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Ces oiseaux qu’on met en cage – Marjorie Levasseur

513U4Ob3bAL._SX331_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : SAMUEL, FABRICE, MANON, FRANCK, ANNE-LISE… Vu de l’extérieur, leur vie semble parfaite, mais doit-on toujours se fier aux apparences ? Un jour, arrive le geste de trop, l’événement qui fait dérailler la marche routinière du train de l’existence. Les masques tombent, le vernis craque. Au fil des rencontres, des tragédies, apparaît la nécessité pour ces jeunes gens et leur entourage d’évoluer, de retrouver une liberté perdue… D’ouvrir la cage, quel que soit le prix à payer.

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois l’équipe du prix des auteurs inconnus pour l’opportunité qu’elle m’a donné : j’ai pu lire ces oiseaux qu’on met en cage de Marjorie Levasseur.

C’est ma dernière lecture pour le prix. C’est donc avec un petit pincement au cœur que j’ai refermé le livre. Dans un premier temps parce que je clos mes lectures et dans un second temps parce que j’aurais du me lancer dans ce roman bien avant et ne pas le laisser trainer dans les derniers.

Dans un premier temps, j’ai trouvé la couverture simple, belle et sobre. Elle dégage un sentiment certain de liberté entravé par cette cage, symbole de l’emprisonnement. Bref, deux sujets antithétiques qui m’ont plu.

Ce qui est saisissant dans un premier temps dans ce roman c’est la précision des caractères, la finesse des psychologies des différents personnages. Marjorie Levasseur nous montre ici que les nombreux personnages sont tous très différents et se battent face aux traumatismes qu’ils ont pu subir.

On touche des thèmes très durs et compliqués dans ce roman comme la violence physique et conjugale. On se retrouve dans une situation de traitement incroyable. En effet, on est face à des personnages qui subissent et réagissent à ces troubles, à ces violences, qui vivent avec des traumatismes. On a d’autres personnages qui restent impuissants face à ces personnes qui sont touchées. On se retrouve dans le camp des victimes et dans celui de ceux qui voudraient bien aider mais qui n’y parviennent pas forcément. C’est très intéressant de voir  que les quatre personnages principaux se croisent, agissent dans les histoires des autres, essayent, n’y parviennent pas.  La manière dont Marjorie Levasseur traite les informations est très intelligente. Elle nous permet d’être happés par cette histoire.

Les sujets traités sont graves, mais il est tout de même important d’en parler, de lire ce genre de romans. C’est bourré de finesse et très bien maitrisé.

Le changement de point de vue est assez sympathique. Ainsi, on peut se rendre compte des différentes manières d’appréhender les catastrophes que l’on peut avoir à subir dans notre quotidien. On se rend compte qu’elles ne sont pas forcément perçues de la même manière.

Toutes ces multitudes de caractères différents, cette intrigue prenante et cette manière d’expliquer les choses font que cette lecture est belle. Vous savez, maintenant, à quel point je suis sensible. Ce roman est un roman coup de point pour les différents termes qu’il aborde. Cependant, les sujets sont peut être un peu trop difficiles pour moi, j’ai du faire une pause dans ma lecture parce que c’était compliqué. Ici, c’est un « point négatif » que j’ai pu trouver à ce roman.

La plume de Marjorie Levasseur est exceptionnelle. Elle nous transporte dans son monde dès les premiers mots. Elle véhicule beaucoup d’émotions diverses qui font que nous, lecteurs, on s’installe rapidement dans l’histoire racontée.

Les – :

  • Des sujets un peu trop durs à lire pour moi.

Les + :

  • Une plume excellente que j’espère recroiser un jour.
  • Des personnages très différents.
  • Des émotions véhiculées à merveille.
  • Un roman coup de poing.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

