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Bilan mensuel de mars 2020

original

Salut tout le monde, voici mon bilan (bien riche) du mois de mars. J’ai beaucoup lu.

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Bilan Livresque
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J’ai lu 21 romans. J’ai aussi lu 3 romans pour Librinova. Voilà donc 24 romans qui s’ajoutent à ma liste! Je suis très heureuse d’avoir un si beau bilan. J’ai pu tout lire ce que j’avais prévu pour le mois de mars avec 3 romans qui sont sortis de ma bibliothèque!
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Top & Flop
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TOP

FLOP

On ne va pas parler de « flop » mais de lectures plutôt moyennes
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Les rendez-vous de mars
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Je vous ai aussi proposé des articles assez différents. Vous avez l’air d’apprécier 🙂 Merci beaucoup

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Que me réserve avril ?
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Concrètement, rien du tout. Je suis moralement épuisée. Comme tout le monde, je suis confinée. Travaillant comme coordinatrice dans une société d’aide à domicile, je reste connectée via mon ordinateur, via téléphone mais je ne suis pas sur le terrain. Je remercie tout le personnel médical qui est sur le front, le vrai. Bravo à toute mon équipe et aussi à ma sœur.
Même s’il y a bien plus grave dans la vie en ce moment, je reste quand même un peu fébrile pour mon mariage. Bien entendu, il n’y a pas mort d’homme mais on ne peut pas m’empêcher d’y penser. L’annuler serait une énorme déception pour moi même si ce n’est de la faute de personne. Toutes les vies tournent au ralenti et je pense à tout le monde. Surtout ceux obligés de sortir et de se confronter au virus.

Prenez soin de vous, surtout. On se retrouve bientôt pour faire un point sur ma PALM d’avril

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Bookhaul mars 2020

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Coucou ! On se retrouve pour un nouveau rendez-vous mensuel ! J’avais envie de vous montrer mes réceptions du mois. « Grâce » au confinement, j’ai choisi beaucoup de romans 100% gratuits sur Kindle. Je remercie toutes les maisons d’édition et auteurs qui ont laissé leurs titres gratuitement sur la plateforme.

Services presse 

Le crazy book day me permet de lire

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J’ai craqué pour beaucoup de romans numériques 

Certains romans sont déjà lus ! 🙂 Vous pourrez les retrouver dès demain pour mon bilan mensuel 🙂

Et vous? Quels sont les nouveaux romans qui peuplent vos étagères?

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Et avec votre esprit d’Alexis Laipsker

téléchargement (3)Résumé : Appelée d’urgence à l’Institut des sciences de Strasbourg suite à la découverte du cadavre atrocement mutilé du prix Nobel de chimie, la commissaire Pourson se retrouve confrontée à une scène de crime aussi sanglante qu’énigmatique… Au même moment, dans la région Lyonnaise, le lieutenant Vairne, connu pour ses méthodes un peu particulières et son obsession des probabilités mathématiques, doit mener l’enquête sur la disparition soudaine et inexpliquée d’un éminent physicien. Tandis qu’il cherche à remonter sa piste, chaque nouvel indice semble épaissir encore le mystère de cette affaire, le convainquant d’une magistrale conspiration. Quelle probabilité pour que ces deux affaires soient liées ? Une chose est sûre, Pourson et Vairne vont devoir s’unir pour le découvrir.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Michel Lafon et Camille ainsi qu’Alexis Laipsker pour la dédicace. J’avoue que j’ai craqué pour cette couverture qui sort de l’ordinaire. Le résumé m’a tout de suite tapée dans l’œil et je n’ai pas hésité un seul instant avant de faire la demande de lecture.

Ce roman est une pure merveille. Une merveille un peu dérangeante mais bon sang, elle vous remue dans tous les sens !

A mon goût, le point fort de ce roman est les personnages ! En effet, on se sent très proches d’eux. L’auteur parvient à les rendre crédibles et vrais. On s’identifie à eux très rapidement. Plusieurs personnages sont pour moi principaux. La commissaire Cannelle Pourson mais aussi le lieutenant Simon Vairne. Pas très loin dans la course, on peut aussi noter que le personnage du lieutenant Marion Masteraux est aussi très intéressant. Ces trois personnages vont se partager la narration du roman. Le point personnage est, pour moi, le plus intéressant. En effet, on se retrouve avec tant de caractères, de psychologies différentes que cela vient un peu colorer l’intrigue qui reste assez sombre puisqu’il s’agit d’un meurtre.

