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Le voyageur bleu – Tome 1 : La prophétie – Olivia Lapilus

Olivia-Le-Voyageur-Bleu-T1-1ere-CouvertureRésumé : Que feriez-vous si une prophétie menaçait votre règne ? Anos, roi tyran de la planète Catiopé, est prêt à tout pour sauvegarder son trône. Il ne peut laisser quiconque détruire tout ce qu’il a mis si longtemps à bâtir et encore moins freiner sa quête du Voyageur bleu. Rien ne peut se mettre entre lui et sa soif de pouvoir. Rien à part le destin…

Mon avis : Je remercie beaucoup Olivia Lapilus pour cette proposition pour ce service presse que j’ai bien appréciée. Je suis toujours ravie de voir que les auteurs se plaisent sur mon blog et me choisissent pour lire leurs romans. C’est très valorisant pour moi alors un grand merci Olivia !

Ce que j’ai trouvé très surprenant, c’est la construction complète d’un monde fantastique ! J’ai trouvé ça très courageux, intelligent et agréable. On est envoyé sur la planète Catiopé qui est gouverné par Anos, un roi tyrannique, méchant et avide de pouvoir. Il ne recule devant rien pour pouvoir accéder au pouvoir de manière complète.

Lorsqu’un monde se construit sous nos yeux, le premier tome pose les bases. Il est obligatoire de passer par ce stade et je suis persuadée que le deuxième tome prendra plus d’ampleur. En effet, il faut s’habituer (ce qui va relativement vite, je dirai quelques chapitres) aux termes différents des nôtres pour se repérer dans le temps. Une fois passer ce détail, la lecture devient fluide. En plus, comme l’auteure est très gentille, au début du roman, il y a un petit index auquel on peut se référer pour se repérer dans les lunes et autres termes si à un moment, on se perd dans la lecture. Ça c’était une très bonne idée !

On rentre donc dans l’univers d’Olivia de manière incroyable. Anos est un roi exécrable et le mot est faible. Un tyran en puissance qui ne recule devant rien pour arriver et rester au pouvoir. En effet, il s’entoure de deux hommes horribles qui sont dotés de pouvoirs : l’un voit l’avenir et l’autre dépossède les gens de leurs âmes pour les asservir.

Une prophétie révélée dit que l’un des deux fils d’Anos le trahira et prendra sa place sur le trône. Il ne veut rien savoir, il préfère les tuer. Ce qui bien évidemment n’arrive pas, ils sont cachés et élevés par d’autres personnes qui n’ont pas eu le courage de tuer deux nouveaux nés.

On suit des histoires en parallèle qui finissent forcément par se rejoindre à un moment où a un autre. Celle des jumeaux, celle du roi qui est à la recherche d’une petite pierre bleue qui pourrait fêter son avènement au pouvoir et la troisième histoire est celle de de Dalios, un père de famille qui cache cette petite pierre bleue, après l’annonce de la rafle de tous les bébés filles nées à une certaine période de l’année, Malias, sa femme enceinte, s’en va pour sauver leur bébé. Elle y parvient, de justesse, en perdant beaucoup de choses autour d’elle mais son enfant est caché et en sécurité malgré les petits obstacles.

C’est une bonne intrigue, une bonne histoire très prometteuse. Voilà une saga du genre fantasy qu’il me tarde de continuer. Avec ce premier tome qui pose de bonnes bases, on se retrouve propulsé dans un univers incroyable. Le talent de l’auteure est indiscutable : en effet, la plume est belle, précise et très facile à suivre. L’imagination qui jaillit de ce premier tome est incroyable. On est vraiment dans une belle intrigue. La suite sort en juillet 2017. Alors un conseil, lisez cette saga qui risque d’être très prometteuse !

