16

L’ennui du mort vivant – Luc Doyelle

613hcOVY5eL._SX195_Résumé : Tout le monde a, dans son entourage, un ou plusieurs tueurs en série (serial killers). C’est du dernier chic dans les salons mondains. Mais connaissez-vous les tués en série (serial killed) ? Ah, on fait moins le malin, hein ? Oui, je sais, vous allez me dire : ça n’existe pas. Personne ne peut mourir plusieurs fois. Vraiment ? Laissez-moi vous raconter l’histoire d’un casse-couilles de classe mondiale, un alcoolo de premier ordre, surnommé le vrai con malté. Peut-il, à l’instar des chats, posséder neuf vies ? Ou s’épuisera-t-il avant ? Une seule façon de le savoir : se jeter sur « L’ennui du mort-vivant ».À vos risques et périls.

Mon avis : Je remercie Luc Doyelle pour m’avoir fait confiance et m’envoyer son roman en Service Presse. Je fais mes premiers pas en lisant via le site Simplement Pro. Je vous avoue que les débuts sont difficiles et que les faux pas sont fréquents mais je vais m’y faire (j’ai l’impression d’être une grand-mère devant la technologie en ce moment, c’est terrible !). Je profite aussi de cette occasion pour vous dire que cette nouvelle année commence aussi avec une inscription sur Babelio. Amis auteurs, je mettrai donc mon avis sur ce site aussi. Bref, je ferme cette parenthèse.

Revenons à nos moutons ou plutôt à notre roman. Je suis vraiment très surprise par ce roman. La manière dont il m’a été présenté par l’auteur m’a rendu curieuse. Une intrigue berçant humour, Egypte et ironie. C’était vraiment déroutant au départ de voir autant de choses et de symboles détournés pour rendre un livre complètement loufoque.

On a un système de narration assez intéressant ici : une narration interne via le personnage de Lucius ainsi qu’un narrateur externe, une voix qui vient ponctuer l’histoire complètement folle de Lucius.

Le personnage de Lucius est très particulier. J’avoue que j’ai tout de suite pensé à l’auteur. Il y aurait-il un peu de l’auteur dans le personnage ? J’en suis complètement persuadée. Bon, je vous avoue que le nom du personnage me met vraiment sur la piste… C’est assez drôle.

On entre dans un univers complètement dingue. A l’image de l’auteur, vraiment. On passe un moment agréable dans la lecture. J’avoue que des fois j’ai été un peu perdue. Je ne savais pas vraiment comment faire : lire d’un coup ? Faire des pauses ? J’ai eu un peu de mal pour rentrer dans l’histoire et l’intrigue parce que j’étais complètement dubitative face à ce que l’auteur nous proposait.

Mais je vous avoue qu’une fois l’appréhension passée, on est plongé dans un univers assez sympathique. Je vous avoue que pour certaines choses, ce n’est pas un coup de cœur mais c’est un moment de lecture très drôle : j’ai souvent ri de bon cœur, ou dans mes dents par moment. J’ai trouvé les références de l’auteur assez drôles, surprenantes. C’est vraiment très sympathique de lire et de trouver facilement ces références. On trouve des blagues très drôles, d’autres que l’on voit venir de loin mais qui font leur petit effet.

Je vous avoue que j’ai vraiment été surprise par la plume de l’auteur qui se prête très bien à l’exercice proposé via son résumé. « Un livre étrange » mais ici c’est dans le bon sens. Mais si j’ai lu quelques petits chapitres par ci et quelques petits chapitres par là, je vous avoue que je me suis délecter de cette manière. Il faut vraiment lire ce roman pour comprendre l’univers de l’auteur.

Je vous avoue que je me laisserai bien tenter par un autre roman de l’auteur, à l’occasion. Je pense quand même laisser du temps histoire de ne pas faire une overdose.

Le roman n’est ni trop gros, ni trop petit, il se suffit à lui-même c’est vraiment une belle aventure, hors de ce que l’on peut lire habituellement. C’est vraiment prenant.

Ma note : 15/20

 

Publicités
10

Quand souffle le vent du Nord – Daniel Glattauer

41S7s6nGeQL._SX346_BO1,204,203,200_Résumé : En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l’autre une certaine fascination. Alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l’autre… De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d’un chagrin d’amour. Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s’imposent une règle : reconnaître l’autre qu’ils n’ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler…

Mon avis : J’ai choisi ce livre audio à la médiathèque parce que j’ai beaucoup apprécié la couverture que je trouvais très poétique. C’est vraiment propice à l’écoute, à la rêverie, alors j’ai tenté. Malheureusement, bien que touchée, j’ai coulé.

