9

Nos âmes perdues d’Ellen Stuart

142576180_823375835199653_5568834727668194075_oRésumé : Deux êtres brisés peuvent-ils renaître ensemble ? Après un tragique accident qui lui a laissé des séquelles aussi bien physiques que psychologiques, Hanna McAlister tente de se reconstruire. Mais ses camarades ne lui rendent pas la tâche facile. Entre moqueries et harcèlement, elle s’enferme un peu plus chaque jour dans sa bulle. Mais lors de sa rentrée en terminale, Hanna fait la connaissance d’Holden Scott, beau garçon au charme ténébreux qui porte les stigmates d’un sombre passé. Derrière le sourire enjôleur, Hanna perçoit les failles d’Holdent. Entre les deux adolescents, l’attirance est bien réèlle. Vont-ils pouvoir s’aider à retrouver le goût de vivre ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions de l’opportun pour la chance qu’ils m’ont donnée : j’ai pu lire le roman nos âmes perdues d’Ellen Stuart.

Nous faisons la rencontre d’Hanna et d’Holden. Ce sont nos personnages principaux. Ils sont profondément humains : ils ont des passés douloureux, d’horribles blessures et une histoire à raconter. Hanna, c’est cette jeune fille qui, jour après jour, essaye de se reconstruire et de rendre à la vie les coups qu’elle a reçus. Holden est, en apparence, plus sûr de lui qu’Hanna mais il n’en reste pas moins un personnage attachant au passé trouble et cabossé.

L’intrigue est forte, les thématiques abordées la rendent dure et intéressante. On va parler de handicap, de boulimie mais aussi de harcèlement scolaire. La vie n’est pas simple, à travers le spectre des personnages de ce roman, nous nous en rendons bien compte. C’est une histoire percutante et pleine de sens.

Cette lecture n’est pas un coup de cœur parce qu’il y a eu quelques petits points qui ne m’ont pas forcément touchée : l’intrigue met un certain temps à se mettre en place. Je ne sais pas comment expliquer mais pendant les cent premières pages, j’ai eu l’impression de tourner en rond, de ne pas accrocher à ce que je lisais, de ne pas comprendre où l’auteure voulait en venir. Puis, passé le cap des cent premières pages, l’auteure donne une impulsion à son roman qui démarre vraiment. Néanmoins, il faut quand même tenir compte de cela : 100 pages pour se mettre en jambes, c’est beaucoup quand même. Il en va de même pour la plume. Je ne comprends toujours pas le comment du pourquoi mais j’ai l’impression que l’auteure se « lâche » une fois ces cent premières pages passées.

Je salue le travail de l’auteure, notamment sur la profondeur des personnages principaux. Ils sont vrais, purs et vraiment humains. J’aime beaucoup ce genre de personnages. La plume prend de l’ampleur et devient très forte au fil des pages. On est bouleversé par les émotions et on se prend la cruauté et la violence des hommes en plein visage. C’est fort et crédible.

La romance qui se dessine prend le temps. C’est ce qu’il faut à ces deux personnages : prendre le temps de se découvrir, prendre le temps de s’apprendre, prendre le temps de se reconstruire et de s’accepter. C’est vraiment très difficile mais Hanna et Holden représentent cette force et cette volonté de croire encore en l’homme. L’espoir est toujours là même si cela peut être compliqué.

Je salue le travail de l’auteure et sa plume qui mérite de s’épanouir comme une jolie fleur au printemps. Les personnages sont forts et vraiment très bien construits. Bravo pour ce roman fort en émotions avec des thématiques fortes.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Hanna et Holden sont deux personnages forts aux passés sombres et difficiles
  • Des thématiques fortes et dures qui sont très bien utilisées dans ce roman
  • La plume de l’auteure

3.5

16

Le destin des cœurs perdus – Tome 05 : La malédiction de Castel Dark de JC Staignier

51JWNMfDr9S._SY346_Résumé : Des plaines anglaises au royaume de France, découvrez le cinquième et dernier tome d’une saga historique envoûtante où les passions rivalisent avec les mystères, les tragédies et les vengeances. Pour la toute dernière fois, les descendants Kane et Percival vous emmèneront dans un voyage inoubliable à leurs côtés. Au cœur de cette époque médiévale cruelle et sanguinaire, l’amour trouvera-t-il enfin son chemin ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement JC Staignier pour sa confiance qui a perduré dans les années. JC est devenue une valeur sûre de mes étagères : sa plume fine et délicate a tout de suite retenu mon attention. C’est avec un énorme pincement au cœur que j’ai lu le mot « fin ». JC a encore une fois signé un roman fort et délicat à la fois, dur mais juste et aussi beau que dévastateur. Je n’ai pas pour habitude de lancer des fleurs, vous le savez : JC, pour la dernière fois, je me lance dans mon avis d’un de tes tomes de ta saga. J’ai envie de pleurer de joie mais en même temps de tristesse. C’est ce qui se passe lorsque l’on quitte des personnages que l’on côtoie depuis quelques années maintenant.

La saga, dans sa globalité, est un énorme coup de cœur. J’aime l’angle choisi, j’aime la plume, j’ai tout ce qui s’y passe. Il est vrai que, parfois, l’auteure joue avec nos nerfs et nos cœurs : il ne se passe pas que des choses faciles mais la vie est ainsi : il faut savoir rebondir et encaisser. Je trouve que les personnages, dans leur globalité, sont tous des reflets de cette vision de la vie. Cela apporte beaucoup de crédibilité à l’intrigue.

J’ai trouvé que cette saga familiale et historique était fantastique. Ce tome 5 vient boucler la boucle et nous proposer une intrigue riche et captivante. Nous retrouvons donc avec délice la famille Kane et la famille Percival. J’ai apprécié retrouver Clayton et Aelis. Ce sont deux personnages qui portent l’intrigue et qui nous proposent de sacrées aventures ! J’aime le fait que le panel de personnages est riche et varié : cela apporte beaucoup de couleurs et de dynamisme à l’intrigue. On va en apprécier certains, en adorer d’autres et en détester certains.

Je trouve que JC a mis la barre très haute pour ce dernier roman : tout est présent pour que l’on termine notre saga sur un feu d’artifice d’émotions. C’est une explosion de surprises qui permet une lecture fluide, attrayante et captivante. Bravo à l’auteure pour ce florilège de péripéties. Ce que j’apprécie aussi beaucoup dans cette saga, c’est le détail : les décors, les descriptions, le cadre : tout est pensé, réfléchi et mis en place pour que l’on puisse se projeter dans l’univers sans aucun problème.

L’historique se mêle avec brio au fantastique. Une touche de romance, de mystère et de trahison vient se greffer à cette intrigue ô combien savoureuse. Il m’est plutôt difficile de parler de l’intrigue sans vous dévoiler une partie. Il y a de multiples intrigues. On a un pied dans l’ancien et dans le nouveau : on se retrouve avec des personnages que l’on connait et que l’on prend plaisir à retrouver et d’autres que l’on prend plaisir à découvrir. J’ai aimé, tout au long de la saga, cette notion de rappel des ancêtres. J’aime le fait qu’ils soient encore là sans forcément être tout le temps présents. Belle et riche idée que notre amie JC a eu là !

J’ai trouvé que les chapitres bonus étaient drôles et bien pensés. J’ai ri, j’ai souri et mon cœur a fondu lorsque j’ai aperçu le mot « fin ».

Cette saga sera probablement une saga que je relirai avec grand plaisir dans quelque temps. Ayant tous les tomes en main, je vais pouvoir me faire plaisir et repartir au début de toute cette épopée familiale que j’ai tant apprécié.

Aujourd’hui, il m’est difficile de mettre des mots sur ce que je peux ressentir. JC a été l’une des premières auteures à me faire confiance. Elle a été prévenante, gentille et tellement amicale. Je n’oublierai jamais ses mots de réconfort, merci beaucoup. Sa plume est exceptionnelle : pleine d’émotions, de fluidité et de dynamisme. Les décors sont somptueux, le voyage entre France et Angleterre est encore savoureux. Les personnages sont forts, riches en détails et les psychologies détaillées. Mention spéciale pour Auriane qui a failli passer par la fenêtre à plusieurs reprises.

Réel page turner, ce tome 5 est l’apothéose de la saga, la cerise sur le gâteau, le point final qu’il fallait. Bravo JC !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La palette d’émotions véhiculées dans cette saga familiale. Foncez !
  • Les personnages que j’ai appréciés découvrir et retrouver pour certains
  • La plume de l’auteure que j’adore

02 raisons de plus de lire cette saga :

  • Le voyage entre France et Angleterre, ainsi que la riche documentation qui fait briller de justesse cette saga
  • L’auteure est EXCEPTIONNELLE.