Dès les premières pages du roman, on est dans le vif du sujet puisque l’on assiste au meurtre du prix Nobel de Chimie. Avec sa plume très visuelle, l’auteur nous met dans le bain très rapidement. On est propulsé, dès les premières pages, dans ce tourbillon d’indices et de pistes.

L’intrigue est rondement menée, franchement, je n’ai pas perdu de temps. Le roman a été dévoré en une après-midi. La construction narrative est assez chouette. L’auteur partage la narration en trois points de vue. A chaque fois que le chapitre se termine, il nous glisse un peu plus de suspense. Sur le point d’avoir une information, le lecteur est renvoyé vers un autre narrateur. L’auteur prend le parti de partir de deux enquêtes bien distinctes : celle du commissaire Pourson, du lieutenant Vairne et du lieutenant Marion Masteraux : entre Strasbourg, Lyon et Aix, des liens se tissent. Ces trois enquêtes ne vont forcément ne faire qu’une. J’ai trouvé cela fort intelligent.

Le lecteur est surpris à de nombreuses reprises (enfin, cela a été mon cas). Le roman ne souffre d’aucune longueur. J’ai eu l’impression d’avoir couru un sprint tout du long. En refermant le roman, je n’en pouvais plus, j’ai été prise dans cette spirale (et j’ai même lu en mangeant, pour la plus grande joie de ma mère) et je n’ai pas su m’arrêter.

On a des thématiques assez intéressantes et originales qui se dégagent du texte. Ainsi, avec le lieutenant Vairne, on va faire un petit saut dans le monde du poker et dans celui des probabilités. Je n’avais jamais rencontré cette thématique dans mes lectures, c’était donc assez novateur, frais et intéressant.

Ce roman est une vraie claque dans tous les sens du terme. Autant sur le fond que sur la forme. On se retrouve avec quelque chose d’innovant sublimé par une plume intense et incroyable. Je ne pense pas avoir besoin de vous parler de l’intrigue tant le résumé est clair et précis, cela serait vous gâcher une bonne partie de la lecture et donc du plaisir de découvrir l’intrigue cocotée par Alexis Laipsker.

Je ne connaissais pas la plume d’Alexis Laipsker mais je suis contente d’avoir croisé la route de cette plume pleine d’humour mais aussi de dynamisme, de fluidité et d’intérêt. Je relirai un roman de cet auteur sans aucun problème.

Je salue donc un roman sans faille qui m’a fait passer un excellent moment de lecture. Les fans de thriller et d’enquête haletante vont être gâtés.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un trio d’enquêteurs incroyable
  • Une intrigue rondement menée qui m’a énormément plu
  • Une plume formidable

notation

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Les Orphelins de Windrasor – Tome 1 (épisodes 1, 2 & 3) de Paul Clément

 

Résumé épisode 1 – Entre les murs : À Windrasor, l’un des orphelinats les plus prestigieux du duché de Morenvagk, le sort des pensionnaires semble joué d’avance. Une adoption peu probable ou un envoi au front, synonyme de mort certaine au service d’une guerre dont plus personne ne semble se souvenir des raisons, sont leurs seules perspectives d’avenir. Dans ce monde qui a perdu la tête, prisonniers du plateau imprenable sur lequel s’élève le célèbre orphelinat, Spinello et ses amis ne savent pourtant pas que le destin a prévu bien d’autres choses pour eux. Toutes les grandes aventures ont un point de départ, parfois perdu au milieu de l’immensité d’une forêt entourant un bien étrange établissement.

Résumé épisode 2 – Un monde ignoble : Rien ne va plus à Windrasor depuis la découverte du corps décapité de madame Agrippa. Alors que le danger rôde dans les couloirs de l’orphelinat, Spinello et ses amis sont bien décidés à mener l’enquête et à protéger Bartholomée quoi qu’il en coûte. Mais, alors que les horreurs se multiplient à Windrasor, la vie ne se montre pas plus clémente avec Iphis qui fait ses premiers pas dans un univers encore plus terrible. Pour ces orphelins, il n’y a qu’un monde : un monde ignoble.

