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Marie et le loup de Rozenn Laloy

téléchargement.jpgRésumé : Pour relever un défi, Marie, militante vegan et brillante avocate d’une association de protection animale, accepte de séjourner trois semaines dans la ferme de Lucas, le représentant des éleveurs du Vercors. Celui-ci ne cache pas son hostilité à l’encontre de celle qu’il considère comme la pire ennemie de sa corporation. C’est un dialogue passionné qui s’instaure entre les deux adversaires que tout oppose. Pourtant une force irrésistible les pousse l’un vers l’autre malgré leurs divergences. Il suffirait d’un rien pour qu’ils se rejoignent… un soupçon de magie peut-être ?

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie chaudement l’auteure pour m’avoir envoyé son roman. C’est assez rigolo, je me disais justement « tiens… Cela fait longtemps que je n’ai pas reçu de demandes de SP via ma boite mail… Bizarre ». Dans l’après-midi qui suivait, j’ai reçu quatre mails… dont le roman de Rozenn Laloy. J’ai donc accepté avec grand plaisir la lecture de cette romance contemporaine.

~ La cause animale : thématique principale de l’histoire ~

La cause animale est le sujet qui fait tout exploser dans cette histoire. Sans cela, il n’y aurait pas eu de jugement, il n’y aurait pas eu ce pari entre Marie et Mario et la rencontre entre Lucas et Marie n’aurait pas eu lieu non plus.

Je suis contente de trouver cette thématique dans mes lectures, c’est bien la première fois d’ailleurs. Ce que j’apprécie, c’est le fait qu’il y a de la place pour tout le monde. Marie et Lucas sont très différents sur ce point. Marie est une avocate qui vit pour la protection des animaux. Maître Bazile (Marie) est connue pour ses plaidoyers coup de poing qui marquent les esprits. Lucas, lui, est un éleveur. J’ai apprécié la subtilité du message de Rozenn Laloy.

~ Un équilibre à trouver ~

L’évolution des personnages est spectaculaire. Surtout le personnage de Marie. Suite à une parole balancée comme si de rien n’était, Marie se retrouve stagiaire pendant trois semaines dans la ferme de Lucas. Si ce dernier n’est pas forcément d’accord, il va rapidement se prendre au jeu.

Les deux personnages sont opposés sur le sujet de la cause animale. Pour Lucas c’est évident, oui, il faut respecter les animaux, mais la chaîne alimentaire reste ainsi, la viande pour les humains, c’est primordial. Marie, elle, campe sur ses positions : les animaux sont des êtres humains, on ne les mange pas. Ainsi, tout au long du roman, on à ces divergences d’opinion qui se rencontrent, se fracassent puis finalement apprennent à cohabiter ensemble.

Marie est un personnage que j’ai apprécié par les valeurs qu’elle adopte : courageuse, peur de rien, n’a pas honte de ses convictions. Son rapport à la nature m’a aussi beaucoup plu. Je ne suis pas vegan (mais je respecte ceux qui le sont) mais la manière dont elle traite la nature m’a énormément plu.

« La nuit paisible, presque tiède, annonce l’été qui approche. L’air est plein de parfums, et mille bruissements animent l’obscurité où tant d’êtres s’affairent. Je suis l’un d’entre eux, tous mes sens en éveil, allongée presque nue tout contre la terre. J’ai juste remis mon t-shirt, parce-que, bon, je suis un peu frileuse tout de même ! Mais ça ne fait rien, je la sens bien, la terre, bienveillante et maternelle, Gaïa, la mère de tout ce qui vit… »

Lucas est aussi un personnage que j’ai apprécié. Il est réfléchi, tendre et courageux. Son point de vue est aussi intéressant et je suis plutôt d’accord avec lui. J’ai apprécié le fait qu’il se batte pour obtenir ce qu’il souhaite mais aussi la relation qu’il a avec les animaux.

~ Les personnages ~

Si Lucas et Marie sont les personnages principaux de cette romance, j’ai aussi trouvé que les personnages secondaires étaient très sympathiques. A la ferme de Lucas, on retrouve Jean-Louis et Mario, son ami. Même s’il ne travaille pas là (il est le propriétaire d’un bar), il vient souvent aider son ami. La ferme fonctionne comme une petite famille, dans le respect de l’animal et de la nature. J’ai apprécié le tempérament fougueux de Mario. Il y a aussi Arnaud, le petit-ami militant de SOS animaux de Marie qui vient, de temps en temps, nous rappeler à quel point il n’est pas fait pour elle.

~ La place de la romance ~

O est dans une romance contemporaine. Cela ne fait aucun doute. Cependant, j’ai trouvé que l’auteure parvenait à mettre en place une histoire sympathique, pleine de belles leçons à tirer sans trop jouer la carte des amants éperdus. Ils se cherchent tout au long de l’intrigue, cela ne fait aucun doute mais l’auteure laisse de la place à ses idées et ses péripéties. On respire ! Cela est plaisant dans une romance même si j’aurais apprécié avoir un peu plus à me mettre sous la dent au niveau de la romance entre Marie et Lucas. Ce qui est bien, c’est que l’auteure évite les clichés et les stéréotypes.

~ La plume de Rozenn Laloy ~

Ma lecture était très sympathique mais elle n’est pas un coup de cœur. Je ne saurais même pas vous dire la raison. Je ne peux pas avoir de coup de cœur tout le temps (j’aimerai bien). Peut-être que les décors de la ferme et les thématiques soulignées ne sont pas mes préférées (même s’il faut absolument les trouver dans nos lectures). Cela m’a fait plaisir de lire différents points de vue sur la cause animale mais finalement, n’est-elle pas trop présente ? Je pense que c’est cela qui fait que je ne suis pas forcément sortie avec un coup de cœur.

