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Le dernier violon de Menuhin – Xavier Marie Bonnot        

9782714478061Résumé : Rodolphe Meyer a été un célèbre violoniste. Le public l’adulait, les critiques l’encensaient. Il a été, il n’est plus. L’alcool a vaincu l’artiste. Reclus, il vit en compagnie du prestigieux Lord Wilton, qui fut jadis le violon de Yehudi Menuhin, modèle absolu de Rodolphe. Un héritage va précipiter le destin de Meyer. Émilie, sa grand-mère, lui lègue une ferme isolée, dans l’Aveyron, au pays de Victor, l’enfant sauvage immortalisé par François Truffaut. Au lendemain de l’enterrement d’Émilie, en pleine tourmente de neige, une panne de voiture piège Meyer dans la propriété ancestrale. En état de déréliction, le violoniste interroge son enfance volée par un père ambitieux, les secrets de sa mère, les rencontres avec le génial Menuhin, ses succès et ses échecs. Jusqu’au jour où Victor apparaît. Le faune a pris l’apparence de Rodolphe. Il est son double, sa part sauvage, celle que le musicien doit détruire pour ne pas perdre son âme.

Mon avis : Une nouvelle fois, je remercie chaleureusement Gilles Paris et Jules pour leur formidable travail et surtout pour leur écoute, conseils et temps ! Merci beaucoup pour ce partenariat qui me tient particulièrement à cœur ! Je remercie aussi les édition Belfond pour le roman que j’ai reçu grâce à eux.

J’avais reçu deux nouveautés de cette maison d’édition : Le mal des ardents et le dernier violon de Menuhin. Je vous avoue avoir enchaîné les deux tellement j’étais pressée de découvrir ces deux univers singuliers et bien différents. Si j’ai eu un beau coup de cœur avec le mal des ardents, je ressors de cette lecture avec un sentiment d’un roman qui m’a beaucoup plu mais qui manquait d’un petit quelque chose pour avoir le même sentiment qu’avec le mal des ardents. Mais honnêtement, je ne vais pas comparer l’incomparable. Le seul point commun c’est la Maison d’Edition et le fait que je les ai reçus en même temps ! Soit.

J’ai tout de suite été attiré par la couverture que j’ai trouvé belle et poétique. De plus, lorsque l’on parle de musique dans la littérature, on ne peut pas me faire plus plaisir en liant deux arts que j’apprécie énormément (certainement autant l’un que l’autre). Moi qui apprécie beaucoup la musique et surtout le piano et le violon… Je n’ai pas pu faire autrement que de me ruer sur ce roman qui était plein de promesse. L’évocation du talentueux Menuhin m’a complètement séduite.

Nous faisons la rencontre de Rodolphe Meyer, grand violoniste qui s’est laissé embarqué dans les affres de l’alcool très rapidement. Violoniste plus talentueux que beaucoup, il avait un avenir prometteur, se hissant au sommet des plus grands violonistes mais il a décidé de tout arrêter.

On le rencontre dans une situation compliquée et douloureuse puisqu’il est dans une6d5e0a4443ae8251033796daab027cc8_400x400 période de deuil. Emilie, sa grand-mère est morte : comme son frère, son père et sa mère. Rodolphe décide de faire un point sur sa vie qui est aux abords exceptionnelle. On se rend compte très vite que l’excellence à un prix : celui de toujours devoir se dépasser, celui de grandir rapidement, celui de ne pas avoir une enfance et une jeunesse sous le signe de l’insouciance. Toutes ces années ont laissé à Rodolphe amertume, rancœur et ressentiments sur toute cette vie. Je pense que c’est ce qui m’a posé quelque peu problème : je n’ai pas pu pleinement apprécié ce personnage un peu trop sombre et malheureux pour moi. J’aurais voulu une petite note d’espoir mais nous n’avons que cette solitude exacerbée par la mort de sa grand-mère qui gangrène Rodolphe depuis toujours.

