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Sex Doll de Danielle Thiéry

CVT_Sex-Doll_8054Résumé : À Paris, l’ouverture d’un hôtel de passe 2.0, dont les pensionnaires sont des poupées en silicone, ne fait pas l’unanimité. Son jeune propriétaire, précurseur sur le marché du sexe, n’avait pas imaginé les réactions violentes que sa start-up provoquerait … Dans le même temps, l’Office, dirigé par le commissaire Marion, est confronté à une série de meurtres atroces. Trois femmes sont retrouvées mutilées, des parties de leur corps trafiquées afin d’en faire des créatures parfaites. La psycho-criminologue Alix de Clavery, dont l’expertise est indispensable sur ce dossier, a mystérieusement disparu. Si Marion devine que ces affaires sont liées, elle n’imagine pas à quel point. De Paris au Japon, elle traque ce Docteur X qui l’obsède depuis quinze ans. 

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Gilles Paris ainsi que toute son équipe pour l’envoi de ce roman. Je remercie aussi les éditions Flammarion pour ce roman qui me faisait de l’œil. J’avoue que j’étais assez curieuse de découvrir l’auteure évoluer dans une nouvelle enquête. J’avais lu, à l’époque, Féroce de Danielle Thiéry et cela m’avait beaucoup plu !

La sexualité 2.0 au cœur du roman

J’avoue que je savais très bien à quoi m’attendre avec ce titre évocateur. Le sexe est au cœur du roman. Cependant, il ne l’est pas comme on peut le trouver dans le genre New Adult. Ici, l’auteure fait le pari de parler de sexe à travers la technologie et les poupées. Franchement, cela fait froid dans le dos. Poupées ultra réaliste en silicone, elles sont parfaites pour les hommes en quête de la perfection. En effet, elles sont bonnement parfaites ! Belles, silencieuses et dociles. Quel bonheur pour ces hommes !

Les personnages

On retrouve Edwige Marion que l’on avait rencontré dans Féroce. J’ai apprécié la retrouver. On l’avait laissé dans un sale état à la fin de la lecture de Féroce. Cependant, Edwige montre encore une fois sa force : elle ne s’est pas laissée abattre et avance dans la vie malgré les séquelles.

Cette aventure est un peu particulière puisque l’une des victimes est connue par Edwige.

Personnage fort, j’ai apprécié la suivre avec son équipe au cœur de cette enquête à couper le souffle.

Personnage aussi important pour ce roman c’est Martin Brand. Il est le propriétaire du XDoll 2.0 où l’on peut trouver les poupées en silicone dont je parle ci-dessus. Personne qui mise tout dans les nouvelles technologies, il est confiant : son entreprise est sur la route de la gloire lorsque l’un de ses clients explose en plein vol lors d’une sexcapade avec une poupée…

L’intrigue

J’avoue que cette enquête m’a tenu en haleine. Cependant, il m’a manqué quelque chose durant ma lecture : le voyage au Japon !!! Lieu de naissance des poupées en question, j’espérais partir là-bas. De plus, le fait qu’on en parle dans la quatrième de couverture était vraiment très sympathique et c’est un des points pour lesquels j’avais envie de lire le roman.

En soi l’intrigue est très digne d’intérêt. On a un grand malade en cavale. Tous les quatre du mois, un meurtre a lieu, un nouveau cadavre sur les bras, l’équipe d’Edwige Marion est aux aguets ! Haletante, pleine de rebondissement et de dynamisme, je n’ai pas su lâcher cette enquête. Cela se lit rapidement.

La plume de Danielle Thiéry

Je suis vraiment contente d’avoir fait le choix de poursuivre mon aventure dans l’univers de l’auteure. Je suis fan, j’aime beaucoup ce qu’elle propose et la diversité dans laquelle elle évolue et exerce. Il y a une réserve, une sorte de pudeur dans cette violence qui fait qu’elle peut tout dire sans choquer son lectorat, c’est une plume exceptionnelle que je vous conseille de découvrir le plus rapidement possible si vous n’avez jamais mis votre nez dans les romans de l’auteure !

Les – :

  • Le fait de ne pas avoir voyagé au Japon, quel dommage !