J’ai découvert la plume de Rozenn Laloy avec ce premier roman et je n’ai pas l’intention de m’arrêter là. La plume est belle, délicate et pleine de valeurs. J’ai apprécié les décors et la manière dont l’auteure parvient à nous propulser dans ces lieux.

Les – :

  • La thématique de la cause animale un peu trop mise en avant pour moi.

Les + :

  • La thématique de la cause animale. Même si ce n’est pas ce que je préfère retrouver dans mes lectures, c’est important d’en parler.
  • Les décors dans lesquels on évolue tout au long de l’intrigue.
  • Les deux personnages principaux Marie et Lucas que j’ai aimés découvrir
  • Les divergences d’opinion qui sont intéressantes à découvrir

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Voyage en terres sauvages – Episode 3 à 8 (Intégrale) de Tiphaine Levillain

Résumés

Episodes 3 et 4 : Les ennuis et les contretemps s’enchaînent pour Kirkima et Johem. Les caractères des deux lutines sont loin d’être compatibles et les terres sans loi du Nouveau Continent réservent bien des menaces. Jour après jour, pourtant, l’exploratrice lutine s’efforce de se rapprocher du Nord, ne perdant jamais son objectif de vue. Pour l’heure, leur voyage les a toutes les deux menées jusqu’à Spring Town…

Episodes 5 et 6 : Les imprévus continuent de se succéder pour Kirkima, amenant avec eux leur lot de rencontres et de découvertes. Malgré tout, la lutine tient bon et les choses commencent enfin à se concrétiser, alors qu’elle atteint finalement les terres du nord. Chaque jour qui passe, elle en est certaine, le Wintekowa est plus proche que jamais…

Episodes 7 et 8 : Cette fois-ci, le Wintekowa n’est plus très loin. Kirkima en a la certitude absolue, alors qu’elle s’aventure enfin dans les contrées boisées des terres sauvages du nord. Les derniers lambeaux de civilisation disparaissent, tandis que le petit groupe plonge au coeur des légendes Anishnabe. Désormais, ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour arriver indemnes au bout de cette aventure.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Céline et les éditions Nutty Sheep pour l’envoi de ces épisodes. Lorsque j’ai vu la publication de l’intégrale de Voyage en terres sauvages, j’ai tout de suite foncé ! Franchement, j’avais lu les deux premiers épisodes avec beaucoup de ferveur et d’attention. Cette série d’épisodes signe mon premier coup de cœur chez Nutty Sheep.

~ Le format épisodique ~

Ca y est ! Je crois que j’ai compris comment détourner mon problème des lectures trop courtes ! Maintenant, quand je vois une série d’épisodes se profiler à l’horizon, je vais sagement attendre l’intégrale de ces derniers. C’est beaucoup plus simple pour moi et cela me permet de ne pas être frustrée par le format et par le contenant. J’apprécie le format épisodique quand j’ai tous les épisodes sous la main en fait, c’est un peu idiot mais c’est comme pour une série, j’adore pouvoir enchainer les épisodes sans me prendre la tête en me demandant : à quand la suite ?

Ici, le format ne m’a donc posé aucun souci ! Au contraire, les épisodes sont courts et en avoir deux à lire à chaque fois, c’est plutôt pas mal du tout ! Cela m’a permis de lire au boulot, pendant mes pauses ! C’était chouette, j’ai pu facilement revenir vers les autres épisodes et finalement, j’ai terminé ma lecture très rapidement.

~ Une destination par épisode ~

J’ai décidé de traiter l’intégralité des épisodes dans une chronique, pour moi, c’est beaucoup plus simple. Dans l’épisode 3, on part à Spring Town, une ville où l’on sent que quelque chose ne va pas, une menace pèse sur la ville et sur ses habitants qui se recroquevillent à chaque fois qu’ils entendent un bruit… Johem et Kirkima ne veulent pas forcément s’attarder dans cette ville.

Johem est la deuxième personne que forme l’expédition de Kirkima. Retrouver le Wintekowa pour sauver son oncle. On n’en sait pas vraiment plus sur le fameux Wintekowa : qu’est-ce que c’est ? On en apprendra plus tout au long des épisodes.

~ L’afflux des personnages ~

Les personnages s’ajoutent à l’expédition au fur et à mesure des épisodes : Tom, le Marshall et Croque Mitaine le chaman prennent place dans l’expédition dans l’épisode 3. On retrouve aussi le personnage d’O’Maïne dans les derniers épisodes. J’ai trouvé cette idée très sympathique.

Beaucoup de personnages arrivent et repartent le temps d’un épisode, cela ajoute un petit je-ne-sais-quoi que j’ai beaucoup apprécié durant ma lecture, de plus, on se retrouve vraiment à progresser à tous les épisodes : ainsi, à l’épisode 4 on fait la rencontre de Twilliam, la fée et on part vers Tiston, dans l’épisode 5, on fait la rencontre de Ykshi Groksh un gobelin ingénieur assez original dirons-nous.

J’ai apprécié cette diversité dans les personnages. Dans un premier temps, leurs psychologies et leurs caractères. Si Johem est impulsive et n’en fait qu’à sa tête, Croque Mitaine et O’Maïne restent insondables et mystérieux. Si Kirkima veut avancer et ne pas avoir d’ennui, Johem est une tête brûlée. C’est assez intéressant comme regroupement de personnages pour une expédition.

