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La merveille imparfaite – Andrea De Carlo

téléchargementRésumé : L’automne en Provence : une saison qui alterne les premiers froids de l’hiver et les dernières chaudes journées d’été. Un dernier événement va marquer la fin de cette saison : dans l’arrière-pays, un grand groupe de rock anglais, les Bebonkers, prépare un concert caritatif en l’honneur du troisième mariage de son chanteur, et très charismatique leader, Nick Cruickshank’s. Les préparatifs vont bon train et tout s’organise sous l’œil attentif de la future mariée. Dans la petite ville de Fayence, Milena Migliari, une jeune Italienne, crée et réalise des glaces exceptionnelles avec une attention d’artiste. Elle a délaissé les hommes depuis longtemps et vit avec Viviane. Leur relation est solide et calme, à l’opposé exact de ses glaces évanescentes. Dans quelques jours, Milena va commencer, sans grande conviction, un traitement hormonal pour tenter d’avoir un enfant.  Elle hésite à partager ses interrogations avec sa compagne, tout comme Nick, qui se demande depuis quand son histoire d’amour s’effiloche.  C’est ainsi qu’une rock star anglaise et une jeune artisane italienne vont voir leur destin se croiser… et se jouer en trois journées très particulières. Né en Italie en 1952, Andrea de Carlo est un des érivains les plus appréciés et respectés en Italie. Il a été découvert par Italo Calvino, qui a préfacé son premier roman. Il a également travaillé dans le cinéma avec Federico Fellini et Michelangelo Antonioni. Auteur d’une vingtaine de romans vendus à des millions d’exemplaires, il a été traduit en 26 langues.

Mon avis : Je remercie grandement Gilles Paris, ainsi que Jules qui est toujours aussi gentil ainsi que les éditions Hervé Chopin. C’est un service presse que j’ai beaucoup apprécié, en effet, c’est un appel à la dolce vita. Je pense que tous les problèmes que rencontre les personnages sont adoucis par le paysage et le climat que l’auteur nous propose.  Je pense que cela est dû au fait que ce roman est un roman italien. On le ressent dans la plume mais aussi dans les paysages que l’on découvre. C’est très agréable comme lecture mais aussi très doux.

On fait la rencontre de deux personnages principaux qui sont aux antipodes : En effet, téléchargementnous rencontrons Milena Migliari ainsi que Nick Cruickshank que tout oppose. Milena est une vendeuse de glace très appréciée autant par sa personne que pour la qualité de ses glaces. Son travail est pour elle très important. Le bonheur des gens est son plus beau cadeau. Elle dégage une fraîcheur certaine ainsi qu’un charisme incroyable. C’est un personnage que j’ai beaucoup aimé parce qu’elle dégage la même douceur qu’une glace. J’ai trouvé ça assez sympathique : la lecture est à la hauteur de la célébrité de ses glaces.

D’un autre côté on rencontre Nick Cruickshank qui est un célèbre leader d’un groupe de rock anglais : les Bebonkers qui sont ultra connus à travers le monde. Il est déjanté, j’ai beaucoup aimé le dynamisme de ce personnage que j’ai trouvé assez bon au fil des pages. L’évolution qui le traverse est assez incroyable.

Ces deux personnes, aux caractères et aux vies bien différentes, n’ont aucune chance de voir leurs destins se croiser. C’est faux. Voici une histoire qui nous relate une relation assez incroyable qui se déroule très rapidement.

Milena vit avec Viviane, sa femme, qui voudrait un enfant. On voit tout au long du roman les réticences de Milena. Elle prend quand même son traitement mais beaucoup d’interrogations traversent l’esprit de Milena. Elle n’arrive pas a en parler à Viviane et donc la relation est quelque peu mise à mal. De son côté Nick se marie pour la troisième fois. Lui aussi a beaucoup de questions qui lui traversent la tête. Mais que faire ? A qui parler ? C’est vraiment une belle histoire qui se déroule sous nos yeux. C’est original en plus !

La merveille imparfaite est un roman qu’il faut lire ! En effet, c’est une petite pépite. J’ai vraiment beaucoup de chance d’avoir eu la chance de lire ce roman. Il est frais, doux, original. J’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture, les relations sont belles bien qu’inattendues parfois. J’ai aimé les péripéties, les interrogations. C’est un roman parfait pour cet été les amis, il faut vraiment le lire. C’est vraiment exceptionnel.