Les + :

  • Le retour d’Edwige Marion, j’apprécie cela ! On a une continuité dans les personnages mais un renouvellement dans l’intrigue.
  • La plume de l’auteure que j’apprécie énormément
  • L’univers proposé : choquant, violent mais très bien maîtrisé

4

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Le syndrome du morveux – David Ruiz Martin

51g0Mlx2GTL._SX326_BO1,204,203,200_Résumé : Un forcené enlève quatre personnes. Pas de traces, pas de demande de rançon. A priori, aucun lien entre eux. A priori. Mais quand le kidnappeur, fou à lier et accro à la coke, se mue en bourreau, les langues se délient dans la douleur, froide, assassine. Dans ce huis clos infernal, les horreurs du passé se confondent bientôt avec la folie du présent. Le spectre d’une vengeance se dessine alors, tandis que tous prennent lentement conscience d’une chose : Mort ou vif, personne n’en sortira indemne…

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie David Ruiz Martin pour l’envoi de son roman en service presse. Encore une fois, ma mémoire de poisson rouge doublée de celle d’une linotte a encore frappé. En faisant le tour de ma bibliothèque pour essayer de ranger un peu, je suis tombée sur les romans de David. Avec un brin de nostalgie, j’ai commencé à feuilleter Que les murs nous gardent et là… PAF je tombe sur le syndrome du morveux. Epoque où je n’écrivais pas encore dans un carnet, je comptais sur ma mémoire pour me rappeler les romans que j’avais à lire… GRAVE ERREUR ! C’est donc avec une petite année de retard (purée, j’ai honte) que je vous parle du roman Le syndrome du morveux.

Un univers glauque

Pouah. Quelle tension ! J’avais envie de commencer ce roman bien que le titre évocateur et la couverture montraient clairement qu’un ou plusieurs enfants allaient être dans l’intrigue. Quand on parle de thriller et d’enfant, généralement, ça me fait fuir. J’avais tellement passé un bon moment avec les deux autres romans de David que je suis passée au-delà de mon ressenti. J’ai bien fait. David nous offre ici un univers pesant, lourd où le glauque se mélange à la violence et à la manipulation. Bref, amis fan de Thriller, vous pouvez vous lancer dans la lecture.

Les personnages

J’avoue qu’ils sont le point fort de ma lecture. Je ne suis pas forcément fan des kidnappings ainsi que des huis clos alors les personnages m’ont été d’une grande aide pour savoir apprécier ma lecture comme je le voulais.

C’est indéniable : les personnages sont très bien travaillés et les psychologies finement détaillées. On s’attache plus facilement aux quatre personnes qui sont kidnappées. On rentre plus facilement dans la tête du kidnappeur, bref, c’est assez bien maitrisé !

L’intrigue et la plume

Là où l’auteur est très intelligent, c’est dans la construction de l’intrigue. En effet, j’ai trouvé stupéfiant l’histoire qu’il nous raconte. Il m’est un peu compliqué de dissocier l’intrigue de la plume ici pour la simple et bonne raison que c’est la plume qui rend l’intrigue aussi satisfaisante à découvrir. David Ruiz Martin nous envoie directement dans un univers où la vengeance est la pièce maitresse. Au départ, on peut se demander ce qui se passe, pourquoi ces quatre personnes, qu’ont-elles en commun… Puis l’auteur nous dévoile petit à petit l’histoire, ce qui pousse le forcené à kidnapper, torturer et violenter ses victimes.

La plume est très bonne ! Franchement, j’ai retrouvé ce que j’apprécie dans l’univers de David Ruiz Martin. On se prend limite de sympathie pour le méchant dans cette histoire.

Le petit point négatif

Je suis désolée de devoir le souligner mais il y a beaucoup trop de fautes de frappe et d’orthographe dans ce texte. Autant, je sais que l’auto édition est un peu plus complexe en termes de relecture et d’investissement mais là elles sont beaucoup trop nombreuses.

Les – :

  • Une orthographe trop approximative et des fautes de frappe trop présentes.

Les + :

  • Un thriller captivant qui tient ses promesses.
  • Des personnages saisissant
  • Une plume excellente !