L’auteure joue aussi sur les frictions entre les deux personnages principaux féminins qui ne parviennent pas à s’entendre. Kirkima est la cheffe et veut décider, rapidement, elle va se rendre compte qu’elle ne peut pas forcément le faire. Elle va devoir apprendre à écouter et à respecter les lieux et les avis des autres. J’ai apprécié cela. La réflexion de Johem à la fin de l’épisode 8 m’a beaucoup plu.

«  Tu n’as toujours rien compris, hein ? […] les qualités les plus importantes qu’on puisse avoir sur le Nouveau Continent. Les plus respectées, les plus vitales pour le bien d’une communauté. La loyauté, le sens du sacrifice et du don de soi. Et beaucoup d’autres encore. Tu ne comprends pas ? La Nature est trop puissante. Personne ne peut survivre en étant solitaire ou égoïste. La valeur des choses est différente, ici, celle de la vie, de la mort… Tu es arrivée pétrie de principes et d’a priori, et malgré tout ce que nous avons traversé, tu t’apprêtes à repartir inchangée. Tu fais bien de rentrer chez toi. Tu n’as rien à faire sur ces terres. »

J’étais scotchée par cette réplique. Elle m’a collée des frissons partout. Je l’ai trouvé belle, Fantasyjuste et poétique. Cela marque aussi le fait que Johem n’est pas si tête brûlée que ce que l’on pensait. Elle est intelligente et pleine de courage pour défier ainsi son amie et la secouer. Kirkima est un personnage que j’ai apprécié pour son intelligence et sa volonté de sauver son oncle grâce au Wintekowa.

Si je devais choisir un personnage qui m’a beaucoup marqué, je choisirais sans aucun doute Croque Mitaine, ce sorcier chamane qui m’a beaucoup plu par sa sagesse et tout ce qu’il a pu dégager au cours de ma lecture. J’ai eu l’impression d’avoir un sage avec moi tout au long de ma lecture qui a su apaiser les doutes de certains et en faire naître chez les autres…

~ Les cultures et les traditions ~

J’ai trouvé que l’auteure arrivait parfaitement à recréer un monde avec ses créatures venues d’ailleurs. Si l’on se balade avec des lutins, des elfes, des gobelins ou encore des fées et des trolls, j’ai trouvé que l’auteure avait su énormément les humaniser.

Croque Mitaine se dévoile de plus en plus à partir de l’épisode 6 et j’ai trouvé certaines ressemblances avec des histoires que l’on connait. A Spring Town, par exemple, j’ai eu l’impression d’avoir un épisode de Far West avec Tom le sheriff, les méchants du far west contre le sorcier que l’on pourrait qualifier de « visage pâle ». J’ai eu cette impression d’être au temps de cow boy et ça m’a fait plaisir de pouvoir m’accrocher à des décors et des lieux que je connais visuellement.

On a une approche des cultures et des religions assez sympathique. C’est différent et cela fait du bien. C’est vraiment très intéressant. Ainsi, la mort n’est pas un point final mais plutôt un passage. On retrouve la personne autrement, dans un autre corps, l’esprit survit à l’enveloppe charnelle. J’ai trouvé cette idée très poétique au final. La mort semble plus douce, moins brutale, l’absence est moins douloureuse.

Le rapport de l’homme à la nature est aussi très important et c’est le message le plus beau qu’il soit. Cette histoire est vraiment très belle et véhicule beaucoup de choses importantes pour moi : l’importance de l’amitié, de la famille et de la protection de la nature. C’est avec un autre regard sur tout cela que Tiphaine Levillain nous offre son intrigue.

~ La plume de l’auteure ~

Ce roman est un véritable coup de cœur tant les idées, les décors et les personnages proposés sont exceptionnels. L’auteure parvient à humaniser des créatures, à faire de ce monde un monde dans lequel, nous lecteurs, humains, sommes capables d’évoluer et de progresser tout au long de l’intrigue. Les notions abordées sont belles et riches. La plume est excellente. Je ne peux que conseiller cette saga que j’ai réellement appréciée.

Les + :

  • Des personnages tous très différents qui apportent beaucoup de diversité et de culture à l’intrigue.
  • Des décors à couper le souffle. L’auteure nous prouve que les détails ne sont pas forcément tout le temps nécessaire pour savoir planter un décor digne de ce nom.
  • La plume de l’auteure et les idées qu’elle véhicule.
  • Un autre regard sur la mort qui permet de survivre à la souffrance. Bravo.

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Pour relire mon avis sur les deux premiers épisodes, c’est par ici ! 006743114.jpg

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La ronde des corbeaux d’Angélique Ferreira

51tKz9Ic3IL._SX195_.jpgRésumé : Une danse vaut elle votre vie ? Le bal de l’hiver, tant attendu par les jeunes filles de la noblesse anglaise, permet de faire son entrée dans le monde. Or, tous les cinquante ans, lors de cette soirée, est organisé ce que l’on appelle « la Ronde des corbeaux ». Chaque participante reçoit une plume noire qui la désigne comme candidate à la ronde, une danse ou l’une des demoiselles sera choisie par le corbeau, et y perdra la vie.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Angélique Ferreira pour sa gentille proposition. J’en profite aussi pour remercier mon partenaire Nutty Sheep et la gentille Céline chez qui ce court roman a été publié.

~ Un court roman plaisant ~

L’auteure m’avait prévenue : c’est un roman court. Mais vu la qualité et la beauté de la couverture et du résumé, je n’ai pas su dire non même si les romans courts sont des romans que j’apprécie moins qu’un roman « classique ». J’ai quand même vite déchanté quand j’ai vu qu’il ne faisait qu’une cinquantaine de pages. C’est beaucoup trop peu pour moi.

Peu pourquoi ? Parce que je n’ai pas le temps de m’adapter aux décors, à l’intrigue, aux personnages. Le temps que j’atterrisse dans l’histoire, elle est déjà terminée. Cela me laisse un goût de trop peu en bouche.

