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Immortel Ad Vitam – Cécile Pommereau

Immortel-Ad-Vitam.jpgRésumé : Fred n’est pas un loup-garou, ni un ange gardien. Il n’est pas de ces pâles suceurs de sang qui font tomber comme des mouches des lycéennes au brushing impeccable. D’ailleurs, tout le monde sait que ces bestioles-là n’existent pas. Fred a un physique banal et les poches trouées. Il n’arrive pas à garder une fille plus de trois semaines et sort de prison. Pour couronner le tout, c’est le jour où il essaie de se foutre en l’air qu’il apprend qu’il est immortel. Fred n’a pas de chance. Jean, lui, est flic. Il pensait avoir tout vu après trente ans passés a la Crim’. Mais voilà qu’un beau jour, un de ses cadavres se paye le luxe de se tirer de la scène de crime. Pour lui c’en est trop et il est bien décidé à le retrouver. Il ne manquerait plus qu’il parte en retraite avec une affaire non élucidée…

Mon avis : Je remercie Noir d’Absinthe mais aussi le prix des auteurs inconnus qui m’ont tous les deux permis de découvrir ce roman et par la même occasion cette auteure que je ne connaissais pas. En effet, j’avais accepté ce roman en SP via Simplement.pro (Je ne peux vraiment pas dire non à Dorian, en effet, je suis vraiment sous le charme de cette Maison d’Edition qui ne m’a jamais déçu) mais entre temps, j’ai fait mon arrivée dans la catégorie « Imaginaire » du prix. C’est donc un bonheur total de pouvoir joindre l’utile à l’agréable en faisait la lecture de ce roman dans le cadre du prix.

Je félicite donc Cécile Pommereau d’avoir proposé un texte aussi bon qui a toutes ses chances pour gagner ! (Oui, je n’ai pas encore lu les autres, mais vu que c’est le premier, il a forcément toutes ses chances, arrêtez de lever les yeux au ciel, vilains !)

Il y a beaucoup de choses que j’ai appréciées dans ce roman. En effet, j’ai trouvé que le mélange entre les créatures fantastiques et la réalité du monde de la Crim’ était parfait ! On y croit puisque c’est ancré dans un monde réel mais on sait aussi que ce n’est pas notre monde puisque Fred est un homme immortel. J’ai trouvé cet univers très intéressant.

Le personnage de Fred est atypique : en effet, un remet en question tout ce que l’on a pu lire sur les créatures fantastiques depuis ces dernières années. C’est un anti héros pur et dur : là où bien souvent j’envie la vie des personnages principaux, Fred a une vie horrible : tout ce qui peut lui faire du tord va lui tomber dessus : on peut souligner l’épisode de la prison ou encore de la tentative ratée de suicide qu’il va essuyer. La référence à Twilight dans le résumé n’est vraiment pas compliquée à comprendre (Eh ! Ca va, j’y peux rien si j’ai bien aimé.) mais j’accepte bien volontiers de lire des choses différentes d’une histoire d’amour entre humain et vampire. J’ai bien apprécié le parallèle entre la vie de Fred qu’il vivait avant et celle qu’il vit en tant qu’immortel. J’ai aimé connaitre son passé de pompier.

Jean est lui un personnage que j’ai admiré par sa force de caractère et son courage à toute épreuve. En effet, il ne s’arrête jamais ! Il veut comprendre, connaitre le fin mot de l’histoire et c’est tout à son honneur. On sent vraiment les années de travail qui sont derrière lui. C’est un homme près de la retraite qui ne veut pas lâcher cette histoire de cadavre fuyant.

Le mariage entre ces deux personnages ajoute quelque chose de très sympathique à41067534_10156785467017376_4907767977048276992_n.jpg l’intrigue. C’est un duo puissant qui m’a fait passer un excellent moment de lecture.

