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Claustrations – Salvatore Minni

CVT_Claustrations_5575.jpgRésumé : Ils ne se connaissent pas et pourtant, ils portent le même tatouage sur le bras… Clara, disparue depuis plusieurs semaines, se réveille un matin étendue sur le sol d’une cellule obscure et infestée d’insectes ; Monsieur Concerto tente de découvrir les raisons qui l’ont conduit dans une chambre d’isolement, tandis que Charles se cloître de son plein gré. Chacun d’entre eux se retrouvera face à son destin. Mais, dans leur quête de la vérité, ils se rendront très vite compte que les apparences ne sont pas celles qu’ils croyaient…

Mon avis : Je remercie le Prix des Auteurs Inconnus pour l’envoi de ce roman qui signe ma dernière participation dans la catégorie « littérature noire » et avant-dernière participation de la session 2018/2019.

Je ne vous le cache pas Claustrations était le roman qui me tentait le moins par le sujet qu’il aborde ainsi que par une couverture qui ne m’a pas plus attirée que cela.

Une bonne surprise

J’avais peur de me retrouver avec une histoire de kidnapping simple. Je ne m’attendais pas à avoir une intrigue aussi fouillée et recherchée. Je pense que pour comprendre ce qu’il en est, il faut déjà s’attarder sur le sens du mot « claustration ». Par définition, c’est « l’état de quelqu’un qui est enfermé dans un lieu clos ». On lui trouve pour synonyme l’isolement. Voilà, en aucun cas cela relate d’une situation forcée. C’est quelqu’un qui s’isole ou est isolé de gré ou de force.

Ainsi, la surprise fut sympathique pour moi. On fait la rencontre de trois personnes : Monsieur Concerto qui est interné à la demande de sa femme, Charles qui est un vieil homme qui s’isole dans sa cave pour sa propre survie et Clara qui, elle, est enfermée contre son gré.

On a donc trois situations différentes, trois chemins de vie différents ainsi. La seule chose qui réunit ces trois personnages sont le tatouage énigmatique qu’ils ont sur le corps.

L’intrigue

C’est un roman assez court. Il est dépouillé de détails. Pas d’indice sur les lieux, les41067534_10156785467017376_4907767977048276992_n décors. On a juste ce qu’il faut savoir et c’est tout. L’auteur fait le choix de faire des personnages le point central de l’histoire. C’est un thriller psychologique où le lecteur est vraiment immergé dans ce sentiment de solitude. C’est un huis clos.

Je resté mitigée sur ma lecture. En effet, je pense que l’on ne peut pas remettre en cause la qualité de la plume de Salvatore Minni. S’il a été sélectionné, c’est qu’il y a une raison et je pense que c’est celle-ci. Personnellement, il m’a manqué certains éléments pour que je me sente bien dans ma lecture. A la fin de ma lecture, je me suis dit « tout ça, pour ça ? » j’ai eu un petit goût de déception. Je m’attendais à plus de détails, plus d’informations. Ici, je n’ai pas eu mon compte et je suis un peu passée à côté de ma lecture.

La bonne idée de traiter de cette notion de claustration est bonne mais pas suffisante à mon goût pour faire de ce roman un coup de cœur. C’est une lecture agréable mais qui ne sera pas forcément inoubliable pour moi.

La plume de Salvatore Minni

En revanche, la plume est une petite pépite. Je pense que, par curiosité, je lirai un autre roman de l’auteur s’il s’illustre dans un autre genre que celui-ci. J’ai trouvé les mots fins, agréables, poétiques. Le lecteur est immergé directement dans cet univers assez sombre et glauque.

