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Le meurtre du commandeur : Livres 1 & 2 – Haruki Murakami

Livre 1 : Une idée apparaît.

Résumé : Peut-être un jour serais-je capable de faire le portrait du rien. De la même façon qu’un peintre avait été capable de dessiner Le Meurtre du Commandeur. Mais il me faudrait du temps avant d’y parvenir. Je devais faire du temps mon allié. Quand sa femme lui a annoncé qu’elle voulait divorcer, le narrateur, un jeune peintre en panne d’inspiration, a voyagé seul à travers le Japon. Et puis, il s’est installé dans la montagne dans une maison isolée, ancienne propriété d’un artiste de génie, Tomohiko Amada. Un jour, le narrateur reçoit une proposition alléchante : faire le portrait de Wataru Menshiki, un riche homme d’affaires. Tandis que celui-ci pose comme modèle, le narrateur a du mal à se concentrer. Quelque chose chez Menshiki résiste à la représentation. Une nuit, il découvre un tableau dans le grenier, une œuvre d’une grande violence, le meurtre d’un vieillard, comme tirée du Don Giovanni de Mozart. C’est Le Meurtre du Commandeur. Cette peinture obsède le narrateur. Et des choses étranges se produisent, comme si un autre monde s’était entrouvert. À qui se confier ? À Menshiki ? Mais peut-il vraiment lui faire confiance ? 

Livre 2 : La métaphore se déplace.

Résumé : Alors que jusque-là je marchais normalement sur ce que je pensais être mon propre chemin, voilà que soudain celui-ci a disparu sous mes pas, et c’est comme si j’avançais simplement dans un espace vide sans connaître de direction, sans plus aucune sensation.
Une jeune fille a disparu. Une jeune fille dont le narrateur avait entrepris de faire le portrait. Une jeune fille aux yeux comme une flamme gelée. Une jeune fille qui l’intrigue et qui pourrait être liée à Menshiki. Il va rendre visite au vieux peintre Tomohiko Amada. Là, dans la chambre d’hôpital, apparaît le Commandeur. Le Commandeur est prêt à offrir sa vie pour que la jeune fille soit retrouvée. Il faut faire revivre la scène du tableau, le Commandeur doit être poignardé.  Le narrateur lui plante un couteau dans le cœur. Une trappe s’ouvre dans un coin de la chambre. Un personnage étrange en surgit, qui l’invite à entrer dans le passage souterrain. Le début d’un périple qui va conduire le narrateur au-devant des forces du mal… 

Mon avis : Je remercie les éditions Belfond et principalement le secteur étranger pour l’envoi de ces deux romans en service presse. Quelle belle surprise dans ma boite aux lettres ! Je peux déjà vous dire que les romans sont magnifiques. Ce sont de beaux objets qui ont ravis mon petit cœur de lectrice.

Un ami, il y a quelques années déjà, m’avait offert un roman de Murakami. Je vous avoue que je n’ai pas encore mis le nez dedans. C’est donc un saut dans l’inconnu que j’ai fait avec ce service presse. Je suis vraiment très heureuse d’avoir découvert l’univers de Murakami ainsi que sa plume. Quelle beauté ! Quelle densité !

Voilà une œuvre qui effleure la philosophie. On est dans un questionnement sur l’art. C’est intense, beau, on a envie d’en savoir plus. C’est très prenant. Je vous avoue que les débuts ont été difficiles parce que c’est dense. C’est un univers qui fourmille de petits détails et cela change de ce que j’ai l’habitude de lire habituellement mais quel pied ! Malgré cette petite longueur dès le départ, j’ai pris un plaisir intense à découvrir la plume de l’un des maîtres de la littérature.

On fait la rencontre d’un homme bien particulier. Fraîchement divorcé, il décide d’aller habiter dans la maison d’un grand peintre japonais. C’est un homme mystérieux, plus qu’original, il est assez particulier à déchiffrer. C’est un peintre qui devient rapidement portraitiste. J’ai pris plaisir à découvrir cet homme, ses mystères et ses secrets. Cependant, la chose qui le caractérise le plus, c’est sa solitude. En effet, on ressent cette solitude mais elle n’est pas forcément négative : on apprécie le silence, la réflexion. Personnellement, j’y étais.

