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Lésions intimes de Christophe Royer

CVT_Lesions-intimes_1060.jpgRésumé : Nathalie Lesage, capitaine au caractère bien trempé, travaille au sein de la brigade de répression du proxénétisme. Une des branches de l’organisation « Gorgona », spécialisée dans un certain genre de soirées parisiennes, va l’amener à côtoyer un milieu où règnent la perversion et les pratiques extrêmes. Victime d’un banal accident, son enquête va prendre une tournure inattendue. Dans le même temps, le décès de son frère va l’obliger à renouer avec son passé. Tout va alors se mélanger et entraîner Nathalie vers l’inimaginable…

~ Service presse 📖 ~

Je remercie chaleureusement les éditions Taurnada pour l’envoi de ce roman. Je n’ai, je pense, jamais été franchement déçue par un roman chez Taurnada. Bien évidemment, j’ai des auteurs que j’apprécie plus mais tout est vraiment très sympathique chez eux. On est toujours dans le thriller mais chaque auteur apporte quelque chose de particulier et c’est une équipe incroyable qui se dessine alors. Bravo à tous ! (Merci Joël pour l’envoi 😊)

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Sueurs & douche froides
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Je préviens tout de suite, ce roman n’est pas à mettre entre les mains de tous les lecteurs. Je me suis accrochée, ce que l’on découvre a été quelques fois au-delà du supportable. J’ai arrêté de lire ce roman le soir, mes nuits étant courtes, je n’ai pas voulu les polluer d’images terriblement dérangeantes, gênantes et vulgaires.

L’intrigue de Christophe Royer nous pousse dans un milieu sale, malaisant, dérangeant. On est dans une intrigue qui nous propose une plongée dans un milieu sexuel. On ne parle pas ici d’échangisme, ça c’est le monde des Bisounours à côté de ce que l’on découvre ici. Je ne rentrerai pas dans les détails mais en quelques mots : pédophilie, sang, dépravation, sexe ultra violent.

Pour coller à cette intrigue glaçante, on va avoir un personnage principal assez déroutant. Nathalie Lesage, une femme qui fait partie de la brigade de répression du proxénétisme. Femme dans un milieu d’hommes, elle s’est fait sa place dans cette équipe qui la respecte. On sent très rapidement que c’est un personnage atypique. Nathalie Sauvage est une femme qui a un passé lourd qui marque vraiment ce qu’elle est devenue. On se retrouve donc avec une femme au tempérament froid. Elle m’a glacée plus d’une fois par ses actions ou ses remarques. J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à ce personnage. Ce qu’elle a vécu est terrible, triste et j’ai eu mal au cœur pour elle mais son caractère ne m’a pas séduite plus que cela.

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Intrigue et enquête policière
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L’auteur a été assez intelligent sur le coup. Il a réussi à rendre un certain équilibre dans cette intrigue. Il y est arrivé, pour moi, grâce à trois points :

Il a fait passer ces échanges sexuels dégueulasses (désolée, je n’ai vraiment pas d’autres mots) dans une enquête policière. On n’est pas acteurs des scènes de sexe, de dépravation intense et d’une violence extrême. On voit ça à travers une enquête policière menée par Nathalie Sauvage. Elle va se jeter à corps perdu dans cette enquête. Ce qui va mettre en lumière son passé. C’est là aussi que l’auteur a été intelligent. Avec le regard que le lecteur pose sur le passé de Nathalie permet d’avoir cet équilibre qui rend supportable l’insupportable. On a comme une goulée d’air frais et pur dans ce monde sombre et violent.

Troisième et dernier point qui est au service de l’intrigue : les personnages secondaires. On a une équipe qui se tisse autour de Nathalie Lesage. En effet, ils sont tous soudés, intelligents et plein de courage. On est vraiment bien entouré dans ce roman. Ils forment comme un filtre entre le lecteur et ces agissements innommables. Ils protègent le lecteur. C’est une équipe cohérente et dynamique. J’ai eu un petit faible pour le Brigadier Félix qui vient me donner ma dose de guimauve dans ce roman : gentil, prévenant, il s’avère être un ami fidèle qui va venir en aide à Nathalie Lesage.

Dans cette intrigue, on fait la rencontre de l’organisation Gorgona. Un gang ultra bien organisé qui propose ces fameuses soirées. On se rend compte que ce gang est très bien rodé puisqu’il propose des paliers à ses soirées de dépravés : ils se divisent en 4 paliers : du plus gentillet au plus gore. Quelle horreur. On pénètre dans un monde de grands malades. On touche de très près la noirceur d’âmes des dérangés.

Dynamique, cette lecture m’a donnée l’impression d’avoir couru comme une dingue pendant plusieurs heures. J’ai eu mal, j’ai perdu mon souffle, j’ai eu chaud, j’ai vraiment eu l’impression de manquer d’air tellement cette lecture est éprouvante. C’est définitivement une lecture que je me félicite d’avoir fait mais elle reste très difficile à lire.

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La plume de Christophe Royer
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Plusieurs adjectifs me viennent en tête : réalisme, descriptions intenses et recherches. Tout ça se trouve dans le roman de Christophe Royer. Cette lecture n’est pas un coup de cœur, loin de là. Je ne peux pas lire ça sans avoir des hauts de cœur. Maintenant, si elle reste dérangeante, cette enquête s’appuie sur des faits réels.