« À votre tour, regardez vers le ciel, mais n’oubliez jamais : seuls ceux qui veulent y croire peuvent tout apercevoir. »

5

12

Nos vagues à l’âme de Julie Thomières

nos_vagues_a_l_ame-1424910-264-432Résumé : Une nuit. Une simple nuit a tout changé. D’amis, Michigan et Jade sont devenus amants, et leur relation a éclaté. Jade ne pouvant assumer cette attirance irrépressible, fuit sans un mot. Un an après, la blessure de Michigan est encore à vif, et c’est d’un mauvais œil qu’il voit le retour de Jade. Ce dernier revient pour coacher l’équipe de natation handisport de Chicago. Michigan est bien décidé à ne pas le laisser entrer dans sa vie. Ils ne partageront que le sport, rien de plus. Hors de question de souffrir à nouveau. Les retrouvailles sont houleuses, la distance qui les sépare paraît infranchissable, mais les braises de leur passion brûlent toujours. Un second souffle est-il possible pour ressusciter la flamme ? Spin off du roman « Entre les vagues« .

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman. Je suis ravie d’avoir pu me plonger dans le spin off du roman entre les vagues de Julie Thomières que j’avais particulièrement apprécié.

On fait de nouveau un plongeon dans l’univers du handisport avec de nouveaux personnages. C’est une romance M/M (je le précise tout de suite pour les lecteurs et lectrices frileux(ses) avec cette sous-catégorie de la romance. Je suis vraiment heureuse d’avoir lu ce roman. On fait donc la rencontre de Michigan et Jade qui sont deux jeunes hommes qui sont devenus amants. Malheureusement, la relation n’a pas su résister au choc de la fuite de Jade. Michigan doit avaler cette histoire, accepter l’échec de cette relation et aller de l’avant. Il est évident que la thématique de la rupture est mise en place ici. Néanmoins, aller de l’avant et essayer d’oublier une personne est une chose beaucoup plus facile à faire lorsque la personne n’est plus là.

Tout va se bousculer pour Michigan lorsque Jade revient pour coacher l’équipe de natation. Jade va de nouveau bouleverser l’existence de Michigan qui a gardé une rancœur absolue envers Jade (ce que je peux aisément comprendre).

Ce que j’ai le plus apprécié dans cette lecture, c’est le panel de personnage qui est très intéressant. Je trouve que la dimension psychologique est très bien amenée et travaillée. Les personnages sont forts, construits et la psychologie est détaillée. Cela amène beaucoup de profondeur. J’ai aimé le fait qu’ils ne soient pas traités comme des gens parfaits : ils sont humains avec leurs qualités et leurs défauts.

Les thématiques abordées ne sont pas évidentes mais sont très bien traitées. En effet, j’ai apprécié trouver la thématique lié à Jade. Je n’en dirai pas plus pour ne pas vous spoiler l’intrigue mais j’ai aimé cela ainsi que le compte à rebours qui met un peu de suspense dans ce roman. J’ai trouvé ces deux idées remarquables. C’est aussi avec bonheur que j’ai retrouvé Lison et Tristan.

La seule chose que j’ai, finalement, à reprocher à ce roman, c’est le léger manque d’équilibre entre les personnages. Si le côté de Michigan est très développé, j’ai trouvé que l’on restait dans le flou par rapport à Jade. En effet, même si l’effet de surprise et l’intrigue autour de ce personnage peut expliquer ces contours un peu flous, je suis un peu restée sur ma faim par rapport à cela.

La plume de Julie Thomières est toujours aussi belle, fine et délicate. Je trouve qu’elle a une plume d’une rare élégance qui nous embarque dans l’intrigue très facilement et rapidement. C’est une histoire d’amour compliquée que nous propose Julie Thomières. En effet, j’ai trouvé que l’histoire était crédible et proposait une réelle réflexion. J’aime beaucoup les romances qui ne restent pas en surface et proposent une réflexion immersive. C’est très intéressant et cela m’a permis de changer un peu de registre. La thématique du handisport m’a aussi plu. J’aurais aimé en savoir un peu plus.

En définitive, l’auteure a su me toucher une nouvelle fois avec cette romance forte et très belle. La profondeur des personnages m’a beaucoup plus bien que j’ai senti un léger déséquilibre entre les personnages de Michigan et de Jade. La plume de l’auteure est magnifique et pleine d’émotions. Ce spin off peut se lire indépendamment du roman entre les vagues mais je vous conseille quand même de lire les deux romans.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le plaisir de retrouver l’univers de Julie Thomières
  • La plume de l’auteure ♥♥♥
  • Le panel de personnages très bien travaillé.

4

14

Le cloître des vanités de Manon Segur

xcover-7346Résumé : 1231, Occitanie… Cela fait plus de mille ans que le cloître des vanités attire des âmes gangrenées par le désir et le désespoir. Sernin le bâtisseur, démon à la fois cruel et raffiné, règne en maître dans cette cour ensorcelée. Il a façonné Albeyrac, la fière cité Languedocienne entourant son piège et goûte à présent une retraite bien méritée mêlée de torture, de meurtres et de dégustation de souvenirs volés…Hélas, l’arrivée d’un groupe de prêcheurs Albigeois va tout changer à proximité de son garde-manger. Les Parfaits et Parfaites de la secte cathare risquent de lui saccager son arme favorite par leur foi. Les pouvoirs du démon s’affaiblissent à leur approche, l’empêchant de se débarrasser d’eux par voie directe. Pour ne rien arranger, une des croyantes commence à attirer son attention d’une manière encore inédite, étrangement douloureuse…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Crin de chimère éditions pour l’envoi de ce roman en service presse. J’ai vraiment été attirée par cette magnifique couverture. Chez Crin de Chimère, je fais plein de découvertes qui me permettent de sortir de ma zone de confort. Des fois c’est top, des fois, la lecture est un peu en dents de scie. Ici, la lecture a été plutôt bonne même si elle n’est pas un coup de cœur.

Notre personnage principal est un personnage atypique : en effet, l’anti héros par excellence. Sernin le bâtisseur est un démon. L’atmosphère gothique est très fine et délicate, elle fait de son personnage principal un démon froid, cruel mais raffiné et délicat.

Ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, c’est l’ambiance qui émane des pages. Je ne suis pas forcément d’accord avec la cruauté d’un démon mais avouez qu’un démon sympathique et agréable, on n’en croise pas très souvent ! Le démon reste fidèle à son caractère et à ce qu’il est. Néanmoins, la torpeur et la lassitude de Sernin vont être mises à rude épreuves lorsqu’il va rencontrer certains de nos personnages.

La difficulté de la chronique résulte dans le fait que je ne peux pas trop vous parler de l’intrigue sans trop en dire. Le côté psychologique est vraiment mis en avant et tellement travaillé ! J’ai vraiment apprécié l’aspect du roman. Le cloître des vanités est le lieu de Sernin. Le terme « cloître » est assez péjoratif et fait peur, on pense tout de suite à la noirceur, à l’angoisse et c’est exactement ce que l’on ressent à la lecture de ce roman. Plus les pages passent, plus l’ambiance s’assombrit. Le cloître des vanités fait référence à la vanité de l’homme. Depuis des siècles et des siècles, l’homme est vaniteux. J’ai trouvé très intelligent de la part de l’auteure d’utiliser les vanités de l’homme pour le piéger.

Ce roman historique est très équilibré est permet d’avoir une vision d’une période historique que je ne connaissais pas. 13ème siècle, Occitanie, les prêcheurs albigeois et la cathédrale Saint Joseph vont être les éléments qui vont faire basculer Sernin et lui proposer une vision de la vie différente de ce qu’il a pu vivre jusqu’à présent.

La manière dont l’auteure traite des thématiques choisies est vraiment intéressante et agréable. Je trouve ce roman très psychologique et je trouve que c’est la force de ce roman. Au-delà de l’équilibre entre la réalité et la fiction, entre l’historique et le fantastique.

Le panel de personnages est très intéressant et il permet d’avoir une panoplie de personnages et de psychologies très intéressantes. Certains personnages m’ont plu, d’autres un peu moins. J’avoue que j’ai apprécié Hermine malgré des débuts un peu compliqués (j’ai eu un peu de mal avec son caractère). Contre toute attente, le personnage de Sernin m’a plu : pas dans sa totalité parce que sa cruauté et sa violence m’ont fait froid dans le dos mais j’ai apprécié l’évolution du personnage et la perception de la vie. Les autres personnages sont aussi remarquables. Les psychologies sont tellement différentes qu’elles apportent toutes une touche à l’intrigue et cela est très agréable.

Au-delà de l’atmosphère gothique que j’ai grandement appréciée et du panel de personnages que j’ai apprécié dans sa globalité, j’ai beaucoup apprécié la plume de l’auteure que j’espère retrouver dans un autre roman rapidement. Même si cette histoire n’est pas un coup de cœur, elle reste forte en émotions et en sentiments. A travers ses mots, l’auteure nous parle des vices de l’âme humaine et des faiblesses des hommes. C’est intelligent et très agréable à lire.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Des décors vraiment incroyablement beaux et riches
  • Un panel de personnages intéressant. Ces derniers sont travaillés en profondeur.
  • La plume de l’auteure que j’ai grandement appréciée.