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Forget-me-not – AJ Debove

51T+FQYqx5L._SX195_.jpgRésumé : Joseph et Marine Verdier reçoivent leurs cinq enfants, adultes, pour les vacances d’été. Les retrouvailles annuelles sont pour eux l’occasion de se replonger dans des souvenirs sans cesse revisités. Dans cette famille, marquée par un conservatisme fort, chaque enfant a su intégrer ou se défaire des conventions, à sa manière : Victoire, s’est réfugiée dans un enthousiasme factice permanent, censé combler une vie où la perfection résonne souvent dans le vide ; Amaury, misogyne congénital, fait peser le poids de son mal-être sur les autres ; Guilhem, soucieux d’être aimé des siens n’hésite pas à taire ses revendications et sa personnalité ; les jumeaux, Rosalie et Clément, exilés à Rome, se débattent avec les stigmates laissés par la désagrégation de l’image parentale ; l’un en refusant de quitter le giron de l’enfance, l’une en peinant à s’avouer heureuse dans une histoire d’amour qui la dépasse. Dans cette famille où tout se conjugue au singulier, les personnalités contradictoires peinent à s’accorder. Des failles, des non-dits, de la rancœur dans cette famille au sens large, mais un amour inconditionnel. Une saga familiale qui retrace l’itinéraire de chacun dans sa construction personnelle et met en relief la façon dont le conservatisme des uns pèse sur l’émancipation des autres.

Mon avis : Voici une des dernières chroniques pour le prix des auteurs inconnus. J’ai pu me lancer dans la lecture de ce roman que j’avais sélectionné pour le prix. Voici une lecture que j’ai appréciée, qui a du potentiel mais qui est cependant, jalonnée par des petits « couacs ».

On est de nouveau dans le cadre d’une lecture familiale assez intéressante. On est dans un huit clos où les protagonistes se connaissent tous depuis toujours puisqu’il s’agit d’une grande famille. Les parents, cinq enfants avec leurs enfants. Tous les étés, ils passent des vacances ensemble dans la maison familiale.

On a cinq enfants : Victoire, Amaury, Guilhem, Clément et Rosalie. Ils sont tous très différents mais attachants. Tous sauf Amaury qui m’a dégoûté tout au long du roman. C’est vraiment un « monsieur connard » qui voit le mal partout. Sa femme et ses enfants sont parfaits et le reste c’est inférieur. L’homosexualité de Guilhem est un sujet dont il ne faut pas parler, interdit dans la famille. Bref, on est dans une famille pleine de secrets, de souvenirs et j’ai pris plaisir à évoluer avec eux le temps des vacances.

J’ai apprécié le fait que la fratrie est soudée excepté Amaury qui est bien au dessus de 21558808_10155840743672376_432604085835244817_ntout cela.

J’ai aimé ce roman, cependant, j’ai tiqué, à plusieurs reprises, sur des fautes d’orthographe. Quel dommage ! Ma lecture est sympathique mais franchement : les fautes sont nombreuses et ça m’a un peu fait lever les yeux au ciel.

Le cadre géographique envoie du rêve, j’ai été charmé par les environs, le lac, la maison près du lac. L’auteure m’a donné envie de voyager. C’était très sympathique. La plume est belle, efficace et va droit au but : c’est ce qu’on aime !

L’intrigue de ce roman est simple mais très efficace. Moi qui suis issue d’une famille de cinq enfants, j’ai pris plaisir à imaginer mes frérots et ma sœurette dans cette situation. J’ai apprécié aussi que les conflits éclatent, qu’on essaye d’arrondir les angles pour garder la famille unie, des tentatives de réconciliation, des disputes. Bref comme dans une vraie famille.

La plume de A.J Debove est remarquable, une syntaxe forte et puissante qui nous plonge directement dans l’histoire qu’elle nous propose.

Les – :

  • Le personnage d’Amaury (et Marjolaine aussi, sa femme) qui reflète bien le personnage de Joseph, son père.
  • Quelques longueurs.
  • De nombreuses fautes d’orthographe.

Les + :

  • Une intrigue forte.
  • La découverte d’une plume forte et sensible.
  • La fratrie que j’ai adorée !
  • Le personnage de Marine qui essaye de porter sa famille à bout de bras.
  • La présence de nombreuses histoires d’amour.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

 

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Moi, smartphone, ce héros – Thomas Palpant  

51TkpdUgT+L._SX195_Résumé : Vous le trimbalez de toutes parts, le sollicitez du matin au soir… et il en bave ! Plongez dans la peau d’un smartphone, son quotidien et ses états d’âme, le temps d’une histoire feel-good bourrée d’humour !

Mon avis : Je remercie Thomas Palpant pour m’avoir proposé son roman « moi, smartphone, ce héros » via le site Simplement.pro. Je l’avais déjà vu sur la toile et chez des copines blogueuses. Je vous avoue que je ne me serai pas retournée sur ce roman de moi-même. C’est tellement décalé, tellement drôle que j’avais peur de ne pas apprécier ma lecture.

