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Belle – Robin McKinley

belle-597124-250-400Résumé: Belle était loin d’être aussi jolie que ses sœurs. A quoi bon ? Aux soirées mondaines, aux robes somptueuses, elle préférait les chevaux et les auteurs anciens. Quand son père se trouva ruiné, elle en fut réduite à aller avec sa famille habiter une pauvre maison, dans un village au fond des bois. Tous auraient pu vivre ainsi, heureux d’une existence loin du luxe et des lumières de la ville, mais le destin s’acharna une fois encore sur eux. Quand son père revint au foyer avec l’histoire d’un château magique et de la terrible promesse qu’il avait dû faire à la Bête qui y vivait, Belle partit de son plein gré affronter le monstre et sa question sans cesse répétée : « Belle, voulez-vous… ? » Ceci est son histoire… une histoire d’amour et de rêve.

Mon avis: L’histoire ne change pas du conte que l’on connait. L’intrigue de base reste la même.

 Belle et sa famille partent à la campagne après la faillite de son père. C’est une famille mono-parentale : trois soeurs différentes mais très unies. Elles aident leur père, la maison, elles se font tant bien que mal à la vie de campagne. Elles passent d’un environnement riche, avec des domestiques à une vie précaire, rustique. Grâce est mariée et à deux enfants. Espérance est dans l’attente depuis trois ans de son fiancé disparu en mère et il y a Belle. Belle est la plus jeune, la plus simple : elle a toujours le nez dans un livre, apprend les langues. Elle est proche des animaux. Elle n’est pas très jolie mais très intelligente, douce et compréhensive. Elle travaille dur pour la ferme avec sa famille. Elle a un sens de l’honneur : elle part vivre chez la bête pour que sa famille vive correctement, sans être ennuyée.

Au fil du roman, on voit l’évolution de cette famille qui a tout perdu. Elle refait surface petit à petit grâce aux talents du mari de Grace qui est forgeron. Au travail de la famille, unie mais aussi grâce aux cadeaux de la Bête. La famille vit correctement parce que la Bête veille sur elle.

Le personnage de la Bête reste effrayant au début. Elle a un caractère effroyable par moment. Mais il se montre hospitalier avec son invitée/prisonnière Belle. Tous les soirs après le repas, il lui pose toujours la même question : « Voulez-vous m’épouser? »

La relation entre les deux personnages s’améliore de jour en jour. En effet, les premiers jours sont compliqués, Belle se sent prise au piège de ce château, de cette Bête mais les deux finissent par s’apprivoiser. On passe de la peur à la crainte puis au doute pour passer à l’acceptation de cette situation puis à la camaraderie pour passer à l’amitié puis enfin à l’amour. On lit une belle complicité entre ces deux personnages, j’ai beaucoup aimé lire cette complicité naissante.

Les décors sont somptueux. Ils sont bien sur enchantés. Tout est beau et tout finit par reprendre vit autour d’eux grâce à Belle et à son amour des animaux, sa douceur et sa joie de vivre. Les oiseaux qui avait désertés le château reviennent peu à peu et son cheval qui avait peur de la Bête, s’acclimate tant bien que mal ! Le château est magique, les pièces bougent, on ne peut pas se perdre. Il suffit de demander ce que l’on veut pour l’obtenir.

Il y a des présences qui aident Belle dans son quotidien et qui la chouchoute comme il se doit. Elle est parée des plus belles robes, des plus beau habits. Même si elle n’aime pas ça, elle est comme une reine dans l’enceinte de ce château. Ces aides sont invisibles mais très gentilles. La bibliothèque est une pièce centrale dans ce roman, en effet, Belle est enchantée par ces romans qui viennent de partout et même du futur! C’est surtout dans cette pièce que les deux amis s’apprivoisent.

La Bête accepte qu’elle aille prévenir sa soeur de ne pas se marier avec un homme du village. Son fiancé est vivant et il faut que Belle prévienne Espérance. Une fois au coeur de sa famille, elle est heureuse mais sent que quelque chose ne va pas. Elle va comprendre au bout de quelques jours qu’elle aime la Bête et qu’elle lui manque.

Cette réécriture de conte est courte, belle et efficace. J’ai passé un très bon moment avec ce roman. Robin McKinley a une très belle plume, une poésie certaine dans ses descriptions qui font rêver les lecteurs. Le château est magnifique sous sa plume. On apprécie les personnages et les décors.

