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Le dernier facteur – Virginie Paquier

51M9SeWGFIL._SX195_Résumé : Valentin est un jeune facteur qui livre tous les mardis à un vieux monsieur, Pierre, une lettre parfumée et marquée de rouge à lèvres. Ce rendez-vous devient le seul bonheur de la vie solitaire et monotone du jeune homme, et des liens se tissent entre les deux hommes sans qu’ils aient besoin de beaucoup parler. Lorsque Pierre meurt, les lettres continuent à arriver. Valentin, très affecté par la disparition de son ami, décide de retrouver la mystérieuse expéditrice pour lui annoncer la triste nouvelle.

Mon avis : Je remercie énormément Virginie pour sa gentillesse et pour l’envoi de ce service presse.

Dans un premier temps, j’ai trouvé la couverture du roman assez mignonne. Elle m’a tout de suite plu. J’aime beaucoup ce qui se dégage de cette image : de la douceur, de la poésie même dans un certain sens.

J’ai passé un agréable moment avec ce roman. Nous faisons la connaissance de Valentin, le fameux « dernier facteur ». Il fait sa tournée pour une unique lettre, celle de Pierre, un vieil homme qui reçoit des lettres parfumées et marquées par des lèvres au rouge à lèvre.

Valentin est un homme calme, patient et avec une énorme bonté. C’est un homme qui aime faire plaisir et c’est u trait de caractère que j’apprécie énormément. En tant que lectrice, le personnage de Valentin m’a séduit. J’ai aussi apprécié la relation qu’il entretient avec Pierre, ce vieil homme qui ne vit que pour ces lettres.

Valentin a une vie assez simple et assez routinière. « Boulot, maison, dodo » pour résumer très rapidement.

J’ai trouvé l’acte de Valentin très touchant encore une fois. A la mort de Pierre, il part dans la région du Limousin pour retrouver la femme qui envoyait ces lettres à Pierre pour lui annoncer la mort de ce dernier. C’était très émouvant de le voir partir à la recherche de cette personne.

L’intrigue est lancée. C’est avec délice que je me suis plongée dans l’univers que Virginie nous propose. En effet, j’ai trouvé ce parcours très émouvant. C’est vraiment une intrigue plaisante que l’on ne voit pas partout. Même si on part d’une petite chose, c’est-à-dire, une lettre, l’auteure parvient à nous faire vivre une aventure magnifique. C’est intense.

Au fil des pages, on rencontre de nouvelles personnes, âgées, qui aident Valentin comme ils le peuvent à essayer de retrouver cette vieille dame. J’ai trouvé les relations amicales intergénérationnelles très plaisantes dans ce roman. Les liens tissés sont très forts. C’est très agréable.

La fin du roman est très touchante et très surprenante. En effet, je ne m’attendais pas du tout à ce que cela se termine de cette manière ! C’est vraiment incroyable ! De cette manière, l’auteure a su me maintenir en haleine jusqu’aux derniers mots de son roman. C’est vraiment une très belle histoire qui se déroule sous nos yeux.

Ce roman est sous le signe des émotions mais aussi de la capacité de certaines personnes à faire le bien autour d’eux. C’est vraiment spectaculaire la manière dont l’auteure parvient à nous faire voir la bonté des gens ou au contraire leur aspect vénal et leur incapacité à donner sans recevoir. J’ai beaucoup apprécié ce que j’ai lu.

Beaucoup de personnages secondaires sont présents dans ce roman. Ils ont tous un rôle à jouer plus ou moins bon. Je pense au personnage de Sally que j’ai adoré ! Elle parvient à nous véhiculer des émotions diverses.

La plume de l’auteure est magnifique. Elle est pleine de poésie, de douceur. Virginie sait jouer avec les mots. Elle est talentueuse et son roman n’a qu’un seul défaut : celui d’être trop court ! J’aurais aimé en avoir un peu plus et en savoir un peu plus.