Menshiki est un personnage très important pour l’histoire et pour le narrateur. En effet, ce voisin un peu fou va aider notre narrateur à retrouver cette étincelle artistique qui lui manquait depuis quelques temps. Le divorce de notre personnage principal force cette rencontre. Elle est à l’image du panel de personnages et de l’univers que l’on découvre : c’est une rencontre originale et pleine de mystère.

On touche des sujets assez sympathique : la Création, l’Art, l’Amour…  Et bien d’autres sujets vous attendent encore dans ces deux tomes. J’ai apprécié la présence de la musique classique. C’est aussi une quête identitaire : le narrateur essaye de se trouver, de trouver sa voie. C’est très prenant. La présence du passé et du présent est aussi à souligner. Ce que l’on peut souligner dans cette notion de passé présent, c’est la volonté de l’auteur à nous montrer que ce que nous avons pu faire dans notre passé à forcément une incidence sur notre présent. Ainsi, on se rend compte que l’on apprend de ses erreurs. J’ai apprécié ceci.

L’intrigue est assez expliquée dans les résumés pour que je vous en reparle. Je peux juste vous affirmer que cette histoire est belle, dense et pleine d’originalité. C’est percutant. Je pense que j’ai été bouleversée par cette histoire parce que la plume est magnifique. Elle est pleine de douceur, de beauté, de poésie. On s’installe confortablement dans cette histoire.

Le meurtre du commandeur est la peinture qui va remettre en question l’art de notre narrateur et lui permettre de voir un esprit. On voyage entre la réalité et le fantastique.

Je ne peux que vous dire de vous plonger dans ces deux romans. C’est une œuvre excellente.

Les – :

  • Quelques longueurs, surtout dans le premier roman. C’est certainement le fait de devoir poser le décor. Au moins, on ressent la solitude.

Les + :

  • J’ai découvert un auteur incroyable. J’ai bien envie de retenter l’expérience.
  • La plume magnifique qui nous fait voyager entre passé et présent mais aussi entre réalité et fiction.
  • La présence de notions comme l’Art, la peinture, l’amour et la musique.
  • Le panel de personnages énigmatique.

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Le chien qui souriait en repensant à sa vie – Lorenzo Morello

le-chien-qui-souriait-en-repensant-a-sa-vie.jpgRésumé : C’est vrai qu’un chien qui sourit en repensant à sa vie, ça peut sembler bizarre. Mais ne vous fiez pas trop vite aux apparences ! Tenez, moi par exemple, couché dans la salle d’attente du vétérinaire où prendra bientôt fin cette exaltante existence et malgré des douleurs à l’abdomen que je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi, eh bien, je souris. En repensant à cette vie et à la précédente, à la carrière d’architecte qu’il m’a fallu abandonner pour celle, non moins prestigieuse, de chien de compagnie. Je souris en repensant à Martine, mon épouse devenue maîtresse. Surtout, je souris en repensant à Hugues, mon enfant pour qui, à défaut d’être un bon père, j’aurai été un bon chien.

Mon avis : Je remercie les éditions Poussière de Lune pour l’envoi de ce roman en service presse. Je suis heureuse d’avoir pu découvrir un roman de cette maison d’édition qui me faisait de l’œil depuis un moment. Les échanges sont gentils et chaleureux. Je me suis sentie très bien accueillie et cela fait un bien fou (oui, pour moi, il est important de le souligner).

J’ai donc fait une expérience de lecture avec ce roman qui me fait sortir de ma zone de confort. La couverture est sympathique mais ne nous aide pas forcément à comprendre ce qui peut nous attendre dans ce roman. Le résumé nous en dit un peu plus : on fait la rencontre d’un homme qui se tue dans un accident de voiture et qui se voit réincarné en chien.

