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La daronne – Hannelore Cayre

9782367626789-001-T.jpegRésumé : « Alors que j’entamais ma nouvelle carrière, Philippe, mon fiancé flic, prenait son poste comme commandant aux stups de la 2e DPJ. — Comme ça on se verra plus souvent, m’a-t-il dit, réjoui, en m’annonçant la nouvelle deux mois auparavant, le jour de sa nomination. J’étais vraiment contente pour lui, mais à cette époque je n’étais qu’une simple traductrice-interprète judiciaire et je n’avais pas encore une tonne deux de shit dans ma cave. » Comment, lorsqu’on est une femme seule, travailleuse avec une vision morale de l’existence… qu’on a trimé toute sa vie pour garder la tête hors de l’eau… qu’on a servi la justice sans faillir, traduisant des milliers d’heures d’écoutes téléphoniques avec un statut de travailleur au noir… on en arrive à franchir la ligne jaune ? Rien de plus simple, on détourne une montagne de cannabis d’un Go Fast et on le fait l’âme légère, en ne ressentant ni culpabilité ni effroi, mais plutôt… disons… un détachement joyeux. Et on devient la Daronne.

Mon avis : Je remercie Pauline et Audio Lib pour l’envoi de ce service presse. C’est une histoire qui prête à sourire puisqu’il s’agit d’une erreur. Je ne m’étais pas positionnée pour écouter ce roman. Ce fut donc une surprise générale de voir ce roman dans mon enveloppe (que j’attends toujours avec énormément d’impatience, mes virées voiture sont beaucoup plus chouettes avec mes livres audio, c’est vraiment top !)

Vous connaissez l’adage « métro – boulot – dodo » ? Ici, on est plutôt dans le mode « pleurer – boulot – dodo ». On fait la rencontre d’une femme de 50 ans environ. Elle travaille pour la justice. Elle écoute, pendant de longues heures des conversations interminables pour les retranscrire. C’est un métier qui est lassant mais elle doit faire face à l’institut qui prend soin de sa mère malade, à ses filles qui sont loin d’elle et à ce compagnon qui fait triste figure face à son mari décédé.

Même si la couverture du roman est assez sombre, il y a une bonne dose d’humour dans ce roman. Décalé et subtil, il pourra plaire à grand nombre d’entre vous.

La situation cocasse qui se dessine sous nos yeux est assez simple : la Daronne prend place lors d’une sordide histoire de drogue. J’ai beaucoup apprécié l’ironie que l’on rencontre tout au long du roman.

La Daronne est un personnage que j’ai beaucoup apprécié. Elle est différente. Elle a un regard assez surprenant sur la vie. Elle qui a œuvré pour le bien, pour la justice, pour la morale, se retrouve dans une situation périlleuse, à vendre du cannabis à toutes les petites frappes de son quartier en vivant sous le même toit que son fiancé qui travaille dans la police.

Je vous avoue que lorsque j’ai lu le résumé, j’ai eu peur. Ce n’est pas forcément le genre de lecture que j’apprécie particulièrement. La couverture porte à confusion : c’est une histoire qui se lit ou s’écoute vite. On est vite emporté par cette histoire qui ne nous laisse pas indifférent.

On a, face à nous, une plume incroyablement intelligente : elle est bourrée d’humour comme j’ai déjà pu le souligner mais aussi d’originalité qui donne à ce roman un côté décalé que j’ai énormément apprécié.

La Daronne est un roman prisé et on comprend vite pourquoi ! En plus d’être en marge de ce que l’on peut habituellement lire sur les histoires de drogue, c’est une histoire actuelle qui nous permet d’avoir un œil différent sur la société. On soulève donc le problème des EHPAD et de leur prix qui vous fait sortir les yeux de la tête, qui nous force à prendre de lourdes décisions qui peuvent avoir de graves conséquences sur nos vies. On parle aussi de drogue, forcément mais aussi de la routine des gens, des vies qui se croisent mais ne se touchent jamais. De cette routine envahissante qui nous pousse à regarder ailleurs, bref, je ne peux que vous le conseiller.

Je ne suis même pas certaine d’avoir la capacité de le classer dans un genre tellement je ne suis pas habituée à lire des histoires comme celle-ci.

