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La marque de Windfield – Ken Follett

9782367626833-001-T.jpegRésumé : L’auteur du Code Rebecca et de l’inoubliable fresque des Piliers de la Terre nous emmène ici, avec sa prodigieuse science de l’intrigue, au cœur de l’Angleterre victorienne. En 1866, plusieurs élèves du collège de Windfield sont les témoins d’un accident au cours duquel un des leurs trouve la mort. Mais cette noyade est-elle vraiment un accident ? Les secrets qui entourent cet épisode vont marquer à jamais les destins d’Edward, riche héritier d’une grande banque, de Hugh, son cousin pauvre et réprouvé, de Micky Miranda, fils d’un richissime Sud-Américain. Autour d’eux, des dizaines d’autres figures s’agitent, dans cette société où les affaires de pouvoir et d’argent, de débauche et de famille, se mêlent inextricablement derrière une façade de respectabilité…

Mon avis : Je remercie Audiolib ainsi que Pauline pour l’envoi de ce roman en service presse audio. Je profite toujours de ce partenariat pour écouter des auteurs que je ne connais pas ou des romans que je n’aurais peut-être pas lus si je les avais croisés en librairie.

Ici, j’ai fait la rencontre de la plume de Ken Follett. Je le connais de nom, je sais qu’il a écrit les Piliers de la Terre mais je n’avais jamais le courage de m’immerger dans ces pavés. J’ai pensé que le roman audio pourrait m’aider.

L’intrigue du roman

La marque de Windfield est un roman intéressant bien qu’il ne m’ait pas totalement convaincu. Le résumé me plaisait énormément et cette couverture classique aussi. Je me suis demandée ce qui allait me tomber dessus et j’ai été quelque peu déçue, je dois vous l’avouer.

Voilà un thriller historique. Le format, la plume ainsi que certaines péripéties m’ont beaucoup plu. On s’étale sur quelques années, on voit les personnages évoluer. Je pense que là où l’on m’a perdu, c’est dans la quantité affolante de personnages.

On part d’une noyade qui berce les premiers chapitres du roman puis cette noyade non accidentelle vient empoisonner le reste du roman et les années.

Malheureusement, l’intrigue s’est essoufflée pour moi. Les personnages, trop nombreux, m’ont agacée pour certains. Il y a quand même Maisy et Hugh qui m’ont énormément plu et qui m’ont poussés à aller jusqu’au bout de mon écoute. Finalement, l’intrigue est assez prenante mais j’y ai trouvé beaucoup de longueurs et de péripéties similaires : coup bas de l’aristocratie anglaise du XIXème siècle et railleries. Les plus grandes machinations sont présentes dans ce roman mais finalement, n’est-ce pas un peu de trop ?

Les personnages

Il y en a eu beaucoup trop pour moi. Ils ont rendus ma progression dense et longue. Les premiers personnages présentés sont Micky Miranda ainsi qu’Edward Pillaster. La famille Pillaster est la plus riche d’Angleterre. Elle est à la tête de la plus grosse banque du pays. On est donc dans un univers très riche. D’habitude, les personnages qui sortent de la norme me plaisent énormément : Micky fait partie de cette catégorie pour moi : un étranger qui vit au crochet des Pillaster, c’était un début très prometteur. Ce personnage ne m’a pas plu plus que cela pourtant. En effet, ses multiples facettes et ses défauts m’ont énervée tout au long de ma lecture.

La famille Pillaster se divise : en effet, les frères Pillaster Tobias et Joseph ne se cotoyaient plus lorsque Tobias a décidé de se lancer seul dans sa création de banque. On a donc les deux cousins : Edward et Hugh qui sont de la même famille mais radicalement différents. Lorsque le premier est fainéant et qui ne sait pas ce que l’effort professionnel veut dire, le second se montre prévenant, intelligent et travailleur. Maisy est aussi un personnage que j’ai énormément apprécié.

Mention spéciale pour la mère d’Edward qui m’a vraiment fait sortir de mes gonds. Cependant… J’avoue que son personnage m’a beaucoup surprise sur la fin.

Les décors et l’univers

C’est le choc des cultures et des strates sociales. On a tout un panel de personnages venant de différentes strates. Pauvres, riches, honnêtes, trompeurs, on a de tout ! Je pense que c’est cela qui m’a ennuyée. Je me suis noyée (comme Peter) dans la foule et la multitude des personnages.