On fait la rencontre de Léo Leike et d’Emma Rothner qui sont deux personnes qui ne se connaissent pas. En effet, c’est via une erreur d’adresse mail qu’ils se rencontrent. Enfin, ils ne se « rencontrent » pas, ils se parlent via leurs adresses mail.

Ils apprennent à se connaitre, à se comprendre. Et je vous avoue que je n’ai absolument pas compris le personnage d’Emma. Qu’est-ce qu’elle m’a tapé sur les nerfs ! Elle est vindicative, assez sure d’elle et très égoïste selon moi. C’est le genre de personne qui veut tout et qui ne veut pas faire de concessions et cela m’est insupportable : c’est un comportement que je déteste. Cependant, la seule personne qui est parvenue à sauver l’histoire c’est Léo que j’ai trouvé tellement patient, intelligent, cultivé et intéressant. C’est vraiment un personnage masculin comme je les aime mais il a vraiment été mis à rude épreuve.

L’auteur parvient à glisser un troisième personnage environ au milieu de l’histoire pour redonner un souffle nouveau à cette drôle d’histoire ; le mari d’Emma qui vient se mettre à genou par mail devant Léo pour le supplier de faire ce qu’Emma lui demande de faire parce qu’elle est malheureuse : on atteint des sommets qui m’ont fait lever les yeux au ciel.

Je ne vous parle même pas le fin de cette histoire qui m’a vraiment fait râler dans ma voiture (oui, j’écoute mes livres audio exclusivement dans ma voiture). J’étais sur les fesses et j’ai même dit « tout ça pour ça ! »

L’intrigue tourne en rond et je n’ai pas trouvé d’utilité à cette fin.

J’ai vraiment été déçue par cette écoute, heureusement qu’elle fut courte. Je n’ai jamais mis de note en dessous de la moyenne (à part à Emma Bovary qui m’a ennuyé tout au long de son histoire, désolée Flaubert !) malheureusement, ici, je fais une impasse. Je ne peux pas vous conseiller cette écoute ou lecture. Ce fut pour moi une déception totale, même le personnage de Léo n’a pas su faire remonter la note jusqu’à 10/20…

Ma note : 08/20

10

Résultats des courses – Guilhaine Chambon

318N+Gl60aL._SX326_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : L’histoire d’un homme… Peut-on raconter son histoire ? Il se prénomme Frédérik, cadre supérieur à la Défense, belle réussite professionnelle. Un jour, une femme l’a quitté, lui laissant juste un petit mot dans la plaquette de beurre : « je n’aime plus la guitare, salut, je pars… » Un jour, cet homme a décidé de tout quitter, marre de la routine, marre des autres, marre de l’open Space… Taxi, il sera désormais taxi ! Pas d’attache, plus d’horaire, plus de métro matin et soir. Frédérik va ainsi d’un passager à une passagère, d’une histoire à une autre. Il s’instruit des autres. Des inconnus entre-aperçus, devinés, désirés, subis, jusqu’à cette nuit où il fait la Rencontre, celle qui le replonge dans son passé, celle qui ouvre à nouveau toutes les cicatrices qu’il pensait fermées. Cette Rencontre va le mener au cœur de son histoire et lui révéler un secret. Ce secret, c’est un enfant… son enfant. Commence alors une course folle dans Paris au volant de son taxi jusqu’à…

Mon avis : Je remercie l’auteure pour son extrême patience, j’ai honte de ne chroniquer ce roman que maintenant : je m’explique. J’ai un petit carnet où je note toutes mes lectures, si c’est lu, chroniqué, publié et s’il y a une date butoir. Figurez-vous que j’ai oublié d’écrire le roman de Guilhaine Chambon. Alors, mille excuses Guilhaine, j’ai sauté sur votre roman dès que j’ai pris conscience de ma bêtise…

J’ai fait la rencontre de Frédérik. Un personnage masculin principal que j’ai beaucoup apprécié. Frédérik quitte tout : son boulot de comptable dans un open space, bien qualifié, avec une situation professionnelle enviable, il quitte tout du jour au lendemain pour devenir chauffeur de taxi.

On le suit dans ses aventures parisiennes nocturnes qui m’ont beaucoup plu. Frédérik est un personnage haut en couleurs, il se pose des milliers de questions et apprend beaucoup des autres, de ses personnes qu’il conduit partout dans la capitale française. C’est vraiment très sympathique à lire.