Résumé épisode 3 – Traqués : L’heure de fuir, de partir loin de Windrasor, est arrivée pour Spinello et ses amis. Obligés de laisser certains de leurs camarades derrière eux, ils quittent pour la première fois l’orphelinat à la découverte d’un monde dont ils ne savent presque rien sinon qu’ils y seront traqués sans relâche. Une fois encore, le destin leur réserve bien des surprises tandis qu’Iphis fait plus que jamais l’amère expérience de la monstruosité de ses parents adoptifs. Mais, sont-ils vraiment les créatures les plus redoutables du duché ?

~ Services presse ~

Aujourd’hui, je vous retrouve pour un service presse trois en un. En effet, Paul Clément m’a sollicitée pour lire le premier épisode de sa saga Les orphelins de Windrasor. Ayant bien accroché au style, il m’a proposé de lire la suite de ce premier tome, ce que j’ai fait avec plaisir.

Windrasor est un orphelinat. Windrasor est un personnage à part entière. Windrasor, c’est le début de la fin. On pousse les portes de cet orphelinat pensant trouver un endroit bienveillant où les enfants grandissent dans une atmosphère douce et chaleureuse. On déchante très vite ! Dès les premières pages, on comprend rapidement que Windrasor est un lieu terrible qui va permettre de faire comprendre une seule chose aux enfants qui peuplent les dortoirs : la vie est dure, il faut se battre pour s’y faire une place. Peu d’enfants sont adoptés, beaucoup sont envoyés au front. La mort est donc présente dans l’esprit de tous ces orphelins.

On va faire la rencontre de plusieurs personnages qui vont, tour à tour, prendre la place du narrateur et nous expliquer la vie à Windrasor. Ainsi, on va la rencontre de Spinello mais aussi Bartholomée, Placide, Iphis et bien d’autres enfants. Si 90% du temps, nous suivons les aventures des enfants, les adultes sont aussi présents : Octave, le vieux gardien aussi méchant que malsain, un agent de la police, le directeur du château mais aussi des personnes extérieures à Windrasor viennent peupler le récit.

Il y a beaucoup de personnages, ainsi, on se rend compte plus facilement du danger. Parce que oui, il y a un danger constant dans cet orphelinat. Le lecteur ne se sent jamais en sécurité. Si flâner dans les couloirs de Poudlard est un rêve pour moi, l’idée de franchir les portes de Windrasor relève plutôt du cauchemar. On a une ambiance malsaine qui se dégage. Ces pauvres gamins qui n’ont rien demandé à personne se retrouvent dans des situations particulièrement périlleuses.

Deux personnages m’ont marquée : Spinello, ce petit garçon téméraire et bagarreur qui veut comprendre ce qui se passe dans l’enceinte de cet orphelinat et Iphis, la jeune femme qui aide le vieux bibliothécaire et qui est arrachée à la vie de Windrasor pour connaitre l’horreur au sein d’une famille d’un marquis et d’une marquise imbuvables. Elle y connaitra un sort terrible.

J’avais tendance à penser que l’histoire était pour les adolescents et franchement, je ne suis même pas certaine que l’on puisse donner cette saga aux jeunes adolescents. Je pense que cela peut être lu à partir de 17/18 ans mais pas forcément avant.

L’histoire est assez prenante, j’avoue qu’on ne voit pas forcément le temps passer (j’ai lu les épisodes 2 et 3 hier soir, pour vous dire). C’est un univers sombre, je ne vous le cache pas. On n’a pas forcément de moment de gaité mise à part l’amitié qui unit les enfants qui sont divisés en groupe par affinité, bien entendu. Ce monde est triste, froid et dangereux. Je ne souhaite à personne d’y vivre. L’intrigue regorge de surprises et cela permet au lecteur de ne pas essuyer de longueurs dans la lecture. C’est très sympathique. J’ai pu penser à l’univers de Maxime Chattam. En effet, j’ai retrouvé la même ambiance malsaine que dans la saga Autre monde. On est toujours dans cette incertitude et cette crainte de voir tout le monde mourir.

