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Azmel – Tome : magie alternative – Laura Wilhelm

51zIa-pH7zL._SX195_.jpgRésumé : La jeune Léna doit faire face à de nouvelles épreuves, alors que des secrets lui sont dévoilés…Après un malheureux événement et en proie à d’horribles douleurs, Léna doit reprendre sa vie en main. C’est le cœur brisé et le corps meurtri que l’aventure reprend de plus belle. La Porte du Temps et son clan d’Élues lui font un merveilleux cadeau, mais son corps pourra-t-il supporter la charge que cela implique ? Sa mère n’était-elle qu’une humaine ou avait-elle finalement elle aussi des pouvoirs magiques ? Et pourquoi ne lui a-t-elle donc jamais parlé de l’existence de sa tante Morgane ? Ses retrouvailles avec Rick lui laissent un goût amer dans la bouche. Réussira-t-elle à le ramener à la raison ou choisira-t-il de succomber définitivement à sa nature démoniaque ? Au-delà de la magie de ce monde éphémère, Léna va découvrir des secrets que sa famille pensait à jamais oubliés. Encore une fois la jeune fille se retrouve confrontée à un choix qui changera sa vie, qu’elle le veuille ou non ? Le deuxième tome de la saga Azmel, aussi captivant que le précédent, est à découvrir sans tarder !

Mon avis : Je remercie chaleureusement Laura Wilhelm pour sa proposition de lecture. J’avais déjà pu faire l’expérience d’un partenariat avec Laura via SimPlement dans le cadre de la lecture du premier tome de la saga « Azmel ». C’est donc avec plaisir que j’ai renouvelé l’expérience.

Une plongée facile dans l’univers

J’avoue que j’ai relu ma chronique pour pouvoir me souvenir des détails du premier tome. Une fois ma lecture faite, j’ai replongé ultra facilement dans l’univers de Laura Wilhelm. C’était une lecture très sympathique, rapide et efficace. J’ai apprécié la facilité avec laquelle j’ai pu retrouver mes repères dans l’univers proposé par l’auteure.

Une suite à la hauteur de mes espérances

Même si cette lecture n’est pas un coup de cœur pour moi, j’ai passé un très bon moment de lecture. En effet, ce que j’ai pu reprocher au premier tome s’est trouvé amélioré pour moi. J’avais souligné une rapidité dans le déroulement des phénomènes ainsi qu’une intrigue un peu simple. Ici, le deuxième tome étoffe un peu l’histoire. On se retrouve avec une trame narrative dynamique qui apporte beaucoup à l’histoire en général.

Le personnage de Léna me plait énormément. Si ce personnage avait su se démarquer dans le premier tome, je l’ai trouvé vachement plus mature dans ce deuxième tome. L’auteure nous dessine des psychologies très sympathiques. Les personnages sont assez bons, certains moins que d’autres mais Léna parvient à tenir une bonne partie de l’histoire sur ses épaules.

Le point un peu négatif de l’intrigue c’est le fait que, par moments, l’auteure m’a perdue. En effet, au départ, c’était assez confus. Voilà une mise en situation intéressante par rapport à la condition de Léna mais franchement, j’ai trouvé cela trop confus pour moi. Qui dit confusion, dit longueur et cela a un peu ralenti mon rythme de lecture.

L’affirmation au rendez-vous dans ce second tome

Si Léna s’affirme énormément dans ce second tome, j’ai aussi apprécié la place que le fantastique prend dans cette histoire. Effectivement, tout est question d’affirmation dans ce second tome. Ainsi, on peut dire que le second tome plante réellement le décor. Tout est y plus vif et souligné que dans le premier tome. La place de Léna, les personnages, la touche de fantastique dans le premier tome prend une part beaucoup plus importante ainsi que la plume de l’auteure. C’est un tome surprenant qui donne envie d’en savoir plus !

Les personnages

On retrouve les personnages que l’on a dans le premier tome : Léna, ses deux cousines, sa tante. Certains sont beaucoup plus présent comme Jason. C’est assez très intéressant. Le traitement des personnages apporte beaucoup à l’histoire.