Cependant, il faut souligner une histoire très sympathique à lire ainsi qu’une évidente qualité dans la plume qui fait des personnages des personnages intéressants à découvrir malgré le manque de profondeur lié au nombre de pages.

C’est donc un roman qui m’a fait sortir de ma zone de confort mais avec lequel j’ai passé un agréable moment de lecture.

~ Un univers gothique très intéressant ~

La couverture nous met directement sur la voie : nous allons lire un roman avec une touche de gothique dans l’histoire. Si l’on en croit Wikipédia, une définition possible du roman gothique est la suivante : «  […] s’inscrit dans la logique d’un engouement pour le sentimental et le macabre […] », dans les caractéristiques, on trouve aussi des caractéristiques du roman La ronde des corbeaux comme dans la catégorie « personnages » où l’on retrouve la femme persécutée (comme notre personnage principal) et le maudit (comme la famille de Lallemand). Dans les situations, vous pouvez aussi trouver les secrets du passé venant hanter le présent (situation qui se passe dans le roman) et les lieux aussi sont très significatifs : le château et les ténèbres sont présents dans notre texte.

Si vous voulez plus d’informations, je vous propose de retrouver l’intégralité de l’explication par ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Roman_gothique

Dans notre roman, on fait la rencontre de Layla, une jeune femme issue de la noblesse. Orpheline, elle n’a plus que son frère Gabriel. Gabriel est un être compliqué, torturé et violent. Il n’est absolument pas proche de sa sœur et la tient à l’écart de tout. Une seule chose compte : le bal de Yule qui lui permettra de faire son entrée dans le monde et se trouver un époux.

Seulement, Layla a peur. Elle a trouvé une plume de corbeau dans son invitation : elle sait donc ce qui va se passer : elle va participer à la ronde des corbeaux, cette légende ancestrale qui promet d’ôter la vie à l’une des participantes de la danse.

J’ai trouvé que l’univers était vraiment très sympathique, plein de mystères et de promesses. C’est vraiment agréable à lire. Cet univers gothique me plait énormément, j’avais donc envie d’en savoir plus.

~ Les personnages ~

J’avoue que j’ai tiqué. J’ai trouvé des facilités dans les noms. L’auteure serait-elle fan de Harry Potter ? J’ai souri en voyant l’évocation du nom de famille d’un des personnages « Dudley » mais quand j’ai lu le nom de la gouvernante : Emma Watson, j’ai trouvé ça un peu facile. Je l’avoue, je suis tatillonne sur le coup mais il fallait que je vous le dise.

Les personnages esquissés sont tous très intéressants. Le manque de profondeur n’est pas dû à la mauvaise qualité de la plume, bien au contraire, mais surtout au manque de détails. Forcément, quand on fait le choix d’un roman si court, on n’a pas de place pour les détails, on va à l’essentiel. C’est logique. Cependant, la logique n’est pas forcément mon fort dans mes lectures : prendre le temps et installer l’intrigue, les décors et les personnages, c’est important pour moi. Mais bon, je ne vais pas en faire tout un fromage.

Layla est un personnage que j’ai apprécié : elle est forte et pleine de courage. Malgré ses peurs, ses doutes et ses appréhensions, elle va quand même au bal de Yule, elle doit le faire. Elle est partagée entre ses craintes et les sentiments amoureux qu’elle nourrit pour un jeune homme.

Gabriel est tout le contraire de sa sœur : froid, il ne montre pas ses sentiments. C’est vraiment le personnage dont j’aurais apprécié en savoir plus tant son rôle est hyper intéressant dans ce roman ! La fin du roman nous permet de ne pas le détester et d’essayer de le comprendre.

~ Entre passé et présent ~

J’ai aimé découvrir l’histoire des ancêtres de la famille de Lallemand et de cette légende autour de la danse des corbeaux, l’idée est hyper originale et cela enlève beaucoup de clichés que l’on peut lire dans ce genre précis.

On lit une histoire macabre : un mari voulant se débarrasser de son épouse qu’il n’aime pas. Une femme désespérée qui, elle, aime son mari et fait tout pour le retenir. Bien entendu, une autre femme, qui, elle, fait battre le cœur du mari trompeur. Rien de nouveau sous la lune mais cela fonctionne et fonctionne bien !

~ La plume d’Angélique Ferreira ~

Encore une jolie découverte ! Je ne connaissais pas la plume de l’auteure mais franchement, j’ai trouvé qu’elle était très jolie. La construction proposée par l’auteure apporte beaucoup, selon moi, à l’histoire. En effet, même si, de manière générale, l’auteure utilise le point de vue de Layla, on a aussi des chapitres inquiétants dont un homme tapit dans l’ombre est le narrateur. Cela ajoute une petite touche bien dosée de mystère et de peur dans l’intrigue. On sent bien que quelque chose va tomber sur la tête de Layla sans vraiment savoir quoi. Ainsi, on a une sorte d’ombre dangereuse qui plane sur notre personnage principal. C’est inquiétant mais cela apporte beaucoup à l’histoire.