On peut ici souligner une plume dynamique, on ne s’ennuie pas une seconde avec Fred et son atypisme par rapport aux personnages que l’on peut rencontrer dans d’autres romans et qui partagent sa caractéristique d’immortalité. On se retrouve dans une intrigue assez surprenante que je ne peux que conseiller aux fans du genre ! L’auteure parvient à susciter notre attention dès le départ avec une intrigue originale, un panel de personnage divers et varié et une plume qui nous tient en haleine.

C’est donc sans surprise que j’annonce que Noir d’Absinthe signe encore ici une petite pépite.

Les – :

  • Un univers un peu trop sombre pour moi par moment.

Les + :

  • Un duo qui fonctionne bien malgré la facilité du rôle du policier. C’est un duo que l’on a déjà vu mais l’originalité des personnages équilibre ce petit bémol.
  • Un résumé plein de promesse qu’il tient.
  • Un mélange des genres : on vacille entre le policier et le thriller avec une bonne dose de fantastique !
  • La plume séductrice de Cécile Pommereau

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Une fille en danger – Cara Vitto

CVT_Une-fille-en-danger_8077Résumé : À Paris, dans une rue déserte du 18e arrondissement, le corps d’un homme sauvagement assassiné est retrouvé abandonné en haut d’un arbre. Toutes les traces laissées sur place accablent Aléna, une photographe apparemment sans histoire. Mais pourquoi la jeune femme aurait-elle commis ce crime insolite ? Et surtout, comment ? Gérard Coutard, détective au passé trouble est chargé de la surveiller. Il est connu dans la profession pour sa capacité à dénouer les affaires réputées hors-normes. Certains disent même que ses fréquents séjours en Afrique l’auraient doté de dons particuliers… Gérard découvrira rapidement que la jeune femme cache des capacités physiques étranges : elle marche anormalement vite, elle possède une force surhumaine, elle perçoit la présence de son collaborateur pourtant spécialiste en filature, elle dort très peu et surtout, elle semble souffrir d’une santé mentale altérée. Mais malgré tous ces éléments, Gérard reste convaincu de l’innocence de la photographe. Il perçoit même qu’un danger plane sur elle et il se mettra en tête de la protéger, coûte que coûte, quitte à dévier de la mission de surveillance qui lui a été confiée, quitte à mettre ses proches en danger…

Mon avis : Je remercie Cara Vitto pour l’envoi de son roman en Service Presse. J’ai pris du temps à lire ce roman. Je ne pensais pas forcément être le bon public pour ce roman au genre si particulier. Ce roman appartient au genre « thriller » en y ajoutant une petite dose de paranormal. J’ai trouvé le genre sympathique même si jamais je n’aurais pensé à les mélanger. En effet, ils semblent si différents que l’association m’a parue un peu loufoque. Je vous avoue que ma première impression n’est pas la bonne. Cara Vitto mélange avec subtilité et précision ces deux genres pour nous livrer une histoire crédible.

On fait la rencontre de personnages différents. On suit deux personnages sur la même intrigue. On suit l’enquête de Gérard Coutard qui doit suivre Alena Tanaka que l’on connait aussi sous son nom de photographe professionnel : Claire Rougegorge.

J’ai apprécié les parallèles de l’enquête. Alena est un personnage très intéressant. On a un personnage haut en couleurs qui essaye de se battre sur ce qu’elle est. Elle ressent beaucoup de choses et franchement, elle se bat contre des démons. C’est vraiment très intéressant. Alena est la source de fantastique dans ce roman. C’est ainsi que Gérard Coutard fait son entrée. On l’appelle « le sorcier blanc » parce qu’il a l’habitude de travailler avec des sciences noires, sombres, ombragées. C’est vraiment très intéressant d’avoir les deux pendants de l’histoire.

On entre alors dans le vif du sujet : des morts violentes, des indices inquiétants et tout pousse à croire qu’Aléna est la fautive.

L’intrigue est simple mais qu’est-ce qu’elle est bien développée ! J’ai trouvé que Cara Vitto gérait bien son sujet. On a des personnages intéressants, avec une psychologie très différente mais que j’ai apprécié découvrir. La plume de Cara Vitto est très sympathique : elle se prête bien au sujet ! On est dans un rythme entêtant, on ne s’ennuie jamais !

