elliot est sensible. Elliot a quinze ans aujourd’hui. Elliot a tout pour être heureux. Mais Elliot a vécu un drame. Elliot est dévasté. Elliot cherche des réponses… … alors Elliot s’est pointé avec un flingue chargé. Persuadé que Larry Barney, psychanalyste spécialisé dans les troubles de l’adolescence, est responsable du suicide de son frère, Elliot, quinze ans, se présente armé dans son cabinet. Séquestré, Larry n’a d’autre choix que de laisser le jeune homme lui relater les derniers mois. Mais très vite, c’est l’escalade de l’horreur : Larry est jeté dans un monde qui le dépasse, aux frontières de l’abject et de l’inhumanité. Au fil du récit, tandis que les détails se succèdent, une seule idée l’obsède : celle de s’en sortir, à tout prix…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement David Ruiz Martin qui m’a fait l’honneur et le plaisir de me confier son roman. En effet, j’ai eu la chance de pouvoir lire  trois autres romans de David Ruiz Martin (en auto édité, imaginez la valeur qu’ils ont maintenant que l’auteur est publié). J’étais donc curieuse de voir ce que David Ruiz Martin me réservait pour ce roman… Résultat ? C’est radicalement différent.

Ce roman est une claque. Je viens de refermer le livre. Je crois que c’est l’un de ces romans, si fort, qu’il faut en parler tout de suite pour ne rien oublier. Un roman sombre, horrible, qui vous plonge au plus profond de l’horreur humaine. Ce roman est un véritable coup de poing. Je ne sais pas comment vous parler de ce roman sans vous spoiler une bonne partie. Si vous aimez les thrillers psychologiques, vous aimerez sans doute ce roman.

David Ruiz Martin nous propose de faire la rencontre d’Elliot. Elliot est un personnage de quinze ans qui en a trop vu pour son âge. En effet, Elliot a grandi trop vite dans l’horreur de la vie. Son frère s’est suicidé. Une seule chose l’obsède : pourquoi son frère s’est suicide ? Qui ? Quoi ? Comment ? Elliot est persuadé que Larry, le psychanalyste de son frère y est pour quelque chose. Il est si grand, si mature que le décalage entre l’adolescent qu’il devrait être et la personne qu’il est, est saisissant. On se sent mal, on ne sait pas quoi faire. On assiste, tant bien que mal à cette descente aux enfers plus réaliste que jamais.

J’avoue que l’auteur frappe fort. On est dans un climat anxiogène. Ce n’est pas une lecture que l’on fait lorsque l’on n’aime pas les climats de tension et de violence. Franchement, je ne vous dirai pas que c’est un coup de cœur. En revanche, c’est une lecture qui marque le lecteur, cela ne fait aucun doute. Je pense que c’est une affaire de goût. La plume de l’auteur me plait énormément (eh, j’ai quand même lu quatre romans) mais j’ai eu du mal avec l’ambiance : c’est très sombre et j’ai dû faire des pauses durant cette lecture.

Les parties où Elliott et Larry sont ensembles sont fortes. On comprend toute l’étendue du mot « haine ». Ca bouffe tout. On ne pense qu’à ça. Tout est ravagé : le cœur, l’esprit, la vie. Mon dieu quelle souffrance. David Ruiz Martin souligne cette thématique avec brio. C’est vraiment très intéressant. Cette prise en otage est saisissante. Quand on se dit qu’Elliott a besoin des réponses de ce psychanalyste pour avancer, on pense que le pire est passé avec le suicide de son frère. L’auteur nous surprend ici encore une fois en nous proposant une plongée au cœur du pire de l’homme et de l’humanité.

La plume de l’auteur est aussi forte que l’intrigue qu’il propose. C’est un roman fort et dur qui trouvera son public à coup sûr. On est dans la haine pure et dure et tout ce qu’elle peut engendrer chez un adolescent de quinze ans à la dérive. La réalité de la thématique est juste très compliquée à gérer dans cette lecture. C’est tellement palpable, tellement vrai. Ca retourne le ventre. On se doit de le lire, il fait partie de ce type de romans qui marquent. C’est terriblement efficace.