La plume de l’auteur

Je ne peux rien dire là-dessus. C’est excellent, c’est rythmé, dynamique. Je pense vraiment que ce n’est pas la forme mais le fond qui ne m’a pas séduite. La plume est excellente et je pense que je réitèrerai la découverte d’un autre roman de Ken Follett.

Les – :

  • Trop de personnages.
  • Trop de péripéties redondantes…

Les + :

  • Les personnages de Hugh et de Maisy.
  • La plume de l’auteur.
  • Le choc des cultures.

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Les masques feuillus – Eric Fagny

CVT_Les-masques-feuillus_8816.jpgRésumé : Quand la commissaire Gerrie Landen débarque à Nivelles, elle ne se doute pas de ce qui l’attend. À peine entrée dans ses fonctions, des faits troublants se succèdent : un vol dans la Collégiale, une voiture incendiée, une chapelle vandalisée et la disparition de quatre prêtres. Très vite, Gerrie se retrouve confrontée au silence complice d’une population attachée à ses traditions, sans compter le machisme d’un collègue et les faux-semblants d’un érudit local. En pleine campagne électorale, les pistes se multiplient… Tout cela aurait-il un lien avec les préparatifs de la 750e procession de sainte Gertrude ? Parcourez les rues mystérieuses de Nivelles en Brabant wallon où les vieilles pierres ont une mémoire millénaire. Visitez le cadre idéal d’un récit policier où les légendes locales remontent aux fondations de l’histoire européenne. Ce roman noir explore ce qui se cache derrière le folklore. Nombreux sont ceux qui reproduisent des gestes dont ils ont oublié le sens, jusqu’au jour où le sang devient l’encre de la connaissance.

Mon avis : Je remercie chaleureusement Eric Fagny pour l’envoi de son colossal roman. Je suis toujours contente de recevoir vos livres, chers auteurs et éditeurs, mais quand je reçois un énooorme roman en format papier, je suis touchée. Je sais que c’est un énorme investissement et cela me touche. Alors, merci Eric pour votre envoi !

Ce roman est une belle surprise. J’avoue que je ne m’attendais pas à cela en le lisant mais j’ai passé un bon moment de lecture.

Une construction intéressante.

Au départ, on suit trois histoires, toutes assez différentes autant dans la fréquence des histoires que dans leurs contenus mais aussi dans les dates. En effet, on vacille entre notre époque et une époque beaucoup plus reculée. Si au départ, j’ai eu du mal à comprendre où l’auteur voulait en venir, j’ai quand même su faire le lien. En fait, le lien est rapide à faire entre les deux histoires qui se passent à notre époque mais l’auteur est parvenu à piquer ma curiosité quant au lien qui pouvait unir les deux époques. Chapeau !

J’avoue que le départ a été un peu long pour moi, j’ai eu un peu de mal à me mettre dans l’ambiance. Je pense que cela est dû à quelques longueurs et à mon interrogation suite à ce va-et-vient entre les différentes époques.

Néanmoins, ces longueurs se sont rapidement dissipées au fil de ma lecture.

L’intrigue principale & l’enquête policière.

Là où l’auteur est parvenu à me surprendre, c’est dans le contenu de son œuvre. En effet, l’intrigue principale reste l’enquête policière qui se révèle très mystérieuse. On fait la rencontre de Gerrie Landen, une commissaire fraîchement arrivée à Nivelles.

L’enquête policière est rondement menée. On se retrouve dans un tourbillon qui n’a qu’un thème commun : la religion. De près ou de loin, tous les éléments touchent une chapelle, une collégiale, des hommes d’église… Bref, quelque chose de louche se passe à Nivelles et Gerrie Landen veut comprendre ce qu’il arrive.

Un panel de personnages intéressant.

Avec trois histoires qui finissent par se rejoindre, il fallait forcément qu’il y ait un panel de personnages immense. La force d’Eric Fagny c’est qu’il parvient à rendre les personnages intéressants et très différents. Ils restent mémorables. On a une équipe policière assez représentative de ce que l’on peut trouver : les gens intelligents, effacés et puis un gros lourd qui casse tout sur son passage par ses manières malpolies. On a des témoins aussi captivants et mystérieux.