Il reste un de mes contes préférés et j’aime à penser que l’amour est toujours vainqueur! Et puis… Cette couverture est magnifique!

Ma note : 19/20

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Sur la route – J. Kerouac

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Me revoilà avec une chronique sur le très connu roman « sur la route » de Jack Kerouac.

Quatrième de couverture: Un gars de l’Ouest, de la race solaire, tel était Dean. Ma tante avait beau me mettre en garde contre les histoires que j’aurais avec lui, j’allais entendre l’appel d’une vie neuve, voir un horizon neuf, me fier à tout ça en pleine jeunesse ; et si je devais avoir quelques ennuis, si même Dean devait ne plus vouloir de moi comme copain et me laisser tomber, comme il le ferait plus tard, crevant de faim sur un trottoir ou sur un lit d’hôpital, qu’est-ce que cela pouvait me foutre? J’étais un jeune écrivain et je me sentais des ailes. Quelque part sur le chemin je savais qu’il y aurait des filles, des visions, tout, quoi ; quelque part sur le chemin on me tendrait la perle rare

Mon Avis : Je qualifierai ce roman de roman qu’il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie.
Vous devinerez que Sur la route est un plongeon dans un Road Trip

Roman précurseur de la « Beat Generation » (Kerouac fut le premier a employé ce terme) « Le sens du mot beat est incertain : il peut signifier « battu », « vaincu » ou « battement » (par allusion au jazz), ou encore exprimer la « béatitude ». On retrouve cette racine dans beatnik (nik, gars) ; beatpeut s’employer seul comme adjectif. Jack Kerouac, Allen Ginsberg, Gregory Corso, Lawrence Ferlinghetti, jeunes écrivains groupés à San Francisco en 1950, se baptisèrent eux-mêmes la Beat generation, la génération vaincue, la génération du tempo. » (merci Wikipédia!). Sur la route est un classique a lire tout simplement. Pour se faire sa propre idée.

Beaucoup de gens m’en ont dit du bien, j’ai donc testé et malheureusement je n’ai pas apprécié. Je n’ai pas détesté non plus mais cela reste une lecture assez moyenne pour moi. Lecture assez fastidieuse dans l’ensemble.

J’ai quand même pu apprécié certains points. La portée du texte dans un premier temps. C’est un chemin de vie, Kerouac nous raconte une vie, sa vie ? Certainement. Ce roman a sans aucun doute une portée autobiographique, elle touche beaucoup de gens et surtout de jeunes.
Livre frais qui respire la jeunesse. C’est un questionnement personnel de la vie, on ressent beaucoup d’émotions et on entre dans une sorte de délire assez sympathique.
Autre point que j’ai pu apprécié c’est la présence du « ras le bol vis à vis de toutes les formes et de toutes les conventions ». Nous sommes dans la période de la Beat Generation et j’ai cru sentir une forme de révolution à travers les mots de Kerouac.
Grâce au langage utilisé, à l’utilisation de la première personne du singulier, beaucoup de monde peut s’identifier aux personnages.

Pour ce qui est du reste, e n’ai pas forcément adhérer.
Je vous parlais justement du style de l’auteur, je n’ai pas du tout adhéré!!!!!! De même que pour l’attrape coeur de Sallinger, j’ai trouvé l’écriture justement trop orale. Une vulgarisation des mots qui est sensée nous faire nous sentir proche des mots et des personnages, ça a eu l’effet inverse sur moi..! J’ai perdu beaucoup d’intensité à cause de ce point.
Sur la route est un roman « autobiographique », il raconte une longue aventure : C’EST UN PAVE! Et quand l’histoire ne nous emballe pas forcément, il est fort compliqué de ne pas hurler en voyant ce livre de 600 pages.

En bref: J’ai beaucoup apprécié le fait que l’on retrouve la période de La Beat Generation en toile de fond. Mais je n’ai pas su passer au dessus du style de l’auteur. L’aventure du personnage principal (Salvatore) et de ses amis n’a pas été grandiose pour moi. J’espère qu’elle le sera un peu plus pour vous.

Sur la route reste un classique qu’il faut avoir lu. Vivre ses émotions en lisant est quelque chose d’incroyable!

Ma note 12/20

Lu pour « la littérature fait son cinéma »!