Cela reste vague mais curieusement, j’ai été intriguée. Comment l’auteur peut s’en sortir11817149_1602012066727001_4484996094056945926_n avec une intrigue aussi simple ? La raison est évidente après la lecture : avec une bonne dose d’humour et de folie. C’est assez surprenant parce que d’habitude, j’ai du mal avec les romans dit « humoristiques » simplement parce que cela ne me fait pas rire du tout. Mais ici, même si je n’ai pas ri à gorge déployée, j’ai souri plusieurs fois.

Je vous avoue que lorsque j’ai refermé le roman, je ne pouvais pas dire tout de suite mon avis. C’était une belle lecture mais il m’a manqué un petit quelque chose pour que cela soit un coup de cœur. Je garderai l’histoire en tête un bon moment, cependant, je pense que le côté humoristique prend un peu trop le dessus pour moi et cela a fait que j’y ai plus ou moins cru à certains moments.

Le hasard fait bien les choses … En effet, quelle surprise de voir que ce père et mari décédé depuis plus d’un an retrouve sa famille en étant le toutou de la maison. Cela lui permet de garder un œil sur son fils Hugues et de voir comment sa veuve s’en sort sans lui.

C’est une belle histoire qui nous promet une belle lecture. On vit des épisodes assez surprenants avec ce chien. Le refuge, la SPA, la maison de Roger & Odette. Bref, on ne s’ennuie pas !

J’ai apprécié cette lecture. La plume de Lorenzo Morello est très sympathique, elle nous fait passer un moment de lecture assez agréable. On ne se prend pas la tête et l’intrigue prend un tournant qui nous rend curieux de savoir la suite. C’est intéressant.

Ce roman n’est pas forcément à prendre au sérieux. C’est un moment de détente incroyable, je n’ai pas vu les pages passer. Si jamais vous avez une panne de lecture ou simplement l’envie de lire un roman drôle, je ne peux que vous le conseiller.

Les – :

  • Un côté humoristique un peu trop présent.

Les + :

  • Un personnage principal pas comme les autres.
  • Une plume très sympathique à découvrir et à lire.
  • Une lecture sans prise de tête ! C’est agréable pour faire une pause.

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Le défilé des glaces – Nathalie Brunal

51zSEJldi6L.jpgRésumé : Rappelez-vous ! Dans le 1er tome, Anna et Roger sont mêlés à une sombre histoire survenue lors d’une tragique fête des fraises en Bretagne. Alors qu’ils retrouvent leur petit nid douillet parisien, voilà que Roger doit abandonner sa belle afin de seconder son directeur lors d’un gala de charité, organisé à Courchevel. Mais Anna le rejoint et tout va déraper encore ! Elle assiste d’ailleurs à la soirée en charmante compagnie, au grand dam de Roger. Fidèle à elle-même, elle va pimenter la semaine et exaspérer ce pauvre Roger qui n’aura pas le temps de s’ennuyer ! Et quand en plus, la malchance et la jalousie s’en mêlent, rien ne va plus ! Vous avez aimé une tragique fête des fraises ? Vous aimerez forcément ce deuxième opus, où l’on retrouve nos deux protagonistes attachants et déjantés !!

Mon avis : Je remercie Nathalie Brunal pour l’envoi de sa trilogie en service presse. Je reste sur les fesses. Vraiment, je ne sais pas comment ni pourquoi mais… Ce deuxième tome est lu depuis longtemps et il est passé à la trappe des chroniques. J’ai dû oublier de le noter et voilà le résultat ! C’est donc six mois après la chronique du premier tome La tragique fête des fraises que je vous parle du défilé des glaces. Je tenais donc à m’excuser auprès de Nathalie pour le temps et aussi à la remercier pour sa patience… Promis, la chronique du troisième tome ne va pas être aussi longue dans la durée…

Nous retrouvons, pour notre plus grand plaisir, Anna & Roger. C’est un couple d’amoureux complètement différent de ce que l’on peut voir habituellement. Vous savez à quel point j’aime quand ce n’est pas ordinaire à la condition que les personnages soient bien maitrisés. Ici, je n’ai pas eu à me plaindre ! J’ai passé un bon moment de lecture.