J’ai aussi aimé la thématique de la monstruosité qui peut se dégager du texte : déjà par les créatures qui peuplent le récit, le monstre en tant que tel y est présent. En revanche, plusieurs fois durant ma lecture, la question de l’identité réelle du monstre s’est imposée. En effet : l’habit fait-il le moine ? Ici, on a des adultes prêts à sacrifier des enfants, des adultes qui envoient les enfants sur le front, des adultes qui ferment les yeux sur une adoption cruelle qui pourrait se solder par la mort d’un enfant. Qui est le monstre dans ce cas ? Les personnages sont tellement nombreux que finalement, on sent que le(s) loup(s) se cache(nt) dans cette foule de personnages. C’est très intelligent.

La plume de Paul Clément est très agréable. Riche et très travaillée, elle est vraiment intéressante. On sent bien que chaque mot a été pesé et réfléchi. L’auteur crée des bases et un univers à part entière. C’est épatant. Tous les détails fournis sont utiles et nous proposent de partir dans une aventure pleine de surprises. On ne sait vraiment pas ce qui nous attend. La lecture sort du lot grâce à cette notion.

En définitive, ce premier tome reste très prometteur. Lire la suite s’impose à moi de manière claire et précise. L’univers est à l’image de la plume : riche et détaillé. Cependant, il ne faut pas s’attendre à une histoire gaie et bienheureuse. Ici, on est dans le sombre, dans le danger, dans l’insécurité. Les nombreux personnages nous proposent de découvrir leurs vies au sein de l’orphelinat Windrasor et de montrer le vrai visage des personnages les plus perfides. De péripétie en péripétie, le lecteur découvre un univers incroyable. Bravo pour ce premier tome.

3 bonnes raisons de pousser les portes de Windrasor :

  • Un univers riche
  • Un panel de personnages intense
  • Une plume intéressante et travaillée

4

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Entre troll & ogre de Marie-Catherine Daniel

513MB3nvXlL._SX348_BO1,204,203,200_Résumé : Arsouille est un vieux troll désabusé et perclus d’arthrite. Plus grand-chose ne l’inquiète, à part bien sûr les ogres, la guerre et son petit-fils qui doit entrer au collège…Mais un soir, Arsouille reçoit une lettre pleine de regrets de son jumeau qu’il n’a pas vu depuis cinquante ans. La surprise est totale : son frère est un ogre et les ogres n’écrivent pas aux trolls. D’ailleurs, les ogres ne font pas dans le sentiment, pas même avant de vous arracher la tête. Alors qui a écrit cette lettre ? Arsouille qui ne sait pas déchiffrer une carte va devoir se rendre sur le front pour le découvrir… Une enquête à mi-chemin entre la fantasy et le post-apocalyptique. Avec Entre troll et ogre, Marie-Catherine Daniel signe un roman puissant qui interroge la notion d’humanité.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Jérôme et les éditions Actusf pour l’envoi de ce roman. Je prends toujours un grand plaisir à découvrir les classiques de la SFFF dans la collection Hélios. J’ai tout de suite beaucoup apprécié la couverture et l’opposition entre les armes, munitions et tasse de thé. Piquée au vif, j’ai tout de suite noté le titre pour pouvoir le découvrir.

Cette lecture n’a pas été de tout repos. J’avoue que je ne m’attendais pas à cela en lisant le résumé. Le roman soulève des points très intéressants mais certains autres points ne m’ont pas plus plu que cela.

Ce que j’ai apprécié, c’est le fait de mettre en scène la créature qu’est le troll. On ne le perçoit que négativement. Je n’ai jamais lu un roman où le troll est le personnage principal. Non, le troll est une créature monstrueuse : bête, violente et sanguinaire. L’auteure décide de nous montrer autre chose et j’ai beaucoup apprécié cela.

On fait la rencontre d’Arsouille, un vieux troll qui n’attend plus grand-chose de la vie. Arsouille vit sa vie jusqu’à ce qu’il reçoive une lettre inquiétante bien que remplie d’émotions de la part d’Arpète, son frère jumeau, qu’il n’a pas vu depuis cinquante ans. Il n’y a pas forcément d’excuse à cette longue absence familiale. Là où j’aurais préféré creuser pour trouver un conflit familial, on se retrouve avec une raison plus « raciale ». Arpète est devenu un ogre, Arsouille est un troll. Le monde vit sous la domination des ogres. Les trolls sont des créatures inférieures, sous fifres et esclaves des ogres qui régissent le monde.