La plume de l’auteure

Bravo à Laura Wilhelm pour la qualité de sa plume. En effet, j’ai senti une nette progression dans l’évolution des personnages, de la qualité de la plume et de l’intrigue. On sent que l’auteur prend du plaisir à nous raconter cette histoire et cela ne m’a pas laissé indifférente.

Les – :

  • Quelques longueurs

Les + :

  • Le personnage de Léna.
  • La plume de Laura Wilhelm
  • La place importante laissée au fantastique.
  • Le fait d’éclairer les zones d’ombre

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La première empreinte – Xavier Marie Bonnot

51CK2T9EY9L._SX195_Résumé : Elle déboutonna son angoisse pour vaincre l’obscurité. Au fond de sa chambre, un reflet de lune cendre dans le blanc vitreux d’un œil barbare. Une forme monstrueuse s’avança. Silhouette de l’au-delà du temps, grande et épaisse dans la lumière froide. Et puis, l’étrange prière. » Je suis le chasseur Que les esprits te guident dans la nuit Que ta chair fortifie le premier homme « .Le commandant Michel De Palma se trouve pris dans une enquête sans précédent dans les annales de la police marseillaise : une préhistorienne retrouvée noyée dans la calanque de Sugiton, un tueur barbare qui signe ses meurtres d’une main en négatif et une étoile filante du milieu marseillais, fils d’un ancien touilleur de morphine base, retrouvé, lui aussi, noyé dans la même calanque.Le lien entre tout ça ? Il se trouve dans une caverne préhistorique dont l’entrée se fait par – 38 mètres, dans les eaux froides de Sugiton. Au début des années 90, un plongeur téméraire y a découvert des bisons, des chevaux et des mains en négatif, les premières empreintes, et une gravure dans le calcaire :  » l’homme tué « , l’image la plus ancienne du meurtre dans l’histoire de l’humanité…

Mon avis : Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman qui signe un moment de lecture agréable. J’ai eu la chance d’avoir entre les mains un thriller très sympathique à découvrir avec son lot de surprises.

Une enquête très originale

Ici, on fait la rencontre d’un serial killer assez original. Si tous les morts ont un lien entre eux, mis à part le fait qu’ils soient tous tués par la même personne, c’est cette empreinte laissée sur les lieux du crime. Une main. On se dit que cela pourra être un bon indice, une manière rapide de mettre la main sur l’assassin mais non.

On est au cœur au cœur de la police marseillaise. On évolue dans un cadre assez beau malgré l’horreur des actes décrits. Xavier Marie Bonnot fait le pari de mettre cette enquête entre les mains du commandant Michel De Palma.

On suit l’enquête suite au meurtre d’une femme qui étudie la préhistoire. Retrouvée noyée dans une calanque, elle est le point de départ à une série de meurtres assez sordides. On a bien envie de savoir ce qui a bien pu se passer pour que les cadavres pleuvent de cette manière.

Le commandant Michel de Palma

J’ai trouvé ce personnage assez saisissant. Le commandant, qui entame la fin de la carrière. Le « baron » est le personnage principal de notre histoire. Je l’ai trouvé un peu stéréotypé mais j’ai apprécié faire mon enquête avec lui. En effet, j’ai eu l’impression d’avoir un personnage comme Colombo, Navarro ou je ne sais qui d’autre.

Un début un peu difficile

Je vous avoue, j’ai eu du mal à m’installer confortablement dans ma lecture. Les meurtres sont mis en lien dans ce roman mais j’avoue que le début a été longuet. Le temps que tout se mette à sa place, que l’on comprend où l’auteur veut nous amener, il s’est bien passé, pour moi, une bonne cinquantaine de pages.

L’Histoire au cœur du roman

J’ai pris ma leçon d’Histoire, j’ai appris certaines choses sur une période que je connais peu voire pas du tout. J’ai, bien entendu, appris comme vous, à l’école quelques dates importantes mais rien de plus. Ici, j’ai été ravie d’en apprendre un peu plus sur cette période historique. Cela ajoute quelque chose d’assez intéressant au roman.

La plume de l’auteur

Voilà une belle redécouverte ! En effet, j’avais déjà eu la chance de lire un roman de l’auteur. Un roman très sympathique, dynamique et une enquête rondement menée avec des personnages très bien campés ! Je n’ai rien à redire là-dessus. Bravo !

