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Le violoniste : coup d’archet de GE Froideval

CVT_Le-violoniste--Coup-darchet_2151.jpgRésumé : Franz Schligg, violoniste de talent, est un homme adulé ou détesté : virtuose pour les uns, mégalomane pour les autres. Les femmes qu’il séduit puis rejette, le considèrent comme un monstre. Jusqu’au jour où, confronté à une femme qui lui tient tête, il la tue d’un coup d’archet. Accident ou pulsion ? Pris dans l’engrenage de sensations qu’il peine à contrôler, dépassé par ses actes et ses mensonges, sa vie bascule lorsqu’il devient le témoin d’un crime. Guetté par la folie, tiraillé par ses émotions et cerné par la paranoïa, Franz précipite sa chute d’un nouveau coup d’archet. Cet acte le conduit à Karl, un tueur à gages qui lui propose un sordide marché : contraindre le violoniste à remplir ses propres contrats lorsque la cible à atteindre est une femme. À contrecœur, Franz accepte afin de se donner le temps de trouver le moyen de s’affranchir de sa dette. Lorsque le corps de sa première victime est retrouvé dans d’étranges circonstances, l’étau se resserre autour du violoniste, lequel n’envisage qu’une seule solution à ses problèmes : la fuite. Mais à quel prix ?

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie l’auteure pour l’envoi de son roman. J’ai pris plaisir à découvrir un roman où se mêlent la psychologie, la musique ainsi que le sang.

~ Un thriller psychologique ~

Cela faisait longtemps que je n’avais pas mis le nez dans ce genre-là. Pourtant, il me plait, je vous l’avoue sans honte. Cependant, j’ai toujours du mal à me remettre de mes lectures, j’en fais donc peu. Ici, même si j’ai passé un agréable moment de lecture, ce ne fut pas un coup de cœur. Il a beaucoup de points forts mais aussi quelques faiblesses.

~ Des personnages surprenants ~

Dans cette petite rubrique, il y a du bon et du moins bon. En effet, je pense que cela jouera en fonction des attentes du lecteur.

On fait la rencontre de notre personnage principal Franz Schligg. Violoniste célèbre et talentueux, Franz est un homme hautain qui sait parfaitement qu’il est talentueux et bel homme. Il joue avec les femmes. Il joue à les humilier, à les pousser à ressentir du désir, à jouer le jeu de la séduction avant de se moquer et de ridiculiser ces jeunes femmes qui lui courent après.

On y trouve aussi tous les personnages qui gravitent autour de lui : Jacob Shann son mentor, Albert chaf d’orchestre anglais et ami de Franz mais aussi Karl. On a beaucoup de figures féminines qui tournent autour de Franz : Teresa, Lili, Liesl mais aussi Emilie et Andréa. Il y a bien d’autres personnages mais ceux-ci sont les récurrents.

S’il y a bien quelque chose que j’ai apprécié dans ce roman, c’est les psychologies des personnages ! Seigneur, quel travail. Vous me direz, pour un thriller psychologique, il vaut mieux avoir de bons personnages mais je trouve que l’auteure s’en sort haut la main ici. C’est incroyable.

Franz nous apparait comme étant un meurtrier mais que l’on prend de sympathie par moments. Je pense plus que j’ai ressenti de la pitié et un léger pincement au cœur pour ce personnage.

 Ce que j’ai moins apprécié ce sont ces réactions venant de tout le monde. S’il y a des réactions que l’on peut anticiper et apprivoiser, il y en a d’autres qui sont explosives, que l’on ne voit pas arriver et aussi, certaines sont apparues comme étant incompréhensibles… Encore une fois, je pense que cela est aussi en lien avec l’appréciation du lecteur. On aime ou non. Personnellement, je n’apprécie pas.