Arsouille veut en avoir le cœur net et percer le mystère qu’est cette missive. Ainsi, il part à l’aventure pour essayer de retrouver son frère. Les différentes péripéties que va rencontrer Arsouille ne sont qu’un « tremplin » dans cette intrigue. En effet, si on peut penser qu’Arsouille et cette quête identitaire sont les principaux sujets de l’histoire mais pas du tout (enfin pour moi). L’aventure d’Arsouille va souligner et montrer comment le monde dans lequel les ogres et les trolls vivent.

Je reconnais bien volontiers que ce roman est plein de bonnes intentions mais j’ai eu du mal avec certains points. Dans un premier temps, l’homme. L’homme n’est présent que via des « souvenirs lointains » : ils ont existés mais on n’en sait pas plus. L’idée est que le monde dans lequel on évolue se déroule après l’extinction de la race humaine. On les trouve dans des livres ou encore dans des constructions comme l’ordinateur, les voitures, les immeubles… Honnêtement, je ne vois pas forcément ce que cette idée apporte de plus au roman.  Dans un second temps, le point qui m’a chagrinée, c’est au sujet des personnages. Arsouille est le seul véritable personnage avec lequel on a de la matière. Les personnages secondaires sont là mais n’ont pas forcément beaucoup d’utilité : bien sûr ils sont là pour quelque chose mais cela ne va pas plus loin qu’un petit coup de main, un soutien. Ils viennent apporter un peu de matière aux deux peuples présents dans l’histoire. J’ai trouvé cela dommage.

Il faut quand même noter l’évolution incroyable d’Arsouille. Arsouille est un troll qui n’a pas forcément de quoi se vanter : misogyne, violent et ne voyant pas plus loin que le bout de son nez, Arsouille apparait, au début du roman, comme une créature méprisable à laquelle on ne va pas savoir s’attacher. Rapidement, la caricature du personnage d’Arsouille se dégrossit et l’auteure en fait un personnage qui évolue vite. Le lecteur se détend un peu et parvient à apprécier ce personnage, j’ai su l’apprécier et le trouver un peu plus agréable.

La manière dont est traitée l’intrigue montre que l’auteure souhaite mettre en avant la société dans laquelle évolue Arsouille, cette hiérarchie. Ce monde de guerre et de violence où la hiérarchie se discute à coup de sang et de force. C’est plutôt intéressant parce que l’on arrive à faire un parallèle avec la société actuelle. En effet, peut-être pas sur tous les points mais on parvient à créer des liens entre ce monde et le nôtre. On a ces deux peuples qui se déchirent, ces trolls premières victimes de la guerre qui secoue leur monde.

En définitive, je n’ai pas su m’immerger complètement dans cet univers sombre et violent. Arsouille est un personnage très intéressant qui évolue à travers les pages du roman de Marie-Catherine Daniel. Arsouille est le seul personnage remarquable de ce roman. La construction de la société dans laquelle évoluent les trolls et les ogres est très intelligente et complète.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • L’évolution du personnage d’Arsouille.
  • Un univers créé de toutes pièces.
  • Une peinture de notre monde et une réelle interrogation sur la nature humaine

3

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Cuits à point d’Elodie Serrano

51G6gWX9CIL._SY346_Résumé : Gauthier Guillet et Anna Cargali parcourent la France pour résoudre des mystères qui relèvent plus souvent d’arnaques que de véritables phénomènes surnaturels. Mais leur nouvelle affaire est d’un tout autre calibre : pourquoi la ville de Londres subit-elle une véritable canicule alors qu’on est en plein hiver et que le reste de l’Angleterre ploie sous la neige ? Se pourrait-il que cette fois des forces inexpliquées soient vraiment en jeu ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Jérôme ainsi que les éditions ActuSF pour l’envoi de ce roman. J’étais très curieuse de lire ce roman : la couverture est magnifique et le résumé alléchant, il ne m’en a pas fallu plus pour plonger dans cet univers !