La plume d’Eric Fagny

Je l’ai particulièrement appréciée. Je suis ravie d’avoir pu découvrir cette plume. Un vocabulaire précis est présent. Chaque mot est pensé et choisi méticuleusement, cela se sent. Je pense pouvoir dire que même si Eric Fagny ne se hisse pas au niveau de Dan Brown, je vous assure qu’il n’en est pas loin. Affaire et plume à suivre !

Les – :

  • Quelques longueurs au départ.

Les + :

  • Une construction sympathique et intelligente.
  • Une enquête policière et haletante.
  • Un panel de personnages incroyable.
  • Un personnage principal très intéressant.
  • Une plume incroyable.

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Mon ombre assassine – Estelle Tharreau

CVT_Mon-ombre-assassine_1588.jpgRésumé : En attendant son jugement, du fond de sa cellule, Nadège Solignac, une institutrice aimée et estimée, livre sa confession. Celle d’une enfant ignorée, seule avec ses peurs. Celle d’une femme manipulatrice et cynique. Celle d’une tueuse en série froide et méthodique. Un être polymorphe.
Un visage que vous croisez chaque jour sans le voir. Une ombre. Une ombre assassine.

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois les éditions Taurnada ainsi que Joël pour l’envoi de ce nouveau roman en service presse. J’avais découvert Estelle Tharreau avec son roman de la terre dans la bouche. J’avais trouvé ce roman fortement intéressant et la plume de l’auteure m’avait marqué. Il était donc naturel pour moi d’accepter ce partenariat.

Un personnage principal dérangeant…

On fait la rencontre de Nadège Solignac. Une jeune femme qui attend son procès. Derrière son joli visage, son attention envers les enfants et son travail d’institutrice se cache une personnalité dérangeante. On a une tueuse en série devant nous, qui nous dévoile tous ses secrets au fil des pages…

Une construction très intelligente.

J’ai trouvé la construction de ce roman très bien faite. En effet, on alterne entre les moments du présent et du passé. On a des flash backs qui nous expliquent comment Nadège a pu en arriver là. Sa famille, son enfance, sa jeunesse, tout y passe. Plus on avance dans la lecture, plus un sentiment de malaise s’empare de nous. C’est assez compliqué à lire tant cela m’a dérangé.

J’ai apprécié les coupures de journaux qui rendent l’affaire plus réelle, on y croit sans aucun problème.

La narration est aussi intelligemment choisie. En effet, on se retrouve avec une narration interne à la première personne du singulier. Avec ce « je » qui prend la parole, on se retrouve dans une position ultra tendue. Cela fait monter la tension d’un cran.  La narratrice nous avoue, sans aucune crainte ni appréhension, ses plus tendres souvenirs de tueuse en série.

Des sentiments mitigées envers Nadège Solignac.

Purée mais c’est dingue ! Je ne sais pas comment cela est possible mais j’ai eu mal au cœur pour elle. Quand on découvre son enfance dans cette Provence qui craint avec son soleil aride, sa poussière et ses températures trop chaudes, on a vraiment l’impression que c’est toute une vie d’angoisse et de rancœur qui fait qu’elle est devenue ainsi.

C’est glaçant de réalisme. On se sent tellement mal à l’aise.

On se retrouve dans un roman captivant par la psychologie mise en avant dans ce roman. C’est vraiment saisissant et criant de vérité.

La plume d’Estelle Tharreau.

C’est encore une fois un roman saisissant que l’auteure signe. C’est ma deuxième expérience de lecture en compagnie de la plume de l’auteure et j’avoue que cela me ravit malgré le contenu de l’intrigue, j’ai apprécié ma découverte tant elle me conforte dans ce que je pensais de la plume d’Estelle Tharreau.

Les – :

  • Un sentiment de malaise qui m’a un peu trop pesé tout au long du roman.

Les + :

  • Une plume magnifique !
  • Un personnage principal très intéressant.
  • Cette capacité que l’auteur a à m’avoir fait éprouver de la compassion pour ce personnage principal.