Les – :

  • Une couverture qui ne rend pas forcément justice à l’histoire. Je pense qu’un lectorat comme moi pourrait passer à côté de ce roman à cause de cela.

Les + :

  • La Daronne, un personnage haut en couleur.
  • L’intrigue qui mêle drame, humour et actualité.
  • L’œil vif de l’auteure sur la société.
  • L’humour et l’ironie présents dans ce texte.

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Je suis un des leurs – David Ruiz Martin

51HJvQKJi6L._SX331_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Lorsque Raúl Pontes, journaliste désabusé et mal dans sa peau, apprend l’existence d’un grand-père passé pour mort depuis trente ans, son sang ne fait qu’un tour. Qui est cet homme et pourquoi a-t-il disparu aussi longtemps ? Persuadé que ce nouveau coup est l’oeuvre de ses soeurs et de son irresponsable mère, un seul choix s’offre alors à lui : celui de pousser la porte de ce passé occulte. Horacio, ce grand-père au comportement amer lui demande alors une faveur étrange : retrouver son amour il y a plus de soixante-dix-ans, lors de la guerre civile espagnole. C’est sceptique que, finalement, Raúl accepte, ignorant que c’est un pan entier de sa propre histoire qu’il s’apprête à déterrer. Ses indices le mèneront jusque dans les rues bondées de la capitale espagnole, en plein coeur du Madrid historique et de sa ferveur perpétuelle… …mais le pousseront, aussi, bien plus loin, aux limites de l’insoutenable, où se mêlent les oeuvres d’amour et de mort d’une guerre civile injuste et fratricide. Lancé sur les traces de cet amour impossible, Raúl ignore que cette plongée fulgurante dans ce pays rongé par le souvenir ébranlera ses convictions et les fondements mêmes de sa propre existence.

Mon avis : Je remercie vivement David pour l’envoi de son dernier roman. J’avais déjà pu tester la plume de David Ruiz Martin à travers son roman « Que les murs nous gardent ». J’avais bien apprécié ma découverte qui fut un presque coup de cœur. C’est donc avec envie et entrain que je me suis lancée dans cette lecture.

Ce roman est sous le signe des rencontres entre générations. On vogue entre passé et présent entre la vie de Raul et celle de son grand-père. C’est une rencontre touchante qui nous fait voyager entre les périodes : entre la Seconde Guerre mondiale et le présent dans lequel vit Raul.

Raul est un personnage que j’ai apprécié malgré sa singularité : c’est un personnage très attachant. En effet, on se retrouve face à un homme perdu, désabusé. Il donne l’impression d’avoir perdu le fil de sa vie. Il erre dans sa vie comme une âme en peine. J’ai tout de suite eu l’envie de le prendre sous mon aile.

On fait la rencontre du grand père de Raul en même temps que lui. En effet, il vient d’apprendre son existence. C’est vraiment une belle idée. En plus d’avoir une quête identitaire dans ce roman, on se retrouve face à une famille qui est sur le bord de l’explosion : secrets de famille en tout genre et animosité sont présents dans ce roman. J’ai beaucoup apprécié ce mélange.

Si j’avais apprécié la plume de David Ruiz Martin dans le premier roman que j’ai u de lui, ici, j’ai fondu pour elle. David a mis la barre très haute : en effet, c’est plein de subtilité, de douceur, de beauté. Quelle belle évolution ! Je suis sous le charme de cette plume très réaliste qui nous plonge dans une Espagne blessée, ravagée, on s’y croirait.

En effet, on plonge dans le passé de l’Espagne. On a plutôt tendance à oublier le passé des pays dans lesquels on ne vit pas. Ici, on se prend une grosse claque : on vit la désolation, les malheurs, la dureté de ces moments difficiles vécus aux différentes périodes de l’histoire.

Franchement, ce roman est un coup de cœur pour moi. Il est différent. C’est un coup de cœur différent : un qui fait mal mais qui fait du bien en même temps. C’est assez surprenant et prenant comme lecture. La plume de David vient sublimer tout cela. C’est un roman qui vous ravage la tête et le cœur.

Les – :

  • Aucun point négatif pour moi : coup de cœur total !

