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Bilan janvier 2020

HELLO JANUARY greeting card. Winter holidays concept

Coucou tout le monde, on se retrouve pour le dernier article du mois de janvier… C’est parti pour le bilan !
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Bilan Livresque 
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Le mois de janvier fut riche ! C’était un très bon mois en terme de lecture. Il y a eu de sacrées belles découvertes mais aussi des déceptions… Il en faut, non? 😉 J’ai lu 23 romans et 1 manuscrit, écouté 1 roman audio aussi.
Le mois de janvier fut aussi le mois des jurys ! J’ai terminé de lire des extraits pour un salon du livre et j’entame l’aventure du Prix des Auteurs Inconnus et je suis aussi une lectrice Librinova! 🙂 Merci beaucoup à tout le monde, je vais tâcher d’être à la hauteur.
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Top & Flop 
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Mon top 3 est marqué par trois romans très différents : un fantastique/mythologique qui mêle fiction et romance, un qui traite du harcèlement scolaire d’une manière intense et le troisième qui mêle littérature et esprits de manière brillantes!
Maaaais il y a aussi des déceptions …
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Que me réserve février ? 
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Je n’ai pas avancé d’un cheveu dans mes lectures personnelles. En effet, j’ai préféré avancer dans mes services presses. Je me suis mis quelques objectifs pour le mois de février
♦ Finir une catégorie pour le PDAI
♦ Lire un SP qui attend depuis trop longtemps dans ma liseuse
♦ Lire mes deux romans pour Librinova
♦ Garder le rythme sur le blog
♦ Lire un roman personnel
téléchargement (1)

 

A bientôt les amis ♥ 

 

10

Toi encore pour toujours de Mary Ves

41LstCidB4LRésumé : Je m’appelle Brianna, j’ai 21 ans et je suis perdue. J’ai compris que j’étais amoureuse de mon meilleur ami à l’âge de cinq ans. Nous avons vécu nos premières expériences ensemble. Il a toujours été là pour moi, comme je l’ai toujours été et le serai toujours pour lui. Seulement nos sentiments n’étaient pas les mêmes… Enfin, c’est ce que j’ai toujours cru. Il dit m’aimer, mais est-il réellement sincère ? Toutes ces questions se bousculent dans ma tête. Malgré mes sentiments, puis-je surmonter toutes ses années de souffrance ? N’est-il pas trop tard pour nous laisser une chance ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions M.E.C qui m’ont proposée de faire la rencontre de Brianna et de Dimitri à travers les pages du roman Toi encore pour toujours. Petite romance sympathique, elle m’a fait passer un bon moment.

Comme je vous le dis plus haut, on fait la rencontre de Brianna qui sert les dents depuis des années et qui prie son étoile depuis des années pour que Dimitri, son meilleur ami depuis toujours, se rende compte qu’il est fou amoureux d’elle. Les années passent et Dimitri ne se dévoile pas… Les sentiments qu’il ressent pour Brianna sont plus comparables à des liens familiaux mais pas de sentiments amoureux à l’horizon…

Je vous l’avoue, cette lecture, bien qu’agréable, n’est pas un coup de cœur. J’ai apprécié les caractères de Brianna et de Dimitri mais malheureusement, quand vous lisez le résumé, tout est dit… et c’est vraiment dommage parce que le roman a un sacré potentiel mais le lecteur n’est pas surpris. De plus, ce jeu du chat et de la souris m’a un peu ennuyé au bout d’un moment. Quand ce n’est pas Brianna qui court après Dimitri, c’est Dimitri qui court après Brianna. Quand ce n’est pas lui qui boude, c’est elle. J’ai vraiment eu du mal avec ça… Cela prend trop de place dans l’histoire pour moi.

En revanche, j’ai apprécié les personnages principaux et secondaires ! Je les trouve tous très bien travaillés et ils sont tous très bien mis en avant. C’est plutôt sympathique puisque l’on s’attache à tout le monde dans cette histoire, et c’est à regret que l’on tourne la dernière page.