Les – :

  • Un début un peu longueut

Les + :

  • Un personnage principal sympathique
  • Une période historique mise en avant de manière intéressante
  • Une enquête assez originale aussi
  • Une plume très sympathique aussi

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Un jour de ta vie – Véronique Rivat

ob_15552d_couverture3.jpgRésumé : Florent, gendarme mobile dans le nord de la France rencontre Alexandra dans un bar le 14 juin 1994. Immédiatement, il tombe amoureux fou de la jolie blonde à demi irlandaise. Ils vont s’aimer passionnément. Le 6 octobre 1995, au retour d’une mission en Corse, Florent prend sa voiture et quitte précipitamment la caserne sans autorisation après avoir été accusé de vol par son commandant d’escadron. Huit jours plus tard, on le retrouve en Belgique, une balle dans la tête. Bien que l’enquête judiciaire retienne la thèse du suicide, Alexandra n’y croit pas. Elle va entamer des recherches et diligenter sa propre enquête avec l’aide de la mère de Florent et d’une amie avocate. 

Mon avis : Je remercie le Prix Des Auteurs Inconnus pour l’envoi de ce roman qui signe ma quatrième participation dans la catégorie « littérature noire ». J’étais, en effet, très curieuse de lire ce roman. N’ayant pas voulu lire les chroniques de mes camarades qui font partie du jury, j’ai tout fait pour éviter de rencontrer des avis.

Un roman très poignant

Il faut le dire, ce roman est criant de vérité. On est rapidement plongé dans cet accident de vie, dans cette histoire bouleversante qui prive Alexandra de Florent pour toujours. On suit une enquête pour mettre fin à cette histoire de suicide à laquelle Alexandra ne croit pas. Coute que coute, elle finira par savoir comment Florent a vécu ses derniers instants.

Littérature noire ?

C’est le plus gros problème pour moi dans cette histoire. Si le roman a su me plaire sur certains points, j’en ressors dubitative dans le sens où je ne comprends pas pourquoi ce roman est placé en littérature noire. En effet, rien de bien noir là-dedans ! J’ai été déçue par le fait que l’intrigue ne reflète pas forcément ce que l’on trouve dans le résumé. On se retrouve avec une quête identitaire, une sorte de chemin de croix à faire pour retrouver la paix, faire son deuil.

Si le résumé souligne une sorte d’enquête, on retrouve cela que très loin dans le roman. 41067534_10156785467017376_4907767977048276992_nJ’ai passé la première moitié du roman à me demander quand allait arriver l’intrigue criminelle.

Un côté paranormal

Ici, on est dans un entre deux. En effet, avant d’être une histoire d’enquête, on est dans une histoire d’amour. Une histoire d’amour qui va au-delà de la réalité puisque l’on suit Alexandra qui est accompagnée de l’âme de Florent. J’ai apprécié l’histoire d’amour (grande romantique que je suis) ! Cette notion « d’amour plus fort que la mort ». C’est très sympathique à découvrir. Je pense qu’il aurait été plus juste de mettre ce roman dans la catégorie « romance ». Cela ne me dérange pas dans le fond puisque j’apprécie le genre « romance ». Cependant, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à mes camarades qui ne sont pas fan de romance. Comment juger un roman dans ce cas ? Difficile.

La plume de l’auteure

On sent très bien que l’auteure doit parler de ce sujet. La plume est ultra réaliste. On sent bien que l’auteure s’implique dans son histoire, dans ses mots et c’est certainement ce qui m’a poussé à lire ce roman jusqu’à la fin. L’auteure m’a touchée. Si la romance m’a plue, il y avait peut-être un peu trop de guimauve par moment (je pense surtout aux surnoms que l’on voit un peu partout, dommage !). Cependant, je salue, avec force, la plume de Véronique Rivat qui est très belle. Elle parvient à véhiculer des idées fortes : loyauté, amour, deuil, courage.

Les – :

  • La catégorie dans laquelle le roman est positionné. A mon avis, il aurait dû se retrouver en romance.
  • L’usage un peu excessif des surnoms.
  • Le résumé qui ne fait pas forcément écho à l’intrigue. On y met l’accent sur la volonté de savoir qui a tué Florent, dommage !

