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Voyage vers l’amour tomes 2 & 3 d’Annie Lavigne

Résumé tome 2: Après son voyage en Italie, Morgane fait route vers l’Europe de l’Est, où elle rencontre Maeva, qui l’invite à danser à ses côtés dans un cirque ambulant. Son destin croise alors celui d’Enzo, un séduisant dompteur de fauves. Ils décident d’être amis, mais est-ce vraiment ce qu’elle désire ? Le beau Tsigane saura-t-il apprivoiser son cœur passionné ? Et que fait son amie Maeva tous les soirs après le spectacle ? Aurait-elle un lourd secret ?… Dans ce deuxième tome, Morgane poursuit son « voyage vers l’amour » en compagnie de Maeva, une belle gitane avec qui elle développe une amitié touchante. Maeva est toujours joyeuse, enjouée, mais Morgane découvrira que la jeune femme a en fait besoin d’aide pour se sortir d’une horrible situation… Troublée par ce nouveau garçon qui vient d’entrer dans sa vie, Morgane a envie de donner une chance à l’amour, mais y parviendra-t-elle ? Si elle s’abandonnait à lui, ne serait-ce encore qu’une passion éphémère, qui finirait par la vider de tout cet amour qu’elle aspire tant à partager d’âme à âme encore plus que de corps à corps ? Avec une plume toujours aussi belle et soutenue, l’auteure nous transporte en Europe de l’Est, en commençant par la Roumanie, où Morgane goûte à ce monde mystérieux qui entoure le mythe du prince Dracul… Puis elle visitera Sarajevo, Varsovie, Prague, et enfin, Vienne, où elle sera invitée à un bal masqué dans un château autrichien. L’amour sera-t-il au rendez-vous ? En voyageant avec un cirque ambulant, Morgane peut enfin partir à l’aventure et goûter à la liberté dont elle rêvait tant. Mais être libre veut-il dire être sans attache ? Ouvrir son cœur, devenir vulnérable, n’est-ce pas l’unique façon de réellement goûter la vie ?…

Résumé tome 3 : À New York, un réalisateur remarque le regard pétillant de Morgane et l’engage dans son film. Durant le tournage, elle fait la connaissance de James, un bel acteur qui décide de faire avec elle la route jusqu’à Hollywood. Et les voilà partis en décapotable : des milliers de kilomètres pour la séduire… Un petit copain star de cinéma… ça fait rêver ! Tombera-t-elle amoureuse de lui ? Arrivera-t-elle à oublier Enzo, son dompteur de fauves ? Et finira-t-elle par trouver le grand amour ?… Dans ce dernier tome, les liens d’amitié entre Morgane et Maeva deviennent encore plus forts alors que les deux amies partent pour l’Amérique. Ayant toutes les deux vécu des moments difficiles durant leur adolescence, ce « road trip » aux États-Unis est un moyen de se libérer de tous leurs mauvais souvenirs. Leur rêve : voir le Grand Canyon. Dans cette nature vierge, en contact avec la terre, une magie s’opérera sur elles… Pour conclure son « voyage vers l’amour », Morgane devra réussir à voir clair en elle : qui elle est, ce qu’elle veut, qui elle aime. Elle a ce bel acteur américain qui veut être avec elle, mais est-ce vraiment de l’amour ? Et elle ne peut cesser de penser à Enzo, qui a profondément touché son cœur. Son voyage la mènera de New-York à Memphis – où elle montera dans les nuages… –, puis de Santa Fe à Tijuana au Mexique, où son désir de sensations fortes sera comblé… Enfin, le trio Morgane-Maeva-James arrivera à Los Angeles, la Cité des anges, pour la première du film tourné à New-York. Pour Morgane, qui a toujours été passionnée par le cinéma et, surtout, par l’idée de vivre sa vie comme un grand film, c’est l’apothéose. Elle devrait donc être heureuse, comblée, mais il lui manque quelque chose…

~ Services presse ~

Je remercie Annie Lavigne qui m’a confié le tome 2 et le tome 3 de sa saga Voyage vers l’amour. Je suis vraiment ravie d’avoir pu poursuivre ma lecture de cette trilogie sympathique et fraîche. Il était (grand) temps de sortir ces deux tomes de ma liseuse et de vous en parler… Les valises sont prêtes ? On va faire un grand voyage.

On quittait Morgane en Italie dans le premier tome. Le titre de la saga reste très évocateur. La mention de voyage est très intéressante. On voyage géographiquement parlant et on visite le monde entier : entre la Roumanie, l’Italie, la France mais aussi les Etats Unis, nous partons visiter de nombreux endroits qui ont tous l’air magnifiquement beaux et fantastiques. On varie les cultures et les traditions, j’ai beaucoup apprécié cette thématique dans le texte qui vient apporter beaucoup de fraîcheur au roman. On ne s’ennuie pas une minute.