4

21

Anergique de Célia Flaux

81FeYCrO8YLRésumé : Angleterre XIXe siècle. Lady Liliana Mayfair est une garde royale, mais aussi une lyne capable de manipuler la magie. Elle et son compagnon Clement partent en Inde sur les traces d’une voleuse d’énergie. Leur unique piste : Amiya, la seule victime à avoir survécu à la tueuse. De Surat à Londres, la traque commence. Mais qui sont véritablement les proies ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Actu SF pour l’envoi de ce roman qui est une très belle découverte ! Quelle couverture! Quelle beauté!!! J’ai beaucoup apprécié le résumé. L’Angleterre et le 19ème siècle ? Le tout mélangé à une dose de magie et de fantastique ? Il ne m’en a pas fallu plus pour me lancer dans cette lecture !

On fait la rencontre de Lady Liliana Mayfair : c’est une garde royale. A contre-courant de sa famille, elle refuse le rang social et le statut que son père essaye de lui assigner : celui d’unenotable  anglaise faisant partie de la haute société. Liliana va devenir une garde royale (travailler pour la Reine) et faire sa vie avec Clément, un jeune homme qui ne partage pas la noblesse de sa compagne. De plus Liliana se refuse à sa nature de lyne.

Clément va recevoir des nouvelles inquiétantes de son ami Amiya. Colonie Anglaise, l’Inde est alors étroitement liée à l’Angleterre. Sans hésitation, Clément et Liliana vont aller porter secours à Amiya hanté par une lyne violeuse qui a failli lui ôter la vie en plus pompant toute son énergie.

Dans ce roman, il y a deux classes sociales : les lynes et les dénas. Les lynes sont capables d’utiliser la magie mais ne peuvent pas la produire tandis que les dénas produisent de la magie mais ne peuvent pas l’utiliser. Ainsi, une relation de dépendance lie les gens. Si au départ, je pensais que cela allait se dessiner comme une situation d’esclavage, j’ai eu peur de ne pas apprécier. Célia Flaux nous propose une intrigue vraiment exceptionnelle qui va échapper à tous les stéréotypes auxquels je m’attendais.

Ce roman est une très belle surprise : la construction narrative est assez intéressante ici. On se retrouve avec le point de vue de différents personnages. Cela nous permet d’avoir le point de vue de Liliana mais aussi celui d’Amiya. J’ai trouvé cela très agréable : on a le point de vue d’un déna et d’une lyne, d’un homme qui vit en Inde et d’une jeune anglaise. Un personnage au service des autres et un personnage au service de la reine qui est socialement différente de l’autre personnage. C’est vraiment une idée intelligente qui permet d’avoir une vue d’ensemble sur la société en général.

Le passé d’Amiya est vraiment très intense à découvrir. Amiya est un personnage qui essaye de vivre malgré la peur viscérale qui lui ronge la vie. Lorsqu’il était enfant, il s’est fait violer par une lyne mal intentionnée. Amiya est le seul survivant de cette lyne. Grâce à une chance inouie, elle n’a pas pu finir son travail et a laissé un peu d’énergie dans le corps d’Amiya. Depuis, il n’est plus que l’ombre de lui-même. Il a peur tous les jours et essaye de vivre malgré ces cauchemars qui lui pourrissent la vie.

La traque de cette lyne par Liliana, Clément et Amiya va les emmener de Surat à Londres au 19ème siècle. C’est vraiment très intéressant et captivant. J’ai apprécié la description des décors qui m’ont fait voyager dès les premières pages. J’ai adoré les trois personnages dont je vous ai parlés. J’ai aussi beaucoup beaucoup beaucoup apprécié la plume de l’auteure que j’ai trouvé dynamique, fluide et vraiment pleine de belles surprises. Elle a su me toucher, m’émouvoir mais aussi me prendre par la main pour partir à l’aventure. J’aime ce genre de plume tout terrain qui sait s’y prendre pour captiver le lecteur très rapidement.

Il y a un équilibre entre l’action et le reste de l’intrigue. Il y a aussi un équilibre entre les personnages qui ne se tirent pas vers le bas mais qui apportent tous quelque chose à l’intrigue. C’est vraiment très intéressant. Le traitement des thématiques est vraiment intelligent et très agréable. Le mélange entre l’historique et le fantastique est aussi très agréable et nous propose une intrigue originale et vraiment formidable.

03 bonnes raisons de lire ce roman :
  • Le dépaysement total que j’ai adoré !
  • L’originalité de l’intrigue et la construction d’un monde formidable
  • La plume de l’auteure que j’ai beaucoup appréciée

4.5

15

Hide out de Lily Arnould

Résumé : Les apparences sont parfois trompeuses… Ville de Charlotte en Caroline du Nord. April, jeune femme réservée, mène une vie paisible, auprès de sa mère et de son frère. Un travail qu’elle aime dans une petite librairie, des amis qu’elle adore ; tout semble parfait. En apparence… Ézéchiel, 28 ans, est une star déchue du football américain. Sa vie est aux antipodes de celle d’April ! Drogue, sexe, alcool… tout est bon pour tenter d’oublier ses problèmes. Et pourtant ! Ces deux âmes perdues, ces deux passés cabossés, ces deux vies que tout oppose vont entrer en collision ! Les masques tombent, des points communs apparaissent, deux secrets inavouables se côtoient. April et Ézéchiel seront-ils capables de tout se dire ? De tout s’avouer ? De tout se pardonner ? Passionnée de lecture, Lily Arnould ouvre en 2015 son blog de chroniques littéraires : Histoires de plumes. Elle se lance ensuite à son tour dans l’aventure de l’écriture et publie ses premiers textes sur Wattpad. Eternelle rêveuse et romantique dans l’âme, elle espère offir à ses lecteurs des histoires qui les font vibrer. Ainsi naît Hide out, son premier roman, qui connaît le succès avec plus de 320 000 vues sur la plateforme.

~ Service presse ~

Je remercie les éditions de l’opportun pour l’envoi de ce roman ô combien surprenant.

En toute franchise, j’ai décidé de lire Hide out parce que j’avais besoin de quelque chose de différent. Ces derniers temps, je me plonge souvent dans les mêmes romans et j’avais besoin d’une impulsion pour me faire sortir de cette boucle.

Avec Hide Out, je m’attendais à une romance moderne du genre « New Adult ». Même si bien évidemment nous retrouvons les codes de NA, je me suis retrouvée avec un roman ultra complémentaire et vraiment très bien pensé.

On fait la rencontre d’April, une jeune femme qui a un passé assez compliqué et parsemé de blessures que le temps ne parvient pas à guérir. April tient une librairie et essaye de vivre malgré tout. Elle parvient à trouver un équilibre entre son travail et ses amis qui sont devenus un de ses piliers. On fait aussi la rencontre d’Ezéchiel : un jeune homme de 28 ans qui est aux antipodes d’April : entre drogues et violences, Ezéchiel n’est fidèle qu’à lui-même : les femmes sont des jouets, la vie est une saleté et il ne fait que ce qu’il veut. Dans les problèmes jusqu’au cou, Ezéchiel est un jeune homme imbu de lui-même. Vous vous doutez que ma rencontre avec Ezéchiel n’a pas été de tout repos. Je vais être claire : c’est un personnage que je n’ai pas apprécié.

J’ai trouvé qu’April venait vraiment équilibrer ce duo. Il est évident que les personnages ont des caractères vraiment travaillés et pointus mais je n’ai juste pas su apprécier Ezéchiel. Ce sont des choses qui arrivent : j’ai aimé son parcours, l’évolution de ce personnage qui n’a pas su toujours prendre les bonnes décisions. C’est juste que l’on n’a pas su s’entendre. En revanche, j’ai apprécié April et son passé. C’est une jeune femme fragile et délicate, elle est intelligente et ne manque pas de courage. Elle est vraiment, selon moi, la force de ce roman. Le personnage d’April nous permet d’avoir une femme forte et sensée à la tête de ce roman, cela fait plaisir à lire !

Là où l’auteure a fait fort, c’est dans le choix de ses thématiques : j’ai aimé que l’auteure nous propose une romance originale dans les péripéties qu’elle offre. C’est pensé, réfléchi et pour la première fois depuis bien longtemps, je me suis autant accrochée au panel de personnages qu’à l’intrigue. J’ai trouvé que le tout était harmonieux malgré le fait que je sois passée à côté d’un des personnages principaux.

Clairement, ce roman est une belle découverte et je suis heureuse de l’avoir lu. J’ai découvert une plume très agréable et dynamique. J’ai aussi apprécié l’idée de l’auteure d’insuffler quelque chose de neuf dans le genre de la romance. C’est vraiment très intéressant.

En définitive, c’est donc une intrigue sans faille que j’applaudis ici. Malgré le fait que le personnage d’Ezéchiel ne m’a pas plu, j’ai trouvé que la plume de l’auteure et ses idées sont remarquables et permettent de lire ce roman d’une traite et rapidement. On a envie de connaitre la suite dès le départ de la lecture. Bravo à l’auteure pour ce roman très sympathique.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le personnage d’April
  • La plume de l’auteure
  • Les thématiques mises en avant dans ce roman.