Il faut aussi dire que la femme a une place importante dans l’intrigue. Si elles commencent par être le jouet de Franz, les femmes sont aussi ses victimes, ses sauveuses et ses bouées de sauvetages. Grâce ou à cause d’elles, Franz se sent vivant. La femme a plusieurs visages dans ce roman : protectrice mais aussi séductrice ou encore intrigante. Franz va, plus d’une fois, faire face à ses cauchemars et les femmes ne sont jamais bien loin. Elles peuvent être bénéfiques ou, au contraire, être des personnages qui enfoncent Franz dans son propre cercueil.

~ L’intrigue et la plume ~

La thématique de la musique revient forcément sur le tapis en ayant un personnage principal violoniste qui évolue au cœur d’un orchestre symphonique. On est à Vienne, berceau de la musique classique. C’était un décor très sympathique. J’avoue qu’il m’a manqué une enquête policière plus soulignée et approfondie. L’auteure prend le pari de se placer du point de vue du tueur mais j’aurais apprécié le sentir plus en danger.

Cependant, l’intrigue ne s’essouffle pas, bien au contraire. On retrouve cette musique dans la plume, dans les rythmes et dans les figures de style proposés par G.E Froideval. C’est assez intéressant. La manière dont l’auteure traite de la musique, de la séduction et de la folie dans ce roman est très intéressante : on est vraiment dans un ensemble ultra culturel. On rencontre aussi une photographe ce qui souligne le milieu culturel et artisanal dans lequel on baigne tout au long de l’histoire. On voyage entre des villes qui sont connues pour la culture qu’elle soit musicale, cinématographique ou autre.

Ainsi, on vogue entre rêve et cauchemar, entre culture et horreur, entre séduction et meurtres mais aussi entre réalité et folie. Si parfois j’ai eu du mal à me placer dans toutes ces actions, le roman reste bon grâce aux décors, au milieu dans lequel on évolue ainsi qu’aux personnages aux psychologies fortes et détaillées.

Les relations ont une importance dans ce roman. J’avoue que si je n’ai pas su comprendre certaines réactions qui n’apportent pas les répercutions attendues (au moins, c’est surprenant !), j’ai apprécié découvrir la toile de personnages et leurs relations.

Ainsi, ce thriller souligne le pouvoir de la séduction mais aussi de l’amour dans tout ce qu’il peut y avoir de destructeur. On est dans un roman qui bouscule nos convictions. C’est une lecture saisissante.

En définitive, je pense que ce roman est un roman qui doit être lu pour les surprises qu’il réserve ainsi que pour ses personnages aux psychologies intenses et alambiquées. La plume de GE Froideval suit la ligne rythmique et musicale du roman. Aucune fausse note n’est à déplorer dans la syntaxe.

Les – :

  • Une enquête policière trop effacée pour moi
  • Des réactions que je n’ai pas comprises

Les + :

  • Les psychologies incroyables des personnages.
  • La plume de l’auteure
  • La place de la femme dans ce thriller
  • Le côté culturel de l’œuvre

4

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Du sang sur les blés de Josée Llinares

51VJHbKS-PL._SX195_.jpgRésumé : Dans le huis clos d’un village de Beauce, des ossements sont découverts par un cultivateur. Aussitôt avertis, le commissaire Damien Melville et l’inspecteur Vincent Campos, basés à Chartres, se voient confier l’enquête. Les rebondissements se succèdent au rythme des meurtres. Une chasse à l’homme s’organise, c’est le début d’un cauchemar éveillé… Au même moment, Marie, journaliste à Paris, reçoit une lettre anonyme. Le doute s’immisce dans son esprit. Elle part sur la trace de ses origines sans se douter que son implication dans l’investigation policière va la plonger dans un univers sanglant. Les destins croisés dévoilent un lourd secret… Quelle abomination vont-ils encore découvrir ?

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Josée Llinares pour l’envoi de son roman ainsi que les éditions du Panthéon pour la confiance dont vous avez fait part envers mon travail.