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Pierre et Jean – G. De Maupassant

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Une lecture commune du mois de Septembre que j’ai lu avec Noémie (les lectures de Bibliophile). J’ai aussi lu ce livre dans le cadre du Challenge XIXème !

Nous avons donc lu Pierre et Jean de Guy de Maupassant. J’ai lu quelques nouvelles de lui. Et j’aime beaucoup son style qui se lit très très facilement. Il est beau et très agréable.

Quatrième de couverture: Pierre, médecin, ne comprend pas pourquoi un ami de sa famille a légué sa fortune à Jean, son frère cadet. Au terme d’une véritable enquête policière, il mettra au jour un terrible secret.

Mon avis: J’étais contente de découvrir le quatrième roman de Maupassant. Mais j’ai vite été freiné. Stoppée net dans ma lecture. J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire. J’ai réussi au bout d’une centaine de pages. (Il en fait 177 vous pouvez donc constater que c’est à la fin que j’étais enfin dans l’histoire).

On traite ici d’un sujet qui est assez tabou au siècle de Maupassant. C’est donc avec surprise que j’ai lu l’histoire qui se déployait sous mes yeux. Je ne pensait pas qu’on aurait trouver une histoire pareille dans un Maupassant. En même temps après avoir lu Flaubert, j’aurais pu m’en douter mais bon.

J’ai beaucoup apprécié Jean. Qui hérite mais qui n’y peut rien. Il va donc devoir faire face à un frère jaloux et en colère, Pierre. Médecin qui voit sa vie exploser sous ses yeux. Des mystères et des non dits vont finir par poser des problèmes dans cette famille.

J’ai trouvé que la fin manquait cruellement de quelque chose! Je n’y ai RIEN trouvé. Je me suis dit « Mais c’est quoi cette fin?! » J’ai été un peu déçue de ma lecture. Malgré le plaisir que j’ai eu a retrouver Maupassant, Pierre et Jean ne m’a pas beaucoup convaincue.

Pour conclure, j’ai été un peu déçue de l’histoire qui ne m’a pas transporté mais qui avait tout pour me plaire. Une fin décevante. Mais toujours le même plaisir de retrouver le style de mon cher Maupassant.

Ma note : 12/20

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Antigone – J. Anouilh

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Voici la chronique d’Antigone de Jean Anouilh. J’ai pu redécouvrir le mythe que je préfère grâce au challenge « Haut en couleurs » et au rendez-vous que j’ai mis en place avec ma partenaire. « Les choix de Culture, you and me » s’est arrêté sur cet ouvrage, petit et rapide à lire.

Quatrième de couverture: Après Sophocle, Jean Anouilh reprend le mythe d’Antigone. Fille d’Oedipe et de Jocaste, la jeune Antigone est en révolte contre la loi humaine qui interdit d’enterrer le corps de son frère Polynice. Présentée sous l’Occupation, en 1944, l’Antigone d’Anouilh met en scène l’absolu d’un personnage en révolte face au pouvoir, à l’injustice et à la médiocrité.

Mon avis: J’ai pris beaucoup de plaisir (en attendant que mon médecin daigne me prendre en consultation) à redécouvrir le mythe d’Antigone qui reste un de mes préférés.

Antigone est pour moi une héroïne magnifique. Elle n’est pas d’une réelle beauté. Mais elle est belle à sa manière. Elle décide de tout envoyer balader même sa vie. Elle a une volonté incroyable. C’est un bel exemple de prise de conscience et de risque par la même occasion.

Elle est vraiment prête à tout et à se battre pour défendre ses convictions. C’est une belle leçon de vie! Elle préfère mourir la tête haute que de fermer les yeux sur ce qui est un crime pour elle. Elle affronte la vie, son roi, son Oncle.

L’histoire est très belle. Elle veut enterrer son frère qui est mort en lâche. Créon, roi & oncle d’Antigone ne veut pas en entendre parler. Mais elle ne lâche rien. Têtue comme un âne, elle ne renoncera à rien pour traiter son frère convenablement même dans la mort.

Une héroïne qui se bat pour ses convictions et ses croyances. Un mythe qui se révèle être intemporel. Une belle leçon de vie.

Ma note: 16/20

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Madame Bovary – Gustave Flaubert

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A l’occasion de deux challenges, je me suis lancée dans une lecture folle ! Celle de Madame Bovary de notre cher Gustave Flaubert.