Au dela du message véhiculé par le personnage de Rodolphe sur le fait que la vie d’artiste est dure et que pour être reconnu comme un génie, on le paye quasiment de sa vie, on a aussi un énorme questionnement sur la vie et plus particulièrement sur la mort et sur l’héritage qu’on laisse derrière nous une fois que l’on quitte à tout jamais notre vie.

J’ai beaucoup apprécié la plume de l’auteur que j’ai trouvé très belle et géniale. En effet, on est très vite embarqué dans cet univers dont on ne ressort, selon moi, pas indemne. On se questionne avec Rodolphe et c’est très agréable de quitter la littérature dont j’ai l’habitude pour ce genre de roman que j’apprécie beaucoup.

Ma note : 18/20

 

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Les confidences de Carla : T2 – Sylvie Grignon

51jXEZvGZvL._SX195_Résumé : « Le jour où tu trouveras cette lettre, tout sera fini. Tu sais à quel point j’ai toujours admiré ta facilité pour écrire. J’ai plus de mal à trouver mes mots. Je sais pourtant que tu voudras savoir « après » ce qui s’est passé (…) Maman, je veux plus de temps. Je ne bouge plus depuis des heures . Je me sens faible, si faible. J’ai mal. Mon écriture tremble. Je perds mes forces. Je vais mourir maman. Je vais mourir et je suis seul. Je vais mourir et j’ai si peur. »

Sylvie Grignon est professeure des écoles. Elle est l’auteure de quatre romans policiers, d’un livre de témoignages sur la maladie d’Hashimoto : Hashimoto mon amour et également l’auteure de Carla et des Secrets de Carla

Mon avis : Je remercie chaleureusement Sylvie Grignon pour l’envoi de ses trois tomes en Service Presse. J’ai pris mon temps pour découvrir le deuxième tome des souvenirs de Carla. En effet, c’est un roman qui allie sensibilité et beauté avec une pointe de malice et beaucoup d’intelligence. Merci à Sylvie pour sa gentillesse, sa patience et ses mots qui vous font rapidement fondre le cœur.

On retrouve Carla, quelques décennies après notre monde actuel, comme on le connait. Ici, tout est dévasté, Carla est une survivante de 90 ans. Elle nous propose de se plonger avec elle dans ses souvenirs les plus intimes. Tout au long du roman, on suit Carla dans ses pérégrinations personnelles. C’est un personnage haut en couleur qui n’a pas peur de vivre ni de dire les choses. Je trouve que Carla est un personnage fort sur qui les bases du roman tiennent sans flancher.

On retrace sa vie, on fait la rencontre de gens qui ont comptés pour elle, ou non. Des gens de passage, de sa famille, de ses amis. Elle nous parle de ses problèmes personnels, de travail, d’amour. Tout y passe et c’est à ce moment que l’on se rend compte du talent de Sylvie Grignon : il n’y a pas du tout d’effet catalogue dans ce deuxième tome. En effet, tous les souvenirs sont imbriqués les uns dans les autres de manière très intelligente. On ne nous parle pas de quelque chose pour dire d’en parler, l’auteure a toujours une idée derrière la tête pour parvenir à nous expliquer quelque chose.

On tire une belle leçon de cette histoire. Carla nous dresse le bilan de sa vie : elle n’a pas été rose. Elle a eu des hauts et des bas mais elle s’en est toujours sortie. Avec la fameuse question : pourquoi a-t-elle survécu et pas les autres ? Pourquoi elle ?

Ce deuxième tome nous relate donc encore une fois un épisode de la vie de Carla assez différent de ce que l’auteure nous proposait dans le premier tome. Je l’ai trouvé un peu plus sombre, plus dur. On sent que Carla a souffert malgré le fait que l’auteure nous donne des souffles d’espoir et de joie. C’est assez déroutant mais très agréable.

La plume de l’auteure nous permet aussi de suivre très facilement les aventures de Carla dans notre monde et dans les années qui suivent. On voit vraiment une belle évolution du personnage mais aussi du monde dans lequel elle vit.

J’ai hâte de pouvoir me lancer dans le troisième et dernier tome de cette histoire.