27

Armance de Morgane Pinon

armance-1372225-264-432Résumé : Florian vient d’hériter de la fortune de sa tante Marie. Sur un coup de tête, il décide de tout abandonner derrière lui pour fuir la vie parisienne, au profit d’un manoir de l’époque victorienne. Il souhaite restaurer la demeure pour lui redonner sa grandeur d’antan et proposer à ses clients des chambres d’hôtes garantissant un voyage dans le temps réussi. Après quelques mois, les travaux avancent bien jusqu’au jour où l’État impose un confinement pour limiter la propagation d’un virus sur le pays. Florian se retrouve désormais seul dans cette grande bâtisse et bien incapable de finir le chantier en cours par ses propres moyens. Tout à fait par hasard, il accède à une pièce secrète dissimulée derrière un miroir. Le jeune homme y trouve plusieurs objets qui n’ont pas vu le jour depuis plus de 150 ans. Parmi ces vieilleries se trouve un journal intime rédigé par Armance de Bellieu. Pour occuper son temps, Florian se prend au jeu de découvrir quels secrets pouvait bien cacher cette jeune femme du passé…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Morgane Pinon pour son envoi. J’ai été comme attirée par ce roman. J’ai vu la couverture, j’ai lu le résumé : il me le fallait ! Morgane a su apaiser ma rage très rapidement et je l’en remercie pour ça. Il y a des romans comme ça où l’on est certain d’apprécier l’histoire : Armance en est une parfaite illustration. J’ai adoré ce roman, c’est un véritable coup de cœur.

La seule question que je me pose reste celle-ci : peut-on vraiment parler de romance historique ? Pour moi, non. Effectivement, on retrouve une partie de l’intrigue qui se déroule 150 ans plus tôt mais une bonne partie de l’intrigue se déroule de nos jours. Du coup, je n’ai pas envie de vous « induire en erreur » : cette romance va se diviser en deux époques : celle dans laquelle nous évoluons et le 19ème siècle.

On fait la connaissance de Florian, un jeune homme qui, grâce à l’héritage de sa tante Marie, décide d’acheter un manoir en Bretagne. Somptueux manoir victorien, il réserve beaucoup de secrets à son propriétaire. Lors des rénovations, Florian va rencontrer quelques problèmes : le gros méchant confinement. Tout va être à l’arrêt et Florian va se retrouver seul dans cette vaste demeure.

Je sais, vous êtes étonnés de lire que j’ai lu un roman qui parle du confinement. Vous savez certainement que je suis complètement réfractaire à tout cela. Comme d’habitude, je n’ai pas lu le résumé dans sa totalité, donc cette partie de l’intrigue m’était inconnue, de plus, j’avoue que j’ai été très surprise de la manière dont l’auteure utilise ce confinement : on n’en parle pas plus que cela, c’est vraiment un contexte. Le confinement sert à planter le décor et à expliquer pourquoi Florian erre seul dans les pièces du manoir. C’est grâce à ces périodes d’errance qu’il va trouver la pièce secrète dans laquelle se trouvent les journaux intimes d’Armance.

J’ai trouvé la symbolique du miroir assez agréable et poétique : on traverse le miroir pour connaitre le passé. Ce miroir qui va renvoyer le reflet du passé et qui va permettre de révéler les cicatrices de la vie d’une femme blessée. Ainsi, grâce à cette pièce secrète, Florian va plonger dans le passé de la famille Bellieu.

Parallèlement, à travers la lecture de Florian, nous allons faire la rencontre d’Armance. Nous allons la suivre de sa tendre enfance jusqu’à la fin de sa vie. Nous allons vivre avec elle les deuils qui vont jalonner sa vie, son histoire d’amour, son évolution dans la vie : de la jeune fille à la jeune femme puis à l’épouse.

J’ai vraiment trouvé les deux périodes de cette intrigue équilibrées : on passe autant de temps avec Florian qu’avec Armance. J’ai trouvé que l’intrigue était vraiment forte et porteuse de beaucoup de belles choses. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Florian qui, sous ses apparences d’homme voulant avancer seul dans la vie, il a un cœur énorme. J’ai aimé sa combativité, sa curiosité et ses valeurs. Armance est aussi un personnage que j’ai beaucoup apprécié pour son courage, son intelligence mais aussi son dévouement. J’ai aussi apprécié les personnages de Moïra et de Sarah qui incarnent l’avenir et le passé. Le panel de personnages est riche et très bien travaillé. Il rend l’intrigue vraiment crédible et permet de dynamiser le tout avec des caractères différents.

La plume de Morgane Pinon est délicate et pleine de générosité. On passe vraiment un excellent moment en compagnie de ces deux personnages, de ces deux époques qui sont réunies par l’envie de vivre et de comprendre les choses. J’ai aimé la palette d’émotions proposée par l’auteure, j’ai aimé la plume, j’ai aimé les personnages. Bref, j’ai tout apprécié. L’auteure a su combler mon cœur de lectrice en frappant dans le mille avec ce roman qui me fait revoir un peu ma copie sur la thématique du confinement dans mes lectures.

Je vous conseille ce roman sans hésitation et sans modération. Bravo à l’auteure pour ce roman que j’ai adoré et qui restera en mémoire un très long moment : peut être qu’on retrouvera mes carnets de lecture dans 150 ans et que l’on comprendra à quel point ce roman m’a touchée.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Les décors que j’ai vraiment adorés.
  • Les personnages d’Armance et de Florian
  • La plume de l’auteure

5

14

Toi et moi contre le reste du monde de Célia Haden

130766941_381614619732394_8329933297857993865_oRésumé : Ben et Inès ne sont que des adolescents lorsque leur relation prend brutalement fin, sans aucune explication. Lorsque Ben réapparaît des années plus tard, Inès a tenté de se relever, entourée de sa meilleure amie et ses amis, mais sans réellement parvenir à l’oublier. Le pouvoir de son regard captivant et la sensation de sa peau contre la sienne sont toujours ancrés dans sa tête et dans son cœur. Bien que son corps semble prêt à l’accueillir à nouveau, Inès ne peut lutter contre les doutes qui l’assaillent. Inès ne sait plus qui elle est, ce qu’elle souhaite et où est sa place dans cette nouvelle relation. Quel avenir peuvent-ils prétendre après tant de non-dits ? Et si la solution était de s’éloigner à nouveau de lui, pour apprendre à s’aimer elle-même ? Si s’aimer et se pardonner elle, pour l’aimer lui, était un mal nécessaire pour que leur amour puisse survivre ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions MEC pour l’envoi de ce roman en service presse. Roman qui me tentait pour son résumé, j’avoue que j’ai bien apprécié cette lecture. Elle n’est pas un coup de cœur mais cela reste une lecture très agréable.

On fait la rencontre d’Inès et de Ben. Ce sont deux personnages attachants qui nous permettent de nous immerger dans une histoire assez sympathique à découvrir. Inès et Ben ont été ensembles durant leur adolescence. Ils se sont quittés de la pire des manières qu’ils soient : sans aucune explication. La trahison, la colère et l’incompréhension habitent Inès qui ne comprend pas l’attitude de Ben. Quelques années plus tard, Ben revient à la surface et Inès va devoir gérer ce retour qui va de nouveau bouleverser sa vie.

L’intrigue est simple et efficace. J’ai beaucoup apprécié les personnages d’Inès et de Ben. Je les ai trouvés vrais et crédibles. Cette histoire est vraiment belle et terriblement humaine. C’est ce qui m’a le plus plu. En effet, j’ai trouvé que la reconstruction d’Inès était vraiment belle et terriblement vraie. En partant comme Ben l’a fait, il a complètement explosé cette jeune femme : elle manque de confiance en elle et ne sait plus faire autrement que de se méfier des gens.

L’amour est un sentiment très fort : il peut construire une vie mais aussi la démolir en quelques instants. J’ai apprécié comme l’auteure appréhendait cette thématique : elle ne montre pas que les bons côtés d’une relation amoureuse. J’ai aussi aimé la manière dont l’auteure mettait l’amitié en avant grâce aux amis d’Inès.

Inès et Ben sont des personnages vraiment intéressants : en effet, en un éclair, un regard et tout le monde autour d’eux s’arrêtent de tourner. Inès ne compte pas s’en arrêter là. Ces deux protagonistes représentent une histoire d’amour dans tout ce qu’il y a de plus pur mais aussi de plus compliqué. L’amour n’est pas simple, l’histoire d’Inès et de Ben non plus. Quand le passé ressurgit, le présent se complique et l’intrigue prend une tournure que j’ai appréciée.

Même si j’ai trouvé que l’idée de base n’était pas forcément originale, j’ai vraiment trouvé que l’auteure avait de belles idées : c’est une très belle histoire riche en émotions. Les personnages sont la réelle force de ce roman ainsi que la plume que j’ai trouvée très sympathique. J’ai trouvé le côté psychologique très bien amené. Il apporte une véritable force au roman.