Si vous aimez les thriller qui sortent de l’ordinaire, je ne peux que vous conseiller de mettre votre nez dans ce beau roman. La fin nous laisse sur les fesses. C’est assez surprenant. Bravo !

Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un coup de cœur mais il vaut la peine d’être lu.

Les – :

  • Un démarrage un peu long au départ.

Les + :

  • Deux personnages forts !
  • Une intrigue bien tenue.
  • Une plume que j’ai apprécié découvrir.

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Le Vase Rose – Eric Oliva

51ZdbB44V4L._SX304_BO1,204,203,200_Résumé : Et si votre pire cauchemar devenait réalité ? Quand votre vie bascule, vous avez le choix : sombrer dans le chagrin ou tout faire pour vous relever. Frédéric Caussois a choisi. Pour lui, aucun compromis, il doit savoir, connaître la vérité.

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois les éditions Taurnada pour l’envoi de ce Service Presse que j’ai beaucoup apprécié. Merci à Joël pour sa gentillesse et sa patience à toute épreuve.

J’ai pu découvrir « le vase rose » ainsi que sa jolie couverture qui m’a paru mystérieuse et pleine de promesse. Un bon point pour l’auteur puisque j’ai eu envie de me plonger rapidement dans ce roman. Le résumé est tout aussi alléchant. En effet, je le trouve assez sympathique, il n’en dit ni trop, ni trop peu. Voilà une belle idée de la part de l’auteur.

On se retrouve dans la campagne lyonnaise. Cadre très sympathique qui nous permet de s’installer confortablement dans notre lecture dès les premiers chapitres. On fait la rencontre de Frédéric Caussois. C’est un homme heureux. Il a une femme et un fils adorables. Avec sa femme, c’est le bonheur absolu et son petit garçon est adorable. Je pense qu’on rêverait tous et toutes d’avoir une famille ainsi. Cependant, un accident va venir ternir cette belle famille qui va voler en éclat.

Frédéric vit une réelle descente aux enfers lorsqu’un soir, après être passé chez le pharmacien pour soigner son petit Tao, celui-ci va mourir sous ses yeux, empoisonné au cyanure par le médicament administré par son père. Culpabilité et incompréhension vont rapidement envahir Frédéric. Luan, sa femme, vit un calvaire et ne va pas pouvoir s’empêcher d’en vouloir à son mari, cause de toutes ses souffrances.

Frédéric vit un cauchemar, son petit Tao est mort, son mariage semble suivre la même voie. Cependant, il ne va rien lâcher, il va, coûte que coûte, comprendre et savoir qui a fait cela et pourquoi. Cette enquête va nous emmener dans un thriller haletant.

J’ai lu quelques informations sur la vie d’Eric Oliva. Ainsi, j’ai appris qu’il travaillait dans la police depuis 27 ans. Je pense que même si c’est une pure fiction (comme précisé dès le début du roman), Eric Oliva a puisé dans sa carrière et son expérience dans la police pour pouvoir nous dessiner une enquête plus que réaliste. J’ai trouvé ce point très intéressant puisque jamais, l’enquête ne m’a ennuyée et ne m’a pas paru impossible. Tout peut être vrai, on y croit sans problème.

En même temps que la découverte du roman, j’ai découvert la plume d’Eric Oliva. Je vous avoue que j’ai été charmé : précision, détails dans les descriptions, dans les psychologies des personnages. J’approuve complètement. Je trouve que la plume de l’auteur est parfaite pour les thrillers et les enquêtes policières. C’est très bon. De toute manière, j’ai lu ce roman en une traite.

Une petite ligne sur le fait que j’ai beaucoup apprécié le titre de ce roman « le Vase Rose » qui renvoie à un épisode des aventures du petit Nicolas de Sempé et Goscinny que j’affectionne particulièrement. Symbole de l’enfance, de l’insouciance, des bêtises, c’est un sacré parallèle et revirement de situation avec la suite de l’histoire puisque l’on parle quand même de la mort d’un enfant.