Les + :

  • Une histoire ultra réaliste
  • Une jolie romance avec une touche de paranormal
  • Une plume au service de la vérité, du réalisme. Bravo !
  • Le fait de mettre un gendarme en action, cela fait plaisir !

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Les larmes de Potap – Nadège Mazery

41soCnEa+cL._SX195_.jpgRésumé : Je m’appelle Potap. Potap Kerenski pour être précis. Je suis né à Tcheboksary, en Tchouvachie, sur les bords de la Volga, à 600 km à l’est de Moscou. Aujourd’hui, entouré de ma famille et de mes rares amis, je célèbre mes 18 ans. Un âge où, juridiquement, je deviens pleinement responsable de mes actes. Quels qu’ils soient. Pour ma part, j’assume totalement les miens. En conséquence, n’en déplaise à mon frère, ceci est mon dernier anniversaire.

Mon avis : Je remercie du fond du cœur Nadège Mazery pour l’envoi de son roman. Après quelques péripéties postales, j’ai eu la chance d’avoir pu lire ce roman percutant. J’avais découvert les dix premières pages du roman dans le cadre des présélections du Prix Des Auteurs Inconnus. Il faisait partie de ma sélection mais malheureusement il n’a pas été retenu. Lorsque j’ai vu que Nadège Mazery le proposait sur SimPlement, je n’ai pas hésité une seule seconde et je vous avoue que j’ai bien fait.

Une annonce percutante

J’avoue que je ne m’attendais pas à avoir ce sujet entre les mains : la drogue. Rien ne laisse présager dans le résumé ni dans les premières pages que l’on parlerait de cela. J’ai trouvé l’annonce du thème percutante, elle est finement apportée et cela ajoute une bonne dose de surprise.

Les personnages

Voilà un des points forts du roman pour moi. Potap est le personnage principal de ce roman. Je l’ai beaucoup apprécié. Sa psychologie, finement taillée, saura plaire à beaucoup de lecteurs fan du genre. En effet, Potap a décidé qu’à 18 ans, il mourrait. C’est un personnage assez courageux et assez buté finalement. J’ai apprécié sa franchise et sa volonté de faire comme il l’entend. Cependant, je pense qu’il fonctionne en binôme avec Mak, son frère qu’il ne voit pas souvent. Mak et Potap sont des personnages totalement aux antipodes. Si l’un est fort et a une vie plus ou moins mouvementée, l’autre est chétif, petit et torturé.

Un univers sombre

Le livre est assez noir, même très sombre. On évolue dans un univers où l’on ne sait pas comment cela va se terminer mais on a l’impression que cela ne peut pas bien se finir. Cette histoire est percutante par les sujets abordés et la manière dont ils sont traités. Dans ce tourbillon de mélancolie et de désespoir, une main tendue, un filet d’espoir et la volonté de montrer que la vie n’est pas que le noir viscéral dans lequel évolue notre personnage principal. C’est une lecture assez prenante bien qu’angoissante.

On est en Russie, dans une contrée que je ne connaissais pas. Les épais bois que l’on nous propose sur la couverture et dans la lecture ajoutent une touche d’oppression. Tout est là pour que l’on passe un moment de tension.

C’est certainement le petit point négatif qui ressort de ma lecture. Pour moi, c’est trop noir. J’ai eu besoin de faire une pause dans ma lecture de peur d’avoir une grosse panne. J’ai eu un peu de peine à évoluer dans l’histoire (au milieu environ). En soi, rien de bien méchant. Cela n’a pas gâché ma lecture mais cela a ralenti mon rythme.

Quand la fiction et la réalité se mélangent

Je pense que le choix de la Russie était assez judicieux. Finalement, on se rend compte que les personnes qui sont dépendantes aux drogues ne sont pas vraiment aidées. Si nous avons des centres de réhabilitation, là-bas, c’est plus compliqué. Grâce à cette fiction, l’auteure parvient à nous parler de la réalité, de la difficulté de vivre là-bas quand on sort des sentiers battus, quand on a des soucis. Après, je ne connais pas l’histoire profonde de la Russie ni même son actualité mais j’ai trouvé cette idée très sympathique.