En définitive, l’auteure nous propose un excellent court roman gothique. C’est une très bonne découverte mais elle me laisse un gout de trop peu quant aux détails et à la profondeur des personnages. Quand on aime, on en redemande toujours non ? 😉

Les – :

  • Le roman court : définitivement frustrant pour moi…

Les + :

  • La légende autour de la ronde des corbeaux que j’ai appréciée
  • Le personnage de Gabriel et de la fin surprenante le concernant
  • La fin en soit, bien que rapide, elle reste très poétique
  • La plume de l’auteure que j’aimerai beaucoup découvrir dans un roman plus long

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Mad crimes d’Alexis Deltour

41w77XqC8lL._SX195_.jpgRésumé : Glendale, petite bourgade tranquille de l’Oregon. Richard Malden, détective privé, profite de ses vacances pour s’installer dans sa nouvelle résidence secondaire. Il s’apprête à dîner chez ses beaux-parents et voisins, quand la soirée tourne au drame : la tête de son beau-père Robert est déposée sur le pas de la porte tandis que son corps est planté dans un bac à sable à quelques mètres de là. Richard Malden se retrouve alors entraîné dans une enquête complexe qui va profondément bouleverser les habitants de Glendale.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie les éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman. J’étais très heureuse de pouvoir me plonger dans l’univers proposé par Alexis Deltour. En effet, avec un résumé aussi tentant et une couverture aussi magnifique, l’aventure semblait prometteuse !

~ Un roman noir qui tient en haleine ~

Ma lecture s’est très bien passée, en effet, j’ai passé un excellent moment en compagnie de Richard Malden. La bourgade de Glendale est assez bien construite. On se retrouve avec un cadre incroyable, on s’y installe sans réticence mais avec une crainte quand même : tomber sur le tueur qui sévit dans Glendale.

~ Une enquête policière à couper le souffle ~

Franchement, cela faisait longtemps que je n’avais pas lu une si bonne enquête policière. Je n’ai RIEN vu venir. Alexis Deltour est un professionnel de la manipulation. Le lecteur est tellement accaparé parce qui se déroule dans la ville qu’il ne prend même pas le temps d’essayer de connaitre l’identité du tueur. C’est vraiment bien fait !

Les personnages sont tous très importants. Ils ont tous leur utilité. C’est assez bluffant tant on ne sait plus où donner de la tête. L’auteur parvient à instaurer une ambiance pleine de tension. On se retrouve avec une envie de se retourner dès que l’on entend un bruit. Savons-nous vraiment qui sont nos voisins ? Quel secret cachent nos amis ? Est-ce que l’on connait vraiment sa famille ? Bref, on est ici dans un climat d’incertitude constante. On ne sait pas à qui se fier.

Deux personnages importants se dénotent : Richard le détective et Lucas le sheriff. On est vraiment dans une ambiance américaine que j’ai beaucoup apprécié découvrir.

Le final prouve totalement ce que je viens de vous dire. Je suis restée sur les fesses. C’est vraiment une fin comme je les aime et digne des meilleurs polars que j’ai pu lire !

~ La plume d’Alexis Deltour ~

Je suis complètement fan de ce que l’auteur peut nous proposer. C’est vraiment une très bonne plume que j’ai rencontrée. Cela faisait longtemps qu’un polar n’avait pas eu sur moi autant d’effets. Un joli coup de cœur sanglant.

Les changements de narration sont assez déroutants mais finalement une très bonne idée. J’ai trouvé des idées très bonnes (franchement, il faut le lire ! Je ne peux absolument pas vous gâcher la surprise), les psychologies des personnages sont très bien campées. J’ai trouvé que l’auteur tenait sa narration et son intrigue à bout de bras. C’est excellent. L’idée de base est bonne, on est dans la surrenchère de la folie. On gravit des échelons et on ne perd pas de temps. Dès le prologue, on est plongé dans le macabre. Si celui-ci file des frissons, attendez-vous à bien pire. On est vraiment dans l’escalade du glauque et de la cruauté. Cependant, ces notions qui d’habitude ne sont pas chères à mon cœur sont tellement bien ficelées et utilisées que, finalement, on ne se sent pas mal à l’aise dans la lecture, c’est la suite logique de ce que l’auteur nous propose de découvrir.

Tout est fait pour que le lecteur soit dans une sorte de léthargie par rapport à l’identité du tueur. En effet, les changements de narration font que l’identité de ce dernier reste très mystérieuse. On a quelques chapitres où le tueur parle, on est dans sa tête et ça fait flipper. Comment l’homme peut-il être poussé à la folie jusqu’à ce point ? C’est très intéressant et ça fait son petit effet.

Alexis Deltour pousse cette excursion américaine jusqu’au bout : le Sheriff, la bourgade typiquement américaine. Je me serai crue dans un épisode d’une série policière américaine. Franchement, c’est bluffant et dépaysant.

Les + :

  • Une intrigue incroyable
  • Le rebondissement final qui nous laisse pantois
  • Les personnages et leur utilité dans le déroulement de l’intrigue
  • Les décors typiquement américains décidés par l’auteur
  • La plume d’Alexis Deltour qui est à suivre ! Un premier roman exceptionnel

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C’était un vendredi d’Emilie Fatiha

41k6H3tCSVL.jpgRésumé : Ilyes mène une vie agréable et équilibrée : la trentaine, d’origine Marocaine, musulman pratiquant et médecin, il vit paisiblement à Marseille, entouré de ses amis. Ils aiment se retrouver et refaire le monde pour oublier les petits soucis quotidiens. Ils ont tous une vie épanouie et ont réussi professionnellement. Mais un jour, Ilyes croise le chemin d’une jeune femme envoûtante à la beauté surréaliste, Kajal, qui est en grande difficulté et qui semble rechercher son fils. La mémoire défaillante et en état de choc, elle est hospitalisée. Il va alors décider envers et contre tous de lui venir en aide, de bousculer ses habitudes et sa vie bien rangée. Cette enquête le conduira dans la région des Hauts-de-France où il découvrira des personnages attachants et hauts en couleur ainsi qu’un patrimoine culturel riche et parfois déroutant. Au rythme de ses découvertes, il pourra compter sur le soutien sans failles de ses amis et fera des rencontres qui bouleverseront sa vie à tout jamais. Parviendra-t-il à garder la tête froide ? Kajal est-elle vraiment celle qu’elle prétend être ? Fera-t-il les bons choix ? 