En définitive, si ce roman n’est pas un coup de cœur pour moi, il reste une lecture intense et coup de poing. C’est vraiment un bon roman, un thriller psychologique qui va retourner les lecteurs dans tous les sens du terme. Ici, il s’agit d’une histoire de goût. Je pense simplement que ce roman est trop dur pour moi. De temps en temps, cela ne fait pas de mal. Je pense que j’ai pris ma dose pour un certain temps.

Je salue le talent de l’auteur : en effet, l’auteur nous prouve, encore une fois, que le talent qu’il a au bout des doigts ne s’attèle pas à un genre particulier. Quoi qu’il décide, David Ruiz Martin nous propose des œuvres de qualité et riches en émotions. Bravo !

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une intrigue sombre, profonde et intense
  • Elliott, un personnage bousillé qui nous fait vivre une histoire folle
  • La plume de David Ruiz Martin

notation 1

12

La cave aux poupées de Magali Collet

CVT_La-Cave-aux-poupees_3027Résumé : Manon n’est pas une fille comme les autres, ça, elle le sait depuis son plus jeune âge. En effet, une fille normale ne passe pas ses journées à regarder la vraie vie à la télé. Une fille normale ne compte pas les jours qui la séparent de la prochaine raclée monumentale… Mais, par-dessus tout, une fille normale n’aide pas son père à garder une adolescente prisonnière dans la cave de la maison.

~ Service presse ~

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu pour Taurnada. Si j’apprécie particulièrement les romans de Jean Marc Dhainaut, j’ai aussi pu faire la rencontre de nombreuses plumes comme celle d’Isabelle Vilain, par exemple. J’ai accepté, avec plaisir, le titre de Magali Collet qui m’a permis de passer une soirée avec un roman que j’ai énormément de mal à qualifier.

On fait la rencontre de Manon, une jeune fille qui nous apparait comme une jeune fille perdue. Elle m’a beaucoup fait penser au personnage principal féminin Turtle dans My absolute darling de Gabriel Tallent. Elle fait des bêtises, elle fait des choses mauvaises mais, dans le fond, elle ne peut pas échapper à la pression de son père. Manon et Gabrielle sont les mêmes pour ce côté.

Le père de Manon est un être abject qui dérouille sa fille très souvent. On n’est pas forcément dans un roman à l’eau de rose. Ici, on est plus dans le glauque. C’est une lecture qui dérange par le fond mais qui a une forme incroyable et très intéressante.

Le roman n’est pas appréciable par les thématiques qu’il dégage d’emblée. En effet, on se retrouve avec un père tyrannique qui force sa fille à l’aider à séquestrer des jeunes femmes à la cave. Au-delà de la folie du père, il entraine sa fille avec lui. Je ne comprendrais jamais comment on peut faire autant mal à ses enfants… Enfin bref, je m’éloigne du sujet. On prend Manon en affection, enfin personnellement, c’est ce qui s’est passé pour moi. J’ai aimé cette gamine aussi fort que sa mère disparue.

Le personnage de Camille est aussi très touchant. Camille est la jeune captive du Père. Camille, c’est la bouffée d’air frais. Camille, c’est celle qui nous permet de rester connectés à la réalité que ne semble pas connaitre Manon. Camille, c’est un personnage qui a peur, qui est plein de courage et qui essaye de s’en sortir.

On a vraiment un sentiment d’impuissance qui nous accompagne tout au long du roman. On ne voit pas comment Manon pourrait se sortir de là. Encore moins Camille. C’est avec intelligence que Magali Collet a une idée géniale qui va faire pivoter le roman. Je ne vous en dis pas plus mais c’est à partir de ce moment que je me suis dit « cette femme est un génie ».

Au-delà des bonnes idées de l’auteure, j’ai trouvé la plume très intéressante. On se retrouve avec une intrigue dérangeante mais traitée d’une manière incroyable. En tant que lectrice j’ai été captivée par le personnage du Père en me demandant comment on pouvait être ainsi. L’auteure va pousser l’inhumanité de ce personnage jusqu’à son paroxysme. Ainsi, les personnages sont très contrastés. Si Manon et Le Père sont très présents, Camille parvient à prendre sa place dans l’intrigue. On attend les moments où Camille apparait comme si on attendait de l’air dans un endroit confiné : avec soulagement et empressement.