Un thriller captivant

Voici une lecture assez intéressante. J’avoue que l’auteure ne fait pas dans la demi-mesure : on entre dans le vif du sujet en faisant la rencontre d’un groupe assez glauque qui est en route pour cacher un cadavre. Avant de l’enterrer, les hommes massacrent le corps… De quoi filer des sueurs froides. Le premier chapitre raconte donc ce meurtre dans les années 1980.

Le deuxième chapitre s’ouvre donc vingt-cinq ans plus tard. Le roman propose donc une enquête sur cet horrible meurtre qui remonte à la surface après tout ce temps.

On se rend rapidement compte que l’on est dans un petit village de Beauce. Plus c’est petit, plus les meurtres sont glauques. Ici, le petit village ne déroge pas à la règle. On entre dans un univers particulièrement sombre.

L’intrigue et les personnages

On est dans un roman où il y a énormément de personnages, j’avoue que je m’y suis un peu perdue au départ. Entre les policiers, les gens du village et les personnages internes à l’enquête, bref, on se retrouve vraiment dans une spirale de personnages en tout genre.  On fait la rencontre de Mado et Baptiste les aubergistes, Julien l’instituteur, Thomas le médecin, Brice le notaire, ainsi que les deux propriétaires du château aussi…  Tous ces gens font partie de la vie du village. L’équipe policière est aussi très présente avec l’inspecteur Vincent Campos et le commissaire Damien Melville ainsi que Gabriel Revert, le médecin légiste. Marie et Sam sont, quant à eux, arrivés dans cette histoire grâce à une lettre anonyme qui vient titiller Marie, journaliste et Sam photographe.

J’avoue que j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages que Josée Llinares nous propose. Je crois qu’il y en avait trop pour moi. Je pense qu’aucun n’est sorti du lot pour moi. Ils ne m’ont pas empêchée de passer un bon moment de lecture mais je pense que j’aurais plus apprécié cette découverte en m’attachant à un personnage en particulier. Ici, ils sont tous sympathiques mais sans plus.

L’intrigue est vraiment prenante et captivante ! L’auteure sait où elle veut nous mener et y parvient sans grande difficulté. Tout est vraiment pensé et calculé. La fin reste très intéressante, j’adore être surprise et j’ai été servie. Dommage que le fin mot de cette histoire soit si hâtif.

Il m’est difficile de vous parler de l’intrigue tant le résumé est suffisant. Surtout dans une enquête policière, je n’ai pas envie de vous dévoiler l’intégralité de l’histoire.

La plume de Josée Llinares

Que de suspens ! Franchement, je ne pensais pas que j’aurais autant apprécié cette histoire. La plume est vive, piquante et intéressante. Josée Llinares a réussi son pari en nous proposant un thriller qui file des sueurs froides à tous les lecteurs.

Les – :

  • La fin un peu rapide pour moi
  • Les personnages : personne n’est sorti du lot

Les + :

  • Une enquête policière incroyable
  • Une vie dans un village qui reflète la réalité
  • La plume de Josée Llinares
  • Les décors captivants et l’histoire contée

4

12

L’inconnue de l’équation de Xavier Massé

411QzqijjlL._SX195_.jpgRésumé : Quatre heures. La police n’a que quatre heures pour démêler ce qui ne semblait être au départ qu’un simple drame familial : un couple, Juliette et François, retrouvé carbonisé, leur fils, Julien, gisant au sol. Deux salles d’interrogatoires, deux témoins de la tragédie : la mère de François et une flic déjà présente sur les lieux. Deux versions, deux visions différentes. Accident, meurtre, ou vengeance ? Une toile d’araignée va se tisser peu à peu et d’une simple énigme va surgir une équation… aux multiples inconnues.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Joël et son équipe des éditions Taurnada pour l’envoi de ce roman qui m’a fait passer un très bon moment de lecture.

