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Ce n’était qu’une simple promesse – Yann Déjaury

41s8+kx2uYL._SX322_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : 1995, Bretagne, six amis passent leurs vacances ensemble. Grande insouciance, petits bonheurs, l’envie de ne jamais se séparer et une promesse scellée dans le granit: celle de se retrouver dans 20 ans, qu’importent les aléas. 2015, la vie les a rattrapés et, le jour venu, un seul a tenu son engagement. Malgré cet acte manqué, il organise un séjour ludique dans une demeure somptueuse. Simple assouvissement de curiosité de ce que chacun est devenu ou douce envie de retrouver leur connivence perdue ? De non-dits en secrets, sa véritable motivation bouleversera leur existence à jamais.

∼ Service presse ∼

Mon avis : Je remercie Yann Déjaury pour l’envoi de son roman via SimPlement. C’est, pour moi, une très belle découverte. Je ne connaissais l’auteur que de nom et l’occasion de découvrir sa plume avec son nouveau roman me tentait énormément.

Un roman qui a tout pour plaire

Dès le résumé, je me suis dit « c’est pour moi ! » ! J’adore ce genre de roman où l’on rencontre une bande d’amis et où les mystères et secrets commencent à se dévoiler des années plus tard. De plus, la région dont on parle est assez séduisante. J’adore la Bretagne et en plus Eric, l’un des personnages habite le nord de la France. C’était vraiment des petits détails qui ont fait que ma lecture m’a énormément plu.

Deux époques, deux ambiances, une lecture binaire

J’ai trouvé l’idée assez sympathique. En effet, tout est en deux temps dans cette histoire. On a deux époques : 1995 et 2015, deux ambiances différentes entre l’adulesence comme j’aime appeler cette période on l’on est de jeunes adultes et la vie d’adulte. On est aussi dans deux sphères différentes : d’un côté, on a tout ce qui se passe dans l’effusion, la joie, l’insouciance de la jeunesse et de l’autre la vie plus calme et rangée des adultes qui semblent avoir perdu leur fougue d’antan.

C’était assez intelligent de la part de l’auteur de traiter ses deux périodes en les alternant. En effet, on se retrouve à voguer entre le passé et le présent parce que l’un explique l’autre. C’est très sympathique.

Mystère dans l’intrigue : le lecteur en ébullition

L’auteur traite l’intrigue d’une manière très intéressante. En effet, on se retrouve avec une mystérieuse invitation à tous se retrouver. Une promesse à la Patrick Bruel « on se retrouvera dans 20 ans ». Une simple promesse qui n’a pas été oublié par quelqu’un du groupe. On se demande qui, comment et pourquoi ? C’était assez sympathique d’essayer de chercher quel personnage essaye de nous flouer. Je ne m’attendais pas à cette fin, toute en finesse et poésie.

Ce que j’apprécie aussi dans la plume de Yann Déjaury, c’est le fait que l’on colle à la réalité. L’auteur nous rappelle sournoisement que la vie est la vie, que les malheurs n’épargnent personne mais que ce n’est pas une raison pour ne pas profiter des bonheurs qui sont sur nos chemins. J’ai trouvé cela très beau et poétique.

Les personnages

On se retrouve avec une multitude de personnages. Cependant, j’ai été plus proche d’Eric. C’est un personnage fort et courageux. De plus, on suit l’histoire à travers son regard.

On suit une bande d’amis tout au long du roman. On les voit jeunes, vieux, sans et avec souci. Personnellement, il y a quelques caractères qui ne m’ont pas correspondus et avec qui j’ai eu du mal mais rien de bien important : il en faut pour tous les goûts ! Je trouve que cela illustre aussi bien le fait que dans les bandes d’amis, il y a toujours des complications et que tous les caractères ne se ressemblent pas, ce qui rend difficile les relations, par moments.

La plume

La plume de Yann Déjaury est une plume à suivre. C’est doux, poétique et vraiment très intéressant. Le travail de la plume et la construction narrative sont très intelligents. Franchement, dès le départ, on s’engouffre dans une histoire qui nous tient en haleine jusqu’à la fin. On ne lâche pas l’histoire.

Les – :

  • Certaines attitudes des personnages (tout à fait personnel).