La plume de l’auteure est très agréable comme je le dis ci-dessus. Elle est très belle, forte et dynamique. Le roman ne souffre pas de longueurs. La plume nous propose une immersion totale dans l’histoire d’amour de Ben et d’Inès.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une histoire d’amour crédible et très humaine.
  • Un panel de personnages vraiment très intéressant
  • La plume de l’auteure qui est accessible et au service des émotions

4

23

Bilan mars 2021

ship-2202910_1280 (1)

Salut tout le monde ! On se retrouve (tardivement) pour le bilan de mars 2021. J’ai fait de belles découvertes mais je me suis aussi un peu cassé la figure lol.
——————————————————————————————-
Bilan Livresque
——————————————————————————————-
Services presse et Comités

J’ai eu la chance de me plonger dans un roman pour un comité de lecture aussi. Nous somme donc à 15 lectures/écoutes pour le mois de mars. Je suis heureuse d’avoir pu reprendre un rythme convenable.
——————————————————————————————-
Les 03 meilleures lectures du mois…
——————————————————————————————-

——————————————————————————————-
J’attendais plus de… 
——————————————————————————————-

Je vous embrasse bien fort, on se retrouve dans deux semaines pour le bilan d’avril
12

L’appel des éléments – Tome 03 : le déferlement de Stéphane Melin

couv32417077Résumé : Les masques tombent et l’échiquier est enfin révélé. Brisés et divisés, les Élus voient leurs chances de réussite s’amenuiser face aux divinités qui se sont jouées d’eux. Pourtant, forts de leurs nouvelles alliances, ils trouveront le courage de poursuivre le combat, même s’ils devront pour cela franchir le seuil de la mort. Que devront-ils encore sacrifier pour rentrer chez eux et profiter d’une paix éternelle?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Stéphane Melin pour l’envoi de ce roman en service presse. Ayant eu les deux premiers tomes de la saga, je ne me voyais pas refuser l’appel du troisième tome. C’est vraiment une saga entrainante qui n’a pas fini de me surprendre du début du premier tome à la fin du troisième.

J’ai beaucoup apprécié la manière dont le troisième tome commence vraiment lorsque le deuxième tome s’arrête, on est directement plongé dans le feu de l’action et j’ai trouvé ça vraiment sympathique ! C’est dynamique et agréable à lire. Même si cette idée de tout de suite replonger dans l’univers sans faire de chichi est sympathique pour le lecteur, ça l’est un peu moins pour nos personnages qui se retrouvent dans une situation assez périlleuse voire même assez désagréable. Très rapidement, c’est dans une ambiance de violence et de rage que nous retrouvons. Nos protagonistes se retrouvent face à une désillusion totale : comment faire pour ne pas se laisser abattre face à des événements aussi cruels ? Comment croire qu’il est possible de gagner contre le Chaos désormais ? Tant de sacrifices pour ne pas savoir si tout cela va être possible.

Clairement, on reste sur la même impression que les deux premiers tomes. C’est bon, vraiment bon. On sent que Stéphane Melin a voulu de la précision. Les personnages sont bien construits. Psychologiquement, on se retrouve avec un panel de personnages très réussi. En effet, l’auteur prend le parti de proposer des situations difficiles à supporter et à encaisser. On est en pleine guerre, cela ne fait que commencer. Qui dit guerre dit violence, mort, horreur. C’est assez compliqué de vous parler du panel de personnages : on en retrouve certains que l’on a rencontrés dans les deux premiers tomes. En toute honnêteté, il y a eu beaucoup de bouleversements mais ils restent le point fort de la saga de Stéphane Melin. On se sent bien près d’eux et on vit vraiment l’histoire avec eux. Je trouve que ce tome trois est le plus psychologique de la saga. On va vraiment vivre et subir toute cette violence avec eux.

Ce troisième et dernier tome va nous mettre de sacrés coups, j’ai mis un peu de temps pour avancer : j’avais envie de savoir la fin mais j’avais aussi peur de la connaitre. C’était vraiment particulier comme lecture pour moi. Je suis heureuse d’avoir été jusqu’au bout de la saga de Stéphane Melin mais le tome deux m’a vraiment laissée sur les fesses. J’ai eu un peu de mal à aller jusqu’au bout tant j’avais peur de m’attacher aux personnages.

Stéphane Melin a une très belle plume : ce que j’ai le plus apprécié, c’est le fait que la plume nous propose des exercices compliqués : l’action est ultra présente, on est toujours dans une dynamique assez folle mais on a aussi les émotions qui sont là et exacerbées par l’environnement et la fragilité des personnages. On est dans un troisième roman qui s’ouvre sur de la colère et du désespoir. La colère fait faire n’importe quoi lorsqu’elle est aveuglante.

Stéphane Melin a su, avec brio, mélanger les émotions à l’action. On est dans une spirale d’événements et notre cœur chavire entre toutes les émotions que l’on découvre au travers des pages. Le monde créé est juste sublime et j’ai beaucoup apprécié les décors et les descriptions proposés par l’auteur.

C’est le tome le plus humain et le plus crédible. Stéphane Melin signe son meilleur tome et nous permet de finir notre lecture en apothéose. Merci pour sa confiance.

03 bonnes raisons de lire cette saga :

  • Un panel de personnages riche et très intéressant.
  • Une plume excellente au service de l’action et des émotions
  • Un monde riche et très intéressant

4

16

Les Erainn Tome 02 – Le souffle d’infinité de Thalie Perrot

71KlDf-Nq9LRésumé : Sean Erainn est de retour à Saint-Malo. Trois ans après le mariage de son frère Rory avec Cordélia de Montrésor, il vient rencontrer son neveu. C’est dans la demeure de son aîné que Sean fait la connaissance de Madeline Kerradec, une jeune femme très belle, mais auréolée de mystère qui a, de surcroît, un passé trouble. Pourtant, il se sent irrésistiblement attiré par elle. Décidé plus que jamais à découvrir qui se cache derrière la carapace de la jeune femme, il est loin d’imaginer dans quelles aventures il va être entraîné.Leur attirance saura-t-elle survivre aux embûches que le destin s’acharne à mettre sur leur chemin ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement M.E.C Editions pour l’envoi de ce roman. Il me tardait de vous parler de ce roman. Si vous vous souvenez bien, j’avais eu un réel coup de cœur pour l’univers de Thalie Perrot à travers son premier tome « Attractif enchantement » qui proposait de découvrir la famille Erainn à travers Rory et la famille de Montrésor à travers le personnage de Cordélia. J’avais beaucoup apprécié ma découverte et la manière dont Thalie Perrot avait, avec brio, mélangé le folklore irlandais à la romance historique.

Le tome 02 de la saga Erainn permet de mettre en lumière Sean, le frère de Rory. Sean est un personnage que j’ai beaucoup apprécié tant il dégage les qualités que j’aime trouver chez mes personnages principaux masculins : l’écoute, la gentillesse, l’abnégation aussi. Sean a tendance à vouloir chercher le meilleur en chacun des êtres qu’il rencontre. Il a tendance à voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. J’aime cela. Sean n’en est pas pour autant mièvre et naïf. Il sait que le monde n’est pas rose, il sait que la vie n’est pas un long fleuve tranquille mais il préfère être bon qu’être une brute.

Sean va tomber sous le charme de Madeline. La fille Kerradec qui a dû vivre avec une mère absente et un père vivant dans l’ombre du spectre de sa femme qui a été kidnappé. Madeline apparait dans le premier tome ainsi que ses parents. Yves et Gwenaëlle Kerradec sont la parfaite illustration d’un couple amoureux dans lequel l’un ne peut vivre sans l’autre. Madeline est une jeune femme qui a connu les pires atrocités : entraves, violences, horreur, angoisses… Tout cela fait de Madeline une jeune femme à part qui va nous prouver que les apparences sont trompeuses. Elle m’a beaucoup fait penser à Elizabeth Swann : un caractère bien trempé, une envie de savoir les choses et cette absence de crainte lorsqu’il s’agit de braver les convenances de la société pour arriver à ses fins.

Je pourrais aisément comprendre que Sean apparaisse comme le stéréotype de l’homme parfait. Néanmoins, je trouve que Sean est un personnage très bien construit quand on pense à ce que l’auteure a voulu mettre en place. Même si j’ai eu des débuts un peu compliqués avec Madeline, j’ai aussi compris où l’auteure voulait en venir. J’ai accepté cette part d’ombre chez Madeline. Il est assez rare de trouver cette noirceur chez un personnage féminin, cela dénote mais cela fait du bien. Après tout ce qu’elle a vécu, Madeline ne croit plus en rien et encore moins en l’amour. Comment pourrait-il en être autrement ? L’auteure a décidé de nous proposer des personnages atypiques. La situation l’est aussi, pour mon plus grand plaisir !

Madeline et Sean vont fonctionner comme deux personnages aux antipodes : l’un bienveillant et solaire, l’autre plongée dans une noirceur et dans la tristesse. Néanmoins, les opposés s’attirent et vont nous proposer une romance historique d’aventure vraiment palpitante.

L’auteure met vraiment en avant ce jeu d’ombre et de lumière. Si on peut l’apercevoir à travers le duo Sean/Madeline, on va aussi pouvoir le comprendre à travers d’autres relations. Lorsque je vous parlais de « romance historique d’aventure » je voulais souligner le fait que l’auteure va venir mettre un bon coup de pied dans les codes de ce genre qu’est la romance historique. Ici, il n’y a pas de bal, de grands châteaux, de carnets de bals et des premiers émois. Rien de tout ça.