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie l’auteure de m’avoir proposé son roman via SimPlement. Si le fond m’a plu via les thématiques traitées dans ce roman, la forme elle a été déstabilisante. Je tiens donc à remercier une fois de plus Emilie Fatiha pour sa gentillesse, son écoute et sa volonté de parvenir à faire mieux ! C’est toujours un plaisir pour moi d’aider, de n’importe quelle manière, un auteur qui le demande =)

~ C’était un vendredi ~

Voici un titre assez séduisant et mystérieux. On se retrouve avec un début de souvenir, d’histoire et cela m’enchante. Cela laisse énormément à la surprise… Je trouve aussi la couverture très jolie, simple et poétique. Elle est à l’image du titre. L’intrigue est assez sympathique, je dois l’avouer. En effet, bien des thématiques soulignées dans ce roman m’ont plu. Je vous prie donc de garder un esprit ouvert pour ce roman qui, malgré des soucis de syntaxe, reste très intéressant.

~ Une rencontre … ~

Tout commence avec une rencontre en Ilyes et Kajal. Ilyes est médecin et en allant à la mosquée, il fait la rencontre de Kajal, une jeune femme qui s’écroule au sol et qu’il faut rapatrier à l’hôpital. Rapidement, Ilyes va se sentir redevable envers cette jeune femme. Il doit savoir qui elle est. Ils vont devenir amis et Ilyes va l’aider à traverser ses trous de mémoire et l’épreuve qu’elle est en train de vivre.

Lorsque l’on dit qu’une rencontre peut tout changer, cela est vrai. En effet, cette histoire nous le prouve. L’auteure parvient à déjouer une facilité dans les relations qui se tissent et j’ai trouvé cela très intéressant.

~ Les personnages ~

Voilà un des points que j’ai particulièrement apprécié. En effet, il y a de nombreux personnages qui viennent d’horizons très différentes : Martin, notre barman français qui orchestre les soirées de nos compagnons : Ilyès le jeune homme marocain, calme et très respectueux, Javier, le bel hispanique qui a vu sa vie prendre un virage à 180° mais aussi Xiamara dont la consonance du prénom nous avoue qu’elle n’est pas de nationalité française, il y a Kajal et sa sœur, deux indiennes ainsi que Francine, cette vieille femme née en Algérie. On retrouve vraiment beaucoup de cultures dans ce court roman. J’ai apprécié le regard de l’auteur sur la différence, la culture et la religion. C’est un roman qui fait du bien.

Les personnages sont tous porteurs de messages assez riches et franchement, c’est à souligner ! Ilyès est un jeune homme que j’ai beaucoup apprécié et qui remet les convictions de certains sur la religion musulmane en place !

~ Les religions ~

Ilyès est un musulman pratiquant. D’ailleurs, le roman est bercé par des citations venant du Coron et des différentes prières, on fait un petit tour avec lui dans une mosquée. La religion musulmane est basée, comme la religion catholique, sur le respect et le partage. C’est, donc, tout au long du roman que l’on fait la rencontre que cette religion qui m’est chère. (Papi, tu me manques tous les jours, je t’aime).

On fait aussi la rencontre de Kajal et de sa sœur. Ces deux jeunes femmes pratiquent la religion hindouiste. Là aussi, c’est une très jolie découverte. On a un autre regard sur la vie, plus doux, plus sincère, plus respectueux. C’est vraiment très intéressant.

~ Les problèmes de forme ~

Il faut le dire, sinon je ne serai pas honnête. J’ai contacté l’auteure durant ma lecture signalant plusieurs problèmes : fautes d’orthographe, manque de ponctuation, abus de majuscule et d’abréviations. Effectivement, cela peut rebuter certains lecteurs, je le sais. Cependant, il faut souligner le fait que l’auteure a pris en considération ce que j’ai pu souligner avec bienveillance. Je sais qu’elle fera ce qu’il faut pour corriger cela.

Il faut quand même le dire : cela a ralenti ma lecture et a fait perdre des points à cette lecture qui partait avec de belles idées.

Je parlerai donc de la plume ici aussi parce que cela me semble indissociable de ce petit point. Voici un premier roman. Je pense que l’auteure va grandir et murir dans sa manière d’écrire. On sent bien l’idée, là où elle veut en venir malgré les maladresses du texte.

Il y a des passages remplis de sagesse et cela fait plaisir à lire. Je ne peux que pousser l’auteure à aller plus loin dans sa recherche et à prendre le temps qu’il faut pour faire le nécessaire pour remettre C’était un vendredi sur pied !

Les – :

  • De trop gros problèmes de syntaxe qui ralentissent l’histoire et la lecture

Les + :

  • Ilyès, ce personnage que j’ai grandement apprécié par les valeurs qu’il véhicule ainsi que pour sa sagesse.
  • Les thématiques abordées : les religions, l’amitié, la culture
  • Les nombreux personnages qui apportent tous quelque chose de très sympathique. Une touche d’ailleurs dans ce roman très plaisant.