Je n’arrête pas de le dire, tous les romans ne sont pas des coups de cœur mais ce n’est pastéléchargement pour cela que je ne les apprécie pas. Au contraire ! Ici, j’ai apprécié les personnages mais surtout Brianna. Bon, c’est vrai, elle a un caractère de cochon qui m’a fait lever les yeux au ciel mais sa persévérance est franchement incroyable. Elle cède tout à Dimitri par amour même des choses importantes dans sa vie comme le premier bisou d’enfant, le premier baiser d’adolescent… Pour elle, ce n’est pas du sacrifice puisqu’elle le fait avec le garçon qu’elle aime mais en tant que lectrice, j’avais envie de la secouer.

Les sentiments de tous les personnages sont mis à rude épreuve dans ce roman. J’ai aimé ça. La lecture n’est pas trop adolescente, en tant que jeune adulte (quoi… 26 ans, ce n’est pas encore vieux !), j’ai pris plaisir à découvrir les aventures de ces deux meilleurs amis. On passe de la colère à la tendresse, du rire aux larmes, l’auteure véhicule beaucoup d’émotions et c’est chouette.

Un point très positif aussi dans cette histoire, ce sont les relations que tissent entre eux les personnages. J’ai apprécié l’histoire de Brianna et de Dimitri. C’est une belle relation amicale, un peu exclusive, mais on peut facilement pardonner tellement c’est intense. Je pense aussi à la relation de Brianna et de sa mamie. Franchement, j’en ai pleuré toute la soirée. Cette relation est tellement semblable à celle que ma mamie et moi avons tissée… C’était redoutable pour moi. (Bisous volants ma petite mamie, il n’y a pas un jour sans que je pense à toi). L’auteure est une professionnelle pour détailler les psychologies mais aussi les relations.

La plume de Mary Ves est très sympathique. C’est une romance (new adult) très sympathique à découvrir. Même pour des lectrices comme moi qui ne sont pas friandes de scènes érotiques, cela ne m’a pas dérangé ici. La lecture est fluide, dynamique. Le texte ne souffre pas de longueurs. J’ai aussi apprécié le fait que l’on vogue entre le passé et le présent de ces deux êtres : on se rend compte de toutes les aventures qu’ils ont vécues et de la force des sentiments de Brianna qui n’a, finalement, jamais abandonné. C’est très prenant.

En définitive, malgré le peu de surprises que j’ai eu durant ma lecture et ce jeu du chat et de la souris qui m’a un peu ennuyé, je reste agréablement surprise par ma lecture. Je découvre la plume de Mary Ves qui s’avère très sympathique à lire. C’est une lecture agréable qui se fait rapidement et sans accroc. J’ai apprécié la manière dont l’auteure met en avant les sentiments des personnages principaux et les relations que les personnages tissent entre eux au fil des années et des pages.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Des personnages sympathiques.
  • Des émotions à la pelle
  • Un lien indéfectible entre Dimitri et Brianna

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Les brigades du steam d’Etienne Barillier & Cécile Duquenne

69697Résumé : Solange Chardon de Tonnerre, membres de la treizième Brigade mobile de la ville d’Aix-en-Provence, est une inspectrice coriace. Mais quand elle perd son coéquipier dans une explosion et qu’on lui remplace son bras par un bras mécanique, sa vie bascule. Il lui faudra surmonter ces épreuves pour relancer l’enquête et faire preuve de patience avec le jeune Auguste Genovesi, une nouvelle recrue avec qui elle doit faire équipe. Un grand roman steampunk dans le sud de la France, haut en couleur !

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Jérôme et les éditions Actusf pour l’envoi de ce roman. Comme vous le savez, je suis friande des romans steampunk. Quand j’ai vu qu’on me proposait de lire ce roman, je n’ai pas hésité une seule seconde. J’aime beaucoup cette couverture qui rappelle ce que l’on va trouver : le genre steampunk avec les rouages mais aussi le terme « brigades » qui nous met aussi sur la voie d’une enquête surprenante.

Quand les Brigades du Tigre inspirent les brigades du steam… Ça déménage !! On fait rapidement la rencontre de nos personnages principaux : Auguste Genovesi ainsi que Solange Chardon. Cette équipe va se former d’une manière assez atypique puisque Auguste fait la rencontre de Solange lors d’une convalescence particulière. En effet, victime d’une embuscade, elle perd son coéquipier mais aussi son bras. Auguste va devoir percer cette carapace d’acier que s’est forgée Solange. J’ai beaucoup apprécié Auguste qui va tout faire pour prouver qu’il a sa place dans la treizième Brigade mobile de la ville d’Aix en Provence. Solange a un sacré caractère mais elle est combative, courageuse et très intelligente : elle va beaucoup aider Auguste à progresser et à prendre en maturité aussi, lui qui a tendance à foncer dans le tas, il va vite apprendre qu’il ne faut pas forcément le faire… Les pièges sont nombreux.