Je n’ose pas trop vous donner de détails par peur d’en dire trop mais je ne peux que vous conseiller cette lecture !

Je ne pense jamais avoir lu de littérature italienne contemporaine. C’est vraiment une très belle découverte. Je ne connaissais absolument pas Andrea De Carlo mais honnêtement sa plume est très belle, douce et c’est un réel appel à la douceur, la bonne humeur. J’ai beaucoup aimé !

Je vous le conseille donc !

Ma note : 18/20

 

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Tolbiac Juillet : la fenêtre de Dieu – Cédric Blondelot

téléchargementRésumé : De l’autre côté de l’Atlantique, à Chicago, une femme meurt dans l’incendie de son appartement. Deux ans plus tard, le 31 Juillet 1979, rue de Tolbiac, en plein Paris, un nouveau-né est abandonné dans un kiosque à Journaux. Alors qu’il chiait sur Le Monde et pissait sur L’humanité, un couple le trouva et l’adopta. Il fut appelé : Tolbiac Juillet. Adulte, Tolbiac devient magicien. Ne lui demandez jamais de tour avec des colombes, il les déteste. Quant à son lapin, il n’en a plus. Il l’a bouffé la veille. Mais Tolbiac n’est pas seulement doué pour la prestidigitation, il est aussi un pickpocket de génie. Sa vie bascule tandis qu’il fume une cigarette dans les toilettes d’une piscine. Il n’en sortira jamais. Aspiré par la cuvette. Oui, aspiré ! L’impensable se produit alors. Dans le monde où il émerge, Tolbiac découvre la vie qu’il aurait eue s’il n’avait pas été abandonné. 

Mon avis : Je remercie Les éditions la Völva pour leur gentillesse ainsi que pour l’envoi de ce service presse. J’ai tout de suite voulu lire ce roman qui semblait être original et très intéressant. Une chose est certaine : je n’ai pas été déçue !

Tolbiac Juillet est un personnage haut en couleur ! Il est vraiment très intéressant. Il est perdu, abandonné à la naissance, il essaye de trouver ses marques dans ce monde parsemé d’embuche. Il est drôle, on s’attache très facilement à lui. Tolbiac Juillet est un personnage très touchant, bourré d’humour (par moment, un peu à son insu). Il véhicule tant d’émotions que l’on ne peut pas faire autrement que de s’attacher à lui. On le suit, s’interrogeant sur sa personne, sur ses origines, sur ce qu’il était et ce qu’il deviendra. C’est très intéressant.

Une chose est certaine, lorsque l’on découvre ce roman, il ne faut pas s’attendre à avoir une lecture « normale » : c’est décalé et très original ! On se perd un peu au début mais une fois l’originalité apprivoisée, c’est excellent ! On démarre avec une vache, on passe par un avocat véreux mais aussi par un couple qui trouve un enfant et aussi de Kurt Cobain : J’ai eu peur de partir loin, sans pouvoir revenir en un seul morceau mais je suis heureuse de vous dire que je me suis trompée.

Même si le début est un peu long, passé les trente premières pages, on se régale ! Il faut avoir du second degré, c’est certain ! Grâce à des personnages haut en couleurs ainsi que des péripéties et action digne de ce nom, on passe un moment délicieux !

Le mot que l’on peut retenir pour ce roman est « insolite ». C’est vraiment très agréable. eitt1riuJe suis vraiment très étonnée par cette lecture et je sais que je m’en souviendrai longtemps.

La plume de l’auteur est très agréable, intelligente et nous entraîne facilement dans l’univers de Tolbiac Juillet. De par l’originalité du prénom et du personnage en lui-même ainsi que par l’originalité de l’histoire, la plume nous fait voyager. C’est exaltant. Je pense que Cédric Blondelot mérite à être connu par un bon nombre de lecteur.

Je suis heureuse de m’être laissé tenter par cette lecture ! C’est vraiment une belle aventure que l’auteur nous propose. Je ne peux que vous la conseiller.