Les + :

  • L’idée binaire qui nous suit à chaque pas dans le roman.
  • Le mystère qui plane autour de l’intrigue
  • La plume de Yann Déjaury
  • L’idée de la bande d’amis qui se retrouve. J’adore !
  • Le voyage entre la Bretagne, le nord de la France et la Suisse.

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Sous ton paillasson d’Isabelle Bergi

57595584_621092861691954_6238438000280207360_n.jpgRésumé : Une intrigue à la fois, drôle et tendre d’amour et d’amitié. Quatre femmes divorcées, enseignantes, quadragénaires nous livrent leurs émotions, ressentis et commentaires sur la difficulté de trouver « l’âme sœur » Elles nous transportent dans le monde intime des confidences féminines, d’anecdotes croustillantes, de situations cocasses, sans jamais tomber dans la caricature. Des personnages aux caractères bien trempés, pour certaines, plus discrets pour d’autres : Line : introvertie, sérieuse, consciencieuse, qui ne veut pas laisser d’homme entrer dans sa vie, tant que ses filles ne sont pas indépendantes. Jeanne : pétillante, immature qui vit une passion amoureuse aussi forte que destructrice. Véro : femme maîtresse qui enchaîne les aventures masculines sans lendemain, jusqu’au jour où ? Claudie : râleuse, un soupçon grivoise, énergique qui va perdre pied dans le tourbillon de l’amour.

Mon avis : Je remercie NDB éditions pour ce premier partenariat ainsi qu’Isabelle Bergi de m’avoir sollicitée une nouvelle fois pour la lecture de son nouveau roman. Sous ton paillasson est un livre court, léger bien que soulevant des interrogations sur le sujet du célibat, de l’amour et de ses tourments.

Quatre femmes attachantes

On fait la rencontre de deux couples d’amies. D’un côté, on trouve Line & Jeanne, des amies de toujours ainsi que Claudie & Véro qui sont elles aussi des amies de longues dates. Si, au premier abord, on les voit évoluer séparément, on les retrouve à quatre vers le milieu du roman. Toutes les quatre sont enseignantes, elles ont une quarantaine d’année et sont toutes les quatre dans des situations amoureuses assez compliquées.

J’ai beaucoup apprécié Line. C’est une personne calme, intelligente, qui a énormément de travail. Elle touche à tout et est toujours prête à aider sa famille et ses amis. C’est une personne angoissée de nature, qui fait attention à tout mais qui ne manque de rien. Elle aime sa vie comme elle est : avec ses filles, son jardin et ses amis.

Jeanne est une personne un peu plus impulsive, elle est très gentille mais des fois, elle agit un peu trop vite et réfléchit après. Cependant, elle m’a réservé de belles surprises vers le milieu du roman.

Claudie m’a fait rire ! Elle est belle, un peu bordélique et très drôle. Franchement, je pense que c’est certainement celle qui me ressemble le plus dans l’histoire. Je mets à part Coco et les vêtements Desigual (et je suis moins bordélique aussi lol) mais elle met toujours les deux pieds dans le plat et cela m’a bien fait rire (et penser à moi aussi…)

Véro est une femme séduisante, bien sous tous rapports. Elle est aussi une femme forte, courageuse, protectrice. Elle veille sur les gens qu’elle aime et n’hésite pas à donner son avis même quand on ne lui demande pas.

Vous comprendrez que nous avons donc quatre femmes très différentes les unes des autres. Cependant, leurs différences sont une force dans ce roman. En effet, on se retrouve avec une intrigue bien plus dynamique une fois qu’elles sont toutes ensembles !

L’intrigue

Pour moi, elle est divisée en deux. La première moitié est celle des deux couples que l’on voit évoluer bien souvent un chapitre sur deux on alterne entre Line/Jeanne et Véro/Claudie. Franchement, je me suis demandée si elles allaient un jour se rencontrer. Et dès que cela est fait, l’intrigue prend de l’ampleur et de la puissance. Même si j’apprécie le fait de découvrir les vies personnelles des quatre femmes, j’ai trouvé un peu long la mise en place de l’histoire. Pour moi, cela décolle vraiment lorsque les quatre femmes se rencontrent et deviennent amies.

J’ai trouvé que ces quatre femmes avaient beaucoup à nous dire. Cela permet de ne pas nous ennuyer. On est proche de ses femmes qui n’ont pas forcément une vie facile. J’ai adoré passer du temps avec elles quatre.