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From the past – Tome 1 : Adaptation de Lauren Peretti

téléchargement.jpgRésumé : Belmont Massachussetts, 1955. Livia a dix-sept ans. Etouffée par les angoisses de son père, elle rêve d’émancipation. Mais, alors que pour la première fois, elle est autorisée à sortir avec ses amis pour voir le succès annoncé de la Fureur de Vivre, Livia perd subitement connaissance. Quand elle se réveille, 59 ans se sont écoulés mais elle a toujours 17 ans? Surtout, elle possède d’inquiétantes capacités inexpliquées. Aidée par Kate, neurologue chevronnée, Livia parviendra à s’échapper de FitcherTeck qui la tient captive. Meurtrie par la perte des siens, elle devra relever plus d’un défi : rattraper près de soixante ans d’histoire, de technologie et d’évolutions sociales et culturelles, maîtriser ses nouvelles capacités mais, surtout, découvrir ce qu’il lui est arrivé, le tout sous la menace de FitcherTeck, organisation sans scrupule qui met tout en oeuvre pour la retrouver. Dans sa fuite vers son destin, Livia découvrira l’amour avec le beau William, fils naturel de Kate abandonné à la naissance, lui-même brisé par la vie. Ensemble, ils tenteront de se reconstruire.

~ Lecture PDAI ~

Mon avis : Je remercie le Prix Des Auteurs Inconnus pour l’envoi de cette lecture qui vient clôturer ma participation à ce formidable prix pour cette année. Je termine donc avec une lecture dans la catégorie « Young Adult »

Un début assez compliqué

Je ne vous le cache pas, ce roman ne faisait pas partie de ma sélection parce que le sujet et la couverture ne me plaisent pas forcément. Je sais qu’on ne doit pas juger un roman à sa couverture mais j’avoue que ce qu’elle me laisser présager de cette lecture ne m’attirait pas vraiment. J’ai donc eu du mal à débuter ma lecture et à me laisser porter par l’histoire. Tout ce qui est lié au futur, au voyage temporel, c’est vraiment compliqué pour moi. Cependant, je ne me suis pas laisser abattre et j’ai entamé ma lecture.

Si le début est un peu longuet pour moi, j’avoue que la lecture n’a pas été aussi fastidieuse que ce que je pensais. L’auteure prend un peu de temps pour mettre en place sa saga, c’est compréhensible mais j’ai trouvé quelques longueurs.

Les personnages

On fait la rencontre de Livia. Livia a 17 ans et ne supporte plus être enfermée dans sa maison. Son père est très protecteur et ne la laisse pas sortir. Ses copines ayant une vie moins surveillée et stricte, elle ne rêve que d’une chose : l’émancipation.

Livia est un personnage que j’ai apprécié. En effet, on découvre une jeune femme forte et courageuse. Elle ne laisse pas tomber et veut comprendre ce qui a bien pu lui arriver. C’est vraiment un personnage sympathique à découvrir. Son évolution est affolante au fil des pages et j’avoue que, pour moi, c’est LE POINT FORT de ce premier tome. Je trouve qu’elle porte à bout de bras l’intrigue.

On fait aussi la rencontre de Kate dans une autre partie du roman. Lorsque Livia se réveille 59 ans après, elle doit s’accommoder à un monde qui n’est pas le sien. Kate, neurologue, va tout faire pour la sortir de ce cauchemar.

Deux époques

Vous l’avez surement compris, on démarre notre lecture en 1955 et l’on atterrit en 2014. 41067534_10156785467017376_4907767977048276992_nDifférentes mœurs, différents modes de vie et Livie est entre tout cela. Elle n’a pas vieillit. Elle doit s’adapter à ce que le monde de 2014 lui offre. Kate est là pour l’aider et franchement, j’ai apprécié la relation qui se tisse entre les deux femmes. Livia est en difficulté pour ingérer toutes ces nouvelles choses. J’ai trouvé l’idée des cours très sympathique !

Une romance de trop ?

J’avoue que là, je n’ai pas trop compris l’utilité de la romance entre William et Livie. Je n’ai absolument pas adhérer à cette histoire. Peut-être qu’en développant cette histoire, cela peut ajouter quelque chose au roman mais là, j’ai trouvé cela de trop… Dommage ! Je suis fan de romance mais, ici, j’ai trouvé que ce n’était pas très utile.

L’intrigue

Je ne pense pas que je dois vous en parler étant donné que le résumé le fait déjà très bien. Cependant, en parlant du résumé, je trouvé qu’il est un peu trop long et explicite. Pourquoi ne pas garder le secret sur William ? Quand j’ai un résumé ainsi, il est inutile pour moi de vous en parler plus… Tout est dit !