L’enquête commence sur les chapeaux de roues et franchement, on ne voit pas le temps passer. Ma lecture a été rapide malgré le fait que le commencement a été un peu lent. J’ai attendu le côté steampunk avant de comprendre où et comment il allait arriver. Une fois ce petit obstacle passé, j’ai dévoré ma lecture.

Le must dans cette lecture a été le côté historique. On a des citations de Clémenceau, le Tigre évoqué dans « les brigades du tigre ». Ainsi, on a vraiment une ambiance feutrée et mystérieuse qui se dégage de ce roman. J’ai adoré cette ambiance qui rappelle la France du 19ème siècle. De plus, on se trouve dans le sud de la France, plus précisément à Aix en Provence et c’est très sympathique de se détacher un peu de la capitale française, on prend l’ai géographiquement ainsi qu’historiquement parlant.

Solange apporte avec elle un point important dans le roman : le manque de recrues féminines. Elle est la seule de sa brigade. Les femmes sont encore reléguées au second plan : les femmes à la maison entre la cuisine, les enfants et les courses, elles n’ont pas leur place dans le monde du travail et encore moins dans des métiers comme celui de mobilliard dans les brigades de Clémenceau. Entre brimades et insultes, elle doit travailler dur et ne pas se laisser faire pour rester la meilleure et faire son métier. J’ai aimé ce vent de fraîcheur qu’elle apporte pour dépoussiérer la mentalité des hommes. Le chemin est encore long mais avec Solange, on commence la marche !

J’ai apprécié l’intrigue. Même si le premier tiers a été un peu longuet (c’est probablement dû à la mise en place de l’histoire). On vogue entre le côté historique, le côté policier mais on touche aussi au personnel en apprenant les passés respectifs de Solange et d’Auguste. On met en avant le parler d’Aix en Provence. Au départ, j’ai été un peu déstabilisée (je suis ch’ti, faut pas trop m’en demander quand même) mais on s’y fait. J’ai l’impression que tout démarre au deuxième tiers du roman. Une fois que l’histoire commence réellement et qu’on essuie un peu les éclats de verre que l’on se prend dans la figure à un moment, on y va franchement et on part à l’aventure avec Auguste et Solange. L’écriture est fluide et dynamique. J’ai apprécié ce point.

En définitive, les brigades du Steam est un bon roman bien ficelé qui met un peu de temps à démarrer mais qui se laisse très facilement lire. Le dépaysement est total : on file à Aix-en Provence au 19ème siècle. La thématique des brigades de Clémenceau m’a beaucoup plu. La lecture est fluide et les personnages sont hauts en couleur. Une chose est certaine, avec Solange et Auguste, ça déménage !

Encore merci aux éditions ActuSF pour ce partenariat (que j’adore !)

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un cadre historique et géographique qui m’a beaucoup plu
  • Le personnage de Solange qui se bat dans ce monde d’hommes
  • L’ambiance du 19ème siècle qui ressort clairement avec cette enquête policière

4

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Les larmes d’Aphrodite – Tome 1 : La colère de l’Olympe de Marion Perret

xcover-4295Résumé : Les Dieux sont cruels ! Et l’éternité paraît bien longue pour une immortelle qui tente de leur échapper. Abandonner les siens n’est qu’une solution temporaire… Après des millénaires de fuite auprès des mortels, Aphrodite est de retour sur l’Olympe. La plus belle des Déesses va devoir faire face à de nombreux défis. Manipulation, trahison, violence et amour… Aphrodite brave la colère de l’Olympe!

~ Service presse ~ 

Je remercie chaleureusement les éditions du Saule pour l’envoi de ce roman via la plateforme SimPlement qui me permet de faire de belles découvertes. Ici, Mario Perret a su m’envouter dès les premières pages. Pour être franche, je n’ai pas lâché le roman avant de le terminer. Cela ne m’arrive pas souvent mais quand c’est le cas, c’est une sensation que j’adore !