Ce que j’aime avec les romans de Nathalie Brunal c’est qu’ils sont parfaits pour des petits moments de plaisir. On se plait bien dans les histoires proposées et cela se lit bien et rapidement. C’est parfait pour faire une petite pause entre deux grosses lectures.

On retrouve notre couple d’amoureux chez eux. Roger doit laisser Anna pour seconder son patron lors d’un gala de charité. Anna décide de le rejoindre mais rien ne va se passer comme prévu : entre quiproquo, jalousie et malchance sont au programme.

Le résumé est assez tentant pour passer un moment de détente. Le couple est assez bien fait. On ne s’ennuie pas, les bêtises d’Anna énervent Roger mais celui-ci tient bon. J’ai trouvé la psychologie sympathique pour ce qui est des personnages. Ce couple ne se ressemble pas et cela donne quelque chose de détonant.

Si j’ai apprécié ce couple qui vient bousculer nos habitudes, je vous avoue que j’ai eu un peu de mal à démarrer ma lecture. Rien de grave en soi mais je n’ai pas été surprise. Pour moi, il y avait un peu trop de détails et de répétitions dans l’intrigue. Même si cette dernière n’est pas ennuyante, je n’ai pas été surprise plus que cela. C’est dommage parce qu’on avait de bons éléments.

Rassurez-vous, ce n’est pas une déception, loin de là. Il m’a simplement manqué un petit quelque chose pour passer de « bonne lecture » à « superbe lecture ».

Je reste curieuse de savoir comment va se terminer cette trilogie. Je pense me plonger dans cette lecture le mois prochain, ou décembre grand maximum. Je verrai quand j’ai le temps de le caser dans mon programme.

Les – :

  • Quelques longueurs dues aux répétitions et détails trop présents pour moi.
  • Une intrigue sans surprise.

Les + :

  • La plume de Nathalie Brunal que j’ai apprécié retrouver.
  • Le couple Anna/Roger qui nous permet de passer un bon moment de lecture.
  • Les péripéties rencontrées dans ce second tome.

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Nomade des mers : Le tour du monde des innovations low-tech – Corentin de Chatelperron

514rf97ZzlL._SX375_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Parcourir le monde  en autonomie et dans le respect de l’environnement, c’est le défi lancé par le jeune ingénieur Corentin de Chatelperron, en embarquant pour trois ans à bord du  Nomade des Mers ! Ce tour du monde en catamaran a pour but de repérer, à chaque escale du voyage, les plus ingénieuses des  low-tech, ces systèmes D accessibles et économiques, faciles à fabriquer et à réparer partout. Corentin en est convaincu  : ces inventions, simples et durables, ont un véritable potentiel  pour faire face aux grands enjeux écologiques du XXIe  siècle, tels que l’accès à l’eau potable, la lutte contre la déforestation ou le réchauffement climatique. Avec ce livre, revivez ce périple extraordinaire, découvrez les inventions les plus incroyables et apprenez même à les construire grâce à des fiches techniques très détaillées. Du Maroc au Brésil, de la Thaïlande à l’Indonésie en passant par le Cap-Vert ou Madagascar, embarquez, vous aussi, pour un tour du monde des innovations  low-tech !

Mon avis : Je remercie chaleureusement Gilles Paris et son équipe pour leur efficacité. C’est toujours un plaisir de travailler avec eux. Cela fait des années maintenant que j’ai la chance de pouvoir les côtoyer et c’est une équipe très sympathique. Je remercie aussi les éditions E/P/A pour ce premier partenariat que j’ai beaucoup apprécié.

Vous savez – ou peut-être pas – (je ne m’étale pas sur le sujet alors qu’il le faudrait peut-être plus) mais je me sens extrêmement concernée par la pollution et l’état dans lequel on met notre planète. Les gestes simples du quotidien sont entrés dans mes habitudes. J’aimerai laisser une terre belle et propre à mes enfants.