Ma note : 17/20

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Victoire de Patricia Ricordel

téléchargement.jpgRésumé : Victoire, interpellée par quatre mots lus sur un panneau publicitaire, échoue à La Réunion au sein d’une église évangéliste. Là, elle croise la route de Timothée Damour, un gourou au grand cœur et Colette, sa fidèle collaboratrice qui vont bouleverser le cours de sa vie. Cette jeune femme, enfant de la balle, fan de Céline Dion, dépendante aux jeux de hasard et allergique à la prière, parviendra-t-elle à échapper à ses créanciers ? C’est une histoire de hasards ou de coïncidences, de petits cailloux semés sur un chemin qui ne mène jamais où l’on croit. Victoire, une héroïne intense et volcanique à l’image de l’île où se déroule l’intrigue : La Réunion. C’est un roman frais et pétillant, émouvant et drôle à la fois, avec des personnages attachants, qui donne envie d’être créateur de sa destinée. Patricia RICORDEL est chanteuse et comédienne. Après 25 ans passés sur les planches des théâtres de France et de Navarre, elle décide de consacrer les 25 prochaines années au moins, à l’écriture qu’elle chérit depuis longtemps. Son expérience, en tant qu’auteure, se limite à ce jour à la publication de textes de chansons. En 2015, elle crée un blog dans lequel elle publie de courtes histoires. Elle est la fondatrice du 1er Festival Virtuel de La Nouvelle en 2016. La même année, elle obtient un 1er Prix pour un texte à l’occasion d’un concours. À la suite de ce premier roman « Victoire », un recueil de nouvelles verra bientôt le jour.

Mon avis : Je remercie grandement l’auteure : Patricia Ricordel pour l’envoi rapide de son roman Victoire. J’ai eu la chance de pouvoir découvrir ce roman et un univers qui m’était encore inconnu.

On fait la rencontre de Victoire. Victoire est une jeune femme un peu perdue qui ne sait plus par quel bout prendre sa vie qui n’est pas très glorieuse : elle enchaîne les erreurs. Elle se retrouve dans une réunion où se scandent des « Amen » à tout va. Elle déteste ces prières, cette ambiance qu’elle veut très vite quitter mais elle est retenue par Colette, une femme qui travaille là bas et qui deviendra rapidement une amie voire même un pilier.

J’ai beaucoup apprécié la référence du prénom que l’on peu facilement lié à l’univers que l’héroïne principale chérit : le casino. En effet, Victoire est malchanceuse, elle a perdu beaucoup d’argent aux jeux et se cachent des créanciers à qui elle doit beaucoup d’argent.

J’ai aimé la relation qui se tisse entre Colette et Victoire. On sent que la sincérité et l’amitié s’installent pour une durée illimitée entre les deux femmes. J’ai trouvé cette relation belle et très exploitable, ce que fait l’auteure à merveille.

Le personnage de Timothée Damour est lui aussi à part entière. J’ai eu beaucoup de mal, au départ, avec ce personnage hautain et mystérieux. Je l’ai trouvé détestable à souhait : comme si il savait tout sur tout et sur tout le monde. Je déteste ce genre de personnes. Mais j’ai appris à le connaître au fil des pages et ma lecture n’en fut que plus enrichissante.

Je dois vous avouer que le milieu de la nuit, du casino ne me tente pas beaucoup. J’ai eu un peu de mal avec cet aspect du roman mais mon malaise s’est très vite évaporé.

Je suis heureuse d’avoir fait cette lecture qui m’a permis de m’épanouir dans un espace géographique que je connais que très peu : celui de la Réunion. Et d’évoluer dans un univers que je n’apprécie pas : celui des jeux d’argent.

L’intrigue en bonne, rondement menée et les personnages sont assez forts pour  nous tenir en haleine jusqu’à la fin du roman.

Je pense que beaucoup de lecteurs pourront apprécier cet univers proposé par Patricia Ricordel dont la plume est très belle. Je pense que c’est aussi un point qui m’a permis de tenir jusqu’à la fin de ma lecture malgré les petites longueurs que j’ai pu trouver à certains moments mais en soit, rien de bien important.

Un petit plus pour le fait que Victoire soit une fan de Céline Dion. Petite anecdote qui m’a bien fait sourire.