Il y a la thématique du voyage. Ce voyage géographique que l’on va faire, cette balade aussi riche en émotions qu’effrayante sur le bateau des Paoli. C’est aussi un voyage personnel. L’aventure apparaît aussi comme une quête identitaire, un voyage initiatique. Madeline doit en passer par là pour comprendre qui elle est et d’où elle vient.

On va se plonger sans aucune difficulté dans une nouvelle aventure avec notre famille préférée : les Erainn. Ils sont le fil conducteur de cette saga : Thalie Perrot n’en oublie aucun et nous propose de retrouver les personnages du premier tome. Il est vrai qu’elle garde certains codes de ce genre souvent boudé mais ô combien riche. Néanmoins, l’auteure prend le parti de nous proposer quelque chose d’original ! Son œuvre est une œuvre pivot et visionnaire qui va dépoussiérer le genre de la romance historique ! Comment ? Rien de plus simple pour Thalie ! Une bonne dose de piraterie, de caractère bien trempé et de folklore. On retrouve le folklore celtique qui m’avait beaucoup plu dans le premier tome avec la banshee. La famille Erainn est très soudée. Rory et Liam ne vont pas perdre un instant pour porter secours à Sean qui va se retrouver dans une situation assez délicate. Avec Madeline, ils vont apprendre à se comprendre et à se voir sous un jour différent : et si l’ombre et la lumière pouvait cohabiter dans une seule personne ? Et si… Et si… Et si… Tant de questions qui vont trouver des réponses à travers la plume et les mots de Thalie Perrot.

Il y a tant d’émotions et de délicatesse à travers cette plume. La générosité de Thalie se ressent dans le personnage de Sean mais aussi à travers Madeline qui va être là où on ne s’y attend pas. Sur le bateau des frères Paoli, elle va comprendre d’où elle vient, elle va en apprendre plus sur cette mère qui lui manque tant dans sa vie et va apprendre à accepter son passé. Le message que Thalie véhicule est très beau : apprendre à accepter d’où l’on vient pour choisir où l’on va. L’auteure va savoir faire vivre une relation mère/fille entre Gwenaëlle et Madeline alors qu’elle n’a quasiment pas existé. A travers les mots des protagonistes, on va se rendre compte de la générosité de Gwenaëlle et de sa manière de voir les choses : elle est la lumière qui manque à Madeline. Elle est la source de la noirceur de manière indirecte. Son absence marque une noirceur dans son âme. L’ombre et la lumière, cette idée est poétique et mise en place tout au long du roman à travers différentes relations et différents personnages.

Là où l’auteure a choisi de dérouter son lectorat, j’y ai vu du génie. Là où certaines et certains d’entre vous y verront de l’incompréhension, j’y vois un grain de folie et une réelle envie de construire une intrigue sans faille. Là où certaines et certains seront déroutés par l’aventure dans la romance historique, moi j’y vois une bouffée d’air frais dans un genre qui commençait, pour moi, à se répéter. J’ai tellement hâte d’avoir le troisième tome entre les mains.

C’est donc un nouveau coup de cœur pour moi. Avant que quelqu’un ose mettre ça sur le dos de l’amitié qui m’unit à Thalie, je n’ai qu’une chose à vous dire : la complaisance, chez moi, n’existe pas. Il parait que je suis crainte sur la toile, que les auteurs tremblent quand ils savent que je vais les chroniquer : c’est bien comme ça. Je n’ai rien à cacher et encore moins à Thalie. Elle signe un deuxième tome terriblement différent mais ô combien riche. Je la remercie pour sa confiance et son amitié. Thalie, n’ait jamais peur d’écrire, tu as un talent fou.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La plume de Thalie Perrot, toujours aussi formidable, belle et douce. Merci pour ce moment parfait ! J’avais besoin d’avoir un être solaire comme Sean pour changer un peu de la morosité du quotidien
  • Le coup de pied fichu aux codes poussiéreux de la romance historique
  • La thématique filée de l’ombre et la lumière à travers tout le roman. Bravo !

5

18

Sur la terre comme au ciel de Christian Signol

9791035403959-001-TRésumé : « Être au plus près de la nature entretient l’espoir et redonne vie.» Dans la campagne berrichonne, Ambroise est garde d’un parc naturel, devenu le paradis des oiseaux. C’est un homme simple et amoureux de la faune, qu’il protège grâce à sa connaissance immémoriale de la nature. Mais Ambroise est accablé par la disparition de son fils, Vincent, parti au Canada dix ans plus tôt. Récit d’une renaissance, ode à la beauté et au mystère du monde, le nouveau roman de Christian Signol convoque des thèmes chers à l’auteur d’une oeuvre qui célèbre la nature et dénonce le danger qui la menace. Sur la terre comme au ciel est l’histoire poignante d’un père et d’un fils séparés par le destin. L’un n’a jamais quitté la terre qui l’a vu naître, cet univers immuable auquel il est viscéralement attaché et dont il connaît les moindres secrets. L’autre, poussé comme un oiseau migrateur vers un ailleurs plein de promesses, est parti au Canada à la découverte des grands espaces et n’a plus donné de nouvelles depuis dix ans. Jusqu’au drame qui, peut-être, les ramènera l’un vers l’autre. Christian Signol a ce talent pour évoquer l’immensité du ciel, les étés flamboyants et les aubes limpides. Des étangs du Touvois aux grands espaces du Nord québécois, ce récit pudique est un hymne au pouvoir consolateur d’une nature

~ Service presse audio ~

Je remercie chaleureusement Hermine et les éditions Audiolib pour cette découverte. Christian Signol est un auteur que je n’ai jamais lu ni écouté. Faisant partie, pour moi, des auteurs que l’on retrouve souvent chez des lecteurs assez âgés, je n’ai jamais osé sauter le pas. Un peu comme Françoise Bourdin ou Janine Boissard (que j’ai pris plaisir à découvrir), j’ai décidé de me laisser porter par la plume de l’auteur histoire de voir si je pouvais être attirée par l’une de ses intrigues. Sur la terre comme au ciel est une très belle histoire entre un père et son fils, entre le ciel et la terre, entre les hommes et la nature. C’est une histoire qui m’a sincèrement touchée.

Ambroise est un vieil homme qui essaye de finir sa vie paisiblement là où il se sent bien : dans son parc naturel dont il est le garde. Il vit toute l’année avec les animaux mais surtout avec les oiseaux qu’il aime par-dessus tout. Seulement, Ambroise n’est pas heureux comme il le devrait. Un mystère persiste dans sa vie : Vincent, son fils, parti au Canada pour vivre de son métier d’ornithologue, ne lui parle plus depuis des années. Pourquoi ? Comment ? Est-il vivant ? Est-il mort ? Tant de question assaillent Ambroise jusqu’à ce que la vérité lui explose en plein visage : Vincent est vivant mais complètement amnésique.

Ambroise va devoir apprendre à vivre avec ce fils différent, comme un bébé à qui il faudrait tout apprendre : manger, boire, dormir. Petit à petit, Ambroise va montrer à Vincent les oiseaux, le parc naturel mais aussi la barque, les vastes étendues, les oiseaux qui viennent quelque temps se reposer avant de repartir pour d’autres continents. Vincent et Ambroise vont de nouveau apprendre à vivre ensemble pour le meilleur mais aussi pour les moments les moins évidents.

Ce que j’ai grandement apprécié dans cette intrigue, c’est le rapport entre Ambroise et la Nature. Il règne un profondLogoAudiolib respect entre ces deux-là. En effet, j’ai beaucoup apprécié la manière dont Ambroise s’approprie le parc, c’est sa maison, son havre de paix. Il en est le gardien sacré et pourrait se sacrifier pour que les oiseaux se sentent ici chez eux. C’est vraiment magnifique. Au-delà de la relation particulière entre Ambroise et la Nature, j’ai aussi grandement apprécié comment Ambroise utilisait cette nature et plus particulièrement les oiseaux pour faire naitre la flamme du souvenir dans les yeux de son fils. Vincent va, petit à petit, se souvenir et nous parler de sa vie au Canada. Ce récit est magnifique et très crédible. J’ai vraiment beaucoup apprécié cette histoire pour toutes les émotions qu’elle nous véhicule.

Sur la terre comme au ciel est une magnifique histoire. Les thématiques sont variées et toutes très bien travaillées : au-delà des oiseaux et de la nature, il y a cette relation père-fils que j’ai trouvé magnifique. Il y a aussi de la romance qui vient bercer l’intrigue et la rendre plus douce. Le parcours de Vincent vers la guérison est beau et fort. Il a des qualités et des faiblesses et cela le rend profondément humain et attachant. Ambroise reste mon personnage préféré tant il est simple, doux et extrêmement généreux.

La plume de Christian Signol est vraiment très agréable. Il y a vraiment une douceur qui se dégage des mots, j’irai même dire que c’est très poétique. Les personnages sont dessinés avec beaucoup de soin. Daniel Nicodème est la personne qui nous lit ce roman. Quelle voix ! Je trouve qu’elle est faite pour ce texte. J’ai trouvé qu’elle était belle, juste et qu’elle collait parfaitement au personnage d’Ambroise qui est notre narrateur. C’est vraiment une très belle histoire.