Ma note : 16/20

 

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Stupeur et tremblements – Amélie Nothomb

CVT_Stupeur-et-Tremblements_7939Résumé : Mais que diable Amélie-san allait-elle faire dans cette galère ? C’est la question qu’on se pose en découvrant l’invraisemblable traitement auquel la jeune narratrice, double à peine voilé de l’auteur, est confrontée lors d’un emploi de quelques mois au Japon. Embauchée par la compagnie Yumimoto, Amélie espère bien pouvoir faire ses preuves dans ce pays qui la fascine tant depuis qu’elle y a séjourné enfant. C’est sans compter sur la subtilité des règles tacites qui régissent la société japonaise, sans compter encore sur le mépris de Mlle Mori, sa supérieure. Les humiliations et les vexations se succèdent et la soumission s’installe : Amélie pensait être traductrice, elle finira dame pipi de l’entreprise… Comme toujours, Amélie Nothomb a le sens du bizarre, mais aussi du texte : son expérience traumatisante se transforme en un fascinant récit, irrésistible de drôlerie. On la soupçonnerait presque de s’être laissée traiter de la sorte pour mieux pouvoir l’écrire ensuite…

Mon avis : Je remercie ma copinaute Dilshad – les lectures de la Diablotine – pour m’avoir permis de sortir ce roman de ma PAL grâce à notre challenge commun – ABC challenge – et de notre défi pour parvenir à lire le plus de livres possibles qui rentrent dans la catégorie de ce challenge. Des défis, des challenges, Seigneur ! J’espère qu’on y parviendra ! En attendant, on ne peut pas dire que l’on ne fait pas ce qu’il faut pour y arriver.

J’ai donc lu un roman d’une auteure que j’apprécie beaucoup : Amélie Nothomb. Je sais qu’elle crée un grand débat sur la toile mais elle est parvenue à me conquérir. Sa folie, sa plume, son humour m’ont vraiment séduit.

On la retrouve dans une entreprise japonaise pour son premier travail là-bas. On peut dire que c’est une sacrée descente aux enfers et que je suis certaine de ne jamais vouloir travailler dans une firme japonaise.

On entre dans un monde de malade ! Les japonais n’ont pas la même culture que les occidentaux, ça on le savait mais j’ai trouvé que beaucoup de choses n’étaient vraiment pas belles. Le regard du japonais sur les européens est triste. Les occidentaux sont vus comme des personnes peu productives avec des plus petits cerveaux et donc, ce qui devient logique, une manière de penser et de réfléchir bien inférieure à celle des japonais.

C’est avec cette mentalité que l’on se rend compte qu’Amélie n’est rien, elle n’est qu’une petite Belge qui s’est perdue au Japon et on lui fait bien comprendre. Malgré le sujet dur, l’œil vif et humoristique d’Amélie nous permet de rire de ces situations détestables. Elle ne peut faire confiance à personne dans cette entreprise, dès qu’on lui tend une main c’est pour se prendre une baffe bien piquante !

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Le monde oriental et le monde occidental sont mis à rude épreuve dans ce roman. Les comparaisons fusent, c’est plus ou moins agréable selon l’hémisphère sur lequel on se tient. Cependant, des personnages comme Mademoiselle Mori nous montre la complexité et la diversité de la personnalité d’une japonaise. En effet, beaucoup de respect et de rigueur sont de mise. Ce que l’auteure nous propose ici, c’est au final, une vision bien différente de la notre qui n’est pas forcément la même mais qui peut facilement se comprendre. La rigueur japonaise est vraiment très différente de la rigueur européenne.

Cela ne m’a pas empêcher d’avaler ce roman en une heure. L’auteure parvient une fois de plus à nous happer par sa plume loufoque et si belle. J’ai beaucoup apprécié le fait qu’Amélie fait semblant d’être résignée à n’être qu’une petite européenne bien inférieure à ses collègues. J’ai trouvé ça très intelligent. La répartie est bourrée d’humour et est très surprenante.

Je trouve que Stupeur et tremblement est un des romans d’ Amélie Nothomb que je préfère. C’est avec grand plaisir que j’ai replongé dans l’univers que l’auteure nous propose. J’ai encore passé un très bon moment.