Ma note : 14/20

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Les chroniques froissées de Teddy El Bour

téléchargement Résumé : Je suis accroché à mon clavier et mon verre n’est pas encore vide. Un bon débout pour s’adresser à un auditoire invisible et inconnu. Qu’est ce que les Chroniques me demandez-vous ? Elles sont de ces histoires qu’on ne se raconte pas. Elles sont votre monde et elles sont aussi le mien. Conservez les chroniques. Partagez-les. Vous détenez, non pas mon chemin mais LE chemins des laissés pour compte. Ceux pour qui l’alcool, la drogue et le suicide représentent la seule issue encore possible.

Mon avis : Je remercie chaleureusement Pauline qui m’a gentiment contacté pour savoir si je voulais lire les chroniques froissées. En ce moment, je sors pas mal de mes sentiers battus : nouveaux genres, nouveaux formats …. Je n’avais pas encore eu la chance de lire des chroniques, voilà qui est chose faite.

Le format « chronique » n’est pas forcément très différent du format « nouvelle ». C’est peut-être légèrement plus long. Les histoires sont courtes et bien différentes mais c’est toujours la même noirceur qui en ressort.

Les chroniques froissées sont toutes différentes, elles prennent toutes un chemin différent mais sombrent toute dans la même noirceur et dépression. Je vous préviens de suite, même si c’est court, les gens qui sont tristes ou qui vivent quelque chose de triste en ce moment, ce n’est pas forcément le bon moment pour lire ces chroniques.

Teddy El Bour nous raconte la vie de ceux qui n’ont rien. Plus d’espoir, ni d’argent, ni rien. C’est très prenant comme lecture dans le sens où l’on se demande comment c’est possible. Comment peut on laisser les gens vivre ainsi ? J’ai été saisie par le fait que leur vie est misérable et qu’ils n’ont rien : personne a qui se raccrocher, personne à qui parler. C’est triste.

Les sujet sabordés sont durs : prison, alcoolisme, prostitution, suicide… Mais l’auteur parvient à nous faire respirer en dehors de ces sujets par une plume délicate et dynamique à la fois.

Grâce à ces chroniques, on prend conscience, on prend conscience que notre vie est belle, que l’on a eu de la chance d’avoir vécu cette enfance, de continuer à vivre dans le confort et que l’on n’est pas si mal loti que ce que l’on pense. Ce sont des chroniques coup de poing qui font leur petit effet.

La plume de l’auteur est incisive, elle frappe, elle surprend. Elle nous montre les horreurs des bas-quartiers. Ce sont les chroniques des gens que l’on ne voit pas ou que l’on fait semblant de ne pas voir pour ne pas voir la misère du monde.

J’ai trouvé ces chroniques bien écrites. Elles sont saisissantes par le réalisme des choses relatées. L’auteur parvient à injecter quelques petites doses de bonheur à travers certains personnages qui passent très furtivement dans les chroniques. Je pense, par exemple, à la petite Rose, dont j’ai apprécié le tempérament jovial.

Derek est un personnage que j’ai apprécié par sa franchise et sa volonté de comprendre les choses et comment il a pu en arriver là. Il est vraiment un mec qui a la poisse. C’est vraiment saisissant. Je me suis quand même pris de sympathie pour ce personnage.

Je ne peux que vous conseiller de lire ces chroniques : c’est court, dynamique et tellement réaliste que vous ne pouvez qu’apprécier. L’auteur nous montre le monde comme il est pour des gens qui n’ont rien : traître et pourri. C’est vraiment une belle découverte criante de vérité.

Ma note : 15/20

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La vengeance du pardon – Eric Emmanuel Schmitt

la-vengeance-du-pardon-938383-182-297Résumé : Quatre histoires autour d’un thème : le pardon. Quatre histoires qui s’éclairent : Les Sœurs Barbarin, Mademoiselle Butterfly, La vengeance du pardon, dessine moi un avion.