La plume de l’auteur propose de nous faire découvrir de nombreuses recherches, une lecture minutieuse et une plongée dans un monde vraiment noir et sale. Il y a de sacrées descriptions, cela ne fait aucun doute. Cependant, même si les descriptions restent complètes et très réalistes, on se retrouve avec quelques longueurs et moments creux dans cette intrigue. Les descriptions peuvent être un peu longues et fastidieuses. Et, très franchement, j’aurais pu me passer de certains détails.

Ce n’est pas une lecture agréable, bien au contraire. On est dans un milieu qui ne permet pas de grimper sur sa licorne et d’aller vivre dans le château de Cendrillon. Néanmoins, on se prend une sacrée claque dans la figure. En effet, on se rend compte que ça existe, qu’il y a des gens malades (oui, à ce stade, c’est de la maladie) et qu’il y a des gens qui aiment la violence, qui se nourrissent du mal des autres pour leur propre plaisir. Beurk.

Je salue le courage de l’auteur de publier des romans qui sont nécessaires. Je salue aussi l’intelligence de ce dernier dans la construction de cette intrigue.

3 bonnes rasons de lire ce roman :

  • Un univers très bien construit qui nous propose une plongée minutieuse.
  • Une équipe de la brigade soudée et très courageuse
  • Un personnage principal fort et atypique

3

10

La femme du banquier de Cristina Alger

téléchargement.jpgRésumé : Un matin de novembre, un homme et une femme embarquent à bord d’un avion privé à destination de Genève. Pris dans un orage, l’appareil disparait des radars. L’épave sera retrouvée quelques heures plus tard dans les Alpes. Parmi les victimes figure Matthew Lerner, un cadre de la Swiss United, une puissante banque offshore. Sa jeune veuve Annabel reste seule aux prises avec les secrets qu’il a laissés derrière lui. Découvrant que la mort de Matthew n’a rien d’accidentel, elle se retrouve prise dans un jeu de cache-cache terrifiant, contrainte à fuir des ennemis puissants que rien n’arrête. Pendant ce temps, Marina Tourneau, ambitieuse journaliste, est enfin arrivée au sommet. Mais après la mort de son mentor, elle accepte d’enquêter sur un nouveau scandale concernant la Swiss United. Cet article pourrait sauver la vie d’Annabel. Seulement, il faudrait que Marina veuille bien le publier…

~ Service presse ♫~

Je remercie une nouvelle fois, chaleureusement, les éditions audiolib ainsi que Pauline pour leur gentillesse.

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Le monde de la finance
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Je viens de faire une sacrée découverte livresque et auditive. Franchement, j’ai passé un excellent moment d’écoute. J’ai été embarquée dans une histoire de fou furieux. Si je vous dis : finance, trahison, comptes offshore, malfrats, criminels, politique…. Vous voyez de quoi je parle ? Voici donc un cocktail explosif qui nous promet une lecture/écoute incroyablement bien menée et d’une richesse incroyable.

On fait la rencontre d’Annabel Lerner, la femme de Matthew, tragiquement disparu dans un accident d’avion. L’intrigue reste plutôt simple mais très intelligente : Annabel sait que l’avion de son mari ne s’est pas écrasé par accident. Entre amour, amitié, trahison et faux semblants, nous allons passer un moment intense de lecture.

La thématique de l’argent et particulièrement de l’argent sale est très présente dans ce roman. On se retrouve au cœur du plus gros scandale financier de tous les temps.

« Au début, j’étais tenté par l’argent, mais maintenant, l’argent me dégoûte. Il fait faire des choses moches aux gens, il les rend moches eux-mêmes. »

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Un roman à trois voix : les femmes à la tête de l’intrigue
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J’avoue que c’est le point qui m’a le plus séduite mais qui m’a aussi fait un peu freiner des quatre fers. On fait la rencontre d’Annabel, de Marina et de Zoé. Elles sont toutes les trois plus ou moins reliées. C’est là que je me suis posée quelques questions. Le roman alterne, grâce aux chapitres, les voix de Marina et d’Annabel puis, vers la fin, s’ajoutent la voix de Zoé et son point de vue sur la situation.

Marina est une jeune journaliste qui va mettre son nez dans cette histoire de finance, de comptes offshore et des banquiers véreux au profit du souvenir de son ami et collègue Duncan Sanders.

Annabel est la femme de Matthew qui est un banquier d’une des banques que Marina essaye de traquer.

Zoé travaille avec Matthew.

Voilà, nos trois personnages principaux sont présentés. Ce que j’ai trouvé dommage, c’est le fait que Marina et Annabel ne se rencontrent pas forcément dans l’histoire. Rapidement, on comprend qu’elles se sont déjà rencontrées mais rien de plus. Et j’ai attendu, tout le temps de mon écoute, qu’une rencontre se fasse mais c’est tout. Dommage ! J’aurais apprécié un duo voire un trio pour crever l’abcès de ce monde de la finance pourrie jusqu’à la moelle.

Toutes les trois apportent beaucoup d’informations à l’intrigue : avec Marina, on a un pied dans l’information, dans le domaine journalier mais aussi dans la politique américaine puisque Marina est fiancée à Grant Ellis, fils d’un politicien en devenir. Avec Annabel, on se rend compte que la Swiss United est une banque qui cache beaucoup de choses puisque Matthew travaillait pour cette banque. On voit aussi le côté personnel de la vie des Lerner, et c’est plutôt agréable. Zoé, elle, apporte vraiment une touche professionnelle à l’intrigue puisqu’elle était l’assistante de Matthew.