Un thriller qui signe une course contre la montre

Le résumé est assez évocateur : la police n’a que quatre heure pour parvenir à résoudre une histoire familiale dramatique. Deux témoins, deux versions différentes. Qui a tort, qui a raison ? Xavier Massé signe ici une intrigue originale et intrigante.

Les personnages

J’ai trouvé qu’ils étaient tous très bien campés. Franchement, les psychologies sont détaillées, les morts sont aussi importants que les vivants. On n’a pas seulement que deux camps qui se dessinent (les coupables/témoins et les victimes). L’auteur parvient à nous dessiner une véritable toile où se tissent des problématiques, des incidents et des liens entre les personnages. C’est très intelligemment conçu ! Cela permet aux fans de thriller de se régaler. C’est ce qui s’est passé pour moi. L’auteur est toujours là où on ne l’attend pas. Bravo !

François et Juliette sont les victimes retrouvées carbonisées. Leur fils, Julien, est retrouvé sur le sol, gisant dans une flaque de sang. On ne peut pas dire que ce sont des petits chanceux ces trois-là ! Cependant, durant le temps de ce thriller, ce sont eux qui sont sur le devant de la scène. Ainsi, toute l’intrigue tourne autour d’eux : qui a fait ça ? Est-ce un accident, un meurtre, un drame familial ? Bref, Xavier Massé nous propose tous les cas de figure avant que l’intrigue prenne un tournant formidable.

On a deux témoins dans des salles d’interrogatoire. Qui a fait quoi ? Qui dit la vérité ? Qui ment ? Tant de questions qui finissent par trouver des réponses. Deux personnagestéléchargement forts que l’on ne peut pas forcément imaginer faire du mal : la mère de François et une représentante des forces de l’ordre. J’ai trouvé cette idée remarquable, l’originalité des personnages est très sympathique.

Pour qu’un thriller tienne, il faut vraiment que l’auteur ait une sacrée imagination. Xavier Massé nous prouve ici que la sienne est sans limite. J’ai trouvé les psychologies des personnages très bien dessinées et trouvées. On ne s’ennuie pas tant les personnages sont différents.

En tant que lecteur, on est dans ce cas de figure où l’on ne fait confiance à personne. Je n’ai su m’attacher à aucun personnage tant la méfiance règne dans ce roman, c’est excellent!

Un style sympathique mais qui m’a posé problème

Par moments, j’ai eu du mal avec le style. Même si la plume est efficace, je trouve que, parfois, elle a quelques petites faiblesses. Par exemple, quand je lis « Françoiiiiiiiiiiiis » j’ai un peu de mal. C’est vrai que c’est tout à fait personnel mais je préfère un « cria-t-elle » à la rigueur. En soi, cela n’empêche pas l’avancée dans la lecture mais j’ai été un peu gênée par cela.

Je dois quand même vous dire que le roman est un roman dans lequel on ne s’ennuie pas. En effet, cette notion de quatre heures nous permet d’avoir un récit dynamique, sans longueur. C’est très intéressant. La lecture est intense jusqu’à la dernière ligne. La construction en flash back est très bien maitrisée ! Franchement, il vaut le coup d’oeil… Pour moi qui n’aime pas les maths, cette équation m’a donné fichue des sueurs froides 😉

Les – :

  • Quelques passages au style particulier

Les + :

  • L’intrigue originale et le thriller bien ficelé
  • Les personnages qui sont tous très intéressants
  • Une lecture dynamique et sans longueur

4

16

Survivantes – DF Novel

xcover-3205.jpgRésumé : Une randonnée entre amis qui devait réconcilier deux frères. Pourquoi cette animosité entre eux ? Quel lourd secret cache Mathias ? Qui sont ces agresseurs venus du fond de la forêt ? Cette randonnée se transformera-t-elle en voyage vers l’enfer? Dans ce nouveau thriller, nous retrouvons l’ambiance sombre des précédents livres de D.F Novel. Un voyage au cœur de la nature sauvage de Suède. Une course pour la survie.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie l’auteur de m’avoir contactée sur SimPlement. J’ai pu découvrir un roman court mais intense. Survivantes est un roman qui plaira aux fans de thriller.