Nos personnages sont les dieux et déesses grecs. Ainsi, tout au long de notre lecture, on reconnait des noms connus, des facultés connues et cela fait du bien. Marion Perret garde le fond mythologique que l’on connait tous mais fiche un grand coup de pied dans les stéréotypes poussiéreux que l’on peut rencontrer sur la mythologie grecque et ça fait du bien !

Aphrodite s’exile sur terre. La déesse s’est planquée chez nous, petits humains que nous sommes, pendant deux millénaires. Que fuit-elle ? Qu’est ce qui a bien pu pousser une immortelle et fille de Zeus en prime à quitter l’Olympe ? C’est ce que l’on va découvrir dans ce premier tome. J’ai beaucoup apprécié Aphrodite qui est une femme que j’ai tout de suite aimé : calme, réfléchie, intelligente, elle peut aussi se montrer méchante, impulsive et manipulatrice. Elle est le parfait personnage. Rapidement, Aphrodite prouve qu’elle n’est pas parfaite. Cela la rend encore plus attachante. On va la suivre dans son passé mais aussi dans son présent qui vont finir par se relier et nous permettre de comprendre les raisons de la fuite d’Aphrodite.

J’ai aussi apprécié le fait de retrouver des personnages « secondaires » dans la mythologie. Ainsi, on peut rencontrer Hadès, Zeus, Héra mais aussi Arès, Hermès ou encore Apollon (et bien d’autres, je ne les cite pas tous mais il y en a de nombreux très présents) mais on peut aussi croiser les noms d’Amphitrite, Calypso, Perséphone ou encore Asclépios. Un roman qui me plait et qui m’apprend des choses ? Je suis carrément pour !

Ce roman mêle la mythologie à la modernité, la romance au fantastique. C’est une douceur à se mettre rapidement sous la dent et à savourer. Vous l’aurez compris… Hier, je vous proposais un coup de cœur, aujourd’hui aussi ! Ce week end fut savoureux. C’est une petite bombe que je vous propose là.

Ce roman est en majorité une romance que j’ai adoré découvrir. Ainsi, on se rend compte qu’Aphrodite n’est pas seulement la figure de l’amour physique et de la sensualité. Elle est bien plus que cela. J’ai grandement apprécié la nuance qu’apporte l’auteure à tous ses personnages. Poséidon n’est pas qu’un dieu au caractère ténébreux, il s’inquiète aussi pour l’écologie par exemple ! Cependant, on trouve quand même les bases que l’on a déjà lu : Héphaïstos, fils renié de la déesse Héra qui est estropié et difforme, la rivalité entre les trois frères (Zeus, Hadès et Poséidon). Hades est un personnage que j’ai adoré ! Bravo à l’auteure pour en avoir fait un personnage attachant malgré son sale caractère.

Marion Perret prend son temps. Elle met en place, pose les bases mais fait avancer les choses. Ainsi, les liens se font et se défont. Les personnages s’aiment et d’autres se détestent. On est vraiment propulsé dans un monde où la modernité côtoie la mythologie sans aucun souci. La plume de l’auteure est belle, percutante et pleine d’humour. Cela permet au roman d’être aéré et agréable à lire. Honnêtement, je n’ai pas vu le temps passer… Cela veut bien dire que j’ai adoré ce roman, non ?

Le roman est aussi fantastique, forcément, lorsque l’on parle de mythologie, le côté fantastique apparait. J’ai apprécié retrouver quelques codes : le personnage principal qui est aidé de deux amis proches (le fameux trio que l’on retrouve dans les plus grandes sagas). Aphrodite, en revenant sur l’Olympe va devoir prouver sa vaillance et sa force en passant trois épreuves. Elle doit montrer qu’elle est capable de faire ce qu’elle dit et qu’elle ne partira plus ainsi, pendant deux millénaires.