Dans cette maison où semble vivre l’indicible, on va vivre une histoire intense qui va nous prouver que l’homme peut être surprenant (en bien ou en mal). Au cœur de ce roman, se dessine la thématique des relations : plus particulièrement celle entre le Père et Manon. Le Père, déshumanisé jusqu’à son prénom que l’on n’a pas. Ce Père monstrueux qui va détruire sa fille de toutes les manières possibles. Ce Père qui n’aime pas sa fille.

 « Comme à chaque fois qu’il dépassait les bornes, il s’occupa de moi. Sans tendresse, sans amour, comme on soigne un animal qui nous est utile. »

Comment peut-on vivre sans amour ? Comment faire pour se rattacher à cette réalité qui nous échappe ? Bref, Magali Collet, grâce à son histoire va nous montrer le pire, comme le meilleur de l’homme à travers les personnages de Manon et de son père.

En définitive, ce thriller psychologique est un tour de force. C’est en proposant un roman efficace et terriblement captivant que l’auteure nous propose de faire sa rencontre. Je ne connaissais pas Magali Collet mais je suis ravie d’avoir croisé la route d’un roman aussi sombre. Même si je n’en lirai pas tous les jours, celui-ci fait réfléchir sur plusieurs points. C’est avec une plume intense que l’auteure nous interroge sur la bêtise humaine mais aussi les relations. C’est finalement Manon, personnage façonné par ses nombreuses années sous le joug de son père et fascinant par ce qu’elle nous propose de découvrir qui fait pencher la balance ! Ce roman doit être lu.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un univers sombre mais très bien travaillé.
  • Les personnages de Camille, de Manon et du Père qui sont vraiment très intéressants et très bien construits.
  • Cette plume que j’ai beaucoup apprécié.

4

10

Une pluie de framboises de Martie Glutton

41VSIEmakgL._SX195_Résumé : Manon rencontre William lors de la rentrée de la première année de master. Lui et le restant de la promotion – surnommé les Autres – se connaissent depuis la licence. William est lunaire dans son comportement ainsi que ses pensées et seule Manon semble apprécier cela. Alors qu’ils participent à une soirée, un Autre s’en prend à William, éveillant la curiosité de la jeune femme. Elle comprend qu’un lourd passé enveloppe cette promo. Mais a-t-elle raison de vouloir découvrir la vérité ? Car lorsque les masques tombent, il est peut-être déjà trop tard …

~ Service presse 📱 ~

Je remercie chaleureusement les éditions Plumes de Marmotte pour l’envoi d’un nouveau service presse dans le cadre de notre partenariat. J’apprécie découvrir de nouveaux titres via cette maison d’édition qui regorge de romans très sympathiques. Après avoir testé la romance, la chick lit, le fantastique, me voici avec un thriller.

On fait la rencontre de Manon, une jeune femme qui devient amie avec William, son camarade de promotion. Très rapidement, Manon se rend compte que dans la promotion dans laquelle elle arrive après les autres, deux clans se forment : William & les Autres. Tous semblent facilement se moquer de William qui s’en moque royalement. Dans les nuages, il est toujours un peu à côté de ses pompes. La seule personne qu’il apprécie, c’est Manon.

Manon & William forment un duo atypique mais qui est très appréciable. William a un comportement un peu particulier… il est dans sa bulle, il sort des phrases abracadabrantesques et semble, comme je le dis un peu plus haut, toujours à côté de ses pompes. Manon ne le comprend pas toujours mais prend sa défense. Ils sont amis et c’est tout ce qui importe.

Rapidement, Manon va comprendre que quelque chose ne va pas. Pourquoi ? Comment ? Quelle est la raison de ces clans dans la classe ? Pourquoi Will se retrouve seul contre tous ? Petit à petit, Manon va comprendre, avec l’aide particulière de Will qu’un incident s’est produit, qu’un être machiavélique tire les ficelles de ce petit groupe d’étudiants.