Les + :

  • Le voyage entre le passé et le présent.
  • Le personnage de Raul.
  • Le mélange entre les secrets de famille et la crise identitaire que traverse notre personnage principal.
  • La merveilleuse plume de David Ruiz Martin.

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Miroir, mon beau miroir – Amélia Varin  

9782378120641.jpgRésumé : Le bonheur, même éphémère, est toujours bon à prendre. Ces quelques fragments de joie, Léa, une jeune lycéenne victime de harcèlement scolaire, les a pris. Elle les a conservés dans un coin de son âme, veillant à ce que rien ne les atteigne. Et puis… après la joie vient l’amour. Et de l’amour naît la douleur… inexorable

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Violette et Meg des éditions Alter Real pour l’envoi de ce nouveau service presse. Vous savez que lorsqu’il s’agit d’un format « nouvelle » je suis toujours en retrait. Je ne sais jamais si je vais apprécier ou non. Cependant, lorsque j’ai vu que c’était une nouvelle d’Amélia Varin, je n’ai pas hésité à demander cette lecture une seule seconde.

On fait la rencontre de Léa et Julie. Ce sont deux jeunes filles qui sont dans la même classe au lycée. Si pour Julie, la vie est plutôt facile, Léa a du mal à se faire accepter par ses camarades mais elle a aussi du mal à s’accepter elle-même. Ce sont deux amies qui ont deux caractères opposés : Julie est une jeune fille indépendante, qui n’a besoin que d’elle-même pour avancer. Elle n’hésite pas à prendre la défense de Léa lorsqu’elle est seule contre une bande de garçons débiles. Elle est belle, mince et fait tourner les têtes des garçons. Léa est tout le contraire, elle a du mal à se trouver jolie à cause de son corps. Ce corps qu’elle n’aime pas, ces formes qu’elle ne trouve pas harmonieuses. Bref, Léa se tait et subit les moqueries de ses camarades sans rien dire.

On sent vraiment qu’il y a une sale ambiance dans sa classe. On retrouve tous les stéréotypes que l’on peut trouver dans les salles de toutes les classes du monde : on a les filles qui font tourner la tête des garçons et qui font tout pour garder leur place de leader. Le genre de filles superficielles qui ont besoin de rabaisser les gens pour se sentir supérieur. On retrouve aussi les garçons beaux, forts, sportifs qui n’acceptent pas les différences et qui brisent ceux qui sont différents. Puis les « outcast » ceux qui vivent leurs vies dans leur coin en espérant ne pas trop attirer l’attention sur eux. Ils veulent simplement que la journée se passe sans encombre. Léa fait partie de cette dernière catégorie selon moi. D’une timidité maladive, je suis persuadée que si j’avais été dans sa classe, j’aurais été la première à aller vers elle, enfin soit, passons à la suite.

Ludovic arrive en cours d’année, dès que Léa le voit, elle le trouve beau, gentil bref, elle tombe rapidement amoureux de lui et cela n’échappe pas à sa copine Julie qui la pousse à s’ouvrir et à vivre ce sentiment à fond. Léa commence à s’ouvrir, à sourire et cela fait plaisir à lire. Cependant, la joie et le bonheur ne sont pas longtemps au rendez-vous. Suite à une énième humiliation, Léa n’en peut plus et s’enfuit pour se cacher…

Je ne peux que vous pousser à lire cet ouvrage. En effet, ce n’est pas bien long mais cela est intense. Amélia Varin nous amène encore une fois sur le chemin du harcèlement scolaire mais ici c’est sur la différence physique. Après cette lecture, j’ai pris du temps pour faire un point sur ma scolarité : même s’il y a eu quelques obstacles liés à mon surpoids à ce moment de ma vie, je me sens chanceuse d’avoir pu évoluer dans une sphère scolaire qui m’a accepté : j’ai eu de nombreux camarades et amis et en lisant le texte d’Amélia, je me suis sentie bien, chanceuse même si tout n’a pas été tout rose.

La plume d’Amélia reste toujours aussi efficace, simple et belle. On ne tourne pas autour du pot, c’est assez sympathique.