A titre personnel, j’ai beaucoup pensé à ma grand-mère qui me disait toujours « Lis du Signol ma petite-fille, on passe toujours un bon moment ». Comme d’habitude, elle avait raison ma mamie. J’ai décidé de faire plus de place à cet auteur dans mes étagères en mémoire de ma grand-mère. Elle n’est plus là mais grâce à ce genre de lecture, j’ai l’impression qu’elle lit avec moi. Rien que pour ça, merci.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La relation Ambroise-Vincent qui va nous faire vivre une relation père-fils merveilleuse et parfaitement imparfaite. Ca la rend vraiment très belle
  • La place des oiseaux et de la Nature dans ce roman
  • La plume de Christian Signol et toutes les émotions véhiculées

4.5

14

Une arête dans la gorge de Christophe Royer

CVT_Une-Arete-dans-la-gorge_6100Résumé : Mutée depuis peu à la Criminelle de Lyon, le commandant Nathalie Lesage, mise à l’écart par sa supérieure, va devoir se battre pour trouver sa place… Très vite, une série de meurtres atroces va la plonger dans les entrailles et les arcanes de la Ville des Lumières, lui réservant de bien sombres surprises… Un thriller haletant où vont s’entrechoquer assassinats violents, sociétés secrètes, Histoire et sciences dans un Lyon ésotérique…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Taurnada pour l’envoi de ce roman en service presse.

J’avais apprécié le premier roman de l’auteur mais cela n’avait pas été non plus une lecture complètement faite pour moi. J’ai eu quelques soucis à m’immerger dans l’intrigue qui proposait des thématiques vraiment trop fortes pour moi. J’avais vraiment apprécié le personnage de Nathalie Lesage et j’avais tenu grâce à ce personnage féminin fort.

Lorsque Joël m’a proposée la lecture d’une arête dans la gorge, j’ai eu peur de me lancer. Et si je me retrouvais dans la situation du dernier roman de l’auteur ? Et si je n’aimais pas ? Et si ? Puis… Je me suis lancée, j’ai fait taire toutes ces questions et j’ai donné de nouveau une chance à l’auteur. Qu’est-ce que j’ai bien fait ! J’ai adoré ma lecture !

On retrouve Nathalie Lesage. Elle a complètement arrêté de travailler dans son service à Paris. Après 18 mois d’absence, elle est de retour sur le terrain à Lyon, à La criminelle plus précisément où sa venue n’est pas attendue. On a forcé le passage et ça, Pauline Clément n’apprécie pas. Pour se venger, elle va isoler Nathalie et lui coller un bleu dans les pattes : Cyrille.

Contre toute attente, Cyrille va se trouver être un atout redoutable qui va permettre à Nathalie de pouvoir se créer une ambiance de travail pas si nulle que ça.

Un meurtre d’une extrême violence va être découvert. La criminelle de Lyon est mise sur l’affaire : Nathalie va se jeter corps et âme dans cette enquête : un meurtre, puis deux, puis trois vont se succéder. Tous d’une extrême violence, tous de la même main : un tueur en série sévit et Nathalie va tout faire pour l’arrêter le plus vite possible.

L’intrigue va se diviser en plusieurs chapitres assez courts qui sont très bien rythmés. La plupart des chapitres sont réservés à l’enquête mais on va aussi suivre le tueur. Ici, cela ne m’a pas dérangé puisque l’on ne découvre pas l’identité du tueur grâce à ces chapitres. En effet, c’est l’enquête qui va nous apprendre son nom, son identité et tout ce qui va permettre de l’identifier. Les chapitres qui vont mettre en place le narrateur/tueur vont plutôt servir à comprendre le pourquoi du comment. C’était assez intéressant.

Nathalie va vite comprendre que les victimes sont liées entre elle par une thématique que j’adore retrouver dans mes lectures : la franc maçonnerie. Je n’en dirai pas plus pour ne pas vous gâcher une bonne partie de l’intrigue mais j’ai beaucoup apprécié découvrir un Lyon ésotérique. Grâce à ma meilleure amie qui habite Lyon, j’ai reconnu des noms comme celui de La Croix Rousse. J’ai apprécié déambuler dans la ville qui regorge de secrets. On aperçoit Lyon sous un angle différent et cela m’a énormément plu.

Nathalie va aussi devoir faire un travail personnel : chasser ses démons. Sa dernière enquête la grandement affectée. Elle doit apprendre à avancer et à faire une croix sur sa vie passée à Paris. Elle va retrouver son amie Diane qui travaille avec elle mais Joanne, sa compagne est d’une jalousie maladive, Nathalie a l’impression que son amie n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle va aussi faire la rencontre de Raphaël, un policier qui travaille aux stups et qui va aussi l’aider dans son enquête.

Clairement, ce roman passe à un cheveu du coup de cœur. Pour la simple et bonne raison que j’ai vu clair dans le jeu d’un personnage dès le départ. J’aurais apprécié une dernière cabriole pour me surprendre. Mais cela n’est vraiment pas grave.

J’ai beaucoup apprécié la plume de Christophe Royer ainsi que toutes les recherches qu’il a inclus dans son roman. On sent vraiment tout le travail de recherche et j’ai vraiment apprécié cela. La plume est efficace et fluide : la lecture se fait sans encombre et le récit est vraiment intéressant. Je suis certaine de lire la prochaine enquête de Nathalie Lesage.

03 bonnes raisons de lire ce roman :
  • Une enquête qui va nous plonger au cœur de la ville de Lyon et de ses secrets
  • Le personnage de Nathalie que j’ai apprécié pour sa force de caractère et sa volonté à faire les choses de manière correcte.
  • La plume de l’auteur que j’ai grandement appréciée aussi et toutes les recherches historiques qui sont vraiment poussées. 

4.5

12

Le cas Victor Sommer de Vincent Delareux

xcover-7027Résumé : « Un récit à mi-chemin entre les Évangiles et « Psychose » d’Alfred Hitchcock. Une réussite ! » — Amélie Nothomb

À 33 ans, Victor Sommer mène une vie discrète et monotone qui lui pèse. Secrètement, il aspire à devenir « quelqu’un » aux yeux du monde. Cette ambition est toutefois entravée par sa mère, une vieille infirme autoritaire et possessive qui l’empêche de proprement exister. Mais voilà qu’un jour, cette dernière disparaît sans laisser de traces. Livré à lui-même, son fils va devoir faire face à ce monde qu’il n’a jamais appris à connaître. Une fois l’angoisse de la disparition passée, Victor va s’accommoder de cette indépendance nouvelle et la mettre à profit pour enfin réaliser son fantasme : à l’avenir, il existera davantage que quiconque. À ses risques et périls. Car sa mère, sans doute, n’est pas aussi loin qu’il le pense…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Vincent Delareux pour l’envoi de son roman via SimPlement. J’aimais beaucoup le charme désuet de la couverture, le résumé était assez intéressant. Je n’ai pas beaucoup hésité avant de me lancer dans ma lecture.

En parlant de lecture, cette dernière a été assez rapidement, sur la liseuse, les 450 pages sont passées assez rapidement. Le cas Victor Sommer est un roman qui est sympathique, agréable à lire mais qui n’est malheureusement pas un coup de cœur pour moi. Je vous explique pourquoi tout de suite.

Nous faisons la rencontre de Victor, un homme d’une trentaine d’années qui vit chez sa mère. Sa mère est une personne manipulatrice et très fourbe : elle fait tout pour que son fils n’ait pas besoin de quitter le cocon familial. Maman a besoin de son petit garçon. Clairement : cette relation m’a dérangée. C’est limite incestueux et la mère de Victor m’a glacé le sang. Comment en tant que parent on peut faire passer ses propres envies avant celles de son enfant ? Comment parvient-on à rendre son fils si dépendant à soi-même ? Victor a 33 ans, il n’a jamais travaillé, n’a jamais eu de relation sentimentale, bref, Victor dénote dans le monde dans lequel il vit.

Lorsque Victor va essayer de trouver un travail et d’avoir une relation avec une jolie demoiselle, tout va partir en vrille très rapidement. La mère de Victor va lui faire comprendre que tout ce qui lui arrive est de sa faute et qu’il ne peut que s’en prendre à lui-même : Maman l’avait bien dit de rester à la maison.

Victor consulte toutes les semaines son psychologue. Tous les jeudis, Victor va beaucoup parler de sa mère et de son comportement. Il va aussi évoquer son père qu’il n’a pas connu : il ne vit qu’à travers un souvenir d’une vieille photo qu’il a aperçu étant enfant et à travers un couteau suisse que Victor garde précieusement.

Suite à une dispute, la mère de Victor va disparaître : Victor s’inquiète. Il attend, il a honte, il est rongé par les remords. Où est passée sa mère ? Pourquoi ne lui fait-elle pas de signe, pourquoi ne rentre-t-elle pas à la maison ? On va suivre Victor à travers son histoire personnelle. C’est plutôt sympathique.