Clairement, j’ai apprécié le fait que ce soit des étudiants et non des lycéens. On est embarqué dans une sombre histoire où un groupe d’amis se voit exploser lors d’une soirée durant laquelle le pire arrive. J’ai apprécié la maturité de William et de Manon qui est opposée à la frivolité des Autres. On a de tout : celle qui couche avec tout le monde, un couple homo, des pimbêches qui gloussent comme des dindes, un garçon sur son nuage, un autre bègue… Bref, dans cette promotion, on cultive la différence et c’est plutôt très sympathique. Ce point là m’a beaucoup plu.

L’intrigue prend un virage à 180° lorsque l’on comprend ce qui s’est passé. Tout au long du roman, l’auteur nous donne des indices et nous propose d’entrer dans la danse macabre à notre tour. Qui tire les ficelles ? Pour quelles raisons ? Bref, tout est assez bien pensé dans cette histoire. Je pense que j’aurais apprécié plus de pages. En version PDF, nous sommes à 180 pages environ. La lecture est passée à une vitesse folle et j’aurais, peut-être, apprécié en savoir plus sur Julien ou encore sur Chloé.

On vogue entre le passé et le présent. C’est plutôt intéressant et cela dynamise le récit. En revanche, je suis moins fan de la construction. On passe une première partie en ayant Manon comme narratrice puis une deuxième qui reprend les chapitres précédents mais du point de vue de William. Je ne suis pas forcément fan de ce procédé, même si cela ajoute de précieux détails, j’ai l’impression d’avoir un bis repetita et je ne suis pas à l’aise avec cette idée.

Néanmoins, l’intrigue vaut le coup d’œil et j’ai apprécié découvrir la fin que je n’avais pas vu venir ! C’est plutôt très sympathique. Cette intrigue est accompagnée d’une plume très agréable que j’ai pris plaisir à découvrir. On se sent bien dans cette enquête officieuse haletante que Manon fait.

En définitive, je salue une intrigue forte et une idée originale. La personnalité des personnages est remarquable. L’auteur parvient à faire en sorte que le lecteur soit intéressé par tous les personnages qui cultivent une différence intéressante au sein de leur groupe. Cela permet à tout le monde d’être touché par au moins un personnage et cela apporte de la densité à l’intrigue. Manon est un personnage remarquable que j’ai apprécié voir évoluer avec William que j’ai adoré. Je suis moins friande de la narration mais c’est un choix que je respecte. Bravo à l’auteure pour ce roman, court mais très intéressant et agréable à lire !

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Les personnages sont des étudiants, j’en rencontre assez peu dans mes lectures. J’apprécie ne pas avoir des lycéens en action !
  • L’intrigue et la manière dont l’auteur même le lecteur par le bout du nez.
  • La plume agréable qui permet au lecteur de faire une lecture dynamique du roman.

notation 1

8

Silencer de David Bauquet

2000_crop_5dbfdaa0532a5_5dbfda6ab857b.jpgRésumé : Un mafieux perd sa cadette, abattue d’une balle dans la tête. Sa fille aînée Judith et son bras droit Letellier partent à la recherche de l’assassin, espérant le retrouver avant la police et régler cette affaire en interne. Un tueur professionnel fait surface au même moment et il n’est pas dans les parages par hasard. Mais s’il a été mêlé à ces événements, c’est bien malgré lui.

~ Service presse 📱~

Je remercie David Bauquet pour sa proposition de lecture. Ayant déjà fait une expérience de lecture très agréable avec sa plume, je n’ai pas réfléchi longtemps avant d’accepter sa demande. Je me suis plongée dans l’univers de son roman Silencer avec plaisir. Publié chez les éditions Nouvelle Bibliothèque, ce roman propose une lecture riche en rebondissements et en interrogations.