On a vraiment une sphère populaire avec ces personnages mythologiques, on en connait, on se sent à l’aise dans cette histoire avec des figures connues. Puis, on a une sphère bien plus privée qui se base quand même sur des faits connus et reconnus pour certains mais qui est beaucoup plus intime, touchante et qui nous offre une autre dimension à cette mythologie que l’on ne connait que de manière factuelle. C’était vraiment une très bonne idée. Bravo

Je salue donc une intrigue sans faille qui nous propose un premier tome à couper le souffle. Le texte ne souffre d’aucune longueur et nous propose un va-et-vient entre le passé et le présent d’Aphrodite pour nous permettre de mieux comprendre comment elle a pu en arriver là où elle en est. Tous les personnages sont bien dessinés et les psychologies sont fines. Les décors sont somptueux et j’ai apprécié ce lien entre le monde des dieux et le monde des humains.

3 bonnes raisons de se lancer dans ce premier tome :

  • Un mélange parfait entre romance et fantastique !
  • Un apport mythologie fort intelligent et profond : on fiche un sacré coup de pied aux stéréotypes.
  • Une plume savamment travaillée que j’ai beaucoup apprécié.

5

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AliN – Tous différents d’Axelle Colau

41b40w0GrJL._SX195_Résumé : Le collège, c’est l’enfer. Surtout depuis que Guillaume et sa petite bande m’ont pris pour cible. Moqueries, coups bas, brimades, ils s’acharnent, et je subis, paralysé par la peur. Lili, ma meilleure amie depuis ma plus tendre enfance, bénéficie, elle aussi, du statut peu envié de souffre-douleur attitré. Guillaume nous a éloignés l’un de l’autre, et je n’arrive plus à atteindre celle pour qui mon cœur bat… sauf lorsque je prends mon violon et qu’elle chante. Alors, je me sens pousser des ailes. Ces ailes que la réalité nous coupe, dès que nous remettons un pied au collège. Allons-nous réussir à retrouver notre liberté et à prendre notre envol, Lili et moi ?

~ Service presse 📱 ~

Je remercie chaleureusement les éditions Noir d’Absinthe pour l’envoi de ce roman. J’avais déjà vu passer AliN avant qu’il ne soit publié dans cette formidable maison d’édition. Lorsque Morgane m’a proposé de lire le roman, je ne pouvais pas passer à côté de cette opportunité. Voilà une formidable idée !

Je ne vous le cache pas. Ce roman est dur. Il parle de harcèlement scolaire. Vous savez comme je ne suis pas fan de ce sujet. Ce n’est pas parce que je ne me sens pas concernée, mais au contraire, je ne supporte pas voir des gamins souffrir et commencer la vie en étant dégoutés par les autres. Axelle Colau réussit quelque chose de fort : me faire lire, d’une traite, un roman qui parle de ce sujet.

Ce roman fait partie du genre Young Adult. Si vous avez lu mes dernières chroniques, vous savez qu’en ce moment, entre ce genre et moi, c’est la guerre. Je ne retrouve plus forcément ce que je cherche dans mes lectures. Mais comme d’habitude, lorsqu’il s’agit de Noir d’Absinthe, je ne lis pas les résumés… A tort ou à raison ? A raison, bien évidemment !

Les personnages sont le premier point qui m’a beaucoup plu dans cette lecture. On fait la rencontre d’Adrien et de Lili. Deux collégiens qui vivent un enfer à cause de Guillaume et de ses deux comparses. Petit à petit, par manipulation mentale chez les camarades de classe mais aussi chez les professeurs, Guillaume retourne tout le monde contre le « Schtroumpf à lunette » mais aussi « Lili la truie ». Je vous l’avoue, sans honte, j’ai eu mal au ventre durant toute la lecture. Mon cœur, n’en parlons pas, à pris un sacré coup. Cependant, c’était assez étrange puisque je n’ai pas su arrêter ma lecture. J’avais envie de partager ce moment avec Adrien et Lili, j’avais envie d’être là et de les protéger de tout ce qui leur tombe sur la tête.

Le surpoids de Lili devient une attaque facile : entre brimades, coups bas et insultes, Lili tient bon, dans son coin. Adrian regarde de loin. Il sait ce qu’elle vit puisqu’il vit la même chose : la torture, la peur au ventre, être forcé à donner ses devoirs, il connait ça. Les coups, la violence verbale et physique, la maltraitance, c’est aussi son quotidien.