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Oiseau de nuit – Robert Bryndza

41xwvsvintl._sx195_Résumé : S’il vous observe, vous êtes mort. Deuxième épisode des enquêtes de l’indomptable Erika Foster ou quand un serial stalker attaque des hommes à la vie très secrète… Après le succès de La Fille sous la glace, l’auteur aux plus deux millions de livres vendus en Grande-Bretagne revient faire trembler la France avec un thriller psychologique hautement compulsif et paranoïaque. Londres, aujourd’hui. Au cœur d’une nuit caniculaire, l’inspectrice Erika Foster est appelée sur une épouvantable scène de crime : un chirurgien renommé vient d’être retrouvé asphyxié dans son lit, nu, un sac plastique sur la tête, les poignets attachés. Jeu sexuel qui aurait mal tourné ? C’est ce que peut laisser croire la présence d’une revue gay à ses côtés. Quelques jours plus tard, le corps d’un journaliste de tabloïds est découvert dans des circonstances similaires. Pour Erika Foster et son équipe le doute n’est plus permis : un serial killer rôde. Mais quel est son mobile ? Pourquoi ses victimes sont-elles toutes des hommes brillants, à la vie très secrète ? Comment les choisit-il ? Alors qu’une vague de chaleur plonge la ville en pleine torpeur, Erika va devoir garder son sang-froid pour débusquer ce tueur noctambule, avant qu’il ne frappe de nouveau. Mais qui sait qui il observe en ce moment même ? Et si Erika n’était pas aussi en sécurité qu’elle le croit ? 

Mon avis : Je remercie les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman qui m’a fait passer un excellent moment de lecture.

La rencontre avec un personnage percutant !

Ce roman est le deuxième opus des enquêtes d’Erika Foster. Ce que j’ai apprécié, c’est le fait que les romans peuvent se lire indépendamment. Je n’ai pas fait attention au fait que cela soit une seconde enquête. J’ai été ravie de voir que ma lecture n’a pas perdue en saveur. On reprend quelques éléments de la première enquête mais cela n’empêche pas une lecture très sympathique.

Erika Foster est un personnage percutant. J’ai vraiment trouvé ce personnage réaliste. Elle n’est pas parfaite, elle fonce tête baissée, elle n’a pas peur de franchir les limites quitte à se mettre ses supérieurs sur le dos. Elle ne manque pas de courage, elle est une amie loyale et une personne qui n’abandonne pas. Ses qualités et ses défauts font de ce personnage un personnage réaliste auquel on s’attache facilement.

Un thriller captivant.

Seigneur dieu ! J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce thriller. On a une6d5e0a4443ae8251033796daab027cc8_400x400 enquête policière à couper le souffle. On se retrouver avec un tueur qui s’en prend aux hommes. La première victime est un chirurgien. On pense à beaucoup de choses ? Un jeu érotique ? Un suicide ? Un meurtre ? Erika Foster est persuadée qu’il y a anguille sous roche. Rapidement, elle va comprendre qu’elle a mis le doigt dans un engrenage incroyablement malsain.

Les victimes tombent et les indices sont maigres. Une des victimes touchent personnellement une amie d’Erika. L’affaire lui est retirée mais elle n’en fait rien. Elle va tout faire pour cerner le tueur. C’est vraiment une histoire incroyable qui se profile sous nos yeux.

La plume de l’auteur.

C’est un univers incroyable que j’ai pu découvrir. Je ne connaissais pas Robert Bryndza. Je suis complètement conquise. C’est intense, haletant et plein d’émotions diverses. On passe de la colère, à la peur puis à l’incompréhension. On se retrouve dans une enquête incroyable.

La plume de Robert Bryndza est au top. Elle véhicule beaucoup d’émotions. On ne perd pas son temps, on est dans notre lecture de la première ligne à la fin, franchement, je n’ai rien à redire. Voilà le deuxième coup de cœur de l’année ! J

Les – :

  • Rien à redire ! Thriller captivant.

Les + :

  • Une enquête à couper le souffle.
  • Un personnage principal très intéressant.
  • Une plume captivante.
  • Une intrigue intelligente.

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Une présence dans la nuit – Emily Elgar