Un décor surprenant

J’avoue ne jamais avoir pensé à la forêt de cette manière. C’est assez paradoxal quand même : se sentir oppressé dans des kilomètres carrés de verdures. Dense, immense et silencieuse, la forêt est le lieu principal de ce roman. J’ai énormément apprécié les descriptions que propose l’auteur. On plonge réellement dans l’histoire, on se retrouve avec un univers froid et assez dur. Grâce aux différentes descriptions proposées par l’auteur, on se sent vraiment évoluer dans l’histoire aux côtés de nos quatre personnages principaux. C’est assez prenant et surprenant.

Les personnages

On est avec quatre personnages : deux couples, deux frères. Tout n’est pas tout rose entre Mathias et Harald. Mathias et sa femme Erika ont décidés d’inviter Harald et Hilda pour essayer de tisser des liens plus profonds. Deux frères qui se déchirent c’est insupportable. J’étais curieuse de connaitre la raison de leur mésentente.

On a quatre personnages assez différents. Les deux frères évoluent de manière radicalement différente. Erika est une jeune femme que j’ai appréciée. D’un naturel très calme, elle se révèle être d’une grande aide lors de ce voyage. Elle est réfléchie et intelligente. Elle essaye de régler les problèmes pour que tout le monde sorte indemne de ce cauchemar.

Hilda est un personnage très effacé. Un peu trop pour moi je trouve. Mais ceci est une affaire de gout.

L’intrigue et le résumé

Si l’intrigue est bonne, j’ai trouvé le résumé trop révélateur. C’est dommage parce que la surprise que j’attendais n’est pas forcément venue. En revanche, ce que l’on apprend sur Mathias est excellent. On a une montée dans l’intrigue qui arrive à son paroxysme au moment où l’on comprend ce que Mathias cache et puis… ça retombe un peu très rapidement. En effet, il ne m’a pas été difficile de découvrir ce qui allait se passer par la suite.  C’est vraiment dommage parce que l’idée est vachement bonne et j’aurais aimé être surprise par la fin.

C’est un roman qui peut facilement plaire. Court, ce choix de format est à double tranchant. Pour un thriller, cela est assez sympathique puisque on ne perd pas une minute : le rythme effréné qu’impose l’auteur nous permet de vivre une aventure folle. On est dans le vif du sujet. Je trouve que le résumé en dit un peu trop, c’est dommage, cela gâche une partie de l’intrigue.

La plume

Je découvre la plume de D.F Novel avec ce roman. Je ne regrette pas mon choix d’avoir accepté ce roman. En effet, je l’ai trouvé très intéressant dans la construction de l’intrigue, de la mise en place des décors et de l’esquisse des psychologies très intéressantes.

Je trouve que la plume de D.F Novel est bonne, elle est plaisante dans l’exercice que propose le thriller. Je reste captivée par les décors proposés et par le choix de la forêt qui, au final, fait partie, elle aussi, des personnages de ce roman.

Les – :

  • Un résumé un peu trop évocateur, dommage !
  • Une fin qui ne m’a, malheureusement, pas surprise

Les + :

  • Quatre personnages différents que j’ai apprécié découvrir
  • Le lieu forestier ainsi que les descriptions des décors, chapeau !
  • Le secret de Mathias qui m’a énormément plu

3

20

Sex Doll de Danielle Thiéry

CVT_Sex-Doll_8054Résumé : À Paris, l’ouverture d’un hôtel de passe 2.0, dont les pensionnaires sont des poupées en silicone, ne fait pas l’unanimité. Son jeune propriétaire, précurseur sur le marché du sexe, n’avait pas imaginé les réactions violentes que sa start-up provoquerait … Dans le même temps, l’Office, dirigé par le commissaire Marion, est confronté à une série de meurtres atroces. Trois femmes sont retrouvées mutilées, des parties de leur corps trafiquées afin d’en faire des créatures parfaites. La psycho-criminologue Alix de Clavery, dont l’expertise est indispensable sur ce dossier, a mystérieusement disparu. Si Marion devine que ces affaires sont liées, elle n’imagine pas à quel point. De Paris au Japon, elle traque ce Docteur X qui l’obsède depuis quinze ans. 