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Voyage, voyage…
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Voilà une thématique très présente dans l’intrigue. On est en perpétuel mouvement : entre la Suisse, la France mais en faisant un petit passage par l’Angleterre, les îles paradisiaques ou encore les Etats-Unis… On ne s’ennuie absolument pas.

On entame une course contre la montre incroyable qui nous permet de passer un moment de lecture sans longueur. On se retrouve avec une intrigue sans faille, qui nous propose une poursuite intense entre les méchants et les gentils, les journalistes et les banquiers. Plus l’intrigue avance, plus on parvient à faire le lien entre toutes ces informations. Le puzzle se recompose petit à petit.

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La plume de Cristina Alger
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J’ai encore fait une superbe découverte. Je suis ravie de rencontrer de nouvelles plumes grâce à Audiolib. En effet, c’est le genre de livre que je n’aurais pas forcément lu. J’ai pris grand plaisir à découvrir ce thriller qui ne manque ni de suspens ni de surprises.

La plume de Cristina Alger est riche, par le vocabulaire employé, mais aussi par la justesse des mots. L’intrigue est excellente. Je pense, peut-être à une redondance au niveau du « scoop financier de l’année ». On nous rabâche un peu trop l’histoire dans tous les chapitres et j’avoue que, par moments, c’est un peu fatigant. J’ai eu une impression de redite tout au long de mon écoute à ce sujet.

Je salue quand même l’intelligence de l’auteure pour cette fin que je n’ai pas vu venir. Elle était très intéressante et propose un réel tournant à ce thriller.

3  bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un roman à trois voix exclusivement féminines.
  • Une intrigue sans fausse note
  • Un roman qui nous fait voyager dans les pays, les thématiques et les milieux professionnels.

4

13

La bête du marais de Xavier Marie Bonnot

51zudjFACvL._SX195_.jpgRésumé : William Steinert, industriel allemand amoureux de la Provence, a disparu. Persuadée qu’il a été assassiné, sa riche épouse Ingrid sollicite les services de Michel De Palma, alias le Baron, commandant à la brigade criminelle de Marseille. Au repos forcé depuis qu’il a été grièvement blessé, le Baron accepte de jouer les privés. Banale affaire d’enlèvement et de séquestration ? Pas vraiment, puisque le cadavre de Steinert est repêché dans un marais et que, peu après, plusieurs autres corps sont retrouvés dans les eaux saumâtres de Camargue sauvagement mutilés par de gigantesques mâchoires. De Palma n’a qu’un seul indice – une plume de spatule blanche, oiseau rarissime – et une certitude : les liens de Steinert avec la Provence remontent à l’Occupation. Dans les marais de Camargue, la nuit, une étrange voix chante l’hymne des chevaliers de la Tarasque, monstre mythique dont le folklore provençal s’est emparé. Le début d’une affaire ténébreuse qui va mener De Palma aux frontières du réel…

~ Service presse 📖 ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond ainsi que Claire pour ses mails toujours aussi sympathiques et pour sa gentillesse. Belfond fait partie de mes partenaires préférés : ils sont tout ce que j’aime : mélange des genres ainsi que des plumes diverses et variées qui nous proposent de sacrées aventures !

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Une nouvelle enquête du Baron
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J’ai eu le plaisir de reprendre du service avec le Baron (de son vrai nom Michel De Palma, mais franchement « le Baron » c’est la grande classe, non ?). Voici ma deuxième découverte avec le roman la bête du marais. Si la première enquête avait été sympathique, celle-ci fait monter la pression d’un cran. Je l’ai adorée !

L’intrigue proposée m’a plus plu. En effet, on repart dans le même coin : La Camargue, et plus précisément aux alentours de Tarascon, non loin d’Avignon. J’ai apprécié retrouver la fine équipe que nous propose Xavier Marie Bonnot lorsque le Baron contribue à une nouvelle enquête. Ainsi, on se retrouve avec Anne Moracchini et Maistre. J’apprécie le fait de retrouver un petit groupe de personnages connu qui nous permettent de nous replonger dans l’univers plus facilement.

Ici, on se retrouve avec des cadavres mutilés qui laissent supposer que ce sont des mâchoires d’un animal imposant et monstrueux qui seraient la cause de la mort de nos victimes. J’ai adoré le côté « monstrueux » de cette enquête policière qui va pousser notre équipe dans leurs retranchements.

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Le flair d’un bon enquêteur
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Michel de Palma est un personnage que j’apprécie. Il suit souvent son instinct. A juste titre, d’ailleurs ! Cette enquête ne lui dit rien qui vaille. Cependant, le flair de cet enquêteur est plus fort que tout. Quand la police conclut à la noyade, le Baron décide de faire sa propre enquête. Comment ? Pourquoi ? Le Baron et son équipe veulent comprendre.

Ce que j’apprécie plus particulièrement dans la figure de Michel De Palma, c’est ce qu’il dégage. Personnellement, il me fait penser à des enquêteurs un peu plus vieux. On nous propose un personnage qui donne une impression de mélange entre Simenon, Maigret, Columbo. Je trouve cela charmant. Une pointe d’ancien dans une intrigue récente, cela fait son petit effet.