La fin peut surprendre, j’en conviens. Je pense que cette dernière peut diviser le lectorat mais j’ai trouvé que l’idée apportait un peu plus de légèreté à l’intrigue, on se sent un peu moins oppressé de cette manière. J’ai apprécié.

Les – :

  • C’est vraiment une réserve que j’ai. Je ne sais même pas si l’on peut parler de point négatif mais c’est la violence du choc dès le début de l’histoire. La description de la mort de Tao m’a un peu chamboulée. J’ai eu un peu de mal avec la violence qui s’échappe de temps en temps du roman.

Les + :

  • Le personnage de François qui est merveilleux : malgré tout, il reste fort et courageux. Un papa qui ne lâche rien, c’est beau.
  • La plume d’Eric Oliva que j’ai adoré ainsi que la dose de réalité injectée grâce à son expérience policière.
  • L’intrigue en elle-même : un véritable coup de poing littéraire.
  • La couverture et le résumé qui m’ont beaucoup plu.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

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Le fruit de ma colère – Mehdy Brunet

CVT_Le-Fruit-de-ma-colere_2146.jpgRésumé : Le jour où Ackerman vient demander de l’aide à Josey Kowalsky, le compte à rebours a déjà commencé. Il faut faire vite, agir rapidement. Josey n’hésite pas un seul instant à venir au secours de cet homme qui, par le passé, a su le comprendre. Ensemble, ils vont découvrir que la colère et la vengeance peuvent prendre bien des visages. Et s’il était déjà trop tard ?

Mon avis : Je remercie grandement Joël des éditions Taurnada pour l’envoi de ce nouveau Service Presse. J’avais déjà pu découvrir d’autres auteurs via Joël et ses merveilleuses propositions. Ici, je vous propose un thriller qui saura ravir les fans du genre, j’en suis persuadée !

Il est important de dire que ce roman est le deuxième tome de la saga « Josey Kowalsky ». Cependant, si comme moi, vous n’avez pas lu le premier tome, je vous assure que la lecture du deuxième tome peut se faire indépendamment du premier opus.

Ce qui m’a en premier lieu frappé c’est la violence qui émane des premières pages. Ceux qui ne sont pas habitués à lire des romans du genre thriller noir vont être secoués mais ce n’est pas comme cela tout au long du roman, je vous l’assure ! J’ai apprécié sortir des sentiers battus dans ce genre qui reste assez ardu à maîtriser.

Dans le premier opus, Josey Kowalsky est à la recherche de sa femme et sa fille disparue. A l’aide d’Ackerman, ils partent à la recherche des deux femmes. Ici, on inverse un peu les rôles : Eric Ackerman a besoin de Kowlasky puisque son frère jumeau, Eric, a disparu. On part donc dans une histoire noire, sombre et pleine de rebondissement.

La construction du roman est forte intelligente. J’ai beaucoup apprécié les chapitres courts qui permettent de respirer lors des phases un peu sombres du roman. Même si cela est sombre, on ne tombe jamais dans le gore, dans le dégoutant qui est présent juste pour dire d’avoir du sang sur les murs. Non, ici, on est dans la retenue même si ce qu’on lit ne permet pas de se tromper sur les intentions des personnages. On se retrouve dans une ambiance particulièrement sombre. Ca fait froid dans le dos.

En plus des chapitres courts, on se retrouve avec les points de vue d’Ackerman et de Kowalsky et en parallèle, celui d’Eric qui est séquestré quelque part qui vit un véritable enfer retranscrit merveilleusement bien par les mots de Mehdy Brunet.

J’ai aussi apprécié le voyage et les lieux où nous mène la traque. L’intrigue est prenante, on se laisse embarquer dans cette histoire de fou. J’ai adoré prendre mon temps pour lire ce roman. Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman si sombre, c’est très sympathique de changer de genre de temps à autre surtout quand on a un roman si bon dans les mains.