Clairement, ma lecture n’est pas un coup de cœur. Je ne dis pas que ça a été une déception cuisante non plus. C’est une lecture qui est sympathique, agréable mais qui ne me laissera pas de souvenir impérissable. Si le roman a beaucoup de potentiel, il m’a laissé un goût de trop peu. Même si le roman a quelques petits défauts, il a aussi des qualités. On y va ? J

On fait la rencontre de personnages principaux, personnellement, je trouve qu’ils sont au nombre de 4 : Anna Cargali, Gauthier Guillet, Lloyd et sa nièce Maggie. Ce qui est dommage à ce niveau, c’est cette connotation par rapport aux nationalités. Je m’explique : Anna et Gauthier sont français, c’est leur métier qui fait qu’ils arrivent en Angleterre et plus particulièrement à Londres (je vous en reparle dans le paragraphe suivant). Gauthier est le stéréotype du français dans tout ce qu’il a de plus exaspérant : raleur, autoritaire, colérique, très souvent, il nous montre le pire de son caractère… Dommage ! Lloyd, son homologue britannique est souriant, garde l’esprit ouvert et le flegme britannique fonctionne encore une fois. Les deux figures masculines principaux sont malheureusement, pour moi, bien trop stéréotypées pour que je puisse m’attacher à eux. Anna & Maggie sont les comparses de ces deux gentlemen. Elles sont plus intéressantes pour moi. Elles représentent un renouveau dans la pensée féminine. En effet, elles ne sont pas les femmes de bonne famille prêtes à marier et à fonder un foyer à leur tour. J’ai aimé ce vent de changement dans l’Angleterre du 19ème siècle. Les personnages secondaires tiennent bien leur nom… Malheureusement, il m’a manqué un peu de relief dans les personnalités des personnages mais ils ne prennent pas de place, c’est vraiment dommage. Ils restent agréables mais sans plus.

A regarder la couverture, on sent tout de suite que l’univers va tourner autour du steampunk. Oui, il est présent. Malheureusement pas assez pour la lectrice que je suis. En effet, Anna, Gauthier et Lloyd sont des démystificateurs. Anna & Gauthier sont un duo de professionnels français qui partent à la chasse du paranormal qui s’explique bien souvent par une escroquerie. Ils voyagent beaucoup et sont amenés à travailler avec Lloyd sur une enquête en Angleterre. Une canicule s’est emparée de la ville de Londres… En plein hiver ! L’intrigue va se tisser autour de ce mystère.

Si l’auteure n’a pas forcément mis l’accent sur les personnages, elle a décidé de nous faire passer un temps de lecture fluide, dynamique et agréable. On ne perd pas une minute, on est tout de suite propulsé au cœur de l’action, c’est plutôt sympathique. C’est une décision qui se respecte mais pour moi, il m’a manqué un peu de détails et de surprises dans la découverte de l’intrigue… En revanche, je pense que ce roman pourrait être parfait pour les lecteurs novices dans le genre ou pour les lecteurs les plus jeunes.

En définitive, la lecture de ce roman est agréable. La plume de l’auteure reste à l’image de son roman : elle est agréable & sympathique. Elle ne manque pas de fluidité et de dynamisme. C’est un bon roman. Malgré les petits bémols au niveau des personnages, je me suis retrouvée avec un roman qui se lit vite et bien. C’est un roman qui va plaire aux jeunes lecteurs et aux lecteurs novices dans le genre steampunk

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La profession de démystificateur qui est originale et très intéressante
  • L’univers dans lequel on évolue
  • Les personnages féminins principaux qui sont forts

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Edgar Nelson au pays d’Oz – Tome 2 de Franck Driancourt

téléchargement (4)Résumé : Les vacances d’automne arrivent à leur terme et c’est le cœur lourd et l’esprit rongé par le doute et les incertitudes qu’Edgar reprend le chemin de l’école. Son séjour chez ses grands-parents a profondément modifié son rapport à la vie, à la mort, à ses rêves et à la réalité. Ses priorités ne sont plus les mêmes. Naguère adulée, sa console chérie est délaissée au profit des livres et des études. C’est un profond changement qui s’opère dans son esprit, une vraie révolution. Les médecins appellent cela l’adolescence dans le meilleur des cas, la folie dans le pire… Edgar flotte quelque part entre ces deux extrêmes, il ne sait juste pas où. Aussi, lorsqu’il reçoit un étrange paquet, il est loin de s’imaginer qu’une aventure, jalonnée de pièges et de péripéties est sur le point de le submerger à nouveau. Trouvera-t-il la force nécessaire pour résister à l’envie de basculer dans un nouveau monde ? Qui est cette mystérieuse jeune fille qui répond au prénom de Dorothée ? Dans un monde étrange et magique, Edgar devra faire face une nouvelle aventure. En sortira-t-il indemne ?