41y31z-ss1l._sx195_Résumé : Vie parfaite ou parfait mensonge ? Nouvelle venue sur la scène du suspense psychologique à l’anglaise, Emily Elgar livre un roman compulsif et émouvant, à recommander à tous les fans de Clare Mackintosh et de Fiona Barton. Infirmière en soins intensifs, Alice Taylor le sait : séparer travail et sentiments est primordial dans son métier. Mais l’arrivée d’une nouvelle patiente fait bientôt chavirer cette ligne de conduite… Fauchée par un automobiliste anonyme, Cassie Jensen est plongée dans un coma dont personne ne sait si elle sortira un jour. Mais alors que la famille de la jeune femme se précipite à son chevet, Alice s’interroge : pourquoi nul ne semble dévasté de chagrin ? Ignorent-ils tous la grossesse de Cassie ? Se pourrait-il qu’elle ait caché d’autres secrets à ses proches ? De son lit, face à celui de Cassie, Frank aussi observe. Il sait que Cassie est en danger ; il connaît même l’identité du chauffard et son mobile. Pourtant, Frank ne peut rien révéler. Atteint du syndrome d’enfermement, cet homme est prisonnier de son propre corps, et seules ses paupières peuvent bouger… Mais parviendra-t-il à se faire comprendre d’Alice, avant qu’il ne soit trop tard ? Diplômée en anthropologie sociale à l’université d’Édimbourg, Emily Elgar, trente-six ans, a un parcours varié : rédactrice de guides de voyage, conseillère pour les travailleuses du sexe à Londres, organisatrice de manifestations en faveur du développement durable… Une présence dans la nuit est son premier roman, très remarqué en Angleterre. 

Mon avis : Je remercie les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman. J’ai pris mon temps pour découvrir ce roman qui me faisait un peu peur par le fait que j’en entende beaucoup parler. J’ai préféré attendre avant de pouvoir me plonger dans ma lecture sans être poussée par l’avis des autres blogueurs. Bien que le fait de lire des avis différents sur un roman soit toujours intéressant, j’ai préféré me mettre des œillères pour ne pas avoir d’apriori sur ma lecture.

Ma découverte d’un roman choral.

Un roman choral ? Qu’est-ce que c’est ? Eh bien, c’est un roman qui vous propose plusieurs points de vue sur la même situation. On perçoit alors les choses différemment et l’on se rend compte de la complexité de la situation. Ici, on fait la rencontre de Cassie, une jeune femme qui a été fauchée par un automobiliste. Dans un coma profond, elle est envoyée dans un hôpital spécialisé dans l’accueil des personnes entre la vie et la mort. Alice est aussi un personnage principal de l’intrigue. Elle est une infirmière dans l’hôpital. Elle est une jeune femme courageuse qui, de temps en temps, a du mal à séparer la vie privée de la vie professionnelle. On fait aussi la rencontre de Frank, un homme qui est dans un état végétatif. Cependant, on se rend rapidement compte qu’il comprend tout ce qui se passe autour de lui, il partage les peines d’Alice et le comportement particulier de la famille de Cassie.

J’ai adoré ces trois personnages principaux qui rendent l’histoire très touchante.

L’intrigue : l’habit ne fait pas le moine.

Comme j’ai l’habitude de le dire, l’habit ne fait pas le moine ! J’ai trouvé l’idée brillante. 6d5e0a4443ae8251033796daab027cc8_400x400En effet, on se rend compte que la famille de Cassie a un comportement assez particulier. Personne ne semble affecté par l’état de Cassie comme cela devrait être. On a un mari absent, éloigné. Une belle-mère qui souffre dans son coin. On se demande ce qui peut bien se passer dans cette famille.

Alice est la voix que Cassie et Frank n’ont plus. Pour moi, elle retranscrit parfaitement ce que peuvent ressentir ces deux malades bloqués dans leurs corps trop fatigués pour pouvoir réagir. J’ai aimé cette idée.

Emily Elgar joue avec nos nerfs, on est mené sur de fausses pistes. L’enquête part dans plusieurs sens sans savoir vraiment où l’on va. Le titre « une présence dans la nuit » est, lui aussi, inquiétant. On se demande bien ce qui va pouvoir se passer.

La seule chose qui m’a manqué c’est ce manque de repères spatiaux. J’ai été perdue à plusieurs reprises par ce manque de repère. C’est assez troublant. Bien que cela puisse fonctionner avec ce genre, j’ai été un peu ennuyée par cela.

La plume de l’auteure.

Quelle belle claque littéraire. Rien qu’à la plume et à la pudeur des mots, on comprend rapidement que l’auteure vient du Royaume Uni, ça se sent, c’est beau, c’est pur, j’adore. (Oui, je sais, je ne suis pas forcément impartiale sur ce point, mais le Royaume Uni est pour toujours dans mon cœur.) Emily Elgar est une auteure très talentueuse. Ce premier roman signe une intrigue sans faille, avec une plume merveilleuse que je ne peux que conseiller à toutes et à tous. C’est très sympathique. Elle parvient à faire dégager de la douceur dans un thriller psychologique, c’est dingue ! Elle nous véhicule des émotions diverses et variées. Les interrogations nous poursuivent tout au long de la lecture, c’est top !