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Gilles Paris ainsi que toute son équipe pour l’envoi de ce roman. Je remercie aussi les éditions Flammarion pour ce roman qui me faisait de l’œil. J’avoue que j’étais assez curieuse de découvrir l’auteure évoluer dans une nouvelle enquête. J’avais lu, à l’époque, Féroce de Danielle Thiéry et cela m’avait beaucoup plu !

La sexualité 2.0 au cœur du roman

J’avoue que je savais très bien à quoi m’attendre avec ce titre évocateur. Le sexe est au cœur du roman. Cependant, il ne l’est pas comme on peut le trouver dans le genre New Adult. Ici, l’auteure fait le pari de parler de sexe à travers la technologie et les poupées. Franchement, cela fait froid dans le dos. Poupées ultra réaliste en silicone, elles sont parfaites pour les hommes en quête de la perfection. En effet, elles sont bonnement parfaites ! Belles, silencieuses et dociles. Quel bonheur pour ces hommes !

Les personnages

On retrouve Edwige Marion que l’on avait rencontré dans Féroce. J’ai apprécié la retrouver. On l’avait laissé dans un sale état à la fin de la lecture de Féroce. Cependant, Edwige montre encore une fois sa force : elle ne s’est pas laissée abattre et avance dans la vie malgré les séquelles.

Cette aventure est un peu particulière puisque l’une des victimes est connue par Edwige.

Personnage fort, j’ai apprécié la suivre avec son équipe au cœur de cette enquête à couper le souffle.

Personnage aussi important pour ce roman c’est Martin Brand. Il est le propriétaire du XDoll 2.0 où l’on peut trouver les poupées en silicone dont je parle ci-dessus. Personne qui mise tout dans les nouvelles technologies, il est confiant : son entreprise est sur la route de la gloire lorsque l’un de ses clients explose en plein vol lors d’une sexcapade avec une poupée…

L’intrigue

J’avoue que cette enquête m’a tenu en haleine. Cependant, il m’a manqué quelque chose durant ma lecture : le voyage au Japon !!! Lieu de naissance des poupées en question, j’espérais partir là-bas. De plus, le fait qu’on en parle dans la quatrième de couverture était vraiment très sympathique et c’est un des points pour lesquels j’avais envie de lire le roman.

En soi l’intrigue est très digne d’intérêt. On a un grand malade en cavale. Tous les quatre du mois, un meurtre a lieu, un nouveau cadavre sur les bras, l’équipe d’Edwige Marion est aux aguets ! Haletante, pleine de rebondissement et de dynamisme, je n’ai pas su lâcher cette enquête. Cela se lit rapidement.

La plume de Danielle Thiéry

Je suis vraiment contente d’avoir fait le choix de poursuivre mon aventure dans l’univers de l’auteure. Je suis fan, j’aime beaucoup ce qu’elle propose et la diversité dans laquelle elle évolue et exerce. Il y a une réserve, une sorte de pudeur dans cette violence qui fait qu’elle peut tout dire sans choquer son lectorat, c’est une plume exceptionnelle que je vous conseille de découvrir le plus rapidement possible si vous n’avez jamais mis votre nez dans les romans de l’auteure !

Les – :

  • Le fait de ne pas avoir voyagé au Japon, quel dommage !