Ma note : 15/20

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L’urne de Xalanor – Tome 1 : La folie du roi – Vincent MacPhordyne

1507-0.jpgRésumé : Les royaumes d’Édorianne et d’Élikasar sont voisins, ils vivent en paix depuis la fin de la guerre des déchus, quelque cinq cents ans plus tôt. Cette fragile trêve est soudainement remise en question lorsque le roi Légirède apprend que des armées élikasariennes bivouaquent à ses frontières. Le roi Ollon jure de ne réaliser que de simples manœuvres. Coincé dans sa folie, Légirède ne croit plus ses conseillers qui tentent de le tempérer – certains se verraient même le renverser. Il veut partir en guerre afin d’honorer ses ancêtres et faire valoir son droit. Cependant, il n’aurait aucune chance contre la stratégie et l’évolution technologique du royaume d’Élikasar. La paix l’emportera-t-elle sur la folie ?

Mon avis : Je remercie vivement l’auteur de m’avoir proposé ce partenariat qui s’est révélé être intéressant.

J’ai été propulsé dans un univers que j’ai apprécié. Dans une ambiance tendue et pleine de dangers. J’ai été embarqué dans un univers médiéval, fictif mais au rendu vraiment réel et sombre. Il m’a quelque peu rappelé l’univers du Seigneur des Anneaux de JRR Tolkien.

C’est une histoire de royauté, de conquête et de pouvoir. Le roi Légirède devient fou et voit le mal partout. Il n’ose plus se fier à personne et craint tout le monde. Il sait que l’on veut le tuer, il est persuadé que l’on veut le tuer pour accéder au trône.

La guerre entre deux pays frontaliers est épique. Les descriptions sont longues et très minutieuses. En effet, cela ajoute un peu de substance. On comprend bien que l’auteur connait son sujet sur le bout des doigts et qu’il veut partager avec le lecteur le monde dans lequel il nous emmène. Il a des choix bien précis pour ses paysages, ses décors, ses personnages et ses intrigues.

Même si c’est un roman fictif, on voit clairement une visée politique dans ce dernier. L’auteur a réellement construit un monde à part entière, c’est remarquable.

J’ai aussi pu constater que le premier tome fourmille d’idées plus intéressantes les unes que les autres. On voit donc une histoire intéressante qui prend racine sous nos yeux.

Cependant, je dois aussi signaler que ma lecture n’a pas été claire, simple et limpide. J’ai beaucoup aimé le résumé du roman mais j’ai trouvé quelques longueurs dans ce dernier qui m’ont un peu fait perdre le fil de l’histoire. Ce sont un peu les montagnes russes en fait. J’ai eu des pertes de vitesse et ensuite des regains d’intéressement et ainsi de suite. Même si je sors plutôt satisfaite de ma lecture, j’espère pouvoir étayer mon avis avec le prochain tome.

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Je me suis perdue tout au long du roman avec le contexte politique de ce dernier. En effet, c’est un domaine que je n’affectionne pas du tout, ce n’est clairement pas ma tasse de thé. C’est un domaine très présent dans le roman. J’ai aussi trouvé dommage l’utilisation d’un vocabulaire quelque fois un peu trop vulgaire à mon goût. Il n’avait pas sa place dans ce roman, selon moi. J’ai trouvé que, justement, dans un univers fantastique tel que celui-ci, où la royauté se frotte à la manipulation et à la tactique politique et guerrière, ce vocabulaire n’était pas nécessaire (un roi qui dit quelque chose du genre : Cette femme a une plus grosse paire de couilles que vous messieurs, j’ai trouvé que ça n’avait pas sa place ici.)

Néanmoins, il y a quand même des choses positives. La richesse des personnages que ce soit dans les détails, leur caractère et leur nombre m’a beaucoup plu. J’ai bien apprécié l’idée principale et la trame du roman. J’aime l’incertitude que peuvent prendre les actions : on est certains de rien. Il y a des surprises qui redonnent du rythme au roman.

L’auteur nous emmène dans son univers qui est pensé du début à la fin. La plume est précise et agréable. Il y a une certaine dose d’humour qui vient de temps à autre alléger la tension au cœur du roman. J’ai hâte de lire le deuxième tome pour étayer mon avis.