Les – :

  • Un manque de détails et d’informations externes à la thématique qui m’a fait défaut.
  • Un univers dépouillé qui m’a laissé de marbre malheureusement

Les + :

  • Le traitement de la thématique de la claustration
  • Les trois personnages
  • La plume

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Haut le chœur – Gäelle Perrin-Guillet

téléchargement.jpgRésumé : « Quand je sortirai, tu seras la première prévenue… Je saurai te retrouver. » Depuis qu’Éloane Frezet, la tueuse en série la plus abjecte de ces dernières années, a prononcé ces mots, Alix Flament vit dans l’angoisse que la criminelle sanguinaire s’évade de prison… Alors, quand la journaliste reçoit un coup de téléphone d’Éloane en pleine nuit, elle comprend que la meurtrière va honorer sa promesse… Une promesse de sang…

Mon avis : Je remercie les éditions Taurnada et particulièrement Joël avec qui j’ai le plaisir de discuter. On m’a proposé de découvrir Haut le chœur en service presse. Ne sachant pas vraiment à quoi m’attendre, j’ai plongé dans une lecture qui m’a fait perdre la notion de temps.

Un personnage qui fait froid dans le dos

On fait la rencontre de deux femmes : Alix et Eloane. Si, au départ, on ne peut pas comprendre pourquoi Eloane en veut autant à Alix, au fil des pages on se rend rapidement compte de la situation. Franchement… Eloane est une psychopathe qui m’a fait peur ! Je n’étais vraiment pas à l’aise en lisant ce qu’elle avait fait ou même les passages la concernant. Vous allez peut être me dire que je suis malsaine (oh hé ! Rangez vos fourches !) mais j’aurais vraiment aimé en savoir plus sur son passé. Il n’y a qu’une question qui m’a tenu en haleine tout le temps de ma lecture : Pourquoi ? Comment on peut devenir ainsi ? Vraiment, j’aurais aimé avoir plus de détails sur son enfance.

Alix est un personnage que j’ai apprécié par son courage et sa volonté d’en finir avec cette histoire. Alix est journaliste et fait la rencontre d’Eloane lors de ses recherches. De longues heures passées avec la psychopathe lui apprend énormément de choses et surtout le fait qu’elle n’éprouve aucun remord. C’est ce qui va faire que le juge ne va rien vouloir entendre sur une révision de sa peine… Et la colère d’Eloane vient de là.

L’intrigue

Ca monte crescendo. Franchement, j’ai été tendue tout au long du roman comme si Eloane allait arriver dans ma chambre en hurlant couteau à la main. (Ca va, j’ai arrêté les Xanax). L’auteure parvient à happer le lecteur dès les premiers mots jusqu’à la fin du roman. C’est très prenant. On est pris dans le tourbillon d’une véritable chasse à l’homme. On se sent proche d’Alix, on a peur pour les personnages secondaires qui vivent dans sa sphère. Bref, on ne sait pas jusqu’où Eloane est capable d’aller. Elle n’a aucune limite dans l’atrocité.

La thématique utilisée par la psychopathe pour expliquer la raison de ses meurtres est tout bonnement saisissante ! C’est à faire froid dans le dos mais terriblement originale. J’ai apprécié la subtilité du titre à ce sujet. Quelle formidable idée !

La plume de l’auteure

Je ne connaissais pas Gaëlle Perin-Guillet et j’avoue que c’est une très bonne surprise. J’ai apprécié cette plume dynamique, pleine de surprises qui nous permet de passer un excellent moment dans une atmosphère assez angoissante. La fin m’a énormément surprise mais à la réflexion, il n’y avait que cette fin de possible. Je trouve que tout est réfléchi et que tout se tient. Franchement, l’imagination débordante de l’auteure est à souligner. La qualité de la plume est au top niveau et je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans ce roman si vous êtes fan d’une bonne chasse à l’homme !

Les – :

  • J’aurais aimé en savoir plus sur le passé d’Eloane.

Les + :

  • La justification des raisons qui poussent Eloane à tuer.
  • Le duo Alix/Eloane
  • La plume de l’auteure
  • L’imagination saisissante de l’auteure !

4

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Le signal – Maxime Chattam

téléchargement.jpgRésumé : La famille Spencer vient de s’installer à Mahingan Falls. Un havre de paix. Du moins c’est ce qu’ils pensaient…. Meurtres sordides, conversations téléphoniques brouillées par des hurlements inhumains et puis ces vieilles rumeurs de sorcellerie et ce quelque chose d’effrayant dans la forêt qui pourchasse leurs adolescents… Comment le shérif dépassé va-t-il gérer cette situation inédite? Ils ne le savent pas encore mais ça n’est que le début… Avez-vous déjà eu vraiment peur en lisant un livre ?