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1520-1522 par Le Chroniqueur de la tour

60523426_355396321761213_2254704856549818368_n.jpgRésumé : 1er janvier 1520. Le monde est en paix depuis plusieurs années. Mais les tensions se sont accumulées et sont devenues trop fortes. Partout, les compromis se déchirent et l’humanité se retrouve au bord du gouffre. Dans l’ombre, les Grands Esprits tentent d’éviter la guerre généralisée qui est sur le point d’éclater. Face à eux, se dressent des forces maléfiques qui s’allient à l’ambition et à la bêtise humaine. La deuxième partie de la saga mêlant Histoire et Fantasy épique apporte une suite spectaculaire à 1515-1519, unanimement considéré comme une œuvre originale et captivante. Etendant son univers à Londres et Istanbul, 1520-1522 plonge anciens et nouveaux personnages dans un tourbillon de complots, de combats et de magie dont aucun ne sortira indemne.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie le chroniqueur de la tour pour sa confiance. En effet, après avoir lui 1515-1519, lorsque j’ai vu que le deuxième tome était disponible, je n’ai pas réfléchi une seule seconde avant de faire la demande de ce service presse via SimPlement.

~ La magie opère de nouveau ~

Encore une fois, le chroniqueur de la tour, fabuleux conteur nous embarque dans une histoire exceptionnelle qui mérite la mention « coup de cœur ». Pourquoi un coup de cœur ? Tout simplement parce que l’auteur, avec originalité, précision et habileté nous propulse dans un monde incroyable. Réel OVNI littéraire, cette saga est formidable. Si j’avais adoré le premier tome (qui fut aussi un coup de cœur), le deuxième se révèle être dans la lignée de son prédécesseur. On se retrouve avec une intrigue qui mêle Histoire et fantasy, réel et créatures incroyables, bref, l’auteur parvient à nous faire un deuxième roman excellent en partant de quelques faits historiques et de quelques créatures !

~ Une intrigue culottée mais qui fonctionne ! ~

Jamais, de mémoire de lectrice, j’ai lu un mélange aussi culotté que l’Histoire et l’Epic Fantasy. On s’attend à quelque chose de fou et qui ne fonctionne pas. J’avais raison sur un point : c’est fou. Cependant, ça fonctionne très bien. Bien entendu, les fans d’Histoire terre à terre qui ne se cantonnent qu’aux faits historiques, passez votre chemin. Il faut une largesse d’esprit ici. Il faut avoir l’envie de voir des personnages historiques avec des missions assez grandioses, des personnages comme Jean Baptisre de Taxis, Charles Quint, François 1er et son bouffon… Bref, il y en a pour tous les goûts !

Si on l’évoquait dans la deuxième partie du premier tome, la culture aztèque est beaucoup plus présente ici. La couverture nous met, d’ailleurs, légèrement sur la voie… C’est une culture que j’adore, j’en ai appris plus sur les us et coutumes de cette civilisation. Ainsi, l’auteure met en exergue beaucoup de coutumes assez perturbantes mais bien réelles : les colonnes de crânes humains par exemple… Comme dans toutes les mythologies, la culture aztèque est très croyante. Ainsi, on a énormément de Dieux qui se dessinent et qui sont évoqués dans cette deuxième aventure.

Si les grands faits historiques sont présents, il y a aussi une part de fantasy qui s’y inclut. Ainsi, l’auteur prend le pari de transformer des personnages historiques en créatures de l’imaginaire. J’ai trouvé cela très osé mais franchement, l’idée est tellement ahurissante que ça fonctionne.

~ Un regard sur la religion ~

J’ai trouvé ce petit point assez séduisant. On sait bien que la religion a une place très importante dans la société actuelle mais encore plus dans les siècles qui nous précèdent. J’ai trouvé intelligent de la part de l’auteur de nous suggérer ce regard sur la religion. L’aspect financier, politique et un peu manipulateur de la religion durant cette époque est assez intéressant.

~ La plume de l’auteur ~

Il est très difficile pour un auteur de savoir captiver son lectorat lorsqu’il s’agit d’un roman historique. Pour moi, c’est très ennuyant par moment, long et rébarbatif. Ici, avec son audace et son intelligence, le chroniqueur de la tour nous envoie directement dans un monde que l’on ne connait pas complètement. Nous avons les personnages pour nous raccrocher à la réalité, ainsi que des lieux et des faits historiques. Le fait que l’auteur vienne modifier l’aspect de certains personnages nous permet d’avoir cette pointe d’originalité qui permet au lecteur de s’accrocher à ce roman.

J’ai été tout à fait captivée par cela. Je dois vous avouer que j’avais très peur de commencer ma lecture : pas parce que le contenu me rebutait mais parce que j’avais peur d’être perdue parce que ma lecture du premier tome remontait un peu. Je suis très heureuse de vous dire que j’ai vite remis le pied à l’étrier.

C’est donc une plume d’une rare intelligence, d’une audace sans nom et d’une dextérité incroyable dont je vous parle ici. Le chroniqueur de la tour est un auteur qui mérite d’être connu. Avec une imagination à la Robin Hobb et un sens du détail à la Tolkien, je pense que cet auteur ira loin, en tout cas, c’est tout ce que je lui souhaite.

Les + :

  • L’originalité du texte, sans aucun doute
  • La plume de l’auteur et sa passion pour l’histoire
  • La manière dont le chroniqueur de la tour captive son lectorat
  • Les personnages historiques que j’ai pris plaisir à retrouver et à découvrir

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Symphonie royale d’Isobel Rennart

symphonie-royale-1224764.jpgRésumé : Marlowe Honeycomb ne vit jour et nuit que pour sa musique et ses fans. Du haut de ses 27 ans, elle a gagné le respect de ses pairs, ce dont elle est très fière. Cependant, son succès s’accompagne d’une grande solitude. Le titre de « princesse de la musique » est hélas bien lourd à porter. Un jour, son chemin croise celui d’Ophélia, une vraie princesse, et d’Archibald, au titre tout aussi réel. Parmi ses « pairs », Marlowe va commencer à vivre pour elle et à faire passer ses désirs avant. Suivez l’histoire de Marlowe et du prince Archibald, une romance royale qui fait oublier les clichés!