Une chose à faire basculer la vie de Frédérik : sa relation avec Pauline qui l’a quitté un beau jour en lui laissant un mot sympathique dans la plaquette de beurre. C’est assez original et cela nous suit jusqu’au dernier mot du roman de Guilhaine Chambon. En effet, ce qui m’a beaucoup saisi ce sont les mots de l’auteure : quelle beauté ! Quelle poésie. C’est vraiment très sympathique à lire et qu’est-ce que cela fait du bien !

On suit donc Frédérik dans sa vie de taxi et un soir, l’impossible se produit : Pauline monte dans son taxi et s’en suit des explications sur ces dix ans de vie commune avortés par une pulsion de Pauline. C’est vraiment une belle histoire que l’on nous conte ici.

Pauline est très différente de Frédérik : lui qui est adepte d’une routine, qui l’aime, qui lui prouve. Il est complètement sous le charme de cette femme qui lui ressemble dans ses gouts mais tellement différente dans sa manière d’être, elle est impulsive, c’est une artiste et elle est complètement décalée. J’ai eu du mal à me faire à ce personnage (bien qu’elle ait le prénom le plus fantastique du monde !) : je l’ai trouvé trop impulsive et un peu égoïste dans ses choix mais cependant, elle marque vraiment bien la coupure entre les deux êtres.

La présence d’Aurélien chamboule la vie de Frédérik qui se pose encore plus de questions sur son existence, sur cette relation avortée à cause de l’égoïsme de Pauline.

Ce fut un plaisir de suivre les aventures de Frédérik et les histoires de ses clients. J’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteure a de nous narrer les choses, la vie tout simplement. Les mots sont subtiles, très poétiques et l’originalité est très présente dans ce roman ce qui est très agréable.

Voici un roman qui mérite d’être lu. Un beau texte qui mérite de trouver son public.

Ma note : 17/20

 

 

18

In real life – Chris Auguste

couv-criri-40000-400x605.jpgRésumé : À quinze ans, Angela redouble sa seconde. Menacée par sa mère d’être envoyée dans le même lycée professionnel que son tortionnaire de frère, elle se réfugie dans l’écriture. Elle veut vivre de la littérature, mais pour cela, elle doit réussir son année. Sur un forum d’écriture qu’elle fréquente, Angela va trouver de l’aide en la personne de Petite-Fleur.

Mon avis : Je remercie Virginie et Amélia pour le travail formidable qu’elles font depuis quelques mois pour faire vivre le prix des auteurs inconnus. En effet, je trouve cette aventure remarquable. Je suis très heureuse et fière de faire partie de cette toute nouvelle aventure et j’espère voir, pendant encore plusieurs années, ce prix évoluer et faire des heureux.

J’ai pu lire : In Real Life de Chris Auguste. Vous savez que pour pouvoir être lu par le comité de lecture, il a gagné sa place parmi les dix meilleurs ouvrages selon les lecteurs. Ici, je suis heureuse d’avoir voté pour ce dernier.

On fait la rencontre d’Angie, une jeune fille que j’ai trouvé remarquable. Elle n’est qu’une adolescente de 15 ans mais qui semble porter le poids du monde sur ses épaules. En effet, elle s’accroche comme elle le peut en cours, surtout en mathématiques pour réussir son année de seconde qu’elle redouble, elle essaye de tout faire pour que sa mère l’aime, l’accepte et lui sourit. Elle fait tout pour que son père soit fier d’elle mais surtout elle essaye de se rapprocher de ce frère qui lui fait vivre toutes les misères du monde.

21558808_10155840743672376_432604085835244817_n.jpg

Je me suis vite attachée à cette jeune fille qui veut plaire à tout le monde, être gentille avec tout le monde. Elle est pleine de compassion et de bonne volonté mais souvent à ses frais. Je pense que c’est un point fort de ce roman, le personnage principal est fort et plein de courage. Cela solidifie le roman de manière considérable.

Dans cette famille qui bat de l’aile, Angie ne parvient pas à trouver son refuge comme les filles de son âge. Son père est triste parce que sa mère a un comportement détestable. Sa mère semble ne jamais être heureuse du comportement de sa fille mais semble adorer son fils qui lui-même semble détester Angie. On est dans une famille qui implose et qui en fait voir de toutes les couleurs à la jeune fille. Le rôle de son frère est vraiment bien trouvé. J’ai beaucoup apprécié les confrontations et la psychologie de ce personnage qui est loin d’être bon.