Ma note : 16/20

 

 

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Le mal des ardents – Frédéric Aribit

téléchargementRésumé : Une rencontre de hasard, dans Paris, entre le narrateur et Lou, jeune violoncelliste étrange et exaltée. Pendant quatre jours et quatre nuits, le narrateur suit les errances, les fulgurances, les caprices de Lou, sa musique, ses photographies et ses dessins, ce qui le lance, subjugué, à la poursuite de l’impossible qu’elle incarne. Prof de lycée, il jonglait jusqu’ici avec des cours désincarnés, des interros surprise et une vie personnelle éparpillée. Grâce à elle, il redécouvre l’incandescence portée à ses limites. Mais l’étrange devient inquiétant : Lou se gratte beaucoup, semble ne jamais dormir, s’embarque dans des délires parfois risqués… Un dernier concert, La Pathétique de Tchaïkovski, une étreinte fulgurante entre les deux amants, et Lou est prise d’une grande crise de convulsion. Elle est conduite à l’hôpital avant de sombrer dans le coma. Le diagnostic surprend tout le monde puisqu’il conduit à la boulangerie où elle achète son pain, infecté par l’ergot. Bouleversé, le narrateur se lance dans une enquête sur les traces de ce mystérieux « mal des ardents » qu’on croyait disparu. Il découvre la longue et ahurissante histoire d’un petit champignon parasite aux propriétés hallucinogènes ayant provoqué, avec des symptômes spectaculaires, des hécatombes depuis l’Antiquité jusqu’au XXème siècle, avant le cas insensé de Lou. Il apprend l’histoire de Saint-Antoine, saint patron des ergotiques, il s’intéresse comme Arthur Miller au procès des sorcières de Salem. Et sa vie de basculer dans une urgence absolue, une fièvre qui n’arrête pas de brûler dans ce qu’on appelle l’art, si cher à Lou.

Mon avis : Je remercie chaleureusement Gilles Paris, Jules et les éditions Belfond pour l’envoi de ce service presse que j’attendais avec grande impatience.

J’ai beaucoup entendu parler de ce roman de la rentrée littéraire. J’avais donc hâte d’ouvrir ce roman qui m’attendait sagement dans ma bibliothèque depuis quelques semaines.

Je ressors de cette lecture complètement bouleversée. Je suis littéralement tombée sous le charme de la plume de Frédéric Aribit.

On assiste à une rencontre due au hasard dans un métro. Le fil rouge de l’intrigue est lancé et nous assistons à une histoire d’amour tissée la trame d’une comédie dramatique qui ne nous laisse pas de marbre.

On peut parler de la plume de l’auteur qui m’a vraiment beaucoup plu. D’une élégance incroyable, j’ai trouvé une poésie dans ses mots.

J’ai beaucoup apprécié le personnage de Lou qui est un personnage incroyable. Déjà, elle apparait dans notre histoire comme une illumination. Elle vient et rayonne. Elle illumine tout le roman de sa présence. C’est vraiment excellent. C’est un personnage que j’ai tout de suite comparé à une fée ou elfe dans mon esprit.

J’ai beaucoup apprécié le couple que l’auteur nous propose. Et la manière dont les choses sont amenées dans ce roman. Tout s’imbrique d’une manière royale : c’est frais, limpide, fluide. On est propulsé dans un univers tellement réel. On s’y croit dès les premiers mots.

J’ai adoré comment l’on retrouve le titre du roman dans le roman en lui-même. En effet,6d5e0a4443ae8251033796daab027cc8_400x400 « le mal des ardents » n’est que le début de la recherche du narrateur. Je suis heureuse de vous dire que ce genre de roman prend aux tripes. C’est vraiment exceptionnel. Je ne lis pas beaucoup de romans de « la rentrée littéraire » mais ce dernier vaut vraiment le coup d’œil.

L’auteur parvient à nous faire vivre quelque chose d’incroyable en mêlant thèmes divers et variés. On y parle d’art, d’amour, de relation. C’est vraiment un roman que je vous conseille. Il m’est difficile de rentrer dans les détails tellement ce livre foisonne de bonnes idées. Il m’est difficile d’en parler sans vous dévoiler une part de l’intrigue.