La plume de l’auteure

Quel dynamisme ! C’est bluffant de réalisme. Par son choix de faire de Potap le narrateur, l’auteure nous plonge directement dans un univers criant de réalisme. On est dans la tête d’un gamin de 18 ans qui hurle sa douleur sans que personne ne l’entende. L’auteure choisit des thèmes durs, forts et prenants sans oublier une touche d’espoir qui allège cette tension, cette ambiance de mort.

Les – :

  • Quelques longueurs pour moi.

Les + :

  • Le duo Mak/Potap.
  • La thématique excellemment bien amenée par l’auteure.
  • La Russie en décor, un délice !
  • La plume de l’auteure

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La cerise sur la pièce montée de Kyrell Wyle

téléchargement.jpgRésumé : Amanda est organisatrice de mariage pour la classe huppée de la sphère parisienne. C’est elle qui passe plusieurs mois à organiser le moindre détail pour le jour J. Elle s’apprête à signer son plus gros contrat mais la future mariée, Chloé, est si jalouse qu’elle pose une condition : Amanda devra s’enlaidir à chaque rendez-vous prévu en présence du fiancé. Habituée à des requêtes extravagantes, soucieuse de bien faire et consciente que ce contrat accentuera la renommée de son entreprise, Amanda accepte. Mais quelle n’est pas sa surprise lorsqu’elle découvre que le futur époux n’est autre que Dimitri, celui pour qui son cœur a connu les premiers émois…

Mon avis : Je remercie Kyrell Wyle pour sa demande très sympathique. En effet, j’ai eu la jolie surprise de trouver un mail dans ma boite de messagerie un beau jour. Voici une proposition de SP que je n’ai pas pu refuser. En effet, le sujet étant au cœur de ma vie ces derniers mois, tout ce qui se rapporte au mariage est ma proie.

Couverture sympathique qui met tout de suite sur la voie de ce que l’on va lire, j’ai apprécié cette histoire fraîche, agréable, surprenante et avec une légère touche d’humour.

Ma chère Amanda

On fait la connaissance d’Amanda, une jeune femme qui est une organisatrice de mariage. J’ai trouvé cela intéressant de la faire évoluer dans la sphère parisienne. En effet, j’ai toujours trouvé que c’était un métier assez connu (et reconnu) chez nos voisins britanniques et américains mais cela commence à se développer en France. Bref, passons. Amanda est belle, intelligente et drôle. Elle vient de monter sa boite dans l’événementiel et plus particulièrement dans l’organisation des mariages de la classe huppée parisienne. Je vous avoue que là, j’ai eu peur de me confronter aux stéréotypes qui gravitent autour des parisiens et de la classe huppée. Voilà donc ma première surprise, j’ai trouvé que Kyrell savait jongler particulièrement bien avec les stéréotypes pour éviter au lecteur de lever les yeux au ciel !

Amanda est un personnage que j’ai trouvé très sympathique à suivre, en effet, elle porte l’intrigue du roman à bout de bras.

On fait aussi la rencontre de personnages secondaires tous très différents les uns des autres. Cependant, j’avoue que j’ai été séduite par le panel proposé par l’auteur. Tout le monde peut y trouver son compte. On a de tout : des folles, des pince sans rire, des amis, des ennemis, bref, on ne s’ennuie pas !

Chick lit and co

Clairement, pour moi ce roman est à classer dans le genre « chick lit ». Ce n’est absolument pas une tare, j’ai apprécié ce que j’ai découvert. C’est tout ce que je demande en ouvrant ce genre. Je ne m’attends pas à une réflexion poussée sur l’homme et sa place dans la société en lisant une chick lit. Tout ce que je veux c’est me détendre avec un bon roman qui me fait du bien. J’ai été servie. L’intrigue est simple mais efficace. Personnellement, je me suis sentie évoluer dans un univers entre du Sophie Kinsella et Bridget Jones. C’était sympathique et finalement assez british. Ce que j’adore !

La fin est assez surprenante et c’est grâce à elle que le roman se démarque. J’ai lu que ce roman avait été lu par 530.000 lecteurs sur Wattpad (il faut vraiment que je m’y mette !). Je trouve que c’est vraiment mérité. On se retrouve dans une spirale de péripéties, de déguisements, d’humour avec une touche d’amour.