Les – :

  • Le manque de repères spatiaux.

Les + :

  • Un roman choral intense.
  • Un trio de personnages principaux très intéressant.
  • Une intrigue qui nous pousse dans nos retranchements.
  • Un voile de mystère qui plane sur l’intrigue. Top !
  • La plume de l’auteure.

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Emma, le secret de Cendrillon de Vanessa Furchert

51y2hpmaPmL.jpgRésumé : Le destin. Aujourd’hui, il vient me défier une fois encore. Contrainte et forcée de l’affronter, trouverai-je la force de me relever ? Tiraillée désormais entre le bien et le mal, le présent et le passé, il me faut faire un choix et assumer mes décisions. Ma vie et celle de ma fille en dépendent…

Mon avis : Je remercie Erato édition pour l’envoi de ce Service Presse qui marque mon troisième partenariat avec cette maison d’édition via simplement.pro. J’avais beaucoup apprécié le premier tome de la duologie de Vanessa Furchert. C’était une revisite de conte et bien entendu, lorsque j’ai vu que le second tome était disponible, je n’ai pas réfléchi plus de trois secondes avant de demander ce roman en partenariat.

Une intrigue qui mélange deux histoires.

Encore une fois, j’ai été ravie de passer un moment de lecture en compagnie d’Emma, de Jeanne et de Sacha. Si l’intrigue est policière, elle reste aussi intime et personnelle lorsque l’on parle de la vie d’Emma. On jongle entre l’enquête et le passé d’Emma. L’auteure parvient à ré unir de manière intelligente ces deux pans de l’intrigue pour n’en faire qu’une. C’est très plaisant. Je ne m’attendais pas du tout à cela. L’intrigue prend un tournant intéressant qui nous tient en haleine jusqu’au bout.

Entre passé et présent.

Le personnage d’Emma est notre personnage principal. Si on la connait à cause du psychopathe qui a failli la tuer dans le premier tome, on la rencontre sous un autre angle. On vogue entre son passé et son présent. La mort de sa mère et le tournant qu’il marque dans la vie d’Emma. S’en suit alors une vie de débauche pour oublier la douleur : alcool, drogue et sexe. Je me suis retrouvée dans une situation particulière avec le personnage d’Emma. En effet, un sentiment d’impuissance s’empare du lecteur : que faire pour la sortir de là ? On a l’impression qu’elle est dans une impasse. Cependant, on n’a pas envie de la laisser tomber, on veut qu’elle s’en sorte. Alors on subit la situation en espérant que cela s’arrange.

J’ai apprécié ces allers-retours entre le passé d’Emma et son présent et de quelle manière ces deux morceaux de sa vie sont liés.

Des personnages intéressants.

Même si j’ai apprécié retrouver les personnages du premier tome, j’ai aussi aimé en découvrir de nouveaux. En effet, ils apportent un nouveau souffle à l’intrigue. C’est très intelligent d’avoir amené des personnages qui ne sont pas blancs comme neige. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Dario mais aussi Andrea. J’ai trouvé que cette famille sicilienne qui est dans le giron de la police était une bonne idée. Ainsi, on met Emma dans une situation assez délicate ainsi que Sacha à cause de son travail et de sa relation avec Emma.

Le personnage de Jeanne est assez intéressant. J’ai aimé l’épilogue qui la met en avant. Sa relation avec Sacha est très sympathique à découvrir.

La plume de l’auteure.

J’aime beaucoup ce que l’auteure nous propose de découvrir. C’est une plume intéressante et très sympathique que j’ai rencontré. La structure de cette duologie est très sympathique à découvrir et la plume y est pour beaucoup. J’ai trouvé la construction intéressante et intelligente. C’est aussi une plume qui véhicule beaucoup d’émotion : on est dans la peur de découvrir ce que les personnages vont subir mais aussi dans la douceur grâce à la relation entre Emma et Sacha.

Voici donc une duologie que je vous conseille de découvrir si vous aimez les enquêtes prenantes qui vous tiennent en haleine. C’est très sympathique.