Autre point qui apporte beaucoup de fraîcheur : les personnages ! J’ai énormément apprécié Morgane qui est une jeune femme très surprenante. En effet, je l’ai trouvée très mature pour son âge et son caractère est appréciable. En tant que lectrice, je suis contente de voir autre chose que des triangles amoureux avec des filles qui tapent du pied pour des caprices un peu idiots. Morgane est au-delà de ça. Elle réfléchit beaucoup en essayant de vivre sa vie à fond. C’était vraiment un personnage abouti qui apporte beaucoup au roman. Elle est le seul personnage que l’on retrouve dans les trois romans. Une figure masculine principale vient rythmer les tomes : Julien dans le premier, Enzo dans le deuxième et James dans le troisième. Chaque figure masculine va aider Morgane à se comprendre un peu plus sur elle et sur ce qu’elle attend de la vie. Si j’ai apprécié Julien, j’ai adoré Enzo et suis un peu passée à côté de James qui reste un personnage trop superficiel pour moi.

Voyage vers l’amour est un voyage géographique grâce à toutes les destinations que l’on découvre mais aussi un voyage initiatique puisque Morgane va beaucoup apprendre sur elle-même. L’amour peut prendre différentes formes et c’est ce que l’on va comprendre à travers ces trois tomes.

On rencontre l’amour fraternel avec Julien dans le premier tome (je ne m’étale pas sur ce dernier puisqu’il a déjà été chroniqué). En attendant, grâce au personnage de Maëva, on trouve un amour presque trop fort pour être contenu. Maeva et Morgane vont partager une caravane et une expérience incroyable avec ce voyage qu’elles vont entreprendre aux Etats-Unis. Il faut le dire : le sang est la seule chose qui fait qu’elles ne sont pas sœurs. Pour le reste, c’est tout comme. J’ai trouvé leur amitié touchante (il n’est pas question de relation amoureuse ici). Enzo est un personnage qui ressemble un peu à Julien. En effet, il est réfléchi, posé, calme. Il s’exprime tellement bien. C’est vraiment un personnage que j’ai grandement apprécié aussi. Il est le plus touchant de toutes les figures masculines que j’ai rencontrées dans cette trilogie.

Au-delà des personnages, je trouve que l’auteure traite de manière intelligente et efficace les thématiques propres au Young Adult et permet aux lecteurs une réelle réflexion sur la vie en général et ce qui peut, à l’âge adulte, devenir compliqué à gérer lorsque l’on fait ses premiers pas dans la vie.

Le texte d’Annie Lavigne ne souffre pas de longueurs, sauf peut-être dans les résumés qui pourraient gagner en efficacité en étant raccourcis. Néanmoins, la plume de l’auteure reste toujours aussi belle. Elle est riche et divertissante.

En définitive, Voyage vers l’amour est une trilogie émouvante et efficace qui nous fait voyager à travers le monde. Les cultures et les traditions sont mises en avant et cela nous apporte beaucoup de diversité et de fraîcheur. Les personnages sont très travaillés et aboutis. Je vous conseille cette trilogie pour découvrir le voyage de Morgane, qui vaut le détour.

3 bonnes raisons de lire cette trilogie :

  • Un personnage principal efficace
  • Un voyage physique mais aussi initiatique
  • La plume de l’auteur

4

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PLS de Joanne Richoux

CVT_PLS_6010Résumé : « – T’es en train de mater mes boobs ?
Je pourrais mentir.
– De ouf.
Je mens jamais.
Elle s’approche, prend ma clope et la balance sur les dalles. Nos doigts se sont effleurés, ça vaut bien le sacrifice d’une cigarette. »

Soirée déguisée. Sacha navigue chez lui entre sa sœur jumelle, la fille dont il est amoureux et ses amis. De pièce en pièce, il traîne sa mélancolie et noie ses démons dans les volutes de fumée et les vapeurs d’alcool. Jeux de regards, frottements des corps, plaisirs furtifs, assauts repoussés… Le temps s’égrène, se dilue. Lui avec. Bad trip ? Et si une lumière brillait quand même au bout de la nuit ? Un roman noir, au verbe vif et cru, qui sonde les solitudes adolescentes, les fêlures de chacun, mais fait aussi entendre l’urgence d’aimer et d’être aimé.

~ Service presse 📖 ~

Je remercie Joanne Richoux ainsi que Actes Sud Junior pour l’envoi de ce roman. Je suis toujours très heureuse de retrouver la plume d’une auteure dont le travail est juste incroyable. Si PLS n’est pas mon roman préféré, la plume de Joanna Richoux est certainement sublimée dans ce roman par les thématiques choisies. Un coup de poing dans la figure. Je suis restée quelques jours à cogiter sur ma chronique : comment rendre justice à ce roman ? Comment parler de cette beauté littéraire qui m’a profondément touchée ? Incroyable mais vrai : J’AI. PRIS. DES. NOTES.

On entre dans un univers qui a touché mon cœur d’adolescente que j’étais. L’auteure nous propose de faire la rencontre de Sacha et d’Angie, deux jumeaux fusionnels, juste avant la grosse soirée déguisée qu’ils préparent chez eux. C’est notre terrain de jeu pour cette histoire. J’ai beaucoup apprécié cela : l’idée du déguisement. Etre quelqu’un d’autre le temps d’une soirée. Se trouver une nouvelle identité, c’est prenant ! En plus, chez des adolescents en ébullition, cela fait sens. J’ai trouvé que cette symbolique collait parfaitement au public qui forme nos personnages. La fête bat son plein : entre picole et fumette, les jeunes se déchainent sur la piste et l’ambiance semble être au beau fixe.