Ma note : 17/20

 

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Toujours se retrouver – Amélia Varin

toujours-se-retrouver-epubRésumé : Julia et Clément rêvent d’avoir un enfant depuis des années. Mais, malgré tout leurs efforts, leurs bébés ne voient jamais le jour. Clément ne peut plus le supporter et décide de tout plaquer. Julia, elle, n’a pas abandonné l’idée de vivre heureuse. Qu’arrivera-t-il à nos deux héros ?

Mon avis : Je remercie vivement Évidence Éditions et Amélia Varin qui m’ont permis de lire cette nouvelle. J’ai été attiré par le résumé de cette nouvelle mais aussi parce que je connais Amélia, par le biais de la blogosphère. Amélia tient un blog que j’apprécie beaucoup. Elle y parle de littérature diverse et variée ainsi que de la culture geek.

Bref, je m’égare un peu. Revenons à nos moutons. J’ai eu la chance de lire une nouvelle « Toujours se retrouver » qui parle d’amour, de difficultés dans le couple et des difficultés à les surmonter justement.

Ce qui m’a dans un premier temps attiré, c’est la couverture que j’ai trouvé très poétique et belle.

On fait la rencontre de Julia et de Clément lors d’un moment difficile de leur vie : Julia vient de perdre son bébé, encore une fois. Clément n’arrive plus à faire face, à aider sa femme à surmonter leur chagrin. Le poids étant trop lourd, Clément s’en va et laisse Julia face à son chagrin, ses doutes et ses incertitudes.

Je vous avoue que je ne suis pas fan du genre « nouvelle ». Je n’en ai pas beaucoup lu, en effet, je garde un souvenir cuisant des nouvelles de Maupassant que j’ai lu au collège et que je n’avais pas affectionnées plus que cela. Amélia arrive, ici, à me contredire. En effet, ce qui m’embête dans ce format, c’est que c’est forcément très très court. Je n’ai pas le temps de bien comprendre l’histoire, de bien entrer dans l’intrigue parce qu’une fois que je suis dans le rythme de ma lecture, ma lecture est déjà finie…

Ici, malgré le fait qu’il n’y ait pas beaucoup de pages, on cerne beaucoup de choses au niveau des personnages. En effet, j’ai trouvé la psychologie des personnages très travaillés. Amélia nous propose deux personnages assez différents malgré le fait qu’ils sont ensemble depuis quelques temps.

J’ai aimé Julia, sa force et son courage d’aller jusqu’au bout des choses. Clément est uncropped-cropped-Logo-évidence-éditions-final peu plus en retrait, plus secret mais on parvient quand même à percer la carapace de ce personnage. On se rend compte qu’il a grandi, qu’il se rend compte qu’avoir quitté Julia, à ce moment de leur vie, était quelque chose d’effroyable et qu’au-delà de la volonté d’avoir un enfant, il y a avant tout l’amour qui unit deux personnes.

Nouvelle très fine, dans la plume, dans sa qualité qui donne envie de renouveler l’expérience au final.

J’ai beaucoup aimé les flash-back que l’auteure nous propose ainsi que les lieux géographiques distants l’un de l’autre. En effet, la morale de cette nouvelle est très appréciable et me fait croire en l’amour véritable et en ses difficultés qui peuvent, au final, être toutes insurmontables et que les kilomètres n’y changeront rien.

Une cinquantaine de pages qui sont pleines de sens, de beauté et de poésie. La vie est parfois vache, mais on a foi en l’humanité, on se dit que tout peut s’arranger même les plus gros tracas de la vie.

La plume de l’auteure est très agréable (tu ne m’avais pas dit, Amélia, que tu écrivais si bien). Elle donne envie d’en savoir plus, d’en lire plus. C’est vraiment une très belle expérience de lecture.

Ma note : 16/20

16

Une femme de ménage – Jérémy Bouquin

51koPMSI81L._SX195_Résumé : Un roman cru et fascinant : l’histoire d’une femme de ménage qui exerce ses talents sur des scènes de crimes… avant l’arrivée de la police, évidemment ! Écrit au scalpel et à l’eau de javel, ce petit bijou vous laissera pourtant avec les mains poisseuses et la peur au ventre. Sandra n’est pas une femme de ménage comme les autres. Avec elle, plus de problème : elle vous nettoie une scène de crime en quelques heures. Au lendemain d’un meurtre, d’une vengeance personnelle, pour quelques milliers d’euros, elle vous débarrasse ! Indispensable ? Peut-être un peu trop. En enchaînant les carnages, son meilleur client ne serait-il pas en train de la transformer en complice ? Et pourquoi vide-t-il ses victimes de leur sang ?