Adrien et Lili sont des amis d’enfance que Guillaume a su séparer. Adrien dit quelque chose de percutant : quand on ne dit rien, on participe. Il y a cette prise de conscience chez ce personnage qui va faire basculer l’histoire. La jolie Lili ne doit pas être seule et même s’il sait les risques qu’il prend, il va combattre ses peurs et Guillaume et protéger comme il le peut son amie.

Ce que j’ai apprécié dans cette histoire, c’est le fait que l’auteure y inclus des thématiques fortes comme l’amitié. A deux, on est toujours plus fort. Lili et Adrien vont passer des moments durs, choquants, percutants. Mais franchement, s’il faut en passer par là pour que les enfants comprennent tout ce que peuvent engendrer des mauvais actes ou paroles, je suis pour ! J’avais juste envie d’attraper Guillaume par le col du manteau et de l’éclater.

Je sais, je sais, ces personnages sont fictifs mais quand je me dis que des enfants subissent ça tous les jours et que la peur leur vrille le ventre toute la journée, c’est intolérable. Axelle Colau mêle le fictif à la vérité d’une manière surprenante et terrifiante. AliN est un titre exceptionnel : on est tous différents, on a tous nos particularités, on a tous nos envies. C’est quelque chose d’important à comprendre.

J’ai apprécié voir les personnages évoluer dans leurs sphères privées. Découvrir comment pouvait vivre Guillaume, par exemple, et comprendre comme un garçon pareil pouvait être aussi pourri de l’intérieur. J’ai aimé la musique d’Adrien et de Lili. C’est certainement les mots les plus poétiques que j’ai pu trouver dans ce roman. C’était très très très beau. Bravo à l’auteure pour ces moments de poésie malgré une intrigue très dure. Cela permet au lecteur d’avoir une bulle pour respirer. Un petit moment où les personnages ne sont pas réduits à leurs caractéristiques physiques. On les apprécie d’autant plus.

« Je sentis sa tristesse, son désespoir, sa joie qui transparaissent dans les éclats de sa voix. La musique parlait pour nous là où les mots ne suffisaient plus. Je voulus lui transmettre ma compassion, ma peur et surtout, mon affection »

La plume est très intéressante. C’est une plume tout terrain comme j’aime le dire. Elle s’adapte à toutes les situations. Elle nous bouscule, met nos cœurs à mal mais parvient aussi à panser nos plaies et à nous faire accepter cette horrible situation.

Je salue donc une intrigue percutante, difficile mais tellement nécessaire. Bravo à l’auteure pour avoir crée ce monde criant de vérité qui remet les choses en place. J’ai aimé cette amitié, cette connexion avec la musique. J’ai apprécié la présence des parents. La poésie qui se dégage des moments de partage entre Adrien et Lili est magnifique.

Site internet pour les témoins, les victimes, les parents et les professionnels : https://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/
Numéro
à contacter : numéro vert « NON AU HARCÈLEMENT » : 3020.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une thématique actuelle et terrible : le harcèlement scolaire.
  • Les personnages que j’ai apprécié découvrir.
  • La musique qui adoucit les mœurs.

5

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One last song d’Elisa Houot-Hope

Résumé : Et si une semaine suffisait pour tomber amoureux ? Riley a toujours tout fait selon les règles, ne s’est jamais fait remarquer. Elle préfère le calme de sa chambre aux soirées étudiantes bondées et compte bien finir son séjour en Angleterre sans se faire remarquer. Alexander, chanteur, avance dans le noir depuis qu’il a coupé les ponts avec son frère. En Angleterre pour une semaine avant de continuer sa tournée, il vit au jour le jour. À première vue, tout les sépare. Et si une semaine suffisait pour tomber amoureux ? Et si une semaine suffisait pour que tout votre monde en soit chamboulé, que vos priorités soient remises en question ? Et si ce que vous avez espéré n’était qu’une illusion et que vous deviez retourner à votre vie après la plus belle semaine de votre existence ?

~ Service presse 📱 ~

Je remercie les éditions de l’Opportun pour l’envoi de ces deux saisons que forment l’intégrale de One last song. J’ai trouvé cette couverture assez poétique et m’a rendue curieuse. Vous savez bien : dès que je vois une guitare ou même un roman qui est en rapport avec la musique, j’ai énormément de mal à me refréner. Même si cette lecture n’est pas un coup de cœur, je pense qu’elle a de bonnes chances pour ravir le cœur de beaucoup de lectrices et de lecteurs !