La plume de Lauren Peretti

Si je n’étais pas forcément attirée par ce roman, j’avoue que j’ai quand même apprécié l’histoire. Bon, oui, il y a quelques bémols pour moi mais j’avoue que j’ai quand même pris plaisir à suivre la vie de Livia. La plume de Laurent Peretti est très sympathique. Je pense que j’apprécierai la retrouver dans une autre lecture.

La plume est belle, rythmée et apporte beaucoup de dynamisme à l’histoire. On ne s’ennuie pas. C’est vrai que le début est un peu long mais une fois l’intrigue mise en place, le lecteur ne s’ennuie pas.

Les – :

  • Un démarrage un peu long
  • Une histoire d’amour trop rapide
  • Un résumé trop explicite

Les + :

  • La plume de l’auteur
  • L’histoire qui m’a plu dans sa globalité
  • Les différences soulignées entre les deux époques
  • La relation entre Livia et Kate
  • Le personnage de Kate

3

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La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane – Abby Clements

512JUK8vxML._SX303_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : À Brighton, la vie d’Anna s’organise enfin. Elle est épanouie dans sa vie professionnelle et vient d’acheter un appartement avec son petit-ami. Quant à Imogène, sa globe-trotteuse de sœur, elle vient de poser ses affaires dans un petit coin de paradis thaïlandais pour poursuivre son projet photographique. La mort soudaine de Viviane, leur grand-mère adorée, va bouleverser leur destin. Anna et Imogène héritent de sa boutique de crèmes glacées, située à Brighton. Les deux sœurs relèvent le défi et reprennent ensemble la boutique – véritable lieu de vie, de rencontres et de surprises, qu’elles chérissent. Une chose est sûre… leur été ne sera plus jamais pareil !

~ Lecture personnelle ~

Mon avis : J’ai complètement craqué pour la couverture. J’avoue que j’ai mes périodes pour ce genre, ayant acheté un roman d’Abby Clements récemment, j’ai décidé de vous parler de ma première rencontre avec elle.

Les personnages

J’avoue que ce que j’ai apprécié, c’est la relation entre Anna et Viviane. Ce sont une petite-fille et sa grand-mère. La relation est quasiment fusionnelle, elle est belle, pleine de secrets et de sourire. Je pense que c’est ce qui m’a permis d’accrocher très rapidement au personnage d’Anna.

Anna est un personnage qui m’a plu parce qu’elle me ressemble beaucoup. Elle est une de ces personnes qui veut toujours faire plaisir aux autres en s’oubliant un peu (oui, je suis comme ça, na !). Elle est courageuse et ne rechigne pas à faire des heures supplémentaires pour pouvoir travailler sereinement. Elle a beaucoup d’idées. C’est une très belle personne.

Anna a une sœur. Imogène est une jeune femme très différente de sa sœur. Si l’une est plutôt casanière et aime sa petite vie tranquille, l’autre déborde d’énergie et ne tient pas en place. Elle voyage partout dans le monde et ne sait pas se poser. J’ai eu un peu plus de mal avec le personnage d’Imogène je dois dire. En effet, je pense que nos caractères ne vont pas ensemble. Ce qu’elle représente m’énerve. Elle fuit complètement les responsabilités et dès qu’elle peut, elle s’en va. J’ai un peu de mal avec cette manière de faire. Cependant, j’ai trouvé l’idée des sœurs très différentes très sympathiques, elles parviennent à se dompter.

On a aussi des personnages plus secondaires comme la famille des filles, le copain d’Anna et le bel italien rencontré lors d’un voyage…

L’histoire

J’avoue que j’ai apprécié l’idée des filles. Anna veut rendre hommage à sa grand-mère et rouvrir sa boutique de crèmes glacées. Pour cela, elle va travailler d’arrache-pied avec sa sœur pour redonner vie et forme à la boutique léguée après le décès de Viviane.

J’ai apprécié le voyage en Italie (où aller pour maitriser l’art de la glace à part en Italie ? ;)) Abby Clements nous fait voyager à travers ses mots et ses descriptions à couper le souffle. Que ce soit à Brighton ou en Italie, le voyage vaut le détour. On s’installe délicieusement dans une lecture qui est rapide et très agréable.