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie l’équipe des éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman. J’avais besoin de fraîcheur et de légèreté ces derniers temps dans mes lectures. C’est donc tout naturellement que je me suis plongée dans ce roman.

~ Princesse de la musique, la désillusion ! ~ 

J’ai beaucoup apprécié ce moment dans ma lecture. L’auteure prend le parti de la réalité et j’apprécie cela. On a vraiment la réalité sous le nez et c’est assez grisant. Ca ajoute beaucoup de crédibilité à l’histoire. On fait la rencontre de Marlowe Honeycomb, la « princesse de la musique » qui cartonne. Entre concerts et albums, la jeune femme est devenue une des personnalités préférées du monde entier.

Marlowe est une jeune femme qui a la tête sur les épaules. Elle adore son métier mais en a bavé pour en arriver là. C’est une jeune femme intelligente, courageuse et pleine de sagesse. Elle ne veut qu’une chose : vivre sa vie normalement. Voilà la seule chose qu’elle ne peut pas faire. Elle n’en peut plus de voir sa vie étalée dans les magazines de presse, ce tas de mensonges et cette solitude oppressante…

Au placard les paillettes, les soirées alcoolisées et les drogues passées sous le manteau. Ici, on est dans une toute autre ambiance. En effet, avec Marlowe, on vit une vie différente de ce que l’on peut lire dans les autres romans. Bien entendu, il doit exister d’autres romances dans le genre mais, pour moi, c’est une première. Au feu le personnage principal foufou, bourré de fric et qui fait n’importe quoi. On a une Marlowe posée, qui sait d’où elle vient malgré quelques moments où elle ne sait pas forcément où elle va.

~ Quand la princesse de la musique rencontre une princesse de rang ~

J’ai aimé cette jolie rencontre. En effet, Marlowe fait la rencontre d’Ophélie, une vraie princesse qui rapidement va devenir sa meilleure amie, sa famille. Les filles vont tisser une très jolie relation. Malgré le fait que les kilomètres les séparent souvent, elles ne s’oublient pas. J’ai trouvé cela très sympathique. De plus, il y a beaucoup de choses qui les rapprochent : le manque d’intimité, les vies étalées dans les magazines people… Ce ras-le-bol les rapprochent.

Le côté un peu fou d’Ophélie est vite rattrapé par le protocole royal qu’elle doit suivre à la lettre. Une personne de son rang ne peut pas faire n’importe quoi et cela fait du bien ! C’est une relation qui fonctionne bien avec des filles respectables. C’est top !

Au final, on a des personnages hors du commun à cause de leurs rangs ou de leurs professions mais qui gardent la tête sur ses épaules.

~ Une romance terriblement romantique ~

J’avoue que je me suis laissée tenter par une romance entre une chanteuse et un prince… Ah oui, que je suis faible ! Je vous vois déjà lever les yeux au ciel. Mais je vous jure que ce genre de romance me fait du bien ! Il suffit de savoir doser et de savoir les lire quand il le faut mais j’ai fondu pour le prince Archibald et sa manière de voir la vie. C’était vraiment un très beau personnage et une très belle relation qui nait sous nos yeux. Franchement, j’ai vraiment apprécié.

Le cadre de l’Islande était magnifique. Franchement, c’était réellement magique. J’ai trouvé que l’auteure avait vraiment incroyable pour décrire les paysages et nous y emmener par la même occasion.

Je pense que le petit hic est ici. J’aurais voulu en avoir plus à me mettre sous la dent. J’ai trouvé que les pages ont défilées vite, peut-être un peu trop vite pour moi. Tout se déroule rapidement et finalement, je suis un peu restée sur ma faim.

~ Un roman porteur de messages ~

Je trouve que ce roman est une ode à l’amitié et à l’amour. On nous souligne aussi les dangers de la célébrité, de la presse. On est vraiment dans un roman où tout nous sert de leçon. Si Marlowe a tendance à ressasser ses échecs, elle en tire toujours une leçon : son ex petit-ami, sa mère destructrice, ce père qu’elle n’a pas connu. Cependant, d’un autre côté elle a Ophélie et Archibald, sa mamie et sa passion qui est devenue sa profession. J’ai trouvé que c’était très juste d’en parler ainsi. Le statut de « chanteuse » n’est pas un statut parfait et cela fait du bien de se le rappeler.

J’apprécie beaucoup le fait que l’on voit deux mondes complètement différents s’aborder et s’apprivoiser. Finalement, ce sont deux mondes qui se trouvent et se complètent.

~ Une jolie plume ~

Je ne connaissais pas la plume d’Isobel Rennart, j’ai apprécié ma découverte. C’était très sympathique, les pages sont passées rapidement (je l’ai lu dans l’après-midi) et c’est très frais. On voyage, on chante, on vit tout simplement.

La force du roman tient dans le fait qu’Isobel Rennart tient un équilibre parfait entre rêve et réalité. On n’est jamais dans la surenchère et cela fait du bien à lire.

Si au premier abord, on pourrait penser que c’est un roman pour adolescent, il n’en est rien. En effet, c’est plutôt dirigé vers les adultes à cause de quelques scènes osées. Elles sont très bien maîtrisées soit dit en passant !

Les – :

  • Un petit goût de trop peu dans cette jolie romance

Les + :

  • Le personnage de Marlowe que j’ai adoré ! Ce personnage garde les pieds sur terre, c’est top !
  • Archibald, le prince qui a fait battre mon petit cœur de lectrice romantique
  • La plume d’Isobel Rennart que j’ai apprécié découvrir
  • Ce bel équilibre entre rêve et réalité

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