Résumé : Madame Bovary Une jeune femme romanesque qui s’était construit un monde romantiquement rêvé tente d’échapper – dans un vertige grandissant – à l’ennui de sa province, à la médiocrité de son mariage et à la platitude de sa vie. Mais quand Flaubert publie Madame Bovary, en 1857, toute la nouveauté du roman réside dans le contraste entre un art si hautement accompli et la peinture d’un univers si ordinaire. « Ce n’était plus du roman comme l’avaient fait les plus grands », dira Maupassant : « C’était la vie elle-même apparue. On eût dit que les personnages se dressaient sous les yeux en tournant les pages, que les paysages se déroulaient avec leurs tristesses et leur gaieté, leurs odeurs, leur charme, que les objets aussi surgissaient devant le lecteur à mesure que les évoquait une puissance invisible, cachée on ne sait où. »

Mon avis : Le premier mot qui me vient à l’esprit c’est « ennui ». Moi qui adore la littérature « classique » j’ai été incroyablement déçue par cette lecture.

Les personnages sont tous aussi ennuyant et très peu attachant. J’ai eu mal au cœur pour Charles Bovary qui est peu être le seul personnage pour qui j’ai pu ressentir ça. Maltraité par sa femme, moralement parlant, elle ne voit en lui que l’ennui et l’idiotie alors qu’il fait tout pour la rendre heureuse. Charles est médecin, il est bon et généreux avec ses patients. Je trouve que ce personnage est le seul point « positif’ du livre. Il incarne le naturel, l’homme qui peut faire des erreurs mais qui est prêt à tout pour se racheter et faire de son petit monde une bulle de bonheur qui est bien trop souvent percé par sa femme.
La mère de Charles elle, endosse terriblement bien son rôle stéréotypé de belle-mère et aussi celui de mère. Elle ne cesse pas d’ennuyer sa belle-fille et fait bien évidemment dès qu’elle le peut l’éloge de son chéri d’enfant.
Même si le père de Emma Bovary est un homme gentil et reconnaissant envers Charles, je ne peux pas dire la même chose d’Emma. Ce personnage m’a agacé au plus au point ! Je sais que certains d’entre vous ont adoré moi ça n’est pas du tout passé. Elle est égoïste, se plaint de ce qu’elle n’a pas et rêve d’une vie meilleure alors qu’elle a quand même une vie relativement belle pour l’époque !

Flaubert est un grand auteur qui n’a jamais fait mon bonheur. Même si certains de ses livres sont passables pour moi. Madame Bovary reste très dur à lire. Il traite de beaucoup de sujets dans son roman : l’adultère, l’amour, la religion, l’argent et l’art.

Les descriptions ne sont pas sans nous rappeler la taille et la consistance de celles de notre cher bon vieux Zola. Même si j’aime beaucoup Zola et ses descriptions qui n’en finissent plus, ici, j’ai un peu souffert. J’étouffais avec toutes ces descriptions.

Nous avons a faire au récit de la désillusion totale d’une femme sur sa propre vie. Vivant dans ses livres, elle est amèrement déçue par sa vie. Elle reproche tout ce que son mari fait que se soit dans la vie ou pour la rendre heureuse. Entre égoïsme, amants et crises de nerfs, Emma est une femme corrompue, triste et dépressive.

Je pense que le livre aurait été meilleur pour moi si justement, son caractère n’avait pas été aussi lourd et ennuyant. Aucun trait de caractère ne me correspondait, j’ai eu beaucoup de mal à me mettre dans la peau du personnage enfin de tous les personnages. Ca doit être la raison pour laquelle j’ai eu du mal à lire et à me projeter dans l’histoire. Je n’y ai trouvé que peu d’intérêt.

Même si Flaubert nous décrit la vie d’une femme de son époque, je vous avouerai que je ne suis pas trop d’accord avec sa description. Je ne pense pas que toutes les femmes étaient comme elle, ou alors, elles étaient vraiment toutes malheureuses. De plus, je trouve que ce livre est bien trop stéréotypé !! Que ce soit au niveau des personnages ou de la tournure que prend le roman, j’ai l’impression d’avoir vécu ma lecture dans un tourbillon de stéréotypes.