La plume de l’auteur est saisissante. On est tout de suite happé par la violence, la froideur de l’histoire grâce aux mots de l’auteur. C’est vraiment prenant. Rien de frais ici, mais le style d’écriture nous permet de respirer entre les horreurs que l’on peut lire. C’est appréciable –croyez moi – !

Je ne peux que vous proposer cette lecture si vous êtes fan du genre. En tout cas, je suis convaincue et c’est avec grand plaisir que je me laisserai tomber dans la lecture du premier tome ! Peut être pas tout de suite dans le sens où c’est assez sombre et qu’à force de trop en lire je vais m’en écœurer mais je le note avec grand plaisir !

Les – :

  • Une violence parfois trop bien expliquée.
  • Quelques longueurs dans les descriptions.

Les + :

  • Une nouvelle plume que j’aime beaucoup.
  • La construction du roman.
  • Un duo d’hommes qui est original et intéressant.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

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Le miroir – Mariam Sirel

41-Vge+b1sL.jpgRésumé : Marianna et James Kyle mènent une vie en apparence paisible et heureuse lorsqu’un matin cette dernière découvre la mère de son époux venue passer un week- end à Londres chez eux mutilée dans la salle de bain du jeune couple. Suicide ou meurtre prémédité, ce drame éveille de nombreux soupçons et interrogations en eux. Les apparences sont parfois trompeuses et leur histoire d’amour va alors s’avérer bien plus sombre et complexe qu’elle ne l’était jusqu’à présent. Un lourd secret familial, longtemps oublié refait alors surface pour ainsi semer le trouble, l’angoisse et la terreur au sein des Kyle. Comment Marianna va t-elle mettre fin à ce cauchemar et pour quelles raisons en veut-on à sa famille?

Mon avis : Je remercie Mariam Sirel qui m’a gentiment envoyé son roman. Je la remercie aussi des messages que nous avons échangés : il est plaisant de ne pas être qu’un nom sur une liste de blogueurs. Je suis vraiment très heureuse d’avoir pu échanger avec Mariam qui s’avère être très gentille et curieuse de savoir ce que l’on est en dehors des mots que l’on peut écrire sur les romans que l’on lit.

On fait la rencontre de Marianna et James : un couple marié depuis quelques années. On se retrouve dans leur quotidien qui n’est pas tout rose mais l’amour semble les unir pour toujours. J’ai vraiment adoré être plongée dans cette famille.

On suit une histoire hallucinante qui va de rebondissements en rebondissements. Ici, je pense que ma phrase préférée pour parler des romans va faire sensation : « les apparences sont parfois trompeuses. »

On tangue entre le suicide de la belle mère de Marianna (et la mère de James donc). Cette situation marque un tournant dans la vie de Marianna et James. Tout va être bouleversé. C’est vraiment une situation délicate qui se dessine sous nos yeux.

Les péripéties sont bonnes, réalisables et crédibles. On se retrouve vraiment au cœur d’une famille qui s’interroge, qui se soupçonne, qui se pose des milliards de questions. On a une impression d’étouffement tout au long du roman. On veut savoir, on veut tout connaitre des personnages.

La seule chose que je peux reprocher à ce roman c’est d’être trop court. En effet, j’ai trouvé que les choses allaient peut être un peu trop vite, le suicide est là dès les premières pages et je vous avoue que j’ai pris un peu de temps pour m’installer dans ma lecture.

C’est un petit roman que je recommande à ceux qui aiment les histoires de famille, un petit thriller qui permet de vivre une petite histoire sympathique. Roman court, il est parfait à glisser entre deux grosses lectures.

La plume de l’auteure est saisissante, elle est parfaite pour l’exercice. Ce roman est vraiment très sympathique.

Les + :

  • Une intrigue sympathique
  • Un huit clos assez prenant
  • Un couple sympathique
  • Une plume saisissante

Les – :

  • Une sensation de rapidité au départ qui est un peu surprenante.
  • Un roman court : j’ai envie d’en savoir plus. J’aurais aimé une psychologie plus développée.

Ma note : 16/20

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Chicago Requiem – Carine Foulon

couv33802800.jpgRésumé : Chicago, années folles… Sur la scène d’une ville en proie à la corruption, acteurs et gangsters se côtoient. William, issu d’une famille riche et influente, les Henderson, possède un théâtre cerné de speakeasies et de maisons closes. Il aide son épouse, Susan, à reprendre sa carrière d’actrice malgré la corruption et la prohibition. La sœur de William, Meredith, vient de passer cinq ans en prison. Résolue à se venger de son frère et de tous ceux qu’elle pense responsables de son incarcération, elle s’établit à Miami où elle rencontre un certain Al Capone.
Le vaudeville peut alors virer au drame, à la scène comme à la ville.

Mon avis : Je remercie Carine qui m’a permis de découvrir son roman via la plateforme Simplement.pro qui reste une plateforme que j’apprécie beaucoup ! C’est vraiment une source de découverte intarissable et qui me fait découvrir de jolies choses comme le roman de Carine.

Ce roman est une petite pépite. Je tenais déjà à saluer le travail en amont que Carine a du faire pour nous présenter un roman sur fond historique comme Chicago Requiem. Quelle minutie dans les détails, dans l’intrigue. Ce sont des petites choses qui rendent la découverte de ce roman encore plus sympathique qu’il ne l’était déjà.

J’ai fait la rencontre de plusieurs personnages qui m’ont plu. Cependant, comme dans tout roman digne de ce nom, les psychologies sont différentes et forcément, il y a des personnages que j’ai moins aimé que d’autres mais je vous avoue que le panel est assez riche, fourni et varié pour que chacun y trouve son compte.

William est un personnage que j’ai bien apprécié. La famille des Henderson est une sacrée famille. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance qui tourne autour de cette dernière. En effet, je suis restée scotchée dans les histoires de famille qui valent le détour.

La piquante Meredith m’a aussi plu, elle est la sœur de William. Elle a fait de la prison et tout cela, elle veut le faire payer aux gens qui l’ont poussé vers la case prison. Elle s’en prend à son frère et j’ai trouvé l’idée sympathique. C’est dommage que cette relation épineuse, de haine entre frère et sœur ne soit pas plus exploitée. J’aurais aimé en savoir un peu plus. Meredith est complètement siphonnée, au point de vouloir tuer tout le monde.

J’ai beaucoup apprécié ces histoires de rivalités, les pièges, les pics entre membres de la même famille, j’ai trouvé l’histoire prenante et les personnages assez différents et piquants.

Carine nous propulse littéralement dans les années 1920 aux Etats Unis. J’ai eu l’impression de retrouver les décors de Gatsby le magnifique que j’avais bien apprécié à l’époque (ça m’a donné envie de replonger dans l’histoire d’ailleurs). Les décors sont surprenants. C’est la première fois que je lis un roman où le thème de la mafia est présent. C’est assez surprenant mais ça m’a plu d’avoir quelque chose de différents entre les mains. On est dans la période de prohibition que j’aime beaucoup.

On est dans une spirale de manipulation, de vengeance, de faux semblants. Dans cette spirale, on a des pointes de douceur, de volonté de faire mieux, de montrer le changement. On est sur le qui vive. Qui dit vrai ? Qui ment ? J’ai adoré l’ambiance !

Carine Foulon parvient à mélanger les genres, un thriller historique avec une touche de romance. Il rend ce roman inclassable (bon oui, je vais quand même le classer mais il reste une touche de je ne sais quoi qui fait qu’on ne peut pas forcément le mettre dans une case bien précise).

Les + :

  • La plume de Carine que j’ai grandement apprécié
  • L’intrigue que j’ai aimé : les secrets de famille, la mafia, la prohibition.
  • Les personnages divers et variés.
  • Le travail de recherche minutieux fait pas l’auteure.

Les – :

  • La relation épineuse entre William et Meredith qui aurait pu être plus exploitée.
  • Une sensation étrange dans les dialogues un peu trop mécanique.

Ma note : 18/20

 

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Féroce – Danielle Thiéry

9782081421516.jpgRésumé : Un inconnu suit une petite fille. Il l’observe comme un animal. Il la veut. il l’aura. Des ossements sans têtes sont découverts au zoo de Vincennes dans l’enclos des lions. Des enfants. Alix de Clavery, la criminologue de l’OCRVP, fait immédiatement le lien avec la jeune Swan, dont la disparition au zoo de Thoiry six ans auparavant continue à l’obséder. S’agit-il du même prédateur? Alors que les forces de l’Office sont mobilisées pour démanteler une filière pédophile, les voilà atteintes en plein cœur : l’adjoint de la commissaire Marion est retrouvé inconscient, les mains en sang, et une brigadière a disparu. Mais le pire est encore à venir. Une alerte enlèvement est déclenchée : il s’agit d’une petite fille…  De l’homme ou de l’animal, on ne sait qui est le plus féroce.

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Gilles Paris et son équipe (surtout Jules !) ainsi que les éditions Fammarion qui m’ont permis de lire une nouvelle fois un roman génial !

Je vous en avais parlé sur la page. En effet, le roman Féroce n’est pas forcément un roman sur lequel je me serai retournée si je l’avais vu en librairie. La couverture n’est pas forcément une couverture qui me plait. Cependant, à la lecture du résumé, j’ai complètement craqué. Il me le fallait absolument, je ne pouvais plus vivre sans !

J’adore les thrillers et ici, je suis servie. On est dans une ambiance macabre qui mêle une cage aux lions, des squelettes d’enfants et un réseau de pédophilie. Je vous avoue qu’au départ je me suis demandée comment l’auteure allait savoir faire quelque chose avec ces trois vastes sujets qui ne semblaient pas pouvoir avoir de liens entre eux. Vous voulez savoir comment l’auteure s’en est sortie ? Avec brio tout simplement !

J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cette histoire.

On fait la rencontre d’Alix, une jeune femme très talentueuse qui fait partie de l’équipetéléchargement de l’Office. On suit l’enquête via différents points de vue. D’habitude, je suis un peu perdue lorsque les auteurs jouent sur ces différents points de vue mais ici, pas du tout. Je suis vraiment ravie de m’être laissée embarquée dans cette aventure. On a les points de vue de différents personnages qui font partie de l’Office mais aussi du tueur, cela ajoute pas mal de piquant à l’affaire sordide.

Même si c’est glauque, le sujet des réseaux pédophiles est maîtrisé avec brio dans ce roman. Cela nous fait prendre conscience, au delà du fait que cela serve de base dans le roman, que cela existe vraiment. Même si l’atmosphère est pourrie par des sites où des enfants sont livrés aux cinglés du net, c’est excellent !

En effet, on est embarqué dans une histoire renversante qui plonge les personnages dans leurs retranchements de manière magistrale !

J’ai aussi, par la même occasion, découvert la plume de Danielle Thiry. Je renouvellerai l’expérience avec grand plaisir. Elle nous permet de passer un très bon moment et cela est vraiment très sympathique à lire. On ne voit pas le temps passer. Ce qui est bien dans cette histoire c’est que le personnel est mêlé intrinsèquement au professionnel. Ainsi, on voit les personnages évoluer dans différentes sphères, ce qui nous permet de voir comment ils peuvent jongler avec ces dernières.

Les + :

  • Une ambiance glauque, une intrigue originale. Un décor génial !
  • Différents points de vue alternés.
  • De nombreux personnages
  • Une fin surprenante
  • Une plume divertissante propice au genre du thriller.

Les – :

  • Même s’ils sont précieux pour l’intrigue, les détails sur les sites de pédophilies font froids dans le dos et peuvent déranger.

Ma note : 18/20