La fin de la nouvelle me laisse un peu sur ma faim. J’avoue que j’aurais aimé en savoir plus sur le ressenti de Léa, sur la manière dont elle pouvait appréhender cette nouvelle vie. J’aurais aussi apprécié un point de vue externe : celui de ses camarades qui l’ont poussé dans ses retranchements mais aussi le point de vue de Julie sur la manière dont elle pourrait aider son amie.

Les – :

  • La fin et ma volonté à en savoir plus sur l’après accident.

Les + :

  • La couverture que j’ai bien appréciée par sa simplicité. Le parallèle entre cet adage que l’on lie aux contes de fées et le contenu de la nouvelle est bien trouvé.
  • Le personnage de Léa que j’ai eu envie de protéger.
  • La manière dont Amélia nous montre le harcèlement scolaire sous une autre forme que celles qu’elle a déjà exploité.
  • La plume de ma chère Amélia que j’aime toujours autant.
  • L’amitié entre Julie et Léa.

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Et soudain, la vie bascule – Perrine Marche

511p+LQQ7eL._SX195_.jpgRésumé : Maeva est une jeune adolescente de treize ans pleine de vie. Elle déborde d’énergie et pratique intensément le sport depuis quelques années. Elle a commencé à l’âge de cinq ans, emplie de motivation et talentueuse, elle a intégré une section Sport Études ayant pour objectif d’accéder au plus haut niveau, c’est-à-dire le pôle France. Ses disciplines de prédilection sont le hand-ball, et l’athlétisme, c’est bien plus qu’une passion, c’est sa raison de vivre. Un jour, elle surprend une conversation entre sa mère et sa grand-mère qui va la bouleverser. Elle quitte le domicile précipitamment et en une fraction de seconde sa vie, ainsi que sa famille, vont voler en éclat. Perrine Marche, l’auteur vit dans le sud de la France. Elle aime la lecture, l’écriture et le sport.

Mon avis : Je remercie Perrine Marche pour l’envoi de son roman en service presse. Vous savez que les romans où les enfants sont les personnages principaux et qu’une catastrophe arrive, ce n’est pas vraiment des histoires qui me tentent, j’ai toujours peur d’avoir une tristesse intense qui me colle à la peau pendant des jours après avoir terminé ma lecture.

Ce n’était donc pas trop sereinement que j’ai commencé ma lecture. À chaque page tournée, je priai le bon dieu pour que la mort ne surgisse pas. Il est vrai que le résumé reste vague quant à la catastrophe qui va se produire.

Ce sentiment a quand même vite disparu, je vous rassure. Quand j’ai compris ce qui allait se passer, j’ai écarté le pire même si ce que Maëva a est très grave, j’ai su que j’allais survivre à ma lecture.

On fait la rencontre de Maëva, une jeune adolescente de treize ans qui n’a pas froid aux yeux. Elle répond, n’en fait qu’à sa tête et ne veut rien entendre sauf lorsque l’on parle de sport. Maëva a une sœur jumelle : ici, aucun lien fort, les filles ne se ressemblent absolument pas. L’une est sportive, rebelle, énervée, l’autre est calme, littéraire et respectueuse envers ses parents. J’ai apprécié la différence entre les deux sœurs. C’est aussi bien de dissocier les jumeaux, ne pas oublier qu’ils ont leurs identités propres. Dans la famille, il y a aussi un petit frère. Un petit frère qui voue un culte à Maëva. C’est une véritable tête brûlée toute mignonne.

Ce n’est pas pour rien que l’on dit que la vie peut basculer en un claquement de doigt. Dans son accident, Maëva entraine sa famille qui se voit bouleversée. Déjà que l’on avait une famille séparée par un divorce : les relations avec Nina la maman chez qui la tribu vit et avec le papa se voient changer. Si d’un côté, Nina se dévoue jour et nuit à ses enfants, le papa est aux abonnés absents.

C’est un roman qui est une belle leçon de vie. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, et ce roman est une belle illustration de cet adage. On est pris dans une spirale d’évènements qui ne nous permettent pas de nous ennuyer.

Je n’ai pas su m’identifier totalement à Maëva parce que c’est une jeune adolescente qui bouge autant qu’une sauterelle. Elle adore le sport et ne tient pas en place, tout le contraire de moi ! Cependant, j’ai quand même été touché et émue par ce roman. Les personnages secondaires sont assez sympathiques et apportent beaucoup à ce roman, ils sont une force que Maëva n’aurait pas soupçonné.