C’est bien malheureux mais je n’ai pas beaucoup de choses positives à dire sur ce livre.
Vous l’avez certainement compris : je n’ai pas du tout apprécié Madame Bovary. Gardant espoir jusqu’au dernier mot de la dernière page que mon intérêt pour se livre fasse surface. Ce qui n’a pas été le cas.
Apparemment, j’ai pu lire sur d’autres blogs qu’avec cette oeuvre soit on adore, soit on déteste… Bon ben je partage l’avis des gens qui détestent bien que ce soit un mot fort, je vais plutôt dire qu’il n’était pas à mon goût et que je n’ai trouvé aucune raison de l’apprécier.

Ma note : 06/20  (je tiens à préciser que la notation des romans que je lis sont mes notes. Elles reflètent MON avis.)

Lu dans le cadre des challenges « les monstrueux de la PAL » et  » la bibliothèque classique de la dépêche »

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Northanger Abbey – Jane Austen

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Bonjour mes p’tits clous

Une nouvelle chronique. Une lecture commune avec Pretty Lizzy !

Northanger abbey trainait depuis un petit mois dans ma bibliothèque. J’ai donc décidé de le lire pendant mes vacances.

Résumé :  La jeune Catherine Morland rencontre à Bath le captivant Henry Tilney qui l’invite à séjourner à l’abbaye de Northanger, propriété de son père. Une idylle se développe entre Catherine et Henry, et la confrontation de leurs points de vue sur l’histoire et le monde amène la jeune femme à gagner en maturité. Un roman d’apprentissage et un tableau des moeurs de la gentry de Bath.

Mon avis : J’ai eu un peu de mal à me mettre dans ma lecture… Je ne sais pas si c’était parce que je lisais sur la plage ou quoi mais les vingt premières pages ont été dures. Et puis … Et puis j’ai commencé a apprécié le personnage de Catherine ! Et celui de Monsieur Tilney ! J’ai lu le livre en quelques jours. Et j’ai vraiment apprécié.

Le personnage de Catherine est présentée d’une manière toute particulière ! En effet, dès les premières lignes Jane Austen nous parle de son héroïne qui est bien différente des autres, une héroïne qui est une fille décrite comme banale, pas plus belle qu’une autre, ni plus intelligente. Ce côté « normal » qu’Austen nous propose peut paraître un peu étrange, voire ennuyant. Mais après s’y être habitué, on y prend goût et l’on apprécie.

Nous avons un panel de personnages, qui sont bien différents. Isabelle, la jolie fille qui paraît brillante et tout savoir. Comme son frère Monsieur Thorpe. Eleanor qui incarne la pureté et l’amitié sincère. Et bien d’autres encore. Je dois vous avouer qu’Eleanor reste un personnage que j’apprécie beaucoup parce que je me suis retrouvée dans ce personnage, peut-être même plus que dans celui de Catherine.

Dans son roman, Madame Austen met en place la question du conflit des classes sociales mais aussi celui de la superficialité.
J’apprécie aussi les différents avis que Jane Austen nous donne tout au long du roman. Celui qui m’a le plus marqué est celui sur la question du roman !

Nous saluons donc une écriture magnifique et fluide ! Une légèreté sans pareille. Les prises de positions sont assez présentes. Celle qui me vient en tête tout de suite est la prise de position sur le roman qui m’a fait sourire. Pour ma part, c’est le roman le plus moderne que Madame Austen a pu écrire !

Je termine avec quelques questions pour Pretty Lizzy :

– Quel personnage t’a le plus marqué ? Celui qui t’as le plus déplu ?
– Est-ce que Northanger Abbey est un des romans de Jane Austen que tu préfères ? Si non, lequel est ton préféré ?
– Es-tu plus John Thorpe ? Ou Henry Tilney ?
– As-tu mis du temps à te mettre dans cette lecture, ou au contraire, a-t-elle été facile?

Les questions de Pretty Lizzy :