Ma note : 14/20

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Aeternia Tome 1 : la marche du prophète – Gabriel Katz

Aeternia_Couv.jpgRésumé : Leth Marek, champion d’arènes, se retire invaincu, au sommet de sa gloire. Il a quarante ans, une belle fortune et deux jeunes fils qu’il connaît à peine. C’est à Kyrenia, la plus grande cité du monde, qu’il a choisi de les élever, loin de la violence de sa terre natale. Lorsqu’il croise la route d’un culte itinérant, une étrange religion menée par un homme qui se dit prophète, l’ancien champion ignore que son voyage va basculer dans le chaos. Dans le panier de crabes de la Cité mère qui prêche la Grande Déesse, où les puissants du Temple s’entredévorent, une guerre ouverte va éclater entre deux cultes, réveillant les instincts les plus noirs. La hache de Leth Marek va de nouveau tremper dans le sang…

Mon avis : J’ai emprunté ce roman à la médiathèque. Je ne savais pas si je devais mais je me suis laissée tenter, trop curieuse pour laisser passer ma chance. Et je vous avoue que je ne l’ai pas regretté ! 🙂

C’est un roman qui sort des sentiers battus pour moi! Moi qui ne lit pas beaucoup de fantasy, j’ai eu de la chance de tomber sur un bon premier tome!

Ce premier tome raconte l’histoire de Leth Marek , un gladiateur invaincu qui prend sa retraite pour élever ces fils loin de l’arène de Morgoth! Champion de Morgoth, il fait peur a beaucoup de monde. On prend place pour cette longue route semée d’embûches et pas de petites embûches. On est propulsé dans un univers dur, sanglant mais qui est fascinant.

Voulant sauver Nessyra, une jeune prêtresse hérétique, Leth signe la mort de sa famille et de tous les hommes qui l’accompagnaient dans le périple de leur nouvelle vie. Leth se résigne, seul. Un esprit de vengeance s’empare de lui. Il veut détruire les hommes qui ont massacrés ses enfants : les Rédempteurs. Il ne reculera devant rien pour laver les mémoires et venger ses enfants sauvagement abattus.

On retrouve un combat de religion entre les croyants de la grande déesse qui habitent la plupart des régions du pays et les croyants d’Ochin, les « hérétiques » qui prônent un nouvel air et qui défient les croyants de la grande Déesse.

C’était une lecture très sympathique. Même si le sujet n’est pas heureux et chaleureux, l’auteur a crée un univers fabuleux qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière page.

Les Rédempteurs sont du côté de la grande déesse et utilisent des moyens plus qu’extrêmes pour éradiquer les partisans du culte d’Ochin.

Leth Marek se range du côté d’Ochin seulement pour venger ses fils des rédempteurs. Il se moque éperdument de leur querelle de religion. C’est là qu’il fait la rencontre du peuple d’Ochin mais plus particulièrement de Nessyra et de Desmeon. J’ai beaucoup aimé Desmeon qui est un jeune homme présent aussi pour défendre le culte d’Ochin contre revenu. Ce n’est qu’un simple salaire pour lui aucune question de religion. Surnommé « le danseur » c’est un tueur très habile. Il se trouve être espiègle, séducteur, sur de lui et très drôle. Nessyra, elle, est une prêtresse du culte, elle est séduisante et faire chavirer les coeurs de Desmeon et de Leth.

De l’autre côté, celui du Temple de la grande déesse, on trouve Varian qui est fraîchement arrivé dans la ville de Kyrenia. Il est frais, drôle et s’en tient à ses convictions.

Entre rivalité, amitié et trahison, je n’ai pas su où donner de la tête. Même si ce roman m’a plu, le côté religieux pourri m’a un peu ennuyé. De voir que cette branche la de la vie a été acheté, ça ne m’a pas franchement plu. J’ai beaucoup aimé l’honnêteté de Varian qui fut ma lumière dans cette zone d’ombre.

Malgré quelques longueurs, le roman tient la route et reste captivant la plupart du temps!