C’est donc avec plaisir et curiosité que j’ai demandé cet ouvrage en service presse. C’était une découverte fortement intéressante et franchement, je pense que tout le monde devrait l’avoir entre les mains. Ca remettrait les idées en place à certains.

On fait un beau voyage avec Corentin Chatelperron qui est un jeune ingénieur qui ne manque pas d’idée. Le but de cet ouvrage ? Montrer que l’on peut voyager partout dans le monde en respectant la nature et de manière écologie.

Le voyage dure trois ans, à bord du « nomade des mers ». C’est un bateau qui va vite devenir une seconde maison. Franchement, je m’y serai crue. C’est très intéressant. On fait la découverte d’inventions et innovations incroyables auxquelles jamais je n’aurais songé.

A travers ces innovations et inventions, on prend conscience que l’on peut se débrouiller facilement et à moindre cout. Pas besoin de dépenser des milliers d’euros pour traverser le monde en bateau.

A travers ce magnifique livre objet, on rencontre du monde. Des gens différents, des coutumes et traditions différentes qui m’ont fait rêver. J’ai vraiment trouvé que cet ouvrage était un bel aparté dans mes lectures.

C’est un livre qui fait du bien. Il est beau, il est plein d’illustrations et de belles idées. J’ai ressenti une bouffée d’espoir en refermant cet ouvrage. En effet, arrivera-t-on un jour à tous être d’accord ? Parviendrons-nous à polluer moins ? A être économique, écologique et à ne plus gaspiller ? En tout cas, ce roman me donne vraiment envie d’y croire.

On devrait vraiment tous l’avoir entre les mains : ce livre est une petite claque qui fait du bien. J’y étais, vraiment. C’est une très belle idée.

Les – :

  • J’ai lu cet ouvrage en plusieurs fois pour ne pas avoir d’indigestion. Il est assez conséquent.

Les + :

  • Un livre actuel. Il se lit et regarde facilement.
  • De belles innovations et inventions qui prouvent que tout est possible.
  • L’écologie, le monde et ses différentes cultures ainsi que la nature sont mis en avant, c’est top !
  • Les jolies illustrations.

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La dame du deuxième – Nora Samir

CVT_la-dame-du-deuxieme_4555Résumé : La vie semble soudainement sourire à Mélissandre. Une place in extremis aux Beaux-Arts et un appart luxueux dans un immeuble haussmannien à Paris. Son bonheur est troublé par une voisine au comportement étrange. Au fil du temps, percer le mystère de cette énigmatique « Dame du 2ème » va devenir une véritable obsession pour la jeune femme. Va-t-elle réussir à la croiser un jour, à lui parler, et peut être à découvrir son secret ?

Mon avis : Je remercie sincèrement Nora Samir de m’avoir contacté pour la lecture de sa nouvelle. En effet, via Simplement.pro, j’ai pu découvrir la nouvelle la dame du deuxième qu’elle proposait.

C’est une lecture étrange que j’ai fait. Je reconnais les bonnes intentions de l’auteure, cependant, je suis passée à côté de ma lecture. J’ai relevé des points positifs mais beaucoup de choses incohérentes aussi malheureusement.

Le résumé est tentant, alléchant, plein de promesses. Je reconnais que l’intrigue est bien trouvée. C’était une bonne idée.

On fait la rencontre de Mélissandre. Un personnage que j’ai beaucoup apprécié. Elle est étudiante aux Beaux-Arts à Paris. Elle est une jeune femme tourmentée, abandonnée plusieurs fois : par sa mère, son amie, ses parents. Elle traîne une tristesse avec elle depuis toutes ces années. C’est un personnage que j’ai aimé découvrir.

Les personnages secondaires sont sympathiques aussi. J’ai apprécié Madame Armand, la concierge, avec qui Mélissandre noue une relation amicale que j’ai grandement appréciée. J’ai aussi aimé Grizzli, le petit chat d’une voisine de Mélissandre. J’ai aimé le fait que l’auteure souligne l’importance de la présence des animaux dans la vie des humains. Ils sont une source de réconfort et de joie et c’était bien de le dire.