Vous connaissiez vous ? « Silencer » ? Personnellement, j’ai éclaté de rire quand j’ai compris que c’était un verbe français que je prononçais à l’anglaise. Quelle andouille ! « Silencer » est un verbe qui est utilisé dans un cadre soutenu et qui veut simplement dire « faire silence ». (Parenthèse vocabulaire terminée).

« Silencer » prend ici plusieurs sens. On fait silence sur l’identité du tueur. Pas de nom, ni de prénom, aucune description qui permettrait de le reconnaitre dans la rue. On est vraiment à la recherche d’un homme dont on ne sait pas grand-chose voire rien du tout. On suit l’histoire de deux points de vue : celui de ce tueur professionnel et celui de la famille de mafieux qui veut comprendre et venger la mort de la fille cadette de la famille. « Silencer » vient aussi faire écho au métier de ce tueur professionnel : il ne veut être vu de personne. Si quelqu’un voit son visage, la mort est proche et inévitable. Il fait le vide autour de lui, le silence est sa meilleure arme.

Il y a pas mal de personnages dans cette histoire. On fait la rencontre de la famille de la victime : son père, le plus grand mafieux du coin, sa sœur Judith et son mari Paul Chanvert. Un mafieux n’est rien sans son homme à tout faire. On fait donc aussi la rencontre de Letellier, qui va mener l’enquête pour son patron et bien évidemment ce tueur professionnel.

Le récit est assez filmique. Au-delà d’être un roman noir, c’est un roman qui semble être fait pour être adapté au cinéma. L’ambiance est mystérieuse et installée dès les premières pages de ce roman. On sent tout de suite que l’on n’est pas dans un monde tout rose avec des paillettes à chaque page. On est à des années lumières de ce que l’auteur nous proposait dans Spiral(e). On est toujours dans cette histoire de quête mais la quête est différente. Judith veut savoir ce qui est arrivé à sa sœur. Elle veut comprendre. Rien ne semblera l’arrêter.

Forcément, avec la thématique de la mafia, les thématiques de la manipulation et de la violence ne sont pas forcément loin. J’avoue que je ne suis pas forcément friande de ces situations violentes mais, ici, je n’ai pas été gênée par cela parce que c’est logique d’en trouver dans un roman où la mafia est présente. David Bauquet n’en fait pas de trop. Il y a que ce qui est nécessaire dans ce roman pour que le cadre soit posé et l’intrigue lancée.

Comme dans un film, l’intrigue se dévoile petit à petit et nous propose une aventure haletante et pleine de rebondissements. Le fait d’avoir deux points de vue apporte énormément de choses. Puis, au fil du temps, avec nos personnages et principalement avec le tueur professionnel, on se demande comment il a pu se retrouver dans une histoire pareille. Il a des principes même dans ce métier, ici, on a essayé de le rouler dans la farine et ça, il en est hors de question. A partir de ce moment, la course poursuite commence : la famille de la victime cherche des réponses et le tueur en série cherche cette famille.

En définitive, la plume de David Bauquet est toujours aussi intéressante. J’apprécie le fait d’avoir été tout de suite mise dans le bain. L’histoire démarre rapidement et sur les chapeaux de roues. C’est une histoire qui nous permet de nous interroger sur la condition humaine. Jusqu’à quel point est-on prêt à aller pour cacher les défauts, pour de l’argent, pour vivre paisiblement ? Les personnages sont prêts à danser avec la mort pour parvenir à leur fin. David Bauquet interroge le lecteur sur les limites humaines. C’est plutôt intéressant.

Je remercie une nouvelle fois l’auteur pour cette lecture.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un roman noir où les thématiques sont très bien maîtrisées.
  • Une plume intéressante qui pousse le lecteur dans ses interrogations.
  • Un univers filmique très bien maîtrisé

4

7

Lésions intimes de Christophe Royer

CVT_Lesions-intimes_1060.jpgRésumé : Nathalie Lesage, capitaine au caractère bien trempé, travaille au sein de la brigade de répression du proxénétisme. Une des branches de l’organisation « Gorgona », spécialisée dans un certain genre de soirées parisiennes, va l’amener à côtoyer un milieu où règnent la perversion et les pratiques extrêmes. Victime d’un banal accident, son enquête va prendre une tournure inattendue. Dans le même temps, le décès de son frère va l’obliger à renouer avec son passé. Tout va alors se mélanger et entraîner Nathalie vers l’inimaginable…