C’est avec cette toile de fond que l’on fait la rencontre de Sacha et d’Angie. C’est Sacha notre narrateur principal mais sa sœur à sa place. Ce que j’aime, c’est le regard de l’auteure sur Sacha. Purée, c’est une claque monumentale parce que l’auteure a su retranscrire à la perfection tout ce que l’on peut traverser durant cette période de notre vie. Sacha nous fait peur, nous fait mal. On se retrouve vraiment avec un personnage blessé, blasé, pour qui la vie n’est pas forcément très belle. Il a un regard dur et sombre sur la vie. A son âge, on se dit qu’il est foutu. Sous Xanax, il refait le monde sur le sol de la salle de bains.

Hormis la relation avec sa sœur, on fait aussi la rencontre d’Elle, la fille qui rend fou Sacha. On a des discussions profondes entre eux. Des moments intenses où l’on peut éventuellement croire qu’Elle est la personne qui permet à Sacha de garder la tête hors de l’eau. PLS… Position Latérale de Sécurité. Je pense qu’ici, ce n’est pas anodin. C’est la position qui maintient en vie, aussi fragile soit elle… Cette main, sur la couverture, on peut possiblement croire qu’elle appartient à Elle. Sacha semble détendu (soit par la présence de Elle, soit par les Xanax… On ne sait pas vraiment). Je vais m’arrêter là… La littéraire que je suis profondément va resurgir et on va finir par avoir une dissertation sur le bouquin.

« Ça existe pas, la vie. Cette espèce d’entité qui ne serait là que pour t’emmerder. Y a juste les gens. Et les choix qu’ils font. Toi, tu choisis les ombres et les fantômes. »

J’ai apprécié le fait que la lecture est pour tous. En effet, même si c’est publié chez Actes Sud Junior, je trouve que les adultes peuvent se plonger dans ce court roman. Il va très vite à lire et finalement, c’est amplement suffisant. Je suis vraiment touchée par le texte, touchée par Sacha. Joanne Richoux arrive encore une fois à me surprendre et à me faire dire qu’elle mérite la palme d’or des auteurs qui me bouleversent.

On touche à l’humain. On touche au monde. On touche aux émotions. On est dans une ambiance où même si la fête bat son plein, Sacha ne se retrouve pas. Il ne sait plus parler aux autres, il ne sait plus comment se comporter et finalement, on se rend compte qu’il survit avec sa sœur qui l’appelle « mon rein ». Angie est toujours dans les parages, elle ressent son frère et ses émotions.

« Alors la vague progresse, elle m’obstrue la trachée, elle se dilate. Et ça me gicle par les yeux. De grosses, grosses larmes de gosse qui me déforment les traits. »

Cette histoire m’a propulsée dans mes plus jeunes années. On est dans une ambiance digne de Skins. Les grosses fêtes où la drogue, le sexe et l’alcool sont présents. Bon, c’est certainement plus fou que mes soirées mais l’inconscience des adolescents reste la même. On s’identifie. Joanne retranscrit à la perfection cette adolescence fracassée. Ces gosses qui font la fête pour oublier les problèmes de leurs vies.

Le plus gros point fort de ce roman, c’est la plume de Joanne sans aucune hésitation. C’est percutant, touchant et intimidant. Bravo à elle pour ce roman.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Sacha, un personnage perdu qui a besoin d’aide.
  • Une plume que j’adore.
  • Une ambiance retranscrit à merveille

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AliN – Tous différents d’Axelle Colau

41b40w0GrJL._SX195_Résumé : Le collège, c’est l’enfer. Surtout depuis que Guillaume et sa petite bande m’ont pris pour cible. Moqueries, coups bas, brimades, ils s’acharnent, et je subis, paralysé par la peur. Lili, ma meilleure amie depuis ma plus tendre enfance, bénéficie, elle aussi, du statut peu envié de souffre-douleur attitré. Guillaume nous a éloignés l’un de l’autre, et je n’arrive plus à atteindre celle pour qui mon cœur bat… sauf lorsque je prends mon violon et qu’elle chante. Alors, je me sens pousser des ailes. Ces ailes que la réalité nous coupe, dès que nous remettons un pied au collège. Allons-nous réussir à retrouver notre liberté et à prendre notre envol, Lili et moi ?

~ Service presse 📱 ~

Je remercie chaleureusement les éditions Noir d’Absinthe pour l’envoi de ce roman. J’avais déjà vu passer AliN avant qu’il ne soit publié dans cette formidable maison d’édition. Lorsque Morgane m’a proposé de lire le roman, je ne pouvais pas passer à côté de cette opportunité. Voilà une formidable idée !

Je ne vous le cache pas. Ce roman est dur. Il parle de harcèlement scolaire. Vous savez comme je ne suis pas fan de ce sujet. Ce n’est pas parce que je ne me sens pas concernée, mais au contraire, je ne supporte pas voir des gamins souffrir et commencer la vie en étant dégoutés par les autres. Axelle Colau réussit quelque chose de fort : me faire lire, d’une traite, un roman qui parle de ce sujet.

Ce roman fait partie du genre Young Adult. Si vous avez lu mes dernières chroniques, vous savez qu’en ce moment, entre ce genre et moi, c’est la guerre. Je ne retrouve plus forcément ce que je cherche dans mes lectures. Mais comme d’habitude, lorsqu’il s’agit de Noir d’Absinthe, je ne lis pas les résumés… A tort ou à raison ? A raison, bien évidemment !