La seule chose qui m’a un peu ennuyé c’est la narration, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire à cause de cette dernière. Je l’ai trouvé trop impersonnelle pour un roman qui se dessine comme une leçon de vie.

Les – :

  • La narration qui ne m’a pas convaincu, je l’ai trouvé trop impersonnelle.

Les + :

  • Le courage et la force de Maëva. Elle n’abandonne pas ses rêves.
  • La famille, c’est la plus grande force.
  • Un roman qui donne une belle leçon.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

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Le jeu – France Michèle Adler

51g2Rcg2vUL._SX195_.jpgRésumé : Les jumeaux Julian et Justin vivent hors du monde sur Long Island, jusqu’à ce qu’apparaisse une adolescente de leur âge…À Kid-han-nink, l’une des plus belles propriétés de Long Island, les jumeaux, Julian et Justin Farrell, vivent hors du monde. Ils jouent à Tarzan dans les immenses bois de Kid-han-nink, font des courses effrénées à cheval, campent sur leur île privée et dorment enlacés dans leur cabane dans les arbres. Ils s’aiment, se bagarrent, jusqu’au jour où une adolescente de leur âge vient troubler leur univers. Le délire s’installe. Qu’y a-t-il de vrai, d’imaginé dans le dédale de ce jeu qu’ils vivent et revivent inlassablement ? Quelle est cette tragédie tue par la famille entière, et qui a brisé leur destin ? Entre enquête et souvenirs, rivalité et culpabilité, Le Jeu reste l’histoire d’un amour fou entre deux frères. Entre enquête et souvenirs, rivalité et culpabilité, découvrez Le Jeu, l’histoire d’un amour fou entre deux frères.

À PROPOS DE L’AUTEUR : France-Michèle Adler a passé sa jeunesse à Nice avant de vivre à New York. Elle a travaillé dans la bourse à Wall Street, les banques internationales et la mode. Elle a été journaliste de mode pour le New York Post et a contribué à Elle, Interview et New York magazine. Son premier livre Sportsfashion (anglais) publié par Avon Books retrace l’histoire de la mode dans le sport.

Mon avis : Je remercie les éditions Publishroom qui me contactent pour la troisième fois via Simplement.pro pour me proposer de découvrir des romans.

Ici, je me suis laissée séduire par ce court roman « le jeu ». J’avoue que même si la couverture ne m’a pas forcément hyper séduite, le résumé m’a tenté.

Je vous avoue que j’ai passé un moment de lecture un peu particulier dans le sens où je n’ai pas su quoi penser de cette lecture. Je n’ai pas détesté, non, mais je n’ai pas non plus franchement apprécié. Vous avez déjà eu ce sentiment mitigé pour un roman ?

On fait la rencontre de Justin et Julian, deux jumeaux qui sont inséparables. Ils se ressemblent comme deux gouttes d’eau, ils sont toujours ensemble, ils sont complémentaires même si j’ai vraiment eu l’impression que Julian a l’air plus calme, doux, gentil que Justin qui est plus sauvage, bourru.

Le cadre de vie des jumeaux est plutôt sympathique : avec des parents extrêmement riches, ils vivent dans une villa de Kid-han-nink, ils sont tellement chouchoutés qu’ils ont une île pour eux deux. Sur cette île, ils s’amusent, profitent de leur jeunesse. Ils ont des jeux particuliers, ils n’ont peur de rien. Julian & Justin sont inséparables jusqu’à l’arrivée de June, une jeune adolescente belle comme le jour qui vient bouleversée leur quotidien.

Roman sur le lien qu’il peut y avoir entre les jumeaux. Une histoire d’amour fraternel mais aussi de jeux. Jeux malsains dans un sens : on ne sait pas jusqu’où ils vont aller.

La narration s’alterne : une fois c’est un des jumeaux (on met du temps à comprendre lequel des jumeaux parlent), l’autre fois, ce sont des personnages autres que les jumeaux qui prennent la parole pour dire ce qu’ils pensent des jumeaux. Les passages sur les jumeaux sont une discussion avec un « tu » qui reste longtemps inconnu. Je pense que cette narration n’est pas vraiment faite pour moi, je me suis posée trop de questions dès le départ et cela m’a un peu dérangé.

L’attitude de la mère des jumeaux est révoltante ! Je pense que si je l’avais eu en face de moi, je lui en aurais collé une et une belle.

J’ai apprécié les voyages divers que l’on fait à travers ce court roman : on part en Jamaïque avec le grand-père des jumeaux, avec Julian on voyage aussi beaucoup aux quatre coins du monde et le voyage entre imaginaire et réalité est bien présent aussi.

Les – :

  • Une narration qui ne m’a pas convaincu.
  • Justin et sa mère qui n’ont pas su me convaincre non plus.
  • Un manque de détails sur l’île des jumeaux.

Les + :

  • Les décors proposés.
  • La frontière entre la réalité et l’imaginaire.
  • Les voyages aux quatre coins du monde.
  • Les personnages de June & Julian.
  • L’intrigue intéressante proposée.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

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La source S – Philippe Raxhon

CVT_La-Source-S_5339Résumé : Quel est le point commun entre le philosophe romain Sénèque, l’écrivain Oscar Wilde et l’empereur Napoléon Ier ? La Source S. Qu’est-ce qui relie Paris, Palerme, Dublin, Tel Aviv, Rome, Waterloo, Sainte-Hélène, et les chemins de la mémoire ? La Source S. Qu’est-ce qui pourrait bouleverser notre vision historique du monde ? La Source S. Qu’est-ce qui peut réunir un historien renommé, professeur à la Sorbonne, jouisseur, gourmand et amateur de grands vins sans modération et une jeune chercheuse sicilienne ambitieuse, instable et sensuelle à tomber par terre ? La Source S. Qu’est-ce qui peut tuer ou inviter à tuer dans un raffinement de cruauté ? La Source S. Qu’est-ce qui constitue une énigme insoluble, et le restera peut-être, même à la dernière page ? La Source S. Qu’est-ce qui est authentique dans cette histoire ? L’impact de la Source S. La Source S, un thriller à ne pas lire si vous êtes satisfait de vos certitudes. 

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois la plateforme Simplement.pro pour la découverte de ce thriller que j’ai beaucoup apprécié. Je remercie aussi Philippe Raxhon pour l’envoi de son roman version papier. Je suis ravie d’avoir pu l’avoir en main. C’est un roman qui a trouvé sa place dans les étagères de ma bibliothèque à côté des romans de Dan Brown.

Je vous avoue que j’ai été charmé par la couverture de ce roman et le résumé de ce dernier.

La comparaison avec Dan Brown est amplement méritée. Je suis sous le charme de la plume de Philippe Raxhon. En effet, j’ai passé un excellent moment avec ce thriller qui nous réserve beaucoup de surprises.

Ce que j’ai énormément apprécié c’est le fait qu’on nous retourne complètement le cerveau. Je pense qu’il y avait de la fumée qui sortait de mes oreilles. On remet tout en question, l’Histoire du monde, les perceptions que l’on en a ainsi que nos connaissances du monde. Comme je le dis sous, l’habit ne fait pas le moine. Ce roman est une belle illustration de cet adage.

François Lapierre est un professeur à la Sorbonne. C’est le personnage principal de notre histoire. Haut en couleur, c’est un personnage très intelligent et courageux qui m’a beaucoup plu. Il est accompagné de Laura Zante, une jeune femme qui apporte beaucoup au roman, c’est vraiment une aventure que ce duo nous propose. Vous comprendrez peut être mieux le parallèle entre les personnages de Robert Langdon et ses comparses féminines.

L’intrigue est très prenante, j’ai adoré cette chasse aux trésors qui nous entraine dans différents endroits, c’est assez prenant.

J’avoue que la première partie est un peu longue mais nécessaire. Elle pose les bases historiques donc c’est très explicatif mais j’ai aimé cela. Je peux comprendre que ça soit assez long pour les lecteurs qui n’apprécient pas forcément ce côté historique de l’histoire.

J’ai apprécié les références historiques bien entendues mais on part aussi dans un voyage pour nos papilles ! Entre bonne nourriture et grands crus, ce fut le bonheur total ! J’en avais l’eau à la bouche.