Ce qui fait que je suis passée à côté de cette nouvelle ce sont les fautes d’orthographe, les incohérences, les maladresses dans les expressions. Il y a un souci au niveau de la ponctuation, des majuscules. La plume est trop « parlée » pour moi. J’ai eu l’impression que l’on retranscrivait une discussion comme on peut en avoir une au comptoir d’un bar. C’est trop « naturel » : la plume ne m’a pas séduite plus que cela.

De plus, même si le format « nouvelle » marque aussi une rapidité extrême, j’ai trouvé qu’ici tout allait trop vite : en quelques pages, Mélissandre rencontre un homme, se fait jeter par celui-ci et tente de se suicider… Waouh… On passe à côté de beaucoup de choses à cause de cette rapidité : Melchior fait un passage express dans la vie de la jeune fille, j’aurais aimé avoir plus de détails parce que, pour moi, ce personnage ne sert à rien à part faire du mal. Dommage.

De plus, je trouve dommage de ne pas avoir mis plus que cela l’accent sur cette obsession dont on nous parle dans le roman. Même s’il y a des interrogations et quelques recherches par rapport à « la dame du deuxième », je n’ai pas trouvé l’expression de l’obsession comme je la recherchais.

C’est dommage. Je pense que cette nouvelle mériterait d’être retravaillée de fond en comble. L’idée est bonne mais il y a des petites choses à revoir dans la syntaxe, la structure et l’orthographe de cette dernière. On a une intrigue qui peut être explosive en étant reprise : malheureusement, on comprend bien vite qui est la dame du deuxième… J’aurais aimé plus de surprises.

C’est toujours délicat pour moi de parler d’un roman ou d’une nouvelle ainsi. Je reconnais la volonté de l’auteure à vouloir nous transporter. Il y a de bonnes choses tout de même.

Les – :

  • De gros problèmes d’orthographe, de syntaxe et d’expressions linguistiques.
  • Une rapidité trop extrême qui marque le manque de crédibilité.
  • Une fin sans surprise.
  • Une plume qui mérite d’être retravaillée.

Les + :

  • Les personnages de Mélissandre et de Madame Armand ainsi que la relation qu’elles tissent au fil du temps.
  • Le petit Grizzli et la cause défendue derrière cette petite boule de poil.
  • Une bonne idée dans l’intrigue qui mériterait d’être reformulée.

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(Bon, j’ai pas encore le truc mais je mets 2 tasses et demi) 

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Les jours de silence – Phillip Lewis

CVT_Les-jours-de-silence_9097.jpgRésumé : Appalaches, années 1950 à 2000. Alors qu’il s’était promis de ne jamais revenir dans son village natal, Henry Aster, bientôt père et apprenti écrivain décide de retourner vers le foyer familial et sa mère vieillissante…Installé avec sa femme et leurs enfants dans une maison superbe mais maudite, il tente d’écrire le roman de sa vie. Le décès de sa mère l’anéantit. Son fils tentera de lui redonner goût à la vie mais il disparaît avec son manuscrit. Bouleversé par le départ de son père, Henry Jr s’enfuit à son tour à la recherche de celui-ci… « À sa façon, Les Jours de silence offre le plaisir des romans d’autrefois, ce mélange d’intimité et d’ampleur, et cette certitude que les familles sont des destinées à part entière. La prose, si joliment détaillée, est de celle qui vous emporte dans le récit… Voilà un roman qui porte la marque d’un indéniable talent. » The New York Times

Mon avis : Je remercie chaleureusement les éditions Belfond avec qui je suis devenue partenaire. J’étais vraiment choquée mais très heureuse par cette belle nouvelle. Je commence ce partenariat avec le roman « les jours de silence » de Phillip Lewis. Je suis heureuse d’avoir pu découvrir ce roman ainsi que cette plume que je ne connaissais pas.

Comme vous le savez, si vous me suivez, j’ai essuyé une sacrée panne de lecture. Plus ou moins dix jours sans savoir enchainer plus de dix pages… C’était vraiment très ennuyant ! J’avais envie mais lorsque j’ouvrais le roman… Pas moyen de lire. Je ne sais pas si cela vous est déjà arrivé mais seigneur, que c’est ennuyant !

J’ai donc attendu un peu avant d’ouvrir ce roman. J’avais peur de passé complètement à côté de ma lecture. J’ai commencé ma lecture avec une petite appréhension mais tout s’est bien passé. J’ai passé un moment de lecture assez sympathique qui m’a permis de m’évader dans les Appalaches. C’est une région du monde que je ne connaissais que de nom. Impossible pour moi de la situer (oui, j’ai un niveau terriblement nul en géographie) ou de vous en parler. Ce roman m’a rendu curieuse, j’ai un peu fouiller sur le net et franchement, c’est une région magnifique !

Parlons un peu de ma lecture. Même si j’ai passé un bon moment de lecture, il y a un moment pivot dans ce roman qui marque un essoufflement. C’est donc une lecture que j’ai aimé mais qui ne fera pas partie de mon top ce mois-ci.

Henry Junior est le narrateur de cette histoire. On se retrouve donc ici avec un homme qui nous raconte l’histoire de son grand-père, de son père et par extension sa propre histoire. Henry Senior est un homme qui aime lire, le paria de sa ville puisque lire est un défaut. C’est quelque chose d’étrange qui ne fait pas partie du quotidien de la population. On se retrouve donc avec une famille au père atypique qui remet tout en cause dans la manière d’élever sa famille.

Le manoir qu’ils habitent est chargé d’histoire. On soulèvera le fait qu’il soit marqué par le fait qu’une famille entière y a trouvé la mort. Lorsque Henry Senior trouve la mort, la famille surprise et à l’agonie souffre en silence. On assiste au déchirement d’une famille qui ne partage plus rien. On fait donc alors le rapprochement avec le titre « les jours de silence ». C’est vraiment dommage parce que c’est la mort d’Henry qui marque ce pivot dans le texte et qui fait que le roman s’essouffle. Avec la disparition de ce personnage, une touche de je-ne-sais-quoi s’envole avec et rend le roman un peu plus lourd, moins digeste. On sent une longueur qui va s’étirer jusqu’à la fin du roman.

L’idée est bonne. Je ne regrette pas ma lecture. La notion de deuil soulevée ici est intense, lourde, on voit bien qu’ils ne parviennent pas à reprendre le dessus sur cette douleur intense qui ne semble pas s’estomper. J’ai apprécié la manière dont l’auteur traite de cette notion.

La plume de Phillip Lewis est belle. Je ne la connaissais pas mais je retenterai l’aventure, c’est certain. Si vous aimez les histoires de famille, les endroits chargés d’histoire et les grands espaces, je ne peux que vous recommander ce roman qui saura vous plaire.

Les – :

  • Le deuil qui marque un essoufflement dans le roman.
  • La disparition d’Henry Senior qui fait disparaître quelque chose dans l’intrigue et dans l’intensité du roman.

Les + :

  • Henry Junior qui est un personnage que j’ai apprécié.
  • La plume de Phillip Lewis que j’ai aimé. Elle est pleine de délicatesse et de poésie.
  • L’espace géographique décrit dans ce roman qui m’a fait voyager.

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La daronne – Hannelore Cayre

9782367626789-001-T.jpegRésumé : « Alors que j’entamais ma nouvelle carrière, Philippe, mon fiancé flic, prenait son poste comme commandant aux stups de la 2e DPJ. — Comme ça on se verra plus souvent, m’a-t-il dit, réjoui, en m’annonçant la nouvelle deux mois auparavant, le jour de sa nomination. J’étais vraiment contente pour lui, mais à cette époque je n’étais qu’une simple traductrice-interprète judiciaire et je n’avais pas encore une tonne deux de shit dans ma cave. » Comment, lorsqu’on est une femme seule, travailleuse avec une vision morale de l’existence… qu’on a trimé toute sa vie pour garder la tête hors de l’eau… qu’on a servi la justice sans faillir, traduisant des milliers d’heures d’écoutes téléphoniques avec un statut de travailleur au noir… on en arrive à franchir la ligne jaune ? Rien de plus simple, on détourne une montagne de cannabis d’un Go Fast et on le fait l’âme légère, en ne ressentant ni culpabilité ni effroi, mais plutôt… disons… un détachement joyeux. Et on devient la Daronne.