La plume de l’auteur est sympathique et additive!

Je lirai sans aucun doute le deuxième roman.

Ma note : 15/20

 

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Les Haut Conteurs : La mort noire – Olivier Peru & Patrick McSpare

51j8ybj9yel-_sx195_Résumé : Rome, automne 1193. Humbles ou puissants, les gens meurent par milliers, foudroyés par la Mort Noire. De sinistres semeurs de peste y veillent, hantant les rues et
les collines de la ville. Les Haut-Conteurs semblent être les seuls à pouvoir arrêter ces créatures. Mais, accusés de sorcellerie, pourchassés par la foule qui les adulait hier encore, ils deviennent les jouets d’un ennemi fait d’ombres et de secrets.
Alors que le temps joue contre eux et le monde entier, Roland, Mathilde, Salim et Corwyn voient se réaliser les pires prophéties du Livre des Peurs. Ainsi, l’heure est venue de tout comprendre, comme Roland le pressentait, lui, l’enfant maudit piégé dans un combat inégal contre son destin. Pourtant, il n’abandonne pas et se battra jusqu’au bout de son ultime aventure. Car nul mieux qu’un Haut-Conteur ne sait quand une histoire doit trouver sa fin..

Mon avis :Voici l’ultime tome de la saga. Je suis passée par beaucoup d’émotions en lisant ce roman. Forcément j’étais un peu nostalgique mais surtout bien angoissée ! C’est le roman le plus noir de la saga. On rencontre le pire ennemi de cette époque: la peste. Elle sème la terreur dans le monde entier et surtout en Europe. Ce dernier opus est très additif et angoissant. Dans ce dernier opus, les défis à relever sont innombrables. Il y en a pour tous les goûts. On trouve des situations périlleuses. On vit dans un état constant d’angoisse avec des pics plus ou moins forts. J’ai cru défaillir à plusieurs reprises.

On retrouve donc nos Haut Conteurs en Europe. Ils sont très inquiets: les prophéties du livre des peurs commencent à se produire. On a un énorme suspense dans ce roman. Je l’ai avalé en quelques heures. Il était captivant et je voulais absolument tout savoir!

On suit Roland qui retour dans son village natal à Tewkesbury. Malgré des retrouvailles chaleureuses, il se rend compte qu’il n’a plus vraiment sa place dans cet endroit. Il n’est plus vraiment de la famille, on le regarde bizarrement. Tout a changé. Il n’est plus à sa place. Il retourne là où sont les siens, en Europe. Avec Mathilde & Salim, ils parcourent l’Europe jusqu’en Italie. La Caste se retrouve dans une situation ingérable: à chaque fois que la peste frappe, un Haut Conteur est présent. On les vise, les populations commencent à répandre le bruit que ce sont eux qui tuent et non la peste. Ils ne sont plus du tout respectés par les populations qui jadis les vénéraient. Ils se cachent, vivent dans l’ombre en essayant de démasquer l’auteur de ces abominations et de ces rumeurs. Les Carpes Pourpres se sont fait piéger par des usurpateurs. Ils sont bien décidés à les démasquer.

Les personnages subissent tous une belle évolution. Roland n’a plus peur de la mort avec ce qu’il a vécu dans le quatrième tome. Il est courageux et ce qu’il veut plus que tout c’est que la vérité éclate au grand jour. Les autres personnages restent fidèles à eux-mêmes. Lorsque je vous parlais de nostalgie plus haut c’était surtout pour ça: ne plus voir mes petits personnages évoluer… Ni lire leurs aventures ça m’a fait un petit pincement au coeur. Mais cela ne m’a pas empêché d’adorer ma lecture !

