Les larmes de Shiva de César Mallorqui

124040897.pngRésumé :  » Tout a commencé par une énigme : le mystère d’un collier d’une valeur inestimable, égaré durant sept décennies. Les Larmes de Shiva. Il donna lieu à des vengeances terribles, à des amours interdites, et à d’étranges disparitions.  » Cet été, Javier, 15 ans, est envoyé dans la villa de sa tante. Là-bas, il y découvre l’histoire de son aïeule, Beatriz. Disparue soixante-dix ans auparavant, la veille de son mariage, elle a emporté avec elle les Larmes de Shiva, déclenchant une querelle familiale sans précédent. Lorsque le fantôme de son ancêtre lui apparaît, Javier est prêt à tout pour enfin rétablir la vérité… une vérité que l’on a voulu faire taire à jamais.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie les éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce roman. Petit roman espagnol plein de promesses, j’ai vécu une aventure avec des hauts et des bas. J’en ressors contente de l’avoir terminé malgré les petits bémols.

~ Les personnages ~

On fait la rencontre de Javier, un jeune homme de 15 ans qui, suite à la maladie de son père, se voit obligé de quitter sa maison, le temps d’un été pour que tout rentre dans l’ordre. Le voilà catapulté à Santander dans la famille de la sœur de sa mère avec un oncle débrouillard et très sympathique, sa tante adorable et ses quatre mystérieuses cousines.

Livre court, cela permet de planter le décor assez rapidement. Je vous avoue que j’ai eu un peu de mal à me mettre dans ma lecture. Cependant, ce n’est pas vraiment ce qui m’a posé le plus problème dans cette lecture.

Les personnages sont nombreux et assez sympathiques à découvrir. J’en ai aimé certains, d’autres moins, mais ça, c’est le jeu. Javier est le narrateur de l’histoire. Un narrateur adulte qui se souvient de l’été particulier qu’il a vécu à quinze ans. J’ai trouvé l’idée sympathique.

L’idée du pitch est super agréable et nous propose un voyage assez sympathique au final. Le résumé est très attirant et franchement, j’avais envie de me plonger dans l’histoire.

Les quatre cousines de Javier sont des sœurs soudées malgré le fait qu’elles soient toutes les quatre très différentes. Elles ont toutes de jolis prénoms aux consonances ibériques et florales : Violeta, Rosa, Margareta et Acuzena (Violette, Rose, Margueritte et Lys). J’ai beaucoup apprécié le personnage de Violeta. C’est une leader, une courageuse, elle n’a pas peur de dire ce qu’elle pense et ne se laisse pas marcher sur les pieds. J’ai trouvé qu’elle formait un beau duo avec Javier qui est plutôt suiveur. Il ne manque pas de courage mais il a du mal à trouver sa place dans sa famille.

~ Un roman qui nous fait voyager dans le temps ~

Trois périodes sont à souligner dans ce texte : 1901, la période où Beatriz vivait, 1969, la période de lété des 15 ans de Javier ainsi qu’aujourd’hui puisque Javier nous raconte son histoire. J’ai trouvé le regard du narrateur sur chaque période très sympathique. Il essaye de comprendre, de vivre en ayant un regard vers l’avenir ! La télévision est encore compliquée à trouver, on est plus dans des moments oisifs : discussions, lectures, promenades. Les temps sont en train de changer mais il faut quand même se dire que les années 1960 en Espagne, ce n’est pas l’éclate ! Franco et sa dictature règnent, les espagnols se taisent. 1969 est une année importante, une ouverture sur le monde et l’espace. Javier semble en être conscient, ce jeune homme se révèle être plein de surprises.

~ Un secret de famille ~

J’avoue que c’est ce qui m’a le plus plu dans ce résumé, ce secret de famille. J’avais tellement de questions à ce sujet, qui ont toutes trouvées des réponses d’ailleurs.

Violeta et Javier partent à la découverte du secret de famille qui sème la discorde depuis plus de 50 ans dans leur famille. Beatriz, leur aïeule, la paria de la famille a fui un mariage en emportant avec elle les larmes de Shiva : ce collier somptueux offert par la richissime famille de son fiancé. Tout au long du texte, on va en apprendre de plus en plus au sujet de cette femme, de cette fuite et de ce passé pas forcément aussi simple que ce que l’on peut penser.

Au début de la chronique, je vous disais avec j’avais pris un peu de temps avant de me mettre dans ma lecture. J’ai trouvé que le rythme (qui reste quand même longuet) s’accélérai vraiment à partir du moment où l’histoire de Beatriz était évoquée. Pour moi, les révélations finales restent communes, je n’ai pas eu de surprise. Dommage pour ce point.

~ La plume de l’auteur ~

Je suis ravie d’avoir fait une nouvelle découverte ! Je ne connaissais pas l’auteur et franchement, il m’a emmené avec lui et ses personnages dans son histoire. Les décors sont saisissants, j’ai adoré me retrouver en Espagne le temps de ma lecture.

La plume est très sympathique mais, franchement, des fois la plume devient un peu pompeuse. Un livre destiné aux adolescents, jeunes lecteurs, avec des mots que moi-même je ne connaissais pas alors que je suis une adulte, le nez fourré dans les livres et qui sors d’études littéraires. Ok, je ne connais pas tout, ça c’est clair. Mais franchement, j’ai dû noter au moins cinq mots inconnus au bataillon. Traduction ? Plume ? Je ne saurais dire mais j’avoue que parfois, je me suis demandée ce qui se passait.

Cela pourrait s’expliquer par le fait que ce soit un Javier plus âgé qui parle mais cela ne rend pas justice au personnage de quinze ans qui passe un peu pour un papi avec des expressions désuètes par moments.

C’est une lecture sympathique, à lire en été sur la plage. Elle m’a plu sur beaucoup de points mais j’ai quand même pu souligner quelques bémols.

Les – :

  • Une lenteur dans le roman : on est vraiment sur un rythme lent.
  • La plume un peu trop pompeuse, pour moi, par moments.
  • Une fin un peu attendue

Les + :

  • Le duo Violeta/Javier
  • La plume de l’auteur et le fait qu’il sache nous embarquer dans son histoire.
  • Les décors sublimes proposés.
  • Le secret de famille
  • Tout ce qui touche à l’histoire de l’Espagne dans les années 1960/1970 à ne pas oublier.

3

14 réflexions sur “Les larmes de Shiva de César Mallorqui

  1. Dommage que ton avis soit mitigé ! On dirait un peu de Carlos Ruiz Zafon donc je me serais lancée, mais du coup je vais passer mon chemin, je n’aime pas les romans qui ne sont pas rythmés.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s