La plume de Kyrell Wyle

J’ai été aussi très surprise par le fait que l’auteur soit un homme. C‘est plutôt rare de voir évoluer un auteur dans ce genre. C’est excellent ! Je trouve ça novateur et avoir un œil masculin sur le roman proposé est assez sympathique.

J’ai trouvé l’humour assez présent dans cette histoire, cela ajoute un peu de piquant. L’auteur parvient à assoir confortablement le lecteur dans la lecture.

Pour conclure, on peut dire que la cerise sur la pièce montée est un roman très agréable à découvrir. Frais, sympathique et drôle, on se retrouve face à une intrigue assez légère mais qui réserve bien des surprises. C’est un roman parfait pour cet été ! Foncez !

Les – :

  • Quelques périodes de retombée dans l’intrigue.

Les + :

  • Les personnages d’Amanda et de Dimitri
  • La plume de l’auteur
  • L’intelligence de l’auteur dans cette intrigue même si elle est un peu en dents de scie.
  • Une bonne chick lit qui permet de faire une pause entre deux gros pavés.

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Vert-de-lierre – Louise Le Bars

xcover-2921.jpgRésumé : Olivier Moreau, écrivain délaissé par la Muse, retourne dans le village de sa Grand-Mère, récemment décédée, pour mettre de l’ordre dans ses affaires comme dans son esprit. Il y renoue avec les souvenirs de son enfance, et redécouvre un étrange personnage de conte populaire local surnommé le Vert-de-Lierre, cet antique vampire végétal qui le fascinait enfant. Cet intérêt va déclencher des visions et cauchemars chez l’écrivain en mal d’imaginaire ainsi que la rencontre de deux femmes tout aussi intrigantes l’une que l’autre. À quel prix Olivier retrouvera-t-il sa muse ?

« J’ai lu Vert-de-Lierre. C’est une splendeur ! Le récit d’une métamorphose : Ovide et Kafka ne sont pas loin. Cette métamorphose est un enchantement. » Amélie Nothomb

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois les éditions Noir d’Absinthe ainsi que Dorian pour l’envoi de ce service presse via SimPlement.

La maison d’édition Noir d’Absinthe signe ici encore une fois un roman merveilleux, bouleversant, qui joue avec nos sens et nos nerfs. Ce roman signe mon premier coup de cœur de ce genre de l’année. Au-delà de la lecture, que j’ai adorée, j’en ressors bouleversée, le cœur rempli d’émotions et cela faisait très très très longtemps que ce ne m’était pas arrivé. En plus, si Amélie Nothomb a adoré, je ne pouvais pas ne pas être piquée par la curiosité.

Un roman sous le signe des mélanges

Il y a beaucoup de mélange dans ce roman. Il y a, avant tout, un mélange des univers : en effet, la réalité joue avec une dimension fantastique d’une manière assez subtile. On ne bascule vraiment jamais dans un univers fantastique, il y a toujours une branche de réalité à laquelle le lecture peut s’accrocher. C’est excellent ! Les fans de fantastique vont adorer ce roman mais cela permet aussi aux lecteurs qui sont plus frileux avec le genre en question de pouvoir se lancer dans cette lecture et avoir un pas dans le fantastique et un autre dans la réalité. Ajoutons à cela une bonne dose de légende et nous avons un combo parfait pour passer un moment de lecture intense.

Après le mélange des genres, il y a celui des années, des périodes de la vie de notre personnage principal : Olivier. En effet, Olivier retourne dans le village de sa grand-mère pour pouvoir faire le ménage dans sa vie ainsi que faire le point sur ce qu’il veut faire de sa vie et dans la vie. C’est assez sympathique. On passe donc d’un Olivier adulte, qui se souvient à un jeune Olivier charmé par le Vert-de-Lierre. Ce personnage qui sera vraiment le point central de l’histoire que nous conte Louise le Bars. Symbole de son enfance, Olivier fera tout pour retrouver sa muse.

On parle aussi d’un mélange au niveau des intrigues. En effet, on fait la rencontre de Rose et de Mary. Elles font aussi un joli écho à ce que je vous dis au-dessus : Rose a écrit une histoire dont Mary est le personnage principal. On tangue donc ici entre deux intrigues : celle d’Oliver et celle de Mary. On est encore une fois entre réalité et fiction.

Les personnages

Si Olivier Moreau st le personnage que l’on suit. Ce n’est pas le seul à prendre de la place dans l’intrigue. J’ai aimé ce personnage un peu déstabilisant. En effet, Olivier est un écrivain à succès, il est en période de doute, la page blanche le hante et il ne sait plus vraiment ce qu’il veut faire. En se replongeant dans son passé, il recroise la route du personnage de Vert-de-lierre : un vampire végétal qui hante les cauchemars des enfants du village. On fait aussi la rencontre de la mystérieuse Rose… Une femme que l’on a du mal à cerner. Cependant, j’ai apprécié son personnage tellement elle est inspirante. J’ai particulièrement apprécié la place que laisse l’auteure à la femme et de manière plus générale à l’alliance femme/nature qui est ancestrale. J’ai apprécié la manière dont l’auteure s’empare du sujet pour en faire quelque chose d’ultra littéraire. Si le fantastique et l’imaginaire sont souvent boudés pour les sujets un peu trop faciles à traiter, Louise Le Bars nous prouve ici qu’il regorge de sources d’inspiration.

Cette belle idée (peu souvent exploitée) m’a fait replonger dans mes cours de mythologie. C’est avec énormément de plaisir que j’ai retrouvé cette communion entre la femme et la nature. Ainsi, on les surprend à évoluer dans un univers purement naturel. On côtoie faune et flore sans en avoir peur. C’est vraiment une belle harmonie.

L’intrigue

C’est un voyage au cœur du personnage d’Olivier que l’on fait mais pas seulement. On est dans des questionnements beaucoup plus vastes, plus intenses. On part d’un point précis, d’une action bien précise et l’auteure tisse autour de l’histoire d’Olivier et de Mary un roman intrigant qui mérite de connaitre un public qui saura apprécier la délicatesse de l’auteure et de ses mots.

L’intrigue pourra être qualifiée de « simple » par beaucoup mais c’est beaucoup plus intense qu’une simple intrigue. On est dans le cœur de la nature, dans le cœur des femmes. La place de muse, de créature et de tout ce qui peut être lié à la femme est présent. On a plusieurs visages de femme : soumise, hystérique, ensorceleuse, libertine… C’est vraiment exceptionnel.

On y a une ambiance mystérieuse, sombre et tellement belle ! On est dans le gothique, dans le crépuscule, dans les jeux d’ombre et de lumière. On le voit avec cette couverture, une statue, un jeu d’ombre et la pleine lune mais on le lit aussi. Franchement, si Louise Le Bars avait été une auteure des siècles de gloire du gothique, je n’aurais pas été surprise. La quête de l’inspiration et de la muse m’a aussi fait penser aux romantiques. Quelle justesse !

Les mythes et légendes ont clairement leur place dans ce roman où la frontière entre la fiction et la réalité s’efface petit à petit. J’ai apprécié ce mythe du vert-de-lierre que j’ai pris plaisir à découvrir. Mon cerveau a tourné à pleins régimes, les mythes grecs ainsi que les divinités sont apparues comme par magie dans mon esprit… C’était tellement cool comme voyage !

La plume de Louise Le Bars

Franchement, je suis amoureuse de la poésie et de la délicatesse qui se dégage du roman de Louise Le Bars. En plus d’une imagination débordante, d’idées lumineuses et d’une facilité incroyable à prendre le lecteur par la main pour lui proposer une aventure merveilleuse, Louise Le Bars écrit de manière intelligente et dynamique.

Louise Le Bars signe ici le meilleur roman que j’ai lu, à ce jour, pour Noir d’Absinthe.

Les – :

  • Absolument rien. Je suis complètement, follement, incroyablement comblée.

Les + :

  • La place des femmes dans cette histoire.
  • La plume de l’auteur.
  • Les divers mélanges que l’on peut y rencontrer.
  • L’intrigue.

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Le destin des cœurs perdus – tome 1 : les damoiselles de Castel Dark de JC Staignier

51NEWzzXYYL.jpgRésumé : Angleterre, 1390. Par ordre du roi, les trois filles aînées du comte Clayton de Percival se rendent à Hill House pour rencontrer le duc de Templeton. Lorsque les portes du château se referment sur Mary, Jane et Ilyana, elles ignorent que leur destinée vient de basculer. À Castel Dark, le domaine familial, Aelis, la benjamine au caractère rebelle tente de s’imposer dans une société où les hommes dominent. Entre l’amour, la passion et la haine, les damoiselles de Castel Dark trouveront-elles le courage d’affronter leur avenir ?

Mon avis : Je remercie du fond du cœur JC Staignier pour l’envoi de ce roman. J’étais très heureuse de voir que ma demande avait été accueillie avec plaisir. J’ai fondu pour cette couverture aussi mystérieuse que prometteuse ainsi que pour ce résumé.

Une belle histoire que l’on lit d’une traite

Quelle belle surprise ! Je ne savais pas à quoi m’attendre avec cette romance. Généralement, j’adore les romances historiques mais lorsqu’elles sont dans ces siècles un peu plus reculés que les 17ème/18ème et 19ème siècles, je suis un peu novice. J’en lis que très peu. J’avais une envie folle de lire ce roman mais aussi une légère crainte de ne pas adhérer à ma lecture. J’ai rapidement écarté cette crainte, ma lecture a été formidable. Elle signe, ici, mon premier coup de cœur du mois d’avril.

L’intrigue

Je suis sous le charme de ce que l’auteure nous propose ici. En plus d’une plume de qualité, de personnages fins dont les caractères et les psychologies sont détaillées, nous avons aussi la chance d’avoir une intrigue crédible, haletante et qui nous permet de passer un moment exceptionnel de lecture.

Nous nous trouvons en Angleterre, en 1390. Le XIVème siècle a encore bien des secrets que je dois percée mais j’avoue m’être sentie à l’aise dans ces lieux, ces décors, cette culture. Vous le savez maintenant depuis quelques temps, je suis une véritable fan de la Grande Bretagne ainsi que de la culture de chaque pays. Je suis donc toujours partante lorsque l’on se retrouve dans des intrigues qui se déroulent dans un des pays qui en fait partie.

La place de la femme soulignée.

Encore une fois, je lis un roman où l’un des personnages principaux est incarné par une jeune femme qui ne se laisse pas faire. Elle se rebelle contre ce monde où les hommes dominent et où les femmes s’inclinent. On est dans une histoire où les trois filles du comte Clayton de Percival sont présentées au duc de Templeton pour qu’il choisisse sa nouvelle femme.

On suit donc ces trois sœurs dans leurs nouvelles vies. On est à leurs côtés, on se ronge les sangs pour savoir ce qui va pouvoir leur arriver. On a envie de les soutenir et de casser deux ou trois figures au passage. Bref, j’ai beaucoup apprécié que l’on mette ces trois damoiselles en personnages principaux. C’est un très bon choix.

Une fin qui m’a fait frôler la crise d’apoplexie

Non mais franchement ? C’EST-QUOI-CETTE-FIN ?! J’ai crié. Littéralement. Du fond de mon lit, j’ai crié. C’est bien la première fois que cela m’arrive. J’ai vécu la fin de ce premier tome de manière intense. Voilà la preuve que le roman est bon. Mais si j’avais pu secouer l’auteure comme un prunier, je crois que je l’aurais fait. Ahah !

La plume de JC Staignier

Voilà une belle découverte ! J’en ai beaucoup entendu parler mais sans jamais avoir eu la chance de découvrir le talent et l’univers de JC. Franchement, j’ai beaucoup apprécié la qualité de ses mots. Plume délicate mais incisive, on passe par tous les stades : le drame, la romance, l’amour, la trahison, bref, on en a pour son argent ! J’ai réellement apprécié cette aventure. Cela est dû au fait que j’ai eu la chance de découvrir une plume qui s’adapte à l’époque dans laquelle on évolue. Bravo !

Les – :

  • Mon cœur de lectrice saigne à cause de cette fin… mais il reste comblé !

Les + :

  • Les personnages ! Bravo pour cet immense panel que j’ai tellement adoré suivre.
  • Une fin spectaculaire.
  • Une intrigue très bien menée
  • Une plume excellente !