La plume d’Isabelle Bergi

J’ai trouvé cette lecture très agréable. En effet, j’ai commencé hier soir et je l’ai terminé dans la foulée. Je voulais savoir comment cela se terminait et c’est une lecture parfaite pour aller à la plage, à la mer, le soir pendant les vacances. Franchement, c’est une petite bouffée d’air frais. Cependant, j’ai trouvé une utilisation des guillemets qui, selon moi, n’était pas toujours nécessaire et cela m’a un peu ennuyé (quand quelque chose est récurent dans un roman et que cela nous fait tiquer, on ne voit plus que cela). Je n’ai pas trop compris pourquoi on mettait toutes les expressions entre guillemets alors qu’on est dans des dialogues. C’est vrai que ce sont des expressions familières mais je trouve que les mettre entre guillemets nous souligne encore plus ce côté familier qui, personnellement, ne me dérange pas.

Les – :

  • Un démarrage un peu long
  • L’utilisation des guillemets injustifiée pour moi par moments

Les + :

  • Les quatre femmes que l’on rencontre
  • Les interrogations sur leurs vies à un tournant de cette dernière
  • La plume de l’auteure que j’ai pris plaisir à retrouver
  • Le roman : son format est très agréable et trouvera vraiment son lectorat !

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Toffee darling de Joanne Richoux

CVT_Toffee-Darling_5369Résumé : 6 juin 1964, Paris. Vivianne, 19 ans, ne supporte plus Jérôme. Ni cette confiserie qu’ils tiennent ensemble. Alors cette nuit, elle part. Où ? Aucune idée. C’est comme ça qu’elle rencontre Kathleen, une magnétique pin-up aux boucles bicolores. Elle se perd dans son sillage et décide de la suivre en Amérique. Reste à convaincre Jérôme ; après tout, elle l’aime. Elle a besoin de lui à ses côtés. À travers les États-Unis des sixties, le trio va écumer les villes, les angoisses, la nature sauvage, les joies, les routes et les chagrins. Un seul moteur : la liberté.

Mon avis : Je remercie les éditions Sarbacane pour l’envoi de ce roman. En effet, Joanne Richoux est devenue une valeur certaine de mes étagères. Après marquise et les collisions, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir Toffee Darling

Un bond dans le passé : c’est parti pour les sixties !

On part à l’aventure avec ce roman. On fait la rencontre de Viviane, une jeune femme qui se pose énormément de question sur sa place dans la vie et dans son couple. On se retrouve vraiment dans une aventure où l’on ne sait pas où l’on va. Une seule chose est certaine : Viviane veut partir et embarquer le lecteur avec elle.

L’univers est blindé de référence sixties que ce soit dans les paysages mais aussi dans les looks des personnages. Kathleen est une pin-up. Les pin-up connaissent un véritable succès et leur âge d’or entre les années 1950 et 1970. On est en plein dans l’essor de ce style que certaines femmes ont adopté. De plus, c’est un véritable road trip à travers les Etats-Unis que Joanne Richoux nous propose.

Toffee darling : un cri de liberté et d’espoir

Toffee darling est un roman à trois voix. En effet, on a trois personnages que l’on suit à travers les pages. On a Viviane et Jérôme ainsi que Kathleen. On commence notre roman avec Viviane qui est mariée à Jérôme. Cependant, les petits défauts de celui-ci apparaissent comme insurmontables. Viviane ne supporte plus Jérôme, ses manies ainsi que leurs vies. Elle l’aime, cela est certain mais elle ne sait plus comment vivre cette vie qui ne semble plus lui correspondre. Elle prend la décision de partir, de changer d’air, avec Jérôme bien sûr. C’est l’évidence même. Ils croiseront Kathleen, une américaine incroyablement attachante. A trois, ils partageront un voyage sensationnel au cours duquel leurs questions trouveront des réponses. Ils se partagent l’intrigue : on passe du point de vue de Kathleen & celui de Viviane puis à celui de Jérôme. Cette alternance est très sympathique. Même si on respire l’air frais à travers ce voyage, ici, cela permet au lecteur d’avoir une vision globale de l’intrigue et de comprendre chaque point de vue sur cette histoire et ce problème. Belle idée !