Elle trouve refuge sur internet. Au début, je pensais vraiment que cela allait être un vecteur négatif. Qu’on allait encore bien appuyer sur les méfaits d’Internet (oui, je sais il y en a, rangez vos matraques) mais on oublie souvent de parler des bienfaits de ce dernier et j’ai trouvé qu’il y avait un bel équilibre entre ces deux notions dans le roman de Chris Auguste ce qui apporte vraiment quelque chose de sympathique.

Elle devient rapidement amie avec Petite Fleur et Malik qui la soutiennent, la supportent dans ce qu’elle fait. C’est vraiment une belle amitié virtuelle qui se dessine.

On a un beau parallèle entre la vie quotidienne qui la fait souffrir et la vie virtuelle qui tend à être son lieu de réconfort en période de crise.

On touche des sujets sensibles qui pourront plaire aux plus jeunes comme aux plus vieux. Je les ai trouvés très bien exploités. J’ai trouvé que le récit était bien ficelé et que l’intrigue prenait rapidement de l’ampleur. On sent une gradation permanente dans les émotions de la jeune fille, dans ce qu’elle subit, dans les péripéties. J’ai trouvé la construction de l’aventure très intelligente.

Les mots de l’auteure sont forts, sensibles et beaux. Ils touchent et sont très justes.

En bref, je vous conseille à toutes et à tous de lire ce petit roman qui ne vous fera pas de mal, bien au contraire! ^^

Ma note : 17/20

 

10

Liberté, je dessine ton visage – Olivier Tarassot

61cNT3K8OpL._SX195_Résumé : Charlie est journaliste, en reportage au coeur de la Syrie. Julie, sa compagne, est urgentiste à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière. Leur destin bascule quand Charlie est enlevé par l’État Islamique. De Paris à Alep, en passant par la Turquie, des vies se croisent, se bousculent, s’abîment et ricochent comme autant d’existences projetées dans le fracas d’un monde où des hommes et des femmes ordinaires deviennent les résistants de la Liberté.

Mon avis : Je remercie Olivier Tarassot pour l’envoi de son roman en Service Presse. En effet, j’ai pris du temps pour discuter avec l’auteur. J’ai aussi pris du temps à lire ce roman, actuel, saisissant de réalisme. Nous parlons ici de l’Etat Islamique, de prises d’otages et de tout ce qui est lié à cette situation bien trop actuelle pour moi. C’était vraiment une bonne lecture dont je me souviendrais assez longtemps tellement elle m’a fait réfléchir.

On fait la rencontre de Charlie, un personnage exceptionnel, courageux, intelligent, qui se bat pour ses convictions et sa liberté. Il est enlevé par l’Etat Islamique et va vivre une situation horrible ainsi que dangereuse.

J’ai beaucoup apprécié le clin d’œil à Charlie Hebdo avec le prénom du personnage. En effet, je pense que cela reste l’attaque la plus saisissante que la France a pu subir puisqu’elle s’attaquait, en plus du côté humain, à notre liberté d’expression. Je pense donc que c’était très intelligent de la part d’Olivier Tarassot d’avoir nommé son personnage ainsi.

On suit plusieurs points de vue dans ce roman, on suit plusieurs histoires : on a celle de Charlie mais aussi celle de Julie, sa compagne, restée en France. On suit aussi l’histoire de Lola, jeune française partie en Syrie. J’ai trouvé ces trois points assez intéressants. On suit vraiment l’histoire via trois histoires très différentes. Cela ajoute et apporte beaucoup au roman qui gagne en force et dynamisme.

Les scènes sont vraiment incroyables. Elles sont saisissantes de réalisme. Par moment, c’est assez dur, c’est la vérité que l’on se prend en plein visage.

Cependant, je dois bien avouer que le changement de narration et de narrateur m’a un peu ennuyé et freiné dans ma lecture. Je ne suis pas contre habituellement même si je préfère une seule narration dans mes romans mais ici, on change radicalement de point de vue à tous les chapitres, cela est un peu déstabilisant.

La plume de l’auteur est très belle. Elle se prête très bien au sujet que l’auteur propose. Elle est fluide, dynamique et très sensible. C’est assez remarquable.