L’intrigue est très sombre et dense. Il y a beaucoup d’informations à démêler, sans compter celles que l’on a depuis les quatre premiers tomes et qui n’ont pas encore trouvées de réponses. On est propulsé dans un univers mystérieux du début à la fin du roman. Nous n’avons pas de répit: les péripéties s’enchaînent et l’obscurité et la noirceur sont présent de la première à la dernière page. La fin est explosive: la fin est déroutante, déconcertante. J’ai mis quelques jours à m’en remettre. Elle reste, à l’image du reste du roman, noire et sombre. On a un épilogue « Trente ans plus tard » qui finalise bien ce roman. Même si j’aurais opté pour une autre solution, ce dernier reste un bon point final. Les choix que fait Roland prouve encore une fois qu’il a beaucoup gagné en maturité tout au long de la saga.

Avec le quatrième tome, on voit le destin des Haut Conteurs se dessiner quelque peu et cela ne présage rien de bon. Voilà qui prouve que j’avais quelque peu raison sans forcément penser à ce qu’il s’est passé.

Avec ce dernier roman, nous entrons dans une atmosphère pesante. Il pleut des morts, il y a beaucoup de tristesse. On sait enfin! Toutes les questions que l’on a pu se poser tout au long de la saga trouvent enfin des réponses! En refermant le livre, il n’y a plus de mystère.

Pour conclure, j’ai adoré cette saga! Les trois premiers tomes sont sombres mais laissent paraitre quand même quelques éclaircis. Ici, dans le quatrième et surtout dans le cinquième tome, nous sommes propulsés au coeur de l’intrigue du Livre des peurs et ses noirceurs. J’aurais juste voulu une fin un peu plus heureuse (certainement mon côté fille qui ressort un peu.). J’ai passé un excellent moment

Ma note : 19/20

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Les haut conteurs : T4 – Treize damnés -Patrick Mc Spare & Olivier Peru

C_Les-Haut-Conteurs_8969Résumé : Perdu dans une grotte glacée, Roland est amnésique et prisonnier de sorcières qui l’empêchent de recouvrer la mémoire. Il tente de percer le mystère de ses bourreaux sans perdre l’esprit mais la folie est inlassable. Elle le dévore peu à peu et même un Cœur de Lion ne saurait lui résister. Pourtant les réponses aux questions qu’il s’est toujours posées sont à portée de voix… Car ses geôlières semblent tout savoir du Livre des Peurs. A Rome, Alexandrie ou dans les Alpes, les Haut-Conteurs cherchent Roland et Mathilde la Patiente. La jeune Eléna, le truculent Bouche-Goulue, Salim l’Insondable et Corwyn le Flamboyant collectent des indices partout et progressent vers le nord de l’Europe, sur la piste des 13 damnés et des origines du Livre des Peurs. Sont-ils prêts à découvrir ce que nul Conteur avant eux n’avait seulement osé imaginer ? Voici venue l’histoire mère de toutes les histoires, voici venu le temps des révélations…

Mon Avis: Mon plaisir n’a pas changé d’un pouce en me plongeant dans le quatrième tome de cette merveilleuse saga. Même si on la qualifie de « jeunesse », je trouve que l’univers est accessible pour les adultes comme pour les adolescents et les plus petits qui s’adonnent déjà à la lecture.

J’ai passé un très bon moment avec Roland et la caste des Hauts Conteurs. Ils sont toujours aussi captivants. J’ai aimé retrouvé Bouche Goulue, Elena dont le rôle prend enfin un peu d’ampleur dans ce roman, Salim et Corwyn. Les personnages sont toujours aussi majestueux. De nouveaux personnages sont présents, ils sont incorporés à l’histoire de manière habile. Je pense surtout à la petite fille qui s’appelle Asa dont le passé est assez douloureux.

On retrouve notre cher Roland. Dans une sacrée situation: emprisonné et amnésique. On a vu mieux comme posture. Deux années sont passées depuis le rapt de Mathilde & de Roland. Malgré ces deux années, il n’y a aucune longueur dans le récit.

Bien que les trois premiers soient de réels coups de coeur, j’ai eu une légère mais très légère déception avec ce quatrième tome. Ce fut une très belle lecture, il m’a juste manqué un petit quelque chose pour que ce soit aussi une explosion en refermant ce quatrième tome. J’ai apprécié ma lecture, je n’ai pas mis longtemps à lire ce petit pavé mais j’ai trouvé l’histoire un peu redondante à certains moments. Et c’est ce qui fait, malheureusement, que ce quatrième opus frôle le coup de coeur.