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Folklore de la région
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J’adore quand l’intrigue propose des meurtres liés à une légende, une mascotte, une histoire. Ici, on va s’intéresse à la Tarasque, c’est-à-dire, la bête du marais. Elle est un personnage effroyable qui vit cette aventure avec nous au cœur de l’intrigue.

J’ai aimé découvrir cette légende que nous propose la région. Folklore régional très présent dans l’intrigue, il ajoute un côté un peu désuet, historique à cette dernière qui monte en puissance grâce à cela selon moi.

On nous invite aussi à en savoir plus sur Sainte Marthe. Personnage qui a terrassé la Tarasque il y a fort longtemps. Ainsi, on fait un bond dans le passé qui nous ramène à la Seconde Guerre Mondiale.

On nous propose quelque chose de différent mais de correct. Tout est crédible et probable. On ne s’ennuie pas du tout. Les péripéties sont rythmées, pleines d’actions et de suspens. C’est vraiment idéal pour le genre proposé par l’auteur.

Ce folklore est mélangé à d’autres thématiques que je n’aurais pas cru pouvoir associer dans une intrigue. Ainsi, le folklore régional se mélange à la Seconde Guerre Mondiale mais aussi au IIIème Reich, à la sorcellerie, à la magie, à la famille du crime organisé. Bref, on se retrouve avec une intrigue très bien ficelée sur ce fond historique très intéressant.

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La plume de Xavier-Marie Bonnot
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J’ai pris plaisir à retrouver la plume de Xavier-Marie Bonnot qui nous propose une découverte alléchante et haletante. En effet, je ne me suis pas ennuyée une seule minute dans ce roman qui tient le lecteur en haleine.

Ces bonds dans le passé, ces vas-et-viens entre le passé et le présent apportent beaucoup de rythme et nous prouve encore une fois que le passé aide à comprendre le présent. C’est vraiment très intéressant.

Sa plume nous propose de belles descriptions et une utilisation excellente du vocabulaire. Voici donc une enquête qui vous fera frissonner et qui vous propose un excellent moment de détente avec le Baron.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un mélange des thématiques que j’ai énormément apprécié ! C’est très original.
  • Une intrigue sur fond de folklore : j’adore !
  • Un personnage principal très bien tenu.

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16

Du sang sous les acacias de Bernadette Richard

411x19l9cLL._SX195_.jpgRésumé : Tanzanie. Une sombre affaire de coeurs arrachés ensanglante la savane. Yànnis Cortat, flic atypique appartenant à une cellule d’investigation spéciale, est envoyé sur place. Très expérimenté, il est aussi ultrasensible et intuitif. La journaliste américaine Violette McIntosh, une rebelle au caractère explosif avec qui il s’est lié d’amitié, l’accompagne. Elle ne se déplace jamais sans son chien, seul compagnon qui lui reste après un drame qui la hante toujours. Pour les aider à comprendre l’univers de la réserve animalière dans laquelle ils opèrent, une jeune biologiste parisienne, aussi sensuelle qu’efficace, est appelée en renfort. Chacun d’entre eux à ses secrets, ses passions et ses failles. Leurs soupçons se portent bientôt sur une secte, coutumière de sacrifices rituels. Ils ignorent encore à quel point leur enquête va les mettre aux prises avec une véritable folie meurtrières, et les interroger également sur leurs propres limites

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie l’agence Gilles Paris ainsi que les éditions Favre qui m’ont permis de découvrir un thriller très original qui m’a permis de passer un agréable moment de lecture.

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Une plongée en Tanzanie
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Quel merveilleux voyage nous faisons dans ce roman ! Je pense que c’est ce qui m’a le plus plu. En effet, je suis sous le charme de ce que Bernadette Richard nous propose de découvrir ici. On se retrouve dans une réserve naturelle où hommes et animaux se rencontrent quotidiennement dans l’amour et le respect. J’ai adoré le mélange des cultures qui est proposé ici. C’est vraiment une bonne idée qui est menée jusqu’au bout avec intelligence et respect. Le regard de l’auteure est plein de bienveillance et la leçon que l’on tire de ce roman est très belle.

L’originalité de ce roman tient dans le fait que les cadavres ne sont pas des cadavres d’humains mais d’animaux. Voilà déjà quelque chose qui nous met sur la voie de ce que peut penser l’auteure. Les animaux sont traités de la même manière que les hommes dans ce roman. Plusieurs choses peuvent nous le faire comprendre. Nous en reparlerons très rapidement.

La Tanzanie nous offre ses secrets et ses paysages magnifiques. Les descriptions sont à couper le souffle et permettent au lecteur de s’évader avec sa lecture. C’est vraiment très appréciable comme découverte. On se retrouve souvent dans les mêmes pays dans nos lectures, ici, ça dépayse complètement.

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Intrigue et personnages
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Je trouve qu’il est compliqué de dissocier les deux notions cités dans le sous-titre. En effet, on fait la rencontre d’un certain nombre de personnages.

Gabriel Kibaki est le directeur de Parc du Sud et qui fait appel à Amélie, une biologiste parisienne pour le meurtre de plusieurs hippopotames dans sa réserve. Ainsi, Yannis Cortat, un policier spécialiste de la faune et de la flore, travaillant pour une organisation spécialisée dans ces domaines, et son amie et collègue Violette McIntosh (et son chien Platon, toujours du voyage), vont commencer à mener l’enquête sur cette étrange histoire. On fait aussi la rencontre de l’équipe qui travaille à la réserve naturelle de Gabriel.