Cependant, je vous avoue que je suis positivement surprise. Le personnage principal de ce roman est … Un téléphone portable ! Oui, vous avez bien lu. Un téléphone et pas n’importe lequel : un smartphone dernier cri qui voit sa vie se bouleverser à plusieurs reprises.

C’est le genre de petit roman qui fait du bien aux zygomatiques. Je trouve cela très sympathique. En effet, je me suis vraiment bidonnée à plusieurs moments. C’était vraiment très sympathique comme lecture !

Ce fameux smartphone vit avec différents propriétaires, tous différents qui l’utilisent tous d’une manière différente. Ainsi, on bouge, on ne s’ennuie pas, on voyage un peu et on rit beaucoup.

Je vous avoue que je ne pensais pas pouvoir apprécier ce genre de roman. Mais je vous avoue que la curiosité là rapidement emportée. J’ai bien aimé la couverture de ce roman. La mise en avant de ce super héros.

Grâce à ce roman humoristique, on se rend compte de l’importance que prend le smartphone dans nos vies. Je suis la première à m’en blâmer : banque, blog, application pour le sport, réseaux sociaux, jeux, j’ai toute ma vie sur mon téléphone et je ne serai pas capable de m’en défaire. C’est une triste réalité. Cependant, notre monde évolue tellement vite que l’on est vite rattrapé par la technologie.

Si vous cherchez un roman complètement décalé, une satire sur la société d’aujourd’hui et sir l’hypocrisie de certains sur l’utilisation de leurs smartphones, ce roman est fait pour vous.

La plume de Thomas Palpant est très belle, je trouve qu’il réussit l’exercice avec brio. Il y a un équilibre entre ironie, humour et dynamisme. L’univers proposé est assez bien décrit, les paysages, personnages sont assez sympathiques. J’ai apprécié que les personnages humains qui sont au second plan sont quand même assez sympathiques.

C’est le genre de roman que je ne lirai pas tous les jours dans le sens où je préfère quand même les humains en personnages principaux. On passe un agréable moment j’en conviens mais l’intrigue reste simple (mais efficace). J’ai lu ce roman en plusieurs fois parce que je l’ai trouvé plus sympathique par petites touches que tout d’un coup. C’est très drôle mais j’ai eu un peu de mal à tout lire, le sérieux, des fois, c’est bien aussi !

Les – :

  • Une intrigue simple mais qui manquait d’un petit quelque chose pour que je puisse m’épanouir dans ma lecture.

Les + :

  • Une plume sympathique comme tout.
  • Beaucoup d’originalité.
  • Un humour décapant.
  • Une belle satire de la société.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

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Le carnaval des illusions – Jo Rouxinol

51NwfjhAg5L._SY346_.jpgRésumé : Plongée dans l’agitation d’un établissement scolaire, Eva fait ses premières armes dans l’enseignement en tant que surveillante. Elle se concentre sur le quotidien, parfois brutal, pour s’extraire d’un passé douloureux et s’empêcher de partir à la dérive. Mais le souvenir de son immersion au cœur d’une favela brésilienne continue de l’obséder bien après son retour à Paris. Avant, après, ici, là-bas, la jeune Eva navigue à vue entre ses identités multiples et nous entraîne dans un monde foisonnant de vie, jusqu’à ce que l’envers du décor impose sa sombre réalité et balaie ses illusions. Des bidonvilles cariocas aux banlieues françaises, elle affronte une violence sans frontières qui la mènera au bout de la quête d’elle-même.

Mon avis : J’ai pu lire « le carnaval des illusions » de Jo Rouxinol dans le cadre du prix des auteurs inconnus dont je suis jury (et on repart pour l’année prochaine d’ailleurs, je suis trop contente !).

J’ai mis du temps pour écrire ma chronique tellement ce fut une claque littéraire (oui, pas livresque, littéraire) pour moi. Je pense que c’est la première fois que je lis un roman si beau, si subtile, si criant de vérité dans le cadre du prix. J’en suis ravie, vraiment. Jo Rouxinol signe ici un merveilleux roman qu’il m’est dur de chroniquer de manière objective.

On fait la rencontre d’Eva, une jeune femme qui est Assistante d’éducation dans un collège après avoir vécu une passion au Brésil dont elle ne parvient pas à se défaire. On alterne entre le présent en France et le passé au Brésil. La partie brésilienne m’a fait penser, à de nombreuses reprises, à un roman que j’avais bien aimé : Là où les tigres sont chez eux de Jean Marie Blas de Roblès (Pour que je compare cela à un roman prisé, il faut y aller, oui, c’est vrai !).