Je ne peux que conseiller ce roman aux fans des romans ésotériques. C’est vraiment très sympathique comme lecture. La découverte de la plume de Philippe Raxhon est une belle surprise. Je suis sous le charme.

Les – :

  • Mon cœur de lectrice est comblé, je n’ai rien à redire.

Les + :

  • Les personnages adorables qui m’ont permis de vivre une belle aventure.
  • La chasse au trésor.
  • Le fait que mon cerveau ait été retourné.
  • La plume qui est terriblement incroyable.
  • Un bon roman ésotérique !

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

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Killarney 1976 – Joël Macron

killarney-1976-1084130-264-432.jpgRésumé : Tu le sais, je dois repartir… mon pays est au bord de la révolution. Shariati a besoin de moi. Nos visiteurs ont certainement voulu nous avertir, nous mettre en garde contre la folie de notre civilisation… Je ne sais quelles sont leurs intentions exactes, mais je pense qu’ils savent ce qu’ils font. Tu es le dépositaire de tous ces secrets : je sais que cela t’a semblé impressionnant, et que tu te demandes toujours quoi faire de toutes ces informations : garde les précieusement, en toi. Garde aussi ce cahier avec tes notes précieuses : il te servira un jour, dans très longtemps.
Je devine ta question en écrivant : mais quand ? Voici ma réponse, en persan :هنگامی که شما می توانید این جمله را ترجمه کنید

Mon avis : Je remercie Emma pour l’envoi de ce nouveau service presse dans le cadre de mon partenariat avec les éditions NOBI. Killarney est un roman particulier, sensible avec lequel j’ai passé un bon moment de lecture.

Entre autobiographie et fiction.

C’est un style bien particulier que m’a proposé de découvrir Emma.  On vogue entre les souvenirs de l’auteur et l’introduction d’un personnage iranien, Mano, dans un moment de la vie de Joël Macron.

Mano est un personnage assez surprenant. C’est un homme iranien qui est physicien nucléaire. Il arrive dans la vie de Joël en 1976. L’Iran est au cœur des conflits, des actualités politiques étrangères. Un mystère plane  autour de Mano qui ne veut pas révéler la teneur de sa mission. Cela ajoute une touche assez sympathique au roman.

S’installe alors un climat de tension dans ce roman qui semble être une tranche de vie déroutant, rempli de morale et d’importance.

Un voyage géographique et dans la mémoire.

On ne parvient pas à tenir en place, en effet, on voyage entre l’Irlande et l’Iran. Joël téléchargementest un professeur de français en Irlande. C’est ce qui explique pourquoi on se retrouve dans ce pays. Avec le personnage de Mano, on est propulsé en Iran. On voit alors les différences entre les cultures et les civilisations. On se rend compte de la folie des hommes, du comportement complètement fou de ces derniers. Bref, on voyage entre deux pays qui ne se ressemblent pas du tout. Cependant, la comparaison fait son petit effet. On est saisi. Le voyage n’est pas seulement géographique mais sensoriel, mémoriel. C’est un travail de mémoire, on remonte les souvenirs de Joël via ses notes prises dans un carnet au moment où Mano fait irruption dans la vie de ce dernier.

Entre religion et politique.

On a une toile de fond historique qui m’a plu. En effet, en 1976, l’Iran bascule puisque des religieux prennent le pouvoir. En effet, les Ayatollah sont des religieux qui prônent la révolution en Iran. C’est un pays que je ne connais pas très bien. J’ai apprécié en apprendre plus sur l’Iran et sa volonté de pouvoir égaliser Israël sur le point de l’armement nucléaire.

Une plume au service de la vérité.

Par cette plume et cette intrigue, Joël Macron met ses mots au service de la vérité. C’est une intrigue surprenante, avec un style surprenant. Je ne peux que vous conseiller si vous êtes curieux. C’est une lecture qui remet le lecteur à sa place, c’est bien de lire ce genre de roman.

Les – :

  • Quelques longueurs qui m’ont fait faire quelques pauses dans ma lecture.

Les + :

  • Le fond historique.
  • Le voyage entre l’Iran et l’Irlande.
  • Mano, un personnage très sensible et subtil.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie