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Les filles au chocolat – Tomes 1, 2 & 3 de Cathy Cassidy

Tome 1 – Cœur cerise : Je m’appelle: Cherry Costello. Mon âge: 13 ans. Je suis: secrète, débordante d’imagination. Mon style: jeans skinny, tee-shirts à motifs japonais. J’aime: les fleurs de cerisiers, les roulottes de gitans. Je rêve: d’être acceptée par mes quatre nouvelles demi-sœurs. Mon problème: je suis amoureuse du petit copain de ma demi-sœur…. Cherry, 13 ans, et son père Paddy s’installent en Angleterre chez Charlotte, sa nouvelle compagne qui a quatre filles : Coco, 11 ans ; les jumelles Summer et Skye, 12 ans, et Honey, 14 ans. Cherry est ravie de faire partie d’une famille nombreuse. Mais, à peine arrivée, elle craque bien malgré elle pour Shay, le petit copain de Honey. Voilà qui ne va pas arranger la cohabitation déjà difficile avec Honey, la seule à ne pas accepter l’arrivée de son nouveau beau-père ! Alors que tous participent à la création d’une fabrique artisanale de chocolats, Cherry se retrouve partagée entre l’affection pour ses nouvelles soeurs et le charme irrésistible de Shay… Shay est Cherry vont t-ils être en couple? Pour le savoir va vite le lire.

Tome 2 – Cœur guimauve: Skye, 12 ans, est une fille cool et pleine de charme, avec son petit grain de folie. Mais depuis toujours, elle se sent moins attirante que sa jumelle Summer. Tommy , et le meilleurs ami de Skye, finit par lui avouer qu’il craque pour sa sœur et Millie sa meilleur amie d’enfance s’éloigne de Skye pour Summer ! Même si elle aime sa jumelle plus que tout, Skye aimerait aussi qu’on la remarque. Comment faire pour sortir de l’ombre en restant soi-même?

Tome 3 – Cœur mandarine: Summer, 12 ans, voit son rêve d’être danseuse devenir réalité: elle est sélectionnée pour les examens d’entrée dans une prestigieuse école de danse! Mais, pour elle qui a l’habitude d’être la soeur parfaite aux yeux de sa jumelle Skye, la pression monte. Et ni sa grand-mère, aux commandes de la famille pendant que Paddy et sa mère sont en lune de miel, ni sa grande soeur Honey, en pleine crise d’adolescent, ne se rendent compte que Summer est envahie par le stress. Le seul qui y prête attention, c’est son ami Tommy…

~ Lectures détente ~

On se retrouve aujourd’hui avec une triple chronique. J’ai lu les trois premiers tomes de la fameuse saga de Cathy Cassidy. Ma sœur m’ayant offert tous les romans à Noël, il fallait que je me lance dans ces lectures.

Lectures destinées aux jeunes lecteurs et lectrices, c’est vraiment une découverte très sympathique. Ca se lit vite, bien entendu. En tant qu’adulte, j’ai aimé plonger dans l’univers de la famille. On touche à des thématiques très actuelles : divorce, famille recomposée, acceptation dans une nouvelle famille, nouvelle vie… Tout est très sympathique. C’est frais et divertissant.

Cet univers est un vrai poulailler : on vogue entre beaucoup de personnages féminins. Si dans le premier tome, on s’intéresse à Cherry, la fille de Paddy qui va intégrer la famille de la nouvelle compagne de son papa, le deuxième tome est réservé à Skye et le troisième à sa jumelle Summer. Il reste encore des personnages à exploiter et à découvrir. On fonctionne ainsi : un tome pour un personnage, on n’oublie pas les autres personnages pour autant : on nous fait des rappels de ce qui s’est passé dans les tomes précédents. Je trouve que sur cet aspect, l’auteure est très intelligente. Il ne faut pas oublier que l’histoire est faite, à la base, pour les jeunes lecteurs, alors les rappels sont très pratiques.

Si j’ai aimé les personnages avec leurs personnalités et leurs histoires qui leur sont propres, un gros point noir arrive à l’horizon. Je trouve que l’âge des filles ne cadre vraiment pas avec ce qui se passe dans leurs vies. Je pense à Honey, la plus âgée (enfin 14 ans), qui part avec un gars plus âgé qu’elle sur une moto. Un dialogue un peu houleux entre mère et fille qui finit par « fais attention ! » Hum… Ouais… Je reste vraiment sceptique. Cet exemple n’est pas le seul qui a pu me faire lever les yeux au ciel. Je trouve que cela marque vraiment un fossé entre l’âge des personnes (et leur « innocence » [même si aujourd’hui, ça part un peu en cacahuète]) et les actions. Cherry à 13 ans et qu’est ce qui se passe ? Honey, la rejetant complètement, la force à quitter sa chambre. Son père et sa belle-mère lui proposent donc de s’installer dans une roulotte dans le jardin… Je ne comprends pas, c’est juste irréel et peu crédible. Cela donne vraiment l’impression d’avoir des adolescentes de 16/18 ans plutôt que des gamines de 12/14 ans. De plus, la thématique de la nourriture est omniprésente dans les trois tomes, ça, je ne suis pas fan non plus.

Néanmoins, ça se laisse lire très rapidement et de manière très agréable. On se laisse porter, on a envie de savoir ce qui va arriver à cette petite famille. Certains personnages sont très sympathiques et profonds : j’ai aimé Cherry et Shay mais aussi Skye, la rêveuse. Il y en a pour tous les goûts et cela peut permettre aux petits lecteurs et petites lectrices de s’identifier aux personnages très facilement.

Je lirai la suite de l’aventure de toute cette famille, mais je ne suis pas certaine que ces dix tomes resteront dans mes étagères.

3 bonnes raisons de lire ce début de saga :

  • Une multitude de personnages qui permet de passer un moment très sympathique
  • Des thématiques modernes et intéressantes
  • Un univers coloré

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La petite tache rouge de Mariana

51+1Sr3wfCLRésumé : Parler de la puberté n’est pas une chose facile pour toi, jeune fille de plus de 9 ans. Tu peux te sentir gênée à cette idée. Ce livre ne résoudra pas tout. Son objectif est d’ouvrir le dialogue et de répondre aux premières questions avec humour et sans tabou. Tu peux le lire seule ou accompagnée de maman ou papa. Le choix t’appartient.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Mariana pour l’envoi de son nouveau livre. Je suis toujours aussi heureuse de pouvoir me plonger dans l’univers de Mariana qui fait partie de mes partenaires les plus fidèles. J’adore. Ici, quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’ai compris que j’allais avoir entre les mains un livre jeunesse.

Vous le savez, je ne suis pas forcément fan de ce genre de chronique. On ne peut pas forcément avoir le même œil sur un livre jeunesse et un roman adulte peu importe le genre. Je ne suis pas très à l’aise avec cet exercice mais je vais faire de mon mieux.

Petit livre qui se lit bien et vite, il est destiné aux jeunes filles. On y aborde des sujets importants qui peuvent effrayer et susciter certaines interrogations. La seule chose que j’ai trouvé « dommage », c’est le fait d’avoir axé le roman sur les règles. Dès le titre et les illustrations, on comprend que l’on va en parler. Pourtant, c’est bien de la puberté en général dont on parle. Même si les périodes d’indisposition sont très importantes à comprendre et à accepter, pour moi, la puberté ne se résumé pas qu’à cela.

Mariana nous propose un livre très sympathique : on parle de sujets vraiment très importants mais ils sont traités avec humour. Il y a plein de pep’s, d’humour, de couleur. On dédramatise beaucoup les accidents (sang dans la culotte, la panique…). On parle aussi bien des petites filles que des adultes avec la question importante : comment aborder un sujet aussi privé avec sa fille ? Comment parler de ça avec papa et maman ? J’ai apprécié voir les deux côtés de cette histoire et de ce questionnement. Je trouve ça très sympathique.

On aborde certains sujets qui tournent autour des changements physiques : pilosité, apparitions des formes, mue, hormones… J’ai trouvé dommage de ne pas avoir aussi des sujets qui ne touchent pas au physique : l’importance de pouvoir en parler librement, les copines, la difficulté de ne pas se sentir mise de côté aussi, l’injustice que l’on peut ressentir vis-à-vis des autres filles, des copines. Personnellement, pour être passée par là, ça m’aurait peut être aidé de lire « eh, t’inquiète pas, tout ça, c’est normal, l’adolescence c’est aussi crier, rire, danser, être en colère, ne pas savoir… » C’est peut-être ce qui m’a manqué ici. En soi, il n’y a rien de dramatique mais la puberté, pour moi, ce n’est pas que les changements visibles, au contraire, c’est ce qui est invisible qui fait peur. On ne comprend pas forcément tout.

J’ai aimé l’importance de la famille, de l’écoute. C’est vraiment très sympathique.

Pour les jeunes filles, c’est vraiment important d’avoir ce type de livre dans les mains. On apprend, on comprend mieux avec quelque chose de rigolo. Les illustrations sont très drôles, l’impression du personnage principal de se transformer en monstre aussi. On est vraiment dans une idée de vulgarisation des règles et de tout ce qui fait que l’on commence à se développer et à devenir femme. C’est un terme qui peut faire peur « femme » à 10/12 ans, c’est difficile de passer le pas.

Mariana fait encore un travail très intelligent ici. On va traiter avec douceur et humour de sujets qui font dresser les cheveux sur la tête. Même si ce livre s’adresse aux jeunes filles, les garçons sont quand même présents. Les cro-magnon/cro-mignon. Ceux qui rigolent des filles mais qui vont aussi en prendre plein la poire. J’adore !

En définitive, ce petit livre est très sympathique à découvrir seule ou en famille. Il explique, instruit de manière ludique et humoristique. On va vulgariser les drames des petits et expliquer que c’est la nature, c’est normal. Les illustrations sont très sympathiques. La plume est fraîche et drôle, c’est parfait pour les petites filles. J’espère que les enseignants pourront les mettre dans les bibliothèques des écoles. Ca serait parfait !

3 bonnes raisons de lire ce livre jeunesse :

  • L’importance de la thématique principale : la puberté
  • L’humour et la volonté de dédramatiser les choses
  • Le talent de Mariana

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Edgar Nelson au pays d’Oz – Tome 2 de Franck Driancourt

téléchargement (4)Résumé : Les vacances d’automne arrivent à leur terme et c’est le cœur lourd et l’esprit rongé par le doute et les incertitudes qu’Edgar reprend le chemin de l’école. Son séjour chez ses grands-parents a profondément modifié son rapport à la vie, à la mort, à ses rêves et à la réalité. Ses priorités ne sont plus les mêmes. Naguère adulée, sa console chérie est délaissée au profit des livres et des études. C’est un profond changement qui s’opère dans son esprit, une vraie révolution. Les médecins appellent cela l’adolescence dans le meilleur des cas, la folie dans le pire… Edgar flotte quelque part entre ces deux extrêmes, il ne sait juste pas où. Aussi, lorsqu’il reçoit un étrange paquet, il est loin de s’imaginer qu’une aventure, jalonnée de pièges et de péripéties est sur le point de le submerger à nouveau. Trouvera-t-il la force nécessaire pour résister à l’envie de basculer dans un nouveau monde ? Qui est cette mystérieuse jeune fille qui répond au prénom de Dorothée ? Dans un monde étrange et magique, Edgar devra faire face une nouvelle aventure. En sortira-t-il indemne ?

~ Service presse ~

Je remercie Franck Driancourt de m’avoir proposé de lire la suite des aventures d’Edgar Nelson. En effet, j’avais plongé avec plaisir dans le premier tome. C’est donc avec grand plaisir que j’ai plongé dans le deuxième tome des aventures d’Edgar.

Depuis son retour de l’univers de Tom Sawyer, Edgar n’a qu’une envie, repartir à l’aventure. Si on l’avait suivi chez ses grands-parents durant ses vacances, ici, on le retrouve dans un autre cadre : celui de son quotidien avec ses parents, ses amis, ses cours. Edgar semble désabusé, ailleurs. Il ne pense qu’à ça : repartir dans une autre aventure…

Franck Driancourt nous propose une autre aventure, on part au pays d’Oz. Si la référence est connue, j’avoue que malheureusement, c’est un univers qui ne m’a jamais séduite. C’est la faute à pas de chance, en effet, je suis hermétique aux personnages et à l’univers. J’ai gardé espoir qu’Edgar pourrait changer un peu la donne en proposant une vision plus moderne de cette histoire.

On se souvient qu’Edgar est un petit garçon qui a perdu son oncle Christophe. C’est l’un des points qui fait qu’il veut retourner au cœur d’une nouvelle aventure, le voir et sauver son tonton Christophe. J’aime beaucoup cette idée qui revient dans les tomes comme un leit motiv. Ce petit gars a du chagrin, il veut revoir son oncle. J’ai aimé la douceur avec laquelle l’auteur apporte encore cette idée.

Edgar doit sauver une jeune fille, Dorothée. Cette aventure est aussi palpitante que la première. J’avoue que je ne suis peut-être pas le public visé par cette saga mais finalement, la lecture reste agréable pour les lecteurs plus vieux. C’est aussi une manière sympathique de visiter (ou revisiter) les univers des classiques de la littérature. L’envie de découvrir les romans sur lesquels s’appuie Franck Driancourt est présente. Je suis certaine que les enfants adoreraient.

L’intrigue est originale et va, encore une fois, permettre à Edgar de se surpasser physiquement et intellectuellement. Ce personnage est très complet et le jeune lecteur pourra s’y identifier sans aucun souci. J’aime beaucoup ce petit gars que l’on a envie de prendre sous son aile. Edgar va faire preuve de sang-froid dans cette intrigue semée d’obstacle en tout genre. Les autres personnages sont très sympathiques. On vogue entre le « vrai » mon d’Edgar et le monde des aventures qu’il vit. Les personnages secondaires sont bien amenés et les psychologies sont sympathiques. Cette revisite du monde d’Oz est agréable. Bon, comme je vous l’ai dit, je ne suis pas particulièrement fan de cet univers mais, ici, il s’agit d’une affaire de goût et rien d’autre.

La plume de l’auteur est toujours aussi agréable. Les décors sont précis, fins et détaillés. J’aime beaucoup cette subtilité dans les romans puisque cela me permet de m’immerger complètement dans l’univers. Il est important pour moi de savoir où je vais. L’auteur nous propose une belle aventure. C’est riche et intelligent.

En définitive, je vous propose de mettre votre nez dans ce tome mais aussi dans le précédent. Franck Driancourt réussit son pari : le deuxième tome est tout aussi réussi que le premier. On dit au revoir à l’univers de Tom Sawyer pour plonger dans l’univers du monde d’Oz. La plume de l’auteur regorge de bonnes intentions, de poésie et de richesses. On nous propose ici une découverte très intéressante de ce conte revisité. Edgar est un personnage très sympathique et agréable. Les jeunes lecteurs seront aux anges, j’en suis certaine.

3 bonnes raisons de plonger dans ce tome :

  • Edgar : un personnage principal au grand cœur
  • Les thématiques abordées dans ce roman qui parleront à tous les lecteurs.
  • L’intrigue en elle-même, j’aime l’idée de plonger dans l’univers de classiques de la littérature.

4

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Le prince sans sourire de Louise Le Bars (illustré par Laurent Cazuguel)

616H25-zdKL._SX352_BO1,204,203,200_Résumé : Au pays de Mont-Breloc, la vie est difficile pour ses habitants. Le royaume est gouverné par une famille bien trop riche. Jusqu’au jour où Barbatine la sorcière va tout changer…

~ Service presse ~

Je remercie les éditions Noir d’Absinthe pour l’envoi de ce roman. Pour la première fois, un livre pour enfant est publié… Quelle douce idée ! Je suis sous le charme de cette histoire très agréable.

Dans un premier temps, laissez-moi vous parler des illustrations… Mon dieu ! Elles sont magnifiques !!! Je suis complètement charmée par les illustrations. Elles m’ont tout de suite replongée dans mon enfance. En effet, j’ai directement pensé aux Belles Histoires que je dévorais quand j’étais petite. Quel plaisir. J’ai trouvé ma madeleine de Proust.

Ecrire un livre pour enfant n’est pas forcément chose aisée. En effet, il faut savoir trouver les mots, les tournures de phrases, savoir capter le lectorat. Et quel lectorat ! Je crois que les enfants sont le public le plus compliqué qu’il soit. En attendant, on a testé ici et franchement, tout le monde a aimé ! Petits et grands, on a été captivés par les illustrations et le texte.

On fait la rencontre de plusieurs personnages assez curieux ! Un roi et une reine tellement imbus d’eux-mêmes qu’ils ne sont reconnaissants de rien. Vivants dans leur château plein d’argent et de richesses, ils ne se rendent pas compte de ce qu’ils font : élever un prince dans des conditions extrêmement déconcertantes. On fait la rencontre d’un prince sans sourire, d’une sorcière et d’un chevalier.

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Si certains points du conte traditionnel sont là, il y a aussi des points qui rendent ce livre pour enfant original et singulier. En effet, on se retrouve avec un texte véhiculant des messages audacieux et modernes !

Chers lecteurs, sachez qu’ici, Louise Le Bars (qui a écrit Vert-de-lierre, un roman qui m’a complètement chamboulée et que je vous conseille) nous livre un message plutôt féministe ! Terminé les princesses à sauver, au placard les preux chevaliers. On a du neuf, du moderne, quelque chose qui marque l’esprit ! On a donc une intrigue qui montre le courage, la force et l’intelligence des femmes. C’est vraiment super cool de retrouver ce genre de messages dans les livres pour enfants. C’est bien d’avoir ce genre de thématiques dès le plus jeune âge.

En revanche, Louise Le Bars garde « le meilleur » des contes. On retrouve les énigmes, les aventures, les monstres à combattre. Il y a un savant mélange de ce que l’on aime tous dans les contes : le bon, comme le mauvais. Ainsi, on a des personnages que l’on aime et d’autres que l’on déteste.

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C’est le genre de livre d’enfants qui marque les enfants et les adultes. J’ai beaucoup apprécié ma lecture en tant qu’adulte, je suis certaine que les enfants vont l’adorer. Je suis vraiment admirative du travail de l’auteure et de l’illustrateur. C’est vraiment très intéressant d’aborder et d’explorer ce genre d’univers lorsque l’on est adulte. En effet, on est vraiment dans une vulgarisation du féminisme dès le plus jeune âge. J’aime énormément l’idée. Ici, le terme de « vulgarisation » n’a rien de péjoratif, je trouve cela brillant. Je pense à toutes ces petites filles en manque de courage, tous ces petits garçons qui sont peut-être un peu trop confiants… Voilà comment ouvrir les yeux des enfants (et des plus grands aussi): leur mettre sous le nez ce genre de livres. Les messages sont simples et forts.

Le fait que l’on se retrouve dans un conte rend la chose moins réelle. Le message est encore plus puissant.

Vous l’aurez compris, c’est un carton plein pour ce petit livre jeunesse qui mérite la plus haute note !

3 bonnes raisons de se plonger dans ce livre pour enfant :

  • Des illustrations très jolies qui m’ont fait replonger en enfance.
  • Une plume qui véhicule de très jolis messages.
  • Un conte original et novateur

5

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L’hôtel de la dernière chance de Nicki Thornton

514kNCfJAvL._SX195_Résumé : L’hôtel de la Dernière Chance est un endroit très particulier ; le jardin y est probablement enchanté, les murs ne se contentent pas d’avoir des oreilles, ils peuvent aussi parler, et le garçon de cuisine, Seth Seppi, a empoisonné par mégarde le sorcier le plus important du pays ! Mais si le jeune garçon est le suspect numéro 1, le bâtiment grouille de magiciens aux pouvoirs tous plus loufoques les uns que les autres… et chacun avec une excellente raison de faire le coup ! Pour prouver son innocence, Seth, seulement aidé de Belladone son chat noir, devra éveiller le brin de magie qui sommeille en lui et démasquer le véritable coupable avant qu’il ne soit trop tard.

~ Service presse ~

Je remercie les éditions Michel Lafon ainsi que Camille pour l’envoi de ce roman. J’ai tout de suite fait la demande de ce roman : la couverture m’a beaucoup plu. J’adore les couleurs et le mystère qui se dégage de cette bâtisse. Les bois lugubres et ce chat… Oui, ce roman semblait très prometteur.

J’avoue que ma lecture ne s’est pas si bien passée que ce que j’aurais pensé. J’ai trouvé qu’il y avait de l’originalité avec les personnages mais qu’on n’allait pas forcément au bout des choses. J’ai eu comme un gout de trop peu dans la bouche, on est resté en surface.

Seth Sippi est notre personnage principal dans cette histoire. Orphelin, il est au service de Monsieur & Madame Miche. Monsieur et Madame Miche sont deux personnages horribles. Maltraitance psychologique, méchanceté, ils prennent Seth pour le cuisinier mais aussi pour le serveur et pour faire de nombreuses tâches dans l’hôtel dont ils sont propriétaires. Seth est douée, c’est un petit gars qui a appris la cuisine avec son père. Il vit avec son petit chat Belladone et essaye de s’en sortir. Son rêve ? Quitter ce maudit hôtel.

Rapidement, le roman va basculer dans une enquête mêlant magie et mystère. Cependant, j’ai trouvé qu’il manquait quand même une bonne dose de magie. Les personnages présents sont pour certains des magiciens mais finalement on ne va pas beaucoup plus loin dans l’utilisation de cette thématique. On en apprend un peu sur le monde des magiciens mais pas plus que cela. On reste dans le flou.

Les personnages vont rapidement proliférer. En effet, nous sommes dans un hôtel. On crée une sorte de va-et-vient constant dans le roman. Cela donne du rythme. J’ai adoré cela. Cela permet aussi au lecteur de s’attacher à des personnages et à en aimer moins que d’autres…

C’est un roman qui aurait pu plaire aux plus jeunes comme aux plus vieux. Je ne dis pas qu’il ne peut pas plaire à un lectorat plus âgé mais finalement, ici, on va plutôt s’adresser à des lecteurs novices qui n’ont pas forcément de référence dans ce genre précis. Non, ce n’est pas comparable à des univers magiques comme Harry Potter ou Narnia. Ce n’est pas non plus comparable à des univers où des enquêtes policières sont au cœur de l’intrigue. Il reste inclassable pour moi puisque l’on reste en surface. Il n’est ni à 100% policier, ni à 100% fantastique…

L’intrigue reste bien construite, il y a des idées qui sont très intéressantes. J’ai apprécié les relations qui se font et se défont. Les secrets qui sont dévoilés. Cette enquête, menée par Seth, pour savoir qui a tué le Docteur Thalomius est prenante. J’avoue que je me suis prise au jeu de cette enquête en voulant savoir qui était le réel coupable de la mort d’un des sorciers les plus célèbres du monde. Cependant, il nous manque quand même quelques éléments pour bien comprendre l’intrigue dans sa totalité. Je ne suis pas partisane de toujours avoir les pieds sur terre mais on ne peut pas tout expliquer par la magie. Dommage pour ce point !

La plume de l’auteur est très sympathique. Il n’y a pas de longueur. Le rythme est facile à garder et la lecture démarre assez rapidement. On se retrouve rapidement dans les cuisines avec Seth à l’aider à nettoyer les casseroles. J’ai, personnellement, adoré ce petit gars ainsi que son petit chat. C’est un excellent duo qui va tenter, par tous les moyens, de prouver que Seth n’est pas le coupable mais une victime dans cette histoire.

En définitive, on se retrouve avec un premier tome riche qui propose une belle entrée en matière bien que, pour moi, on reste en surface sur la thématique la plus importante dans ce roman : la magie. L’enquête prend le dessus sur cette thématique, je trouve cela dommage mais cette lecture reste quand même intéressante. Je lirai la suite sans aucun doute. Je recommande quand même ce roman pour les jeunes lecteurs. Vous allez apprécier !

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le personnage de Seth et sa psychologie que j’aime beaucoup
  • L’univers et les décors de l’hôtel de la dernière chance
  • La plume de l’auteur qui reste très sympathique et intéressante.

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18

Pauline à l’école des fées – Tome 1 de Muriel Bell

ob_37aea6_32281067-2065117440396492-837907937453.jpgAprès avoir connu le froid, la faim, la misère, Pauline qui croyait avoir été élevée par ses véritables parents, découvre l’année de ses treize ans, qu’il n’en est rien. Seule sur une route enneigée, elle est renversée par une voiture. Des fées viennent alors la chercher pour la conduire dans leur royaume, où elle va découvrir ses véritables origines et suivre des cours dans les écoles des fées. Elle va apprendre le mystère de sa naissance et qui sont ses véritables parents. Elle découvre ses immenses pouvoirs, mais elle doit se mesurer aux sorciers qui vont lui jeter des sorts. Ils veulent l’enlever pour la remettre aux Korrigans. Avec l’aide de la fée Diana, elle va devoir les combattre pour délivrer ses parents.

~ Service presse 📖 ~

Je remercie Evidence Editions pour l’envoi de ce roman. J’avoue, cette fois ci, j’ai cédé par pur « Waouuuh, la couverture est trop belle ». De plus, l’univers proposé était assez en accord avec la période de l’année je trouve : les créatures fantastiques, l’appel au rêve et à l’imagination, bref, j’ai trouvé que cette lecture pouvait être très sympathique à découvrir.

Je vous avais parlé, il y a quelques temps, d’un souci que j’avais rencontré dans une saga dont le premier tome m’avait beaucoup plu mais il n’en avait pas été de même avec le deuxième tome. Je pense que cette lecture vient enfoncer le clou de ce que je pensais. Ce genre de lecture, c’est terminé pour moi. Je n’y trouve plus le plaisir que j’avais avant. En aucun cas je ne remets la qualité du texte en jeu, c’est juste que, je pense en avoir terminé avec les lectures trop jeunesse. Mes goûts littéraires ont évolué et ne me permettent plus forcément de m’épanouir dans ce genre qui n’est plus fait pour moi.

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Un monde féérique
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Pauline Samer est une jeune fille qui n’a pas la vie facile. En effet, du haut de ses treize ans, elle a déjà vécu des épisodes très durs dans sa vie : la pauvreté, la maladie, ne pas avoir de toit sur la tête et d’avoir le ventre qui crie famine par exemple.

Pauline est un personnage que j’ai apprécié, déjà parce que son prénom est génial et de plus parce que c’est un personnage qui est adroitement pensé. Pleine de courage et de force, elle se retrouve dans des situations terribles et on a envie de la prendre sous son aile.

Ici, il faut prendre l’expression « prendre sous son aile » au pied de la lettre : Pauline est emmenée par des fées après un terrible accident de voiture. Elle va découvrir un monde qui, pour elle, ne peut être vrai. Elle va découvrir des créatures mythiques, légendaires et incroyables.

Dans ce cadre féérique, elle va en savoir plus sur sa vie, sur ses origines. Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Rapidement, elle va comprendre qu’elle a des pouvoirs magiques qui vont pouvoir l’aider à comprendre sa vie et à répondre à toutes ces questions qui l’assaille. Ses pouvoirs sont grands, elle va révolutionner le monde auquel elle appartient désormais.

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Intrigue et créatures magiques
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Je trouve que l’intrigue est très bien amenée. Pauline, sans père, sans bonheur dans sa vie, va commencer à se construire dans ce monde qui, finalement, est le sien. Elle s’y sent bien et évolue très vite. C’est vraiment très intéressant. On sent bien que cette adolescente trouve sa place, elle est plus ouverte, plus heureuse, son œil sur le monde n’est plus aussi noir.

En soi, je n’ai pas grand-chose à reprocher à l’histoire. Je pense que ce sont mes goûts qui ont changés. J’ai apprécié ma lecture, mais sans plus. J’adore, pourtant les univers féeriques comme celui de Muriel Bell mais je ne suis pas parvenue à m’immerger complètement dans cet univers pourtant très tentant.

C’est un roman initiatique qui permettra à Pauline d’apprendre à mettre un pied devant l’autre dans ce monde mais aussi à comprendre qui elle est. Si un voyage se dessine pour elle, c’est aussi un voyage intérieur qu’elle entreprend.

Les créatures magiques sont très importantes dans ce roman. On fait déjà la rencontre de la fée Diane qui va être d’une grande aide pour Pauline. On y trouve aussi des fées, par milliers, mais aussi des licornes, des korrigans, des sorciers mais aussi des licornes et bien d’autres personnages qui vont venir bercer l’intrigue et la dynamiser un peu.

On n’oublie pas que Pauline est une jeune fille. Elle doit aller à l’école et apprendre, comme tout le monde. J’ai apprécié cette idée d’apprentissage avant de partir à la recherche de ses parents.

C’est une aventure sympathique que nous propose Muriel Bell. Je ne lirai pas le tome 2 parce que je ne l’apprécierai pas à sa juste valeur mais les notions propres aux aventures sont présentes dans ce texte : amitié, courage, amour, famille…

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La plume
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C’est une plume très abordable, cela ne fait aucun doute. Cependant, il y a beaucoup de fautes. J’en ai compté pas mal quand même. C’est dommage parce que cela reste quand même une lecture pour les jeunes adolescents (fin primaire ou début collège, c’est top !). Il y a aussi beaucoup de redondance dans certains passages. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Harry Potter à certains moments : celui de la baguette magique par exemple ou encore quand Diane et Pauline sont à Paris. Je n’ai pas trouvé ça dérangeant mais le lien est vite tissé.

Porteuse de bonnes intentions, cette plume est sympathique mais le texte mérite d’être relu pour chasser les fautes.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un univers féerique qui plaira beaucoup
  • Pauline, un personnage fort qui est très sympathique
  • Les créatures magiques très bien dessinées

3

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The beast within : A Tale of Beauty’s Prince / L’histoire de la bête de Serena Valentino

téléchargement (1)Résumé : A cursed prince sits alone in a secluded castle. Few have seen him, but those who claim they have say his hair is wild and nails are sharp–like a beast’s! But how did this prince, once jovial and beloved by the people, come to be a reclusive and bitter monster? And is it possible that he can ever find true love and break the curse that has been placed upon him?

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C’est une histoire vieille comme le monde : celle d’un prince cruel transformé en Bête.
Et celle d’une belle jeune fille qui surgit dans sa vie. Le monstre est métamorphosé par la compassion de la jeune fille et l’amour qu’il ressent pour elle. Puis ils se marient et ont beaucoup d’enfants. Mais comme pour chaque histoire, il y a plusieurs versions. Qu’importe ce que l’on a pu dire ou écrire, une seule question demeure : qu’est-ce qui a changé le prince en la Bête que l’on connaît ? Voici l’une de ces histoires. Une histoire de bêtes, et, bien sûr, de belles.

~ Lecture détente 📖 ~

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de roman en anglais. Bien trop longtemps, j’ai pris un peu de temps à me remettre dans le bain… Mon dieu ! Bien fait pour moi. J’ai décidé de sortir ce roman de mes étagères. Cela faisait longtemps qu’il était dans mes prévisions de lecture, il était grand temps !

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Il était une fois
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C’est dingue ! J’ai beau avoir grandi depuis, l’effet « il était une fois » a toujours autant d’effet sur moi. Je me prépare à en prendre plein la vue. Ici, j’ai apprécié ce que j’ai lu et découvert sur le personnage emblématique de la Belle et la Bête. La Bête est un personnage que j’apprécie par le caractère qu’il cache sous sa couche de colère et de mauvaise humeur : attentionné et tendre.

Si j’avais beaucoup apprécié Miroir, miroir, ici, je garde un sentiment très mitigé sur cette lecture. Certaines choses sont bonnes et bien trouvées, mais d’autres restent assez creuses.

C’est l’histoire du Prince/La Bête qui nous est raconté. On se positionne avant Belle qui n’apparait que dans les derniers chapitres. On est dans la période de la jeunesse du Prince. On est au château qui est toujours aussi beau, grand et fastueux. La bibliothèque est à couper le souffle et fait de nombreux envieux. C’est un décor que j’ai pris plaisir à retrouver. C’est féerique et on sent vraiment ce que veut faire Disney : nous en mettre plein la vue.

Cependant, je pense que l’histoire est cousue de fils blancs et ne permet pas une lecture forcément hyper épanouissante…

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Déjà-vu !
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Rien de nouveau sous la lune. Franchement, à part un lien d’amitié qui m’a plu, rien n’a été surprenant pour moi. On pénètre dans la genèse de la malédiction du Prince. On apprend que Gaston est le meilleur ami du Prince. J’ai adoré cette idée. Mais c’est bien la seule qui m’a surprise. On est dans un schéma narratif sans surprise. Ce qui est expliqué sur le personnage d’Adam au début du film de 1993 est expliqué en long en large et en travers dans le roman : l’égoïsme qui le caractérise, la superficialité du personnage, le faste et la richesse avant tout ! Bref, rien de nouveau.

Il y a des figures féminines très présentes : Circée, Tulip, et les trois sœurs sorcières qui lancent la malédiction sur le prince. Puis après, on reprend les mêmes et on recommence : salut Madame Samovar, Salut Big Ben, Salut Lumière. J’ai vraiment eu l’impression que l’auteure a repris les caractères du film pour les mettre en livre. NOOOOON. Quelle déception !

Finalement, Gaston reste le personnage le plus changeant et le plus intéressant dans cette histoire. Le caractère jaloux, envieux de ce personnage et son retournement de camp (oui, bien sûr, on sait comment cela se termine pour lui) sont vraiment de bons éléments expliqués correctement et intelligemment.

En définitive, j’ai été déçue par ma lecture. Je m’attendais à autre chose. Le personnage de la Bête colle vraiment à ce que l’on connait par le film. La psychologie n’est pas forcément hyper développée, on se retrouve dans une histoire que l’on connait. Finalement, on n’a rien de nouveau à se mettre sous la dent.

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Livre objet, plume et intrigue
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Tout ça, c’est vraiment cousu de fils blancs. On tire, on tire, on tire chaque filon de cette histoire. Ce n’est vraiment pas nécessaire. On a l’impression d’avoir des redites, c’est d’une redondance extrême qui ne permet qu’une seule chose : apporter de la lenteur au texte. C’est vraiment dommage.

Il faut quand même le souligner, le livre objet est magnifique. Encore une fois, lesThe_Beast_Within_A_Tale_of_Beauty%27s_Prince_alternate.png éditions en VO sont beaucoup plus jolies que les françaises, nah ! Quand vous enlevé la couverture papier du roman, la tête d’Adam apparait. Cela permet de faire un sacré avant/après! J’adore le livre objet. C’est aussi une bonne idée de commencer par ce genre de romans lorsque l’on n’est pas super fortiche en anglais. L’écriture est simple et les mots sont compréhensibles dans leur ensemble sans utiliser le dictionnaire à outrance.

La plume de Serena Valentino est belle et pleine de douceur. En effet, on se retrouve dans un univers féerique, plein de magie. C’est un roman signé Disney, pour faire court.

Il me reste le roman sur Ursula, Mère Goëthel ainsi que Maléfique à découvrir. A voir ce que cela donne.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le personnage de Gaston qui reste le plus surprenant
  • L’univers très beau que l’on nous propose
  • Les figures féminines présentes dans le roman

notation 2

16

Edward Sakedos, l’apprenti nécromant d’Anthony Lamacchia

CVT_Edward-Sakedos-lapprenti-necromant_102.jpgRésumé : Dans le village de Lourde-Brume, vit un jeune garçon : Edward Sakedos. Mais il n’est pas un enfant comme les autres : c’est un nécromant, un magicien capable de communiquer avec les morts. Pour se venger des vacheries de ses camarades de classe et les effrayer, Edward décide d’invoquer Wilfried Desfriches, condamné à la peine capitale pour avoir assassiné treize enfants. Mais alors que le zombie sort de sa tombe, celui-ci lui confie qu’il n’a jamais tué personne, qu’on l’a accusé à tort, et que le vrai meurtrier court toujours et risque de récidiver à tout moment. Commencent alors les péripéties d’Edward Sakedos pour sauver les enfants du village de Lourde-Brume. Aventures, humour, magie noire, cimetière, marais hanté et rebondissements sont au programme de ce roman qui vous happera jusqu’à la dernière page.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie chaleureusement Anthony Lamacchia pour l’envoi de son roman via SimPlement. J’étais très curieuse de voir ce que pouvait donner ce roman. Roman jeunesse, il propose des thématiques assez intéressantes à traiter chez les enfants.

~ Edward Sakedos en a plein le dos ~

Enfant particulièrement patient, Edward n’en peut plus des moqueries de ses camarades. En effet, il est victime de harcèlement physique et moral de la part de ses camarades de classe qui trouvent ça hilarant de se moquer constamment de quelqu’un. Edward prend le taureau par les cornes ! Ce soir, il va demander à Wilfried Desfriches de revenir à la vie grâce à ses dons d’apprenti nécromant.

J’ai trouvé ce personnage très touchant. Edward est le parfait personnage principal pour ce genre d’aventures. Il est intelligent, courageux et bienveillant. Il incarne le héros moderne de nos chères petites têtes blondes et souligne le fait que tout est possible lorsque l’on garde son intégrité et de belles valeurs. C’était plutôt attendrissant.

~ Nécromancie et gros dégâts ~

Edward parvient à ramener Wilfried Desfriches à la vie. A la base, il veut se venger de tous ses camarades qui se sont moqués de lui. Rapidement, cette petite vengeance va passer au second plan. En effet, Wilfried va lui raconter une histoire qui va le bouleverser.

Il faut savoir que Wilfried Desfriches a été accusé à tort d’assassinats. Treize assassinats d’enfants. Le coupable idéal : professeur de tous les disparus, rapidement, il devient la tête de turc de la police et du juge.

Cependant, Wilfried, en se confiant à Edward va faire naitre en lui un sentiment d’injustice. Il veut absolument que justice soit rendue et que le vrai coupable soit mis sous les barreaux. C’est ainsi que la première quête de notre apprenti nécromant prend vie (ahahah).

~ Intrigue, personnages et quête ~

J’ai trouvé ce petit roman très charmant. Il va plaire à nos petits lecteurs qui ont envie de se faire une petite frayeur pour Halloween. Rien de très effrayant mais il ne faut certainement pas le mettre entre les mains des plus jeunes. Je pense que ce roman est fait pour un public à partir de 14/15 ans (même un peu avant si vos enfants sont téméraires).

Il est très bien conçu et parfait pour passer un petit moment de lecture détente.

Nous avons le droit à un narrateur externe et omniscient. C’est plutôt pas mal pour cerner toute l’histoire. On découvre tout en même temps qu’Edward et cela m’a beaucoup plu. Il y a de nombreux personnages secondaires mais j’ai adoré Wilfried et Maeva.

Le petit hic pour moi c’est le fait que le personnage d’Edward intervient beaucoup trop pour couper le narrateur et le contredire. C’est vrai que ça a un aspect humoristique qui permet de dédramatiser toute la trame sur l’enlèvement et la mort des enfants mais je trouve qu’il est beaucoup trop présent. Cela ne reste que mon avis mais à vous de voir !

On a une sorte de trio vivants/morts qui se dessine. Rapidement, Edward va être accompagné de Maeva qui, comme lui, voit les morts et les fantômes. J’ai trouvé que ce petit duo était très touchant. Ils sont accompagnés et secondés par Wilfried qui garde beaucoup d’humanité dans son regard et ses paroles. Il veut retrouver ses élèves et leur permettre de retrouver la paix en étant enterrés. Peu lui importe que les gens savent la vérité sur son compte, il veut le meilleur pour ses petits élèves. Ensemble, ils vont tout faire pour parvenir à leurs fins. Ainsi, Edward apparait comme le justicier des morts. C’est drôle et décalé !

L’histoire proposée mais fait énormément penser à deux univers que j’ai énormément apprécié : celui de Tim Burton (les Noces Funèbres) ainsi que le roman de Neil Gaiman lu il y a quelques semaines l’étrange vie de Nobody Owens.

Honnêtement, je ne peux que vous pousser à lire ce roman qui est très sympathique. Le meilleur moyen de pouvoir entrer dans l’histoire ? Un plaid, une toiture qui craque sous les rugissements du vent et une bonne boisson chaude en attendant qu’Octobre passe…

~ La plume de l’auteur ~

J’avoue que je ne connaissais pas du tout l’auteur mais je suis ravie que cela soit chose faite ! C’est un très bel univers qui se dessine sous nos yeux. L’auteur parvient à rendre des lieux lugubres charmants.

« Les grilles du cimetière étaient grandes ouvertes, mais il n’en était pas moins désert. Il n’y avait même plus de fossoyeur depuis plusieurs années et n’étant plus entretenu, la mauvaise herbe avait camisolé les tombes, condamné les tombeaux, bâillonné les quelques statues d’anges et de saints ici et là, et étranglé les couronnes et les pots de fleurs destinés aux défunts. La pluie et le froid avaient gommé un certain nombre d’épitaphes dorées qui étaient devenues aussi blanches que de la craie. Les caniveaux étaient gavés de feuilles mortes noyées d’eau et les allées étaient partiellement couvertes de mousse d’où s’échappaient des ramifications squelettiques. »

L’auteur est parvenu à traiter des notions très dures et pas forcément très drôle de manière subtile. J’ai trouvé cela très intéressant.

C’est un roman jeunesse qui plaira à bon nombre de jeunes lecteurs.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une intrigue originale pour les plus jeunes lecteurs
  • Des décors intéressants
  • Une plume pleine d’humour mais aussi de sincérité

4

14

Les enfants-clefs – Tome 1 : la découverte de Fanny Vandermeersch

510Aer8JnsL.jpgRésumé : Trois enfants nés le même jour, à la même heure. Trois enfants qui se rencontrent et qui partagent le même tatouage. Trois Enfants-Clefs, lien entre le monde des hommes et l’Autre Monde.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Fanny Vandermeersch pour l’envoi de son premier tome d’une saga jeunesse via SimPlement. J’ai pris une petite heure pour découvrir ce que l’auteure nous proposait. Et si aujourd’hui, on embarquait dans un roman à la découverte d’un Autre Monde ? Suivez-moi, je vous guide !

~ Premier arrêt : les personnages ~

Fanny Vandermeersch nous propose une quête jeunesse. Ce premier tome se lit assez rapidement mais comme tout premier tome qui se respecte, on prend du temps pour découvrir le panel de personnages ainsi que l’environnement dans lequel ils évoluent.

On fait la rencontre de Clara, Gabrielle (mais appelez-la Gaby) et de Mathys. Clara est notre personnage principal. C’est une petite fille très gentille qui fait sa rentrée au collège. Le doute, le stress et toute la panoplie qui va avec est bien présent le jour de la rentrée. Cependant, la rencontre d’un chien et de sa propriétaire va tout changer. Une rencontre dangereuse se produit entre Clara et Gabrielle qui vont rapidement devenir amies. Gabrielle n’a pas du tout le même tempérament que Clara. Elle est beaucoup plus rentre-dedans, téméraire. Gabrielle et Clara vont rapidement devenir inséparables. Mathys rejoint lui aussi les filles et, à trois, ils forment un trio détonnant qui permet d’avoir une intrigue dynamique.

D’autres personnages plus secondaires (mais toujours nécessaires à la compréhension de l’histoire) font leur apparition. Ainsi, on fait la rencontre de Fripouille, le rat de Clara, Marielle qui vit recluse dans la forêt ainsi que d’autres personnages qui font leur apparition tout au long de ce premier tome.

~ Deuxième arrêt : faits inquiétants et mauvais tours ~

Rapidement, les trois enfants vont comprendre qu’il y a quelque chose qui n’est pas normal, il y a quelque chose dans l’air qui fait penser qu’une terrible menace pèse sur le monde. Mathys est plutôt clairvoyant et met rapidement en garde Gabrielle. Quelque chose va changer, il ne sait pas expliquer ni pourquoi ni comment mais il le sent.

Clara débarque complètement, elle a peur, elle pense que ses amis lui jouent un tour. Rapidement, elle comprend que tout cela est vrai. Elle a des pouvoirs, elle fait partie d’un trio. Celui des Enfants-Clefs. Ils sont le lien entre le monde des hommes et l’Autre Monde. Enfin réunis, ils sont une réelle menace pour l’Autre Monde. Ainsi, la guerre gronde au loin…

« Hier soir, j’ai essayé de me concentrer sur mes mains, me demandant si j’allais réussir à fabriquer une nouvelle boule de feu. Je n’étais pas très rassurée, j’espérais ne pas mettre le feu à la maison, mais finalement, je n’ai pas réussi. J’ai seulement ressenti au bout de quelques minutes une petite source de chaleur me chatouiller le corps et les mains, pas la moindre trace de feu. Je me demande si je n’ai pas rêvé la dernière fois. […]. Si internet regorge de ressources de toutes sortes, il n’est pas très utile pour les histoires de sorcellerie. Il faudrait peut-être que nous regardions du côté des livres de la bibliothèque de Marielle. »

La Genèse de l’Autre Monde est rapidement évoquée. L’Autre Monde se divise en deux groupes : ceux qui sont pour que l’équilibre entre les mondes soit respecté et il y a ceux qui veulent dominer le monde des humains et réunir les deux mondes pour ne faire qu’un univers : celui de la désolation et de la peur. L’Autre Monde est peuplé de créatures en tout genre : ombres, loupiacs, sorciers noirs et bien d’autres.

~ Troisième arrêt : plume, intrigue et construction narrative ~

Ce premier tome est assez sympathique. Cependant, je pense qu’il est, principalement, fait pour les enfants. En effet, le lecteur adulte connait le chemin que va emprunter l’auteure. Celui-ci résonne comme une douce berceuse à nos oreilles de lecteurs adultes et avisés : un trio, une quête, des personnages secondaires qui vont aider… Il n’y a rien d’original dans les éléments apportés. On peut quand même noter la présence de Fripouille le rat qui est assez sympathique et qui redore un peu le blason de cet animal rapidement jugé.

C’est une lecture plaisante mais j’ai trouvé que le niveau de langage est assez élevé pour des enfants. Ils sont en sixième et parlent comme des adultes. Pour moi, ce n’est pas dérangeant mais je sais que certains d’entre vous vont pinailler (bande de pinailleurs !) alors je préfère prévenir.

Je ne connaissais pas la plume de Fanny Vandermeersch mais j’ai vu qu’elle avait publié plusieurs romans adultes et je pense que je me pencherai sur son cas du côté adulte assez rapidement. J’ai quand même apprécié cette découverte et je lirai probablement la suite dès qu’elle sera disponible. La plume est vraiment très sympathique et permet de faire la rencontre d’un adorable trio. J’espère que les caractères vont s’affirmer un peu plus dans la suite de leurs aventures. Les décors proposés me plaisent beaucoup : cette avancée dans la forêt, la légende du lac gelé, tout cela m’intrigue énormément et j’espère que l’auteure nous proposera de jolies surprises pour la suite.

~ Dernier arrêt ! Tout le monde descend ~

J’espère que notre petit voyage vous aura plu. Je peux juste vous pousser à offrir cette histoire à vos enfants, c’est une jolie découverte et ce premier tome est une exquise bouchée ! On attend la suite avec impatience. J’ai hâte de savoir ce que l’auteure nous réserve. Merci à Fanny Vandermeersch pour cette lecture que j’ai pris plaisir à faire.

3 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • La découverte d’un trio adorable
  • La découverte de l’Autre Monde
  • Une jolie plume

4

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L’étrange vie de Nobody Owens de Neil Gaiman

bm_10227_aj_m_9218.jpgRésumé : Nobody Owens est un petit garçon parfaitement normal. Ou plutôt, il serait parfaitement normal s’il n’avait pas grandi dans un cimetière, élevé par un couple de fantômes, protégé par Silas, un être étrange ni vivant ni mort, et ami intime d’une sorcière brulée vive autrefois. Mais quelqu’un va attirer Nobody au-delà de l’enceinte protectrice du cimetière : le meurtrier qui cherche à l’éliminer depuis qu’il est bébé. Si tu savais, Nobody, comme le monde des vivants est dangereux…

~ Lecture détente / lecture commune ~

Mon avis : Je remercie Kathleen de m’avoir permis de rentrer dans son antre… Ouais ! Non, c’est trop bizarre ! Merci à Wolkaiw et à son antre d’avoir fait cette lecture commune avec moi. En effet, je l’ai forcée à l’achat sur une brocante. « Prend le ! Je l’ai aussi on pourra faire une lecture commune ». Franchement, la couverture est sublime ! Je m’en serai voulu de ne pas l’avoir forcée 😀

~ Un petit gars pas comme les autres ~

La singularité du personnage principal est assez forte. Nobody est un petit garçon qui échappe de peu à un tueur venant d’une confrérie qui s’appelle « les Jack ».

Bon déjà, petit point, j’ai cherché pendant quelques minutes et relu le texte pour voir où on faisait mention d’un Jack Russell ! Mais non ! Il n’y a pas de chien ! C’est le nom du méchant ! Premier fou rire en dégustant des frites avec Kathleen lors de notre briefing.

Bref, reprenons notre présentation Nobody – Bod – est recueilli par des morts. En quelques secondes, un couple décide de prendre le nourrisson sous leurs ailes et lui permettre de fuir une mort imminente promise par Jack (peut être pouvons-nous penser à un lien avec Jack l’éventreur ? Possible mais, mis à part le goût du meurtre et le nom, on ne peut pas plus l’associer à l’éventreur qu’à Sparrow).

Bod grandit donc au sein d’un cimetière. Accompagnés de morts qui sillonnent les allées du cimetière une fois la nuit venue. Au fil des chapitres, on fait la rencontre de personnages qui vont, qui viennent ou qui restent le temps de la lecture. Ainsi, Bod va énormément apprendre avec ses professeurs-cadavres mais aussi au côté de Silas qui n’est, finalement, ni mort ni vivant.

Bod est un personnage que j’ai apprécié malgré quelques petites choses qui m’ont fait tiquer. En effet, il vit avec des personnages qui ont tous vécus à des époques différentes et qui ont eu des vies différentes. Ainsi, il pense, parle et réfléchis comme un adulte et non comme un enfant. Si, sur certains points, le jeune Nobody se montre naïf, d’un autre côté, il n’a pas l’innocence que l’on peut lier naturellement à un enfant. Certaines de ses réflexions m’ont parues un peu trop adultes pour être crédibles.

~ Une imagination débordante ~

On dédramatise énormément l’aspect nocturne. Le deuil, la morte, la perte sont vraiment vus d’un œil bienveillant qui permet aux adolescents de ne pas avoir une lecture trop lourde ni trop triste. C’est vraiment une belle idée.

On a de sacrées belles aventures qui sont très originales et qui sortent de l’ordinaire. En effet, Neil Gaiman nous propose de faire la rencontre de personnages sympathiques comme une sorcière sans pierre tombale, mais aussi d’un événement qui suspend le temps : une danse macabre, les premiers pas de Bod dans la vie des mortels. Bref, l’auteur a une imagination incroyable qui séduit les lecteurs très rapidement.

~ Structure du roman et livre objet ~

Dans un premier temps, il faut se l’avouer, cette couverture est magnifique. Je la trouve superbe (celle de Kathleen a des tâches suspectes derrière… Une sorte de marron qui, espérons-le, est la trace d’une tasse de café renversé…). L’intérieur est tout aussi beau, vraiment, il s’agit là d’un livre objet magnifique. Il y a de très jolies illustrations qui viennent ponctuer notre découverte du monde de Nobody.

Le roman se scinde en huit gros chapitres. A chaque chapitre, un épisode de la vie de Bod avec des personnages que l’on retrouve par parcimonie dans les autres chapitres. A chaque chapitre, une leçon d’apprise pour notre jeune Bod. Le roman est bourré de leçon de morales très intéressantes qui permettent à notre personnage principal de grandir, de réfléchir et de devenir la personne qu’il souhaite.

~ Relations et personnages secondaires ~

S’il y a bien un personnage que j’ai adoré rencontré, c’est Silas. Finalement, c’est un personnage très attachant malgré les distances qu’il essaye de mettre entre le lecteur et lui mais aussi entre lui et Bod. Il est là pour l’aider, mais il est en mission, ne pas s’attacher semble être quelque chose d’important pour lui. Cependant, on voit rapidement qu’il y a un lien étroit entre les deux hommes. Il devient, rapidement et finalement, plus une figure paternelle pour Bod que le père-cadavre qui l’a recueilli pour moi.

Silas est un personnage profond qui n’hésite pas à aider, secouer et essayer de comprendre Nobody pour l’aider à s’en sortir au mieux dans la vie.

« – Et alors ? Ce n’est jamais que la mort. C’est vrai, quoi, tous mes meilleurs amis sont morts.
– Oui. (Silas hésita). Ils le sont. Et ils en ont, pour la plupart, terminé avec le monde. Pas toi Tu es en vie, Bod. Cela veut dire que tu disposes d’un potentiel infini. Tu peux tout faire, tout fabriquer, tout rêver. Si u changes le monde, le monde changera. Le potentiel. Une fois que tu es mort, c’est terminé. Fini. Tu as fait ce que tu as fait, rêvé ton rêve, écrit ton nom. Tu peux être enterré ici, tu peux même te déplacer. Mais ce potentiel n’existe plus. »

~Dans l’entre deux ~

On sent bien que Nobody est coincé entre les morts et la vie. Entre sa famille et sa volonté de vouloir changer le monde. Rapidement, Nobody est en proie au doute et doit vivre des expériences pour prendre une décision : rester ou partir. La facilité ou l’aventure. Le regret ou la prise de risques. C’est une odyssée intéressante que nous propose ici l’auteur. C’est un voyage initiatique qui pousse un petit garçon à comprendre d’où il vient et qui il est. C’est vraiment un super roman pour les adolescents.

~ L’univers de Neil Gaiman ~

Ce roman me faisait de l’œil et il m’a beaucoup plu. Il y a beaucoup d’aspects que j’ai appréciés découvrir. Notamment cette capacité à rassembler un lectorat large grâce à une plume universelle et des thématiques qui parlent à tout le monde.

Je relirai cette plume sans hésitation.

Encore merci à Kathleen ♥ (PS: la prochaine lecture, on se fera une lecture de ton âge. Je dois avoir du 14/15 ans dans mes étagères :D)

3 raisons de lire ce roman :

  • Un personnage principal très intéressant.
  • Avoir un pied dans le fantastique et un autre dans la réalité
  • Le livre, la plume et les illustrations.

4

11

Sortilèges – Denis Labbé

CVT_Sortileges_3973.jpgRésumé : Que faire lorsqu’on est une fille ordinaire et qu’on apprend qu’on est une sorcière ? À 11 ans, Lisa voit sa vie changer lorsqu’une chouette devient son professeur de magie. Le monde lui apparaît alors plus surprenant et plus inquiétant. En compagnie de ses amis, Ambre, Flora et Nathan, elle va explorer un univers nouveau et apprendre à se servir de ses pouvoirs. 8 magnifiques illustrations intérieures signées Krystal Camprubi !

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Séma éditions ainsi qu’Alicia pour l’envoi de ce roman. Ce service presse est vraiment très sympathique. En effet, j’ai fondu pour la couverture du roman.

Un univers jeunesse captivant

La crainte que j’ai toujours avec ce genre de romans dans la section « jeunesse » c’est le fait que cela colle trop à l’univers de Harry Potter. En effet, j’ai déjà lu des romans qui n’étaient qu’une pâle copie de cet univers que je chéris tant.

Denis Labbé m’a encore une fois prouvé que sa plume était magique. Il a su me transporter dans un monde que j’ai pris plaisir à découvrir.

Ce que j’ai trouvé agréable c’est le fait de contourner les obstacles : les comparaisons à Harry Potter sont faites de temps en temps. Ainsi, l’auteur souligne le fait qu’il sait que Harry Potter existe et que son monde n’est pas fait pour ressembler à ce qui a déjà été proposé. C’est très sympathique.

L’intrigue

J’ai trouvé l’histoire très plaisante. Ce premier tome sert à poser les bases d’une aventure qui semble être très sympathique à suivre. Roman jeunesse, il pourra plaire à de nombreux lecteurs qui ne seront pas forcément des jeunes lecteurs.

Là où j’aurais juste un petit bémol, c’est peut-être le « manque » d’originalité sur certainsSema-Logo-edition-WP points. La chouette, le chaudron, le médaillon ensorcelé… C’est du déjà-vu pour moi. Cela m’a un peu laissé de marbre. Cependant, si l’auteur utilise des symboles et des animaux que l’on a déjà vu, il sait aussi faire preuve de grande intelligence en réactualisant des symboles que l’on avait déjà rencontrés : l’épouvantail, la baguette magique…

Le roman reste un roman initiatique. En effet, on fait la rencontre de Lisa. Elle a 11 ans et vient de voir sa vie de petite fille normale prendre un virage de 180° en découvrant, grâce à sa chouette Alba qu’elle est une sorcière. Ainsi, elle apprend comment gérer sa nouvelle vie.

Notion importante dans ce genre de romans : les amis. Lisa en a quelque uns sur qui elle peut compter : Ambre, Flora et Nathan qui sont vraiment très sympathiques à découvrir. J’ai trouvé que Lisa avait vraiment un sacré tempérament qui permet de s’attacher à elle. Elle ne manque pas de courage, elle est loyale et ne rechigne pas devant les obstacles à franchir.

L’histoire est accompagnée d’illustrations. Je trouve que c’est un fabuleux accompagnement. Les illustrations sont magnifiques. Elle ajoute un côté merveilleux à l’histoire. Ainsi, Lisa se matérialise sous nos yeux. L’illustratrice a fait un travail remarquable qu’il faut souligner !

La plume de Denis Labbé

Je la connaissais déjà. J’ai pris un énorme plaisir à découvrir sa plume dans un autre genre que celui dans lequel je l’ai rencontré. Les mots sont justes, les descriptions sont vraiment très sympathiques et magiques. J’ai adoré la sagesse d’Alba, la loyauté de Lisa et la fraîcheur de ses amis.

Je ne peux que vous recommander de vous plonger dans cette aventure. J’ai rapidement lu ce premier tome qui semble présager de sacrées aventures pour Lisa. Je suis pressée d’avoir la suite entre les mains.

Les – :

  • Quelques symboles utilisés qui ont déjà été utilisés trop souvent à mon goût.

Les + :

  • Les personnages. J’ai adoré Lisa et Alba
  • La plume de Denis Labbé que j’ai pris plaisir à retrouver.
  • L’illustratrice et son travail incroyable.

4

10

Entre deux feux – Tome 1 : les chuchoteurs – Tiffany Schneuwly

2000_5cbf467839d3c.jpgRésumé : Eurielle mène une vie plus que confortable et a tout ce qu’il faut pour être heureuse… en apparence. Née dans une famille aisée, ses parents la laissent gérer son quotidien comme elle l’entend. L’univers d’Eurielle va cependant être complètement bouleversé par une improbable rencontre avec deux étranges personnages qu’elle seule semble voir. Qui sont-ils ? Que cherchent-ils ? En apprenant à mieux les connaître, Eurielle va découvrir qu’elle n’est pas la personne qu’elle croyait être…

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois les Editions Nouvelle Bibliothèque pour cette nouvelle découverte dans le secteur jeunesse.

Entre rêve et réalité

Ce roman est assez surprenant de prime à bord. Je vous avoue que je ne pensais pas retrouver cette thématique dans le secteur jeunesse. En effet, ici, on tombe dans un roman fantasy. En effet, on est en plein cœur d’une histoire d’ange.

On évolue dans deux mondes différents et qui semblent être aux antipodes. J’ai apprécié cela. C’est vraiment très sympathique d’avoir pu découvrir ce roman jeunesse qui soulève des thématiques intéressantes d’une manière agréable.

Eurielle

Le personnage principal est celui d’Eurielle une jeune fille assez singulière. Elevée dans la richesse d’une famille plus qu’aisée, elle se retrouve bien souvent seule. Ici, l’auteure parvient à illustrer à merveille l’adage « l’argent ne fait pas le bonheur ». Eurielle est bien souvent seule dans sa cage dorée. Eurielle rêve d’une autre vie. Eurielle est un personnage saisissant. Je ne pensais pas que j’aurais pu autant m’attacher à ce personnage. Son courage, sa force et son caractère ont eu raison de mon petit cœur.

L’intrigue

J’ai passé un moment de lecture agréable. En effet, on se retrouve dans des situationstéléchargement assez particulières. Eurielle va commencer à sentir que quelque chose ne va pas. Elle va rencontrer des êtres étranges qui vont lui faire changer la perception de ce qu’elle pense être la réalité et le monde. Des anges, des anges !!!!! J’avoue que je ne lis pas énormément de romans où l’on trouve ce genre de créatures : des vampires, des loups garous, je connais mais les anges, c’est plutôt rare. J’aime bien quand on me bouscule dans mes habitudes littéraires.

L’intrigue est assez intense, on ne s’ennuie pas du tout tant les péripéties s’enchaînent sans faille. La seule chose que je pourrais reprocher à ce roman c’est le fait que, par moments, c’est un peu trop rapide. Je n’ai pas eu le temps d’assimiler quelque chose qu’autre chose me tombe dessus. C’est vraiment le seul bémol que je pourrais trouver à ma lecture.

Je trouve que ce roman est parfait pour les plus jeunes. En effet, on a un sacré univers qui se dessine sous nos yeux. Je trouve que les décors et les personnages sont très sympathiques. J’ai apprécié le personnage d’Erwan ainsi que Nolann. Le roman avancé est onirique, on a envie d’y aller et de voir ce que l’on va y trouver.

Les thématiques traitées

Ici, j’ai trouvé que l’auteure avait vraiment fait un traitement assez intéressant des thématiques abordées. Déjà, Eurielle vit dans un contexte familial assez intense : c’est une jeune fille adoptée qui a perdu sa mère adoptive et qui se retrouve avec un père et une belle-mère qui ne partagent pas grand-chose avec elle. La vision d’Eurielle sur sa famille est intéressante. Dans notre monde actuel, il est important de montrer à l’enfant qu’une famille peut être différente d’un foyer à l’autre.

On trouve aussi les sujets comme l’amitié, l’amour, la solitude, la vie et la mort. J’ai apprécié le fait que l’auteure souligne le fait qu’il faut savoir s’accepter comme on est mais surtout savoir se dire « c’est la vie, c’est comme ça, je ne l’ai pas choisi mais je ne peux pas faire autrement ». L’auteure apprend ainsi au lecteur à avancer dans la lecture comme on peut avancer dans la vie.

C’est une très belle leçon que l’on tire de ce roman, une jolie manière de traiter de choses qui ne sont pas faciles à vivre ni à lire lorsque l’on est jeune.

La plume

Je trouve que ce premier tome est très bien formé. En effet, on sent bien que l’auteure en garde un peu sous la semelle pour la suite de son histoire, on laisse pas mal de choses en suspension mais j’ai bien envie de découvrir ce que l’auteure nous réserve. Le premier tome de la saga nous plante le décor et les psychologies des personnages. La plume est très intéressante. Je trouve qu’elle est très bien pour le genre dans lequel elle évolue : poétique, elle est aussi à la portée des jeunes. C’est très sympathique à découvrir !

Les – :

  • Une impression de rapidité par moments.

Les + :

  • Les personnages et surtout Eurielle
  • Les anges, ça faisait longtemps que je ne les avais pas rencontrés !
  • La plume de l’auteure
  • Les thématiques abordées.

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Anima – Tome 1 : les enfants – Mary Sara

5143Tzq9PxL._SY346_Résumé : Au pays de Ryatil vit Evahny, une jeune fille dont la curiosité ne connaît aucune limite. Elle ne cesse de questionner sa mère Sorhia, reine de cette contrée, sur le monde qui l’entoure mais plus encore sur la fameuse Quête de la Moitié. De jour en jour, la petite fille ressent un vide qu’elle ne peut décrire et comprend bien que sa vie risque d’être chamboulée… Elle et son frère Sajyel découvrent en réalité qu’ils font partie de l’ultime Quête de l’Anima. Une tradition qui trouve ses origines au sein du peuple des Thuatyls et qui lie chaque existence à un Anima, la moitié d’une âme, son souffle, son essence même. De son côté, la reine s’interroge sur l’imminence de la Quête, étonnamment précoce pour ses enfants. Avec l’aide de son mage de bataille Thanius, elle doit les préparer aux dangers de la Quête… Accompagnés de Lekhal, un Élu déchu, Evahny et Sajyel devront accomplir leur destin et rétablir l’équilibre d’un monde sous le joug d’une malédiction vieille de vingt ans…

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois le Prix des Auteurs Inconnus pour le travail remarquable qu’il fait mais aussi pour l’envoi de ce roman qui signe ma quatrième participation pour les sélections dans la catégorie « Young Adult ». Souvent boudée dans la littérature, cette catégorie offre son lot de surprises pour moi ! Je ne vous le cache pas : Anima était LE roman qui me faisait le plus envie dans cette sélection.

Une imagination débordante & une plume magnifique

La première chose qui m’a frappée dans cette histoire, c’est la facilité que l’auteure a à nous embarquer dans son monde monté de toutes pièces. Franchement, je suis admirative et je jalouse l’imagination de Mary Sara. De plus, ce monde est sublimé par de magnifiques descriptions. Ce monde nous donne envie de le connaitre, d’en savoir plus, d’y vivre. Les mots de l’auteure sont précis, beaux et assez poétiques.

La seule chose que j’ai à reprocher à ce premier tome ce sont les coquilles et quelques longueurs.

Une quête

J’avoue que j’en ai un peu marre en ce moment de ces histoires de quête, j’ai l’impression41067534_10156785467017376_4907767977048276992_n de ne lire que cela en ce moment. C’est pour ça que j’ai pris mon temps pour le lire, j’ai fait une pause pour ne pas faire une indigestion. Ici, l’auteure parvient à gérer à merveille cette histoire de quête. Celle que les élus doivent faire. La quête est assez sympathique en soi : les personnages partent à la recherche de leur moitié : un animal ordinaire ou légendaire. Bravo pour cette riche idée !

La quête en soi fait peur. En effet, les personnes sont mises à l’épreuve. En danger, elles doivent évoluer dans des contrées lointaines et sauvages pour trouver leurs moitiés.

J’ai apprécié l’histoire, la légende et la mythologie qui tournent autour de l’histoire. Cela tient tout au long du roman. Le lecteur est sur une sorte de nuage mythique qui se balader sur toute la trame de l’histoire.

Les personnages

Une chose est certaine c’est que l’auteure prend le temps de nous présenter ses personnages. Qu’ils soient principaux ou secondaires, on fait connaissance avec tout le monde. Ainsi, on se prend au jeu d’en aimer certains et d’en détester d’autres. J’ai trouvé que c’était un premier tome introductif assez nécessaire pour bien placer l’histoire. Les personnages sont vraiment très intéressants et sont un point fort dans ce premier tome.

On a deux personnages principaux que j’ai apprécié suivre : Evahny et Sajyel. Voilà deux personnages que j’ai beaucoup aimé. Si Evahny est une jeune fille curieuse et qui ne sait pas tenir en place, son frère Sajyel est assez calme et réfléchi. Tous les deux sont des enfants très courageux et attachants.

Les – :

  • Quelques coquilles et longueurs.

Les + :

  • Les personnages dans la totalité ! Je les ai tous trouvés captivants et très intéressants.
  • Le monde construit par l’auteure qui est à couper le souffle.
  • Les descriptions qui vendent du rêve aux lecteurs.
  • La plume de Mary Sara que je conseille chaudement.

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Le petit Nicolas fait la fête / Le petit Nicolas Cahier de dessins animés – Sempé/Goscinny & Editions animées

Résumé du cahier de dessins animés
A l’occasion des 60 ans du Petit Nicolas, Éditions Animées a créé un Cahier de Dessin Animé autour de deux histoires intemporelles du Petit Nicolas, à l’école et avec ses amis. Aux côtés des textes originaux de Goscinny, les dessins de Sempé, une fois coloriés, s’animent pour créer un film dont l’enfant est le réalisateur. Le Football : Alceste a un ballon tout neuf. Les copains se retrouvent sur le terrain vague pour un match. Qui sera capitaine, arbitre, goal ou avant-centre ? Tous courent et se battent, c’est formidable. Mais Alceste crie de tout arrêter : le ballon est resté à la maison. Le Bouillon : La maîtresse est absente, le Bouillon surveille les élèves. Le Bouillon, c’est le surveillant. On l’appelle comme ça car il dit « regardez- moi bien dans les yeux » et dans le bouillon, il y a des yeux… Mais lorsqu’il quitte la salle de classe, rien ne se passe comme prévu.
Résumé du petit Nicolas fait la fête
Pour fêter en beauté ses soixante ans, Le Petit Nicolas vous invite à son anniversaire. Pour la première fois, une sélection des aventures du Petit Nicolas sont publiées dans une édition collector. Voici les dix plus belles histoires autour d’un thème unique et joyeux, la fête. Ce recueil comprend les histoires : Les cow-boys, Marie-Edwige, Le cirque, Le repas de famille, L’anniversaire de Clotaire, L’anniversaire de papa, Maixent, le magicien, La distribution des prix, Le mariage de Martine, La fête foraine. Grand format, reliure cartonnée, et abondantes dorures inscrivent ce chef d’œuvre parmi les grands classiques de la littérature jeunesse. Peut-on rêver plus jolie surprise pour fêter le soixantième anniversaire de la création du Petit Nicolas ?

Mon avis : Je remercie Gilles Paris ainsi que les maisons d’éditions pour l’envoi de ces deux ouvrages que j’ai pris énormément de plaisir à découvrir. Etant une lectrice qui a commencé sa vie livresque avec Nicolas, Agnan, Alceste, Joachim, Maixent et tous les autres… Je ne pouvais pas ne pas les demander. Je remercie donc tout le monde pour ces précieux cadeaux que je garderai pour mes enfants futurs, c’est certain !

Un bond dans la jeunesse

Je vais essayer de traiter les deux ouvrages en parallèle. J’ai énormément apprécié la modernité que l’on a apportée aux histoires du petit Nicolas. J’ai trouvé très sympathique de pouvoir colorier les dessins, les prendre en photo et de pouvoir les animer avec l’application BlinkBook. Je trouve ça hyper intéressant : on est à la croisée des chemins entre l’ancien (il faut dire que le petit Nicolas a quand même 60 ans et qu’il n’a pas pris une seule ride) et la modernité avec le fait que l’on puisse, avec les bons outils, apprécier une animation faite soit même !

Les histoires.

Voilà ma petite déception… Je m’attendais à avoir quelques petites nouveautés. Peut-être une histoire dénichée dans un tiroir qui n’avait pas été publiée. J’ai pu relire les aventures du petit Nicolas mais je n’ai pas pu faire de découverte. Cependant, le plaisir est toujours présent. Mon père a mis son nez dans quelques pages, mon petit frère aussi. C’est vraiment deux ouvrages fait pour les plus jeunes comme les plus vieux. Certains découvrent, d’autres se remémorent mais le plaisir est là dans les deux cas. Dans les deux ouvrages, on nous a fait une sélection des histoires les plus célèbres que l’on connait.

Les livres objets

Qu’est-ce qu’ils sont beaux ! Ce sont des livres objets très sympathiques à découvrir. On ajoute à cela des illustrations que l’on connait bien mais que l’on retrouve avec plaisir (je pense que ce mot va revenir souvent dans ma chronique). Le papier est très sympathique, agréable sous les doigts. Les couvertures des deux livres sont très belles aussi. Les romans sont agréables à manipuler. Je n’ai pas osé les mettre dans mon sac de peur de les abîmer.

Vous l’aurez donc compris, chers lecteurs, le petit Nicolas est une valeur sure que l’on doit retrouver dans les bibliothèques des plus jeunes ! C’est à lire et à relire. Quel plaisir ! Beaucoup de souvenirs sont remontés à mon esprit, j’ai adoré ! Bravo pour cette belle idée. J’ai trouvé la modernité de l’animation très intelligente et intéressante.

Les – :

  • Pas de nouveautés, pourtant, cela m’aurait beaucoup plu.

Les + :

  • Les deux ouvrages sont très beaux et intelligemment construits.
  • Les illustrations et les histoires toujours aussi plaisantes !
  • De la lecture pour les plus grands et les plus petits.

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Un jardin au creux des mains – Michel Cordeboeuf et Hélène Valentin

xcover-2972.jpgRésumé : Combien de trésors, de couleurs et de saveurs se cachent dans les jardins ? Le plus petit jardin est une terre infinie d’aventures et d’imaginaire. Il suffit de pousser la grille pour se laisser inviter dans le plus merveilleux des décors d’histoires où se dissimulent parfois de bien gentils coquins.

Mon avis : « Pauline, tu vas adorer ! » Marie-Hélène, si tu savais à quel point tu avais raison. En ce jour de printemps mais surtout en ce jour destiné aux enfants, laissez-moi vous présenter le roman jeunesse illustré élaboré par Michel Cordeboeuf et Hélène Valentin. Si j’ai déjà rencontré la plume de Michel Cordeboeuf, les illustrations d’Hélène Valentin m’étaient inconnues.

Un plongeon dans l’enfance

Je suis charmée, tout simplement parce que je me suis retrouvée dans ce livre pour enfants. Mes grands-parents habitaient la campagne, j’ai passé énormément de vacances chez papi et mamie ! Les souvenirs dans le jardin, j’en ai énormément. Les souvenirs avec papi dans le potager, j’en ai à foison. Mamie et ses fleurs, une grande histoire d’amour ! Quel ouvrage, j’en ai le cœur rempli de bonheur.

On suit les aventures d’un petit garçon qui vit chez ses grands-parents au rythme des saisons. Ainsi, on voit l’évolution et les changements du jardin au fil des saisons. C’est un hymne aux souvenirs, à la campagne et à la nature !

Un jardin qui nous rappelle la magie de la vie

Grand-mère et grand-père sont deux personnages très sympathiques à découvrir. Ce sont des grands-parents formidables. J’ai apprécié le fait qu’il n’y ait pas de noms, tout le monde peut s’identifier. C’est une très belle idée. Les enfants pourront laisser aller leurs imaginations et leurs souvenirs. C’est le plus important pour moi dans cette histoire. Les enfants devraient avoir plus de romans illustrés comme celui-ci dans les mains.

Finalement, même si le jardin a une place très importante dans ce livre, il ne faut pas oublier qu’il n’est pas la chose la plus importante dans cette histoire. En effet, le plus important c’est la création des souvenirs, les bons moments passés en compagnie des grands-parents. Si tout le monde pouvait avoir les souvenirs que j’ai avec les miens, le monde se porterait bien mieux.

Le jardin est l’image de la vie qui passe : les fleurs, les insectes, les animaux, les fruits et les légumes sont les traces de ce temps qui passe, qui s’effrite… C’est très intense comme image. Ce sentiment ne nous quitte pas. Suivre le jardin au fil des saisons est une très belle idée.

Les illustrations d’Hélène Valentin

Là où c’est encore plus intense pour moi, c’est dans les illustrations… Quel travail ! Je ne suis pas fan de lire sur l’ordinateur mais ici, je l’ai fait. J’ai profité des dessins, des détails, des couleurs. Purée, j’ai adoré ! C’est vraiment excellent. Ce sont des illustrations que j’ai apprécié parce qu’elles me rappellent les livres que je lisais étant enfant. Oui, la nostalgie et les souvenirs ne m’ont pas quittée un instant durant ma lecture !

La plume de Michel Cordeboeuf

On ressent encore une fois toute la douceur et la poésie du genre « jeunesse ». Délicatement, l’auteur parvient à installer le lecteur confortablement dans sa lecture, on se retrouve sur un petit nuage. On a un mélange de prose, de poésie, de rythmes et de rimes… Bref, on est bercé par une jolie plume et une histoire pleine de sensibilité et de jolis messages.

Les – :

  • Rien, mon cœur de lectrice est comblé. Merci

Les + :

  • Les personnages : un petit fils et ses grands-parents. Un bonheur !
  • Les illustrations qui sont magnifiques. Je fonds littéralement, bravo !
  • Les messages véhiculés : l’importance des souvenirs.
  • Le jardin qui marque le temps qui passe et la vie.

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Les aventures d’Edgar Nelson de Franck Driancourt

xcover-2741.jpgRésumé : En vacances chez ses grands-parents, loin de ses amis, de sa console et de ses habitudes, Edgar va découvrir malgré lui, un monde fantastique. Un monde qui le transportera de l’autre côté de l’Atlantique, dans le Mississippi, au milieu du dix-neuvième siècle. Il y fera la connaissance de Tom Sawyer, Huckleberry Finn, Becky et… retrouvera oncle Christophe. Au cœur d’une machination diabolique, il tentera l’impossible pour arracher son oncle des griffes de la mort.

Mon avis : Je remercie chaleureusement les éditions Nouvelle Bibliothèque. Souvenez-vous, il y a quelques temps, je vous criai ma joie de faire partie des partenaires de cette maison d’édition du côté adulte mais aussi du côté jeunesse. Voici ma première expérience jeunesse pour les éditions Nouvelle Bibliothèque.

Une intrigue très bien maîtrisée.

Voilà une première lecture très sympathique ! On a une belle intrigue qui se dessine devant nous. En effet, j’ai trouvé que les notions abordées étaient sérieuses mais traitées avec un regard assez doux et une certaine innocence.

On fait la rencontre d’Edgar Nelson, un jeune garçon qui m’a énormément plu dès le départ. C’est un jeune homme qui est coincé pour ses vacances chez ses grands-parents au beau milieu de nulle part.

Ed est un jeune homme qui a la tête sur les épaules. Il a vécu des situations assez dures pour son jeune âge mais la pire reste la perte de son oncle Christophe. Il aime ses grands-parents, cela ne fait aucun doute. Cependant, depuis la mort de son oncle, c’est compliqué pour lui de revenir et de vivre dans les souvenirs de son oncle. Cet oncle qu’il aimait tant, qui le comprenait et qui répondait à ses questions. La perte est énorme pour lui mais aussi pour ses grands-parents.

Parallèlement à cette intrigue implantée dans le réel, on a aussi une partie fantastique dans cette histoire qui est assez intéressante. Ed tombe dans une histoire incroyable : celle de Tom Sawyer. Il va rapidement faire la connaissance de Tom, Huckleberry Finn et Becky et vivre une aventure délirante. Il retrouvera son oncle Christophe dans cette histoire. Pour le jeune homme, revoir son oncle est une formidable surprise. Une enquête est menée par les jeunes pour sortir Oncle Chris d’un sacré pétrin. J’ai trouvé que cela était une bonne idée pour les plus jeunes. En effet, rien de mieux pour commencer les romans policiers!

Des notions universelles qui rassemblent les lecteurs.

Petits et grands sont touchés par les notions soulevées dans ce roman. En effet, les notions de deuil, d’amour, de famille et d’espoir sont présentes. A travers le personnage d’Edgar, on voit comment l’enfant peut se sentir démuni face à des problèmes d’adulte et la manière de faire son deuil. Il voit que les choses ont changés, que son oncle lui manque, que sa mamie a mal. Je pense m’être beaucoup attaché à ce petit garçon parce que j’ai vécu la perte de ma tante et j’ai vu ma grand-mère souffrir le martyr de l’absence de sa fille. Je ne pouvais que comprendre.

La littérature classique remise au goût du jour.

J’ai apprécié retrouver la littérature classique dans un roman jeunesse. En effet, Tom Sawyer est une vieille aventure que l’auteur dépoussière avec brio ! J’ai juste eu envie de relire ce roman une fois que j’avais terminé le roman de Franck Driancourt. J’espère que les plus jeunes auront la même envie que moi.

La plume de Franck Driancourt.

En plus de découvrir un nouveau roman, j’ai découvert une nouvelle plume qui est très sympathique. L’auteur véhicule des notions intéressantes que les jeunes comme les adultes peuvent apprécier dans la lecture. La plume est abordable, elle est facile d’accès. C’est très bien. Le roman regorge d’humour.

Les – :

  • J’aurais apprécié plus de moments entre Ed et ses grands-parents.

Les + :

  • Les notions véhiculées dans le roman.
  • La plume de l’auteur.
  • Le fait de donner envie de relire des classiques de la littérature.
  • Un roman qui peut plaire aux petits comme aux grands.

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Le monde de Lucrèce – Tome 2 – Anne Goscinny & Catel

51iIrld0w1L._SX195_Résumé : Une bonne dose d’énergie, un soupçon d’impertinence et surtout beaucoup d’humour, revoilà Lucrèce ! Notre héroïne est confrontée à un exposé super important avec les Lines, ses meilleures amies, à un mariage sans mariée, aux fiançailles surprises de sa grand-mère, à un cours de claquettes et à bien d’autres mésaventures ! Elle a des parents toujours aussi compliqués, un petit frère horripilant et un cousin prénommé… Nicolas, comme le héros de ses livres préférés.

Mon avis : Je remercie les éditions Gallimard ainsi que Gilles Paris et son équipe. C’est toujours un plaisir de me replonger dans des lectures pour les plus jeunes le temps de quelques pages.

J’avais bien apprécié le premier tome des aventures de Lucrèce, quand j’ai vu que Gilles Paris proposait la lecture du deuxième tome, j’ai foncé. Il n’y avait aucune chance pour que je le laisse passer.

J’ai donc retrouvé Lucrèce avec grand plaisir ainsi que sa famille, ses amis et son univers bien à elle. On la suit dans de nombreuses aventures. On a une impression d’épisodes dans ce roman, de petites histoires et j’ai trouvé sympathique de reprendre ce format qui rappelle forcément celui des aventures du petit Nicolas. Quel bonheur pour moi de pouvoir retrouver cette famille. J’ai toujours adoré les histoires du petit Nicolas, il en est de même pour les aventures de Lucrèce.

Lucrèce est une petite fille très attachante. C’est une collégienne qui a une vie sympathique mais ce n’est pas pour autant qu’elle est de tout repos. Je trouve sympathique le fait que les interrogations qui sont posées tout au long du roman sont des interrogations que les plus jeunes d’entre nous peuvent se poser très facilement. Elle a des petits problèmes qui viennent ponctuer sa vie et ce sont des choses qui peuvent ennuyer nos enfants. C’est donc un super point : on sent qu’il y a un lien entre la réalité et le monde de Lucrèce.

Les sujets qui sont posés dans le deuxième tome sont des sujets d’actualité : le mariage pour tous par exemple mais aussi les fiançailles de personnes âgées (ce qui est encore assez controversé dans notre société), la famille recomposée et encore bien d’autres.

Si j’ai pris plaisir à retrouver Lucrèce, il en est de même pour sa famille. En effet, j’ai adoré retrouver sa grand-mère, ses parents, son frère, ses amis et ses animaux. Ce que j’ai aussi bien aimé c’est son cousin Nicolas. Quel beau clin d’œil ! J’ai tellement apprécié cela.

Ce livre est une petite douceur que l’on se met sous la dent : c’est frais, doux, plein d’humour. Tout ce que l’on apprécie en fait.

Les – :

  • Je n’en vois aucun à l’horizon mais ce n’est pas une lecture coup de cœur. J’ai passé un super moment mais c’est un roman jeunesse… Difficile pour moi d’être comblée à 100%

Les + :

  • Le retour de Lucrèce et de sa famille. J’ai apprécié retrouver les personnages du premier tome et d’en trouver de nouveaux. C’était vraiment comme si je me trouvais au milieu de la famille.
  • Les rappels du petit Nicolas avec le personnage du cousin de Lucrèce mais aussi dans le format « épisodique » des aventures de Lucrèce (ce n’est pas des épisodes à part entières mais on sent bien que les aventures qu’elle vit peuvent être lues séparément).
  • La plume de l’auteure. Je l’ai trouvé fraîche et dynamique. Le fait que l’on choisit des sujets d’actualité et que l’on pose les questions que les enfants de l’âge de Lucrèce peuvent se poser est une excellente idée ! J’ai adoré cette actualité.
  • On se sent bien dans ce roman tout doux.

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L’héritage de tous les dangers – Aline Ledoux

book-2794.jpgRésumé : Élise est une jeune adolescente de quinze ans vivant à Paris depuis toujours. Elle adore sa vie, ses amies, son quartier et ne les quitterait pour rien au monde. Mais à la mort de son grand-père, ancien archéologue, elle se voit forcée de rejoindre la demeure familiale pour vivre auprès de sa grand-mère, désormais veuve. Une fois dans la maison bourgeoise, elle se retrouve face à un étrange legs, un écrin d’argent révélant une lettre rédigée avant sa mort, la mettant au défi de poursuivre ses travaux. Aux côtés d’Édouard, son nouveau voisin, elle devra faire preuve de curiosité, de perspicacité et d’ingéniosité pour résoudre les nombreuses énigmes et protéger l’héritage d’une société secrète convoitant les recherches de l’ancien professeur.

Mon avis : Je remercie chaudement Aline Ledoux qui m’a permis de lire son roman via la plateforme simplement.pro. En effet, je vous avoue que le résumé et la couverture ont suscités mon attention très rapidement, je n’ai pas vraiment réfléchi et j’ai fait une demande de partenariat. J’ai vraiment bien fait, je ne regrette pas mon choix.

Ce roman est un beau mélange d’aventure et de fantastique. J’ai beaucoup apprécié la toile des contes et légendes qui nous dépeint l’auteure. On fait un voyage en Normandie dans l’espace mais aussi dans le temps. J’ai adoré ce côté du roman.

On fait la rencontre d’Élise, une jeune demoiselle de 15 ans. C’est le personnage principal et je vous avoue que malgré son jeune âge, je me suis beaucoup attachée à elle. Elle est courageuse et très intelligente. Elle apporte beaucoup de force au premier roman d’Aline Ledoux. Élise ne manque pas d’idées pour résoudre les énigmes. Elle montre aussi un côté têtu : j’ai adoré cela dans le sens où on voit qu’elle n’abandonne pas. Quoi qu’il arrive, elle parviendra à ses fins. C’est donc un personnage avec énormément de qualités qui me plaisent qui se dessinent sous nos yeux. Si Élise est là, Édouard n’est pas loin. En effet, ce jeune homme assez maladroit devient rapidement un ami d’Élise et ensemble, ils vont vivre de sacrées aventures. Un autre personnage viendra les aider dans leur quête.

On part sur les traces de l’héritage laissé par son grand-père, décédé d’une crise cardiaque foudroyante. Élise doit tout quitter pour aller vivre chez sa grand-mère pour ne pas qu’elle soit seule. Elle quitte la capitale, sa vie, belle et agréable, pour s’enfoncer dans la campagne. Le rêve total pour une jeune adolescente en quête de son identité autrement dit ! La relation entre Elise et son grand-père est très touchante. En effet, ils étaient très attachés l’un à l’autre. Elle vouait un véritable culte à son papi. C’est une petite fille pleine de sensibilité et de douceur que l’on rencontre ici. Cela apporte un peu de douceur à ce roman jeunesse. Le leg que lui fait son grand-père est une belle chose finalement, elle marche dans les pas de cet homme qu’elle aimera toute sa vie.

L’intrigue est assez simple mais très efficace, on part à la chasse aux trésors avec notre duo d’amis improbable mais tellement sympathique à découvrir. C’est un roman que l’on peut qualifier de « jeunesse » (je pense qu’il s’adresse aux adolescents mais aussi aux adultes, sans aucun souci !) La plume d’Aline Ledoux est additive, en effet, une fois les premiers chapitres lus, on est dans une spirale : c’est donc ainsi que l’on se retrouve avec un roman que l’on dévore (Je pense qu’Élise m’a filé sa passion pour la faim permanente même si ici, ce sont les mots et les phrases que j’ai mangés.) très rapidement. Une fois le nez dans ce roman, on ne peut pas vraiment s’en séparer.

Les – :

  • Des passages un peu trop jeunesse pour que ce soit un coup de cœur.

Les + :

  • Une plume simple et efficace à l’image de l’intrigue.
  • Un beau et bon personnage principal.
  • Une relation grand-père/petite fille qui se poursuit même après la mort de ce dernier.
  • Un leg original.
  • Un véritable page turner jeunesse.
  • Une toile de fond sur les contes et légendes normands à souligner!

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

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Coco Chanel – Isabel Sanchez Vegara & Ana Albero // Marie Curie – Isabel Sanchez Vegara & Frau Isa

Résumé : Une ravissante collection de documentaires pour découvrir les femmes qui n’étaient pas destinées à entrer dans l’Histoire mais qui ont accompli des choses extraordinaires en écoutant leur coeur et en suivant leur rêve d’enfant. Qu’elles aient été artistes, scientifiques ou bien aventurières, toutes étaient des petites filles rêveuses avant de devenir les grandes femmes courageuses et inspirantes que l’on connaît.

Découvre ici comment la petite Gabrielle est devenue la grande styliste Coco Chanel, ou comment son rêve de petite fille s’est transformé en destin exceptionnel!

Découvre ici comment la petite Marie est devenue une grande scientifique, ou comment un rêve de petite fille s’est transformé en destin unique!

Les points forts :

  • Un sujet très tendance 
    • Des documentaires courts, accessibles aux plus petits (dès 5 ans) 
    • Des textes écrits en rimes • Une collection traduite en 15 langues et qui rencontre un grand succès avec plus de 100 000 exemplaires vendus, notamment au Canada, en Angleterre, au Japon, en Italie et aux Pays-Bas 
    • Plus de 20 titres existants ou en cours de développement, dont Anne Frank, Mère Teresa, Agatha Christie, Simone de Beauvoir, Rosa Parks, Frida Kahlo… 
    • Un graphisme élégant qui plaira aussi bien aux enfants qu’aux parents.

Mon avis : Je remercie les éditions Kimane ainsi que Gilles Paris et son équipe pour l’envoi de ces deux premiers tomes qui s’adressent principalement à la jeunesse. En effet, à travers ces deux beaux livres, on suit l’histoire (un peu édulcoré mais très belle) de Marie Curie et de Coco Chanel.

Malgré le fait que ce soit deux personnes très différentes, qu’elles n’ont pas évoluées à la même époque et qu’elles sont célèbres dans des domaines bien différents (chimie, science d’un côté et couture, mode de l’autre), on parvient à leur trouver un point commun : cet entêtement à vivre leur rêve jusqu’au bout et à devenir des femmes célèbres pour leur force et leur courage       .

Elles sont souvent moquées par les hommes de leur époque qui se refusent de voir qu’elles ont du talent parce qu’elles sont des femmes. Même les adultes se moquent d’elles étant petites parce qu’elles ont des rêve plein la tête.

Ce qu’il faut retenir de ces deux petits ouvrages ce sont la qualité des illustrations simples mais très belles. J’aime beaucoup les couleurs utilisées, elles apportent beaucoup à ces ouvrages. Le message véhiculé est aussi très beau : il ne faut pas renoncer à ses rêves, y croire coute que coute, c’est ce qui permettra de ne pas se faire oublier de si tôt !

J’ai apprécié la notion d’égalité des sexes qui se dégagent plus ou moins de ces deux ouvrages. En effet, elles restent soutenues par leurs familles et amis, c’est bien. Des hommes ont crus en elles en oubliant cette fâcheuse barrière des sexes et de la soi disant faiblesse d’esprit.

Les – :

  • Ouvrages qui s’adressent aux plus jeunes, les grands, ne vous attendez pas à une mine de richesses informatives.

Les + :

  • De superbes illustrations.
  • Des beaux messages véhiculés.
  • Une belle idée de base, j’ai hâte d’avoir les prochains tomes dans les mains.
  • Une belle opportunité pour les enfants de connaitre les grandes femmes qui ont fait l’histoire.
  • Une disparité dans les genres et domaines.

Ma note : 155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie155801df381f3fd - Copie

 

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Elisabeth, princesse à Versailles – Annie Jay  (tomes 1 et 2)

téléchargementRésumé : Un peu sauvage et rebelle, la princesse Élisabeth, petite soeur du roi Louis XVI, se sent seule au château de Versailles. Heureusement, elle va devenir inséparable d’Angélique, la fille de sa nouvelle gouvernante. Ensemble, elles devront résoudre une grande énigme : retrouver La Dame à la rose, un précieux tableau qui a disparu depuis plus de trente ans. Pour mener leur enquête, elles pourront compter sur l’aide de Théo, le jeune page.

Mon avis : Je remercie chaleureusement Pauline et l’équipe d’Audiolib pour l’envoi de ce service presse.

Vous le savez (ou pas, je ne sais plus si j’en ai déjà parlé par ici) mais je suis une grande fan de tout ce qui touche à Versailles. Plus particulièrement à la période de Louis XIV que je trouve fascinant. Tout cela, c’est à cause de ma professeur de français en 4ème qui m’a fait découvrir Annie Jay via le roman Complot à Versailles que j’ai beaucoup apprécié.

Il est donc normal, lorsque j’ai vu que deux tomes d’une saga d’Annie Jay était publiée, j’ai sauté sur l’occasion et j’étais très heureuse de le retrouver dans ma Boite aux Lettres !

Ce que j’apprécié beaucoup, c’est la vulgarisation de l’histoire (qui peut être compliquée pour les plus jeunes) et la manière dont Annie Jay rend les choses intéressantes.

On fait la rencontre d’Elisabeth (on l’avait déjà rencontré dans le roman d’Anne de Broca l’année dernière sur le blog) la sœur de Louis XVI. Ici, ils sont encore jeunes. Louis XV est encore vivant même s’il est en fin de vie.

Elisabeth est une petite fille rebelle, qui ne veut ni apprendre, ni obéir. C’est une petite fille qui souffre de la solitude que lui inflige son rang de princesse. Elle se retrouve avec une gouvernante qui ne l’aime pas, qui ne l’aide pas et qui veut faire d’elle une « princesse à l’étiquette irréprochable ». Elisabeth se rebelle et refuse.

Tout change lorsqu’une « sous gouvernante » vient en aide à Elisabeth. Ainsi, à ses côtés Elisabeth apprend les mathématiques, le français mais aussi l’italien et à devenir une princesse simple, intelligente, qui a le cœur sur la main.

J’ai beaucoup apprécié l’évolution de la jeune Elisabeth qui, confronté au « vrai » monde, en dehors de Versailles, voit la misère et l’injustice du monde. C’est vraiment un côté du roman que j’ai beaucoup aimé. Elle se rend compte que des enfants ont envie d’apprendre mais qu’ils n’ont pas les moyens de le faire. Ainsi, elle se remet en question et veut aider les plus pauvres.

Dans ces deux tomes, accompagnée de ses trois amis qu’elle va se faire durant ces premiers romans, elle va essayer de percer le mystère qui permettrai à son ami palefrenier de récupérer l’argent de sa famille mais aussi de pouvoir être juste.

Je vous présente donc deux romans pleins de belles notions que les plus jeunes apprécieront mais aussi les plus vieux ! On y parle d’amitié, de famille, de réussite sociale, de travail. C’est vraiment une très belle découverte ! J’ai envie de savoir la suite. Ainsi, on suit un pan de l’histoire d’une manière colorée et pleine de vie grâce au personnage d’Elisabeth mais aussi grâce à la plume d’Annie Jay.

Je fus très heureuse de retrouver cette plume qui m’avait manqué ! J’ai une envie subite de relire Complot à Versailles et à la poursuite d’Olympe.

Les + :

  • La vulgarisation de l’histoire
  • Les personnages que j’ai beaucoup apprécié
  • De belles notions véhiculées.
  • Une petite enquête policière pour le plaisir des enfants!

Les – :

  • J’aurais aimé en avoir un peu plus à me mettre dans les oreilles. Vivement la suite !

Ma note 

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Aurielle et les super héros de la littérature – Cindy Duhamel

41Uz7CbHMQL._SX195_.jpgRésumé : Jeune collégienne auparavant brillante, Aurielle souffre désormais depuis quelques mois de n’être plus que la dernière de la classe, raillée par les autres. Un jour, la docile Aurielle se lance dans une aventure inimaginable : elle s’enfuit de l’école, et après avoir causé un accident de la route, dont elle pense être sortie indemne, n’ose plus retourner chez elle. Sa vie bascule alors dans un univers parallèle. N’avez-vous jamais rêver de rencontrer Molière, de converser avec Jean de La Fontaine au détour d’une rue ou bien d’être capable de tenir avec ces héros de la littérature des conversations cocasses ? C’est ce qui va arriver à Aurielle, qui, dans une période compliquée de sa vie où elle peine à faire le deuil de sa maman, va pouvoir côtoyer ces maîtres de la littérature, véritables adjuvants pour sa survie. Mais alors seront-ils aussi bons en littérature que guides? Seront-ils à la hauteur pour permettre à notre adolescente en perdition de retrouver le chemin de sa vie ? Dans ce récit hors-norme, vous serez amenés à espérer qu’elle ne quitte plus ce monde qui est désormais sa prison tout comme vous souhaiterez qu’elle trouve enfin la paix. Une fête de sensations et un vrai bouillon de culture seront au rendez-vous de cette lecture.

Mon avis : Je remercie Cindy pour l’envoi de son roman. Je suis très heureuse d’avoir pu faire sa connaissance. En effet, par moment, on reçoit des mails tout fait, qui sentent le copié coller à plein nez, je n’ai rien contre ça mais il est tellement plus agréable de lire un mail où l’on voit que la personne a pris le temps de nous connaitre et de lire avec intérêt ce qui fait notre univers. Cindy Duhamel fait partie de ces personnes qui prennent ce temps et je l’en remercie. Ainsi, nous avons découvert une passion commune pour la lecture mais aussi pour les Princesses Disney et ça, ça n’a pas de prix alors merci Cindy !

J’ai pu lire les aventures d’Aurielle. Une jeune demoiselle un peu perdue. Elle était très bonne élève mais ces derniers temps, elle ne parvient plus à reprendre le dessus. Elle a des soucis (que tous les jeunes peuvent avoir). La mort de sa mère l’a beaucoup affectée et la relation qu’elle entretient avec son père, par moment, est difficile. J’ai beaucoup apprécié ma lecture rien que pour la psychologie fine de ce personnage.

Dans tout ce tourbillon d’évènements, d’émotions diverses, Aurielle fait de drôles de rencontres : en effet, le roman est jalonné de rencontre avec Racine, La Fontaine, Molière et bien plus encore, chacun lui apporte une sorte de réponse à des questions qu’elle se pose. C’est beau, c’est original et j’aime beaucoup le fait que le côté classique des auteurs se mélange rapidement au côté moderne de l’œuvre et d’autres auteurs comme Agnès Martin.

J’ai beaucoup apprécié le côté ludique et surtout initiatique de ce roman. Il est fait pour les enfants, en effet, les sujets abordés comme le décrochage scolaire, les sentiments qui fusent dans tous les sens, la mort, sont des notions qui sont difficiles d’aborder dans une lecture pour les plus jeunes. Ici, on se sent bien, les sujets passent très bien et c’est excellent.

Je ne peux que vous conseiller cette lecture aux plus jeunes comme aux plus vieux. J’ai trouvé cette lecture belle et enrichissante.

Cependant, même si j’ai apprécié ma lecture, que je l’ai lu rapidement, j’ai trouvé par moment que le personnage d’Aurielle était particulier : à un moment elle utilise un vocabulaire d’adulte et par moment, elle utilise du vocabulaire d’enfant. J’ai trouvé ce côté désarçonnant. Etait-ce un moyen de nous montrer qu’Aurielle grandissait et que son costume d’enfant était trop étroit pour elle ?

Les + :

  • Une intrigue originale avev la convocation des auteurs de la littéraire (que j’aime beaucoup d’ailleurs).
  • Une plume qui est très intelligente et qui parvient à soulever des sujets très compliqués pour une lecture jeunesse.
  • Un personnage principal fort

Les – :

  • Des petites incohérences au niveau du vocabulaire qui m’ont un peu désarçonnées.

Ma note : 18/20

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Le monde de Lucrèce Tome 1 – Anne Goscinny – Catel

61uKkyy9REL._SX195_.jpgRésumé : Cette année, Lucrèce fait sa grande rentrée en 6e. Pas facile quand on a une mère archi débordée, un beau-père qui vous pique vos devoirs de maths, un demi-frère geek, un père artiste très abstrait et une grand-mère qui se prend pour une star de cinéma… Par bonheur, il y a Aline, Coline et Pauline : entre Lucrèce et les Lines, c’est amies pour la vie !

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Gilles Paris, Jules ainsi que les éditions Gallimard Junior pour l’envoi de ce service presse.

J’ai eu la chance de lire le premier tome des aventures de Lucrèce à travers « Le monde de Lucrèce » d’Anne Goscinny. J’ai passé un beau moment avec cette lecture jeunesse.

Lucrèce est une jeune fille qui vient de rentrer en 6ème. Dans ce premier tome, on suit son aventure dans ses premiers pas au collège. On a des petits chapitres dans ce roman pour relater des épisodes de sa vie, ainsi elle nous parle de Madonna sa tortue, de sa famille un peu cinglée sur les bords mais tellement adorable, des élections des délégués mais de bien d’autres sujets encore.

Lucrèce est un personnage qui apporte beaucoup de dynamisme à l’histoire. C’est une petite fille toute mignonne et assez naïve. On adore ce côté naïf qui est très mignon. Dans ses remarques, ses réflexions sur la vie quotidienne qu’elle vit, c’est vraiment un personnage beau parce qu’il est naturel.

Les autres personnages qui bercent la vie de Lucrèce et ce roman, sont les parents de Lucrèce, son petit frère, ses grands-parents mais aussi ses copines, son professeur de français et les autres membres de l’établissement.

Vous l’aurez compris, ce roman respire la jeunesse. Il est très frais, il m’a beaucoup plu. Je suis certaine que les lectrices en herbe vont l’adorer. Je suis assez pressée d’avoir dans les mains la suite de ses aventures.

Du côté de l’intrigue, c’est assez sympathique aussi, ce sont des petites histoires qui permettent de rebondir facilement lorsqu’il y a quelques longueurs. En effet, on respire facilement, les histoires sont relativement courtes et cela nous permet de vouloir en savoir plus et de découvrir un autre aspect de la vie de cette petite fille pleine de vie.

C’est un roman qui va vous mettre du baume au cœur, vraiment. Il est frais, drôle et j’ai eu l’impression de lire des histoires modernes du même genre que celle du Petit Nicolas. C’est vraiment excellent pour décompresser de la journée, entre deux grosses lectures plus sérieuses et/ou plus adultes. Franchement, c’est à lire.

Je ne peux que vous conseiller de glisser ce premier tome dans les affaires de vos enfants lors des prochaines vacances. Ils ne peuvent qu’adorer cette nouvelle saga.

La plume de l’auteure est fraiche, pleine d’humour et de bon sens, c’est assez prenant. Les répliques sont drôles sans être vulgaires pour un sou. C’est vraiment une belle découverte.

Ce que l’on peut aussi apprécier dans cette histoire c’est la modernité des notions abordées. Lucrèce fait partie d’une famille recomposée : son beau père l’accepte comme sa fille et son petit frère est en réalité son demi-frère mais cela n’a aucune importance pour eux. L’épanouissement des enfants est total et primordial pour ces parents modernes qui laissent les enfants vivre leur vie tout en les surveillant du coin de l’œil. Ce livre est bourré de ce genre de choses et c’est important pour les enfants de la nouvelle génération de lire sur ces sujets qui sont encore tabous.

Les + :

  • Un roman jeunesse moderne qui aborde des sujets importants
  • Un humour présent tout au long du roman
  • Des épisodes courts qui nous parlent beaucoup.
  • Des personnages sympathiques.

Les – :

  • Des réactions un peu trop naïves par moment pour les lecteurs plus vieux.

Ma note : 16/20

 

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Les quatre gars – Claire Renaud

téléchargement (1).jpgRésumé : Il y a mon papi, mon père, mon frère, Yves et moi, 9 ans, Louis. On vit à Noirmoutier – on récolte du sel. La mer nous éblouit. Chez nous, ça ne parle pas, ça rit un peu. Il faut dire que les femmes sont parties ; depuis, papa vite comme un ours, papi parle au fantôme de mamie et Yves est accro à la drague et à la muscu. ET MOI ? Ben moi, j’aimerai croire que cette vie, on peut faire mieux, que « presque » la vivre.

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Lucie des éditions Sarbacane pour l’envoi de ce nouveau service presse. Je redécouvre la plume de Claire Renaud que j’ai découvert avec « Où sont les filles ? » Ici, on ne peut pas ne pas faire le rapprochement avec ce premier roman qui était plutôt réservé aux filles. Ici, contrairement à « où sont les filles ? » on a une famille exclusivement composée de garçons de tout âge : avec un grand-père, un père et les deux fils.

La solitude des hommes n’est pas volontaire. Le grand-père, Pierre-Marie, souffre du décès de sa femme. Il lui parle, on voit qu’il souffre de son absence. Il refuse de côtoyer d’autres femmes. Jean-Marie est le père d’Yves, d’un naturel bourru, il s’avère être très dur par moment avec ses enfants. Il ne se remet pas du départ de sa femme et le fait, en quelque sorte, payer à ses fils. En parlant de ses fils, je vous présente Louis-Marie, le petit jeune avec qui on vit l’histoire et Yves-Marie, son grand-frère accro à la musculation pour devenir un super guerrier.

Même si l’on remarque que la famille ne fonctionne pas forcément toujours correctement, le fait que l’on trouve «Marie » dans tous les prénoms marque quand même une sorte de solidité, d’union entre les membres de la famille Dégâts.

Louis est un jeune garçon plein de ressources qui souffre de la situation familiale. En effet, il aimerai une certaine harmonie, que la joie de vivre revienne et que les rires raisonnent de nouveau dans cette maison qui a perdu son sourire. Louis n’hésite pas à forcer le destin par moment. Il veut retrouver son père comme il était avant que sa mère ne parte sans se retourner et sans revenir.

Louis est un petit garçon de neuf ans qui, par moment, doit faire face à des responsabilités d’adulte. C’est vraiment un petit garçon plein de courage qui ne recule devant rien pour pouvoir sortir sa famille de cette situation.

J’ai adoré la relation de Louis Marie avec Pierre-Marie, son papi. En effet, c’est une relation très forte, qui apporte beaucoup au roman selon moi et qui marque la force de l’amour entre un grand-père et son petit-fils qui se serrent les coudes.

L’absence pèse vraiment dans l’atmosphère du roman. C’est vraiment lourd mais la plume de l’auteure vient rafraichir tout cela ! En effet, là où l’on aurait pu avoir des moments de latence, de profond désespoir, on se retrouve avec une plume bourrée d’humour et des personnages hauts en couleur qui nous permettent d’avoir une lecture fluide et très belle.

J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce roman jeunesse qui est parvenu à me transporter le temps de quelques pages qui passent très vite.

On se rend compte du talent de l’auteur qui a une plume très vive et assez attachante. Elle va faire le bonheur de beaucoup d’enfants, j’en suis persuadée. J’apprécie aussi beaucoup le fait que le roman souligne et soulève des notions importantes dans notre société actuelle. Ainsi, on met le pied à l’étrier de beaucoup d’enfants qui ne se rendent pas forcément compte de l’importance de ces notions.

Ma note : 16/20

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Où sont les filles – Claire Renaud et Eglantine Ceulemans

téléchargement.jpgRésumé : Ondine vit avec sa sœur Marine, sa mère Océane et sa grand-mère Pélagie. Entre filles, tranquilles. Jusqu’au jour om Ondine remarque un garçon, à l’école. Beau, mystérieux, inaccessible… Comment l’aborder ? Elle est comme une poule devant un couteau ! En se couchant le soir, elle lance une petite prière à qui peut l’entendre… Le lendemain, au réveil, elle s’aperçoit qu’il n’y a plus une seule fille sur Terre !! Non, plus une seule. Sœur, mère, grand-mère, copines et maîtresses, elles ont été transformées en garçons… et ne se rendent compte de rien ! Est-ce un coup du mystérieux Misteress Smith, étrange personnage coiffé d’un haut-de-forme qui est apparu dans sa chambre tel un génie de la lampe.

Mon avis : Je remercie Lucie de la maison d’édition Sarbacane pour l’envoi de ce service presse qui m’a fait sourire. En effet, je suis repartie à l’école primaire.

J’ai trouvé l’idée de départ très bonne. En effet, Ondine vit avec sa mère, sa sœur et sa grand-mère. On exclut complètement les hommes et les garçons de sa vie personnelle. Il est donc normal de la voir patauger comme une folle lorsqu’elle remarque un garçon dans la cour de récréation. Elle est submergée par les questions et se demande comment attirer l’attention de ce garçon. A la maison, elle ne trouve pas vraiment de réponse à ses questions puisque les garçons sont quelques peu bannis de la maisonnée et des pensées des filles.