~ Service presse 📖 ~

Je remercie chaleureusement les éditions Taurnada pour l’envoi de ce roman. Je n’ai, je pense, jamais été franchement déçue par un roman chez Taurnada. Bien évidemment, j’ai des auteurs que j’apprécie plus mais tout est vraiment très sympathique chez eux. On est toujours dans le thriller mais chaque auteur apporte quelque chose de particulier et c’est une équipe incroyable qui se dessine alors. Bravo à tous ! (Merci Joël pour l’envoi 😊)

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Sueurs & douche froides
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Je préviens tout de suite, ce roman n’est pas à mettre entre les mains de tous les lecteurs. Je me suis accrochée, ce que l’on découvre a été quelques fois au-delà du supportable. J’ai arrêté de lire ce roman le soir, mes nuits étant courtes, je n’ai pas voulu les polluer d’images terriblement dérangeantes, gênantes et vulgaires.

L’intrigue de Christophe Royer nous pousse dans un milieu sale, malaisant, dérangeant. On est dans une intrigue qui nous propose une plongée dans un milieu sexuel. On ne parle pas ici d’échangisme, ça c’est le monde des Bisounours à côté de ce que l’on découvre ici. Je ne rentrerai pas dans les détails mais en quelques mots : pédophilie, sang, dépravation, sexe ultra violent.

Pour coller à cette intrigue glaçante, on va avoir un personnage principal assez déroutant. Nathalie Lesage, une femme qui fait partie de la brigade de répression du proxénétisme. Femme dans un milieu d’hommes, elle s’est fait sa place dans cette équipe qui la respecte. On sent très rapidement que c’est un personnage atypique. Nathalie Sauvage est une femme qui a un passé lourd qui marque vraiment ce qu’elle est devenue. On se retrouve donc avec une femme au tempérament froid. Elle m’a glacée plus d’une fois par ses actions ou ses remarques. J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à ce personnage. Ce qu’elle a vécu est terrible, triste et j’ai eu mal au cœur pour elle mais son caractère ne m’a pas séduite plus que cela.

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Intrigue et enquête policière
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L’auteur a été assez intelligent sur le coup. Il a réussi à rendre un certain équilibre dans cette intrigue. Il y est arrivé, pour moi, grâce à trois points :

Il a fait passer ces échanges sexuels dégueulasses (désolée, je n’ai vraiment pas d’autres mots) dans une enquête policière. On n’est pas acteurs des scènes de sexe, de dépravation intense et d’une violence extrême. On voit ça à travers une enquête policière menée par Nathalie Sauvage. Elle va se jeter à corps perdu dans cette enquête. Ce qui va mettre en lumière son passé. C’est là aussi que l’auteur a été intelligent. Avec le regard que le lecteur pose sur le passé de Nathalie permet d’avoir cet équilibre qui rend supportable l’insupportable. On a comme une goulée d’air frais et pur dans ce monde sombre et violent.

Troisième et dernier point qui est au service de l’intrigue : les personnages secondaires. On a une équipe qui se tisse autour de Nathalie Lesage. En effet, ils sont tous soudés, intelligents et plein de courage. On est vraiment bien entouré dans ce roman. Ils forment comme un filtre entre le lecteur et ces agissements innommables. Ils protègent le lecteur. C’est une équipe cohérente et dynamique. J’ai eu un petit faible pour le Brigadier Félix qui vient me donner ma dose de guimauve dans ce roman : gentil, prévenant, il s’avère être un ami fidèle qui va venir en aide à Nathalie Lesage.

Dans cette intrigue, on fait la rencontre de l’organisation Gorgona. Un gang ultra bien organisé qui propose ces fameuses soirées. On se rend compte que ce gang est très bien rodé puisqu’il propose des paliers à ses soirées de dépravés : ils se divisent en 4 paliers : du plus gentillet au plus gore. Quelle horreur. On pénètre dans un monde de grands malades. On touche de très près la noirceur d’âmes des dérangés.