Mon avis : Je remercie les éditions French Pulp ainsi que Gilles Paris et Jules (toujours aussi gentil et prévenant). Voici une nouvelle lecture pour moi chez French Pulp. Un petit poison délicieux dont beaucoup vont se délecter.

On lit les aventures de Sandra, une femme de ménage pas comme les autres. Son boulot ? Rien de plus facile, elle nettoie les scènes de crimes des mafieux et autres personnes étranges. Elle nettoie les pièces, effaces toutes les traces dans les pièces mais aussi les corps : elle découpe, taille, met dans des sachets plastiques avec un peu d’acide puis finit par balancer les corps dans les fleuves. J’ai trouvé l’idée assez drôle au final !

Je vous avoue que j’ai eu un peu de mal avec un style assez cru des premiers chapitres. 13254289_1045349628891225_4894523684186030036_nEn effet, la description des scènes, des corps, des activités de Sandra m’ont un peu levé le cœur (je venais de prendre mon petit déjeuner et mon thé vanille a eu un peu de mal à passer). Mais par la suite, je me suis sentie à l’aise dans cette lecture : on rencontre Sandra, on vit son quotidien.

Sandra est un personnage principal assez atypique. Je ne me souviens pas avoir déjà eu à faire à ce genre de personnages. Elle est complètement dans son monde, ne ressent rien. Rien ne la répugne mais rien ne la met en joie non plus. C’est assez déstabilisant en fait, elle est complètement dénuée d’émotions, comme un robot. Elle travaille mécaniquement.  C’est assez effrayant et attirant à la fois. Comment peut-on découper des corps sans rien ressentir ? De plus, elle est vit complètement recluse, loin de toute civilisation : pas de mari, pas d’enfants, juste une vieille maison qu’elle a arrêté de retaper et un amant, le boulanger de la ville.

Le roman a une touche de fantastique sans entrer dans le monde fantastique, on danse avec quelques petites touches. Des roses qui apparaissent, des monstres qui prennent vie, on parle même d’un vampire.

L’intrigue est sympathique : Sandra a bien évidemment des soucis. Un de ses clients lui fait du chantage ainsi qu’à son associé avocat qui lui décide de partir. Sandra rate le coche et reste, vit dans la peur de mourir et de se retrouver en prison. Elle se trouve prise dans une spirale infernale. Tout lui tombe sur la tête. Les pans de sa vie se rejoignent et explosent tous en même temps. C’était assez intense.

Roman court (environ 250 pages) qui est acide mais assez bon. J’avoue que c’est le premier livre de ce genre que je lis, c’est au départ assez troublant puis on s’y fait.

J’ai trouvé la fin un peu trop rapide à mon goût, elle m’a laissé un goût de trop peu… Alors j’espère avoir une suite. J’aimerai savoir comment Sandra s’en sortira.

J’ai beaucoup apprécié la plume de l’auteure qui m’a permis de lire rapidement ce roman qui au final reste inqualifiable. Elle apporte beaucoup de dynamisme et d’ironie qui fait parfois sourire.

Ma note : 14/20

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L’île des oubliés – Victoria Hislop

Lîle-des-oubliés-Victoria-Hislop1Résumé : L’été s’achève à Plaka, un village sur la côte nord de la Crète. Alexis, une jeune Anglaise diplômée d’archéologie, a choisi de s’y rendre parce que c’est là que sa mère est née et a vécu jusqu’à ses dix-huit ans. Une terrible découverte attend Alexis qui ignore tout de l’histoire de sa famille : de 1903 à 1957, Spinalonga, l’île qui fait face à Plaka et ressemble tant à un animal alangui allongé sur le dos, était une colonie de lépreux … Quels mystères effrayants recèle cette île que surplombe les ruines d’une forteresse vénitienne ? Pourquoi, Sophia, la mère d’Alexis, a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la déchirante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets… Bouleversant plaidoyer contre l’exclusion, L’Île des oubliés, traduit dans vingt-cinq pays et vendu à plus de deux millions d’exemplaires, a conquis le monde entier.