J’ai trouvé la question de la mixité importante dans ce roman et c’est peut être ce qui manque un peu. Puisque par la suite, on se rend compte quand même que l’on est dans un monde exclusivement masculin, mise à part Ondine. On se retrouve, d’un coup de baguette magique, dans un monde où il n’y a que des garçons. Ainsi Ondine est « obligée » de comprendre comment fonctionne un garçon. Elle se rend compte que les garçons ne sont pas les monstres décrits par sa sœur. Elle se rend compte que parler à un garçon, devenir amie avec lui n’est pas si difficile et insurmontable que cela. J’ai trouvé l’idée bonne.

Elle se retrouve dans la confrontation des deux mondes grâce/à cause de Misteress Smith qui apparait comme étant nu magicien. Il permet de soulever la question de la mixité, de la différence entre garçon et fille. J’ai trouvé le personnage ambivalent, multi genre ce qui est bien. Cependant, j’ai trouvé qu’il était en surface, on aurait pu un peu plus creuser ce personnage qui semblait bon, à la base mais, j’ai quand même eu un gout de trop peu.

Le personnage d’Ondine, qui est le personnage principal est assez charmant. Elle m’a beaucoup fait rire par la naïveté et sa soif de découverte du monde, de l’autre genre. Ce personnage détaillé va permettre à beaucoup de petites filles de s’y identifier.

Je dois vous avouer que c’est un roman qui soulève beaucoup de questions qui s’imposent dans la société de nos jours : on parle de mixité, d’égalité des sexes, de la possibilité d’avoir des amitiés mixtes mais aussi des différences entre les garçons et les filles. J’ai trouvé cela top !

Mis à part quelques petits « points négatifs » comme un léger manque de profondeur du personnage du magicien, j’ai passé un bon moment de lecture.

La plume de l’auteure est parfaite pour l’exercice « jeunesse ». Je suis ravie d’avoir pu découvrir son univers et sa plume avec ce roman très frais, drôle, dynamique qui plaira beaucoup aux jeunes. Je pense que le public visé reste les enfants entre 8 et 11 ans. Après, rien ne vous empêche de vous plonger dans ce court roman qui permettra de vous évader quelques heures et retrouver la naïveté enfantine.

Ma note : 16/20

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Roulez, jeunesse! #1

pexels-photo-267684.jpegRoulez, jeunesse! Voici un petit rendez-vous que je commence à mettre en place. En effet, j’ai décidé de m’intéresser à la littérature jeunesse. Alors, de temps en temps, je vous chroniquerai ce genre de livres. 🙂

41u32bLB-5L._AC_US218_Mamie, elle est trop forte ! D’Aurélie Wynant

Résumé : Ma Mamie est une super Mamie. Non, Non. Mamie ne vole pas et n’a pas de super pouvoir, mais Mamie elle est trop forte !

Mon avis : Je remercie Aurélie pour l’envoi de son album jeunesse ! Thème sur la mamie. Il me tenait particulièrement de vous parler de ce livre puisque ma mamie est trop forte ! Je me suis retrouvée dans ces mots, ces illustrations.

Il faut souligner ici le travail d’Aurélie puisqu’en plus d’écrire ce livre jeunesse, elle a aussi dessiné cette gentille petite mamie. C’est vraiment un petit moment de lecture très agréable qui nous permet de découvrir le rôle d’une mamie gâteau, câline, musicienne et bien d’autres choses encore.

Je pense que c’est important de montrer aux enfants l’importance de cette mamie qui des fois peut être un soutien incroyable. Il est souvent plus facile de parler à sa mamie qu’à ses parents sur certains points.

En bref, je vous conseille de faire découvrir cette petite merveille à vos enfants.

Ma note : 15/20

La Princesse Élodie de Zèbrazur et Augustin le chien qui faisait n’importe quoi de PierreCVT_La-Princesse-lodie-de-Zebrazur-et-Augustin-le-chi_8956.jpg Thiry

Résumé : Élodie de Zèbrazur est une princesse. Augustin est un chien. Élodie de Zèbrazur aime beaucoup Augustin. Mais Augustin fait vraiment n’importe quoi. Et lorsqu’on fait n’importe quoi, il arrive des tas d’ennuis. Que va-t-il se passer ? Tu le sauras peut-être en ouvrant ce livre. En écoutant la musique des phrases, en écoutant le bruit des vagues, en écoutant le bruit du vent et le chant des coquillages tu découvriras une infinité de choses merveilleuses et inattendues… 

Mon avis : Je remercie énormément Pierre pour sa confiance réitérée pour la troisième fois. J’ai toujours un gros plaisir à découvrir ce que Pierre nous concocte parce que … Figurez-vous que c’est l’un des premiers auteurs à m’avoir envoyé un service presse.

Ici, on le retrouve dans un tout nouveau registre… La jeunesse. C’est vraiment très rigolo de le retrouver ici. Je trouve qu’il a réussi l’exercice avec brio ! J’ai passé un très bon moment avec la Princesse Elodie et Augustin le chien qui faisait n’importe quoi.

J’ai trouvé les personnages hors du commun : on a tout ce qu’il faut pour passer un excellent moment. Tous les protagonistes sont présents pour que l’on soit posé tranquillement dans l’univers fantastique que l’on nous propose.

Le texte, l’intrigue et les illustrations sont très belles. Elles nous procurent un sacré plaisir de lecture ! Je trouve que cela pourrait intéresser les petites princesses. En revanche, il faut accompagner l’enfant dans sa lecture. Ca peut plaire aux plus jeunes lecteurs mais le texte en autonomie ne se prête pas à l’exercice avant d’avoir un bon niveau de lecture selon moi.

Les péripéties d’Augustin sont très drôles. On se rend compte que lorsqu’il est là, il nous agace mais lorsqu’il n’est pas là, il manque. Un joli message qui véhicule l’acceptation de tous avec leurs caractères.

Ma note : 17/20

téléchargementLa chouette bibliothèque de Kazuno Kohara

Résumé : Une étrange bibliothèque n’ouvre que la nuit. Elle est tenue par une petite fille aidée de trois chouettes et est ouverte à tous les animaux. Des illustrations en linogravure en trois couleurs.

Mon avis : J’ai craqué sur ce petit livre lors d’un déstockage dans une de mes librairies préférées.

J’ai beaucoup apprécié le concept des trois couleurs tout au long du livre qui retranscrivent particulièrement bien la nuit. En effet, cette bibliothèque est assez particulière parce qu’elle n’ouvre que la nuit. La gentille bibliothécaire est aidée de trois petites chouettes pour tenir la bibliothèque nocturne. J’ai apprécié le concept.

L’histoire est courte, simple et efficace. On a une sorte d’explications sur comment fonctionne une bibliothèque : les endroits pour lire en silence, pour faire des activités plus bruyantes, les emprunts … Je l’ai trouvé très stimulant.

Ce dernier s’adresse à un lectorat jeune, il est assez simple de compréhension. C’est un bon moment de lecture avec votre enfant sans aucun doute.

L’auteur parvient à nous emmener dans son petit monde très rapidement grâce à un concept innovant.

Ma note : 16/20

Prince en pince de Benoit Perroudprince

Résumé : Bon chasseur et coureur de jupons, le prince Guillaume de Malotruy en pince pour les jeunes filles jolies et minces. Mais un jour, la sorcière Scaramouche lui jette un horrible sort.
Dès lors, chaque fois qu’il épouse une belle, elle se transforme en créature atroce…

Mon avis : J’ai aussi acheté ce roman durant les soldes. J’ai trouvé les illustrations très belles et le résumé m’a beaucoup tenté. En effet, je trouve que le message sur l’acceptation de soi, du physique des autres et de comprendre que tout le monde peut être différent est quelque chose d’important à faire comprendre aux plus jeunes.

J’ai beaucoup apprécié l’intrigue. Le fait qu’une sorcière jette un sort au prince qui se retrouve avec des monstres le lendemain de ses noces de mariage était quelque chose de drôle.

Il faut savoir que ce roman jeunesse s’adresse aux plus grands lecteurs. Je ne vous conseille pas de lire cela avec un enfant qui commence à s’intéresser aux livres. Cela ne va pas fonctionner selon moi. Même si les illustrations sont comiques, elles pourraient peut-être effrayer les plus jeunes.

Je suis très contente d’avoir découvert ce roman.

Ma note : 18/20

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Simon Thorn – Tome 1 : Et le sceptre du roi Animal – Aimée Carter

Simon-Thorn-tome-1-Et-le-sceptre-du-roi-animalRésumé : Simon Thorn a le pouvoir de parler aux animaux. À douze ans, il découvre le secret de ses origines : il est un Animalgame, un être capable de se transformer en animal. Et sa première métamorphose pourrait bien décider du destin de tout un peuple, car il l’ignore mais il est l’héritier du roi des aigles et de la reine des loups… en guerre depuis toujours.

Mon avis : Je remercie les éditions Michel Lafon ainsi que Camille pour l’envoi de ce service presse que j’ai engloutie. En effet, je n’ai même pas pris le temps de le laisser quelques jours dans ma bibliothèque. Il est passé directement dans les mains et je ne l’ai pas lâché de la journée.

Je suis très heureuse d’avoir découvert cette saga et Aimée Carter que je ne connaissais pas. Vous le savez, je suis assez fan des sagas fantastiques et celle-ci m’a beaucoup plu. Je suis très heureuse d’avoir pu découvrir la saga que l’on nous propose ici.

Simon est un jeune homme très particulier. Il est rejeté à l’école puisqu’on le voit comme un looser, un petit garçon cinglé qui parle aux animaux. J’ai beaucoup apprécié ce personnage. En effet, il ne manque pas de courage, il est intelligent et parvient à vivre avec l’absence de sa mère, d’amis. Heureusement qu’il y a son ami, Rémi, une petite souris qui est vite devenue son amie. Simon a le pouvoir de parler aux animaux.

Darryl, l’oncle de Simon, est très dur avec lui. C’est le frère de son père qui est mort. Simon vit avec son oncle parce que sa mère n’est jamais là, elle voyage tout le temps et laisse peu de place à son fils dans sa vie. Darryl ne veut pas qu’il s’approche des animaux. Simon ne comprend pas pourquoi jusqu’au moment où il comprend que Darryl, lui aussi, est un animalgame : en plus de parler aux animaux, il est aussi capable de se transformer en animal.

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L’intrigue est très prenante. J’ai été plongé dans un univers incroyable où se mêle les hommes et les animaux : les guerres de territoire et de pouvoir. Même si l’intrigue est assez simple, l’auteur parvient à en faire quelque chose de très sympathique à lire. On est captivé par l’univers qu’elle nous propose.

Les personnages secondaires apportent tous quelque chose à la quête de Simon. En effet, il reçoit de l’aide mais chute aussi de manière phénoménale. La force de Simon est qu’il se relève tout le temps malgré les coups durs et la tension palpable tout au long du roman.

Ce premier tome est sous le signe de la découverte mais aussi du déchirement. Simon est toujours Entre le marteau et l’enclume. Il doit, de manière permanente, toujours faire le choix entre ce que lui dit son cœur et son esprit. C’est vraiment une très bonne idée développée d’une excellente manière.

La plume de l’auteur est excellente. Elle nous permet de nous propulser dans un univers incroyable. C’est vraiment un univers que j’ai adoré découvrir dans ce premier tome. J’ai hâte de pouvoir en découvrir d’avantage et de pouvoir retrouver ces jeunes personnages qui me confortent dans l’idée que les sagas fantastiques peuvent être abordées par tous et toutes.

C’est plein de fraîcheur, de dynamisme, d’originalité. J’ai beaucoup apprécié cette notion de dualité ainsi que de manichéisme : les notions de bien et de mal sont très présentes et très appréciables. Elles sont traitées d’une manière intelligente et cela donne beaucoup de poids au roman.

Les détails sont aussi très présents. Le roman fourmille de ces petits détails qui rendent l’univers bien plus riche et le roman plus appréciable.

Ma note : 18/20

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Cupcakes et compagnie : tome 1 – La gourmandise n’est pas du tout un vilain défaut – Lisa Papademetriou

téléchargement (2)Résumé : La vie d’Hayley est loin d’être du gâteau : ses parents ont divorcé, sa mère a perdu son travail et elle est coincée dans la même chambre que sa petite sœur Chloé depuis qu’elles habitent dans l’appartement de leur grand-mère. Quand rien ne va plus, Hayley a une recette infaillible : dégainer sucre, farine et spatule, pour confectionner de délicieux cupcakes. Car la pâtisserie rend toujours la vie d’Hayley plus douce ! Mais quand sa meilleure amie, Artie et elle commencent à s’éloigner, Hayley comprend qu’il va lui falloir un peu plus que du sucre et quelques épices pour sauver leur amitié.

Mon avis : J’ai choisi ce roman chez France Loisirs parce que j’ai trouvé la couverture très agréable à l’œil et j’aime beaucoup les romans qui mêlent histoire et cuisine. Je trouve que c’est un sujet assez sympathique quand il est bien traité et que cela donne de bonnes idées pour prendre des petits kilos… !

J’ai fait la connaissance du personnage d’Hayley que j’ai tout de suite apprécié. C’est une jeune fille qui n’a pas peur des autres, elle n’a pas froid aux yeux.

C’est une adolescence qui a plein de problèmes personnels : en premier lieu, le divorce de ses parents qui a fait beaucoup de dégâts. Sa maman est au plus bas, sa sœur a un ami imaginaire, c’est une petite fille pleine de vie qui se fait rapidement cataloguer à l’école comme étant une petite fille particulière, dérangée même. Cela fait beaucoup de mal à Hayley qui voit sa sœur comme un ange.

J’ai beaucoup apprécié la relation d’Hayley avec sa grand-mère. Il y a un sens de la famille incroyable qui se dégage de cette famille. Elles sont toutes solidaires et se serrent les coudes pour s’en sortir. J’ai trouvé cela très beau, j’ai trouvé que cette notion familiale est mise en avant d’une manière intelligente. Les relations qu’Hayley entretient avec son père et sa nouvelle compagne sont beaucoup plus compliquées, en effet, c’est vraiment un couple père/fille qui est fissuré par le choix de ce père qui a laissé sa famille pour partir vivre sa vie.

L’apport de la cuisine et plus particulièrement des cupcakes dans le roman est quelque chose de très bien ! En effet, l’auteure parvient à amener ce sujet de manière très délicate. Quand Hayley ne parvient plus à comprendre ni à faire de choix, elle cuisine. Ainsi, cela lui permet de se poser, de prendre du temps pour elle. Elle cuisine pour le salon de thé pour sa grand-mère. J’ai encore beaucoup apprécié ce petit clin d’œil à la famille et aux liens importants que ses membres tissent tout au long du roman.

On comprend très rapidement que c’est une lecture destinée aux jeunes mais cela peut facilement se laisser lire par les lecteurs plus adultes.

Les problèmes d’adolescents font surface : les amoureux, l’amitié, les garçons. On tourne surtout autour de ces sujets. Artie, sa meilleure amie avec qui elle vit tout depuis toujours montre des signes de délaissement et d’éloignement : ce qui est la faute d’une relation avec un garçon. Ainsi Hayley découvre d’autres personnes à qui elle n’avait pas forcément fait attention avant. J’ai trouvé ceci intelligent de la part de l’auteur. Quand une très bonne amie s’éloigne, on se retrouve seule et on pense que c’est la fin du monde parce que l’on a tout centralisé sur cette amitié. Ainsi, on se retrouve seule et on découvre, on découvre d’autres gens et on comprend que l’on respire quand même. C’est bien de le souligne.

La plume de l’auteure était sympathique. Ce fut une lecture agréable et j’ai vraiment adoré découvrir les aventures d’Hayley, j’espère pouvoir rapidement lire la suite une fois que France Loisirs aura décidé de la sortir !

Ma note : 15/20

16

Trois contes de Noël axonais – Yannick A.R Fradin

Trois-contes-de-Noel-axonais.jpgRésumé : Plongez dans l’ambiance de Noël aux côtés du Père Noël, du renne P’tit Gaudry et du lutin Amargein avec trois contes pour faire rêver petits et grands. Dans « Le Père Noël de la Cité du Vase » (Soissons), vous partagerez la nuit du 24 décembre avec Samuel, 12 ans. Puis avec « P’tit Gaudry, le renne de la Montagne Couronnée », vous suivrez la rencontre entre Sarah et un renne ailé dont l’on trouve encore les traces à Laon de nos jours. Enfin, « Le dernier lutin de Coucy-le-Château » vous proposera la convalescence poétique d’un lutin du calendrier de l’avent, secouru par un jeune enfant de Coucy.

Mon avis : Je remercie Yannicl A.R. Fradin pour l’envoi de ce Service Presse que j’ai bien apprécié.

En effet, durant cette période, je ne résiste jamais à des contes de Noël pour jeunes ou adultes. Ici, cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de contes pour la jeunesse ! C’était un bon petit moment passé en compagnie de ces trois contes. Je pense que ce sont des contes qui seront apprécié par les plus petits mais aussi par les plus grands.

Seule chose que je trouve dommage dans la lecture de ces trois contes c’est qu’il n’y en a pas assez. En effet, à la fin de ma lecture, j’avais un goût de trop peu dans la bouche. J’étais captivée par les mots de l’auteur et j’en voulais encore. Je pense qu’un ou deux contes en plus auraient été appréciables.

On fait la rencontre de multiples personnages au sein de ces trois contes : on lit les histoires suivantes : « Le père Noël de la cité du Vase », « P’tit Gaudry, le renne de la Montagne Couronnée » ainsi que « Le dernier Lutin de Coucy-le-Château ».

J’ai beaucoup apprécié le fait que la lecture et le niveau de langage soient appropriés aux lecteurs les plus jeunes. C’est quelque chose de sympathique : on peut les lire seuls ou en famille. C’est vraiment une attention particulière qu’il faut souligner selon moi.

Ce que j’ai aussi apprécié dans la lecture de ces trois contes c’est que l’on apporte une touche d’histoire à ces contes. En effet, l’auteur nous explique, avant la lecture de chaque conte, qu’il s’est inspiré d’un endroit, d’un passage historique de sa région. C’est vraiment très sympathique à lire. Cela ajoute une touche de régional que l’on ne peut pas négliger. J’ai trouvé que cela apportait encore un peu plus de magie à cette période de l’année.

Les trois histoires sont très sympathiques malgré le fait que j’ai plus apprécié celle de Gaudry pour sa morale.

Les trois contes de Yannick AR Fradin soulignent de belles morales et mettent en exergue de belles valeurs comme l’amour, l’amitié, la solidarité. J’ai trouvé que c’était important de le remarquer surtout en cette période de l’année qui n’est pas facile si l’on est seul, sans logement ou avec d’autres problèmes. C’est un message porteur d’espoir, de bonheur et cela fait du bien de lire des textes innocents !

Pour toutes ces raisons, je pense que ces contes tiendront une place importante dans les bibliothèques de vos enfants, il ne faut pas hésiter à y mettre son nez. C’est vraiment agréable. De plus, la plume de l’auteur est très intéressante et pleine de douceur. Les mots employés sont justes et poétiques. Les idées véhiculées sont, elles aussi, très belles et importantes. A lire, donc !

La seule chose que j’aurais apprécié avoir dans ces textes, ce sont des illustrations qui sont, à mon goût, indissociables de la littérature jeunesse.

Ma note : 15/20

12

Le grand magasin fluo – Stéphane Gisbert

téléchargement (2)Résumé : Mathieu et ses amis assistent à l’ouverture d’un gigantesque magasin rose fluo, qui semble être sorti de terre tel un champignon. Le magasin annonce des promotions incroyables pour les chanceux qui gagneront le « jeton d’argent ». Parallèlement, des disparitions inexpliquées sont signalées dans la ville. Les enfants commencent à mener leur enquête.

Mon avis : Je remercie chaleureusement les éditions Sarbacane pour l’envoi de ce service presse. J’ai passé un très bon moment avec Mathieu et ses amis. C’était vraiment un roman jeunesse que j’ai apprécié pour ses nombreuses qualités.

On fait la rencontre de Mathieu, un petit gars qui se fait harceler par des camarades plus grands, plus forts, plus idiots aussi. Tous les jours, ils l’ennuient, le rackette mais cela ne l’empêche pas de vivre. Heureusement qu’il a ses amis pour l’aider à supporter les plus grands. On fait donc la rencontre d’Angelo, un garçon costaud au cerveau hyper développé, Peter, un garçon qui a peur de tout mais qui ferai tout pour ses amis et aussi Nat qui mâche toujours son chewing-gum et qui fait du karaté. C’est une belle bande d’amis qui nous prouve à plusieurs reprises la solidité de l’amitié et leur courage.

On rentre dans une intrigue assez originale et drôle : en effet, un nouveau magasin se construit en ville. Il organise un concours pour permettre à des gens de faire leur plein de courses gratuitement. Seuls les quatre amis se rendent compte que les gagnants de ce concours disparaissent.

Un garçon qui ennuyait Mathieu disparait, c’est ce qui lui met la puce à l’oreille.

Les enfants prennent vite la décision de comprendre ce qui se passe et ne reculent devant rien pour comprendre, savoir et sauver les gens.

Voici un petit roman très sympathique. En effet, il y a de nombreuses péripéties qui logo-editions-Sarbacanem’ont beaucoup plu. Les personnages sont ultra détaillés ce qui nous permet de passer un très bon moment en compagnie de sa petite troupe. Je suis vraiment heureuse de pouvoir parler de ce livre jeunesse : il est rare que je m’amuse autant avec un roman pour enfants dans les mains. C’est vraiment très sympathique à lire et je suis certaine que certains et certaines d’entre vous peuvent vraiment se retrouver dans cette petite histoire très sympathique.

En tout cas moi, j’ai replongé dans les romans que j’adorais dans ma jeunesse. Cela m’a beaucoup fait penser aux « J’aime lire » en bien plus travaillé, en beaucoup plus détaillé. C’était vraiment excellent.

La plume de l’auteur est géniale. C’est un auteur que je ne connaissais pas mais je suis heureuse d’avoir rencontrée cette plume qui m’a beaucoup plu ! En effet, j’ai rapidement été transporté dans ce magasin où tout pour arriver.

J’ai beaucoup apprécié les valeurs et les notions que l’auteur injecte dans son roman. En effet, on parle de racket comme je l’ai dit précédemment mais aussi de l’absence des parents qui parfois mettent vraiment les enfants dans des situations difficiles, délicates. Le manque d’un parent qui travaille trop est terrible. La notion d’amitié et celle de courage sont très présentes dans ce roman aussi, j’ai trouvé que c’était vraiment un roman qui véhiculait de belles images et que ce n’est pas juste un roman pour rigoler. Ce n’est pas que cela, on y trouve un savant mélange qui nous permet de tenir jusqu’au bout sans s’ennuyer.

Ma note : 17/20

22

Les lettres volées – Silene Edgar

51zGXC8kwbL._SX195_Résumé : À l’époque des Précieuses en 1661, Mlle de Sévigné, fille de Madame et âgée de 16 ans, fait son entrée à la Cour. Françoise y vit nombre d’aventures – sans toutefois en parler à sa mère… notamment pour ce qui concerne l’enquête qu’elle mène afin de retrouver un papier compromettant qui prouverait l’existence d’une liaison entre sa mère et Fouquet. Serait-il le père secret de Mlle de Sévigné ?

Mon avis : Lorsque je suis allée à la médiathèque, secteur jeunesse, j’ai trouvé ce roman. J’étais heureuse, j’en ai tellement entendu parler que je n’ai pas pu faire autrement que de tenter l’expérience. J’ai aussi pris le roman 14-14 mais malheureusement, je n’ai pas trouvé le temps de le lire. Ayant plus de préférence et d’aisance avec le 17ème siècle, je me suis lancée dans cette aventure.

Pour ceux qui me suivent depuis un petit bout de temps, vous savez certainement que j’ai un faible pour cette période de l’histoire qui, je trouve, fait vraiment ressortir toute la grâce et l’excellence de notre cher pays avec le richissime château de Versailles et l’élégant et prodigieux roi qui l’accompagne : Louis XIV. En effet, je sais qu’il y a aussi une partie de la population en réelle souffrance mais j’ai toujours apprécié la manière dont cette période de l’histoire est traitée.

Ici, c’est un œil neuf, pour les plus jeunes qui s’adonne à la tâche de nous faire traverser les siècles pour rencontrer la jeune Mademoiselle de Sévigné.

J’ai dévoré ce roman. Je vous avoue que je me suis prise au jeu de la découverte, de l’enquête et de l’intrigue familiale qui sont décrites et racontées tout au long de cette histoire.

J’ai apprécié faire la connaissance de Mademoiselle de Sévigné. En effet, elle est jeune, pimpante et ne prend vraiment pas les gens de haut vu son statut. Au contraire, elle est férue de toutes les aventures que la vie lui offre. Elle a des amis paysans mais aussi servantes. Ils s’amusent à se déguiser, à prendre la place de l’autre.

Françoise fait son entrée à la Cour sous les yeux de sa mère, sévère et juste selon elle. J’ai trouvé l’intrigue assez rondement mené. On ne s’ennuie pas même si l’on devine quelque peu comment l’histoire va se terminer.

Françoise est sur la piste de son père. Elle part à la recherche d’un papier, d’une lettre compromettante mettant en scène une soit disant relation entre Fouquet et Madame de Sévigné. Le couple mère/fille De Sévigné est connu pour leurs lettres. Les échanges sont vraiment divertissants et plaisants à lire. J’ai donc trouvé cela très intéressant de mettre en avant une lettre compromettante.

Le personnage de Françoise est assez intéressant : elle n’a pas froid aux yeux, elle ne se laisse pas faire. Ce qui met, par moment, sa mère dans tous ses états. Elle se fait souvent punir pour ses affronts mais n’en sort pas moins déterminée à ne pas se laisser faire dans la vie. Elle est courageuse et à l’esprit de famille. Elle ne se laisse pas abattre par la peur et les mensonges qui séjournent à la Cour. Elle veut retrouver ce papier qui sauvera l’honneur de sa mère. C’est vraiment agréable d’avoir un jeune personnage qui dégage autant de belles valeurs !

La plume de l’auteure se prête très bien à ce roman. Elle est jeune, pleine de dynamisme et nous permet de passer un excellent moment en compagnie de tous ces personnages. Le seul bémol que je trouverai à ce roman c’est les stéréotypes que l’on peut trouver sur la Cour de Versailles mais franchement, je suis tatillonne : il se lit très facilement.

Je vous le conseille si vous voulez une belle histoire, courte et rapide. Pour les plus jeunes, il vous permettra d’appréhender le 17ème siècle d’une manière amusante et faisant la rencontre de ces personnages qui ont participés à la fondation de la France.

Ma note : 16/20

 

16

Colorado Train – Thibault Vermot

téléchargementLa poussière rouge. Les sombres Rocheuses. L’Amérique profonde, tout juste sortie de la Deuxième Guerre mondiale. C’est dans ce monde-là que grandissent Michael et ses copains : le gros Donnie, les inséparables Durham et George, Suzy la sauvage. Ensemble, ils partagent les jeux de l’enfance, les rêves, l’aventure des longs étés brûlants… Jusqu’au jour où un gosse de la ville disparaît. Avant d’être retrouvé, quelques jours plus tard… à moitié dévoré. Aussitôt, la bande décide d’enquêter. Mais dans l’ombre, le tueur – la chose? – les regarde s’agiter. Et bientôt, les prend en chasse…

Mon avis : Je remercie les éditions Sarbacane pour ce service presse que j’ai bien aimé. En effet, j’ai trouvé le résumé assez tentant. La littérature jeunesse parvient souvent à me transporter surtout lorsqu’il s’agit d’une intrigue pareille : en effet, je trouve vraiment sympathique d’avoir une bande de jeunes qui mènent une enquête sans forcément se soucier des dangers qui les entourent.

Dans un premier temps, je remercie les Editions Sarbacane pour leur patience. En effet, j’ai préféré prendre du temps pour écrire ma chronique parce que je voulais vraiment laisser mon euphorie retomber. J’ai eu du mal à mettre des mots sur ce que j’ai pensé.

Ici, la chose la plus importante pour nos personnages principaux c’est l’amitié. C’est une notion qui va nous être répété tout au long de ce roman. C’est une notion que j’aime beaucoup parce que je pars du principe que les amis sont la famille que l’on choisit. Parfois c’est douloureux mais quand on grandit et qu’on vit des choses incroyables ensemble, cela crée des liens.

Avoir des enfants en personnages principaux est une bonne chose dans le sens où ce sont des personnages qui ne cachent pas ce qu’ils ressentent. Il y a de la naïveté, des craintes et des joies. On sent qu’il n’y a pas de faux semblants et c’est vraiment agréable.

On fait un bon en arrière, en effet, l’univers que l’auteur nous propose est assez captivant. Ce n’est pas un univers que l’on voit très souvent dans la littérature jeunesse mais c’est très intéressant et super sympathique. En effet, cela change et le changement est très appréciable !

Bon, il faut quand même préciser que ce roman ne s’adresse pas vraiment aux pluslogo-editions-Sarbacane jeunes parce qu’on y parle quand même de meurtres d’enfant et aussi de cannibalisme, il faut le souligner.

Cependant, je trouve que l’auteur a beaucoup de talent dans le sens où j’ai trouvé que le sujet est très bien amené et que l’intrigue est rondement travaillée. Je me suis vraiment perdue dans cet univers que j’ai beaucoup apprécié ! De plus, la plume et la fluidité du style de l’auteur apportent beaucoup à l’histoire. De cette manière, on est propulsé dans un univers incroyable qui nous tient en haleine jusqu’au bout du roman.

J’ai aussi pu remarquer que les éditions nous proposent un roman plus important en termes de pages que les autres.

Pour les plus vieux d’entre nous, l’intrigue correspond quelque peu à l’intrigue des Goonies… Allez ! Ne vous cachez pas, je sais que vous êtes de nombreux fans.

Pour clore cette chronique, je peux vous dire que l’on est dans un univers carrément génial ! Ici, l’auteur s’impose comme étant dans le sillon des plus grands écrivains policier/horreur. Je pense notamment à Stephen King ou même Camilla Lackberg. Ce que nous propose Thibault Vermot ici est digne d’intérêt et nous permet de passer un excellent moment en compagnie de ce roman.

Avec La Fourmi Rouge, Sarbacane signe ici deux petites pépites bien différentes les unes des autres mais toutes aussi savoureuses l’une que l’autre.

Ma note : Un bon 20/20 (si j’aurais pu mettre plus, je l’aurais fait !)

20

Percy Jackson – Tome 3 : Le sort du Titan – Rick Riordan

téléchargementRésumé : Les monstres sont toujours décidés à tuer les demi-dieux. Percy et ses amis Annabeth, Grover et Thalia se retrouvent face à un horrible manticore. Ils n’ont la vie sauve que grâce à l’intervention de la déesse Artémis et de ses Chasseresses. Mais, lorsque Annabeth puis Artémis disparaissent, une nouvelle quête semée d’embûches s’annonce : Percy devra plus que jamais se méfier des manipulations et des pièges de Cronos, le Seigneur des Titans.

Mon avis : J’avais envie d’une petite lecture personnelle. J’avais besoin d’un peu de fraîcheur et d’un roman que j’étais certaine d’apprécier. Mon choix s’est porté sur le troisième tome de Percy Jackson écrit par Rick Riordan. J’avais passé d’excellents moments avec les deux premiers tomes. J’ai foncé pour lire ce troisième donc.

Petite différence avec les deux premiers, le troisième tome n’a pas d’adaptation cinématographique. Je partais donc à l’inconnu, ce qui a rendu ma lecture encore plus enrichissante. J’ai beaucoup aimé !

On retrouve notre trio : Annabeth, Grover et Percy ainsi que Thalia, fille de Zeus, redevenue humaine grâce à la Toison d’or (Si cela vous intéresse, c’est dans le deuxième tome de la saga).

J’ai beaucoup apprécié retrouver de nouveaux grands Dieux : Ici, c’est plutôt Artémis et son frère Apollon ainsi qu’Aphrodite que l’on voit le plus dans ce roman. Bien qu’on les retrouve tous à un moment, on retrouve ces dieux plus particulièrement tout au long du roman.

On fait aussi la rencontre des chasseresses d’Artémis, un groupe de jeunes femmes qui ont prêté allégeance à Artémis renonçant ainsi à leurs vies sexuelles, à leur mortalité ainsi qu’à la vieillesse.

Annabeth et Artémis disparaissent. Percy, Grover, Thalia et des chasseresses partent à la recherche de leurs amis. C’est assez captivant comme aventure. On traverse une nouvelle fois des mythes antiques qui nous font vraiment passer un excellent moment !

On retrouve Pan. Ca m’a vraiment fait plaisir pour Grover. Il a enfin une piste tangible pour retrouver Pan. J’ai trouvé ça vraiment cool ! En plus, Grover est un personnage que j’affectionne beaucoup.

La disparition d’Annabeth se fait sentir. Percy se sent seul et j’ai bien l’impression qu’il y a de l’amour dans l’air. C’est vraiment assez plaisant de voir leur relation évoluer ainsi. J’ai aussi trouvé très touchant le fait que Grover tienne son rôle de meilleur ami avec cette force et ce courage. En effet, Percy peut toujours compter sur son ami et c’est une très belle relation.

Bien que les deux premiers tomes ont un côté très jeunesse, j’ai trouvé que ce troisième tome était beaucoup plus pour adolescent voir jeunes adultes. En effet, j’ai trouvé la plume plus sérieuse, l’intrigue aussi. On laisse plus de place à la tension et à l’inquiétude. On sent que le pire va arriver.

Chronos et Luc sont toujours présents de plus ou moins loin. C’est assez frustrant. On sait que ça va tomber mais quand ? La lecture prend une tournure très intéressante je trouve. Les adolescents grandissent, cela se voit, se sent, se lit !

La plume de l’auteur est toujours aussi agréable. En effet, on ne se lasse pas des aventures de Percy Jackson. C’est vraiment une bonne saga qui me pousse à acheter les autres sagas du même auteur. C’est assez exaltant.

Une chose est certaine, je suis ravie de mettre plongée de nouveau dans cet univers qui est excellent ! J’ai hâte de pouvoir lire la suite. C’est vraiment excellent ! On mêle le monde moderne au monde antique avec brio !

Ce roman est lu dans le cadre du challenge ABC 2017 !

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Ma note : 17/20

 

16

Le phénomène Philomène – Emmanuelle Cosso et Nathanaël Ferdinand

4103603236Résumé : Anatole et l’école, c’est une longue suite de rendez-vous manqués. Il faut dire qu’avec sa dégaine d’ado balourd et sa tignasse de cheveux qui lui tombent devant les yeux, il n’a pas l’étoffe d’un héros. Du moins, à première vue. Car en regardant mieux, on pourrait s’apercevoir qu’il a un sourire craquant… et aussi un don : celui de voir les fantômes. Le fantôme de Philomène, une jeune fille morte en 1870, dans l’accident de la filature qui se tenait à la place du collège. Repérer un fantôme, c’est déjà pas banal. Mais quand ce fantôme vous apprend qu un grave danger menace la vie de tous les élèves et que vous seul pouvez les sauver, ce rendez-vous-là, pas question de le rater !

Mon avis : Je remercie les éditions Sarbacane et principalement Audrey pour l’envoi de ce service presse. Le Phénomène Philomène m’a attiré par l’originalité du résumé ainsi que les illustrations. De plus, j’aime découvrir les romans pour les plus jeunes.

On rencontre Anatole à travers les yeux de son amie qui craque littéralement pour lui. Juliette aime Anatole malgré le fait qu’il soit un peu balourd. En effet, il est à part des garçons de son âge. Il est rêveur et doux. Avec ses cheveux qui partent dans tous les sens, il a un côté charmeur malgré lui. C’est un personnage que j’ai beaucoup apprécié par sa différence et son originalité.

Anatole est un petit garçon spécial, si spécial qu’il voit les fantômes. Il voit le fantôme delogo-editions-Sarbacane Philomène : une jeune fille décédée dans les années 1870. Rapidement, ils deviennent amis. J’ai beaucoup aimé cette relation amicale si particulière. Lorsque Juliette décide, à son tour, de croire en la présence de Philomène, on assiste à un beau trio amical !

L’histoire est assez originale. J’ai beaucoup aimé suivre les aventures d’Anatole. Il va tout faire pour sauver son école et aider Philomène à accéder à son but ultime. C’est une belle notion d’amitié que l’on retrouve ici : le sacrifice pour aider l’autre, j’ai trouvé cela très intéressant surtout dans un roman qui est destiné aux enfants.

Un point aussi que j’ai beaucoup aimé c’est que Philomène est une petite fille décédée lors d’un accident à la fin des années 1800, dans une usine française. Période de l’industrie française et de son essor, j’ai beaucoup aimé le fait que l’on parle de cette période pour mieux comprendre Philomène et le personnage qu’elle est. C’est aussi assez intéressant pour les plus jeunes de faire un pas dans l’histoire de cette manière.

La plume de l’auteure est très accessible pour les plus jeunes. C’est assez sympathique à lire. J’ai aussi apprécié les illustrations qui sont nombreuses et très sympathiques ! Elles sont belles et apportent un certain dynamisme à la lecture. Elle l’a rend aussi beaucoup plus agréable.

Je trouve donc que l’auteure et l’illustrateur ont fait un travail remarquable. C’est vraiment un roman jeunesse qui va plaire à beaucoup d’enfants. Je pense aux petits bouts de Diablotine qui vont adorer. C’est vraiment génial.

L’intrigue est rondement menée, les personnages sont très aboutis et l’aventure est aussi très sympathique à lire et à suivre. Les notions d’amitié, de sacrifice sont très abouties elles aussi. C’est un roman que les plus jeunes vont adorer !

Ma note : 15/20

16

Amour, vengeance et Tentes Quéchua d’Estelle Billon Spagnol

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Résumé : Deuxième samedi du mois de juillet. Depuis toujours, ce jour précis, Tara et ses parents – le morne postier et l’Italienne agitée – prennent le départ des vacances. Direction « le Momo s », camping tenu par la vieille Momo et son fils Jacky. Là-bas, Tara respire, retrouve la rivière et son copain de toujours : Adam. Adam devenu, cet été… ce beau mec qui la remue totalement ! À peine le temps de savourer que débarque Éva, belle et brûlante comme le soleil, et vite surnommée « La Frite » par Tara. Ils étaient deux, ils se retrouvent trois. Les mauvais coups vont tomber, pour Tara comme pour Adam et La Frite, mais aussi pour ce qui n’existe plus : l’insouciance d’avant.

Mon avis : Je remercie les éditions Sarbacane pour l’envoi de ce service presse qui s’est avéré être très rafraîchissant !

Ce que j’ai déjà apprécié dans ce roman c’est le titre assez prometteur : en effet « Amour, vengeance et tentes Quéchua » me plaisait beaucoup. Synonyme pour moi d’été, de copines, de copains de vacances qui sont devenus beaux. Les hormones en vrac et surtout : plage, vacances et soleil. J’ai foncé parce que la période estivale arrive à grands pas !

On fait la rencontre de Tara, le personnage principal du roman. Jeune fille fraîche, intelligente et pleine d’humour, j’ai adoré passer ces trois semaines de vacances à ses côtés ! Une chose est certaine, j’ai beaucoup aimé découvrir le camping dans lequel elle vit ses vacances.

Je ne sais pas si vous avez vu le film Camping mais c’est vraiment une histoire qui se logo-editions-Sarbacanepasse un peu de la même manière : tout le monde se connait à force de côtoyer le camping de Momo. Tout le monde se connait, ils sont tous contents de se retrouver et de partager, une nouvelle fois, ce bout d’été ensemble. C’est une famille estivale au grand cœur, c’est assez sympathique à lire.

L’univers de Tara se compose surtout d’Adam : son ami de toujours. Elle l’a rencontré au camping et tous les ans ils se retrouvent autour des soirées, des parties de ping pong et des sorties à la mer. Cette année, c’est différent. Tara a grandi, Adam est devenu très mignon. Les hormones en vrac la pousse à se poser des questions sur ses sentiments pour Adam.

On assiste à un réel combat pour comprendre ce qu’il se passe dans sa tête et entre eux. Tara ne veut pas perdre son ami mais ne peut pas non plus ne rien faire quand Eva, une jeune campeuse arrive et fait chavirer les cœurs.

Tara voit rouge et passe un été à essayer de sauver son honneur, son amitié avec Adam.

Au-delà de cette amourette entre les deux amis de toujours, il y a toutes les péripéties qui sont liés à la vie en camping. Entre campeurs mais aussi au sein de la famille de Tara. Tara est dans l’âge où elle veut s’émanciper, devenir plus grande, limite adulte. Ca commence par avoir sa propre tente. C’est SA maison de vacances.

Voici donc une lecture fraîche qui est un merveilleux rappel des vacances qui ne vont pas tarder à arriver ! La plume de l’auteure est pleine d’humour, fraîche et très sympathique à lire. On nous propose de découvrir un univers d’adolescent qui sont en pleine effervescence.

Les jeunes vont adorer ! Les vieux vont se souvenir de leurs années camping ! =)

Ma note : 15/20

17

Marquise – Joanne Richoux

51YjJsjlxsL._SX195_Résumé : Un excentrique milliardaire, qui se fait appeler Le Marquis, a fondé une société secrète : les Voluptueuses. La rumeur prétend qu’il a fait construire une réplique du château de Versailles, quelque part sur une île privée au large de l’Écosse, et qu’une centaine de privilégiés y mènent une vie de rêve. Charlotte et Billy sont prêts à tout pour quitter leur sordide village natal même à tenter l’impossible. Ils ont de la chance, cette année : le Marquis organise un casting sauvage pour intégrer de nouveaux membres aux Voluptueuses. Huit jeunes artistes, dont eux, rejoindront finalement l’île paradisiaque où s’ébat la communauté. Mais la vie de château leur réserve bien des surprises… 

Mon avis : Je remercie chaleureusement les éditions sarbacane pour ce service presse que j’ai beaucoup aimé.

Je vous avoue que ma lecture n’a pas été de tout repos mais j’en sors heureuse ! J’ai eu un beach_gate_weheartitpeu de mal avec quelques longueurs au début mais une fois l’intrigue mise en place, c’est du petit bonheur ! J’ai vraiment adoré et je ne regrette pas d’avoir poussé un peu plus loin ma lecture et d’avoir mis de côté mes difficultés pour rentrer dans les premiers chapitres parce que la suite est détonante !

On rencontre Charlotte – que l’on appelle Charlie- et Billy. Ce sont deux amis d’enfance qui ne se séparent jamais. Quand Billy rejoint Charlotte pour lui proposer de passer les auditions pour entrer dans la société des Voluptueuses elle n’en croit pas ses oreilles. Dans quel plan son meilleur ami va-t-il t’emmener ? C’était exaltant.

Charlie ne laisse jamais Billy seul, l’adage « C’est nous contre le reste du monde » revient assez souvent dans le roman. J’ai vraiment apprécié cette notion d’amitié qui est mise à rude épreuve durant le roman.

Les Voluptueuses est une société dirigé par Le Marquis qui reste un personnage très mystérieux voire un peu dangereux à certains moments. C’est un mini Versailles où les valeurs du 17ème siècle sont mélangées à la modernité du 21ème siècle. Cela donne du « bas-rock » (jeu de mot avec « baroque »). Pour ceux qui ne le savent pas le baroque est une notion qui est contraire au classicisme : on révolutionne les lignes continues et le classique pour laisser place aux courbes, au faste : on ne se cache pas, ce que l’on veut c’est de l’extravagance ! C’est vraiment ce que l’on retrouve dans ce roman : du chic et du choc. J’ai vraiment adoré cette atmosphère électrique.

logo-editions-SarbacaneCharlotte est vraiment un personnage étonnant : elle est drôle, intelligente et ne se laisse pas marcher dessus. Billy, lui, est touchant et un peu plus réservé qu’elle mais ils forment un beau duo d’amis.

L’intrigue en elle-même est géniale. J’ai cru devenir folle tout le long du roman mais la fin du roman est… WAW. Je ne m’attendais vraiment pas à ça ! J’étais comme une andouille devant les dernières pages de mon livre.

Pour résumer : Je vous conseille de lire ce roman si vous aimez les aventures, le dynamisme et les fins tout à fait surprenantes. Des personnages hauts en couleur qui amènent beaucoup de rythme à l’histoire, il faut foncer. C’est vraiment une superbe histoire malgré un démarrage un peu difficile (mais en soi, rien de grave vu que la suite est réellement à la hauteur de ce que j’en attendais). On revisite un Versailles qui ferait certainement bien rire Louis XIV ou… Peut être le faire retourner dans sa tombe… Au choix !

La plume de l’auteure est très entraînante et honnêtement, je lirai un nouveau roman de Joanne Richoux les yeux fermés ! J’ai adoré ! On frôle le coup de cœur !

Ma note : 19/20

24

Les animaux fantastiques – Collectif

product_9782075076340_244x0Je tenais dans un premier temps à remercier chaudement Gilles Paris (et ses gentils stagiaires) ainsi que les éditions Gallimard pour ce superbe envoi !!! J’étais émerveillée et aux anges de recevoir des goodies et de superbes livres sur les animaux fantastiques et Harry Potter ! J’ai passé un très agréable moment ainsi que mon chéri qui s’est amusé à construire le Niffleur et le Démonzémerveille.

Premier livre : Les animaux fantastiques : un film magique de Mickael Kogge

Résumé : Un livre pour revivre toute la magie des « Animaux fantastiques ». De l’arrivée de Norbert Dragonneau dans la ville de New York aux bureaux de Macusa, cet ouvrage regorge de photos inédites et d’informations passionnantes sur l’identité des personnages, les créatures fabuleuses et l’univers du célèbre magizoologiste !

Mon avis : Dans ce petit livre, on trouve beaucoup de photos du film ce qui nous permet de nous (re)plonger facilement dans l’univers des Animaux Fantastiques. Tous les sujets y sont abordés : les personnages, les lieux, les sorts mais aussi les animaux et même les baguettes magiques. C’est un bon guide pour ce que ne connaissent pas l’univers et c’est aussi un bon résumé pour ceux qui veulent se rappeler l’univers dans lequel évolue Norbert Dragonneau. On trouve aussi des explications historiques : on mêle l’irréel au réel pour que ce dernier soit plus véridique ! J’ai beaucoup aimé l’idée.

Deuxième livre : Le carnet magique de Norbert Dragonneauproduct_9782075076319_195x320

Résumé : Une plongée interactive unique au cœur du film «Les Animaux fantastiques», pour retrouver le Monde des Sorciers de J.K. Rowling.

Explorez la valise de Norbert, devenez expert en créatures et parcourez les rues du New York des années 1920! Ce carnet de bord est truffé de souvenirs et de surprises en fac-similé et en trois dimensions, à détacher et à déplier. Examinez la classification des créatures, étudiez les cartes du MACUSA ou feuilletez un magazine de sorciers : revivez l’aventure du célèbre magizoologiste !

Mon avis : Celui-ci est un peu plus complet même s’il regroupe les mêmes informations que le premier. En effet, il y a plus de détails, d’informations. Il regorge de petites anecdotes assez sympathiques. Les détails y sont nombreux et c’est très intéressant pour ceux qui veulent en connaître d’avantage sur le monde des animaux fantastiques. Le carnet est une idée originale : il donne l’impression de lire les pensées de Norbert. On peut aussi y visiter la fameuse valise de Norbert. J’ai trouvé que c’était une belle idée pour intéresser les plus jeunes !

9782075076289fsTroisième livre : Le Niffleur de Ramin Zahed

Résumé : Féru d’objets brillants, le malicieux Niffleur entraîne Norbert dans une aventure palpitante. Conception des créatures, création des décors, techniques de tournage… ce livre révèle toutes les étapes qui ont donné vie aux animaux et personnages du film ! Accompagné d’instructions de montage simples et d’idées de décoration, le kit permet de construire une splendide maquette du Niffleur, l’adorable créature de Norbert Dragonneau.

Mon avis : Ici, on s’intéresse à un petit livre très sympathique qui se focalise sur les animaux fantastiques. C’est très appréciable. J’en connaissais quelques-uns via Harry Potter mais c’est intéressant d’en savoir un peu plus sur ces bêtes fantastiques. On retrouve aussi des passages d’interview que les acteurs ont pu donner au sujet de ces petites et grandes créatures. On a un œil un peu plus « scientifique » sur les créatures. C’est assez drôle de voir avec quel sérieux le livre est monté. Cela rend les animaux fantastiques bien plus réelles. De plus, on retrouve ici un Niffleur à monter soi-même.

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Quatrième livre : Le démonzémerveille de Jody Revensonproduct_9782075076296_244x0

Résumé : Le Démonzémerveille est l’un des animaux les plus mystérieux de Norbert Dragonneau. Conception des créatures, création des décors, techniques de tournage… ce livre dévoile comment le cinéma a donné vie à la valise magique du célèbre magizoologiste.

Mon avis : On retrouve ici le même principe que pour le Niffleur. D’autres créatures magiques sont mises en avant. On a plus d’informations sur les coulisses mais aussi sur les décors du film. Les acteurs et les différents réalisateurs nous parlent de leurs manières d’appréhender leurs jeux face aux créatures mais aussi la manière dont on a tourné les films avec elles et comment elles ont été inventées.

le-monde-des-sorciers-de-j-k-rowling-volume-1-la-magie-du-cinema-9782075076302_0Cinquième livre : Le Monde des sorciers de J.K. Rowling : La magie au cinéma : Volume 1 de Jody Revenson.

Résumé : Un magnifique ouvrage pour revivre toute la magie des films « Harry Potter » et « Les Animaux fantastiques ». Aux côtés de Harry Potter et du magizoologiste Norbert Dragonneau, découvrez dans ce livre captivant les secrets des réalisateurs des « Animaux fantastiques » et revivez les grands moments de la saga « Harry Potter ». Cet ouvrage extraordinaire, qui regorge d’images somptueuses et de révélations sur les acteurs et les décors des films, offre également de nombreuses surprises à ouvrir, à manipuler et à déployer, en fac-similé et en trois dimensions !Enfilez un masque de Mangemort, feuilletez un exemplaire authentique du Chicaneur, faites tourner le Cadran magique du niveau de risque d’exposition aux Non-Maj’ du MACUSA, ouvrez la valise enchantée de Norbert Dragonneau… Plongez dans le Monde des Sorciers de J. K. Rowling et laissez-vous porter par la magie du cinéma !

Mon avis : C’est un très beau livre objet ! Il retrace les personnages d’Harry Potter et des Animaux Fantastiques ! On y trouve aussi les lieux célèbres des deux univers. Il est interactif : on y trouve beaucoup de petites fenêtres à ouvrir, à déplier. On a même deux masques de mange-morts à la fin du livre. On y trouve des anecdotes sur les tournages, décors et avis des acteurs.

Je remercie encore une fois Gilles Paris et les éditions Gallimard pour ce sublime partenariat ! J’ai beaucoup apprécié mes découvertes ! Je me suis replongée avec délices dans ces univers. On trouve des livres plus ou moins fournis et complets. Il y en a pour tous les âges : on n’est jamais trop vieux pour rêver !

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Ma note : 18/20

 

24

L’architective – Mel Andoryss

1606-architective_orgRésumé : Armand sera en retard pour son premier jour de lycée. Il aurait préféré ne pas se faire remarquer mais, en tant qu’architective, il doit honorer ses obligations. En effet, une enquête urgente lui a été assignée. Il lui faut se rendre dans un hôtel particulier où, grâce à son pouvoir, il accédera à l’âme du bâtiment pour percer un lourd secret de famille. La routine pour Armand… sauf que rien ne se déroule comme prévu. Des inconnus ont découvert son secret et le traquent. Comme si cela ne suffisait pas d’avoir de dangereux individus à ses trousses, le jeune homme rencontre une nouvelle camarade de classe qui lui retourne le cerveau. Et ce n’est pas seulement parce qu’elle est jolie…

Mon avis : J’ai craqué pour ce roman à la médiathèque. L’originalité du titre a eu raison de moi, en effet, j’ai beaucoup aimé ce titre qui est plein de mystères, de sous-entendu … Petite curieuse que je suis, il ne m’en a pas fallu beaucoup plus pour me faire céder. De plus, je trouve que la couverture est magnifique ! En plus, j’ai trouvé que cette histoire était parfaite pour cette période de l’année.

On a beaucoup de personnages mais trois principaux :

  • Armand Wendelski est le personnage principal de ce roman. C’est un lycéen, il est intelligent, solitaire. Il a une mère avocate très autoritaire et un père complètement absent puisqu’il travaille à Washington. Armand a un pouvoir, c’est un architective : il arrive à se plonger dans le cœur des maisons à une époque précise pour en percer ses mystères.
  • Malaurie est une très belle rouquine. Elle a elle aussi de mystérieux pouvoirs : c’est une psychée : elle arrive à voir l’avenir. Elle est un oracle en d’autres termes. Elle est piquante et très intelligente. Elle ne manque pas d’humour et de courage. Sa mère a le même don qu’elle mais elle n’est plus apte à vivre seule : la folie s’est emparée de son esprit.
  • Cédric est le meilleur ami d’Armand. Il n’a pas de pouvoirs comme les deux autres mais c’est un ami intelligent, qui se montre très loyal et il a un grand cœur. Il est le seul au courant des pouvoirs d’Armand. C’est un garçon mignon, charmeur et charmant.

On a ici une histoire qui nous propulse dans un univers incroyable. Je suis complètement sous le charme. La confrérie est aux trousses d’Armand. Ils veulent son pouvoir pour trouver les reliques sacrées.

On vit une véritable course poursuite entre les trois amis et la confrérie mais aussi une course poursuite contre le temps pour être les premiers à mettre la main sur ces fameuses reliques sacrées.

Avec les prédictions de Malaurie, celles de sa mère et l’aigle vu dans sa plongée dans la maison des Beaucaire, Armand ne sait plus vraiment où donner de la tête.

J’ai trouvé le personnage d’Armand très bon. En effet, je l’ai trouvé assez émouvant. Il fait preuve de maturité ce qui laisse présager de bonnes choses pour les futurs tomes. Lui qui voudrait avoir une vie tranquille, il n’a pas vraiment le droit de faire ce qu’il veut. Sa mère est une source de souffrance intense pour lui. C’est malheureux… J’ai vraiment eu mal au cœur pour lui parce que tout ce qu’il voudrait c’est avoir un peu d’attention de sa part, qu’elle soit fière de lui. Mais tout ce qu’il récolte c’est de l’indifférence à l’état pur ainsi qu’une belle dose d’autorité. Il y a un gros manque de reconnaissance et d’amour qui se traduit tout au long du texte.

J’ai aussi trouvé touchant le début de la relation entre Armand et Malaurie : on ne sait pas très bien où cela va les mener mais on a l’envie de le savoir. Cela reste touchant, doux et timide. La relation qui m’a beaucoup plu aussi est celle entre Armand et Cédric qui m’a paru vraie, sincère et pure. Ce sont vraiment les meilleurs amis que l’on peut trouver.

L’histoire est très prenante et plaisant. Elle est intéressante et palpitante. C’est une histoire prenante que j’ai dévorée. J’ai hâte de pouvoir lire la suite qui j’espère sera à la hauteur de mes espérances et de ce premier tome.

Tous les personnages sont utiles à l’histoire et à son avancée. De plus, le côté historique du roman apporte beaucoup. Ce livre peut plaire aux plus jeunes comme aux plus vieux.

La plume de l’auteure apporte beaucoup, en effet, j’ai trouvé la plume fluide, agréable et elle apporte beaucoup à ce premier tome. Elle est prenante et montre un sacré talent de la part de l’auteure.

Vivement la suite !

Ma note : 18/20

18

Fairest of all : A tale of the Wicked Quinn – Serena Valentino

fairest_of_allRésumé : La méchante reine n’a pas toujours été mauvaise. Après la mort de la mère de Blanche-Neige, elle épouse le roi et devient souveraine. Entre l’amour de son époux et la petite fille qu’elle affectionne comme sa propre enfant, elle s’épanouit pleinement, jusqu’au jour où le roi meurt à la guerre. Elle est seule, à la merci d’un miroir maudit lui rappelant sans cesse une enfance détestable…

Mon avis : Je vous avoue que j’ai craqué pour la couverture. Je la trouve magnifique. En plus, lorsque l’on enlève la couverture du roman, la méchante sorcière nous lance un beau sourire d’édenté qui fait bien peur. En cette période, ma lecture était parfaitement choisie donc. Couverture sombre et tentatrice, à l’image de la Reine.

Etant une très grande et vieille fan des Disney c’est avec grand plaisir que je me suis plongée en immersion de l’autre côté du miroir pour comprendre et savoir comment la méchante reine a pu en arriver là.

Ce fut déjà une belle façon de me replonger dans une langue que j’adore : l’anglais. En effet, j’ai décidé de lire cette saga en anglais. D’autres tomes sont déjà parus (sur Ursula de la Petite Sirène et sur la Bête de la Belle et la Bête) et je ne pouvais pas patienter leur parution en français. Sachez quand même que ce premier tome est disponible en français sous le nom de  « Miroir, miroir ».

J’ai passé un très bon moment. J’en ai presque oublié que je lisais l’histoire de la méchante Reine tant elle a pu aimer, protéger Blanche Neige des horreurs de ce monde.

On découvre son histoire, son passé. Une mère aimante décédée à sa naissance. Un père cruel, méchant qui la rabaisse plus bas que terre. Elle vit dans la crainte des coups de son père qui passe plus de temps avec ses miroirs qu’avec elle tant elle le dégoûte.

Son histoire change lorsque le Roi l’épouse et fait d’elle une reine aimée du peuple, de sa belle-fille et de son époux. Elle n’est que gentillesse et tendresse.

Je l’ai trouvé très touchante. Ce qui rend la transformation et sa descente aux enfers fairest-of-all-23encore plus repoussante et répugnante. Le fait de lire son histoire l’a beaucoup humanisé à mes yeux.

J’ai trouvé Blanche-Neige aussi douce et ayant un cœur pur. Elle ne comprend pas et n’arrive pas à en vouloir à sa « Momma ». On rencontre aussi les trois sœurs très étranges. Elles sont effrayantes et complètement folles. J’ai bien aimé leur présence qui apporte beaucoup. Vérona est aussi un personnage important dans l’entourage de la reine. Elle est belle, pure, intelligente et loyale à l’image de Blanche Neige.

J’ai trouvé les relations très bien ficelées. Que ce soit entre la Reine et son marie, le roi et Blanche, Vérona et la reine, le miroir et la reine ou encore Blanche et Vérona. Tout a un sens et à plus d’une fois j’ai poussé des « AHHHHH ! Mais oui ! Mais bien sur ! » J’ai trouvé l’intrigue rondement menée et des petits détails très bien trouvés comme le fait que le père de la reine travaillait les miroirs pour gagner sa vie.

L’auteure vend du rêve made in Disney mais sans forcément nous prendre pour des enfants ce qui rend ce roman très intéressant pour les plus âgés d’entre nous qui aiment encore cet univers fantastique. J’ai hâte de me lancer dans les deux autres romans qui devraient bientôt arriver chez moi.

Serena Valentino a su humaniser un monstre et rendre ma lecture très agréable.

Ma note : 16/20

12

Le bois dormait – Rebecca Dautremer

9782848659060fsRésumé : Deux personnages, dont l’un semble un prince, s’engagent sur un chemin. Ils bavardent, remarquent un papillon, une grenouille, un lièvre, un éléphant… un cavalier – tous endormis. Pénétrant dans les faubourgs d’une ville, ils découvrent cette fois un enfant sur une balançoire, tout un orchestre et plus loin un balayeur, deux boxeurs, un roi et une reine – guère plus éveillés.

Nul doute, nous sommes dans l’univers étrange de La Belle au bois dormant, sans les codes visuels habituels. Inutile de raconter le conte, tout le monde connaît. C’est plutôt l’occasion ici de jouer avec le lecteur (et le prince du début). Tu crois qu’ils sont morts ? Allons, tu en avais entendu parler ! 100 ans, à ce qu’on dit ? Mais qu’attendent-ils pour se réveiller ? Il n’y en a pas un qui ait envie que ça change… ? Et donc, un baiser d’amour suffirait à secouer ce monde-là ? Tu y crois, toi ?

Mon avis : Je remercie les éditions Sarbacane et surtout Théophile pour sa gentillesse. Grâce à eux, j’ai pu me confronter  à un genre que je ne connaissais pas et c’est toujours très sympathique d’essayer de nouvelles choses !

Ici, je me suis attelée aux contes pour enfants. J’ai eu la chance de pouvoir lire et surtout regarder le livre de Rebecca Dautremer.

J’ai été très surprise en lisant et surtout en regardant cet ouvrage. En effet, le plaisir visuel passe avant la lecture ici. On rentre dans un univers que l’on connait bien pour la plupart d’entre nous puisqu’il s’agit de l’univers du conte de La Belle au bois dormant sauf qu’il est complètement revisité, urbanisé et rajeuni.

Dans un premier temps, les illustrations sont à couper le souffle. Elles sont magnifiques : Les dessins sont pleins de couleurs, de poésie, de beauté. Ils sont merveilleux et véhiculent des messages magnifiques. Rien qu’en les regardant, on est déjà sur un petit nuage : ils nous emmènent dans un univers bien particulier. L’auteure parvient à nous faire rêver.

J’aime aussi les deux personnages qui eux ne sont pas endormis et qui s’interrogent sur beach_gate_weheartittous ces gens qui dorment. Pourquoi dorment-ils ? Est-ce qu’ils sont sous un puissant charme qui les fait dormir ou le font-ils exprès ? En ont-ils marre de leur vie ? Sont-ils juste fatigués et ont-ils peut de se réveiller ? Tant de questions qui trouvent des réponses de manière assez drôles. Deux personnages qui se baladent dans les pages ajoutent un peu d’énergie et de dynamisme dans ce livre plein de sommeil. On trouve un duo rigolo : un vieil homme et un plus jeune qui semble être un prince charmant. Ils sont complémentaires. L’un pose des questions et l’autre essaye d’y répondre. Je les ai trouvés touchant dans leurs incertitudes et leurs questionnements tout au long de l’ouvrage. Au gré de leurs rencontres, ils se questionnent.

Toutes ces questions sont posées au fil des pages. Ici les illustrations travaillent en étroite collaboration avec les mots.

logo-editions-SarbacaneJe pense que les enfants seront au paradis avec cet ouvrage. Il vend du rêve à ses lecteurs sans aucun doute et mettra les plus petits d’entre nous en joie et ramène les plus vieux au pays des contes.

J’ai trouvé le concept très intéressant et mignon. J’aime beaucoup les réécritures de contes en général : celle-ci est particulière puisqu’il s’agit comme vous l’avez compris d’un roman illustré pour enfants.

C’est une belle découverte ! Les enfants seront tout aussi satisfaits que moi, voire beaucoup plus ! Il est très poétique et merveilleux. Je vous conseille de l’ajouter aux étagères de vos enfants pour Noël.

Ma note : 15/20

11

Wonderpark T1 : Libertad – Fabrice Colin

CVT_Wonderpark-1--Libertad_4946.jpgRésumé : À l’école, Jenn et son frère, Mervin, ont fait la connaissance d’une fille au nom étrange : Orage. Son père est le concepteur de WonderPark, un parc d’attractions mystérieux et désaffecté. Quand leur nouvelle amie leur propose de visiter l’endroit, Jenn et Mervin sont ravis. Mais à peine sont-ils entrés dans le parc que Zoey, leur petite sœur, disparaît. Les enfants découvrent alors que WonderPark est le portail de mondes magiques et pourtant bien réels. Sans hésiter, Jenn, Mervin et Orage s’engouffrent dans Libertad, le monde des pirates, où la traîtrise est un art et le courage une nécessité

Mon avis : C’est un petit livre jeunesse pour ce mois d’Octobre que j’ai lu. Je l’ai trouvé à la médiathèque, comme j’avais lu plusieurs chroniques qui laissaient entendre que ce premier tome était sympathique, je me suis jetée dessus au premier regard.

On fait la rencontre de Jenn, Mervin et Zoey. Trois frères et soeurs qui sont très proches. Jenn et Mervin sont plus vieux et plus proches même s’il y a un amour inconsidéré pour Zoey de la part de ses aînés,  elle est encore trop jeune. C’est une relation assez amusante : deux frères et soeurs qui s’entendent comme s’ils étaient les meilleurs amis du monde sans se disputer, ça relève du miracle. Je suis certaine que les mères qui lisent ce blog seraient tellement heureuses d’avoir des enfants ainsi! J’ai trouvé les frères et soeurs touchants. Ils prennent soin l’un de l’autre peut-être au détriment des amitiés qu’il pourrait y avoir en dehors de leur petite bulle fraternelle.

WonderPark est un parc d’attraction à l’abandon. Il suscite bien des interrogations dans les villes environnantes surtout chez les plus jeunes. En effet, les adultes ont appris à vieillir avec ce parc.. Mais les enfants sont eux, curieux de savoir ce que renferme ces portes. Même si les parents interdisent d’aller s’aventurer dans cet endroit,  cela n’empêche pas les enfants de rêver à toutes les aventures qu’ils ratent. N’ayant jamais été ouvert, on se demande quelles merveilles renferment ce parc.

A l’école, Jenn et Mervin rencontrent Orage, une jeune fille bien mystérieuse. Orage est atypique: dans s dégaine, dans son look. Elle est très originale, mystérieuse, drôle et très intelligente. Elle habite dans ce parc avec son oncle. Son père était le propriétaire du parc qui a disparu. Une amitié naît entre les trois jeunes gens.

Grâce à Orage, Wonderpak s’ouvre à eux. Même s’ils ont du braver l’interdiction de leurs parents et emmener Zoey avec eux, Jenn et Mervin sont aux anges. Libertad est le monde des pirates. Il y a six mondes en tout. Pendant la visite de ce monde, Zoey se fait kidnapper.

Le fil conducteur est lancé : Orage, Jenn et Mervin partent à la recherche de Zoey dans ce monde plein de dangers et d’incertitudes. Ne connaissant rien de ce monde, ils savent qu’ils ne sont pas prêts mais ils partent quand même dans cette aventure au péril de leurs vies pour retrouver Zoey et le père d’Orage.

On fait des rencontres en tout genre et quêtes à foison… Les plus jeunes d’entre-nous seront ravis avec ce roman plein d’aventures.

Pour ma part, j’ai passé un moment agréable avec ces jeunes. J’ai beaucoup aimé les illustrations et j’ai bien envie de lire la suite.

La plume de l’auteur est agréable et très abordable. Je pense que c’est une lecture qui pourrait plaire à beaucoup de jeunes lecteurs.

Ma note : 14/20

14

Les belles vies – Benoit Minville

cvt_les-belles-vies_5033Résumé : Turbulents, pas vraiment délinquants, ils cumulent les bêtises plus ou moins graves, les rires et les bleus. Vasco est en CFA BTP, Djib passe en première S. Leur dernière rixe est pourtant celle de trop… Afin de leur mettre du plomb dans la tête, leurs parents décident d’employer les grands moyens : ils envoient les deux ados dans la Nièvre, le temps d’un été chez un ami du père de Vasco, entrepreneur local qui propose ses services comme famille d’accueil pour la DDASS. C’est dans cette campagne éloignée de tout, France profonde dont on parle peu, qu’ils vont rencontrer et se confronter à une autre forme de jeunesse : celle des enfants élevés par celle que tous surnomment « Tata », une femme qui accueille des enfants placés et donne sa vie aux autres.

Mon avis : Je remercie les éditions Sarbacane pour ce partenariat qui fut une belle surprise.

J’avais déjà eu l’occasion de lire un roman de cet auteur « Je suis sa fille » qui m’avait laissé une impression sympathique.

Djib et Vasco sont des amis enfin frères de coeur. Depuis toujours, ils sont inséparables et vivent tout ensemble. Ils partagent tout et je pense que le terme « meilleurs amis » n’est pas assez fort pour décrire leur relation, c’est au dela de ça, ça l’a toujours été. Toujours là l’un pour l’autre, ils n’ont pas peur de se mettre dans des situations périlleuses pour sauver l’autre. Leurs bêtises vont les emmener jusqu’à Passy dans une grande maison tenue par les Favre dit « Tonton » et « Tata » qui ne font qu’une chose : donner leurs vies pour sauver celles des enfants en perdition.

Dans cette maison, ils rencontrent des enfants pour qui la vie n’a pas fait de cadeaux entre abandons, violences parentales et autres, les enfants vivent tous avec de sacrées histoires qui nous scotchent sur place.

Djib est un garçon sérieux, calme et travailleur. La première chose qui m’a beaucoupbeach_gate_weheartit étonnée c’est qu’il a la valeur des choses, un respect immense pour sa mère. C’est devenu l’homme de la maison une fois son père parti. Il aide sa mère autant qu’il le peut. Il veut la rendre fière et poursuivre ses études en général en section Scientifique. J’ai beaucoup aimé les valeurs qui prône ce personnage. Vasco lui est beaucoup plus impulsif. Il est téméraire et n’a peur de rien: ce n’est pas forcément quelque chose de bien, il est toujours dans des situations risquées et il se fout complètement de l’école. Ces deux personnages sont des opposés qui s’attirent. Ils ne pourraient pas faire l’un sans l’autre.

On rencontre aussi Dylan et Jessica qui sont frère et soeur. Ayant une mère jugée « irresponsable » ces deux là ont atterri chez Tonton et Tata. Dylan travaille dans une boucherie et Jessica est toujours à l’école. La réputation de femme facile de leur mère est difficile à porter pour eux: Dylan est très violent et impulsif. Il en veut à la terre entière. Jessica est une fille qui a une mauvaise image d’elle qui se compare beaucoup trop à sa mère. Elle est mignonne et plait aux garçons.

Chloé est une lycéenne en Première Littéraire : elle est studieuse. Même si elle parait froide aux premiers abords c’est une jeune fille pleine de vie. Elle est résidente permanente chez les Favre.

Ce sont les personnages principaux du roman. Se mêlent à eux des enfants, plus petits qui sont aussi des petits bouts à qui on voudrait faire des câlins. J’ai lu des mots durs qu’aucun enfant ne devrait subir.

Ce roman est avant tout une leçon de vie pour ces deux jeunes mais aussi pour le lecteur. Il y a toujours plus malheureux que soi, à force de se regarder le nombril, les jeunes ont oubliés qu’ils ont de la chance d’avoir un toit sur la tête et une famille aimante.

logo-editions-SarbacaneJ’ai beaucoup aimé cette lecture. La manière dont les jeunes s’apprivoisent plus ou moins vite. L’été passé chez les Favre marque un tournant dans leurs vies : ils ont grandi, se sont responsabilisés auprès des plus jeunes et ont enfin envie d’arrêter les bêtises et d’avancer correctement dans la vie. Ils ont aussi vécus les premiers amours, les premières amitiés et prises de conscience.

Tonton et Tata sont deux personnes au coeur énorme. J’ai aimé l’union entre les enfants mais aussi le lien particulier entre eux et Tonton et Tata. J’ai pu lire et imaginer de beaux tableaux avec tous ces personnages.

Avec des sujets d’actualité très bien traités, l’auteur nous emmène passer avec les jeunes un été très sympathique. J’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur qui plaira à bon nombre de lecteurs : jeunes et un peu plus vieux.

Ma note : 17/20

18

La fille de Belle – Sophie Ardouin Mamikonian

cvt_tara-duncan-tome-0-la-fille-de-belle_7993Résumé : 450 ans avant la naissance de Tara Duncan, c’est le XVIe siècle sur Terre et le siècle de la Licorne sur AutreMonde, dans le royaume de Lancovit… Née du mariage de Belle et de la Bête, Isabelle a hérité de la malédiction de son père, le roi Damien de Lancovit. La jeune fille peut à sa guise se transformer en une bête puissante et féroce, couverte de fourrure et dotée de crocs et de griffes. Hélas ! le peuple, qui voit d’un mauvais oeil le retour d’une bête au pouvoir, la rejette. Et ses parents, diplomates, pourraient lui préférer Mérié, son petit frère, pour leur succéder. Dans l’ombre de Lancovit, pourtant, se prépare un complot diabolique qui pourrait plonger le royaume dans le chaos. Un complot qu’Isabelle, princesse et bête, pourrait bien être seule capable d’éviter…

Mon avis : J’ai passé un bon moment en compagnie de ce roman bien qu’étant quelque peu déçue.

Lorsque j’ai vu que l’on retrouvait les personnages de mon conte préféré la Belle et la Bête, je me suis fait beaucoup d’idées au sujet de cette oeuvre et j’ai vite déchanté. J’ai quand même passé un relativement bon moment.

On rencontre ISabelle, la fille de Belle et de Damien (la Bête). Une jeune fille particulière puisqu’elle a la capacité de se transformer en Bête quand bon lui semble. Même si elle apprécie la dualité de son tempérament, ce n’est pas du goût de ses parents tout le temps inquiets pour elle et qui ne la trouve pas « normale » et c’est aussi de cette manière que le peuple voit Isabelle. J’ai bien aimé ce personnage, elle est belle, intelligente, téméraire et même si elle est impulsive, elle revient toujours à la raison. C’est très appréciable. J’ai aussi aimé la relation qu’elle entretient avec ses parents basée sur le respect, l’amour et le partage. Ils ont une forte implication dans sa vie surtout pour la protéger des plus grands dangers de la Cour.

Nous avons toujours cette image en demie-teinte de la Cour, c’est-à-dire très sophistiquée comparée au reste du royaume mais pleine de faux semblants et de messes basses. Le danger rode et l’on ne sait pas forcément où.

Le groupe d’amis d’Isabelle est sympathique bien qu’assez ordinaire dans sa manière de fonctionner. Rien de révolutionnaire en soi mais j’ai aimé le fait qu’ils soient tous soudés et unis. Le meilleur ami d’Isabelle est touchant, j’ai été émue de le voir si proche de cette dernière sans parvenir à saisir son coeur comme lui le voudrait. Elle reste insaisissable à l’image du personnage!

J’ai beaucoup aimé le personnage de Katra, le vampyr qui bouleverse tous les codes que l’on peut avoir du vampire en général : l’image sanguinolente que l’on a du « vampire de base » est ici complètement révolutionnée. J’ai trouvé Katra intègre, intelligent et drôle. C’est un gros point fort du roman.

Tames est l’empereur du royaume voisin. Avec son arrivée, on découvre une autre facette d’Isabelle. Une Isabelle habitée par l’amour… Ce qui apporte, selon moi, son lot de petits bémols…

– On y évoque des relations sexuelles de manière assez ouverte. Un cheval parlant qui parle avec un homme qu’Isabelle connait à peine de sexe et plus particulièrement de la première fois d’Isabelle, j’ai trouvé ça moyen. J’ai trouvé que cela n’avait pas sa place dans ce roman (qui est quand même conseillé, à la base, pour les jeunes).
-Le langage employé, les conversations… Je trouve que rien ne se prête à l’univers plutôt guindé de la Cour royale en général. Même si Belle n’aime pas les convenances, je ne sais pas si parler des relations sexuelles de sa fille à table avec son meilleur ami est une bonne chose… Ca m’a beaucoup destabilisé.

Autre et dernier point négatif … Les annotations. Par pitié, le langage un peu trop familier et les tournures de phrases quand je vois le mot « nanas’ dans ce genre de roman, j’ai tendance à m’arracher les cheveux.

L’histoire en elle même est assez palpitante bien que le sujet n’est pas brillant par son originalité, l’auteur arrive à nous tenir en haleine jusqu’au bout et c’est aussi un point que j’ai beaucoup apprécié. Le fil conducteur est maigre mais efficace donc : on veut renverser le roi et quoi de plus simple et d’ennuyant que d’enlever la fille/bête du roi et de la reine?

Cependant, l’univers reste sympathique et même si les références à Tara Duncan sont nombreuses, je ne les ai pas repérées puisque je n’ai jamais lu cette saga qui ne m’attire pas vraiment mais c’est appréciable de ne pas se sentir exclu de l’univers pour autant! Cela n’a pas gêné ma progression dans ma lecture ni sa compréhension.

Malgré un univers sympathique, les faux pas sont un peu trop nombreux à mon goût pour que je garde longtemps cette oeuvre en mémoire. Malgré une plume humoristique et très agréable, je n’ai pas vraiment adhéré au roman. J’ai quand même apprécié les nuances dans les personnages.

PS : Je remercie du fond du coeur mon petit chéri Jonathan pour ce très gentil cadeau.

Ma note : 12/20

12

Les ombres de Kerohan – Naïma Murail Zimmermann

51hcgco8ckl-_sx195_Résumé : À douze ans, Viola a déjà traversé bien des épreuves. Lorsqu’elle est envoyée chez son oncle en Bretagne, avec son frère Sebastian, on lui dit que l’air marin lui fera du bien. Il paraît que son oncle est très riche, qu’il habite un manoir, à Kerohan, et que l’on peut s’y reposer. Se reposer, vraiment ? Certes, le parc est immense, et Viola et Sebastian ont chacun une chambre, mais il n’y a pas grand monde pour prendre soin d’eux. Et qu’est devenue la prétendue fortune de leur oncle ? Le manoir est bien vide et, à Kerohan, Viola et son frère sont des proies faciles pour l’ennui et la solitude. Encore que. Peut-on parler de solitude quand d’étranges silhouettes parcourent les couloirs à la nuit tombée ? Quand Sebastian prétend avoir vu un korrigan ? Quand la salle de musique déserte résonne de la musique d’un piano ? Et que veille sur eux tous l’inquiétant docteur Vesper.

Mon avis : En empruntant ce roman à la médiathèque je ne m’attendais à rien en particulier. Un petit livre jeunesse.

On rencontre Viola et Sebastian envoyés chez leur oncle après la mort de leur mère. Le père étant en voyage d’affaires, il a du les placer le temps qu’il revienne.

Il y a une forte inspiration victorienne dans ce roman: le manoir qui fait peur, le mystère qui plane autour de la famille et de la bâtisse. Beaucoup d’interrogation: qui croire? Que faire?

Le personnel de ce manoir est tout bonnement très désagréable. Entre le docteur Vesper et Madame Lebrun, les enfants sont dans une peur permanente. Même si Viola ne veut pas céder à la panique, elle n’est vraiment pas rassurée. Ils se rendent compte que leur oncle n’est pas vraiment ravi de leur présence dans l’enceinte de sa demeure. Le docteur Vesper fait peur, qui est-il? Le reste du personnel ne le voit pas d’un bon oeil. La tante et la cousine de Viola et Sebastian sont quasiment inexistantes : on ne les voit jamais, elle sont toujours malades. Et Madame Lebrun est austère et très désagréable. Ils ne sont vraiment pas les bienvenus ici. Viola commence à se poser beaucoup de questions. Que se passe-t-il dans cette maison?

Viola s’inquiète de plus en plus. Sebastian est jeune et très imaginatif. Elle ne croit pas ses histoires de Korrigan et d’Anchou (bêtes mystiques et mystérieuses). Elle ne veut pas y croire et laisser place à la peur et à la panique.

La mystère plane de plus en plus. Il plane autour de leur cousine Ismérie. Le personnage du docteur Vesper prend beaucoup d’importance. On comprend à la fin du roman le rôle de l’Anchou grâce au docteur. On a donc une révélation du mystère.

Les décors sont effrayants. Le manoir du Kerohan n’est vraiment pas accueillant. Il ne rassure pas les enfants. On y trouve un cimetière abandonné qui est très effrayant. On ne s’y sent pas à l’aise ni les bienvenus. Le personnel ne vit pas dans le manoir. Viola s’interroge sur cette étrangeté. Le climat de tension est très présent.

Viola et Sebastian sont très unis malgré leur jeune âge. La mort de leur mère et l’absence de leur père ne leur laisse pas le choix: ils doivent se soutenir. Ils sont très attachants et l’on espère que rien ne leur arrivera.

J’ai beaucoup aimé l’inspiration du roman traditionnel victorien. Je n’ai pas aimé le côté un peu trop jeune des réflexions par moment. J’ai eu du mal a entrer dans ma lecture. C’est un livre qui convient bien aux 10/12 ans avertis ! Il est trop effrayant pour les plus jeunes à mon goût.

L’auteure a une très belle plume et nous écrit de belles tournures de phrases. La plume est accessible pour les plus jeunes. Elle permet une lecture rapide et facile.

La fin est surprenante. J’ai bien aimé le côté fantastique de la fin. Il y a de beaux rebondissements. On ne s’ennuie pas.

Pour conclure, c’est un bon livre jeunesse pour les premiers pas dans le genre fantastique.

Ma note : 15/20

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Percy Jackson Tome 1 – Le voleur de foudre – Rick Riordan

bm_25168_1173694Résumé : Etre un demi-dieu, ça peut être mortel… Attaqué par sa prof de maths qui est en fait un monstre mythologique, injustement renvoyé de son collège et poursuivi par un minotaure enragé, Percy Jackson se retrouve en plus accusé d’avoir dérobé l’éclair de Zeus ! Pour rester en vie, s’innocenter et découvrir l’identité du dieu qui l’a engendré, il devra accomplir sa quête au prix de mille dangers.

Mon avis : J’avais un peu peur du côté (trop?) jeunesse de ce roman. Comme quoi… Les apparences sont bien trompeuses parce que j’ai passé un excellent moment avec ce petit livre bien sympathique que j’ai lu en quelques heures!
C’est une très belle découverte que j’ai fait grâce aux films que j’ai vu beaucoup de fois avec mon amoureux! J’ai (et Jonathan aussi!) été déçue de savoir que les livres ne seraient pas adaptés au cinéma jusqu’à la fin de la saga. Ca m’a beaucoup énervé (comme avec certains livres. Moitié adapté en français puis après, on arrête… Normal, pas de problème!). Même si ces films n’étaient pas les films de l’année, ils étaient quand même sympathiques! (Qu’est ce que tu en penses ma petite Vampilou? ^^). Ni une, ni deux, j’ai foncé en librairie acheter la saga entière.
Malgré le côté « jeunesse » qui me faisait peur, j’ai passé un très bon moment. C’est au final un roman qui se laisse lire par tout type de lecteurs : petits et grands. La plume de Rick Riordan est très belle, fluide et il faut l’avouer, j’ai bien ri à certains moments!
Trois personnages principaux se détachent: Percy, forcément, petit collégien en grande difficulté de 12 ans et qui n’a pas la vie facile. Il passe du temps avec sa mère lorsqu’il n’est pas en internat. Internat dans lequel il se fait un ami : Groover, Satyre et protecteur de Percy. Il se dévoilera comme étant un ami fidèle et très drôle. Annabeth, elle, est une guerrière. On la rencontre plus loin dans le roman, au camp des sangs-mêlés. C’est un trio qui fonctionne très bien ! Ils se découvrent au court de leur quête. On passe un bon moment malgré la difficulté de leur quête, l’auteur, au travers de ses trois personnages nous offre des aparté grâce aux questions que se pose Percy sur son existence et surtout sur son père. Les trois amis se serrent bien évidemment les coudes. C’est le début d’une grande et belle amitié (Cela ne vous rappelle-t-il pas un célèbre Trio? ^^)
Ce qui m’a aussi attiré chez Percy Jackson c’est le côté mythologique du roman. Bien évidemment, il est survolé comparé aux romans, livres et documentaires que l’on peut trouver sur ce vaste sujet. C’était très plaisant: on découvre des dieux et des créatures mythologiques sous un autre jour. C’était assez intelligent. On se sent à l’aise dans cette ambiance détendue.
Riordan mêle la mythologie grecque à notre monde moderne tel que nous le connaissons d’une manière simple et habile. Il nous emmène avec lui dans son univers sans aucune difficulté.
On trouve ici une lecture sur deux étages: Pour les plus jeunes : on met un pied à l’étrier facilement avec ce roman. Il peut facilement donner le goût de la lecture aux plus jeunes. Pour les plus vieux, c’est un univers très accessible, c’est une lecture agréable, plaisante et très rapide.
Avec du recul et aussi (chose que je n’aime pas vraiment mais bon) le fait d’avoir vu le film avant de lire ce roman, si je peux vous donner un conseil :ne vous cantonnez pas à la version cinématographique. En effet, on perd énormément! Je pense au personnage d’Arès surtout que l’on ne voit pas dans ce premier opus et qui est très présent dans le roman. Pareil pour Luke … Son rôle change un peu du roman au film et il manque beaucoup de péripéties. Alors même si le fond reste le même, lancez-vous !

Ma note : 19/20

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Malenfer T1 – Cassandra O’donnell

malenfer,-tome-1---la-foret-des-tenebres-519794-120-200Bonjour les amis, voilà une petite chronique pour un livre jeunesse que j’ai bien apprécié.

Quatrième de couverture: Malenfer, la forêt maléfique, grandit et s’approche chaque jour davantage de la maison où vivent Gabriel et sa petite soeur Zoé. Seuls depuis le départ de leurs parents, partis chercher de l’aide en terre de Gazmoria, les enfants doivent faire face aux ténèbres qui recouvrent lentement Wallandar. Mais aussi à un tout nouveau danger : ni les visions de Zoé, ni ses pouvoirs magiques ne parviennent encore à l’identifier…

Mon avis : J’ai choisi ce roman parce que la couverture est très belle et donne vraiment envie de se lancer dans la lecture. De plus, j’étais aux Halliénales et je n’ai pas eu la chance de pouvoir rencontrer Cassandra O’donnell.

J’ai bien apprécié cette petite lecture jeunesse. Je connaissais Cassandra O’donnell dans un registre beaucoup plus féminin avec Sans orgueil ni préjugés. C’est une belle surprise de la retrouver dans un monde complètement différent. De plus, le livre a été écrit avec l’aide d’une classe de petits bouts de ma région. Alors la surprise fut encore plus grande. J’ai beaucoup apprécié cette attention.

L’histoire en elle-même est très originale. Malenfer est une forêt maléfique qui s’approche de plus en plus de la ville où vivent Gabriel et Zoé qui vivent seuls depuis que leurs parents sont partis chercher de l’aide.

Zoé est une petite fille particulière. Elle « sent » les choses et est très proche de son frère Gabriel. Ils sont très proches et j’aime beaucoup cette relation frère et soeur.

Lors de cette histoire, on se rend compte de beaucoup de choses et on répond à beaucoup de questions. On s’attache forcément aux deux petits et à leurs amis qui sont « seuls au monde ». Des créatures comme professeurs, des amis particuliers, des comportements douteux… Tout est rassemblé pour avoir une bonne histoire! Ce qui est le cas. On retrouve la plume de Cassandra O’donnell et ça fait du bien!

Une histoire pour les jeunes qui est prenante et même à 21 ans, on peut encore apprécier. J’attends le tome deux de pieds fermes! Cette histoire peut donner l’envie à beaucoup d’enfants de vouloir lire plus. Et ça, ça fait bien plaisir! Bon, forcément, j’ai eu un peu plus de recul face à cette histoire. Elle est d’abord faite pour les enfants. Mais c’était très sympathique. La fin du premier tome me laisse sur ma faim. Et ça donne envie de savoir la suite. On peut s’attendre à tout puisque tout au long du roman j’ai été surprise.

Encore une fois, je remercie Gilles Paris pour sa confiance et sa patience et ce partenariat bien sympathique!

En bref : Une lecture sympathique avec plein de promesses. Une belle oeuvre pour les enfants. Un beau cadeau de Noël pour les petits bouts! 

Ma note : 16/20

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The land of Stories T2 – The enchantress returns – Chris Colfer

Chris Colfer's THE LAND OF STORIESJe pensais que ce n’était pas possible d’apprécier plus le deuxième tome que le premier. Résultat ? Je me suis bien foutue le doigt dans l’œil !

Quatrième de couverture: Le Pays des contes n’est plus l’endroit enchanté qu’Alex et Conner ont visité il y a un an. Le monde féerique vit désormais dans la peur : l’Enchanteresse maléfique est de retour ! Lorsque ses mauvais sorts atteignent la Terre et que leur mère est enlevée, les jumeaux doivent retourner au Pays des contes. Aidés du Petit Chaperon rouge, des bandits Jack et Boucle d’or ainsi que du prince Grenouille, ils se lancent à la recherche de la seule arme capable de vaincre la terrible magicienne. Mais cette arme pourrait bien se trouver chez les ennemis les plus redoutés des royaumes, de la sorcière des Mers à la belle-mère de Cendrillon, en passant par la Reine des neiges…

Mon avis: Ce tome deux était dans ma PAL depuis très longtemps, trop longtemps. J’ai vu qu’il y avait le troisième tome de sorti, alors je me suis dit « Faut absolument lire ce deuxième tome ! ». Ca faisait longtemps que je n’avais pas lu en anglais mais je suis contente d’avoir pu constater que je n’ai rien perdu en compréhension ou en rythme.

D’un point de vue esthétique, c’est encore une très belle réussite. La couverture du roman est très belle. Brandon Dorman semble être un très bon illustrateur vu le travail qu’il a déjà fait sur les deux premiers tomes que j’ai eu dans les mains (et le troisième semble être magnifique aussi). Les illustrations en début de chapitres sont toutes aussi mignonnes ! Elles accentuent le côté féerique et contes de fées du roman.

On retrouve Alex & Conner et toute leur famille. L’intrigue principale tourne autour du kidnapping de leur mère. Et de la disparition soudaine de leurs vies de leur grand-mère : Marraine la bonne fée. C’est aussi le tome du changement. Que se soit pour Alex et Conner, de leur mère, et aussi du pays des contes.

Alex est une petite fille incroyablement intelligente. Depuis son retour du pays des fées, elle ne trouve plus sa place dans ce monde si réel et désespère de ne plus voir sa grand-mère depuis un an. Ni de ne pas avoir eu la possibilité de retourner au pays des contes.
Conner lui reste fidèle à lui-même : toujours aussi drôle, ce p’tit gars voudrait lui aussi retourner au pays des contes.

J’ai juste trouvé un petit truc à redire sur ce livre qui reste un très beau roman et un gros coup de cœur, c’est le fait que le début du roman (je dirai les trois premiers chapitres environ) sont longs, j’ai eu beaucoup de mal à démarrer ma lecture. Mais le rythme est reparti de plus belle dès leur arrivée dans le Pays des Contes. En dehors de ce petit soucis de démarrage, j’ai adoré ce roman ! Encore plus que le premier qui était déjà top !

L’histoire principale était sympathique. Et ce que j’ai le plus apprécié c’est que la relation entre Conner et Alex est beaucoup plus forte que lors du premier tome. Ils sont plus proches.
Tout le royaume est en danger et ne peut absolument rien faire pour sauver leur monde. Même Marraine la bonne fée est incapable de contrer les pouvoir d’Ezmia. On découvre ainsi le passé de certains personnages et c’était très plaisant de comprendre. C’est aussi avec beaucoup de surprises que j’ai appris certaines choses et certains liens entre les personnages.
Nous suivons de nouveau une quête avec Alex et Conner. Avec une équipe de choc : Boucle d’Or & Jack, Froggy & le petit chaperon rouge. J’étais super contente de retrouver Boucle d’Or, Jack et Froggy qui étaient pour moi des personnages forts du premier tome. Le petit chaperon rouge m’a tapé sur le système du début à la fin, c’est donc à merveille qu’elle a rempli son rôle de chiante ! On fait aussi de nouvelles rencontres avec des personnages comme Mother Goose (La mère l’Oye) qui sont encore une fois haut en couleur ! C’était délicieux de découvrir de nouveaux personnages sous des jours différents.

Chris Colfer a un véritable don pour écrire des livres étant liés aux contes de fées. Je trouve que ça lui correspond bien. Qu’il emploie les bons mots au bon endroit. Je suis vraiment sous le charme de sa plume ! Il manie l’ironie et l’humour à merveille. Je trouve qu’il a des idées très intéressantes qui font qu’au final, on ne s’ennuie JA-MAIS. 

En bref: Une belle découverte qui m’a rendue encore une fois mon âme d’enfant! J’ai adoré retrouver mes personnages favoris et en découvrir de nouveaux. Je n’ai qu’une hâte: découvrir le troisième tome!
Ma note : 20/20 sans hésitation. 

Lu dans le cadre du challenge « Les monstrueux de la PAL 2 » 

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Je suis sa fille – B. Minville

couv-je-suis-sa-filleBonjour, me revoilà avec une nouvelle chronique. Il s’agit d’un partenariat avec les éditions Sarbacane que je remercie vivement pour leur confiance 🙂

Quatrième de couverture : C’est l’histoire de Joan, qui a été élevée par son père sur fond de hard rock et de westerns. C’est l’histoire du père de Joan, un visage de plus écrasé par le Grand Capital. C’est l’histoire de Hugo, le meilleur ami de Joan, qui décide de l’accompagner pour quand elle hurle : Il faut que ça change ! Je veux que ça s’arrête ! On va tuer le Grand Patron ! Deux ados embarqués dans un road-trip ébouriffant, sur la N7 direction Nice… Ils ne savent pas ce qui les attend. L’aventure. L’amour. Les rencontres. Fuck la crise, vive la vie.

Mon avis : Je remercie tout d’abord l’équipe des éditions Sarbacane pour l’envoi de ce livre issu de la collection X’prim.

J’ai mis pas  mal de temps à me mettre dans cette lecture. Mais des fois, ça arrive, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas.

J’ai eu beaucoup de mal avec les deux personnages principaux : Joan et Hugo. Même si ce dernier était assez marrant, je l’ai trouvé hors du temps, hors norme même s’il apporte une touche comique et sensée au roman, je n’ai pas trouvé ce personnage transcendant.
Je comprenais déjà un peu mieux Joan qui a les nerfs, parce que son père a fait des conneries, et qu’il faut que quelqu’un soit puni. Mais à un moment, je me suis lassée de ses pensées qui tournaient en rond. On comprend parfaitement sa haine et sa douleur mais quand il n’y a que ça… Ca devient frustrant. Même s’ils font preuve d’une grande maturité, j’ai trouvé qu’ils étaient un peu trop jeunes pour moi.
Les personnages secondaires ne m’ont pas plu plus que ça non plus. En fait, ils étaient tous bien, mais sans plus. Aucun, principaux ou secondaires n’est sorti du lot.

Les relations et liens entre les personnages ont été le point fort de cette lecture : La relation entre Joan et son père est très belle. Même si elle nous arrive par bribes et réminiscences de Joan, je l’ai trouvé touchante et je pense que c’est ce qui a sauvé cette lecture. Le papa un peu rockeur mais qui fait tout pour sa fille, je trouve ça très beau ! La poésie des souvenirs de Joan était merveilleuse, elle m’a complètement fait planer.
Hugo et Joan sont des amis comme on n’en trouve plus.. ! Ils se connaissent comme leurs poches et c’est aussi une belle relation à lire !
Vasco et Hugo sont frères et même si les tensions existent, ils restent très proches et soudés.

Maintenant, l’histoire en elle-même ne m’a pas touché. Une sorte de road trip à l’américaine qui au final ne m’a pas plu plus que ça… J’ai quand même apprécié le fait qu’on n’attend pas après l’action. Tout est bien ficelé et tout se suit sans aucun problème : on ne s’ennuie pas.

Le thème abordé dans ce roman est un thème très délicat et a un effet coup de poing très appréciable!

La plume de l’auteur est une vraie force ici. Il a son univers et c’est très agréable de se dire : Il sait de quoi il parle. C’est touchant et émouvante. Elle veut venger son père. Elle veut tuer le grand patron. C’est très beau de vouloir tout faire pour protéger ses proches. Mais la magie n’a pas complètement opéré pour moi.

En bref : Malgré une quatrième de couverture qui me semblait me convenir et une plume très belle. L’histoire ne m’a pas complètement convaincue. Je reste sur ma faim. Les personnages et les liens qui les unit sont très agréables.

Ma note : 13/20

Livre lu dans le cadre d’un partenariat mais aussi pour les monstrueux de la pal 2 ! (Je tiens à préciser que ce roman n’est pas monstrueux par son contenu. Mais je devais me presser de le lire. Voilà la raison de sa place dans ce challenge.)

 

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Populaire – Maya Van Wagenen

CVT_Populaire_4591Bonjour,

Me revoilà avec une nouvelle chronique qui marque mon partenariat avec les éditions Michel Lafon que je remercie de tout coeur ! 🙂

Quatrième de couverture: Coincée au plus bas de l’échelle sociale de son école, Maya, 14 ans, se lance un défi : suivre à la lettre, pendant un an, les conseils du Guide de Popularité du top-modèle des années 50 Betty Cornell.  » Soyons honnêtes j’ai du pain sur la planche, je mesure 1.57 mètre, j’ai de l’acné, je suis molle, maladroite et voûtée. Pas de hanches, pas de poitrine. Je porte des lunettes et un appareil dentaire, j’achète des vêtements en grande surface et dans des friperies. Je passe plus de temps sur mes maths que sur ma coiffure. Régime, maquillage, posture, attitude: des conseils de popularité vieux d’un demi-siècle ont-ils encore un intérêt? Je vais voir ça On a connu plus fou, non? » 

Mon avis: Nous suivons Maya dans sa métamorphose. Le livre nous présente son histoire sous la forme d’un journal intime. Avec des photos (très bonne idée d’ailleurs) et son avis sur tout ce qu’elle doit entreprendre pour suivre tout ces conseils à la lettre.

Livre plutôt jeunesse mais qui peut séduire beaucoup d’entre nous. J’ai été littéralement aspirée dans cette charmante petite histoire. Lecture rapide et rafraîchissante, j’ai beaucoup apprécié les quelques heures passées en la compagnie de Maya et de tout son entourage.

Maya est du genre à être en bas de l’échelle sociale au collège. Elle ne veut simplement qu’on la laisse tranquille avec son sac à dos troué et sa meilleure copine Kenzie. Elles forment un duo assez atypique qui est très drôle.

Maya se rend compte que chaque conseil donné par Betty s’avère véridique. Elle sent le changement même si les autres ne le voit pas forcément.
Je dirai que ce livre est une leçon de vie. Un hymne que tous les collégiens ou autres qui ont les mêmes problèmes, doivent lire pour se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls et surtout que ça peut changer!

On suit la transformation de Maya qui est spectaculaire. Un par un, elle lit les chapitres et les applique. Elle devient une jolie jeune fille reine du vintage. Ce qui est bien c’est que grâce aux photos mais aussi à la plume de l’auteur, on sent vraiment le changement de Maya, qu’il soit physique ou mental, on la sent réellement grandir et c’est un pur régal!

Je pense que l’on peut féliciter Maya pour son parcours atypique. Elle mérite un beau succès. Son livre reflète vraiment le courage et l’amour qu’une petite fille de 14 ans à  besoin pour mûrir et grandir d’un coup ! Sa famille est tellement drôle et très atypique: un papa prof qui expérimente beaucoup de choses. Des petits frère et soeur trop mignons qui ajoutent une touche de douceur à cette histoire et une maman qui comprend et aide. C’est une histoire dans l’air du temps. Les plus réticents d’entre nous serons séduit par les touches d’actualité qu’il y a dans ce livre. Il peut toucher un panel très important de lecteurs parce que l’histoire est touchante, drôle et émouvante. Elle peut plaire facilement. C’est un beau livre qui peut donner à tous l’envie de se plonger dans la lecture.

J’ai aussi apprécié le fait que Betty Cornell soit impliquée personnellement dans cette histoire. Ca ajoute encore un peu plus de réel à cette histoire. Une réelle complicité s’est créée entre Maya & Betty. C’est vraiment très touchant à lire.

Le seul « point négatif » que j’ai pu trouver c’est la fin un peu longue.

En bref: Une belle histoire qui mérite beaucoup de succès. 

Ma note : 18/20

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Comme des images – Clémentine Beauvais

93572922_o Quatrième de couverture: « Il était une fois… des ados sages comme des images, dans un très prestigieux lycée. L’histoire commence le jour où Léopoldine a cassé avec Timothée pour Aurélien. Ou bien le jour où Tim a envoyé un mail avec des images de Léo à tout le monde.  C’est ici, dans ce très prestigieux lycée, que tout va se jouer. Léo a une journée pour assumer ces images. Mais il faut vite régler cette histoire pour pouvoir penser à autre chose, aux maths et à la physique, à la remière S. Parce qu’on ne plaisante pas avec ces choses-là, par ici. On savait que ça ne serait pas une partie de plaisir. Mais on ne pensait pas que cette journée allait se terminer comme ça, à regarder, en plein milieu de la cour, un corps ensanglanté – tout cassé. »

 Mon Avis: Je remercie Victor des éditions Sarbacane pour sa gentillesse et sa patience! J’ai trouvé la couverture de ce livre très belle et unique en son genre. Ce livre est issu de la collection X’prim. Le résumé me plaisait. J’ai donc eu le plaisir de lire ce livre!

Nous sommes dans le cadre et dans l’ambiance du lycée privé Henri IV de Paris. Lycée huppé, ou les gamins sont des enfants de familles très aisées: le cadre est placé. On se rend très vite compte que le lycée c’est le temple des coups dans le dos. Entre coups bas et horreurs, nos lycéens sont les proies de tout le monde. J’ai bien ri en voyant que dans leur lycée si tu es en L ou en ES: aucun avenir s’ouvre à nous. Il faut être en S pour espérer avoir un bon salaire et une belle vie. De plus, le niveau est élevé et très soutenu: 100 % de réussite au BAC ou sinon la honte est sur tout le lycée. Bref, vous avez compris.

Nous rencontrons Léo(poldine) et notre deuxième personnage principal: j’ai comme un doute. Je n’ai pas le souvenir d’avoir vu son prénom. Alors Est-ce une erreur d’inattention de ma part où alors elle n’en a pas ? Ce qui ne me paraîtrai pas étrange: les deux amies sont très proches mais on voit que Léopoldine fait ce qu’elle veut de son amie qui la suit. La copine « Kleenex ».

Dans ce roman, on se rend compte que la génération d’aujourd’hui est quelque peu différente. Même si quand j’allais au lycée (il y a trois ans que j’ai terminé mes années lycée) ça commençait déjà à partir en live : sexe, drogue et grosses pétasses à tout va (pardon.). C’est pour cette raison je pense, que le livre m’a replongé dans ces années là. Même si beaucoup s’en sont sortis, on y a vécu des moments assez troublants. Je me suis rendue compte que le livre de Clémentine Beauvais était une belle référence pour moi.

L’intrigue est lancée : une rupture, des adolescents débiles et une vidéo qui ruine la vit d’une fille et de sa famille. On vit à travers cette intrigue, on est au cœur du problème et franchement, je n’ai pas trouvé de solution pour les personnages. J’étais là, dans ma lecture, en train de me dire « Mais comment ils vont s’en sortir?! »

J’ai trouvé l’œuvre et la plume de Clémentine Beauvais remarquables: on se retrouvait vraiment dans la cour de récréation. Même si c’est Henri IV et que les soucis sont énormes, la cruauté des élèves est impitoyable.
J’ai trouvé Léopoldine gênante. Elle m’a mise mal à l’aise et je n’ai pas réussi à adhérer au personnage. Au final, elle s’en fout de tout et de tout le monde. La superficialité est de mise. J’ai, cependant, adoré l’autre personnage qui est tout le contraire de son amie: elle a des travers, on le sait mais je l’ai trouvé touchante. Je l’ai trouvé hors norme: elle n’était pas comme les autres élèves et j’ai trouvé que son personnage était rafraîchissant et que c’était la bulle d’oxygène qui m’aidait à sortir la tête de la foule d’hypocrites.

Ce livre n’était pas sans me rappeler Frangine de Marion Brunet. Ou j’ai un peu vécu la même chose. L’ambiance, la méchanceté des autres et un regard tellement critique qu’il met mal à l’aise. Si vous avez aimé Frangine, vous aimerez comme des Images.

En bref: J’ai aimé ce roman qui est au final une grande claque dans la figure. J’ai beaucoup aimé cette petite lecture qui est remplie de vérité et de réel. On se rend vraiment compte de la cruauté des enfants qui au final n’en sont même pas conscients: ils vivent avec ça depuis toujours. Comme quoi, l’argent ne fait pas le bonheur et ne rend pas forcément service à tout le monde. Un roman bourré d’émotions qui au final a une force de dénonciation même s’il ne dérange pas. Il nous met mal à l’aise par justement ce qu’il dénonce. Mais une bonne découverte! 

Ma note : 18/20

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6

Tifenn 1 – Punk 0 – Vincent Mondiot

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Quatrième de couverture: Moi, Tifenn, 17 ans, je pars demain en tournée avec un groupe de punk. Cette phrase est très drôle et j’ai beau me la répéter à voix haute et sur tous les tons, je n’arrive toujours pas à y croire.
Mais je n’ai pas le choix : il faut que je prenne la tangente. J’ai ce truc terrible qui a fait basculer ma vie, depuis peu, et… faut que je prenne l’air ! Il y a genre 10 ans, mon grand frère Geoffrey a quitté la maison. Il y a genre 10 jours, j’ai retrouvé sa trace sur Internet. Ce crétin est devenu batteur dans un groupe de punk. Et comme moi aussi je suis un peu crétine, je me suis dit qu’il fallait que je retrouve Geoffrey, et surtout que je lui dise tout sur ce qui m’arrive. Voilà comment je me retrouve à partir sur la route en compagnie de quatre punks qui aiment trop la bière et pas assez les douches.

Mon avis : Je tiens d’abord à remercier Lucie des éditions Sarbacanes pour sa bonne humeur et sa gentillesse. Grâce à elle, j’ai pu recevoir Tifenn 1 – Punk 0 de Vincent Mondiot. En un mot: C’est un gros coup de cœur.

On fait la rencontre de Tifenn qui est une ado de 17 ans qui n’a plus ses parents biologiques et qui a du reconstruire sa famille petit à petit. Elle n’a plus son frère qui est parti et reviens de temps en temps.
Tifenn est une fille dynamique qui doit faire face à un problème plutôt terrible. Mais elle fait face comme elle peut et passe du temps avec ses potes.

Puis elle décide de passer l’été avec son frère qu’elle a retrouvé sur Facebook. Elle veut partir à Rennes. Elle dit rien a personne et prend ses affaires et s’en va. Elle doit le faire, pour elle, pour sa famille. Il faut qu’elle dise à son frère que sa maladie est comme un pistolet chargé sur sa tempe.

Elle rencontre les amis de Geoffrey, une bande de crado qui vivent en bande. Ils sont musiciens et partent pour une tournée le lendemain de la venue surprise de Tifenn. Et la voilà partie pour une tournée estivale pleine de surprise et de rebondissement.

C’est un livre relativement court. Nous n’avons que trois chapitres. L’histoire est vécue à travers Tifenn et son journal intime mais ça ne m’a pas du tout dérangé au contraire. C’était un plus qui a rendue ma lecture encore plus palpitante.

Les tournées et les concerts sont un univers que j’aime beaucoup. Le rock/emo core sont les musique que j’écoute (ou écoutais pour certaines) depuis de nombreuses années. Certains d’entre vous savent que la musique est pour moi très importante. J’ai donc été séduite d’entrée de jeu par l’univers dans lequel l’auteur nous envoie.

On découvre de plus en plus les amis de Geoffrey et lui-même. En lisant les premières lignes sur eux on se dit qu’ils sont vraiment lourds et on imagine bien les gros métalleux qui puent et qui se moquent de tout. Mais ce n’est pas le cas quand on creuse un peu. Ils sont adorables (enfin, de temps en temps) sinon ce sont des crades. On se rend compte que ces gars sont vraiment une famille. Ils sont unis. Et c’est très beau à lire et à ressentir. On vit leur aventure avec eux et l’on se rend compte que Tifenn est acceptée de plus en plus et devient un membre à part entière de cette petite bande.

J’ai juste eu une petite frustration concernant Tifenn et ses relations ou non-relations avec les garçons! J’ai fermé le bouquin en me disant « Mais, j’aurais trop voulu qu’ils soient ensemble ces deux-là » (Ce n’est pas que j’ai pas envie de vous donner les noms, c’est juste que je ne m’en souviens plus. Je viendrai corriger ça dès que je serai chez moi)

Niveau musique, on est servi. Ce sont des goûts carrément différents qui viennent finalement par se rejoindre. Comme Katy Pery et sa chanson Teenage Dreams (qui est un peu le leit-motiv des chapitres) et les chansons émocore du groupe. La musique finit par réunir beaucoup de monde et c’est encore un bel hommage que l’auteur rend à celle ci dans ce livre!

Le road trip et les kilomètres avalés sont passés à une vitesse incroyable et j’ai vraiment adoré!

Un gros coup de cœur pour ce livre qui m’a fait mourir de rire, pleuré ou rendue triste.
La plume de l’auteur est une plume très belle mais qui s’adapte aussi à tout type de lecteurs. Et c’est vachement cool!

Ma note : 20/20

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