Dynamique, cette lecture m’a donnée l’impression d’avoir couru comme une dingue pendant plusieurs heures. J’ai eu mal, j’ai perdu mon souffle, j’ai eu chaud, j’ai vraiment eu l’impression de manquer d’air tellement cette lecture est éprouvante. C’est définitivement une lecture que je me félicite d’avoir fait mais elle reste très difficile à lire.

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La plume de Christophe Royer
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Plusieurs adjectifs me viennent en tête : réalisme, descriptions intenses et recherches. Tout ça se trouve dans le roman de Christophe Royer. Cette lecture n’est pas un coup de cœur, loin de là. Je ne peux pas lire ça sans avoir des hauts de cœur. Maintenant, si elle reste dérangeante, cette enquête s’appuie sur des faits réels.

La plume de l’auteur propose de nous faire découvrir de nombreuses recherches, une lecture minutieuse et une plongée dans un monde vraiment noir et sale. Il y a de sacrées descriptions, cela ne fait aucun doute. Cependant, même si les descriptions restent complètes et très réalistes, on se retrouve avec quelques longueurs et moments creux dans cette intrigue. Les descriptions peuvent être un peu longues et fastidieuses. Et, très franchement, j’aurais pu me passer de certains détails.

Ce n’est pas une lecture agréable, bien au contraire. On est dans un milieu qui ne permet pas de grimper sur sa licorne et d’aller vivre dans le château de Cendrillon. Néanmoins, on se prend une sacrée claque dans la figure. En effet, on se rend compte que ça existe, qu’il y a des gens malades (oui, à ce stade, c’est de la maladie) et qu’il y a des gens qui aiment la violence, qui se nourrissent du mal des autres pour leur propre plaisir. Beurk.

Je salue le courage de l’auteur de publier des romans qui sont nécessaires. Je salue aussi l’intelligence de ce dernier dans la construction de cette intrigue.

3 bonnes rasons de lire ce roman :

  • Un univers très bien construit qui nous propose une plongée minutieuse.
  • Une équipe de la brigade soudée et très courageuse
  • Un personnage principal fort et atypique

3

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La femme du banquier de Cristina Alger

téléchargement.jpgRésumé : Un matin de novembre, un homme et une femme embarquent à bord d’un avion privé à destination de Genève. Pris dans un orage, l’appareil disparait des radars. L’épave sera retrouvée quelques heures plus tard dans les Alpes. Parmi les victimes figure Matthew Lerner, un cadre de la Swiss United, une puissante banque offshore. Sa jeune veuve Annabel reste seule aux prises avec les secrets qu’il a laissés derrière lui. Découvrant que la mort de Matthew n’a rien d’accidentel, elle se retrouve prise dans un jeu de cache-cache terrifiant, contrainte à fuir des ennemis puissants que rien n’arrête. Pendant ce temps, Marina Tourneau, ambitieuse journaliste, est enfin arrivée au sommet. Mais après la mort de son mentor, elle accepte d’enquêter sur un nouveau scandale concernant la Swiss United. Cet article pourrait sauver la vie d’Annabel. Seulement, il faudrait que Marina veuille bien le publier…

~ Service presse ♫~

Je remercie une nouvelle fois, chaleureusement, les éditions audiolib ainsi que Pauline pour leur gentillesse.

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Le monde de la finance
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Je viens de faire une sacrée découverte livresque et auditive. Franchement, j’ai passé un excellent moment d’écoute. J’ai été embarquée dans une histoire de fou furieux. Si je vous dis : finance, trahison, comptes offshore, malfrats, criminels, politique…. Vous voyez de quoi je parle ? Voici donc un cocktail explosif qui nous promet une lecture/écoute incroyablement bien menée et d’une richesse incroyable.

On fait la rencontre d’Annabel Lerner, la femme de Matthew, tragiquement disparu dans un accident d’avion. L’intrigue reste plutôt simple mais très intelligente : Annabel sait que l’avion de son mari ne s’est pas écrasé par accident. Entre amour, amitié, trahison et faux semblants, nous allons passer un moment intense de lecture.