Les + :

  • Le retour d’Edwige Marion, j’apprécie cela ! On a une continuité dans les personnages mais un renouvellement dans l’intrigue.
  • La plume de l’auteure que j’apprécie énormément
  • L’univers proposé : choquant, violent mais très bien maîtrisé

4

20

Le syndrome du morveux – David Ruiz Martin

51g0Mlx2GTL._SX326_BO1,204,203,200_Résumé : Un forcené enlève quatre personnes. Pas de traces, pas de demande de rançon. A priori, aucun lien entre eux. A priori. Mais quand le kidnappeur, fou à lier et accro à la coke, se mue en bourreau, les langues se délient dans la douleur, froide, assassine. Dans ce huis clos infernal, les horreurs du passé se confondent bientôt avec la folie du présent. Le spectre d’une vengeance se dessine alors, tandis que tous prennent lentement conscience d’une chose : Mort ou vif, personne n’en sortira indemne…

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie David Ruiz Martin pour l’envoi de son roman en service presse. Encore une fois, ma mémoire de poisson rouge doublée de celle d’une linotte a encore frappé. En faisant le tour de ma bibliothèque pour essayer de ranger un peu, je suis tombée sur les romans de David. Avec un brin de nostalgie, j’ai commencé à feuilleter Que les murs nous gardent et là… PAF je tombe sur le syndrome du morveux. Epoque où je n’écrivais pas encore dans un carnet, je comptais sur ma mémoire pour me rappeler les romans que j’avais à lire… GRAVE ERREUR ! C’est donc avec une petite année de retard (purée, j’ai honte) que je vous parle du roman Le syndrome du morveux.

Un univers glauque

Pouah. Quelle tension ! J’avais envie de commencer ce roman bien que le titre évocateur et la couverture montraient clairement qu’un ou plusieurs enfants allaient être dans l’intrigue. Quand on parle de thriller et d’enfant, généralement, ça me fait fuir. J’avais tellement passé un bon moment avec les deux autres romans de David que je suis passée au-delà de mon ressenti. J’ai bien fait. David nous offre ici un univers pesant, lourd où le glauque se mélange à la violence et à la manipulation. Bref, amis fan de Thriller, vous pouvez vous lancer dans la lecture.

Les personnages

J’avoue qu’ils sont le point fort de ma lecture. Je ne suis pas forcément fan des kidnappings ainsi que des huis clos alors les personnages m’ont été d’une grande aide pour savoir apprécier ma lecture comme je le voulais.

C’est indéniable : les personnages sont très bien travaillés et les psychologies finement détaillées. On s’attache plus facilement aux quatre personnes qui sont kidnappées. On rentre plus facilement dans la tête du kidnappeur, bref, c’est assez bien maitrisé !

L’intrigue et la plume

Là où l’auteur est très intelligent, c’est dans la construction de l’intrigue. En effet, j’ai trouvé stupéfiant l’histoire qu’il nous raconte. Il m’est un peu compliqué de dissocier l’intrigue de la plume ici pour la simple et bonne raison que c’est la plume qui rend l’intrigue aussi satisfaisante à découvrir. David Ruiz Martin nous envoie directement dans un univers où la vengeance est la pièce maitresse. Au départ, on peut se demander ce qui se passe, pourquoi ces quatre personnes, qu’ont-elles en commun… Puis l’auteur nous dévoile petit à petit l’histoire, ce qui pousse le forcené à kidnapper, torturer et violenter ses victimes.

La plume est très bonne ! Franchement, j’ai retrouvé ce que j’apprécie dans l’univers de David Ruiz Martin. On se prend limite de sympathie pour le méchant dans cette histoire.

Le petit point négatif

Je suis désolée de devoir le souligner mais il y a beaucoup trop de fautes de frappe et d’orthographe dans ce texte. Autant, je sais que l’auto édition est un peu plus complexe en termes de relecture et d’investissement mais là elles sont beaucoup trop nombreuses.

Les – :

  • Une orthographe trop approximative et des fautes de frappe trop présentes.

Les + :

  • Un thriller captivant qui tient ses promesses.
  • Des personnages saisissant
  • Une plume excellente !

3

16

Claustrations – Salvatore Minni

CVT_Claustrations_5575.jpgRésumé : Ils ne se connaissent pas et pourtant, ils portent le même tatouage sur le bras… Clara, disparue depuis plusieurs semaines, se réveille un matin étendue sur le sol d’une cellule obscure et infestée d’insectes ; Monsieur Concerto tente de découvrir les raisons qui l’ont conduit dans une chambre d’isolement, tandis que Charles se cloître de son plein gré. Chacun d’entre eux se retrouvera face à son destin. Mais, dans leur quête de la vérité, ils se rendront très vite compte que les apparences ne sont pas celles qu’ils croyaient…

Mon avis : Je remercie le Prix des Auteurs Inconnus pour l’envoi de ce roman qui signe ma dernière participation dans la catégorie « littérature noire » et avant-dernière participation de la session 2018/2019.

Je ne vous le cache pas Claustrations était le roman qui me tentait le moins par le sujet qu’il aborde ainsi que par une couverture qui ne m’a pas plus attirée que cela.

Une bonne surprise

J’avais peur de me retrouver avec une histoire de kidnapping simple. Je ne m’attendais pas à avoir une intrigue aussi fouillée et recherchée. Je pense que pour comprendre ce qu’il en est, il faut déjà s’attarder sur le sens du mot « claustration ». Par définition, c’est « l’état de quelqu’un qui est enfermé dans un lieu clos ». On lui trouve pour synonyme l’isolement. Voilà, en aucun cas cela relate d’une situation forcée. C’est quelqu’un qui s’isole ou est isolé de gré ou de force.

Ainsi, la surprise fut sympathique pour moi. On fait la rencontre de trois personnes : Monsieur Concerto qui est interné à la demande de sa femme, Charles qui est un vieil homme qui s’isole dans sa cave pour sa propre survie et Clara qui, elle, est enfermée contre son gré.

On a donc trois situations différentes, trois chemins de vie différents ainsi. La seule chose qui réunit ces trois personnages sont le tatouage énigmatique qu’ils ont sur le corps.

L’intrigue

C’est un roman assez court. Il est dépouillé de détails. Pas d’indice sur les lieux, les41067534_10156785467017376_4907767977048276992_n décors. On a juste ce qu’il faut savoir et c’est tout. L’auteur fait le choix de faire des personnages le point central de l’histoire. C’est un thriller psychologique où le lecteur est vraiment immergé dans ce sentiment de solitude. C’est un huis clos.

Je resté mitigée sur ma lecture. En effet, je pense que l’on ne peut pas remettre en cause la qualité de la plume de Salvatore Minni. S’il a été sélectionné, c’est qu’il y a une raison et je pense que c’est celle-ci. Personnellement, il m’a manqué certains éléments pour que je me sente bien dans ma lecture. A la fin de ma lecture, je me suis dit « tout ça, pour ça ? » j’ai eu un petit goût de déception. Je m’attendais à plus de détails, plus d’informations. Ici, je n’ai pas eu mon compte et je suis un peu passée à côté de ma lecture.

La bonne idée de traiter de cette notion de claustration est bonne mais pas suffisante à mon goût pour faire de ce roman un coup de cœur. C’est une lecture agréable mais qui ne sera pas forcément inoubliable pour moi.

La plume de Salvatore Minni

En revanche, la plume est une petite pépite. Je pense que, par curiosité, je lirai un autre roman de l’auteur s’il s’illustre dans un autre genre que celui-ci. J’ai trouvé les mots fins, agréables, poétiques. Le lecteur est immergé directement dans cet univers assez sombre et glauque.

Les – :

  • Un manque de détails et d’informations externes à la thématique qui m’a fait défaut.
  • Un univers dépouillé qui m’a laissé de marbre malheureusement

Les + :

  • Le traitement de la thématique de la claustration
  • Les trois personnages
  • La plume

3