Les personnages sont le premier point qui m’a beaucoup plu dans cette lecture. On fait la rencontre d’Adrien et de Lili. Deux collégiens qui vivent un enfer à cause de Guillaume et de ses deux comparses. Petit à petit, par manipulation mentale chez les camarades de classe mais aussi chez les professeurs, Guillaume retourne tout le monde contre le « Schtroumpf à lunette » mais aussi « Lili la truie ». Je vous l’avoue, sans honte, j’ai eu mal au ventre durant toute la lecture. Mon cœur, n’en parlons pas, à pris un sacré coup. Cependant, c’était assez étrange puisque je n’ai pas su arrêter ma lecture. J’avais envie de partager ce moment avec Adrien et Lili, j’avais envie d’être là et de les protéger de tout ce qui leur tombe sur la tête.

Le surpoids de Lili devient une attaque facile : entre brimades, coups bas et insultes, Lili tient bon, dans son coin. Adrian regarde de loin. Il sait ce qu’elle vit puisqu’il vit la même chose : la torture, la peur au ventre, être forcé à donner ses devoirs, il connait ça. Les coups, la violence verbale et physique, la maltraitance, c’est aussi son quotidien.

Adrien et Lili sont des amis d’enfance que Guillaume a su séparer. Adrien dit quelque chose de percutant : quand on ne dit rien, on participe. Il y a cette prise de conscience chez ce personnage qui va faire basculer l’histoire. La jolie Lili ne doit pas être seule et même s’il sait les risques qu’il prend, il va combattre ses peurs et Guillaume et protéger comme il le peut son amie.

Ce que j’ai apprécié dans cette histoire, c’est le fait que l’auteure y inclus des thématiques fortes comme l’amitié. A deux, on est toujours plus fort. Lili et Adrien vont passer des moments durs, choquants, percutants. Mais franchement, s’il faut en passer par là pour que les enfants comprennent tout ce que peuvent engendrer des mauvais actes ou paroles, je suis pour ! J’avais juste envie d’attraper Guillaume par le col du manteau et de l’éclater.

Je sais, je sais, ces personnages sont fictifs mais quand je me dis que des enfants subissent ça tous les jours et que la peur leur vrille le ventre toute la journée, c’est intolérable. Axelle Colau mêle le fictif à la vérité d’une manière surprenante et terrifiante. AliN est un titre exceptionnel : on est tous différents, on a tous nos particularités, on a tous nos envies. C’est quelque chose d’important à comprendre.

J’ai apprécié voir les personnages évoluer dans leurs sphères privées. Découvrir comment pouvait vivre Guillaume, par exemple, et comprendre comme un garçon pareil pouvait être aussi pourri de l’intérieur. J’ai aimé la musique d’Adrien et de Lili. C’est certainement les mots les plus poétiques que j’ai pu trouver dans ce roman. C’était très très très beau. Bravo à l’auteure pour ces moments de poésie malgré une intrigue très dure. Cela permet au lecteur d’avoir une bulle pour respirer. Un petit moment où les personnages ne sont pas réduits à leurs caractéristiques physiques. On les apprécie d’autant plus.

« Je sentis sa tristesse, son désespoir, sa joie qui transparaissent dans les éclats de sa voix. La musique parlait pour nous là où les mots ne suffisaient plus. Je voulus lui transmettre ma compassion, ma peur et surtout, mon affection »

La plume est très intéressante. C’est une plume tout terrain comme j’aime le dire. Elle s’adapte à toutes les situations. Elle nous bouscule, met nos cœurs à mal mais parvient aussi à panser nos plaies et à nous faire accepter cette horrible situation.

Je salue donc une intrigue percutante, difficile mais tellement nécessaire. Bravo à l’auteure pour avoir crée ce monde criant de vérité qui remet les choses en place. J’ai aimé cette amitié, cette connexion avec la musique. J’ai apprécié la présence des parents. La poésie qui se dégage des moments de partage entre Adrien et Lili est magnifique.

Site internet pour les témoins, les victimes, les parents et les professionnels : https://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/
Numéro
à contacter : numéro vert « NON AU HARCÈLEMENT » : 3020.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une thématique actuelle et terrible : le harcèlement scolaire.
  • Les personnages que j’ai apprécié découvrir.
  • La musique qui adoucit les mœurs.

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Entre pétales & épines de rose de Lucie Farigoul

51AA+X1VwQL._SX195_Résumé : Maëlle est une jeune fille pétillante de 17 ans qui a tout pour être heureuse : une famille unie, un groupe d’amis formidable, un petit copain attentionné… Mais l’adolescence n’est pas une période facile et tout finit par basculer dans sa vie amicale, amoureuse, familiale… Comment l’adolescente va-t-elle réagir à cela ? Va-t-elle traverser les épreuves avec le sourire, comme elle le faisait auparavant ? Sera-t-elle toujours aussi sûre que la vie est belle ?

~ Service presse 📱 ~

Je remercie les éditions Plumes de Marmotte pour l’envoi de ce service presse. Je vous avoue, j’ai craqué sur le titre poétique et mystérieux ainsi que sur cette jolie demoiselle, pleine de sensualité et qui est aussi mystérieuse que le titre de ce roman. Malheureusement, cette lecture est en deçà de mes espérances. Néanmoins, cette lecture reste intéressante.