La thématique de l’argent et particulièrement de l’argent sale est très présente dans ce roman. On se retrouve au cœur du plus gros scandale financier de tous les temps.

« Au début, j’étais tenté par l’argent, mais maintenant, l’argent me dégoûte. Il fait faire des choses moches aux gens, il les rend moches eux-mêmes. »

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Un roman à trois voix : les femmes à la tête de l’intrigue
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J’avoue que c’est le point qui m’a le plus séduite mais qui m’a aussi fait un peu freiner des quatre fers. On fait la rencontre d’Annabel, de Marina et de Zoé. Elles sont toutes les trois plus ou moins reliées. C’est là que je me suis posée quelques questions. Le roman alterne, grâce aux chapitres, les voix de Marina et d’Annabel puis, vers la fin, s’ajoutent la voix de Zoé et son point de vue sur la situation.

Marina est une jeune journaliste qui va mettre son nez dans cette histoire de finance, de comptes offshore et des banquiers véreux au profit du souvenir de son ami et collègue Duncan Sanders.

Annabel est la femme de Matthew qui est un banquier d’une des banques que Marina essaye de traquer.

Zoé travaille avec Matthew.

Voilà, nos trois personnages principaux sont présentés. Ce que j’ai trouvé dommage, c’est le fait que Marina et Annabel ne se rencontrent pas forcément dans l’histoire. Rapidement, on comprend qu’elles se sont déjà rencontrées mais rien de plus. Et j’ai attendu, tout le temps de mon écoute, qu’une rencontre se fasse mais c’est tout. Dommage ! J’aurais apprécié un duo voire un trio pour crever l’abcès de ce monde de la finance pourrie jusqu’à la moelle.

Toutes les trois apportent beaucoup d’informations à l’intrigue : avec Marina, on a un pied dans l’information, dans le domaine journalier mais aussi dans la politique américaine puisque Marina est fiancée à Grant Ellis, fils d’un politicien en devenir. Avec Annabel, on se rend compte que la Swiss United est une banque qui cache beaucoup de choses puisque Matthew travaillait pour cette banque. On voit aussi le côté personnel de la vie des Lerner, et c’est plutôt agréable. Zoé, elle, apporte vraiment une touche professionnelle à l’intrigue puisqu’elle était l’assistante de Matthew.

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Voyage, voyage…
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Voilà une thématique très présente dans l’intrigue. On est en perpétuel mouvement : entre la Suisse, la France mais en faisant un petit passage par l’Angleterre, les îles paradisiaques ou encore les Etats-Unis… On ne s’ennuie absolument pas.

On entame une course contre la montre incroyable qui nous permet de passer un moment de lecture sans longueur. On se retrouve avec une intrigue sans faille, qui nous propose une poursuite intense entre les méchants et les gentils, les journalistes et les banquiers. Plus l’intrigue avance, plus on parvient à faire le lien entre toutes ces informations. Le puzzle se recompose petit à petit.

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La plume de Cristina Alger
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J’ai encore fait une superbe découverte. Je suis ravie de rencontrer de nouvelles plumes grâce à Audiolib. En effet, c’est le genre de livre que je n’aurais pas forcément lu. J’ai pris grand plaisir à découvrir ce thriller qui ne manque ni de suspens ni de surprises.

La plume de Cristina Alger est riche, par le vocabulaire employé, mais aussi par la justesse des mots. L’intrigue est excellente. Je pense, peut-être à une redondance au niveau du « scoop financier de l’année ». On nous rabâche un peu trop l’histoire dans tous les chapitres et j’avoue que, par moments, c’est un peu fatigant. J’ai eu une impression de redite tout au long de mon écoute à ce sujet.

Je salue quand même l’intelligence de l’auteure pour cette fin que je n’ai pas vu venir. Elle était très intéressante et propose un réel tournant à ce thriller.

3  bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un roman à trois voix exclusivement féminines.
  • Une intrigue sans fausse note
  • Un roman qui nous fait voyager dans les pays, les thématiques et les milieux professionnels.

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