– Que penses-tu du parti pris de Catherine pour les romans? (lorsqu’elle dit que c’est le meilleur genre qui existe). Je suis plutôt d’accord. Le roman est le meilleur genre qui existe justement parce qu’on peut y trouver tous les genres.
– Qu’est-ce qui fait, selon toi, un bon roman?  Ce qui fait un bon roman, à mes yeux … Un style frais, qui se lit facilement. Un peu d’humour. Des personnages attachants et une trame qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière page.
– Penses-tu que l’argent doive contribuer de manière évidente à l’union de deux jeunes gens? L’argent ne fait pas le bonheur comme dirait l’autre mais moi j’ajoute toujours qu’il y contribue. On ne peu pas vivre d’amour et d’eau fraîche. Donc, je dirai que l’argent est important. MAIS pas de manière évidente cela va de soi. J’entends par la qu’il ne faut pas non plus avoir une richesse a ne plus savoir qu’en faire. Mais c’est vrai qu’il est toujours mieux d’avoir un certain confort et ne pas être angoissé de ne pas savoir si l’on va avoir de quoi vivre le lendemain. J’ajouterai que les mariages d’argent m’écœurent.
– Appuies-tu le comportement d’Isabelle? Absolument pas! Ce personnage incarne tout ce que je déteste. La lâcheté, la superficialité. Elle fait ses coups en douce. Dès la première fois où j’ai lu son nom … J’ai pas pu la voir en peinture 😉
– Catherine craque totalement pour Northanger Abbey. Quelle demeure te ferais craquer, toi ? J’ai hésité à te poser la question! Ahah! J’aime beaucoup les grandes maisons victorienne. Là où il y a de la place pour tout le monde. Où les gens découvrent par eux mêmes les secrets de la maison. Une vieille maison à retaper, j’aimerai beaucoup. Sinon, je me vois bien habité dans un château, avec une grande bibliothèque, un grand jardin avec pleins d’arbres et un hamac. J’ai le même engouement pour les vieilles demeures ! J’aime beaucoup visiter les châteaux, les maisons d’auteurs connus. Celle de J.J Rousseau à Chambéry est magnifique d’ailleurs.

Merci pour tes questions ! 🙂

Ma note : 16/20

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Le portrait de Dorian Gray – Oscar Wilde.

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Dans l’effervescence du concours, j’ai oublié de faire quelques chroniques. J’ai une petite heure devant moi, je vais essayer d’en faire le plus possible.

Je vous présente THE BOOK. Celui que je prendrai si ma maison prenait feu et il est top 1 des livres à prendre si je pars sur une île déserte: Le portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde qui est comme vous avez pu le deviner un de mes auteurs fétiches.

Résumé :

 » L’expression était d’une cruauté atroce. là, son âme même, émergeant de la toile, le dévisageait, et l’appelait à son tribunal. »

Devant son portrait, oeuvre d’un de ses amis, Dorian Gray, jeune homme d’une immense fortune et d’une exceptionnelle beauté, fait le voeux de rester tel qu’il est peint, tendis que son image vieillira à sa place. Exaucé par une intervention magique et fatale, Dorian cède alors à tout ses caprices et à toutes ses folies. Dans les quartiers élégants de Londres, et les bouges du port, sous le masque de sa beauté intacte, il mène une vie de débauche et de crime. Esthète, monstre, dandy, il a décidé de faire sa vie une oeuvre d’art. Une vie qui ressemble à celle d’Oscar Wilde, que la société victorienne lui fit payer en le condamnant aux travaux forcés..

Mon avis : Il y a des livres comme celui ci qui transperce l’âme et qui reste dans la tête quoi qu’il arrive. C’est un livre qui a beaucoup de valeur à mes yeux: mon tout premier livre en anglais.

 Tranchant de vérité en confrontant deux philosophies complètement différentes d’un coté l’épicurisme ( il s’agit de vivre l’instant présent sans se soucier du reste POUR ABRÉGER, l’épicurisme est une doctrine bien plus profonde que ça ) et de l’autre coté nous avons une philosophie bien plus terre à terre en pensant au lendemain et au respect de sa propre vie et celle des autres.
Pris entre deux feux, Dorian représente la beauté, l’innocence, la naïveté et l’indécision. En penchant vers l’épicurisme, Wilde nous décrit une lente descente aux enfers qui mène a une vie de débauche. Ou l’on est bien évidemment seul. Et qui fini, par tellement nous peser que la folie s’installe doucement en nous.

J’ai beaucoup aimé la descente « aux enfers » de Dorian. On voit se dérouler une vie normale qui finit par partir totalement en cacahuète. La beauté et l’ivresse de la jeunesse ne font pas tout.

En bref, j’ai adoré ce livre, un véritable coup de coeur. Je salue donc ici l’écriture de Wilde qui est parfaite! Une belle histoire et une grande leçon de vie.

Je vous conseille vivement ce livre. [ En VO il est vraiment facile à lire pour ceux que ça intéresse 😉 ]

Ma note : 20/20. Sans hésitation.

Bisous, bisous.

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