On fait la rencontre de Maëlle. Maëlle est une jeune fille pleine de vie, elle est souriante, belle, attachante en plus d’être généreuse, attentive et intelligente. Une famille aimante l’entoure, une bande d’amis que tout le lycée envie. Le « club des cinq » est constitué de Maëlle, Camille, Charlotte ainsi que Florian et Romain. Des amis de toujours qui rendent jaloux tous les lycéens. Maëlle a la vie dont tout le monde rêve : des parents et des frères et sœurs incroyables, des amis géniaux et une relation amoureuse incroyablement belle avec Romain.

Je pense que ce roman est très bien pour un public ciblé : un public qui ressemble aux personnages. On est sur une intrigue qui pourrait vraiment plaire aux jeunes. Dans le genre Young Adult on ne pourrait vraiment pas frapper plus dans le mille. En revanche, ici, le public est vraiment ciblé. J’ai 26 ans. Serait-ce de trop pour cette catégorie ? Je commence à le croire. Je m’attendais à quelque chose d’un peu plus adulte avec une couverture comme celle-ci.

Si le roman est intéressant, je suis un peu restée en surface sur certains points : c’est ce qui fait que je n’ai pas forcément compris ce fameux moment de bascule. Je pense qu’il m’aurait fallu quelques pages de plus pour pouvoir plus comprendre Maëlle et le mal qui la ronge. J’ai eu une impression que tout arrive comme un cheveu sur la soupe. Tout va bien dans le meilleur des mondes puis tout va mal. Il m’a manqué quelques pièces pour que ce pivot soit plus souple, flexible.

Néanmoins, j’ai apprécié les thématiques que l’on met en avant. Maëlle est une jeune femme loyale. Et j’ai tellement apprécié que l’amitié soit mise sur le même plan que l’amour. Pour Maëlle, l’amitié est tout aussi importante que sa relation amoureuse. Un seul mot est d’actualité : l’équilibre. C’est quand ce dernier vole en éclat que tout commence à tomber. J’ai trouvé cela très intéressant. Bravo à Lucie Farigoul pour cette mise en avant. J’apprécie cela.

Les cinq amis sont tous différents mais apportent beaucoup. Seuls, ils ne fonctionnent pas, ils ont tous besoin les uns des autres : Camille est surement un peu trop égoïste par moment, Maëlle un peu trop maman poule, Florian pas assez sérieux, Charlotte trop effacée et Romain trop exclusif. Cependant, quand ils sont ensemble, c’est le bonheur. Franchement, j’ai apprécié ce groupe de personnages qui dynamise beaucoup le texte.

Je pense que j’aurais été ravie d’avoir ce roman entre les mains vers 16/17 ans. Je me serai tellement identifiée à toutes les thématiques que l’on voit dans ce roman. La Pauline d’aujourd’hui est peut-être un peu plus distante, moins euphorique face à ce roman mais elle reconnait ses qualités : simplicité, efficacité et douceur.

En définitive, ce roman est parfait pour les lecteurs les plus jeunes. La plume est profonde et je salue le travail de Lucie Farigoul qui propose un texte de qualité. Les thématiques abordées sont vraiment intéressantes et modernes. On a une plume dynamique qui permet une lecture rapide et sans prise de tête. Même s’il m’a manqué quelques pages, quelques passages pour comprendre totalement le personnage de Maëlle et cette période si difficile qu’elle traverse, je reconnais que c’est vraiment une belle intrigue qui est construite intelligemment. Mention spéciale pour ce groupe de cinq amis.

Je remercie de nouveau les éditions Plumes de Marmotte pour ce roman ! Jeunes lecteurs, foncez !

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La période du lycée et toutes les émotions que l’on peut ressentir, bravo !
  • Un groupe d’amis que j’ai apprécié découvrir
  • Une construction intelligente

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Ames en otage de Mariana

41DLrd7jw4L._SX331_BO1,204,203,200_Résumé : Quel est le point commun entre une jeune Française en perdition, un intello américain et une prise d’otages ? A priori, rien ! Si ce n’est qu’ils vont se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment. Du pire peut naître le meilleur et ils vont révéler la face cachée d’un lycée. Au cœur de la tourmente, Samantha, petit génie dilettante, rencontre Jayden, passionné de science et travailleur acharné. Ils vont s’unir pour lever le voile des secrets, des brimades et de la torture mentale au quotidien. Voyagez entre San Francisco et Paris, laissez-vous emporter par ce tourbillon de sentiments.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Mariana pour l’envoi de son nouveau roman qui m’a bien plu par les messages véhiculés mais aussi par la force de sa plume.

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Un monde de jeunes : la jungle du lycée
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Ce que j’apprécie beaucoup dans ce roman, c’est la situation proposée. Deux mots qui font peur sont importants dans ce roman : « HARCELEMENT SCOLAIRE ». On en parle de plus en plus, mais encore une fois, on attend des catastrophes pour réagir. Mariana, par sa plume, nous propose une plongée dans un lycée où le harcèlement scolaire a touché un jeune homme.

L’ambiance du lycée est particulière : on est dans un lycée américain. Les longs couloirs, les casiers, les classes qui se mélangent selon les matières. Bref, l’ambiance est celle des films : entre les filles populaires, les loosers et les sportifs… Il y en a pour tous les goûts.

La force de ce roman réside principalement, pour moi, dans le personnage de Samantha. Samantha est une jeune française qui vit aux Etats-Unis chez son oncle. C’est le genre de personnages que j’aime beaucoup lorsque je lis un roman du genre « Young Adult ». En effet, sous la couche de vêtements sombres, d’un carnet à dessin et d’une insolence à toute épreuve, Samantha sauve la veuve et l’orphelin si cela est dans ses cordes. Sous son air râleur et un peu bougon, elle a un cœur en or.

Il y a, bien entendu, d’autres personnages que j’ai beaucoup appréciés. Ils sont tous très intéressants et attendrissants pour la plupart. Ils permettent d’adoucir un peu la cruauté soulignée par le harcèlement scolaire.

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Intrigue et message du roman
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Franchement, il faut se le dire, ce genre de roman est à mettre dans les mains de tous les élèves : collégiens et lycéens. Il faut (enfin) comprendre que l’impact des mots, des actions et des réactions est importante aux yeux des enfants. Je n’ai jamais compris comment on pouvait intentionnellement ou non faire du mal aux autres. Il faut toujours qu’il y ait un drame : mort, tentative de suicide ou crise de folie pour que l’on réagisse. C’est exactement ce qui va se produire dans l’établissement que fréquente.

« — Je dois savoir un truc. L’un d’entre vous faisait-il partie des harceleurs ?
—  Un « non » collectif retentit.
— Mais on a laissé faire, confesse Jayden. C’est tout autant condamnable, ajoute-t-il »

C’est une lecture qui passe très bien malgré les sujets abordés. Déjà, quand on parle de harcèlement, on donne le ton de la lecture rapidement, puis ensuite, lorsque cela se passe dans les couloirs d’un établissement scolaire, c’est encore pire : comment a-t-on pu laisser passer ça ?

Comment fait Mariana pour en faire une lecture digeste ? Rien de plus simple : on ne se place pas du point de vue du jeune homme harcelé. On fait la rencontre de la victime (oui, c’est une victime) par le biais de son carnet, de ses écrits personnels et de ses dessins.

Samantha devient le porte-parole. Elle devient la fille qui veut agir. Ne connaissant pas ce garçon, on se rend rapidement compte qu’elle est avide de justice. C’est très beau, le message devient encore plus puissant. A l’aide de Jayden, elle devient la personne qui pointe du doigt l’injustice, qui fait bouger les choses.

L’intrigue est aussi adoucie par de la romance. Il n’y en a pas qu’une. Cela permet aussi de faire de ce roman un moment intense en émotions. Mariana n’oublie aucun aspect de la vie d’un adolescent : les hormones en ébullition mais aussi la cruauté de certains et cette fâcheuse tendance à mettre les gens dans des cases et à les y enfermer. Samantha marque cette volonté à ne vouloir appartenir à aucune catégorie.

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La plume de Mariana et la construction du roman
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Il ne faut pas se leurrer, ce n’est pas parce que l’on n’a pas le point de vue direct de Calvin que les émotions ne sont pas au rendez-vous. Au contraire, on ressent encore tout. Les messages sont encore plus importants puisque Samantha est un personnage qui a déjà vécu l’injustice. Mariana construit son roman intelligemment.

A travers les yeux de Samantha, tout devient plus intense ! Elle résume même bien la situation : ce n’est pas parce que Calvin a mal agit qu’il est forcément le coupable que l’on décrit dans les articles de presse. C’est avant tout un jeune homme en souffrance, une victime qui a tout gardé pour lui. On ne peut pas condamner ce jeune homme sur une seule action. Il faut voir la situation dans sa globalité.

On vogue entre passé et présent, entre la vie en France et la vie en Amérique, entre la Samantha de France et celle aux Etats-Unis, mais aussi entre les deux cultures.

Bravo à Mariana qui nous permet de vivre un moment de lecture intense qui ne dégouline pas de pathos.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Des thématiques importantes
  • Une construction narrative intelligente
  • Un personnage principal fort.

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 Victime ou témoin, dénoncez pour ne pas être seul et pour vous défendre. Vous n’avez rien fait de mal. Personne ne mérite de subir cela.

Site internet pour les témoins, les victimes, les parents et les professionnels : https://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/

Numéro à contacter : numéro vert « NON AU HARCÈLEMENT » : 3020.

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Ma rencontre avec toi – Tome 1 de Virginie Imbert

book-5960.jpgRésumé : C’est la fin de l’été. Cathie, 18 ans, doit affronter une nouvelle année de terminale, et tout recommencer lui paraît impossible. Enfant de parents divorcés, elle passait son temps libre à sortir avec ses amis, mais aujourd’hui, cela lui semble bien loin… Le jour de la rentrée, elle rencontre Matt, qui vit dans le quartier mal fréquenté où elle doit travailler. Le jeune homme essaye aussitôt de la séduire. Au collège, il était déjà tombé sous son charme et c’est pour lui l’occasion de conquérir son coeur. Débute alors une histoire d’amour où chacun se révèle à l’autre au fil du temps. Pourtant, tout n’est pas si simple. Entre les études, la famille, les amis, le nouveau couple va être malmené. Tout paraît les mener à la rupture. Cathie et Matt seront-ils assez forts pour surmonter toutes ces difficultés et réussir à rester ensemble ?