J’ai beaucoup apprécié l’histoire de Lola qui marque vraiment à quel point il est facile de se faire manipuler par des forces que l’on ne maitrise pas. On se rend compte aussi à quel point il est difficile de faire machine arrière lorsque l’on prend la décision de partir. Généralement c’est sans retour et quand il y a un retour, ce dernier n’est absolument pas facile.

On pense souvent aux gens qui partent mais ici, Olivier Tarassot marque aussi la difficulté pour les gens qui restent. Ceux qui restent, sans réponse et qui essayent de comprendre comment la personne a pu partir. Comment elle a pu en arriver là. J’ai trouvé ce point de vue très intéressant. Il ajoute beaucoup au roman.

Je pense que c’est un roman qui doit être lu par beaucoup d’entre nous. En effet, il est actuel, c’est un sujet sensible qui me semble très important. C’est vrai que c’est moins glamour qu’une belle romance mais des fois, il faut savoir passer au-delà de ça.

Ma note : 16/20

10

Même quai, voie en face – Julie Certines

51p1dCHTGqL._SX331_BO1,204,203,200_Résumé : « Elle est insolemment rayonnante. La lumière éclaire le haut de son visage et souligne parfaitement ses traits. J’aperçois les petites ridules qui dansent autour de ses yeux noisette. Je les aime tant. J’y vois tous les moments de joie que l’on a partagés. J’y vois le nombre des années passées ensemble qui me rend invariablement nostalgique. Elle s’arrête encore une fois, hésite, me sourit et je comprends. Ce sourire, ce n’est pas n’importe lequel. Ni forcé, ni crispé, il inonde tout son visage d’une toute autre manière et me laisse entrevoir un sentiment resté jusque-là inconnu. C’est un sourire sincère et bienveillant. Mais c’est surtout, un sourire de bilan. Celui que l’on fait à quelqu’un qui a été important, qui le restera mais qui est définitivement sorti du périmètre de sa vie. Elle est en train de me regarder comme une chose du passé, d’une époque révolue. Ce sourire est empli d’une tendresse amicale teintée de quelques regrets peut-être, l’ultime signe qu’elle ne reviendra plus. » La femme de Wandrille est partie. Elle l’a quitté pour un autre il y a environ un an. Il peine à comprendre pourquoi. Depuis, lorsque son tour de garde se termine, il raccompagne ses deux enfants, Léandre et Clara, dans leur nouvelle maison où il n’est plus qu’un invité de passage une semaine sur deux. Entre un emploi devenu plus un placard qu’une vertueuse réussite, des collègues envahissants, des allers-retours quotidiens en train de banlieue, un chat qu’il déteste et une famille au bord de l’éclatement, il s’accommode avec difficulté de cette nouvelle vie de célibataire faite de routine et d’arrangements. Il ignore encore que l’un de ses banals trajets va lui faire prendre des chemins dont il ne soupçonnait pas l’existence.

Mon avis : Je remercie vivement Julie Certines pour l’envoi de ce roman que j’ai bien apprécié. En effet, c’est toujours un plaisir de recevoir les demandes de la part des auteurs, surtout lorsqu’elles sont très bonnes ! Merci beaucoup Julie.

On fait la rencontre du personnage de Wandrille. Quel nom original ! Je l’ai trouvé attachant et assez sensible. Cela ajoute beaucoup au personnage de Wandrille. On suit le quotidien d’un papa séparé de sa femme. Il n’arrive pas à tourner la page mais fait face aux problèmes avec beaucoup de patience et de courage surtout pour ses enfants. Il déteste le chat qui vit chez eux, le beau-père de ses enfants et l’image pitoyable qu’il renvoie à son ex-femme. Son quotidien est assez proche du métro-boulot-dodo au final.

 J’ai été saisi par l’évolution de ce personnage qui est quand même spectaculaire. On fait irruption dans sa vie comme il fait irruption dans la vie de cette jeune fille qui ne quitte plus ses pensées. C’était vraiment une très belle idée de la part de l’auteure d’amener le sujet de cette manière. J’ai trouvé cela très intelligent.

Il ne peut plus penser à autre chose qu’à cette fille, croisée dans un train, pendant quelques secondes. C’était vraiment très beau à lire. J’ai beaucoup apprécié comment cette histoire se termine, je suis vraiment agréablement surprise de la tournure de ce roman, c’est vraiment très agréable.