Un roman sur le couple

Bon, bien entendu il n’y a pas que cela dans le roman. Mais j’ai trouvé que le couple était la thématique principale du texte. Je ne vous parle pas de petite amourette ici. Non, c’est plus que cela : le grand amour ! Les sentiments ne suffisent pas. J’ai apprécié la manière dont Joanne Richoux traite cet aspect-là dans son roman. En effet, on parle de maturité, de sentiments mais aussi d’acceptation de soi et de l’autre. J’ai apprécié le fait que l’on ne pense pas Viviane et Jérôme en tant que couple uniquement. On pense aussi à l’individu qui s’oublie souvent dans un couple. On pense pour deux et plus forcément pour soi. L’amour et la construction d’un couple c’est avant tout un équilibre qui peut être mis à rude épreuve. J’ai trouvé que cette notion était ultra bien traitée dans ce roman qui, encore une fois, souligne le talent indiscutable de Joanne Richoux.

La plume de Joanne Richoux

Quel délice ! Franchement, Joanne Richoux a facilement sa place dans l’étagère spéciale de ma bibliothèque. Celle des auteurs dont je lis les romans sans faire attention au résumé. Rien que le nom me dit ce que je sais par avance : ça va déchirer ! Celui-ci ne fait pas exception à la règle. C’est un roman poignant que j’ai apprécié découvrir. Le voyage est saisissant de réalisme et les personnages sont vivants. Bref, la plume de Joanne Richoux fait partie des incontournables ! Bravo.

Les – :

  • Ce roman est un coup de cœur particulier. J’avoue que je ne pensais pas qu’il aurait autant d’impact sur moi. Belle surprise !

Les + :

  • Le voyage
  • Le trio de personnages
  • La notion du couple et la manière dont elle est traitée.
  • La plume de Joanne Richoux

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Toi, Pauline de Janine Boissard

41959aS8LRL._SX195_.jpgRésumé : Et revoilà Pauline, dont on fête aujourd’hui les dix-neuf ans. Son rêve de toujours ? Ecrire. Mais où trouvera-t-elle la confiance qui lui manque pour se lancer ? Dans les bras de Paul, son nouvel amour, et comme elle artiste blessé. Quant à l’inspiration, elle la trouvera au sein même de sa famille. Dans l’héroïsme de Claire, prenant la défense d’une grand-mère attaquée par des voyous dans le RER. Dans l’incroyable et courageux combat de Cécile, volant au secours d’une amie de collège victime de harcèlement. Et dans le cœur brisé de celle que tous croyaient si forte : Bernadette. C’est tout ça, La Marette.

Toi, Pauline est la suite (et la fin) des Quatre filles du docteur Moreau, nouvelle version de L’esprit de famille qui valut à Janine Boissard un immense succès.

Mon avis : Je remercie les éditions Fayard ainsi que Gilles Paris pour l’envoi de ce roman en service presse. J’avais eu la chance de lire Les quatre filles du docteur Moreau il y a quelques mois et j’étais ravie de retrouver Pauline (oui, le prénom fait beaucoup ! J) ainsi que sa famille.

Une plongée au cœur d’une famille très sympathique

C’était comme si j’avais quitté la Marette hier. Franchement, j’ai apprécié passer un nouveau moment au sein de cette famille. On comprend rapidement que c’est Pauline qui est le personnage principal de cette histoire. Cependant, j’ai trouvé qu’on manquait un peu de nouvelles des autres : j’ai trouvé dommage d’avoir la famille en retrait. J’ai apprécié suivre les aventures de Pauline mais j’ai trouvé que la grand-mère était un peu absente, ainsi que Béa et les personnages secondaires qui sont en retrait. Claire est présente de temps à autres, moins que les autres à mon goût. C’est dommage. Sinon, ma lecture a été très agréable.

Pauline, un personnage en constante évolution

Pauline est dans une situation particulière : elle est perdue. Entre son premier amour qui refait surface, sa volonté de devenir écrivaine ainsi que sa famille, ses études et tout le reste, Pauline est en constante interrogation.

Ce que j’ai aimé chez Pauline ainsi que chez tous les personnages, c’est le fait que tout est respectueux. On n’a pas une vulgarité dans le roman, tout est fait dans le respect et la volonté de ne pas blesser l’autre. Bref, j’ai trouvé ça chouette.