Mon avis : Je remercie Audiolib ainsi que Pauline pour l’envoi de ce roman en livre audio. Je suis ravie d’avoir pu le découvrir malgré un petit souci technique avec le CD. J’ai pu écouter et déguster pour la première fois un roman de Maxime Chattam. Je vous avoue qu’il y a des auteurs qui me font « peur ». Je trouve que le livre audio est un bon compromis. Ainsi, je sais que je vais certainement lire d’autres romans de l’auteur. Les romans de Maxime Chattam me faisaient peur par leurs contenus mais aussi leurs tailles.

Un livre en dessous de ce que j’attendais

Avec un résumé pareil, je m’attendais à trembler d’effroi à toutes les pages. Cependant, j’ai trouvé ce côté assez décevant. Pour une lectrice trouillarde comme moi, je n’ai pas eu spécialement peur. Certes, il y a eu des passages légèrement angoissants mais rien ne m’a spécialement fait peur. C’est vraiment dommage parce que je pense que je n’ai pas lu le bon Chattam pour commencer.

J’ai eu l’impression d’écouter une pâle copie d’un film d’horreur… Vraiment dommage ! La seule chose « horrifique » pour moi ce sont les scènes assez gores que l’auteur nous propose à la pelle. Je n’ai malheureusement pas été touchée par ces scènes qui sortent de je ne sais où pour dire de placer du gore dans un roman qui aurait mérité d’être plus épuré pour se concentrer sur l’essentiel.

Les personnages

J’avoue qu’ils m’ont bien plu. J’ai vraiment suivi attentivement l’écoute surtout parce qu’ils étaient là. En effet, je voulais vraiment savoir comment cette histoire allait se terminer et aussi de voir comment les personnages allaient s’en sortir. La famille Spencer est une famille singulière que j’ai apprécié suivre tout au long de mon écoute.

L’intrigue

Je pense que l’intrigue méritait qu’on aille jusqu’au bout de l’écoute/lecture. En effet, on se retrouve avec une famille qui vient de mettre les pieds dans une situation vraiment délicate et particulière. J’ai trouvé l’idée de base bonne. Cependant, à force de vouloir trop en faire, de nombreuses longueurs sont apparues dans mon écoute. J’ai trouvé que cela s’essoufflait.

La plume de Maxime Chattam

Je n’ai rien à dire sur la plume. Elle est très sympathique à suivre. Je pense que ce roman est une « erreur de parcours ». Je tenterai la première trilogie dont j’entends beaucoup parler. Je suis contente d’avoir pu découvrir l’univers de Chattam qui se rapproche beaucoup de celui de King. Cependant, il y a eu des ratés qui font que l’on n’y croit pas du début à la fin, c’est dommage.

Les – :

  • Du gore pour du gore. Dommage.
  • La promesse d’avoir la plus grande peur de ma vie : c’est râté !
  • Des longueurs

Les + :

  • Les personnages
  • La plume. Je suis contente d’avoir découvert l’univers de Maxime Chattam
  • Une idée de base assez sympathique.

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(Je mets tout juste la moyenne: 2.5/5)

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La première empreinte – Xavier Marie Bonnot

51CK2T9EY9L._SX195_Résumé : Elle déboutonna son angoisse pour vaincre l’obscurité. Au fond de sa chambre, un reflet de lune cendre dans le blanc vitreux d’un œil barbare. Une forme monstrueuse s’avança. Silhouette de l’au-delà du temps, grande et épaisse dans la lumière froide. Et puis, l’étrange prière. » Je suis le chasseur Que les esprits te guident dans la nuit Que ta chair fortifie le premier homme « .Le commandant Michel De Palma se trouve pris dans une enquête sans précédent dans les annales de la police marseillaise : une préhistorienne retrouvée noyée dans la calanque de Sugiton, un tueur barbare qui signe ses meurtres d’une main en négatif et une étoile filante du milieu marseillais, fils d’un ancien touilleur de morphine base, retrouvé, lui aussi, noyé dans la même calanque.Le lien entre tout ça ? Il se trouve dans une caverne préhistorique dont l’entrée se fait par – 38 mètres, dans les eaux froides de Sugiton. Au début des années 90, un plongeur téméraire y a découvert des bisons, des chevaux et des mains en négatif, les premières empreintes, et une gravure dans le calcaire :  » l’homme tué « , l’image la plus ancienne du meurtre dans l’histoire de l’humanité…