Le narrateur nous propose quelque chose de très sympathique. Sa recherche sur cette infection, ce champignon, l’emmène dans des coins dont je n’aurais jamais soupçonné dans ce roman.

Je vous le dis mes amis, si jamais vous ne voulez pas vous plonger dans ce roman… Vous êtes fous. Tout le monde va adorer ce roman !

Ma note : 20/20

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L’objet de mon affection – Louis Lucas

téléchargement (3)Résumé : La vie est un parcours semé d’embûches, un chemin de croix qu’il est préférable d’emprunter à deux. Certains attendent l’amour pour se lancer, d’autres ne le font pas, par peur de la solitude, par résignation ou parfois parce que le destin en a décidé autrement.

Mon avis : Je tiens à dire un grand merci à Louis Lucas, l’auteur, pour m’avoir permis de lire son roman. En effet, ce service presse est tout à fait étonnant.

J’apprécie toujours les échanges que j’ai avec Louis, en effet, en plus d’avoir écrit un bon roman, on se rend très vite compte qu’il est intéressant et très cultivé. C’est vraiment très agréable.

J’ai beaucoup aimé la délicatesse, la poésie et la subtilité qui se dégage de ce roman. Il se lit très rapidement parce qu’il n’est pas très épais mais cette impression de « trop peu » est rapidement équilibrée par la beauté de la plume.

On fait la rencontre de Léo, dans un train en provenance de Rouen et en direction de Paris. Jeune homme très discret, il beaucoup de temps le nez dans les romans ou à observer les gens dans le train. Il se perd dans les contemplations des gens, des paysages. Doux et rêveur, il est un jeune homme très intéressant. On dirait qu’il sort tout droit d’un roman du XIXème siècle tant il aspire aux mêmes qualités que les hommes de ce dit siècle. C’est une belle sensibilité masculine qui peut, par moment, cruellement manquer dans les romans modernes. Ici, on est servi avec Léo.

Lors d’un trajet en train, Léo fait la rencontre d’Olivia, une jeune femme très belle, sensible et elle aussi très intelligente.

J’ai beaucoup apprécié la fragilité et la douceur qui se sont émanées de cette rencontre aussi hasardeuse fut-elle dans ce train. J’adore la poésie des mots de l’auteur. C’est vraiment un beau livre.

Léo n’a pas envie de quitter Olivia, ni ce train qui lui a permis de découvrir une femme exceptionnelle. Cependant, s’il vient sur Paris c’est pour être avec son amie Julia. Tout oppose ces jeunes personnes. C’est vraiment un couple étrange où l’on dirait que tout est fait mécaniquement et que Léo est avec Julia pour ne pas être seul. J’ai trouvé ce couple déstabilisant et désarmant.

Léo rejoint Julia sans grande conviction, par habitude. On suit leur routine sans amour de sa part. L’aveuglement de Julia sur les sentiments de Léo à son égard est alarmant. Comment fait-elle pour ne pas se rendre compte de ça ? Personnellement, je pense que je m’en serai rendu compte.

Léo retrouve Olivia a quelques reprises, il apprend à la connaître, à l’apprivoiser et j’ai adoré ce petit couple qui commençait à prendre de l’ampleur mais en gardant un côté très mystérieux. On a l’impression qu’Olivia échappe constamment à l’emprise de Léo. En effet, elle disparaît, garde le silence puis revient. S’en est déroutant à certains moments. Cependant, j’étais un peu mal pour Julia jusqu’à ce que l’intrigue atteigne un point culminant et que toute la culpabilité s’est envolée en un rien de temps.

La fin du roman est assez surprenante. J’ai été surprise au début puis… Après mure réflexion, je me suis rendue compte que cette fin était aussi belle que le reste du roman. Poétique et surprenante. J’invite chaque lecteur à se perdre dans les mots de Louis Lucas. La plume de Louis Lucas est très prenante, belle et hyper poétique. On passe vraiment un excellent moment avec ce petit roman très chouette.