~ Service presse ~

Je remercie Franck Driancourt de m’avoir proposé de lire la suite des aventures d’Edgar Nelson. En effet, j’avais plongé avec plaisir dans le premier tome. C’est donc avec grand plaisir que j’ai plongé dans le deuxième tome des aventures d’Edgar.

Depuis son retour de l’univers de Tom Sawyer, Edgar n’a qu’une envie, repartir à l’aventure. Si on l’avait suivi chez ses grands-parents durant ses vacances, ici, on le retrouve dans un autre cadre : celui de son quotidien avec ses parents, ses amis, ses cours. Edgar semble désabusé, ailleurs. Il ne pense qu’à ça : repartir dans une autre aventure…

Franck Driancourt nous propose une autre aventure, on part au pays d’Oz. Si la référence est connue, j’avoue que malheureusement, c’est un univers qui ne m’a jamais séduite. C’est la faute à pas de chance, en effet, je suis hermétique aux personnages et à l’univers. J’ai gardé espoir qu’Edgar pourrait changer un peu la donne en proposant une vision plus moderne de cette histoire.

On se souvient qu’Edgar est un petit garçon qui a perdu son oncle Christophe. C’est l’un des points qui fait qu’il veut retourner au cœur d’une nouvelle aventure, le voir et sauver son tonton Christophe. J’aime beaucoup cette idée qui revient dans les tomes comme un leit motiv. Ce petit gars a du chagrin, il veut revoir son oncle. J’ai aimé la douceur avec laquelle l’auteur apporte encore cette idée.

Edgar doit sauver une jeune fille, Dorothée. Cette aventure est aussi palpitante que la première. J’avoue que je ne suis peut-être pas le public visé par cette saga mais finalement, la lecture reste agréable pour les lecteurs plus vieux. C’est aussi une manière sympathique de visiter (ou revisiter) les univers des classiques de la littérature. L’envie de découvrir les romans sur lesquels s’appuie Franck Driancourt est présente. Je suis certaine que les enfants adoreraient.

L’intrigue est originale et va, encore une fois, permettre à Edgar de se surpasser physiquement et intellectuellement. Ce personnage est très complet et le jeune lecteur pourra s’y identifier sans aucun souci. J’aime beaucoup ce petit gars que l’on a envie de prendre sous son aile. Edgar va faire preuve de sang-froid dans cette intrigue semée d’obstacle en tout genre. Les autres personnages sont très sympathiques. On vogue entre le « vrai » mon d’Edgar et le monde des aventures qu’il vit. Les personnages secondaires sont bien amenés et les psychologies sont sympathiques. Cette revisite du monde d’Oz est agréable. Bon, comme je vous l’ai dit, je ne suis pas particulièrement fan de cet univers mais, ici, il s’agit d’une affaire de goût et rien d’autre.

La plume de l’auteur est toujours aussi agréable. Les décors sont précis, fins et détaillés. J’aime beaucoup cette subtilité dans les romans puisque cela me permet de m’immerger complètement dans l’univers. Il est important pour moi de savoir où je vais. L’auteur nous propose une belle aventure. C’est riche et intelligent.

En définitive, je vous propose de mettre votre nez dans ce tome mais aussi dans le précédent. Franck Driancourt réussit son pari : le deuxième tome est tout aussi réussi que le premier. On dit au revoir à l’univers de Tom Sawyer pour plonger dans l’univers du monde d’Oz. La plume de l’auteur regorge de bonnes intentions, de poésie et de richesses. On nous propose ici une découverte très intéressante de ce conte revisité. Edgar est un personnage très sympathique et agréable. Les jeunes lecteurs seront aux anges, j’en suis certaine.

3 bonnes raisons de plonger dans ce tome :

  • Edgar : un personnage principal au grand cœur
  • Les thématiques abordées dans ce roman qui parleront à tous les lecteurs.
  • L’intrigue en elle-même, j’aime l’idée de plonger dans l’univers de classiques de la littérature.

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