La « montagne hurlante » est le lieu principal de l’intrigue. C’est le lieu d’emprisonnement de Roland. Les descriptions de cet endroit sont très noires et jouent assez bien leur rôle. Elles nous mettent mal à l’aise, nous font un peu peur. C’est un lieu d’effroi et les descriptions sont très bonnes! Les sorcières sont les geôlières de Roland, elles connaissent le Livre de la peur sur le bout des doigts et tout ce qui y touche de près ou de loin. C’est toujours un plaisir de retrouver ces créatures populaires du Moyen Age qui font parties des contes et traditions de cette époque. Ca ajoute beaucoup de mystère au roman et à l’intrigue.

Puisque Roland est enfermé, on trouve deux voix dans ce roman d’un côté celle de Roland qui se posent beaucoup de questions sur lui-même: étant seul et amnésique, on peut le comprendre. Ca m’a rendu triste et frustré de le voir seul et sans aide.  De l’autre côté, on retrouve la voix des Hauts Conteurs qui retournent toute l’Europe pour retrouver Roland & Mathilde.

L’intrigue en elle-même est bonne et on retrouve beaucoup d’indices sur le Livre de peurs et sa quête. Cependant, je pense que certains éléments ont été trop exploités. Je pense surtout à la bataille finale. Les trop longues descriptions redondantes ont rendu quelque peu la scène ennuyeuse. Et c’est justement pour cette raison que ce n’est pas un coup de coeur.

Roland évolue malgré son manque de souvenirs. En effet, on a quitté un petit jeune homme pour retruover un home grand, mature et différent. Il a mûri grâce à cette malheureuse expérience.

La plume de ces deux auteurs ne change pas. Elles sont toutes les deux très belles. Elles apportent une belle progression à la saga qui se noircit de plus en plus. Les mystères et les recherches autour de cette quête sont passionnants. Mention spéciale pour les petits dessins qui sont toujours autant appréciables!

Pour conclure, une lecture qui frôle le coup de coeur. Je vous conseille, si vous n’avez pas encore débuté cette saga de le faire rapidement ou de la continuer si vous vous êtes déjà lancé dans cette lecture !

Ma note : 19/20

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Les hauts conteurs T3 Coeur de lune – P. McSpare & O. Peru

Me revoilà pour la première chronique de cette année.

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J’ai continué mon chemin dans la saga des Hauts Conteurs que j’adore toujours autant. Le tome trois est, je crois, mon préféré! Un énorme coup de cœur pour cette saga et pour ce troisième tome!

Quatrième de couverture : Ravengen est une terre maudite, tous ses habitants vous le diront. Quarante ans auparavant, le    seigneur Othon le Loup y a sauvagement tué sa femme, la douce Beatrix, avant de disparaître à son tour, laissant de nombreux cadavres derrière lui. Depuis, l’on murmure que le spectre de la Dame    de Lune hante ces bois sombres, accompagnée de l’âme perdue de son bourreau. Aujourd’hui, en ce mois de juillet 1191, la malédiction frappe de nouveau, et les crimes recommencent. Venus    s’enquérir de leur ancien ami Ruppert, Roland Cœur de Lion, Mathilde la Patiente et la jeune Elena sont happés par un tourbillon de folie et de sang. Dans la chaleur torride de l’été germanique,    les Hauts-Conteurs, rejoints par le truculent Geoffroy Bouche-Goulue, vont tenter de percer les mystères de ce sinistre pays. Quels sombres desseins cachent le terrible duc Wilfid et ses quatre    fils? Que cherche Masque d’Argent, le sorcier pourvoyeur d’une mort aussi brutale qu’invisible? Et surtout, qui est cette Bête dévoreuse, hurlant à la lune et coupable de tant d’atrocités? Amours    secrètes, vengeances assassines, monstres démoniaques… Sous l’œil glacé de la pleine Lune, les évènements s’accélèrent soudain. Et ils pourraient bien s’avérer fatals à nos héros. Mais Roland    et ses compagnons n’entendent pas pour autant renoncer à leur soif de justice et de vérité. A Cœur de Lune, Cœur de Lion !