Ma note : 18/20

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Le dernier facteur – Virginie Paquier

51M9SeWGFIL._SX195_Résumé : Valentin est un jeune facteur qui livre tous les mardis à un vieux monsieur, Pierre, une lettre parfumée et marquée de rouge à lèvres. Ce rendez-vous devient le seul bonheur de la vie solitaire et monotone du jeune homme, et des liens se tissent entre les deux hommes sans qu’ils aient besoin de beaucoup parler. Lorsque Pierre meurt, les lettres continuent à arriver. Valentin, très affecté par la disparition de son ami, décide de retrouver la mystérieuse expéditrice pour lui annoncer la triste nouvelle.

Mon avis : Je remercie énormément Virginie pour sa gentillesse et pour l’envoi de ce service presse.

Dans un premier temps, j’ai trouvé la couverture du roman assez mignonne. Elle m’a tout de suite plu. J’aime beaucoup ce qui se dégage de cette image : de la douceur, de la poésie même dans un certain sens.

J’ai passé un agréable moment avec ce roman. Nous faisons la connaissance de Valentin, le fameux « dernier facteur ». Il fait sa tournée pour une unique lettre, celle de Pierre, un vieil homme qui reçoit des lettres parfumées et marquées par des lèvres au rouge à lèvre.

Valentin est un homme calme, patient et avec une énorme bonté. C’est un homme qui aime faire plaisir et c’est u trait de caractère que j’apprécie énormément. En tant que lectrice, le personnage de Valentin m’a séduit. J’ai aussi apprécié la relation qu’il entretient avec Pierre, ce vieil homme qui ne vit que pour ces lettres.

Valentin a une vie assez simple et assez routinière. « Boulot, maison, dodo » pour résumer très rapidement.

J’ai trouvé l’acte de Valentin très touchant encore une fois. A la mort de Pierre, il part dans la région du Limousin pour retrouver la femme qui envoyait ces lettres à Pierre pour lui annoncer la mort de ce dernier. C’était très émouvant de le voir partir à la recherche de cette personne.

L’intrigue est lancée. C’est avec délice que je me suis plongée dans l’univers que Virginie nous propose. En effet, j’ai trouvé ce parcours très émouvant. C’est vraiment une intrigue plaisante que l’on ne voit pas partout. Même si on part d’une petite chose, c’est-à-dire, une lettre, l’auteure parvient à nous faire vivre une aventure magnifique. C’est intense.

Au fil des pages, on rencontre de nouvelles personnes, âgées, qui aident Valentin comme ils le peuvent à essayer de retrouver cette vieille dame. J’ai trouvé les relations amicales intergénérationnelles très plaisantes dans ce roman. Les liens tissés sont très forts. C’est très agréable.

La fin du roman est très touchante et très surprenante. En effet, je ne m’attendais pas du tout à ce que cela se termine de cette manière ! C’est vraiment incroyable ! De cette manière, l’auteure a su me maintenir en haleine jusqu’aux derniers mots de son roman. C’est vraiment une très belle histoire qui se déroule sous nos yeux.

Ce roman est sous le signe des émotions mais aussi de la capacité de certaines personnes à faire le bien autour d’eux. C’est vraiment spectaculaire la manière dont l’auteure parvient à nous faire voir la bonté des gens ou au contraire leur aspect vénal et leur incapacité à donner sans recevoir. J’ai beaucoup apprécié ce que j’ai lu.

Beaucoup de personnages secondaires sont présents dans ce roman. Ils ont tous un rôle à jouer plus ou moins bon. Je pense au personnage de Sally que j’ai adoré ! Elle parvient à nous véhiculer des émotions diverses.

La plume de l’auteure est magnifique. Elle est pleine de poésie, de douceur. Virginie sait jouer avec les mots. Elle est talentueuse et son roman n’a qu’un seul défaut : celui d’être trop court ! J’aurais aimé en avoir un peu plus et en savoir un peu plus.