La famille Moreau

Quelle famille ! J’ai adoré les retrouver parce que je trouve que ma famille ressemble un peu à cette dernière. Pas tant dans la constitution de la famille mais par l’ambiance souvent joyeuse qui réside dans cette famille. On rit, on se prend le bec, on vit au rythme des événements qui éclosent dans le texte. On se rend compte que la famille, ce n’est pas toujours simple. Chacun essaye d’y trouver sa place et cela n’est pas toujours évident. C’est bien vrai ! Venant d’une famille nombreuse, par moments, certains prennent trop de place dans la vie privée des autres et cela devient problématique. Je ne peux que comprendre ce que Pauline traverse.

La plume de Janine Boissard

Ce n’est pas le premier roman de l’auteure que je découvre. J’avais déjà pu découvrir La lanterne des morts ainsi que les quatre filles du docteur Moreau. La plume est toujours aussi entrainante, l’univers très sympathique. Ce qui est bien c’est que la crédibilité des faits est totale. Janine Boissard écrit sur la vie des gens, sur la vie réelle, sur le quotidien des gens. C’est vraiment très intéressant.

Les – :

  • Certains personnages trop effacés par rapport à d’autres

Les + :

  • La plume de Janine Boissard
  • Le personnage de Pauline que j’ai adoré retrouver. C’est un personnage auquel j’ai su m’identifier.
  • Une immersion formidable dans une sacrée famille !

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Retrouvez mon avis sur le premier tome ! 

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L’ivresse des libellules de Laure Manel

413wTaRlYaL._SX308_BO1,204,203,200_Résumé : Quatre couples d’amis dans la quarantaine décident de s’octroyer des vacances sans enfants dans une villa de rêve. Mais l’ambiance qui se voulait insouciante et idyllique ne tarde pas à se charger d’électricité. La faute aux caractères (et petites névroses) de chacun, aux modes de vie différents, à l’usure et la routine qui guettent les amoureux quand s’invite le quotidien, et à des parents qui ont oublié ce qu’était leur vie lorsqu’ils ne l’étaient pas encore… Quand débarque une jeune et jolie célibataire, le groupe est plus que jamais au bord de l’implosion. ON NE BADINE PAS AVEC L’AMOUR

Mon avis : Je remercie les éditions Michel Lafon ainsi que Camille pour l’envoi de ce roman qui m’a énormément plu. Je l’ai lu hier et franchement, c’est une excellente découverte.

Le roman et ses personnages

J’adore ce genre de roman qui propose une parenthèse dans la vie quotidienne. Ces vacances ont, en surface, l’air génial. Cependant, des petits soucis et tracas quotidiens vont venir mettre des petits grains de sable dans l’engrenage !

L’intrigue tient debout grâce aux personnages : on fait la rencontre de quatre couple : Sybil & Alex, Caroline & Sébastien, Emilie & Vincent ainsi que Claire & Jérôme. Huit personnages très différents les uns des autres ! On fait aussi la rencontre de Valentine qui marquera le tournant du roman. J’ai trouvé l’idée géniale.

Ce que l’auteure maîtrise extrêmement bien son sujet c’est qu’elle traite les personnages et non les couples. En effet, dans une relation on a tendance à parler des deux personnes sans forcément les dissocier. Ici, Laure Manel prend le temps de nous expliquer, de nous raconter l’histoire personnelle des personnages. J’ai trouvé ça fin et très beau.

J’avoue, j’ai eu mes petits préférés : Claire et Jérôme. C’est ceux à qui j’ai pu le plus m’identifier. Les personnages de Sybil et d’Emilie m’ont rapidement ennuyée dans le sens où j’ai trouvé leurs comportements vraiment exécrables. Je les ai trouvées égoïstes mais cela n’est qu’une affaire de goût. Je pense que de cette manière, on est propulsé dans ce groupe d’amis où tout n’est pas rose tous les jours. On apprend à composer avec les autres.

Le couple au cœur de la tempête

Ce roman est un questionnement intense sur le couple. L’amour, la place qu’il prend dans la vie mais aussi les moments de flottement, les incompréhensions. Bref, ce roman est une ode à l’amour et à l’amitié qui est présente quand le premier n’est pas au beau fixe. On retrouve aussi la question de l’adultère, des enfants : la volonté d’en avoir ou pas. En plus de cette thématique du couple, on retrouve celle de la crise de la quarantaine. Je pense qu’elle se schématise différemment selon les personnages. Si j’ai trouvé Emilie attachante avec ses complexes, sa crise a fait voler en éclat ce que je pensais d’elle.