Ce qui m’a un peu dérangée dans ce roman, c’est le début mais aussi la fin. Ma lecture reste une lecture très agréable mais j’ai mis un certain temps avant de rentrer complètement dans l’histoire. J’ai eu l’impression d’un « effet catalogue » dans la présentation des personnages. Ainsi, on fait la rencontre de beaucoup d’entre eux dans des lieux différents et l’on ne comprend pas forcément le rapport direct entre tous ces personnages proposés. C’est assez dérangeant, surtout en début de lecture, j’ai reposé mon roman plusieurs fois pour lire autre chose parce que j’avais peur que la panne de lecture pointe le bout de son nez. Bref, une fois cette complication passée, j’ai compris où voulait en venir l’auteure et j’ai passé un moment de lecture intense.

L’intrigue met donc en scène des hommes et des animaux. Quelque dépèce, ouvre et vole les cœurs d’hippopotames dans la réserve. Crimes abominables, on ressent toute la passion de l’auteure pour la cause animale. Je trouve cela vraiment très intéressant. Pour moi, c’est une première et je ne regrette pas ! On peut aussi souligner le fait que l’auteure a choisi de mettre en scène l’arrachement du cœur. Le cœur est un organe vital qui marque la symbolique de la passion mais aussi de la rage et de la violence. Arracher le cœur, c’est arracher la vie et les sentiments. L’auteure ne manque pas de cœur et son message passe vraiment très bien : l’homme doit énormément à l’animal. L’animal est son égal, pas son esclave.

Si j’ai adoré l’enquête faite avec Yannis et Violette, la fin reste pour moi une petite frustration. Mes soupçons se sont vites portés sur un personnage et finalement, j’avais raison. Il n’y a pas eu de retournement de situation ou autre chose qui aurait pu marquer ma surprise. C’est dommage. Je n’ai pas tout à fait tout compris aux raisons qui ont poussé le criminel à agir ainsi. Néanmoins, il faut souligner le fait que l’intrigue propose beaucoup d’actions, le lecteur ne s’ennuie pas.

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La plume de Bernadette Richard
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C’est une très belle surprise que m’a réservée l’auteure. En effet, je suis vraiment sous le charme de cette plume qui m’a proposée de belles descriptions qui m’ont permis de partir loin du Nord de la France le temps de lire le roman. Le fait d’avoir mis les animaux en avant est une excellente idée qui ajoute de l’originalité à cette intrigue déjà sublimée par la plume de Bernadette Richard. C’est avec un grand plaisir que je relirai un roman de l’auteure qui a su me convaincre. J’ai apprécié le voyage et la découverte de cette réserve naturelle.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Des descriptions incroyables d’un pays que je n’avais jamais rencontré dans mes lectures : la Tanzanie.
  • Le fait de mettre les animaux sur un pied d’égalité avec les hommes. La passion de l’auteure pour la cause animale est très belle.
  • La plume de l’auteure qui m’a énormément plu.

4

21

Liquide inflammable de Robert Bryndza

CVT_Liquide-inflammable_9319.jpgRésumé : L’auteur de thrillers aux plus de deux millions de livres vendus en Grande-Bretagne vous réserve une plongée en plein cauchemar… Retenez votre souffle ! Alors qu’elle sonde les profondeurs d’une vieille carrière inondée à la recherche d’une cargaison de drogue, l’inspectrice Erika Foster fait une macabre découverte : un sac-poubelle renfermant des ossements d’enfant. Le légiste est formel : le squelette est celui de la petite Jessica Collins, sept ans, dont la disparition en 1990 avait profondément ému l’Angleterre. Un dossier classé sans suite depuis. Obsédée par ce drame, Erika se jure de faire toute la lumière. Mais entre la pression de sa hiérarchie, l’effervescence des médias alléchés par ce sordide rebondissement et le silence de la famille Collins, la flic entêtée sent rapidement qu’elle a mis les pieds dans une affaire complexe, aux ramifications aussi noires qu’étonnantes… et dangereuses. L’eau est un parfait tombeau. Et l’on ne devrait jamais déranger ceux qui y sont engloutis.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Belfond pour l’envoi de ce roman. J’étais vraiment très curieuse de découvrir une nouvelle aventure d’Erika Foster ! J’avais lu, l’année dernière, une enquête qui m’avait collée des frissons dans le dos, ici, on retrouve Erika et un nouveau cadavre qui nous fait passer un moment de lecture exquis.

~ Une enquête policière intense ~

Cela faisait longtemps que je n’avais pas plongé c’est le cas de le dire) dans un roman si intense. L’enquête proposée par l’imagination et le talent de l’auteur est très riche en rebondissements. On ne s’ennuie pas une seule seconde.

C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé Erika Foster pour une nouvelle enquête. Ce que j’aime chez elle c’est le fait qu’elle ne manque pas de culot –mais seulement quand c’est vraiment nécessaire – ainsi que le courage dont elle fait preuve chaque jour pour essayer de trouver un équilibre entre sa vie personnelle et sa vie professionnelle.

Lors d’une descente dans une étendue d’eau pour régler une histoire de drogue, l’équipe dirigée par Erika Foster va mettre la main sur un corps en décomposition. Rapidement, les ossements vont s’avérer être ceux d’une enfant de 7 ans : Jessica Collins disparue depuis plus de 26 ans. Touchée en plein cœur, Erika va tout mettre en œuvre pour que justice et lumière soient faites sur cette enquête.