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Virginie Imbert pour cette jolie proposition faite via SimPlement. En effet, j’avais repéré ce roman et quand j’ai reçu une demande pour une lecture, j’ai sauté sur l’occasion. Ce que je retiens de ce roman c’est qu’il est plein de bonnes intentions. Cependant, j’avoue que la lecture n’a pas été un coup de cœur. Je pense être un peu trop friande de romance et ne pas forcément être le public visé.

~ De bonnes intentions ~

Je crois que je vais le surnommer ce roman le « roman des bonnes intentions ». On sent vraiment ce que l’auteure a voulu véhiculer dans ce roman. On sent vraiment qu’elle y a mis tout son cœur, malheureusement pour moi, cela n’a pas été suffisamment creusé. Je suis restée en surface tout au long du roman sans parvenir à m’immerger complètement dans l’univers proposé. Ca reste net et sans bavure mais je n’ai pas su plonger totalement.

~ Les personnages ~

On fait la rencontre de Cathie qui est une jeune fille redoublante. Au lycée, elle ne connait plus beaucoup de monde à part Olivia qui devient rapidement son amie. Cathie est un personnage attachant qui est courageuse et pleine de vie.

Matt est le deuxième personnage principal de l’histoire. Attachant, rigolo et charmant, il est difficile de rester insensible à tout ce que dégage ce personnage. Il est vraiment très bien construit. J’ai apprécié découvrir d’autres facettes de sa personnalité que le footballeur star du lycée. C’était un point très sympathique.

« Je suis contente d’avoir pu parler un peu avec lui, mais j’avoue que de savoir qu’il fait du foot dans ce quartier ne m’emballe pas trop. Je n’oublie pas que les footballeurs ont une grosse tendance à se la péter et que la plupart du temps ils pensent seulement à draguer les filles qui passent. En y réfléchissant, je reste quand même perplexe sur les chances d’une amitié entre nous. Mon expérience m’a plutôt appris à me méfier de ces sportifs. »

On ne peut pas en demander plus à des lycéens : ils ont des réactions de jeunes adultes. Entre jalousie et manipulation, les sentiments de ces jeunes sont mis à mal et nous permettent de faire une incursion au royaume des hormones. Entre les « Grr » et les « je t’aime » on est dans une bagarre intense des sentiments et on tourne un peu en rond finalement. Malheureusement, dans une bande d’amis comme celle présentée, on ne passe pas à côté de stéréotypes. Je pense à Chloé la lycéenne dragueuse qui va tout faire pour tenter Matt.

~ L’intrigue et la plume de Virginie Imbert ~

L’intrigue est sympathique et l’on rentre facilement dans l’histoire. Même si je suis restée en surface, j’avoue que ma lecture s’est déroulée sans encombre et rapidement. On se retrouve vraiment dans une histoire sympathique à découvrir. On nous propose de découvrir une histoire d’amour pas comme les autres ainsi que les obstacles qui se mettent sur la route de Matt et de Cathie. Cela nous rappelle aussi que l’adolescence et les premiers émois ne sont pas forcément faciles à gérer.

Le point fort de l’intrigue pour moi reste la naissance de l’histoire d’amour entre Cathie et Matt qui prend son temps mais qui fait du bien. En effet, j’ai trouvé cette histoire charmante. Elle ne fonce pas tête baissée et lui non plus. On se retrouve vraiment au cœur de cette histoire qui fait sourire le lecteur.

Les thématiques abordées sont assez intéressantes aussi : les études, les drogues, le premier amour, la jalousie, l’amitié, bref on passe vraiment un moment sympathique avec ces jeunes gens.

La plume de Virginie Imbert est assez intéressante. En effet, je suis persuadée que ce roman pourrait plaire à des lecteurs plus jeunes, qui vivent la situation de Cathie et de Matt. C’est-à-dire des lycéens en pleine ébullition. Rien de péjoratif dans ce que je dis, vraiment. Je suis ravie d’avoir découvert la plume de l’auteure, c’est simplement que l’histoire est trop jeune pour moi. L’intrigue se déroulant principalement dans un lycée fait que l’on est spectateur de la jungle adolescente qu’est la cour de récréation.

Il reste quelques maladresses stylistiques dans la lecture ainsi que quelques fautes. Cela ne m’a pas franchement déstabilisée, j’ai vu bien pire au niveau orthographe et syntaxe.

Je pense que je lirai le deuxième tome par curiosité. Merci à l’auteure pour sa confiance.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un monde de jeunes adultes parfait pour les jeunes lecteurs
  • Des thématiques intéressantes abordées
  • Une aisance dans la lecture

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Prête-moi ton rêve de Pauline Puyenchet

51O6Mntp-TL.jpgRésumé : Plonger au cœur des rêves des autres, nuit après nuit, s’immisçant ainsi dans leur esprit afin d’en comprendre l’essence, tel est le don de Molly. Seulement, dompter cet immense pouvoir révélant les secrets les plus intimes des gens n’est pas chose aisée pour une adolescente qui a encore tant à découvrir sur elle-même. Se laisser griser par le phénomène, puis ne pas se sentir à la hauteur, apprendre ensuite à le maîtriser pour venir en aide aux personnes de son entourage… ce sont les différentes étapes qui ont jonché la destinée hors du commun de Molly.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Pauline Puyenchet pour l’envoi de son roman Prête-moi ton rêve. Roman court, il se lit très rapidement. On est dans un monde fantastique où le personnage principal, Molly, a la capacité de voyager dans les rêves des gens qui l’apprécient. Ma lecture n’est pas un coup de cœur mais j’ai passé un moment de lecture rapide et agréable.

~ Le sentiment de rapidité ~

Le PDF envoyé fait 80 pages. C’est donc un roman très court et pourtant il se passe une multitude de choses. On passe du coq à l’âne et je trouve que Molly, touchée par certains événements, passe vite à autre chose.

Les thématiques abordées sont sérieuses : alcool, abus, boulimie mais aussi racisme et manque de confiance en soi par exemple. Si le roman se veut positif, il reste quand même à retravailler pour moi sur certains points.

Les chapitres sont très courts, ce qui permet d’avoir une lecture dynamique mais j’ai trouvé qu’il y avait peut-être un peu trop d’information pour le nombre de pages.

~ L’intrigue et construction narrative ~

J’ai trouvé cela très sympathique ! L’idée de voyager dans les rêves, j’ai trouvé ça cool ! Molly est un personnage très sympathique : elle est gentille, douce et peut être un peu naïve. Son but ? Etre appréciée des gens pour pouvoir filer en douce dans leurs rêves pour en savoir plus sur eux. La curiosité de cette adolescente m’a énormément plu. Quel culot ! Mais, qu’on se le dise, on aurait tous fait pareil !

Molly est donc notre personnage principal. C’est un bon personnage qui est bien construit. Elle tient l’intrigue à bout de bras et nous propose une aventure très sympathique, qui sort de ce que l’on peut lire habituellement dans le genre fantastique.

Destiné à un public plutôt jeune, il se lit quand même bien de l’autre côté de la barrière ! Vieux lecteurs, il peut aussi vous plaire.

Petit point qui m’a aussi dérangé. Il n’y a pas de dialogue, que de la narration et quelques paroles rapportées directement. Je pense que ce roman gagnerait en rythme en étant un peu dialogué quand même.

~ Les personnages ~

Pauline Puyenchet fait le choix de nous proposer une petite bande d’amis. Ainsi, Molly qui avait peur d’être seule se retrouve avec Valentin, son ami de toujours et collègue de piano, mais aussi Suzon, la jeune demoiselle mal dans sa peau qui a du mal à s’ouvrir aux autres ainsi que Martial le sportif et Dolores la fougueuse.

Molly est la seule qui peut voir dans les rêves des autres. Cela n’empêche pas la demoiselle de se livrer à son ami Valentin sur son secret. Ainsi, il va l’aider à faire le bien grâce à son don. C’est plutôt une bonne idée qui vient donner un second souffle à l’intrigue proposée.

Si j’ai apprécié Suzon et Valentin, je n’ai pas su m’identifier à Martial et Dolores qui sont un peu trop « lycéens foufous » pour moi. C’est clairement le genre de personnes que je fuis. Cependant, l’auteure nous propose une belle leçon de vie sur l’acceptation et la tolérance.

~ La plume de Pauline Puyenchet ~

Si j’ai essuyé quelques petites maladresses dans la plume, je reste convaincue que Pauline Puyenchet est une auteure talentueuse. Sa plume transmet tellement d’émotions que l’on se rend rapidement compte qu’elle met sa plume au service de la tolérance, de l’acceptation et de l’amitié. On ne véhicule que de bonnes choses dans ce roman.

Pour en revenir à un petit débat qu’il a pu y avoir sur la page facebook du blog, j’ai eu un petit souci avec une phrase « Elle était jolie malgré ses rondeurs. ». Oui, j’ai trouvé cela très maladroit. Oui, c’est difficile pour une lectrice (ou lecteur !) adolescente de faire la part des choses entre les paroles d’un personnage et la plume d’un auteur. Avant que ça n’aille plus loin (et surtout trop loin), je tenais à préciser que l’auteure n’est pas le personnage et que cela ne véhicule pas les pensées profondes de l’auteure. C’est à nous, grands lecteurs, de savoir faire la part des choses. Il est évident qu’en 2019, je ne peux pas lire ça sans lever les bras au ciel parce que je sais à quel point ça peut faire mal. En revanche, je mets mes chroniques au service des auteurs et des livres. En AUCUN cas, je ne me permets de juger Pauline qui a fait un travail remarquable avec Prête-moi ton rêve. C’est une simple maladresse pour moi et cela ne va pas plus loin.

Voilà un roman à mettre dans les mains des plus jeunes comme des plus vieux pour un petit moment de lecture sympathique qui permet de décrocher un peu de la réalité pour plonger dans un monde de rêve.

Pauline Puyenchet décrit avec réalisme, des passages de la vie adolescente que l’on a tous connu. Bravo à elle pour ce roman.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Voyager dans les rêves des autres, trop cool !
  • Une plume pleine de bonnes intentions
  • Des messages de tolérance et d’acceptation qui sont forts

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