L’intrigue en elle-même

J’ai énormément apprécié ce roman pour la diversité des thématiques apportées et la manière dont elles sont traitées. En effet, j’ai trouvé remarquable de nous offrir un cadre aussi magnifique, spectaculaire et chicissime pour nous raconter une histoire d’amis et d’amour qui volent en éclat ou, au contraire, qui sont sublimées. Bref, j’ai aimé cette dualité, rien n’est noir ou blanc, on aperçoit du blanc, du noir mais aussi du gris. Laure Manel nous souligne ici ce qu’est la vie : des moments de bonheur mais aussi des moments plus durs qu’il faut surmonter.

La plume de Laure Manel

La qualité de ce roman se trouve dans l’intelligence de l’intrigue mais aussi dans la beauté de la plume. J’ai conscience que l’auteure n’en est pas à son premier livre mais moi, je la découvre avec ce titre. J’ai trouvé la couverture très belle ainsi que le résumé très séduisant.

J’ai trouvé les psychologies des personnages très détaillées et très différentes les unes des autres. Chaque personnage à ses points faibles et ses points forts qui sont soulignés justement par les mots de l’auteure. Je suis sous le charme de cette plume qui a su me faire voyager en quelques heures. Véritable page turner, ce roman est une véritable découverte pour moi et un très beau coup de cœur. Je ne peux que vous pousser à le lire.

Les – :

  • Absolument rien, je suis comblée par ce roman qui sent bon l’été ! Attention aux orages quand même 😉

Les + :

  • L’amour sous toutes les coutures possibles.
  • La plume de Laure Manel qui est une véritable révélation pour moi, je lirai ses autres romans à coup sûr !
  • L’intrigue que j’ai trouvée intéressante.
  • Le panel de personnages mis à disposition du lecteur.

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La trilogie psychiatrique – James Osmont

couv62733362.jpgRésumé : Aucun d’eux ne l’a choisi. Certains l’ont subi ou provoqué, lui ont prêté allégeance, y ont finalement pris goût… Mais le Mal, solitaire et tout-puissant, trace sa route et anime ses pantins. Desseins mystérieux, atours inattendus, voies impénétrables ; il rôde et patiente dans le noir. Tant et tant, il tente et torture, sème la mort et le désarroi, se joue bruyamment de la condition des Hommes, de leurs faiblesses et de leurs bas instincts. Regis, Sandrine, Dolores, et tous les autres, se débattent, s’y noient… Ou bien s’en libéreront-ils, peut-être ? Et quel sera alors le prix à payer pour ces âmes turbulentes, égarées dans un grand bal fou ?

Mon avis : Je remercie Les éditions Nouvelle Bibliothèque pour l’envoi de cette trilogie. J’apprécie énormément l’équipe qui s’occupe et chouchoute les partenaires. Je suis vraiment sous le charme de ce que l’on peut nous proposer au niveau des lectures. C’est vraiment très intéressant de voir la diversité : adulte / enfant mais aussi la diversité des genres. J’avoue que la trilogie psychiatrique est percutante.

Un univers incroyable

Comment vous parler de ce roman sans en dire trop ? C’est un exercice difficile ! En effet, on a une trilogie assez incroyable. On est dans des décors que je n’ai pas l’habitude de côtoyer. On baigne dans la folie d’un hôpital psychiatrique. C’est sombre, percutant et intense. Je ne pensais pas pouvoir correctement m’épanouir en m’asseyant avec tous ces fous mais James Osmont est parvenu à me charmer avec ses mots ! Je vous avoue que ce n’est pas un coup de cœur mais c’est certainement à cause de mes goûts personnels livresques. C’est très sombre, comme je vous l’ai dit au-dessus, et par moments, j’ai eu du mal à trouver une bulle d’air pour sortir un peu de cette oppression.