Deux sœurs jumelles, physiquement identiques, moralement différentes, se confrontent tout au long de leur vie. Plus l’aînée excuse les méchancetés de sa cadette, plus celle-ci la déteste. Qui l’emportera, de la vengeance ou du pardon ? Dans un chalet perdu des Alpes, un étudiant jouisseur séduit une fille un peu simple qui l’aimera à jamais. Devenu un magnat de la finance, saura-t-il réparer la vie que son égoïsme a brisée ? Quelle leçon d’humanisme peut souder un mélodrame tragique ? Personne ne comprend le comportement d’Elisa Marinier : elle visite régulièrement l’assassin de sa fille en prison, un psychopathe condamné pour viols et meurtres. Patiente, elle crée des liens, l’apprivoise, l’attendrit. Pourquoi agir ainsi puisqu’elle le hait ? Un vieillard dur, fermé, s’humanise au contact d’une petite fille à laquelle il lit le Petit Prince, apprenant ainsi à vivre et à aimer. Or, il découvre un jour qu’il a commis un crime durant la guerre, lorsqu’il officiait comme pilote. Comment vivre avec le mal que l’on a perpétré sans le savoir ? Se pardonne-t-on ?

Mon avis : Je remercie Jules ainsi qeu Gilles Paris pour l’envoi de ce service presse. J’ai eu la chance de pouvoir lire en avant première le nouveau roman d’Eric Emmanuel Schmitt que j’avais découvert grâce à « l’homme qui voyait à travers les visages ». J’ai trouvé ce nouveau roman encore meilleur que ce dernier !

J’ai beaucoup aimé la construction du roman : quatre petites histoires qui se lisent très facilement.

On commence avec Les Sœurs Barbarin : Lily et Moïsette qui sont deux jumelles que l’on ne sépare pas : à partir de leur quatre ans, tout change. Lily grandit, s’épanouit devient gentille et adorable. Moïsette se cache derrière des faux semblants, en fait voir de toutes les couleurs à sa sœur qu’elle n’arrive plus à cerner. L’une intelligente, l’autre ayant des soucis à l’école. Tout les sépare. Moïsette commet l’irréparable. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle qui montre la dualité d’une gémellité. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Lily et Moïsette jouait son rôle de peste à merveille ! J’ai vraiment été sidérée par la fin de cette histoire.

Mademoiselle Butterfly réserve elle aussi son lot de surprise. L’histoire m’a bien plu. J’ai beaucoup aimé le personnage de William ainsi que Jébé et Mandine. On se rend compte que l’amour est plus fort que tout malgré toutes les barrières que le temps et la société dressent entre les hommes.

La vengeance du pardon est une histoire prenante. Une mère de famille va à la rencontreLogo_Albin-Michel du violeur et meurtrier de sa fille. Elise de révèle être un personnage très intéressant. Elle meurt à petit feu de l’absence de sa fille et essaye par tous les moyens de trouver un système pour vivre sa vie paisiblement. Son entourage ne comprend pas l’engouement qu’elle a pour ce criminel qui lui a retiré la plus belle partie de sa vie. Une histoire intéressante dont la fin m’a énormément surprise !

Dessine moi un avion fait place à la poésie et à une très belle relation entre un vieil homme et une fillette. Cette relation m’a beaucoup touché, elle m’a permis de redécouvrir un vieil homme par son passé d’aviateur durant la guerre. C’est très beau. J’ai beaucoup aimé la fin et le fait que l’histoire tourne autour du Petit Prince, roman que j’aime beaucoup, d’Antoine de Saint-Exupéry.

Ces quatre histoires ont un topos commun : le pardon et la vengeance. Il faut maintenant savoir lequel l’emporte. J’ai trouvé cette notion très intéressante. Les histoires ont toutes une fin surprenante qui nous prouvent que l’habit ne fait pas le moine. C’est vraiment une très belle lecture qui se fait facilement grâce à l’écriture dynamique et entraînante ainsi que la poésie des mots choisis par l’auteur.

De plus, on peut facilement retrouver un fond de psychologie/philosophie dans ce roman qui est, je pense, une signature de l’auteur. C’est très agréable.

Ma note : 19/20

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La merveille imparfaite – Andrea De Carlo

téléchargementRésumé : L’automne en Provence : une saison qui alterne les premiers froids de l’hiver et les dernières chaudes journées d’été. Un dernier événement va marquer la fin de cette saison : dans l’arrière-pays, un grand groupe de rock anglais, les Bebonkers, prépare un concert caritatif en l’honneur du troisième mariage de son chanteur, et très charismatique leader, Nick Cruickshank’s. Les préparatifs vont bon train et tout s’organise sous l’œil attentif de la future mariée. Dans la petite ville de Fayence, Milena Migliari, une jeune Italienne, crée et réalise des glaces exceptionnelles avec une attention d’artiste. Elle a délaissé les hommes depuis longtemps et vit avec Viviane. Leur relation est solide et calme, à l’opposé exact de ses glaces évanescentes. Dans quelques jours, Milena va commencer, sans grande conviction, un traitement hormonal pour tenter d’avoir un enfant.  Elle hésite à partager ses interrogations avec sa compagne, tout comme Nick, qui se demande depuis quand son histoire d’amour s’effiloche.  C’est ainsi qu’une rock star anglaise et une jeune artisane italienne vont voir leur destin se croiser… et se jouer en trois journées très particulières. Né en Italie en 1952, Andrea de Carlo est un des érivains les plus appréciés et respectés en Italie. Il a été découvert par Italo Calvino, qui a préfacé son premier roman. Il a également travaillé dans le cinéma avec Federico Fellini et Michelangelo Antonioni. Auteur d’une vingtaine de romans vendus à des millions d’exemplaires, il a été traduit en 26 langues.

Mon avis : Je remercie grandement Gilles Paris, ainsi que Jules qui est toujours aussi gentil ainsi que les éditions Hervé Chopin. C’est un service presse que j’ai beaucoup apprécié, en effet, c’est un appel à la dolce vita. Je pense que tous les problèmes que rencontre les personnages sont adoucis par le paysage et le climat que l’auteur nous propose.  Je pense que cela est dû au fait que ce roman est un roman italien. On le ressent dans la plume mais aussi dans les paysages que l’on découvre. C’est très agréable comme lecture mais aussi très doux.

On fait la rencontre de deux personnages principaux qui sont aux antipodes : En effet, téléchargementnous rencontrons Milena Migliari ainsi que Nick Cruickshank que tout oppose. Milena est une vendeuse de glace très appréciée autant par sa personne que pour la qualité de ses glaces. Son travail est pour elle très important. Le bonheur des gens est son plus beau cadeau. Elle dégage une fraîcheur certaine ainsi qu’un charisme incroyable. C’est un personnage que j’ai beaucoup aimé parce qu’elle dégage la même douceur qu’une glace. J’ai trouvé ça assez sympathique : la lecture est à la hauteur de la célébrité de ses glaces.

D’un autre côté on rencontre Nick Cruickshank qui est un célèbre leader d’un groupe de rock anglais : les Bebonkers qui sont ultra connus à travers le monde. Il est déjanté, j’ai beaucoup aimé le dynamisme de ce personnage que j’ai trouvé assez bon au fil des pages. L’évolution qui le traverse est assez incroyable.

Ces deux personnes, aux caractères et aux vies bien différentes, n’ont aucune chance de voir leurs destins se croiser. C’est faux. Voici une histoire qui nous relate une relation assez incroyable qui se déroule très rapidement.

Milena vit avec Viviane, sa femme, qui voudrait un enfant. On voit tout au long du roman les réticences de Milena. Elle prend quand même son traitement mais beaucoup d’interrogations traversent l’esprit de Milena. Elle n’arrive pas a en parler à Viviane et donc la relation est quelque peu mise à mal. De son côté Nick se marie pour la troisième fois. Lui aussi a beaucoup de questions qui lui traversent la tête. Mais que faire ? A qui parler ? C’est vraiment une belle histoire qui se déroule sous nos yeux. C’est original en plus !

La merveille imparfaite est un roman qu’il faut lire ! En effet, c’est une petite pépite. J’ai vraiment beaucoup de chance d’avoir eu la chance de lire ce roman. Il est frais, doux, original. J’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture, les relations sont belles bien qu’inattendues parfois. J’ai aimé les péripéties, les interrogations. C’est un roman parfait pour cet été les amis, il faut vraiment le lire. C’est vraiment exceptionnel.

Je n’ose pas trop vous donner de détails par peur d’en dire trop mais je ne peux que vous conseiller cette lecture !

Je ne pense jamais avoir lu de littérature italienne contemporaine. C’est vraiment une très belle découverte. Je ne connaissais absolument pas Andrea De Carlo mais honnêtement sa plume est très belle, douce et c’est un réel appel à la douceur, la bonne humeur. J’ai beaucoup aimé !

Je vous le conseille donc !

Ma note : 18/20

 

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Tolbiac Juillet : la fenêtre de Dieu – Cédric Blondelot

téléchargementRésumé : De l’autre côté de l’Atlantique, à Chicago, une femme meurt dans l’incendie de son appartement. Deux ans plus tard, le 31 Juillet 1979, rue de Tolbiac, en plein Paris, un nouveau-né est abandonné dans un kiosque à Journaux. Alors qu’il chiait sur Le Monde et pissait sur L’humanité, un couple le trouva et l’adopta. Il fut appelé : Tolbiac Juillet. Adulte, Tolbiac devient magicien. Ne lui demandez jamais de tour avec des colombes, il les déteste. Quant à son lapin, il n’en a plus. Il l’a bouffé la veille. Mais Tolbiac n’est pas seulement doué pour la prestidigitation, il est aussi un pickpocket de génie. Sa vie bascule tandis qu’il fume une cigarette dans les toilettes d’une piscine. Il n’en sortira jamais. Aspiré par la cuvette. Oui, aspiré ! L’impensable se produit alors. Dans le monde où il émerge, Tolbiac découvre la vie qu’il aurait eue s’il n’avait pas été abandonné. 

Mon avis : Je remercie Les éditions la Völva pour leur gentillesse ainsi que pour l’envoi de ce service presse. J’ai tout de suite voulu lire ce roman qui semblait être original et très intéressant. Une chose est certaine : je n’ai pas été déçue !

Tolbiac Juillet est un personnage haut en couleur ! Il est vraiment très intéressant. Il est perdu, abandonné à la naissance, il essaye de trouver ses marques dans ce monde parsemé d’embuche. Il est drôle, on s’attache très facilement à lui. Tolbiac Juillet est un personnage très touchant, bourré d’humour (par moment, un peu à son insu). Il véhicule tant d’émotions que l’on ne peut pas faire autrement que de s’attacher à lui. On le suit, s’interrogeant sur sa personne, sur ses origines, sur ce qu’il était et ce qu’il deviendra. C’est très intéressant.

Une chose est certaine, lorsque l’on découvre ce roman, il ne faut pas s’attendre à avoir une lecture « normale » : c’est décalé et très original ! On se perd un peu au début mais une fois l’originalité apprivoisée, c’est excellent ! On démarre avec une vache, on passe par un avocat véreux mais aussi par un couple qui trouve un enfant et aussi de Kurt Cobain : J’ai eu peur de partir loin, sans pouvoir revenir en un seul morceau mais je suis heureuse de vous dire que je me suis trompée.

Même si le début est un peu long, passé les trente premières pages, on se régale ! Il faut avoir du second degré, c’est certain ! Grâce à des personnages haut en couleurs ainsi que des péripéties et action digne de ce nom, on passe un moment délicieux !

Le mot que l’on peut retenir pour ce roman est « insolite ». C’est vraiment très agréable. eitt1riuJe suis vraiment très étonnée par cette lecture et je sais que je m’en souviendrai longtemps.

La plume de l’auteur est très agréable, intelligente et nous entraîne facilement dans l’univers de Tolbiac Juillet. De par l’originalité du prénom et du personnage en lui-même ainsi que par l’originalité de l’histoire, la plume nous fait voyager. C’est exaltant. Je pense que Cédric Blondelot mérite à être connu par un bon nombre de lecteur.

Je suis heureuse de m’être laissé tenter par cette lecture ! C’est vraiment une belle aventure que l’auteur nous propose. Je ne peux que vous la conseiller.

Ma note : 17/20

 

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Toujours se retrouver – Amélia Varin

toujours-se-retrouver-epubRésumé : Julia et Clément rêvent d’avoir un enfant depuis des années. Mais, malgré tout leurs efforts, leurs bébés ne voient jamais le jour. Clément ne peut plus le supporter et décide de tout plaquer. Julia, elle, n’a pas abandonné l’idée de vivre heureuse. Qu’arrivera-t-il à nos deux héros ?

Mon avis : Je remercie vivement Évidence Éditions et Amélia Varin qui m’ont permis de lire cette nouvelle. J’ai été attiré par le résumé de cette nouvelle mais aussi parce que je connais Amélia, par le biais de la blogosphère. Amélia tient un blog que j’apprécie beaucoup. Elle y parle de littérature diverse et variée ainsi que de la culture geek.

Bref, je m’égare un peu. Revenons à nos moutons. J’ai eu la chance de lire une nouvelle « Toujours se retrouver » qui parle d’amour, de difficultés dans le couple et des difficultés à les surmonter justement.

Ce qui m’a dans un premier temps attiré, c’est la couverture que j’ai trouvé très poétique et belle.

On fait la rencontre de Julia et de Clément lors d’un moment difficile de leur vie : Julia vient de perdre son bébé, encore une fois. Clément n’arrive plus à faire face, à aider sa femme à surmonter leur chagrin. Le poids étant trop lourd, Clément s’en va et laisse Julia face à son chagrin, ses doutes et ses incertitudes.

Je vous avoue que je ne suis pas fan du genre « nouvelle ». Je n’en ai pas beaucoup lu, en effet, je garde un souvenir cuisant des nouvelles de Maupassant que j’ai lu au collège et que je n’avais pas affectionnées plus que cela. Amélia arrive, ici, à me contredire. En effet, ce qui m’embête dans ce format, c’est que c’est forcément très très court. Je n’ai pas le temps de bien comprendre l’histoire, de bien entrer dans l’intrigue parce qu’une fois que je suis dans le rythme de ma lecture, ma lecture est déjà finie…

Ici, malgré le fait qu’il n’y ait pas beaucoup de pages, on cerne beaucoup de choses au niveau des personnages. En effet, j’ai trouvé la psychologie des personnages très travaillés. Amélia nous propose deux personnages assez différents malgré le fait qu’ils sont ensemble depuis quelques temps.

J’ai aimé Julia, sa force et son courage d’aller jusqu’au bout des choses. Clément est uncropped-cropped-Logo-évidence-éditions-final peu plus en retrait, plus secret mais on parvient quand même à percer la carapace de ce personnage. On se rend compte qu’il a grandi, qu’il se rend compte qu’avoir quitté Julia, à ce moment de leur vie, était quelque chose d’effroyable et qu’au-delà de la volonté d’avoir un enfant, il y a avant tout l’amour qui unit deux personnes.

Nouvelle très fine, dans la plume, dans sa qualité qui donne envie de renouveler l’expérience au final.

J’ai beaucoup aimé les flash-back que l’auteure nous propose ainsi que les lieux géographiques distants l’un de l’autre. En effet, la morale de cette nouvelle est très appréciable et me fait croire en l’amour véritable et en ses difficultés qui peuvent, au final, être toutes insurmontables et que les kilomètres n’y changeront rien.

Une cinquantaine de pages qui sont pleines de sens, de beauté et de poésie. La vie est parfois vache, mais on a foi en l’humanité, on se dit que tout peut s’arranger même les plus gros tracas de la vie.

La plume de l’auteure est très agréable (tu ne m’avais pas dit, Amélia, que tu écrivais si bien). Elle donne envie d’en savoir plus, d’en lire plus. C’est vraiment une très belle expérience de lecture.

Ma note : 16/20