C’est quasiment 400 pages de bonheur policier que nous offre l’auteur. Franchement, qu’est-ce que j’ai adoré ma lecture ! Ce n’est pas un coup de cœur parce que certaines choses étaient un peu attendues ainsi qu’une fin, finalement, pas si étonnante que cela. Je n’avais pas tout deviné mais en tout cas, j’étais dans la bonne zone de recherche. On va dire que j’étais sur la bonne piste. Cela ne m’a, en aucun cas, empêché de passer un très bon moment de lecture.

~ Les personnages : un panel riche et envoutant ~

C’est ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman ! Les anciens personnages se mélangent aisément à de nouveaux arrivants. Ainsi, il y a un flux continu d’allées et venues dans le roman. On a vraiment l’ambiance d’une section de recherche qui se met en place. Ce flux continu marque bien le mouvement des allers retour, des recherches, des fausses bonnes idées mais aussi des petites et grandes victoires. On a une équipe qui se met en place autour d’Erika et c’est un sacré rythme : on retrouve Moss et Perterson mais on fait aussi la rencontre d’Amanda Baker et de Crawford. Il y a beaucoup d’autres personnages comme Bob Jenkins, la famille de la défunte ainsi que des membres de la famille d’Erika.

Il serait idiot de tous vous les citer. L’auteur, néanmoins, est très intelligent. Tout est à sa place et pour une bonne raison. Il n’y a aucun personnage qui ne sert à rien et qui sert de plante verte. Ils nous trompent, nous accompagnent sur les bonnes et mauvaises pistes. Certains sont même présents pour insister un peu plus sur le côté intime de la vie d’Erika. C’est assez sympathique et nous permet de faire de petites parenthèses dans l’enquête.

~ Entre passé et présent ~

On se retrouve avec une enquête un peu particulière : en effet, avec une disparition qui date de 26 ans, Erika est confrontée à un problème de taille : le peu d’indices scientifiques. Elle va devoir faire appel à l’équipe qui a pris en charge cette enquête il y a 26 ans.

J’ai adoré ça ! La confrontation des points de vue, les événements marquants, ce va-et-vient entre le passé et le présent m’a beaucoup plu c’était vraiment intelligemment amené. Ainsi, le lecteur peut se rendre compte d’un certain manque de jugement, de l’évolution et de la place de la femme dans un poste de police. C’était saisissant.

« L’important, c’est de s’en tenir aux faits qui entourent la disparition de Jessica Collins. Oubliez la fiction. Impossible de prévoir ce que l’annonce de notre découverte provoquera dans les médias, mais il faut absolument qu’on garde une longueur d’avance. Et, par rapport aux années quatre-vingt-dix, ça risque d’être encore plus difficile. Maintenant, il y a l’info en continu, les réseaux sociaux, les blogs, les forums de discussion… Tout ça ne fera que déterrer des informations pour les régurgiter au public, en permanence. »

~ La plume de Robert Bryndza ~

Quel petit bijou ! Je trouve que cette plume est parfaite pour installer une ambiance digne des meilleurs thrillers. En effet, on se retrouve dans une ambiance un peu glauque et pleine de suspense. Cela nous permet d’aborder des sujets comme la pédophilie mais aussi le meurtre, la violence, la place de la religion dans une famille, les amours interdits, le deuil, l’amour, l’amitié, bref tout y passe et tout est chouette ! C’est vraiment une superbe découverte que j’ai fait. Je suis vraiment fan de cette plume.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une plume exceptionnelle
  • Une intrigue haletante qui vous colle des frissons
  • Un personnage principal fort qui porte l’enquête à bout de bras

notation

10

La pilule sans lendemain de Véronique Avart

51+qe7N7wQL._SX331_BO1,204,203,200_Résumé : Après avoir vécu un passé sombre parsemé d’embûches, Charlotte accepte de travailler dans un laboratoire pharmaceutique d’investigations cliniques. Elle est invitée à accompagner le moniteur chargé de vérifier le bon déroulement des études, à la suite de la disparition du propriétaire du centre de recherche en Argentine. Néanmoins elle doute. Pourquoi elle ? Doit-elle vraiment lui faire confiance ? A-t- elle été choisie par hasard ou pour ses antécédents criminels ? Elle est loin d’imaginer le tournant insoupçonné que va prendre sa vie et les risques qu’elle s’apprête à encourir pour tenter d’élucider toute cette affaire.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie chaleureusement Véronique Avart pour l’envoi de son roman en service presse. J’avais déjà lu son premier roman, c’est donc avec plaisir que j’ai renouvelé l’expérience. Si certains points m’ont plu, j’avoue que ma lecture ne s’est pas passée le plus calmement possibles. J’ai tangué, eu quelques frayeurs pour finalement terminé sur une note agréable. C’est donc la chronique mitigée de ce roman que je vous propose aujourd’hui.

~ Un début difficile ~

Je ne vous l’ai jamais caché. La lecture des PDF ne se fait exclusivement que sur mon ordinateur (c’est pour cela que j’en accepte de moins en moins et que je prends plus de temps pour lire puisque je ne lis qu’au travail sur l’ordinateur). La mise en page m’a dérangée. Je ne sais pas si cela est intentionnel ou non mais j’ai eu des changements de police  quasiment toutes les lignes. Finalement, c’est assez perturbant. J’ai déjà donc mis quelques pages pour m’adapter à ce que l’on me proposait de découvrir.

Mis à part ce petit problème de police de caractère, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire. Il y a quelques longueurs et tout au long du roman, pour moi, il y a des changements de rythmes au niveau des actions et de la narration. Ce qui fait que j’ai subi une partie de ma lecture.

Si par moments, l’auteure prend le temps de nous expliquer une situation, de nous montrer ce qu’il faut comprendre, par moments, on se retrouve avec des actions ultra rapides qui s’enchainent et qui nous perdent. Je ne vous cache pas que j’ai dû relire certains passages.

~ Les personnages ~

On fait la rencontre de Charlotte, une jeune femme très charismatique qui nous donne l’envie de la prendre sous notre aile. En effet, Charlotte n’a pas eu une vie très facile ni très belle, son passé la rattrape et la propulse dans une situation qu’elle n’aurait jamais osé imaginer. On a une lecture directe des pensées de ce personnage. On sent qu’elle n’a pas dû avoir la vie facile. Elle a un regard très dur sur les gens qui l’entourent. C’est un personnage très dur que l’on prend rapidement d’affection.

Nicky est un personnage très mystérieux, une partie de l’intrigue tourne autour de lui. C’est un personnage qui m’a plu à certains moments, moins à d’autres. A l’image de l’intrigue, mes sentiments pour lui ont vécus de sacrées montagnes russes.

~ Une enquête policière  ~

C’est l’enquête policière qui a sauvé ma lecture. J’ai apprécié cette plongée en Argentine, au cœur d’une enquête. J’avoue que j’avais un peu deviné la fin avant que celle-ci n’arrive mais, pour moi, ce n’était pas le point fort de ces moments passés en Argentine. La relation que Charlotte entretient avec Nicky est des plus belles et fortes. J’ai apprécié l’évolution des personnages et de leur relation. L’enquête reste au premier plan mais le plan personnel est assez sympathique à découvrir.

~ Des scènes en trop ? ~

Ce que j’ai trouvé dommage, c’est le nombre un peu trop important de scènes érotiques pour moi dans ce roman. En effet, elles peuvent s’expliquer mais avec l’enquête policière qui a une fin assez prévisible, on se retrouve avec une sensation de scènes érotiques mises là pour les fans de ce genre. Personnellement, je ne suis pas fan de lire les ébats sexuels d’un couple, donc ça m’a très vite lassé. J’aurais apprécié plus de détails sur l’autre partie de l’intrigue, l’enquête policière, du sang, des actions un peu plus dynamiques, qui donnent du rythme à l’histoire.

L’équilibre n’est pas vraiment présent et je trouve cela dommage parce que, finalement, on noie un peu les points positifs de ce roman avec ces scènes qui ne sont pas nécessaires pour passer un agréable moment de lecture avec la plume et l’intrigue de Véronique Avart.

~ A la découverte de l’Argentine ~

Si je n’ai pas eu de coup de cœur pour ce roman, j’ai trouvé que l’auteure a mis le paquet sur les descriptions et cela fonctionne très bien ! En effet, on se retrouve avec de merveilleuses descriptions de l’Argentine. Cela ne nous empêche pas de côtoyer aussi la misère, la corruption, les crimes en tout genre et la famine dans ce roman. On se prend vraiment une claque culturelle nécessaire. La plume de Véronique Avart reste très belle ! Les descriptions sont naturelles et véridiques, on se sent « bien » dans ce décor qui semble refléter la réalité de la vie en Argentine.

~ La plume de Véronique Avart ~

J’avoue que ce roman m’a moins plu que le premier de l’auteure. Cependant, j’ai apprécié retrouver cette plume qui va à l’essentiel. On ne tourne pas autour du pot et l’intrigue est crédible. Si l’on met de côté les scènes érotiques qui n’étaient pas faites pour moi, le roman est assez intéressant.

Je pense sincèrement qu’il n’est pas forcément à mettre dans les mains de tous les lecteurs. Une intrigue aussi tremblante ne plaira pas aux grands fans du genre. Cependant, pour les lecteurs qui lisent des thrillers de temps en temps, il pourrait être sympathique à découvrir.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un personnage principal fort et attachant
  • Une vue directe sur l’Argentine qui n’est pas du tout exagérée. On a les bons mais aussi les mauvais côtés
  • Une plongée intéressante dans les pensées de Charlotte

3

12

La solution Thalassa de Philippe Raxhon

CVT_La-Solution-Thalassa_6398.jpgRésumé : Lorsque l’historien François Lapierre est invité à donner un séminaire sur la Shoah par un chef d’entreprise du secteur de l’intelligence artificielle et militant écologiste, il ignore que son destin vient de basculer. En route pour les Ardennes belges, sollicitée par un général américain souhaitant rapatrier le corps d’un soldat tué en décembre 1944, l’historienne Laura Zante ne mesure pas la portée du voyage qu’elle entreprend. Ils sont loin d’imaginer l’ampleur de la confrontation qui les attend, le prix à payer, les défis qu’ils vont devoir relever au péril de leur couple, de leur vie. Quand le mensonge est plus vrai que la vérité, comment lutter contre lui ? Et que vaut l’esprit critique dans une époque où les Lumières s’éteignent ? Les leçons de la mémoire ont-elles encore un sens dans un monde où la manipulation atteint la perfection ? La Solution Thalassa n’est pas un voyage au fond des temps, c’est une plongée dans les bas-fonds de notre présent. La Solution Thalassa, mieux vaut y être préparé. Elle vous fera vaciller.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Philippe Raxhon pour l’envoi de son roman. J’avais découvert sa plume grâce à la source S qui fut un énorme coup de cœur pour moi l’année dernière. Je renouvelle mon expérience littéraire avec la solution Thalassa. Encore une fois, c’est un joli coup de cœur, à retardement ! (Oui, c’est possible).