Le carnaval des illusions est avant tout une histoire d’amour : entre les personnes mais21558808_10155840743672376_432604085835244817_n aussi avec le Brésil. C’est vraiment excellent.

On est immergé dans un collège de Paris où Eva côtoie les élèves comme les professeurs. J’ai beaucoup apprécié le fait qu’Eva soit une assistante d’éducation car je le suis moi-même. La situation qu’elle vit, je la vis au quotidien. C’est vraiment une belle immersion. On fait la rencontre d’élèves en difficultés, tous très différents mais aussi des professeurs qui ont, eux aussi, des situations délicates à gérer.

Eva décide de tout quitter : études, vie en France pour suivre l’homme de sa vie au Brésil. Ainsi, elle découvre des endroits incroyables, une manière de vie différente de la nôtre mais surtout une culture et des traditions que l’on ne pourrait pas imaginer en France. Bref, le dépaysement est total entre le présent en France, la difficulté de son métier, les désillusions face à des comportements adultes au sein du collège et en dehors.

J’ai apprécié les péripéties dans ce roman, les problèmes auxquels Eva doit faire face. Eva se voit coincée entre la volonté de faire percer la vérité et le fait que ce ne soit pas ses affaires et qu’elle n’est certaine de rien.

La plume de Jo Rouxinol est vraiment très belle et additive. On est directement dans l’ambiance.

Je n’avais pas forcément envie de mettre mon nez dans ce roman. Cependant, je suis entrée dans l’histoire très rapidement. Ce roman est un réel page turner. Je ne peux qu’apprécier.

Les – :

  • Mon cœur de lectrice est comblé.

Les + :

  • Une intrigue prenante.
  • Une plume incroyable.
  • Un panel de personnages excellents, une diversité incroyable.
  • Un voyage entre le passé et le présent mais aussi entre la France et le Brésil.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

 

 

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So long Alice – Constance Dufort

téléchargement.jpgRésumé : New York dans les années 2010. Alice cherche son frère dans Manhattan, rivée à son lecteur MP3. Il ne lui reste que cela de sa vie d’avant : la playlist de son frère Jeff. Ça, et l’arrogance de ses 14 ans. Jefferson est ici. Elle le trouvera ! Quitte à dormir dans Central Park au cœur de l’automne. Une rencontre aussi fortuite que désagréable va pourtant bouleverser le déroulement de sa mission. Mais qui est cette vieille harpie endimanchée au chat teigneux, gesticulant devant le chapelier fou de bronze? Et cet étrange majordome qui la talonne, Alice est persuadée de le connaître…

Mon avis : Je remercie Emma et les éditions Nouvelles Bibliothèques pour l’envoi de ce service presse que j’ai apprécié lire. En effet, le résumé et la couverture sont assez sympathiques, ils donnent rapidement envie de se plonger dans l’univers de Constance Dufort.

On fait la rencontre d’Alice qui décide de tout quitter pour retrouver son frère. Son aventure la propulse à Manhattan. La recherche de son frère va la mener dans des endroits peu fréquentables, elle va rencontrer des personnages atypiques, elle va découvrir qu’elle peut puiser au plus profond d’elle-même pour retourner la terre entière et retrouver Jeff. J’ai trouvé ce personnage très fort. Alice est une jeune fille courageuse, qui a le sens des valeurs et qui ferai tout pour son frère. J’ai trouvé cela très appréciable. C’est un personnage fort qui marque le roman. Le personnage d’Alice porte le roman à elle toute seule.

L’intrigue est très sympathique. Elle est simple mais fonctionne très bien. Les péripéties apportent beaucoup au roman. C’est un roman assez court (environ 150 pages) mais nous n’avons pas le temps de nous ennuyer. La recherche de Jeff est intense et intéressante. En effet, cette recherche va forcer Alice à dormir dans la rue, à trouver des solutions face à ses économies qui fondent comme neige au soleil.

La seule chose que je peux trouver à redire à ce roman c’est le fait que le début est un peu longuet. En effet, j’ai du mettre deux ou trois chapitres pour m’installer confortablement dans l’histoire.

J’ai trouvé le personnage de Grace très atypique. En effet, son côté ronchon, vieilletéléchargement mamie toute aigrie m’a beaucoup plu. Elle forme un couple du tonnerre avec son majordome Steed qui est aussi étrange qu’elle. J’ai trouvé ce duo assez drôle. Il apporte un petit je ne sais quoi en plus au roman. Ainsi, ce roman passe du roman sympathique au roman agréable à lire.