Riley est une jeune femme très attachante. Elle cache une douleur issue de son passé amoureux. Lors de la première partie du roman, on se demande bien ce que cela peut être. On découvre, par petits morceaux, ce que Riley a vécu. C’est vrai que c’est plutôt triste et décevant. En plus de son ego, c’est son cœur qui en prend un coup. Après cet épisode de sa vie, Riley met un point d’honneur à se tenir loin des garçons et à verrouiller son cœur.

Alexander est un jeune homme surprenant. En effet, musicien célèbre et connu, il se retrouve dans une relation particulière avec Riley qui lui tombe littéralement dessus. Alexander est un personnage qui va mettre à mal les stéréotypes liés à la célébrité et au monde de la musique. Alexander est un jeune homme au cœur pur, il ne réfléchit pas tout le temps à ses faits et gestes mais j’aime beaucoup le fait qu’il soit un jeune homme qui fait des erreurs. C’est bien d’avoir les pieds sur terre.

J’ai apprécié cette rencontre express entre Riley et Alexander. Deux solutions s’offrent à eux : soit s’oublier et peut être passer à côté de quelques jours intenses, soit essayer de profiter de la vie pendant les quelques jours qui leur restent en Angleterre. Riley rentrera en France, Alexander poursuivra sa tournée… Une intrigue qui va les pousser dans des retranchements assez intéressants.

Voilà un roman qui va plaire à énormément de lecteurs. Même si le public visé reste jeune (il ne faut pas se leurrer, vu l’âge des personnages, on est plutôt dans la tranche 18/20 ans que dans la tranche 30/35 ans) mais cela fonctionne quand même pour les lecteurs plus âgés qui aiment les romances fraîches.

Elisa Houot-Hope, l’auteure, ne tombe pas dans le piège de faire de Riley et d’Alexander l’intrigue principale. Bien entendu, on parle de leur histoire d’amour mais on s’intéresse aussi au monde de Riley et au monde d’Alexander qui finissent par entrer en collision. On sait les séparer. On vit un peu avec Riley, un peu avec Alexander. C’est plutôt intelligent : on est plus proche d’eux en tant que lecteur mais cela permet aussi de les découvrir autrement. J’ai apprécié ces apartés qui nous proposent autre chose que de l’amour dégoulinant.

Il n’y a qu’une chose que je n’ai pas compris à cette histoire : la fin. Elle arrive tellement vite, quand je suis arrivée à la fameuse phrase « vous êtes arrivé à la dernière page de votre roman », je me suis demandée si c’était une blague. Je l’ai trouvé beaucoup trop abrupte. Il m’a manqué des éléments d’informations. C’était juste impossible pour moi que ça se termine ainsi. Eh bien oui… J’ai ouï dire qu’il y a une suite qui va être publiée. Pour ma santé mentale, je dois la lire. Je ne peux pas laisser cette fin en suspend !

L’intrigue reste peu originale. Ce qui rend ce roman sympathique ce sont les thématiques utilisées : on chante, on danse, on est heureux mais on a aussi le poids du passé qui reste présent sur nos deux personnages. Ce sont des thématiques qui vont plaire aux lecteurs, c’est certain. On voyage aussi dans le monde entier.

Je ne connaissais pas la plume d’Elisa Houot-Hope mais je suis contente d’avoir fait un petit bout de chemin en sa compagnie. Je reste dans l’attente de la suite de nos deux tourtereaux pour voir où cela va les mener. On a une plume fluide, sympathique et dynamique. C’est très agréable.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le monde de la musique, très présent.
  • Les personnages de Riley et d’Alexander
  • Les sphères privées explorées de manière indépendante

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13

Entre pétales & épines de rose de Lucie Farigoul

51AA+X1VwQL._SX195_Résumé : Maëlle est une jeune fille pétillante de 17 ans qui a tout pour être heureuse : une famille unie, un groupe d’amis formidable, un petit copain attentionné… Mais l’adolescence n’est pas une période facile et tout finit par basculer dans sa vie amicale, amoureuse, familiale… Comment l’adolescente va-t-elle réagir à cela ? Va-t-elle traverser les épreuves avec le sourire, comme elle le faisait auparavant ? Sera-t-elle toujours aussi sûre que la vie est belle ?