Des personnages principaux surprenant

On a des personnages principaux physiques et humains (d’ailleurs, les trois tomes s’appellent Régis, Sandrine et Dolorès). J’ai trouvé ces trois prénoms assez intéressants ainsi que les étymologies : Régis qui signifie « le régisseur » on peut certainement souligner le combat interne entre le Mal et la personne. Celle qui veut régir sa vie et qui n’y parvient pas forcément tout le temps. Sandrine peut avoir une double signification « celle qui protège les hommes », « celle qui repousse » : on a encore une fois une lutte interne dans l’étymologie. On protège et repousse en même temps. On a une impression de lucidité épisodique. Dolores reste le personnage au prénom le plus évocateur : «  douleur ». On a donc trois personnages qui se partage cette trilogie : le régisseur, celle qui protège/repousse et celle qui est pleine de douleur. Je trouvais ces étymologies intéressantes puisqu’elles illustrent parfaitement le sujet du roman.

Deux personnages sont aussi très importants. Si importants que l’on peut parler de personnification. Laissez-moi vous présenter le Mal et la Folie. J’ai été soufflée par la précision et la justesse des mots.

L’intrigue

On nous propose un voyage particulier dans cette trilogie. Les déplacements géographiques ne sont pas forcément les mouvements auxquels on peut penser. Ici, on parle plutôt de l’errance psychique. On erre dans les recoins de l’esprit. L’auteur traite la folie sous toutes les coutures. Comme le laisse présager l’étymologie des noms, les trois tomes se complètent. Ma curiosité piquée au vif, j’ai vite l’intégralité. J’ai apprécié ma découverte. Je ne pense pas dire que ce soit un roman destiné à tous les publics. On ne parle pas d’amour, d’amitié, des fondements de la vie. On nous parle simplement du déroulement de la vie, des incidents, des possibilités de l’âme et de l’esprit. Purée, c’est une vraie claque.

Les arts au service de la trilogie

Inutile de croire que les personnages sont comme dans les films : personne ne peint en groupe sur des toiles blanches. Non, ici, c’est bien plus profond que cela. On a plusieurs formes d’arts qui viennent bercer l’intrigue : on a des peintures (qui font peur, non, ne pas lire cela avant de dormir !), mais aussi la musique en toile de fond. J’ai apprécié cela. La manière dont l’auteur utilise les arts pour décrire et dépeindre ses romans, c’est saisissant et assez poétique.

La plume de James Osmont

Je pense que c’est LA force du roman. En effet, j’ai été subjuguée par la plume de James Osmont. On se retrouve dans un tourbillon de mots, de références et de figures de style. C’est une plume qui vient, sournoisement, vous prendre les sens pour ne plus lâcher les mots de l’auteur avant la fin. C’est incroyable comme l’esprit humain peut se jouer de nous. Avec les références connues, l’auteur parvient à réveiller la curiosité du lecteur qui sait de quoi on parle. C’est assez sympathique. Il n’y a rien d’arrogant dans la plume de James Osmont. On se sent bien, étrangement, dans cette trilogie et finalement, bien seul lorsque l’on ferme cette trilogie.

Je n’ai pas pu m’empêcher de faire un lien entre le travail de James Osmont et celui de Modiano. On a toujours cette petite musique tout au long de l’oeuvre. De plus, on se retrouve avec un univers qui n’est pas complètement noir : en effet, le sujet est sombre mais l’écriture et les mots de l’auteur viennent flouer l’univers. On se retrouve dans un brouillard constant qui nous laissent, par moments, quelques passages de lucidité. Une idée qui met en exergue la place de la folie chez l’homme.

Si vous aimez les romans forts, sombres, qui vous poussent dans vos questionnements internes et personnels. Tous les sujets abordés sont intéressants et la plume intelligente.

Les – :

  • Par moments, des passages un peu trop sombres pour moi.

Les + :

  • Des personnages qui sont excellents et très bien construits.
  • La plume de l’auteur qui est LA force de cette trilogie.
  • L’intrigue, très bien construite.
  • Les arts présents dans l’histoire.