Ma note : 17/20

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Victoire de Patricia Ricordel

téléchargement.jpgRésumé : Victoire, interpellée par quatre mots lus sur un panneau publicitaire, échoue à La Réunion au sein d’une église évangéliste. Là, elle croise la route de Timothée Damour, un gourou au grand cœur et Colette, sa fidèle collaboratrice qui vont bouleverser le cours de sa vie. Cette jeune femme, enfant de la balle, fan de Céline Dion, dépendante aux jeux de hasard et allergique à la prière, parviendra-t-elle à échapper à ses créanciers ? C’est une histoire de hasards ou de coïncidences, de petits cailloux semés sur un chemin qui ne mène jamais où l’on croit. Victoire, une héroïne intense et volcanique à l’image de l’île où se déroule l’intrigue : La Réunion. C’est un roman frais et pétillant, émouvant et drôle à la fois, avec des personnages attachants, qui donne envie d’être créateur de sa destinée. Patricia RICORDEL est chanteuse et comédienne. Après 25 ans passés sur les planches des théâtres de France et de Navarre, elle décide de consacrer les 25 prochaines années au moins, à l’écriture qu’elle chérit depuis longtemps. Son expérience, en tant qu’auteure, se limite à ce jour à la publication de textes de chansons. En 2015, elle crée un blog dans lequel elle publie de courtes histoires. Elle est la fondatrice du 1er Festival Virtuel de La Nouvelle en 2016. La même année, elle obtient un 1er Prix pour un texte à l’occasion d’un concours. À la suite de ce premier roman « Victoire », un recueil de nouvelles verra bientôt le jour.

Mon avis : Je remercie grandement l’auteure : Patricia Ricordel pour l’envoi rapide de son roman Victoire. J’ai eu la chance de pouvoir découvrir ce roman et un univers qui m’était encore inconnu.

On fait la rencontre de Victoire. Victoire est une jeune femme un peu perdue qui ne sait plus par quel bout prendre sa vie qui n’est pas très glorieuse : elle enchaîne les erreurs. Elle se retrouve dans une réunion où se scandent des « Amen » à tout va. Elle déteste ces prières, cette ambiance qu’elle veut très vite quitter mais elle est retenue par Colette, une femme qui travaille là bas et qui deviendra rapidement une amie voire même un pilier.

J’ai beaucoup apprécié la référence du prénom que l’on peu facilement lié à l’univers que l’héroïne principale chérit : le casino. En effet, Victoire est malchanceuse, elle a perdu beaucoup d’argent aux jeux et se cachent des créanciers à qui elle doit beaucoup d’argent.

J’ai aimé la relation qui se tisse entre Colette et Victoire. On sent que la sincérité et l’amitié s’installent pour une durée illimitée entre les deux femmes. J’ai trouvé cette relation belle et très exploitable, ce que fait l’auteure à merveille.

Le personnage de Timothée Damour est lui aussi à part entière. J’ai eu beaucoup de mal, au départ, avec ce personnage hautain et mystérieux. Je l’ai trouvé détestable à souhait : comme si il savait tout sur tout et sur tout le monde. Je déteste ce genre de personnes. Mais j’ai appris à le connaître au fil des pages et ma lecture n’en fut que plus enrichissante.

Je dois vous avouer que le milieu de la nuit, du casino ne me tente pas beaucoup. J’ai eu un peu de mal avec cet aspect du roman mais mon malaise s’est très vite évaporé.

Je suis heureuse d’avoir fait cette lecture qui m’a permis de m’épanouir dans un espace géographique que je connais que très peu : celui de la Réunion. Et d’évoluer dans un univers que je n’apprécie pas : celui des jeux d’argent.

L’intrigue en bonne, rondement menée et les personnages sont assez forts pour  nous tenir en haleine jusqu’à la fin du roman.

Je pense que beaucoup de lecteurs pourront apprécier cet univers proposé par Patricia Ricordel dont la plume est très belle. Je pense que c’est aussi un point qui m’a permis de tenir jusqu’à la fin de ma lecture malgré les petites longueurs que j’ai pu trouver à certains moments mais en soit, rien de bien important.

Un petit plus pour le fait que Victoire soit une fan de Céline Dion. Petite anecdote qui m’a bien fait sourire.

Ma note : 14/20