La plume d’Abby Clements

En voilà une jolie plume parfaite pour l’été ! Franchement, c’est doux, beau et très agréable à lire. Une fois dans la lecture, j’ai eu du mal à reposer mon roman. C’était très sympathique de découvrir cette plume que j’ai adoré ! Ce roman représente tout ce que je demande d’une lecture : passer un bon moment ! Le pari est tenu. J’ai hâte de me replonger dans un roman de cette auteure. La suite de cette histoire m’attend, j’espère que j’aurais le temps de la lire très rapidement.

Preuve que ce roman est très sympathique : je l’ai lu il y a au moins 5 mois et j’ai encore l’histoire en tête. Magique non ? 😉

Les – :

  • Le personnage d’Imogène que j’ai trouvé désagréable.

Les + :

  • Le personnage d’Anna
  • La relation entre Anna et sa grand-mère
  • La plume d’Abby Clements
  • Les descriptions dans cette jolie histoire

4

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D’ici là, porte-toi bien – Carène Ponte

51HFs8qnfrL._SX195_.jpgRésumé : Le meilleur moyen d’alléger ses peines, c’est encore de les partager. Avec son sable fin et son ciel azur, l’Avenue du Parc Resort and Spa est l’endroit idéal pour se remettre d’un coup dur. À condition de donner sa chance à la chance. Alors que Samya tente de pardonner l’adultère de son mari, Alison aimerait oublier qu’elle s’est fait plaquer au pied de l’autel. Jessie s’est excusée mille fois pour le chat et le lave-linge, mais Jérémy est à bout : une pause s’impose. Apolline rêve d’un enfant qui ne vient pas. Quant à Mia, dix-neuf ans et déjà maman, elle se voit rejetée par sa famille. Geneviève, elle, perd peu à peu la mémoire. Ensemble, elles vont libérer leurs émotions et s’apporter un soutien inattendu. Avec au bout du chemin, un gain inestimable : l’espoir.

~ Service presse ~ 

Mon avis : Je remercie les éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce roman qui m’a beaucoup plus. J’avais pu rencontrer la plume de Carène Ponte l’année dernière avec son roman avec des si et des peut être et j’avais franchement accroché à sa plume. Lorsque Camille, la gentille personne qui s’occupe des services presse, a proposé ce roman, j’ai foncé sans même lire le résumé.

Un petit tour dans un camping de luxe

L’élément dans lequel on évolue me plait énormément : les vacances ! Quel bonheur. Moi qui, en ce moment, voudrais bien partir au soleil, j’ai pris mon pied en m’installant, le temps de ma lecture, au soleil, dans un luxe incroyable. Piscine, cocktail, balades, mer et fariente m’ont beaucoup plu !

Les personnages

J’ai trouvé assez original ce concept : on mélange des personnages de divers horizons pour leur faire passer des vacances au même endroit. Ainsi, on a pu faire la rencondre de Jessie, Allison, Apolline, Mia, Geneviève et Samya. Ces six femmes ont un âge différent, une histoire différente, des problèmes différents.  Samya essaye de gérer l’adultère au mieux, Apolline ne veut pas abandonner son rêve d’avoir un enfant, Geneviève se bat contre une mémoire qui défaille, Jessie a une vie un peu trop organisée et son mari étouffe, Allison s’est faite plaquée devant l’autel et Mia essaye de gérer au mieux son nouveau rôle de mère.

Les six personnages m’ont énormément plu. J’ai apprécié le fait que les personnages se croisent et deviennent amies. Le seul petit bémol pour moi, c’est le fait d’avoir fait des duos. J’aurais apprécié qu’elles se rencontrent toutes les six, qu’elles se croisent et qu’elles partagent toutes ensemble quelques petites choses. Cependant, cela n’a pas altérer mon rythme de lecture

L’intrigue

L’auteure nous propose plusieurs situations délicates que les gens peuvent rencontrer dans la vie. En effet, ce sont des problèmes que l’on peut tous avoir dans la vie : l’adultère, la maladie, la grossesse jeune ou l’absence de cette dernière, une vie professionnelle qui passe avant la vie personnelle ou l’absence de sentiments amoureux. C’est assez dévastateur mais je trouve que Carène Ponte a choisi intelligemment des problèmes qui toucheront beaucoup de gens parce qu’ils l’ont déjà vécus ou même ou dans l’entourage proche.

La plume de Carène Ponte

Ce que j’ai apprécié ici, c’est le fait que Carène Ponte nous dépeint la réalité. Non, on ne 20100628104007michellafonnous vend pas du « ils vécurent heureux » non. Loin de là. Carène nous claque la vérité sous le nez de manière brute. J’ai trouvé cela intelligent et percutant. Néanmoins, cela n’enlève en rien le fait que la lecture soit une lecture très sympathique à découvrir. Le cadre assez relax nous fait oublier que, parfois, la vie peut être capricieuse. C’est avec humour, douceur et un talent certain que Carène Ponte nous raconte ces histoires percutantes qui nous font passer un bon moment de lecture. La plume est toujours aussi divertissante, drôle et attachante. Je pense que la plume est à la hauteur de l’auteure.

Les – :

  • Un léger bémol au sujet des personnages. J’aurais aimé plus de rencontres différentes.

Les + :

  • Les six personnages forts que l’on rencontre.
  • Les thématiques abordées.
  • Les décors incroyables qui donnent envie de partir en vacances
  • La plume de l’auteure.

4

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Angeline : les tourments du passé – C. Meyer

xcover-3038.jpgRésumé : Une nuit d’été, un dîner qui se termine… Simon fête son installation dans la propriété de ses grands-parents. Il y a passé ses plus belles vacances lorsqu’il était adolescent. Une rencontre fortuite avec Angeline à la sortie du restaurant et ce sont deux destins qui s’en trouvent bouleversés. Lors du décès de sa mère, une religieuse ayant renoncé à ses vœux pour la voir grandir, cette jeune femme de 18 ans à peine va récupérer des documents qui révéleront, en partie seulement, un lourd et épouvantable secret familial. Pas à pas, elle va reconstituer ce passé tumultueux où les événements dramatiques côtoient l’inimaginable.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie C. Meyer pour la gentille proposition faite via la plateforme SimPlement. Je suis toujours très heureuse de trouver des demandes d’auteurs sur mon profil. C’est vrai que je ne peux répondre à tout le monde mais quand j’ai l’opportunité de rencontrer une nouvelle plume et un nouvel univers, je suis toujours preneuse !

Entre passé et présent

C’est ce qui m’a énormément plu dans ce roman. Le lien inévitable entre le passé et le présent. L’auteur mise tout sur le fait que l’individu ne peut se comprendre et accepter les choses qu’en connaissant son passé et celui de sa sphère familiale. J’ai trouvé cette quête identitaire et ce questionnement très intéressant.

Je reste plutôt d’accord avec ça. On a besoin du passé pour se construire son identité, définir ses valeurs. On a besoin d’un passé collectif mais aussi d’un passé plus personnel. Ainsi, les convictions se dessinent dans nos vies.

Les personnages

Deux personnages sortent du lot et mènent l’histoire. Ainsi, Angeline et Simon sont deux personnages que j’ai adoré découvrir. J’ai trouvé que les deux se complétaient et portaient l’histoire sur leurs épaules. On a deux personnages qui s’aident, qui essayent de comprendre leurs passés pour pouvoir aborder l’avenir plus sereinement.

Simon est un personnage que j’ai apprécié par sa simplicité et sa bienveillance. Il n’hésite pas à aider les autres. J’ai apprécié cette relation qui se créée très rapidement et qui est vraiment crédible.

La couverture illustre très bien le personnage d’Angeline. Un côté clair et un côté dans l’ombre. Ainsi, on comprend qu’elle ne sait pas tout, qu’il y a encore des zones d’ombre dans sa vie. Son regard est franc, non fuyant : elle veut savoir et fera tout pour y parvenir. La partie craquelée montre aussi qu’Angeline est une femme qui a souffert et qui souffre toujours : quelque chose est brisé et elle cherche des réponses.

Je trouve la couverture très poétique, belle et évocatrice de beaucoup de choses. C’est assez porteur de sens finalement, j’ai eu l’impression de connaitre Angeline avant même d’avoir ouvert ce roman.

La plume de C. Meyer

Je fais un plus gros paragraphe sur la plume de l’auteur parce que je me dois de parler d’un choix narratif : le lecteur est spectateur. Le choix d’une narration externe est sympathique de temps en temps mais je ne suis pas forcément hyper fan dans ce genre de romans. Je pense que je me serai sentie plus proche d’Angeline si la narration avait été interne, du point de vue d’Angeline.

J’ai trouvé les descriptions très sympathiques. En effet, les décors, les ambiances, les psychologies des personnages sont extrêmement minutieuses et pointilleuses : cela permet au lecteur de s’immerger dans un univers que l’on n’a pas forcément envie de quitter.