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Spiral(e) – David Bauquet

50808875_10205603390079785_4696154440158150656_n.jpgRésumé : Spiral est étudiant à Paris. Parce qu’il croit avoir commis un homicide, il fuit sans savoir où aller. Une femme qu’il ne connaît pas décide de lui venir en aide, et l’envoie en Normandie chez son frère. Chez Joe. Ce dernier est un quadra qui prend la vie comme elle vient. Il a des amis pittoresques : un cuistot anarchiste au langage fleuri ; un chauffeur de taxi qui n’aime pas son métier ; la femme d’un notaire qui deal du shit… Et Joe rêve d’Amérique depuis toujours. Il roule en Cadillac, écoute de la country, mais il n’a jamais trouvé le bon prétexte pour s’envoler vers l’autre continent. Spiral respire à pleins poumons ces vacances improvisées, et finit par voir en Joe un grand frère qu’il n’a jamais eu. Avec sa rencontre inopinée d’une trapéziste américaine en tournée dans la région, et à l’aide d’un trèfle à quatre feuilles, Spiral va secrètement bouleverser la vie de Joe.

Mon avis : Je remercie les éditions Nouvelle Bibliothèque ainsi qu’Emma pour l’envoi de ce service de presse. Je vais prendre le temps et quelques lignes pour exprimer ma gratitude. Je remercie donc Frédéric Frère pour le temps qu’il m’a consacré la semaine dernière. Cinq minutes, ce n’est rien dans une vie. Cependant, prendre cinq minutes pour me remercier et me féliciter, c’est autre chose et pour moi cela représente énormément. Alors, à mon tour de remercie l’équipe des éditions Nouvelle Bibliothèque pour le travail formidable qu’elle fait et merci pour sa confiance.

Spiral, un anti-héros incroyable.

Nous faisons la rencontre de Benjamin que l’on appelle aussi Spiral. C’est un personnage très original. Déjà, par son surnom. En effet, par définition, le mot « spirale » est une courbe qui tourne autour d’un axe ou d’un point, forme un enroulement dans l’espace. Donc, on a déjà cette impression circulaire, on tourne en rond, on rumine, on se retrouve dans une sorte de tourbillon de poisse et de quiproquo. Le trèfle sur la couverture représente la chance et la distance que l’on constate représente le chemin qu’il reste à parcourir pour qu’il puisse en jouir.

Je vous avoue que pour le coup, le personnage principal ne m’a pas forcément inspiré au départ. Il ne prend pas forcément beaucoup de décisions. Il donne l’impression de vouloir agir seulement quand il est face au mur et qu’il ne peut pas faire autrement. Il se laisse aller, au rythme de la vie et prend la vie comme elle vient. Il n’a pas forcément d’avis ni d’envie. C’est assez surprenant. J’avoue que sur le coup, je n’ai pas compris où voulait en venir l’auteur mais plus j’ai avancé dans ma lecture, plus j’ai senti la nette évolution de Spiral.

Un roman initiatique.

La comparaison peut être un peu hasardeuse pour certains mais j’ai pensé à Candide de Voltaire tout au long du roman. On part avec un personnage un peu fade, naïf qui part pour apprendre, pour comprendre comment fonctionne le monde. Toutes les interactions ne sont pas positives mais Spiral apprend. J’ai apprécié ce côté « apprentissage » dans ce roman. En effet, les personnages secondaires sont du côté du bien ou du mal (si je peux m’exprimer ainsi) mais Spiral trouve à chacun fois une leçon à tirer des événements qu’il trouve sur sa route. Ce que j’ai aussi apprécié, ce sont les thématiques abordées : amitiés, amour, famille, mais aussi trahison, drogues et manipulation. Même si on les rencontre depuis la nuit des temps, elles sont toujours efficaces.

La plume de l’auteur.

Ce qui rend ce tourbillon de malchance supportable et cette chute qui nous file un mal de crâne, c’est la plume de l’auteur. En plus d’être poétique, la plume est bourrée d’humour. Il y a une majesté incroyable qui se dégage des mots de David Bauquet qui permet au lecteur de se perdre dans cette intrigue très intéressante. J’ai adoré ce mouvement circulaire, cette tempête que Spiral traverse pour au final trouver quelque chose de bon au bout du tunnel. Le lecteur se sent apaisé par les mots et le sens de l’intrigue. La plume de David Bauquet est comme une bulle d’air qui nous permet de respirer face à la vie de Benjamin qui est loin d’être facile.

Les – :

  • Le temps que j’ai mis à apprécier le personnage de Benjamin.

Les + :

  • Un roman initiatique riche et intense.
  • Une intrigue très bien ficelée.
  • Une plume poétique et majestueuse.
  • Des personnages secondaires particulièrement bien étudiés et utilisés.

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