Les – :

  • J’aurais aimé en savoir un peu plus sur la relation entre Jeanne et Andréa. J’espère avoir un spin off 

Les + :

  • Le personnage d’Emma que j’ai aimé découvrir plus en profondeur.
  • La plume de l’auteure.
  • Les va-et-vient entre le passé et le présent.
  • L’apport de nouveaux personnages.

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Le cercle de Caïn de Sophia Raymond

Le cercle de Caïn.jpgRésumé : Une journaliste baroudeuse en pleine débâcle professionnelle et affective. Un corps qui réapparaît, miraculeusement conservé, 5 000 ans après une mort peu naturelle. Et L’Enfer de Dante… Clara Fischer, en flairant le scoop qui doit relancer sa carrière de grand reporter, n’a-t-elle pas sous-estimé le danger menaçant ceux qui approchent de trop près la momie des glaces ?

Mon avis : Je remercie Camille et les éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce roman en service presse. J’ai complètement craqué pour la couverture et le résumé. De temps en temps, j’aime bien me faire des lectures qui sortent du cadre et dont le sujet est prometteur.

 

Un univers incroyable.

Ce roman était hyper intrigant. Je suis vraiment sous le charme de ce que j’ai pu découvrir. C’est un roman tellement bien construit qu’une fois le nez dedans, on ne peut plus s’en détacher. De l’intrigue, en faisant un tour par les personnages et en passant par les décors et les descriptions, tout est rondement mené. La plume est belle, c’est excellent.

Une enquête policière sur fond historique.

Voilà un mélange intéressant mais qui est très glissant pour moi. Si j’aime ce genre, il est à double tranchant : soit j’adore, j’adhère et ma lecture est excellente soit c’est mal fait, mal maîtrisé et on court à la catastrophe. Ici, c’est la première option qui gagne : ce roman est très bon du début à la fin. Le seul petit point négatif que j’ai à souligner c’est le fait que, par moments, dans l’enquête policière, j’ai eu des moments de flottement suite à ce que l’on nous explique. En effet, même si la majorité reste plausible, il y a certains points qui semblent farfelus.

On fait la rencontre d’une journaliste : Clara Fischer. Elle fonce tête baissée dans cette enquête qui va l’emmener loin. Cela ne sera pas de tout repos. Cependant, elle prend le risque. Elle sent que quelque chose ne va pas avec cette enquête. Elle doit se lancer : elle est à un moment charnière de sa vie qui fait qu’elle doit se remettre sur les rails et faire avancer le train correctement. Elle doit changer ce qui ne va pas dans sa vie, coûte que coûte.

Le côté historique arrive avec le sujet de la momie d’Ötzi. Cette histoire, dans les années 1990 a fait parler d’elle. On a retrouvé un homme entre l’Allemagne et l’Italie. Complètement congelé. Le corps aurait plus de 5300 ans. Remarquable ! J’ai apprécié découvrir cette histoire. Cela fait du bien de ne pas aller repêcher les histoires sur les divinités. Ici, on est loin de tout cela, c’est bien !

Les personnages.

J’ai adoré le personnage principal. Elle est tout ce que j’apprécie. Elle ne manque pas de cran ni de courage. Elle sait ce qu’elle soit faire et le fait avec brio. Elle fait des erreurs, essuie des plâtres mais elle ne se détourne jamais de son objectif principal. C’est un personnage que j’ai apprécié. Voilà un personnage extrêmement bien pensé. On sait s’y identifier rapidement. Clara est une force qui porte le roman très haut. Franchement, je n’ai rien à redire.

Les personnages secondaires qui accompagnent Clara sont tous utiles. Franchement, j’ai adoré ma lecture et ils y sont pour beaucoup.

La plume de l’auteure.

C’est une découverte pour moi et j’avoue que je suis surprise. C’est une plume qui parvient à nous coller des frissons du début à la fin. J’ai lu cette lecture en une après-midi. C’est ni trop long, ni trop court. C’est parfait. L’auteure parvient à nous envoyer dans des directions différentes mais qui véhiculent beaucoup d’émotions. La lectrice que je suis a été satisfaite de cette découverte.

Je vous laisse un lien très intéressant sur la momie en question =)

Les – :

  • Quelques éléments farfelus dans l’enquête policière.

Les + :

  • L’originalité de l’intrigue.
  • Le personnage de Clara.
  • La plume de l’auteure.

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