Mon Avis: Nous avions quitté l’équipe des Hauts Conteurs (Mathilde, Roland, Salim et Ruppert) sans dessus dessous! On avait eu à faire à une explosion de suspense et d’informations. Nous les retrouvons ici en Allemagne, pour une nouvelle aventure.
Ruppert et Salim ne sont pas présent dans ce tome (enfin, mentionnés mais ils ne prennent pas part à l’action.) Nous rencontrons le chemin d’autres Hauts Conteurs comme Bouche Goulue qui est un personnage très drôle. Tout le temps de bonne humeur il serait capable de manger un éléphant quatre fois par jour.

Au niveau de l’action, nous nous retrouvons sur la terre de Ravengen. Terre Maudite où rôde une bête légendaire. Un gros loup qui démembre et dévore tous les gens qu’elle trouve sur son passage. Nous somme pris dans une spirale d’hormones avec un duc qui ne veut rien comprendre ni entendre et ses fils tout aussi bêtes les uns que les autres. Encore une fois, nous avons le droit à une belle palette de personnages tous aussi différents les uns des autres.

L’intrigue est ici très très bien ficelée et jusqu’au bout nous sommes surpris justement par la tournure que prend les évènements! L’intrigue sur une légende urbaine européenne est ici très bien trouvée. On est plongé directement dans une légende sanguinaire. Où il faut bien évidemment connaître et comprendre le passé pour comprendre et savoir combattre le présent.

L’action est bien présente dans ce roman, et nous ne pouvons plus douter du talent d’écriture des deux auteurs!

J’apprécie encore une fois la progression des personnages et surtout de Roland Cœur de Lion. On le voit grandir, gagner en courage et en maturité! Et c’est vraiment très beau à voir!
Elena a quand même un rôle assez important surtout pour notre beau Roland! L’amour est présent dans ce roman! C’était je pense la touche féminine qui manquait peut-être un peu aux deux premiers tomes! Dans ce tourbillon de sang, de monstres fantastiques et de légendes qui font froid dans le dos, cette touche de sensibilité est la bienvenue! Mathilde et Roland entretiennent une très belle relation d’amitié!
Malgré l’attachement que j’ai eu pour Salim dans le deuxième tome, je n’ai pas trop ressenti son absence.

Ma note : 20/20, encore une fois, un énorme coup de cœur qui me réconcilie avec le genre  !

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La croisade des carpates – V. & D. Callico

La croisade des carpates

Bonsoir,

Avec ma partenaire, Infocomete et Agnah’s world nous avons pu lire le SP de T1 La Croisade des Carpates
Avec une petite particularité, celle d’échanger les chroniques. Donc voici la chronique d’Infocomete concernant ce roman.

Les Sept Portes de l’Apocalypse

T1 La Croisade des Carpates

Vanessa et Diana Callico

Comment réagiriez-vous si, au lieu de mourir, vous vous trouviez projeté dans le corps d’une jeune aristocrate du XVe siècle promise à Vlad Drakul ?

C’est ce qui arrive, de nos jours, à Eva, étudiante en littérature, qui est poussée dans une faille volcanique par le linguiste qu’elle voulait retrouver. Celui-ci, possédé par l’esprit d’un légat du pape de Drakul, n’a que ce moyen pour sauver les deux époques de l’Apocalypse.

Commence alors pour Eva une étrange quête qui doit la mener à comprendre pourquoi, au XXIe siècle, une étrange maladie ravage le monde et au XVe, de monstrueuses créatures surgissent au cœur de la plaine du Danube.