Mon avis : Je remercie Pauline et Audio Lib pour l’envoi de ce service presse. C’est une histoire qui prête à sourire puisqu’il s’agit d’une erreur. Je ne m’étais pas positionnée pour écouter ce roman. Ce fut donc une surprise générale de voir ce roman dans mon enveloppe (que j’attends toujours avec énormément d’impatience, mes virées voiture sont beaucoup plus chouettes avec mes livres audio, c’est vraiment top !)

Vous connaissez l’adage « métro – boulot – dodo » ? Ici, on est plutôt dans le mode « pleurer – boulot – dodo ». On fait la rencontre d’une femme de 50 ans environ. Elle travaille pour la justice. Elle écoute, pendant de longues heures des conversations interminables pour les retranscrire. C’est un métier qui est lassant mais elle doit faire face à l’institut qui prend soin de sa mère malade, à ses filles qui sont loin d’elle et à ce compagnon qui fait triste figure face à son mari décédé.

Même si la couverture du roman est assez sombre, il y a une bonne dose d’humour dans ce roman. Décalé et subtil, il pourra plaire à grand nombre d’entre vous.

La situation cocasse qui se dessine sous nos yeux est assez simple : la Daronne prend place lors d’une sordide histoire de drogue. J’ai beaucoup apprécié l’ironie que l’on rencontre tout au long du roman.

La Daronne est un personnage que j’ai beaucoup apprécié. Elle est différente. Elle a un regard assez surprenant sur la vie. Elle qui a œuvré pour le bien, pour la justice, pour la morale, se retrouve dans une situation périlleuse, à vendre du cannabis à toutes les petites frappes de son quartier en vivant sous le même toit que son fiancé qui travaille dans la police.

Je vous avoue que lorsque j’ai lu le résumé, j’ai eu peur. Ce n’est pas forcément le genre de lecture que j’apprécie particulièrement. La couverture porte à confusion : c’est une histoire qui se lit ou s’écoute vite. On est vite emporté par cette histoire qui ne nous laisse pas indifférent.

On a, face à nous, une plume incroyablement intelligente : elle est bourrée d’humour comme j’ai déjà pu le souligner mais aussi d’originalité qui donne à ce roman un côté décalé que j’ai énormément apprécié.

La Daronne est un roman prisé et on comprend vite pourquoi ! En plus d’être en marge de ce que l’on peut habituellement lire sur les histoires de drogue, c’est une histoire actuelle qui nous permet d’avoir un œil différent sur la société. On soulève donc le problème des EHPAD et de leur prix qui vous fait sortir les yeux de la tête, qui nous force à prendre de lourdes décisions qui peuvent avoir de graves conséquences sur nos vies. On parle aussi de drogue, forcément mais aussi de la routine des gens, des vies qui se croisent mais ne se touchent jamais. De cette routine envahissante qui nous pousse à regarder ailleurs, bref, je ne peux que vous le conseiller.

Je ne suis même pas certaine d’avoir la capacité de le classer dans un genre tellement je ne suis pas habituée à lire des histoires comme celle-ci.

Les – :

  • Une couverture qui ne rend pas forcément justice à l’histoire. Je pense qu’un lectorat comme moi pourrait passer à côté de ce roman à cause de cela.

Les + :

  • La Daronne, un personnage haut en couleur.
  • L’intrigue qui mêle drame, humour et actualité.
  • L’œil vif de l’auteure sur la société.
  • L’humour et l’ironie présents dans ce texte.

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