Wandrille est un personnage que j’ai beaucoup apprécié en tant que personnage mais aussi en tant que valeur. Il porte des traits de caractère que j’aime beaucoup comme le courage et l’obstination. Il est aussi très maladroit mais sait vraiment ce qu’il veut, il ne lâche rien et c’est vraiment très beau à lire, c’est un sacré personnage pour qui je suis heureuse de voir cette fin.

La plume de Julie Certines est vraiment très belle à lire, elle est dynamique est très poétique. On ne s’endort jamais, je n’ai pas trouvé de longueurs dans ce roman c’était un coté très agréable. J’ai adoré sortir du quotidien de Wandrille. C’était excellent !

Si vous appréciez les romans courts, qui font voyager et réfléchir je vous conseille celui-ci qui est génial dans le genre !

Encore merci à Julie pour sa confiance !

Ma note : 17/20

15

Le fanatique des crachats – Amélia Varin

51og5CBYczL._SX195_Résumé : Judith vit seule avec sa mère, dans une maison éloignée de la ville, à l’orée de la forêt. Entre les amants de sa génitrice et son amie Cléo, elle mène une vie tout ce qu’il y a de plus morne. Alors que rien ne le laissait présager, Judith est assassinée et est condamnée à hanter les lieux du meurtre, où elle a tant de souvenirs. Ah, et en parlant de souvenirs, elle aimerait bien se rappeler qui l’a fait passer de vie à trépas. C’est vrai quoi, c’est quand même important ce genre de choses ! Ni tout fiel, ni tout miel Le fanatique des crachats triture de ses doigts sales la conscience de braves-gens-pas-si-braves-que-ça. Sombre et cynique.

Mon avis : Je remercie ma copinaute Amélia pour l’envoi de ce Service presse. Amélia me réconcilie de plus en plus avec le format « nouvelles » ce qui n’était absolument pas gagné à la base mais petit à petit, comme on dit, l’oiseau fait son nid et je vous avoue qu’ici, j’ai trouvé cette nouvelle assez sympathique.

Sympathique mais dérangeant. Ce n’est pas forcément dérangeant dans le format mais surtout dans le contenu. Je ne m’attendais absolument pas à cela. En effet, on a un sujet assez grave, assez sombre, assez dérangeant. Ce n’est absolument pas un frein à la lecture dans le sens où c’est très original. Personnellement, je n’avais jamais lu un roman ou une nouvelle ou quoi que ce soit sur le sujet, je vous avoue que l’expérience laisse des traces.

On fait la rencontre de Judith. C’est une jeune fille qui n’a pas forcément une vie facile. Entre sa mère qui enchaîne les amants, elle doit subir des scènes assez révoltantes pour une fille de son âge, c’est assez dur. Je vous avoue que par moment je l’ai beaucoup plaint. En revanche, elle a une amie Cléo pour laquelle mon avis reste mitigé entre agacement et approbation mais je trouve que les personnages sont assez bien construits. Le point fort de ces personnages c’est leur psychologie très travaillée bien que très différente pour chaque personnage. Je trouve qu’Amélia a fait un superbe travail dans ce sens.

Le format « nouvelle » est ici très bien choisi. En effet, je pense qu’avec un sujet pareil, une intrigue pareille, il faut que ça aille vite et non que cela dure parce que je pense que cela peut rapidement lasser. Ici, on a une dynamique assez dense et forte qui fait que l’on ne voit pas les mots et les pages défilés. C’est le côté que j’ai apprécié.

Je préfère prévenir, il ne faut pas laisser ce roman entre toutes les mains, il y a des scènes de sexe, de violence et parfois même, on combine les deux. Il ne faut absolument pas que les adolescents lisent cette nouvelle mais les adultes avertis, abusez-en ! Cette nouvelle en vaut le détour.

La plume d’Amélia apporte beaucoup à son œuvre. En effet, grâce à ces mmots, elle nous propulse dans un univers que j’ai beaucoup apprécié. Sa plume peut être qualifiée selon moi de « tut terrain ». Avec cette nouvelle qui diffère vraiment de ce que j’ai pu lire d’Amélia, elle nous prouve que sa plume est d’une très bonne qualité et s’adapte facilement à tout genre d’écriture. Le talent est là, c’est indéniable.

Vous savez que ce n’est pas forcément mon genre de prédilection ni mon sujet favori. Je vous avoue que certaines scènes m’ont révoltées (ça reste léger) mais je ressors de ma lecture assez satisfaite de cette dernière.

Je ne peux que vous conseiller les nouvelles d’Amélia, avec des sujets divers et variés, votre petit cœur va être comblé.

Ma note : 17/20