~ Un couple de personnages intense ~

C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé François Lapierre et Laura Zante. J’ai apprécié leur relation discrète. L’auteur ne fait pas des tonnes de ce lien. François et Laura s’aiment, ils s’apprivoisent chaque jour et cela donne de jolis moments de complicité. La confiance est mise à rude épreuve mais la maturité du couple est infaillible. C’est assez prenant et surprenant.

François est un historien qui ne lâche jamais l’affaire. Pourtant, des fois, il faudrait. Cela m’a fait sourire parce que je suis comme lui. Je ne lâche pas avant de comprendre le pourquoi du comment. Sale habitude ? Peut-être…

Laura est impulsive et explosive. Elle parvient à trouver le petit détail qui pourrait bloquer l’avancée de son bien aimé. Italienne, elle nous régale avec son accent chantant, ses petits surnoms italiens et ses pâtes au pesto qui avaient l’air divines…

« François esquissa un sourire. Laura était aussi son amie, sa meilleure amie. Et sa petite voix intérieure lui répéta qu’un cadeau pareil, c’était une fois dans une vie. »

~ L’Histoire et l’actualité au cœur de l’intrigue ~

Ce que je trouve très intelligent de la part de l’auteur, c’est le fait de sortir des sentiers battus. En effet, là où les auteurs historiques se servent des grands événements de notre Histoire pour faire avancer l’intrigue, Philippe Raxhon utilise un petit événement pour remonter le cours de l’Histoire pour nous raconter une histoire fabuleuse ! Ici, on plonge dans la seconde guerre mondiale. On parle de la Shoah, de la montée du nazisme ainsi que de l’incendie criminel du palais du Reichstag.

Un manuscrit vient perturber l’existence des deux historiens. Nous suivons donc l’enquête et les recherches de Philippe et Laura pour stopper ce manuscrit et la progression de ce dernier.

C’est assez paradoxal de mettre « Histoire » et « Actualité » dans le même sous-titre me direz-vous. Mais c’est terriblement terrifiant de le comprendre. La haine du nazisme, le terrorisme, la xénophobie… On a l’impression que l’homme n’apprend pas des erreurs du passé, de ses aïeuls, c’est terrifiant. Là où mon idéologie serait de vivre en paix tous ensemble, Philippe Raxhon me rappelle qu’il y a des gens, encore à notre époque, qui pensent qu’une race est inférieure à une autre. Que l’on a besoin de tuer pour vivre… C’est juste terriblement honteux.

Le numérique a aussi une place importante dans ce roman. L’auteur joue tellement avec nos nerfs. La recherche internet, les mots clés, les fake news, la rapidité avec laquelle l’information arrive à nous… Bref, Philippe Raxhon utilise la moindre ressource pour ajouter de l’eau à son moulin.

« Le climat était déjà incontrôlable, déstabilisé, et l’effet domino enclenché, et si les gouvernements n’agissaient pas ou traînaient des pieds, c’est parce qu’ils le savaient et préféraient ne pas l’avouer à leurs opinions publiques. Quoi qu’on fasse, c’était déjà trop tard. »

~ Une intrigue en deux temps ~

Ce fut un coup de cœur à retardement comme je le disais ci-dessus. En effet, j’ai trouvé que le début de l’intrigue était un peu lent, en effet, la résolution de l’intrigue, de cette solution Thalassa me semblait un peu facile, trop rapide. C’est comme si Philippe Raxhon m’avait entendu râler, et comme par magie, l’intrigue a passé la seconde, elle a évolué et m’a voyagé partout : entre l’Italie, la France, la Russie, j’ai passé un formidable moment. J’ai visité de formidables endroits et franchement… j’en redemande !

La fin m’a laissée béate d’admiration. J’ai trouvé saisissant l’idée de Philippe grâce à tous ses personnages. Pamela et son père, notre couple d’historiens et les personnages secondaires sont tous utiles et très intéressants. Philippe Raxhon transforme donc son deuxième roman en un deuxième chef d’œuvre ! Bravo !

~ La plume de l’auteur ~

Franchement, je suis ravie de replonger dans l’univers de l’auteur. Bien différent du premier tome pour moi, j’ai trouvé celui-ci plus psychologique, beaucoup plus intense dans la recherche. Philippe Raxhon a une plume parfaite pour raconter l’Histoire sans ennuyer son lecteur, c’est saisissant.

Les + :

  • Le retour de François et Laura, un couple que j’adore suivre !
  • Le voyage géographique qui me fait rêver
  • L’Histoire au service d’une intrigue parfaite
  • Histoire et actualités au cœur de l’intrigue
  • Des messages intéressants sur les sujets actuels comme le climat.
  • La plume de Philippe. Vivement le troisième roman.

5