Mon avis : J’ai pris ce livre audio à la médiathèque parce que le sujet et l’intrigue me plaisaient beaucoup : secrets de famille, Grèce, Voyage…

J’ai bien aimé cette écoute même s’il y a quand même eu des petits points négatifs.

On rencontre Alexis, une jeune anglaise, poussée à venir dans la petite ville de Plaka, en Crète, par une lettre de sa mère, la poussant à trouver Fotini, sa meilleure amie d’enfance.

Nous suivons donc Alexis dans son périple en Grèce. Ce qui est certain, c’est que l’auteure nous fait voyager. J’avais vraiment l’impression d’être dans les rues de Plaka avec Alexis, qui part à la découverte de son passé.

On passe notre histoire dans plusieurs époques, entre 1903 et 1957 mais aussi dans plusieurs espaces : Plaka, Spinalonga et les hauteurs de la Crète par la suite.

C’est une histoire de famille : Alexis est la fille de Sophia qui est la fille d’Anna. Anna a une sœur Maria. Anna et Marie ont leurs parents : Giorgis et Eleni. Voilà : j’ai présenté les personnages principaux parce que c’était un peu le fouillis pour moi au début, alors au moins, voici les liens, clairs et précis !

Une famille sans histoire, jusqu’à ce que la lèpre vienne frapper Eleni qui est envoyée sur l’île de Spinalonga pour retrouver tous les lépreux mis à l’écart de la société pour ne pas contaminer les autres. J’ai beaucoup aimé les épisodes de Spinalonga, même si Eleni est très triste et blessée de quitter son mari et ses filles mais elle est surtout effrayée d’habiter cette prison. Les doutes et les angoisses sur Spinalonga s’envolent au final très vite : on est face à une petite île qui veut vivre correctement. La société s’organise comme une démocratie (si chère à la Grèce) ainsi qu’autour d’une vie culturelle.

De l’autre côté on vit à Plaka avec Giorgis qui essaye tant bien que mal de palier à l’absence de sa femme. Anna et Maria sont ses filles : elles sont diamétralement opposées. Anna : rebelle et peu farouche, Maria, la fille modèle qui est en proie aux doutes mais qui veut faire le bien quitte à se faire passer après les autres. J’ai eu beaucoup de mal à supporter Anna qui est vraiment une enfant pourrie gâtée : elle délaisse mari et enfant par jalousie. J’ai trouvé cela ignoble et toute l’écoute, elle m’a tapé sur le système : elle joue son rôle à merveille. Maria est plus douce, plus pondérée et réfléchie dans ses propos. Elle trouve toujours une solution à tous les problèmes. L’une a le sens de la famille, l’autre non. Je vous laisse deviner laquelle!

La lèpre est un fardeau qui touche Eléni, mais aussi Maria a un moment. J’ai trouvé cela tellement triste, elle ne le mérite tellement pas ! J’étais bien triste à ce moment. Et puis… On se rend compte que la lèpre peut être vaincue, peut-être pas médicalement mais pas bien des façons, on peut oublier quelques temps cette maladie et cela fait du bien de lire ça, surtout pour Maria. La lèpre est dévastatrice sur tous les points. C’est vraiment très difficile à lire sans avoir le cœur serré.

Autre lèpre qui touche aussi dans le roman : celle de la 2ème guerre mondiale. Elle passe très rapidement mais au second plan, j’ai trouvé cela dommage. En effet, le côté historique est effleuré et reste en toile de fond alors que Spinalonga est une île qui a vraiment existée (qui existe toujours) et j’aurais aimé en savoir plus sur ce côté historique ainsi que sur la maladie et les traitements que l’on pouvait trouver, que l’on a fini par trouver pour éradiquer cette maladie.

La plume de l’auteure est fraîche et efficace. On se balade facilement, on se laisse bercer, c’est très bon mais certains points négatifs ne parviennent pas remonter ma note, au final.