J’ai aussi découvert la plume de Constance Dufort que je ne connaissais pas. Elle a une manière particulière de raconter cette histoire. C’est ce qui la rend unique. C’est une histoire qui pourra plaire aux plus jeunes comme aux adultes. J’ai beaucoup apprécié les descriptions des paysages, surtout celui de Central Park. Je n’ai jamais eu la chance d’aller visiter ce bout de la Terre mais l’auteure nous décrit les choses comme si j’y étais. Je ne peux que souhaiter bon vent à ce roman qui vous fait passer un agréable moment de lecture.

Les – :

  • Un début quelque peu long.

Les + :

  • Des descriptions détaillées qui nous font croire que l’on y est !
  • Un personnage principal fort qui m’a plu.
  • Un duo de personnages secondaires attachants. C’est vraiment un bel ajout au texte.
  • La plume de Constance Dufort que j’ai apprécié découvrir.
  • Un roman qui plaira aux plus jeunes comme aux plus grands.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

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Dans un battement d’ailes – Amélia Varin

xcover-1843.jpgRésumé : « Le vent souffle, emportant les feuilles mortes. Posé sur le rebord de la fenêtre, l’oiseau prend son envol. J’aimerais tellement le suivre. Planer vers la liberté. » Même lorsqu’on souffre, qu’on pense qu’il n’existe qu’une seule échappatoire, une petite lueur apparaît. Inattendue. Et doucement, le sourire revient. Tellement beau, tellement vrai. Et c’est en déployant ses ailes, que l’on s’envole vers de nouveaux horizons…

Mon avis : Je remercie ma copinaute Amélia pour sa proposition. En effet, je suis toujours ravie de découvrir son travail. Après « Toujours se retrouver », « Le fanatique des crachats », « Un vide couleur brique », je retrouve la plume d’Amélia avec « Dans un battement d’aile ». Notion qui tient à cœur à l’auteure, je me suis lancée dans ce texte sachant qu’il parlerai de harcèlement scolaire.

Vous savez que je ne suis pas forcément fan du fait de trouver des notions si sérieuses et si sombres dans les romans que je lis. Je lis dans un premier temps pour m’évader et non pour ressortir de mes lectures le cœur lourd.

Amélia prouve encore une fois son talent via ce texte. Même si ce qui arrive Elaé est très dur, l’auteure parvient avec brio à nous retranscrire les maux de cette jeune fille.

Texte poignant, fort et qui véhicule des messages incroyables, on est propulsé dans la vie d’Elaé. Une jeune fille qui n’a rien demandé à personne et qui par preuve de courage vis-à-vis de son seul ami dans ce lycée, voit sa vie complètement changée du jour au lendemain.

Le texte est sombre cependant, il reste porteur d’espoir et c’est cela qui fait la différence pour moi. En effet, je trouve cela formidable d’avoir pu tenir, le temps d’un roman, une vie insoutenable. J’ai eu mal au cœur en me disant que cette vie insupportable, Elaé la vivait tous les jours. C’est une pression constante, une boule au ventre permanente. Avoir peur des coups, de savoir quand ils tombent. Bref, c’est vraiment un texte porteur d’un message important.

L’ambiance de ce court roman reste lourde par le sujet mais aussi par le J-5 qui ne cesse de descendre, plus l’on se rapproche du J-0 plus on se demande ce qui va se passer.

Je pense que la plume d’Amélia Varin est excellente. Elle s’en sort avec brio pour nous parler des sujets les plus sensibles. Si on passe de la cruauté envers les animaux au harcèlement scolaire par la douleur amoureuse, Amélia nous prouve qu’elle est une auteure tout terrain et ne se cantonne pas qu’à un sujet. C’est excellent.

J’ai du prendre un peu de recul face à ce que j’ai lu. Je n’ai pas pu faire ma chronique à chaud dans le sens où j’ai tellement ressenti les choses, tellement eu peur que j’ai du me poser quelques jours pour vous faire part de mon avis.

Ce roman a une vocation certaine : nous faire prendre conscience que sous les apparences et les sourires, tout ne va pas bien. Ce petit texte pourrait faire du bien aux plus jeunes, à ceux qui vivent ou ont vécus cette situation. Je ne peux que vous pousser à le lire. La prise de conscience est assez fulgurante. Pour ma part, ce fut le cas.