Je salue donc une très belle plume qui permet au lecteur de s’immerger dans une histoire assez sympathique. La quête identitaire, les secrets, l’amitié sont au rendez-vous. C’est un roman qui pourra être lu par beaucoup de lecteurs tant il saura toucher un panel varié par les sujets abordés.

Les – :

  • Le choix de la narration

Les + :

  • Simon & Angeline
  • La couverture évocatrice, qui nous rend curieuse
  • La plume de l’auteur
  • Les thématiques abordées.

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Le dernier chant d’Orphée – Robert Silverberg

téléchargement.jpgRésumé : On dit qu’il pouvait, par son chant, charmer les animaux et les arbres, sa voix fit chavirer les sirènes elles-mêmes. Mais son coeur appartenait à Eurydice, et lorsque la mort vint la lui ravir, Orphée se présenta aux portes des enfers, armé de sa seule lyre, afin de reprendre à Hadès l’âme de sa bien-aimée. Robert Silverberg est l’un des derniers maîtres de la science-fiction américaine. Mais c’est dans la veine de Gilgamesh, Roi d’Ourouk que l’auteur des Monades Urbaines et du Cycle de Majipoor revient pour cette réécriture épique du mythe d’Orphée. Un roman inédit qui est un véritable événement.

~ Service presse ~ 

Mon avis : Je remercie les éditions Actu SF pour l’envoi de ce roman. Encore une fois, je me suis retrouvée dans un roman classique qui a quelques années. Auteur à succès, il fait partie des plus importants en SFFF. J’étais donc heureuse de pouvoir me plonger dans un univers aussi mystérieux que séduisant.

Une référence mythologique appréciable

Je ne vous le cache pas, étant une grande fan de mythologie (et surtout la mythologie grecque), dès que j’ai vu le titre, j’ai tout de suite noté ce dernier. Le dernier chant d’Orphée est une novella assez prenante malgré quelques petites déceptions.

Qui dit Orphée dit : Eurydice, musique et toison d’Or. Si certains épisodes de la vie d’Orphée sont décrits avec une véritable minutie, certains épisodes sont eux très rapidement mis de côté pour passer à autre chose. J’ai trouvé que la relation entre Eurydice et Orphée était vraiment très rapide. On ne s’attarde pas sur les détails, on se retrouve avec une impression de relation express alors que si l’on peut citer un couple d’amants dans la mythologie grecque, dans la plupart des cas, c’est Orphée et Eurydice à qui l’on pense.

J’ai pris plaisir à redécouvrir ce mythe à travers la plume de Robert Silverberg même si pour moi, il aurait fallu quelques pages en plus pour apporter des détails qui manquent cruellement dans ce roman. Je reste un peu sur ma faim.

L’intrigue

On suit Orphée tout au long de sa vie : son ascension, ses aptitudes extraordinaires pour la musique, son amour pour Eurydice, sa descente aux enfers, la quête de la toison d’Or, sa fin auprès des Ménades. Bref, tout y passe plus ou moins vite, c’est assez sympathique à lire.

La lecture se passe assez bien : elle est très rapide, 120 pages, ça passe vite. On se retrouve donc avec une vie qui a un rythme assez soutenu, peut-être un peu trop par moments. On a une impression de rapidité durant notre lecture.

Le livre

Le livre se partage en trois parties : une préface, la novella et une longue interview de l’auteur. J’ai trouvé les informations complémentaires. C’est vraiment une très belle idée. Ainsi, on se rend compte du travail en amont de Robert Silverberg ainsi.

La plume

Je suis contente d’avoir fait la rencontre de cette plume. Elle est assez efficace : les faits sont expliqués de manière précise. Il y a des épisodes qui sont vraiment très minutieux. On sent, derrière la qualité de la plume, la culture de l’auteur. C’est phénoménal. J’ai trouvé que c’était vraiment un bel exercice littéraire.

Malgré les quelques bémols, je pense que c’est un auteur à lire dans différents univers qu’il propose. Ainsi on se retrouve avec un auteur qui s’inspire de la culture et des mythologies pour proposer de sacrées aventures aux lecteurs.

Les – :

  • Un effet de rapidité extrême sur certains épisodes de la vie d’Orphée.

Les + :

  • Les trois parties du roman
  • L’idée mythologique
  • La plume de l’auteur

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