En bref, une lecture agréable qui nous permet de nous balader en Crète, dans les rues de Plaka mais aussi de fouiller à travers le temps pour comprendre ce qui s’est passé. Grâce à la voix de Fotini, on comprend le passé de la famille Petrakis. J’ai trouvé dommage de ne pas avoir un bagage historique plus important mais aussi le « secret de famille » qui au final n’est pas ce que l’on imagine. De plus, l’histoire d’Alexis passe un peu inaperçue, ce qui est grandement dommage.

Ma note : 14/20

16

La lanterne des morts – Janine Boissard

9782213704531-001-X_0.jpegRésumé : Lila et Adèle sont sœurs. Belle, brillante, passionnée, Lila ne rêve que de mener la grande vie. Hélas elle est victime de bipolarité, cette terrible maladie où le meilleur côtoie le pire. Adèle est douce, tendre, responsable. Les années passant, de lourds soupçons pèsent sur Lila. Autour d’elle, plusieurs événements tragiques, toujours liés à des affaires d’argent. Mais sans jamais la moindre preuve. Voyant sa sœur s’attaquer à celui qu’elle aime, les yeux d’Adèle s’ouvrent enfin. Menant une discrète enquête, elle découvre la vérité. Mais cela suffira-t-il à sauver Vivien ? C’est dans les beaux paysages du Périgord Noir, où flottent les arômes de truffe et de bon vin, que se passe cette histoire de famille comme Janine Boissard excelle à les raconter, mêlée d’un suspense qui ne faiblit jamais.

Mon avis : Je remercie Gilles Paris, les éditions Fayard ainsi que Jules qui fait un travail spectaculaire en chouchoutant les partenaires. Alors un grand merci Jules !

J’ai souvent entendu parler de Janine Boissard sans pour autant lire ses romans. J’ai sauté sur l’occasion quand j’ai vu que je pouvais le demander en Service Presse. Mon erreur est réparée, maintenant, laissez-moi vous parler de ce roman « La lanterne des morts ».

Ce fut une lecture rapide. Le roman est très agréable en tant que livre objet : j’ai trouvé la couverture très belle et assez mystérieuse. Voilà un très bon point de départ je trouve.

On se retrouve dans une région de la France que je ne connaissais pas : le Périgord et plus précisément le Périgord Noir. Région viticole et truffière, les paysages décrits sont sublimes. Ils passent les saisons, les mois et même les années sans que je n’ai perdu une miette des descriptions des décors.

On rencontre Lila et Adèle qui sont sœurs. Lila est l’aînée bipolaire qui mène une vie insouciante et belle. Elle est belle, elle plait aux hommes et elle le sait. Son caractère effronté, rebelle et insouciant plait. Lila plait à tout le monde, que ce soit les hommes et les femmes. En effet, Lucette lui voue un véritable culte.  Adèle est plus jeune mais aussi plus responsable. Elle porte sur son dos le poids des erreurs de sa sœur et la mort de ses parents. Malheureusement, après le décès de son père, elle hérite du domaine qu’elle gère toute seule avec l’aide de son personnel : Gaston et Lucette. L’amour entre les deux sœurs est bien présent mais des fois, étouffé.

On a des personnages mi secondaires mi principaux intéressants : Vivien, le voisin et ami footer-logo-fayarddes deux sœurs. Il habite le château et possède le domaine viticole d’à côté. Les deux familles sont proches. Adèle est mieux perçue que Lila. Elle est beaucoup plus fiable.

Après des années d’absences, Lila revient au manoir et Adèle déchante très vite : sa sœur a changé, elle est étrange.

J’ai beaucoup apprécié l’évolution du duo Adèle/Vivien mais surtout l’évolution d’Adèle. On la voit comme une petite fille au début du roman qui grandit et se responsabilise au fil des pages. C’est très appréciable.

Le comportement de Lila est très dévastateur : en plus de la relation qu’elle entretient avec sa sœur, sa maladie dévaste aussi la relation qu’elle a avec Vivien. J’ai trouvé qu’Adèle avait bien fait de parler à sa sœur. La maladie est parfois un merveilleux prétexte pour lui excuser les bêtises qu’elle fait.

Plus la lecture se passe, plus on découvre les mystères qui planent autour de la famille, de l’ex-belle famille de Lila qui elle aussi se pose des questions : Adèle creuse et découvre les effroyables vérités sur sa sœur. Jusqu’au bout on est surpris. C’est vraiment très bon !