~ Service presse 📱 ~

Je remercie les éditions Plumes de Marmotte pour l’envoi de ce service presse. Je vous avoue, j’ai craqué sur le titre poétique et mystérieux ainsi que sur cette jolie demoiselle, pleine de sensualité et qui est aussi mystérieuse que le titre de ce roman. Malheureusement, cette lecture est en deçà de mes espérances. Néanmoins, cette lecture reste intéressante.

On fait la rencontre de Maëlle. Maëlle est une jeune fille pleine de vie, elle est souriante, belle, attachante en plus d’être généreuse, attentive et intelligente. Une famille aimante l’entoure, une bande d’amis que tout le lycée envie. Le « club des cinq » est constitué de Maëlle, Camille, Charlotte ainsi que Florian et Romain. Des amis de toujours qui rendent jaloux tous les lycéens. Maëlle a la vie dont tout le monde rêve : des parents et des frères et sœurs incroyables, des amis géniaux et une relation amoureuse incroyablement belle avec Romain.

Je pense que ce roman est très bien pour un public ciblé : un public qui ressemble aux personnages. On est sur une intrigue qui pourrait vraiment plaire aux jeunes. Dans le genre Young Adult on ne pourrait vraiment pas frapper plus dans le mille. En revanche, ici, le public est vraiment ciblé. J’ai 26 ans. Serait-ce de trop pour cette catégorie ? Je commence à le croire. Je m’attendais à quelque chose d’un peu plus adulte avec une couverture comme celle-ci.

Si le roman est intéressant, je suis un peu restée en surface sur certains points : c’est ce qui fait que je n’ai pas forcément compris ce fameux moment de bascule. Je pense qu’il m’aurait fallu quelques pages de plus pour pouvoir plus comprendre Maëlle et le mal qui la ronge. J’ai eu une impression que tout arrive comme un cheveu sur la soupe. Tout va bien dans le meilleur des mondes puis tout va mal. Il m’a manqué quelques pièces pour que ce pivot soit plus souple, flexible.

Néanmoins, j’ai apprécié les thématiques que l’on met en avant. Maëlle est une jeune femme loyale. Et j’ai tellement apprécié que l’amitié soit mise sur le même plan que l’amour. Pour Maëlle, l’amitié est tout aussi importante que sa relation amoureuse. Un seul mot est d’actualité : l’équilibre. C’est quand ce dernier vole en éclat que tout commence à tomber. J’ai trouvé cela très intéressant. Bravo à Lucie Farigoul pour cette mise en avant. J’apprécie cela.

Les cinq amis sont tous différents mais apportent beaucoup. Seuls, ils ne fonctionnent pas, ils ont tous besoin les uns des autres : Camille est surement un peu trop égoïste par moment, Maëlle un peu trop maman poule, Florian pas assez sérieux, Charlotte trop effacée et Romain trop exclusif. Cependant, quand ils sont ensemble, c’est le bonheur. Franchement, j’ai apprécié ce groupe de personnages qui dynamise beaucoup le texte.

Je pense que j’aurais été ravie d’avoir ce roman entre les mains vers 16/17 ans. Je me serai tellement identifiée à toutes les thématiques que l’on voit dans ce roman. La Pauline d’aujourd’hui est peut-être un peu plus distante, moins euphorique face à ce roman mais elle reconnait ses qualités : simplicité, efficacité et douceur.

En définitive, ce roman est parfait pour les lecteurs les plus jeunes. La plume est profonde et je salue le travail de Lucie Farigoul qui propose un texte de qualité. Les thématiques abordées sont vraiment intéressantes et modernes. On a une plume dynamique qui permet une lecture rapide et sans prise de tête. Même s’il m’a manqué quelques pages, quelques passages pour comprendre totalement le personnage de Maëlle et cette période si difficile qu’elle traverse, je reconnais que c’est vraiment une belle intrigue qui est construite intelligemment. Mention spéciale pour ce groupe de cinq amis.

Je remercie de nouveau les éditions Plumes de Marmotte pour ce roman ! Jeunes lecteurs, foncez !

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La période du lycée et toutes les émotions que l’on peut ressentir, bravo !
  • Un groupe d’amis que j’ai apprécié découvrir
  • Une construction intelligente

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