            Au premier chapitre, nous faisons la connaissance d’Eva, jeune trentenaire engluée dans une triste vie citadine. Le style des auteures est extrêmement travaillé et très agréable, chaque phrase savamment bien ampoulée vous emporte immédiatement dans l’humiliant quotidien de la pauvre héroïne au physique ingrat et au petit ami horripilant.

            Malheureusement au second chapitre, mon entrain et mon immersion dans le livre a été progressivement rompu. Des faits assez bruts sont exposés et le lecteur ne dispose que de peu d’explication. Résultat : à peine arrivé à la trentième page, j’avauis d mal à tout démêler. De plus j’ai mis un moment à distinguer les deux personnages qui s’affrontent parce que l’un des deux, Vlad Drakul, est affublé de plusieurs nominations.

Ici, pas de narrateur qui explique posément au lecteur qu’il se trouve en plein milieu d’un guerre de religion entre la Valachie et l’empire Ottoman, on doit se débrouiller tout seul pour comprendre à travers les souvenirs de Vlad Drakul (accessoirement le futur légende Dracula).

            D’abord pleine de compassion envers l’enfance de Draculea, le récit a ensuite dérivé vers un envoyé religieux revenant d’une mission diplomatique destinée à organiser un mariage arrangé. Et là, le récit d’illuminé n’en fini pas, devenant de plus en plus sombre, bizarre, puis gore ; le prêtre devient de plus en plus fanatique au fur et à mesure qu’il raconte son étrange histoire. Bref, à la fin du deuxième chapitre, j’étais déjà saoulée et agacée par la tournure des événements. Mais je me suis dit que je devais aux auteures (qui m’ont gentiment envoyé leur ouvrage) d’aller plus loin dans le livre… mais cela n’a fait qu’augmenter ma frustration.

            L’histoire de la guerre sainte est détaillée et cela ne m’intéressait pas. Quand les créatures monstrueuses se sont ensuite ajoutées au récit ainsi que leur « naissance » (à partir d’humains qui mutent), j’en ai été écœurée.

            Jusqu’au tiers du roman, des personnages secondaires apparaissent, et dont on va suivre l’évolution pour la plupart. La grandiloquence de Mehmed II fini par faire pitié tellement ses délires fanatiques vont loin. Les faits morbides et gores sont le plus souvent racontés, ils traînent en longueur et ils n’apportent pas grand-chose à la trame principale.

Le roman est plus axé sur la guerre sainte et sur la très étrange épidémie qui surgit dans notre monde plutôt que sur l’histoire d’amour entre les deux personnages principaux, qui remplit à peine un chapitre et demi.

            Au tiers du roman j’ai tout de même rapidement raccroché : au moment où Eva et Vlad Drakul se rencontrent enfin. Ces pages ont calmé ma curiosité à ce sujet, assez pour m’apaiser et m’encourage à poursuivre ma lecture.

Le schéma narratif évolue donc un peu plus, à travers les chapitres sur Eva, transféré dans le corps d’Illona, suffisamment pour que j’arrive au bout de l’histoire.

Mais ce bout, la fin de l’histoire, ne m’a pas convaincue non plus. Soudain cette prophétie apocalyptique apparaît, mais là encore une fois, aucune explication n’est donné au lecteur qui est sensé la connaître. Bref, à la fin je ne me suis pas trouvé plus avancées qu’aux premières pages.

            Enfin, je me dois de relever une flagrante incohérence au niveau de la couverture : Eva est petite, dodue et brune, tandis que la princesse Illona est petite, menue et blonde. L’image de la jeune femme aux cotés de Vlad Drakul sur la couverture, ne correspond donc à aucune des deux apparences de l’héroïne.

            Pour résumer, je souhaite quand même préciser que si ce livre ne m’a pas plu, il peut tout à fait combler de joie d’autres lecteurs plus intéressés par les guerres saintes et les prophéties apocalyptiques que moi ; car il faut tout de même être au fait de ces choses-là pour apprécier ce livre à sa juste valeur.

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N’hésitez pas à aller faire un tour chez Infocomète, c’est un blog qui regorge de trouvailles et de très bons livres.