Le mystère plane du début à la fin du roman, c’est très appréciable. Un bon roman plein de suspens. Plus ma lecture passait plus je me disais « mais, ce n’est pas possible ! ». L’auteure pousse l’intrigue jusqu’à l’explosion. J’ai vraiment été surprise par cette lecture. C’est vraiment très bon.

Je suis contente d’avoir découvert cette auteure. Je renouvellerai l’expérience sans aucun problème.

Ma note : 16/20

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Le magasin des suicides – Jean Teulé

416dZKU+rGL._SX210_.jpgRésumé : Vous avez raté votre vie? Avec nous, vous réussirez votre mort! Imaginez un magasin où l’on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l’humeur sombre jusqu’au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre…

Mon avis : J’ai choisi ce livre audio à la médiathèque pour deux raisons : j’ai beaucoup entendu parler de ce roman, j’avais vu aussi le film animé qui a été tiré du roman. De plus, Jean Teulé est l’un de ces écrivains qui sont adorés en pas. Je n’ai jamais trouvé d’équilibre ou de « j’ai un peu aimé mais pas trop », soit on aime, soit on déteste apparemment.

J’ai passé un bon moment à écouter ce livre.

On fait la découverte et la rencontre de la famille Tuvache et leur magasin des suicides. Famille morne et terne, elle vous permet de réussir votre suicide. Il y en a pour tous les goûts : poisons, cordes, sachets plastiques, bloc de béton, épée et sabre … Et je vous en passe. Tout réussi à cette famille qui prospère grâce à la mort et à la tristesse des gens. Seulement… une ombre vient assombrir leur atmosphère morbide : leur dernier fils Alan est un petit gars heureux. Il voit tout en rose, il trouve toujours quelque chose de positif dans toutes les situations malheureuses qu’il voit au magasin de ses parents.

Il exaspère tout le monde : ses parents Mishima et Lucrèce mais aussi Vincent et Maryline : son frère et sa sœur. Toute la famille a des tendances suicidaires, ils voient tout en noir : Vincent a constamment envie de se tuer à cause d’un mal de crâne incessant et Maryline se trouve répugnante et n’a rien pour elle : elle est moche, grosse et ne trouve rien de beau dans sa vie. J’ai beaucoup apprécié ces personnages ternes et tristes. J’ai aussi beaucoup aimé le rôle de la mère Lucrèce qui marque un contraste incroyable entre un rôle de mère douce agréable et la mère qui pousse ses enfants au bord du gouffre en confirmant ce qu’ils pensent d’eux.

Comme vous avez pu le constater, il faut avoir un certain second degré pour lire ce13e60be38f0d1cdc24208d034566632b roman ainsi qu’une bonne dose d’humour noir : on parle de mort, de suicide mais d’une manière à les ridiculiser, à le faire passer pour quelque chose de plus doux que la mort. En effet, on rencontre des enfants mais l’auteur maitrise bien son sujet et arrive à nous faire rire (et les enfants ne meurent pas, promis !)

Je ne connaissais pas Jean Teulé (j’ai le Maupassant dans mes étagères mais j’ai toujours eu peur de le sortir de ma bibliothèque… Je ne sais pas pourquoi). Après la lecture du magasin des suicides je pense pouvoir me laisser tenter par ma lecture (je l’espère cet été).

J’ai bien ri, les mots de l’auteur sont crus, familiers mais j’ai beaucoup rigolé. Des situations sont très inattendues et Alan marque vraiment un moment charnière dans la vie des Tuvache. C’est vraiment un bon moment de lecture ! On ne se prend pas la tête avec une histoire trop compliquée, c’est court, limpide et bourré d’humour (noir, bien entendu).

Ce n’est pas un coup de cœur, c’est un roman parfait pour lire entre deux gros pavés. Je vous le conseille pour un moment de détente et de gros « Mais c’est quoi ce délire » ! Rares sont les romans qui me font franchement rire et celui-ci est une première !

Jean Teulé est un auteur que l’on peut retrouver dans beaucoup de domaines. Alors … J’attends de voir ce que cela peut donner avec d’autres ouvrages !

Ma note : 15/20