La fin m’a vraiment fait battre le cœur plus intensément qu’à l’accoutumée. C’est vraiment un très beau moment de lecture. La seule chose qui m’a un peu « dérangée » c’est ce côté un peu trop compréhensif d’Elaé face à ce bourreau. La lettre est touchante, c’est un beau message mais j’ai eu mal pour Elaé.

Les – :

  • La presque parfaite compréhension d’Elaé face à ce qu’elle a vécu.

Les + :

  • Le message véhiculé
  • La plume d’Amélia Varin que j’adore.
  • La manière dont le sujet est traité.
  • La force d’Elaé face à son combat.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

 

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La meilleure façon de marcher est celle du flamand rose – Diane Ducret

téléchargement (1)Résumé : La loi de Murphy n’est rien comparée à la loi d’Enaid : tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera plus mal encore qu’on aurait humainement pu le prévoir. Après avoir été quittée à Gdansk par téléphone, Enaid se rend à l’évidence : les fées qui se sont penchées sur son berceau ont dû s’emmêler les pinceaux. Comment expliquer, sinon, la sensation qu’elle a depuis l’enfance qu’il lui a toujours manqué quelqu’un ? Il y a de quoi se poser des questions quand les parents adoptifs sont en fait les grands-parents, que la mère est danseuse de nuit, que le père change de religion comme de famille, que les bunkers de l’ETA servent d’école buissonnière. Et que l’accident d’un instant devient la fracture de toute une vie ? On peut se laisser choir ou faire le saut de l’ange. Être boiteux ou devenir un flamant rose. Sur ses jambes fragiles, tenir en équilibre avec grâce par le pouvoir de l’esprit, un humour décapant et le courage de rester soi.

Mon avis : Je remercie Gilles Paris et son équipe (surtout Jules et Léa avec qui j’échange beaucoup). Je vous avoue que je ne connaissais pas ce roman, je l’ai vu quelques fois sur les blogs mais j’ai fondu pour la couverture que je trouve très belle. Même si pour le coup, j’ai fonctionné au coup de cœur, je n’ai pas perdu mon temps ici.

La meilleure façon de marcher est celle du flamand rose de Diane Ducret est un roman épicé mais plein de douceur. C’est assez contradictoire me direz-vous mais c’est vraiment ce que l’on ressent à travers les pages de ce roman et les mots de l’auteure. En effet, on ne sait pas quoi penser ni quoi faire pour Enaid qui n’a vraiment pas eu une vie chanceuse, heureuse. En effet, abandonnée par sa mère inconsciente, elle tombe dans une famille adoptive qui n’a qu’une peur : qu’elle ne devienne une trainée comme sa mère naturelle.

A partir de ce point, on suit les aventures d’Enaid, heureuses comme malheureuses et découvrons que sa vie n’est vraiment pas facile.

En même temps que la vie d’Enaid, j’ai découvert la plume de Diane Ducret. Je regrette de ne pas avoir mis mon nez dans ses romans avant ! La plume est d’une très bonne qualité, on se retrouve dans une spirale d’évènements tous narrés avec précision. Elle n’en dit ni trop, ni trop peu. C’est un équilibre littéraire parfait qui donne un beau cachet à ce roman sans prétention.

Je ne peux que vous conseiller de découvrir ce roman. Il n’est pas très gros, il est parfait pour se détendre entre deux grosses lectures. Si vous êtes fan des récits de vie, de romans qui sont littérairement parlant excellents, ce roman est fait pour vous.

L’intrigue tient en route, le personnage d’Enaid est très sympathique. Sa psychologie détaillée fait d’elle un personnage attachant malgré le fait que j’ai eu envie de la secouer plusieurs fois et de lui dire « Mais arrête, tu fous ta vie en l’air ! » Au final, on comprend pourquoi elle agit ainsi, elle profite de la vie comme elle le peut quand cette dernière lui donne du répit (ce qui n’arrive pas souvent).

Les – :

  • Le caractère assez étrange de ses parents adoptifs.
  • La manière dont Enaid décide de mener sa vie quelque fois.

Les + :

  • La couverture, le titre et l’intrigue très sympathiques, qui donnent envie.
  • La découverte d’une nouvelle plume excellente.
  • L’envie de découvrir d’autres romans de l’auteure.
  • Le personnage d’Enaid qui reste fort psychologiquement parlant.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie