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My absolute darling – Gabriel Tallent

CVT_My-Absolute-darling_7668.jpgRésumé : À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.
My Absolute Darling a été le livre phénomène de l’année 2017 aux États-Unis.
Ce roman inoubliable sur le combat d’une jeune fille pour devenir elle-même et sauver son âme marque la naissance d’un nouvel auteur au talent prodigieux.

My absolute Darling est une plongée dans les tréfonds de l’humanité, un livre âpre et salutaire à la fois dont on ne ressort pas indemne. Avec une agilité et une sensibilité rare, Marie Bouvet se fond au cœur d’une Amérique hostile pour nous livrer une prouesse remarquable.

Mon avis : Je remercie Pauline ainsi que l’équipe de chez Audiolib pour l’envoi de ce roman. Je vous avoue que j’ai dû prendre du temps pour écrire ma chronique. J’ai bien laissé une bonne semaine entre la fin de mon écoute et aujourd’hui.

J’ai fait la rencontre de Julia/Turtle /Croquette Alveston. Une jeune fille que la vie n’a pas épargnée. On suit son histoire dans ce roman. C’est un roman hyper réaliste mais aussi très sombre. Cette petite m’a touché au fond du cœur. Elle a une relation particulière avec son père Martin, qui à force de la critiquer, l’insulter, la violenter, parvient à faire ce qu’il veut de cette petite. Martin est un beau parleur qui pense tout savoir sur tout et qui pense avoir la science infuse. Il ne laisse aucune chance à ce qu’il ne valide pas.

Julia a la chance de pouvoir compter sur son papi. C’est une relation forte que son père n’apprécie pas. Par jalousie, il fera tout pour les séparer.

L’histoire est aussi très forte. Cependant, il y a quelque chose qui m’a dérangé. J’ai mis du temps avant de comprendre ce que c’était mais je pense que c’est le réalisme de cette histoire. Je pense que j’ai pris Turtle sous mon aile, j’ai eu envie de vomir plus d’une fois avec ce qu’elle vit à travers ce roman.

Cependant, la fin du roman m’a bien plu. J’ai apprécié le fait que Turtle ait pris les choses en main. C’était vraiment très beau et fort.

J’ai aussi apprécié les personnages secondaires qui sont une sorte de prise de conscience pour Turtle. Ce qu’elle vit chez elle n’est pas normal, ce n’est pas sain et elle s’en rend compte par les relations qu’elle noue avec Jacob, Brett et les autres.

Martin est une saleté. Il n’hésite pas à faire mal pour faire peur et mettre en garde. Les mots nous mettent des claques. Je me suis surprise à être révoltée plus d’une fois.

Turtle se révèle être une jeune fille forte. Plus d’une fois elle nous montre qu’elle a grandi plus vite que les jeunes filles de son âge parce qu’elle n’a pas forcément eu d’enfance. On lui a volé son innocence. J’ai vraiment apprécié ce personnage intelligent : c’est une jeune fille qui ne se laisse pas faire malgré les coups. Elle profite de la vie comme elle le peut et s’interroge sur tout.

La plume de Gabriel Tallent est vraiment très belle. Le réalisme avec lequel il décrit la vie de Turtle est saisissant et dérangeant. Cette plume rend notre lecture bouleversante. J’ai apprécié les balades avec Turtle, les paysages sont saisissants. J’ai apprécié le dépaysement.

Les – :

  • La réalité dépeinte. C’est un coup de poing en plein visage. Je pense que c’était un peu « trop » pour mon petit cœur.

Les + :

  • Le personnage de Turtle. C’est une beauté. Elle est pure et intelligente.
  • Les personnages secondaires que j’ai apprécié découvrir. C’est une sorte de bouffée d’air frais dans la vie de Turtle.
  • La relation entre Turtle et son grand père.
  • La plume de l’auteur.

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Le legs de Philippe Henry

48356073_10205410205930302_4387488893079912448_n.jpgRésumé : « Ils ont toujours prononcé mon prénom comme si j’étais espagnol. Ils disaient « Ron ». Pas une fois ils ne se sont demandé d’où venait ce prénom. Jon, c’est le diminutif de Jonathan. Jonathan, c’est un prénom juif. Je suis juif. Ma mère était juive. Grand-père était juif. » 

Mais cet héritage-là, Jon n’en veut pas. Il ne veut pas de cette douleur qui lui vient du passé. Il donnerait tant pour que ne retombe pas sur ses épaules cette mission absurde que lui a assignée son grand père, aux derniers souffles de sa vie. Il voudrait vivre comme tous les autres jeunes de son âge. Comme la petite Marie, comme Gilles. La vie est si douce avec eux. Mais peut-il continuer comme avant, comme s’il ne savait pas ?

Mon avis : Je remercie chaleureusement les éditions Nouvelle Bibliothèque (surtout Emma pour sa gentillesse, son écoute et sa patience). Après le coup de cœur que fut Grand Froid de Cyril Carrere, j’avais hâte de voir ce qu’Emma m’avait proposé de lire.

Je me suis retrouvée avec un roman court (environ 130 pages) qui nous met tout de suite le pied à l’étrier. Même si cette lecture ne fut pas un coup de cœur, je reste quand même séduite par ce que j’ai lu.

On fait la rencontre d’une famille : Gilles, Marie les enfants et Luc et Claire qui sont les parents. Historiquement parlant, nous sommes quelques années après la seconde guerre mondiale. On sent encore que les gens sont marqués par cet épisode. On est dans une sorte d’entre-deux : les parents se souviennent pour l’avoir vécu mais les enfants n’ont que ce qu’on peut leur dire pour se faire une image de cette guerre si dévastatrice.

Dans la famille, Luc a fait la guerre. Personne ne parle de cette période qu’ils n’ont pas vécu ensemble et qui semble être très douloureuse pour Luc.

Jon, un enfant qui se lie rapidement d’amitié avec les enfants Gilles et Marie va finir par intégrer leur famille après la mort de son grand-père, unique membre de sa famille encore vivant.

Ce que j’ai apprécié dans ce roman c’est la force des mots, l’intelligence de la répartition du texte et la manière dont l’auteur nous amène les choses sur les pages.

Jon est un personnage charismatique que l’on a envie de prendre sous son aile. Personnellement, je me suis rapidement interrogée sur son cas trop mystérieux pour être net.

La lecture de ce roman m’a rappelé Le cinquième enfant de Doris Lessing. Cette personne qui prend place dans votre famille, qui s’immisce dans votre intimité et qui finit par mettre une ombre sur le tableau de cette famille parfaite. Jon ressemble à Ben et même si ce n’est pas le même genre de personnage, il y a une part monstrueuse en lui qui va faire basculer cette famille.

Le legs ici se trouve dans le secret. Un secret que Jon garde et que l’on découvre par petites touches dans le roman. C’est fort, intelligent et très bien écrit ! J’ai franchement été séduite par l’intrigue.

Le seul point « négatif » que je peux trouver c’est le fait que le roman soit court. J’ai du mal avec ce format. J’ai envie d’en savoir plus. J’aurais aimé en savoir plus sur l’histoire de Luc durant la guerre par exemple. Mais aussi sur le personnage de Jon et sur sa relation avec son grand-père.

Le schéma narratif est intéressant : on se retrouve avec la même histoire vue par les 5 membres de cette famille. À chaque vision, on avance quelque peu. On comprend rapidement que Jon met la famille mal à l’aise qui ne se sent plus aussi sereine qu’avant. Ils ont peur des disputes, des changements d’humeur de Jon. Bref, l’atmosphère est pesante. On sent que cela peut exploser d’une minute à l’autre. J’adore !

Dès le départ, j’ai été séduite par la plume de l’auteur. Les mots, les mots, les mots ! Dès le départ, j’ai aimé les images utilisées par l’auteur. L’enfermement du bonheur dans la voiture par exemple. C’est avec douceur et poésie que l’auteur nous narre cette histoire.

Lorsque le rideau se lève sur le secret de Jon, j’étais scotchée. J’ai adoré ce legs, ce titre qui nous suit jusqu’à la fin.

Les – :

  • Un roman trop court, j’en veux encore !

Les + :

  • La plume poétique et magnifique de l’auteur.
  • L’intrigue rondement menée.
  • La période historique qui est marquante.

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La guerre des patates – Céline Theeuws

41pJJ1m1m+L._SX195_.jpgRésumé : Grenaille est un village déserté. Les villageois ont peu à peu rejoint les villes, les commerces ont fermé et le maire ne sait plus que faire pour redonner vie à son hameau. Les familles Gros et Petit vivent non loin du centre-ville. Ces paysans cultivent la pomme de terre depuis des générations. La terre de la famille Gros n’est pas aussi fertile que celle de la famille Petit. Étienne Gros essaie depuis des années de produire autant de pommes de terre que son voisin. En vain. Son exploitation est au bord de la faillite. Quand un beau jour…Ce fermier va malgré lui faire une découverte extraordinaire pour sauver son exploitation. Il va créer une pomme de terre hors du commun. Cette découverte va bouleverser la vie du village, va aiguiser les appétits, mais aussi la jalousie. Quelles sont les propriétés de cette pomme de terre qui fera tourner toutes les têtes ? Ce fermier va-t-il réussir à s’en sortir ? Une chose est certaine, il fera effectivement une découverte extraordinaire, mais peut-être pas celle que l’on croit. C’est un roman. Un roman surprenant. Écrit dans un style parfois déroutant. Avec des personnages hauts en couleur et une bonne dose d’humour. Un chemin pour trouver la clé du bonheur.

Mon avis : Je remercie Céline pour l’envoi de son roman en service presse. J’ai déjà pu lire deux romans de cette auteure et à chaque fois, je me régale. Ici, il ne m’a pas fallu plus qu’une histoire de patate pour fondre de nouveau pour ce style si percutant.

Je vous avoue que Céline m’a contacté en « avant-première » (Ah oui, Céline me fait croire que je suis une VIP !^^), j’ai été séduite par le teaser proposé. Je ne suis pas allée plus loin dans mes recherches, je ne voulais pas me gâcher la surprise. J’ai découvert ce roman à l’aveuglette, je n’ai pas lu le résumé, je n’avais que la couverture pour me faire à l’idée de ce que je pourrais potentiellement avoir dans les mains. Quelle belle idée j’ai eu là !

On fait la rencontre des deux familles : les Gros et les Petit. Une famille dont tous les prénoms commencent par E et l’autre par F, même nombre de même, même caractéristiques. Une famille excelle dans la vente des patates, l’autre a du mal à garder la tête hors de l’eau. Jusqu’à ce que le fermier invente une patate magique qui va donner un sacré coup de fouet au village de Grenaille. Franchement, je ne voudrais pas vous gâcher le plaisir de la découverte de cette intrigue très originale. Je m’attendais à tout sauf à ça ! Qu’est-ce que j’ai ri.

Ce que j’ai apprécié par-dessus tout c’est retrouver la plume de Céline. Mon dieu, si je pouvais je me marierai avec les mots de Céline. Quelle douceur, quelle excellence, quel bonheur !!!! J’ai tellement été transporté dans l’histoire. Les mots sont toujours justes, poétiques, beaux. Franchement… Céline mérite tellement de trouver son lectorat. C’est un pur bonheur littéraire Vous savez que je ne parle pas souvent de découverte « littéraire » pour moi, seuls les auteurs classiques et les excellents auteurs dont la plume est merveilleuse sont qualifiés de « littéraires ». Ici, j’y vais les yeux fermés.

Les personnages sont tous très différents. Les psychologies sont détaillées, bien travaillées. On se prend rapidement de sympathie pour tous les personnages qu’on nous présente. Ils sont hauts en couleur.

Même si ce n’est pas mon histoire préférée de Céline, ce roman reste une découverte incroyable qui m’a fait rire, qui m’a fait passer une soirée merveilleuse.

Je ne le dis pas souvent mais : merci Céline d’avoir mis ce roman sur ma route.

Les – :

  • Aucun point négatif pour moi. Coup de total.

Les + :

  • Des personnages incroyables. Les psychologies détaillées m’ont séduite.
  • L’intrigue originale et drôle qui permet de passer un moment de lecture qui sort de l’ordinaire.
  • La bonne humeur qui se dégage de ce roman.
  • La plume de Céline qui fait de ses romans des œuvres littéraires.

Pour découvrir mes autres avis, c’est par ici.

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Le meurtre du commandeur : Livres 1 & 2 – Haruki Murakami

Livre 1 : Une idée apparaît.

Résumé : Peut-être un jour serais-je capable de faire le portrait du rien. De la même façon qu’un peintre avait été capable de dessiner Le Meurtre du Commandeur. Mais il me faudrait du temps avant d’y parvenir. Je devais faire du temps mon allié. Quand sa femme lui a annoncé qu’elle voulait divorcer, le narrateur, un jeune peintre en panne d’inspiration, a voyagé seul à travers le Japon. Et puis, il s’est installé dans la montagne dans une maison isolée, ancienne propriété d’un artiste de génie, Tomohiko Amada. Un jour, le narrateur reçoit une proposition alléchante : faire le portrait de Wataru Menshiki, un riche homme d’affaires. Tandis que celui-ci pose comme modèle, le narrateur a du mal à se concentrer. Quelque chose chez Menshiki résiste à la représentation. Une nuit, il découvre un tableau dans le grenier, une œuvre d’une grande violence, le meurtre d’un vieillard, comme tirée du Don Giovanni de Mozart. C’est Le Meurtre du Commandeur. Cette peinture obsède le narrateur. Et des choses étranges se produisent, comme si un autre monde s’était entrouvert. À qui se confier ? À Menshiki ? Mais peut-il vraiment lui faire confiance ? 

Livre 2 : La métaphore se déplace.

Résumé : Alors que jusque-là je marchais normalement sur ce que je pensais être mon propre chemin, voilà que soudain celui-ci a disparu sous mes pas, et c’est comme si j’avançais simplement dans un espace vide sans connaître de direction, sans plus aucune sensation.
Une jeune fille a disparu. Une jeune fille dont le narrateur avait entrepris de faire le portrait. Une jeune fille aux yeux comme une flamme gelée. Une jeune fille qui l’intrigue et qui pourrait être liée à Menshiki. Il va rendre visite au vieux peintre Tomohiko Amada. Là, dans la chambre d’hôpital, apparaît le Commandeur. Le Commandeur est prêt à offrir sa vie pour que la jeune fille soit retrouvée. Il faut faire revivre la scène du tableau, le Commandeur doit être poignardé.  Le narrateur lui plante un couteau dans le cœur. Une trappe s’ouvre dans un coin de la chambre. Un personnage étrange en surgit, qui l’invite à entrer dans le passage souterrain. Le début d’un périple qui va conduire le narrateur au-devant des forces du mal… 

Mon avis : Je remercie les éditions Belfond et principalement le secteur étranger pour l’envoi de ces deux romans en service presse. Quelle belle surprise dans ma boite aux lettres ! Je peux déjà vous dire que les romans sont magnifiques. Ce sont de beaux objets qui ont ravis mon petit cœur de lectrice.

Un ami, il y a quelques années déjà, m’avait offert un roman de Murakami. Je vous avoue que je n’ai pas encore mis le nez dedans. C’est donc un saut dans l’inconnu que j’ai fait avec ce service presse. Je suis vraiment très heureuse d’avoir découvert l’univers de Murakami ainsi que sa plume. Quelle beauté ! Quelle densité !

Voilà une œuvre qui effleure la philosophie. On est dans un questionnement sur l’art. C’est intense, beau, on a envie d’en savoir plus. C’est très prenant. Je vous avoue que les débuts ont été difficiles parce que c’est dense. C’est un univers qui fourmille de petits détails et cela change de ce que j’ai l’habitude de lire habituellement mais quel pied ! Malgré cette petite longueur dès le départ, j’ai pris un plaisir intense à découvrir la plume de l’un des maîtres de la littérature.

On fait la rencontre d’un homme bien particulier. Fraîchement divorcé, il décide d’aller habiter dans la maison d’un grand peintre japonais. C’est un homme mystérieux, plus qu’original, il est assez particulier à déchiffrer. C’est un peintre qui devient rapidement portraitiste. J’ai pris plaisir à découvrir cet homme, ses mystères et ses secrets. Cependant, la chose qui le caractérise le plus, c’est sa solitude. En effet, on ressent cette solitude mais elle n’est pas forcément négative : on apprécie le silence, la réflexion. Personnellement, j’y étais.

Menshiki est un personnage très important pour l’histoire et pour le narrateur. En effet, ce voisin un peu fou va aider notre narrateur à retrouver cette étincelle artistique qui lui manquait depuis quelques temps. Le divorce de notre personnage principal force cette rencontre. Elle est à l’image du panel de personnages et de l’univers que l’on découvre : c’est une rencontre originale et pleine de mystère.

On touche des sujets assez sympathique : la Création, l’Art, l’Amour…  Et bien d’autres sujets vous attendent encore dans ces deux tomes. J’ai apprécié la présence de la musique classique. C’est aussi une quête identitaire : le narrateur essaye de se trouver, de trouver sa voie. C’est très prenant. La présence du passé et du présent est aussi à souligner. Ce que l’on peut souligner dans cette notion de passé présent, c’est la volonté de l’auteur à nous montrer que ce que nous avons pu faire dans notre passé à forcément une incidence sur notre présent. Ainsi, on se rend compte que l’on apprend de ses erreurs. J’ai apprécié ceci.

L’intrigue est assez expliquée dans les résumés pour que je vous en reparle. Je peux juste vous affirmer que cette histoire est belle, dense et pleine d’originalité. C’est percutant. Je pense que j’ai été bouleversée par cette histoire parce que la plume est magnifique. Elle est pleine de douceur, de beauté, de poésie. On s’installe confortablement dans cette histoire.

Le meurtre du commandeur est la peinture qui va remettre en question l’art de notre narrateur et lui permettre de voir un esprit. On voyage entre la réalité et le fantastique.

Je ne peux que vous dire de vous plonger dans ces deux romans. C’est une œuvre excellente.

Les – :

  • Quelques longueurs, surtout dans le premier roman. C’est certainement le fait de devoir poser le décor. Au moins, on ressent la solitude.

Les + :

  • J’ai découvert un auteur incroyable. J’ai bien envie de retenter l’expérience.
  • La plume magnifique qui nous fait voyager entre passé et présent mais aussi entre réalité et fiction.
  • La présence de notions comme l’Art, la peinture, l’amour et la musique.
  • Le panel de personnages énigmatique.

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Le chien qui souriait en repensant à sa vie – Lorenzo Morello

le-chien-qui-souriait-en-repensant-a-sa-vie.jpgRésumé : C’est vrai qu’un chien qui sourit en repensant à sa vie, ça peut sembler bizarre. Mais ne vous fiez pas trop vite aux apparences ! Tenez, moi par exemple, couché dans la salle d’attente du vétérinaire où prendra bientôt fin cette exaltante existence et malgré des douleurs à l’abdomen que je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi, eh bien, je souris. En repensant à cette vie et à la précédente, à la carrière d’architecte qu’il m’a fallu abandonner pour celle, non moins prestigieuse, de chien de compagnie. Je souris en repensant à Martine, mon épouse devenue maîtresse. Surtout, je souris en repensant à Hugues, mon enfant pour qui, à défaut d’être un bon père, j’aurai été un bon chien.

Mon avis : Je remercie les éditions Poussière de Lune pour l’envoi de ce roman en service presse. Je suis heureuse d’avoir pu découvrir un roman de cette maison d’édition qui me faisait de l’œil depuis un moment. Les échanges sont gentils et chaleureux. Je me suis sentie très bien accueillie et cela fait un bien fou (oui, pour moi, il est important de le souligner).

J’ai donc fait une expérience de lecture avec ce roman qui me fait sortir de ma zone de confort. La couverture est sympathique mais ne nous aide pas forcément à comprendre ce qui peut nous attendre dans ce roman. Le résumé nous en dit un peu plus : on fait la rencontre d’un homme qui se tue dans un accident de voiture et qui se voit réincarné en chien.

Cela reste vague mais curieusement, j’ai été intriguée. Comment l’auteur peut s’en sortir11817149_1602012066727001_4484996094056945926_n avec une intrigue aussi simple ? La raison est évidente après la lecture : avec une bonne dose d’humour et de folie. C’est assez surprenant parce que d’habitude, j’ai du mal avec les romans dit « humoristiques » simplement parce que cela ne me fait pas rire du tout. Mais ici, même si je n’ai pas ri à gorge déployée, j’ai souri plusieurs fois.

Je vous avoue que lorsque j’ai refermé le roman, je ne pouvais pas dire tout de suite mon avis. C’était une belle lecture mais il m’a manqué un petit quelque chose pour que cela soit un coup de cœur. Je garderai l’histoire en tête un bon moment, cependant, je pense que le côté humoristique prend un peu trop le dessus pour moi et cela a fait que j’y ai plus ou moins cru à certains moments.

Le hasard fait bien les choses … En effet, quelle surprise de voir que ce père et mari décédé depuis plus d’un an retrouve sa famille en étant le toutou de la maison. Cela lui permet de garder un œil sur son fils Hugues et de voir comment sa veuve s’en sort sans lui.

C’est une belle histoire qui nous promet une belle lecture. On vit des épisodes assez surprenants avec ce chien. Le refuge, la SPA, la maison de Roger & Odette. Bref, on ne s’ennuie pas !

J’ai apprécié cette lecture. La plume de Lorenzo Morello est très sympathique, elle nous fait passer un moment de lecture assez agréable. On ne se prend pas la tête et l’intrigue prend un tournant qui nous rend curieux de savoir la suite. C’est intéressant.

Ce roman n’est pas forcément à prendre au sérieux. C’est un moment de détente incroyable, je n’ai pas vu les pages passer. Si jamais vous avez une panne de lecture ou simplement l’envie de lire un roman drôle, je ne peux que vous le conseiller.

Les – :

  • Un côté humoristique un peu trop présent.

Les + :

  • Un personnage principal pas comme les autres.
  • Une plume très sympathique à découvrir et à lire.
  • Une lecture sans prise de tête ! C’est agréable pour faire une pause.

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Le défilé des glaces – Nathalie Brunal

51zSEJldi6L.jpgRésumé : Rappelez-vous ! Dans le 1er tome, Anna et Roger sont mêlés à une sombre histoire survenue lors d’une tragique fête des fraises en Bretagne. Alors qu’ils retrouvent leur petit nid douillet parisien, voilà que Roger doit abandonner sa belle afin de seconder son directeur lors d’un gala de charité, organisé à Courchevel. Mais Anna le rejoint et tout va déraper encore ! Elle assiste d’ailleurs à la soirée en charmante compagnie, au grand dam de Roger. Fidèle à elle-même, elle va pimenter la semaine et exaspérer ce pauvre Roger qui n’aura pas le temps de s’ennuyer ! Et quand en plus, la malchance et la jalousie s’en mêlent, rien ne va plus ! Vous avez aimé une tragique fête des fraises ? Vous aimerez forcément ce deuxième opus, où l’on retrouve nos deux protagonistes attachants et déjantés !!

Mon avis : Je remercie Nathalie Brunal pour l’envoi de sa trilogie en service presse. Je reste sur les fesses. Vraiment, je ne sais pas comment ni pourquoi mais… Ce deuxième tome est lu depuis longtemps et il est passé à la trappe des chroniques. J’ai dû oublier de le noter et voilà le résultat ! C’est donc six mois après la chronique du premier tome La tragique fête des fraises que je vous parle du défilé des glaces. Je tenais donc à m’excuser auprès de Nathalie pour le temps et aussi à la remercier pour sa patience… Promis, la chronique du troisième tome ne va pas être aussi longue dans la durée…

Nous retrouvons, pour notre plus grand plaisir, Anna & Roger. C’est un couple d’amoureux complètement différent de ce que l’on peut voir habituellement. Vous savez à quel point j’aime quand ce n’est pas ordinaire à la condition que les personnages soient bien maitrisés. Ici, je n’ai pas eu à me plaindre ! J’ai passé un bon moment de lecture.

Ce que j’aime avec les romans de Nathalie Brunal c’est qu’ils sont parfaits pour des petits moments de plaisir. On se plait bien dans les histoires proposées et cela se lit bien et rapidement. C’est parfait pour faire une petite pause entre deux grosses lectures.

On retrouve notre couple d’amoureux chez eux. Roger doit laisser Anna pour seconder son patron lors d’un gala de charité. Anna décide de le rejoindre mais rien ne va se passer comme prévu : entre quiproquo, jalousie et malchance sont au programme.

Le résumé est assez tentant pour passer un moment de détente. Le couple est assez bien fait. On ne s’ennuie pas, les bêtises d’Anna énervent Roger mais celui-ci tient bon. J’ai trouvé la psychologie sympathique pour ce qui est des personnages. Ce couple ne se ressemble pas et cela donne quelque chose de détonant.

Si j’ai apprécié ce couple qui vient bousculer nos habitudes, je vous avoue que j’ai eu un peu de mal à démarrer ma lecture. Rien de grave en soi mais je n’ai pas été surprise. Pour moi, il y avait un peu trop de détails et de répétitions dans l’intrigue. Même si cette dernière n’est pas ennuyante, je n’ai pas été surprise plus que cela. C’est dommage parce qu’on avait de bons éléments.

Rassurez-vous, ce n’est pas une déception, loin de là. Il m’a simplement manqué un petit quelque chose pour passer de « bonne lecture » à « superbe lecture ».

Je reste curieuse de savoir comment va se terminer cette trilogie. Je pense me plonger dans cette lecture le mois prochain, ou décembre grand maximum. Je verrai quand j’ai le temps de le caser dans mon programme.

Les – :

  • Quelques longueurs dues aux répétitions et détails trop présents pour moi.
  • Une intrigue sans surprise.

Les + :

  • La plume de Nathalie Brunal que j’ai apprécié retrouver.
  • Le couple Anna/Roger qui nous permet de passer un bon moment de lecture.
  • Les péripéties rencontrées dans ce second tome.

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Nomade des mers : Le tour du monde des innovations low-tech – Corentin de Chatelperron

514rf97ZzlL._SX375_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Parcourir le monde  en autonomie et dans le respect de l’environnement, c’est le défi lancé par le jeune ingénieur Corentin de Chatelperron, en embarquant pour trois ans à bord du  Nomade des Mers ! Ce tour du monde en catamaran a pour but de repérer, à chaque escale du voyage, les plus ingénieuses des  low-tech, ces systèmes D accessibles et économiques, faciles à fabriquer et à réparer partout. Corentin en est convaincu  : ces inventions, simples et durables, ont un véritable potentiel  pour faire face aux grands enjeux écologiques du XXIe  siècle, tels que l’accès à l’eau potable, la lutte contre la déforestation ou le réchauffement climatique. Avec ce livre, revivez ce périple extraordinaire, découvrez les inventions les plus incroyables et apprenez même à les construire grâce à des fiches techniques très détaillées. Du Maroc au Brésil, de la Thaïlande à l’Indonésie en passant par le Cap-Vert ou Madagascar, embarquez, vous aussi, pour un tour du monde des innovations  low-tech !

Mon avis : Je remercie chaleureusement Gilles Paris et son équipe pour leur efficacité. C’est toujours un plaisir de travailler avec eux. Cela fait des années maintenant que j’ai la chance de pouvoir les côtoyer et c’est une équipe très sympathique. Je remercie aussi les éditions E/P/A pour ce premier partenariat que j’ai beaucoup apprécié.

Vous savez – ou peut-être pas – (je ne m’étale pas sur le sujet alors qu’il le faudrait peut-être plus) mais je me sens extrêmement concernée par la pollution et l’état dans lequel on met notre planète. Les gestes simples du quotidien sont entrés dans mes habitudes. J’aimerai laisser une terre belle et propre à mes enfants.

C’est donc avec plaisir et curiosité que j’ai demandé cet ouvrage en service presse. C’était une découverte fortement intéressante et franchement, je pense que tout le monde devrait l’avoir entre les mains. Ca remettrait les idées en place à certains.

On fait un beau voyage avec Corentin Chatelperron qui est un jeune ingénieur qui ne manque pas d’idée. Le but de cet ouvrage ? Montrer que l’on peut voyager partout dans le monde en respectant la nature et de manière écologie.

Le voyage dure trois ans, à bord du « nomade des mers ». C’est un bateau qui va vite devenir une seconde maison. Franchement, je m’y serai crue. C’est très intéressant. On fait la découverte d’inventions et innovations incroyables auxquelles jamais je n’aurais songé.

A travers ces innovations et inventions, on prend conscience que l’on peut se débrouiller facilement et à moindre cout. Pas besoin de dépenser des milliers d’euros pour traverser le monde en bateau.

A travers ce magnifique livre objet, on rencontre du monde. Des gens différents, des coutumes et traditions différentes qui m’ont fait rêver. J’ai vraiment trouvé que cet ouvrage était un bel aparté dans mes lectures.

C’est un livre qui fait du bien. Il est beau, il est plein d’illustrations et de belles idées. J’ai ressenti une bouffée d’espoir en refermant cet ouvrage. En effet, arrivera-t-on un jour à tous être d’accord ? Parviendrons-nous à polluer moins ? A être économique, écologique et à ne plus gaspiller ? En tout cas, ce roman me donne vraiment envie d’y croire.

On devrait vraiment tous l’avoir entre les mains : ce livre est une petite claque qui fait du bien. J’y étais, vraiment. C’est une très belle idée.

Les – :

  • J’ai lu cet ouvrage en plusieurs fois pour ne pas avoir d’indigestion. Il est assez conséquent.

Les + :

  • Un livre actuel. Il se lit et regarde facilement.
  • De belles innovations et inventions qui prouvent que tout est possible.
  • L’écologie, le monde et ses différentes cultures ainsi que la nature sont mis en avant, c’est top !
  • Les jolies illustrations.

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