Mon avis : Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman qui signe un moment de lecture agréable. J’ai eu la chance d’avoir entre les mains un thriller très sympathique à découvrir avec son lot de surprises.

Une enquête très originale

Ici, on fait la rencontre d’un serial killer assez original. Si tous les morts ont un lien entre eux, mis à part le fait qu’ils soient tous tués par la même personne, c’est cette empreinte laissée sur les lieux du crime. Une main. On se dit que cela pourra être un bon indice, une manière rapide de mettre la main sur l’assassin mais non.

On est au cœur au cœur de la police marseillaise. On évolue dans un cadre assez beau malgré l’horreur des actes décrits. Xavier Marie Bonnot fait le pari de mettre cette enquête entre les mains du commandant Michel De Palma.

On suit l’enquête suite au meurtre d’une femme qui étudie la préhistoire. Retrouvée noyée dans une calanque, elle est le point de départ à une série de meurtres assez sordides. On a bien envie de savoir ce qui a bien pu se passer pour que les cadavres pleuvent de cette manière.

Le commandant Michel de Palma

J’ai trouvé ce personnage assez saisissant. Le commandant, qui entame la fin de la carrière. Le « baron » est le personnage principal de notre histoire. Je l’ai trouvé un peu stéréotypé mais j’ai apprécié faire mon enquête avec lui. En effet, j’ai eu l’impression d’avoir un personnage comme Colombo, Navarro ou je ne sais qui d’autre.

Un début un peu difficile

Je vous avoue, j’ai eu du mal à m’installer confortablement dans ma lecture. Les meurtres sont mis en lien dans ce roman mais j’avoue que le début a été longuet. Le temps que tout se mette à sa place, que l’on comprend où l’auteur veut nous amener, il s’est bien passé, pour moi, une bonne cinquantaine de pages.

L’Histoire au cœur du roman

J’ai pris ma leçon d’Histoire, j’ai appris certaines choses sur une période que je connais peu voire pas du tout. J’ai, bien entendu, appris comme vous, à l’école quelques dates importantes mais rien de plus. Ici, j’ai été ravie d’en apprendre un peu plus sur cette période historique. Cela ajoute quelque chose d’assez intéressant au roman.

La plume de l’auteur

Voilà une belle redécouverte ! En effet, j’avais déjà eu la chance de lire un roman de l’auteur. Un roman très sympathique, dynamique et une enquête rondement menée avec des personnages très bien campés ! Je n’ai rien à redire là-dessus. Bravo !

Les – :

  • Un début un peu longueut

Les + :

  • Un personnage principal sympathique
  • Une période historique mise en avant de manière intéressante
  • Une enquête assez originale aussi
  • Une plume très sympathique aussi

4

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Meurtres en haut lieu – Hubert Letiers

téléchargementRésumé : ET SI UN JUSTICIER AUTOPROCLAMÉ SEMAIT LE TROUBLE DANS LES CLASSES DIRIGEANTES ? Quelques mois avant les élections présidentielles, un étrange manuscrit signé « EOS » est envoyé aux éditions Galfon. L’assassinat de 32 hommes de pouvoir y est méthodiquement décrit. Rien d’alarmant, jusqu’au jour où la fiction devient prophétie avec le meurtre réel des premiers personnages du roman. Commence alors pour le commandant Mattéo Azani une course contre la mort dans l’arène d’une classe dirigeante corrompue. Comment épargner les probables futures cibles d’un justicier 3.0 résolu à faire lui-même le ménage ? Mais surtout, comment lutter contre un « Big Brother nouvelle génération » qui anticipe dans la seconde le moindre mouvement ou la moindre pensée, et parvient à tout contrôler à distance ? Cela devient pourtant urgent, car il se pourrait bien que la tête de Mattéo Azani soit également mise à prix… Dans ce thriller haletant, Hubert Letiers nous plonge avec brio dans les arcanes du pouvoir et de la corruption. Un curieux parfum d’actualité ?

Mon avis : Je remercie les éditions Inspire pour l’envoi de ce roman. Voilà un bon thriller politique. Je ne pense pas avoir déjà mis mon nez dans ce genre si pointilleux. Hubert Letiers m’a donc proposé une nouveauté avec ce genre mais aussi avec sa plume.

Une réalité criante

C’est ce qui fait le plus froid dans le dos, pour moi, dans ce thriller. En effet, c’est criant de vérité. La crédibilité crève le plafond. Le fond de cette histoire est si réel que cela donne des frissons. Sur ce point-là, je suis réellement comblée. Il ne me manquait plus que le popcorn pour que je sois aux anges. Je pense que la prise d’informations et de renseignements a dû être énorme avant l’écriture. Je salue donc le courage et l’investissement de l’auteur dans les recherches faites pour nous livrer un très bon thriller.

En plus de la politique très présente dans ce roman, on a aussi l’évolution des technologies numériques. J’ai trouvé ce mélange très intéressant. Finalement, on y croit énormément.

Le thriller

J’avoue que j’ai apprécié l’histoire que l’on nous propose ici. En effet, on retrouve tous les thèmes que l’on peut trouver lorsque l’on parle de politique : trahison, corruption, coup bas, secrets, argent, volonté d’être le meilleur, le mieux vu, bref, on ne s’ennuie pas. Ajoutons à cela un manuscrit dans lequel on retrouve 32 meurtres d’hommes politiques. Un manuscrit ne reflète pas forcément la réalité, on ne prend donc pas au sérieux cette imagination débordante… Cependant, le cauchemar prend vie lorsque la fiction prend le dessus sur la réalité. Tout ce qui est raconté dans ce manuscrit se met en place dans la réalité.

Les personnages

On en a beaucoup dans ce roman. Cependant, j’ai trouvé que les psychologies étaient très bien tenues. En effet, on a des personnages bien campés que l’on retrouve tout au long du roman. Des personnages principaux qui viennent de différents milieux. Des personnages aussi moins importants qui passent au second plan mais qui restent importants quand même. Hubert Letiers parvient à nous faire comprendre que la moindre petite chose à son importance dans son roman. J’ai trouvé cela très intéressant.

L’intrigue et la plume

Il est difficile pour moi de dissocier ces deux sous paragraphes. Les mots employés sont réfléchis, cela ne fait aucun doute. Cependant, j’ai eu du mal à m’attacher à cette plume qui peut être un peu compliquée à lire. En effet, avec des sujets si importants et des thèmes assez sérieux, je ne m’attendais pas à avoir une lecture fluide. C’est ce qui s’est passé : il y a eu beaucoup d’informations à ingérer et je n’ai pas su le lire d’une traite ce roman pourtant fortement intéressants. Je pense que c’est un très bon livre mais un peu lourd dans son contenu.

Les – :

  • Une intrigue un peu trop dense à mon goût.

Les + :

  • Un thriller politique que j’ai apprécié découvrir.
  • Un panel de personnages très intéressant.
  • Une réalité à couper le souffle.

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A fleur de bruine – Amélie de Lima

41hT565dsJL._SX195_.jpgRésumé : Quand le passé revient pour se venger, quand les vieux secrets ressurgissent, la mort ne peut être que la seule échappatoire ? Lille, septembre 2016.Six ans après la terrible affaire de la Deûle, des corps de jeunes hommes sont retrouvés la bouche scarifiée, pieds et mains liés, immergés dans un canal. Qui sont-ils et pourquoi les a-t-on tués ? C’est ce que Véronique De Smet et Bettina Rosco tenteront de découvrir, dans une enquête complexe dont elles ne sortiront pas indemnes ? 

Mon avis : Je remercie Amélie de Lima pour la confiance renouvelée dont elle fait part pour son nouveau roman. J’étais très curieuse de voir ce qu’elle pouvait faire après son premier roman ultra prometteur ! Je suis TRES impressionnée par ce que j’ai lu. Amélie est une auteure polyvalente qui parvient à me surprendre avec un genre qui, par moments, me fait défaut.

Un thriller captivant

On suit une enquête avec le personnage de Véronique De Smet que l’on a déjà rencontré dans le premier roman d’Amélie. J’ai trouvé intéressant de reprendre ce personnage. En effet, on en apprend plus, on la suit de manière plus intense, il y a aussi une évolution certaine du personnage. Bref, le personnage de Véronique est intéressant par sa construction psychologique et les valeurs qu’elle dégage.

L’intrigue

Seigneur dieu, des fois, je me suis demandée comment Amélie avait pu penser à une intrigue pareille et si elle n’avait pas quelques troubles mentaux… Après, je me suis moi-même demandée si je n’avais pas quelques problèmes tant j’ai été captivée parce les mots d’Amélie. J’y ai d’autant plus cru étant donné que l’intrigue se déroule dans la ville de Lille que je connais assez bien… À faire froid dans le dos. C’est assez compliqué de dérouler plus l’intrigue que ce qui est dit dans le résumé, je n’ai pas envie de vous en dire trop sur votre lecture par peur de vous en gâcher une partie. Voilà donc une enquête policière rondement menée qui va pousser Véronique dans ses retranchements. C’est un thriller qui est psychologique sans aucun doute.

J’ai apprécié le lien entre l’enquête passée et l’enquête actuelle. On se retrouve avec un lien permanent dans l’enquête et dans l’intrigue. C’est très bien tenu et bien mené !

Les personnages.

J’ai apprécié la panoplie de personnages qui se déploie devant le lecteur. J’ai adoré Véronique De Smet mais j’ai aussi apprécié Bettina Rosco. Elles sont assez différentes mais se complètent. C’est un tandem franco-belge qui fonctionne bien. J’aurais juste apprécié plus de détails, avec un lien peut être un peu plus fort entre les deux femmes. Quelques nouvelles, par ci, par là… On se retrouve avec des victimes mutilées, âmes sensibles, passez votre tour, vous avez un sacré bon thriller noir sous les yeux !

Ce que j’aime énormément c’est le fait que tous les personnages trainent leurs casseroles personnelles. Ils ont tous des secrets, des problèmes et cela fait du bien de voir des personnages qui sont vrais et non stéréotypés.

La plume d’Amélie

Bon, je dois dire que là… je suis sur les fesses ! J’ai l’impression que le premier roman d’Amélie est si loiiiin ! Quelle maturité dans la plume ! Les mots sont riches, sans fioriture. On ne s’embarrasse pas de détails, on va droit au but, on est brut ! Le genre thriller n’a plus de secret pour Amélie qui signe là un deuxième volet excellent ! C’est une plume dynamique qui nous offre un thriller captivant grâce à une enquête percutante et sombre. La psychologie des personnages est hautement travaillée. C’est vraiment très intéressant à lire.

Les – :

  • Un petit pincement au cœur quant à la relation Véronique/Bettina

Les + :

  • Un thriller haletant.
  • Une plume excellente
  • Le panel de personnages
  • Les psychologies incroyables
  • L’enquête policière dynamique

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La marque de Windfield – Ken Follett

9782367626833-001-T.jpegRésumé : L’auteur du Code Rebecca et de l’inoubliable fresque des Piliers de la Terre nous emmène ici, avec sa prodigieuse science de l’intrigue, au cœur de l’Angleterre victorienne. En 1866, plusieurs élèves du collège de Windfield sont les témoins d’un accident au cours duquel un des leurs trouve la mort. Mais cette noyade est-elle vraiment un accident ? Les secrets qui entourent cet épisode vont marquer à jamais les destins d’Edward, riche héritier d’une grande banque, de Hugh, son cousin pauvre et réprouvé, de Micky Miranda, fils d’un richissime Sud-Américain. Autour d’eux, des dizaines d’autres figures s’agitent, dans cette société où les affaires de pouvoir et d’argent, de débauche et de famille, se mêlent inextricablement derrière une façade de respectabilité…

Mon avis : Je remercie Audiolib ainsi que Pauline pour l’envoi de ce roman en service presse audio. Je profite toujours de ce partenariat pour écouter des auteurs que je ne connais pas ou des romans que je n’aurais peut-être pas lus si je les avais croisés en librairie.

Ici, j’ai fait la rencontre de la plume de Ken Follett. Je le connais de nom, je sais qu’il a écrit les Piliers de la Terre mais je n’avais jamais le courage de m’immerger dans ces pavés. J’ai pensé que le roman audio pourrait m’aider.

L’intrigue du roman

La marque de Windfield est un roman intéressant bien qu’il ne m’ait pas totalement convaincu. Le résumé me plaisait énormément et cette couverture classique aussi. Je me suis demandée ce qui allait me tomber dessus et j’ai été quelque peu déçue, je dois vous l’avouer.

Voilà un thriller historique. Le format, la plume ainsi que certaines péripéties m’ont beaucoup plu. On s’étale sur quelques années, on voit les personnages évoluer. Je pense que là où l’on m’a perdu, c’est dans la quantité affolante de personnages.

On part d’une noyade qui berce les premiers chapitres du roman puis cette noyade non accidentelle vient empoisonner le reste du roman et les années.

Malheureusement, l’intrigue s’est essoufflée pour moi. Les personnages, trop nombreux, m’ont agacée pour certains. Il y a quand même Maisy et Hugh qui m’ont énormément plu et qui m’ont poussés à aller jusqu’au bout de mon écoute. Finalement, l’intrigue est assez prenante mais j’y ai trouvé beaucoup de longueurs et de péripéties similaires : coup bas de l’aristocratie anglaise du XIXème siècle et railleries. Les plus grandes machinations sont présentes dans ce roman mais finalement, n’est-ce pas un peu de trop ?

Les personnages

Il y en a eu beaucoup trop pour moi. Ils ont rendus ma progression dense et longue. Les premiers personnages présentés sont Micky Miranda ainsi qu’Edward Pillaster. La famille Pillaster est la plus riche d’Angleterre. Elle est à la tête de la plus grosse banque du pays. On est donc dans un univers très riche. D’habitude, les personnages qui sortent de la norme me plaisent énormément : Micky fait partie de cette catégorie pour moi : un étranger qui vit au crochet des Pillaster, c’était un début très prometteur. Ce personnage ne m’a pas plu plus que cela pourtant. En effet, ses multiples facettes et ses défauts m’ont énervée tout au long de ma lecture.

La famille Pillaster se divise : en effet, les frères Pillaster Tobias et Joseph ne se cotoyaient plus lorsque Tobias a décidé de se lancer seul dans sa création de banque. On a donc les deux cousins : Edward et Hugh qui sont de la même famille mais radicalement différents. Lorsque le premier est fainéant et qui ne sait pas ce que l’effort professionnel veut dire, le second se montre prévenant, intelligent et travailleur. Maisy est aussi un personnage que j’ai énormément apprécié.

Mention spéciale pour la mère d’Edward qui m’a vraiment fait sortir de mes gonds. Cependant… J’avoue que son personnage m’a beaucoup surprise sur la fin.

Les décors et l’univers

C’est le choc des cultures et des strates sociales. On a tout un panel de personnages venant de différentes strates. Pauvres, riches, honnêtes, trompeurs, on a de tout ! Je pense que c’est cela qui m’a ennuyée. Je me suis noyée (comme Peter) dans la foule et la multitude des personnages.

La plume de l’auteur

Je ne peux rien dire là-dessus. C’est excellent, c’est rythmé, dynamique. Je pense vraiment que ce n’est pas la forme mais le fond qui ne m’a pas séduite. La plume est excellente et je pense que je réitèrerai la découverte d’un autre roman de Ken Follett.

Les – :

  • Trop de personnages.
  • Trop de péripéties redondantes…

Les + :

  • Les personnages de Hugh et de Maisy.
  • La plume de l’auteur.
  • Le choc des cultures.

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