La chose qui fait que je n’ai pas eu de coup de cœur pour ce roman c’est la chute que j’ai vu arriver dès la moitié du roman. Dès la disparition, j’ai soulevé l’hypothèse que ce pouvait être ça et je ne me suis malheureusement pas trompée. Le suspense est bien présent mais l’effet de surprise éventé. Dommage.

La plume est entrainante et fluide. L’intrigue est dynamique et ne manque pas d’intérêt. J’ai vraiment trouvé intéressante l’approche psychologique de ce roman. La manière dont l’auteur va mélanger la réalité au subconscient de notre personnage est très intelligente. La création de la relation entre Victor et sa mère est aussi incroyable : c’est malsain et révoltant mais l’auteur la retranscrit très bien à travers ses mots.

En définitive, même si j’ai vu la fin venir à la moitié du roman, je suis contente d’avoir découvert la plume de Vincent Delareux à travers ce roman noir et psychologique. Il nous emmène dans le fin fond des abysses de l’âme humaine. La plume de l’auteur est agréable et très fluide, la lecture se fait sans accroche. Bravo à l’auteur pour ce roman qui ne manque pas de charme à sa manière.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le rendu de la relation entre Victor et sa mère. Je trouve que l’auteur maitrise vraiment bien le sujet.
  • L’intérêt psychologique de l’intrigue
  • La plume de l’auteur

4

27

Je suis ta nuit de Loïc Le borgne

imageRésumé : La France, un été, quelque part dans les années 80. Pendant un banal concours de casse-bouteilles, six enfants découvrent un cadavre mutilé, sans lèvres, sans sexe et sans doigts. Et ce n’est que le premier d’une longue série. Pierre et sa bande de copains inséparables sont obligés d’enterrer leur enfance et certains de leurs proches alors que le Puits et l’homme au chapeau haut-de-forme s’emparent peu à peu de leur innocence.

Avec Je suis ta nuit, Loïc Le Borgne nous offre un véritable page-turner de l’angoisse.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions ActuSF qui me permettent de poursuivre la découverte d’auteurs en tout genre. J’ai rencontré la route de Loïc Le Borgne avec Ghost Love. Je suis ta nuit est bien différent mais ô combien intéressant et intrigant. Si j’ai poussé les portes de l’angoisse avec ce roman, j’en ressors assez satisfaite de ma lecture.

Ce n’est clairement pas le genre de lecture que j’affectionne le plus, ce n’est clairement pas le genre de lecture que je ferais souvent. Néanmoins, Loïc Le Borgne a su me bousculer dans mes habitudes de lecture et pour cela, il mérite une médaille. Je vous avoue que la couverture m’a attirée : ces ombres, cette angoisse qui ressort de cette couverture m’a tout de suite attirée.

Nous décollons pour la Bretagne et plus particulièrement pour le village de Duaraz, dans les années 1980. On oublie les consoles, les ordinateurs et les smartphones, les gamins trainent ensemble, discutent font des bêtises de gosses. L’insouciance à l’état pur. Pierre, notre narrateur va nous expliquer comme sa vie et celles de ces cinq amis a basculé.

Si ce roman peut évoquer un retour à l’enfance, il n’est en aucun cas fait pour un lectorat jeune. Comme une madeleine de Proust, les enfants des années 1980 vont retrouver des références à leur génération : Goldorak, Star Wars… Loïc Le Borgne signe ici un roman qui va parler de ce basculement : comment un enfant insouciant, naïf et crédule va basculer dans l’horreur, la mort et l’angoisse. La figure de l’enfant est certainement présente pour exacerber cette notion d’insouciance qui va voler en éclat mais certainement pas pour inciter les enfants à lire ce roman.

Pierre et ses amis (Francis-Emmanuel, Maël, Mélanie, Karl, Sébastien), vont découvrir un cadavre mutilé. Comme indiqué dans le résumé, le cadavre n’a plus de doigt, de lèvre ni de sexe. Comble de l’horreur pour les enfants qui essayent de faire comme s’ils n’avaient rien vu. Après cet épisode, Pierre et ses amis vont se rendre compte que quelque chose n’est pas normal : les gens qu’ils connaissent agissent étrangement, ils sont menaçants et les animaux deviennent très agressifs. Maël, le chef de cette petite bande va nous parler d’une sorte de croque mitaine. Il a pris pour cible les enfants qui vont vivre une horrible expérience.

Ces six enfants vont connaitre un été terrible. L’auteur nous propose un panel de personnages très détaillé : c’est assez intéressant d’avoir tous ces caractères. En effet, ils évoluent tous, grandissent tous et prennent des chemins différents, j’ai apprécié ces personnages même si certains sont plus appréciables que d’autres (cela est normal et varie selon le lecteur). Personnellement, je me suis beaucoup attachée au personnage de Pierre. C’est notre narrateur qui revient sur cet été qui l’a changé à tout jamais. Dans ce genre de roman, je fonctionne ainsi : je ne m’attache à personne, j’ai trop peur que le personnage meurt atrocement. Du coup, je savais que Pierre allait s’en sortir, alors je n’ai pas hésité. Il a été ma bouée de sauvetage dans cette mer d’angoisse et face au Bonhomme de nuit.

Ce que j’ai apprécié dans ce roman, c’est le climat qui s’installe doucement sans basculer dans le gore. On joue avec nos nerfs, on a peur, on angoisse, petit à petit, on bascule dans la folie sans plonger dans les rivières de sang. Effectivement il y a du sang, des meurtres mais c’est soutenable pour une lectrice comme moi qui a peur de son ombre. J’ai apprécié la manière dont l’auteur installe cette ambiance.

Je trouve que Loïc Le Borgne s’en sortait très bien : la plume est vraiment bien dosée. C’est juste ce qu’il faut pour que le lecteur plonge facilement dans sa lecture. La fin est belle, je l’ai même trouvée poétique. Je ne m’attendais pas à ce genre de choses dans ce genre de littérature et j’ai vraiment été agréablement surprise. Je ne pensais pas être le bon public mais je me suis trompée. En refermant le roman, je me suis rendue compte que j’avais apprécié ma lecture même si elle diffère de ce que j’ai l’habitude de lire. Comme je le dis souvent, l’habit ne fait pas le moine et en voici encore une belle illustration.

Amis aimant les ambiances angoissantes et n’ayant pas peur de se faire quelques petites frayeurs, n’hésitez pas à plonger dans ce roman de Loïc Le Borgne qui nous dépeint ce passage à l’âge adulte (un peu prématuré) avec beaucoup de finesse et d’émotions.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le panel de personnages que j’ai trouvé assez bien brossé
  • La plume de l’auteur que j’ai, une fois de plus, trouvé très agréable
  • Le cadre des années 1980

4

22

L’impossible pardon de Martine Delomme

9782258164130ORIRésumé : Rédactrice en chef adjointe d’un journal local indépendant, Marion pensait simplement recevoir un client de Romain, son mari tonnelier, lors de ce dîner improvisé. Mais celui qui franchit sa porte n’est autre que Fabien, l’homme qu’elle a aimé et qui a disparu il y a huit ans. Alors que Marion et son petit garçon, Lucas, sept ans, ont retrouvé un bonheur paisible, revoir Fabien réveille en elle des sentiments qu’elle croyait enfouis. Lorsque des soupçons de fraude pèsent sur la coopérative vinicole locale, la vie de Marion bascule. Au premier plan de cette scandaleuse affaire, la courageuse journaliste sortira-t-elle indemne de ce tourbillon de dangers et d’émotions ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Presses de la cité pour l’envoi de ce roman. Issu de la collection « terres de France », je ne savais pas à quoi m’attendre. Moi qui n’ai pas forcément l’habitude de ce genre de littérature, j’ai été très agréablement surprise.

On fait la rencontre de Marion, une jeune femme qui n’a pas eu la vie facile. Quittée subitement par l’homme de sa vie, elle s’est retrouvée seule face à son avenir. Enceinte, elle a dû passer sa grossesse seule à ne pouvoir compter que sur elle et sa famille. Fabien a littéralement disparu de sa vie, elle ne savait même pas s’il était encore vivant ou non. Marion a fait face et quelques années plus tard, elle est mariée à Romain qui a adopté Lucas, son petit garçon de sept ans.

Fabien lui n’est pas mort, il a quitté sa vie d’avant à cause d’un secret familial qui a éclaté et salit l’image de la famille. Les portes de la politique se sont fermées laissant Fabien seul et honteux. Il a préféré laisser Marion seule et ne pas être un poids pour elle. Fabien va changer de route et devenir l’heureux possesseur de vignes en Italie. Il lui manque quelque chose dans sa vie : Marion. Il donnerait n’importe quoi pour revenir en arrière et ne pas faire les mêmes choix. Néanmoins, la vie est parfois drôlement faite. Romain, le mari de Marion et Fabien son ex-compagnon sont des collaborateurs et Marion se prend son passé en pleine figure lorsque Fabien fait irruption dans sa cuisine alors qu’il est invité à manger par Romain.

Marion va devoir se poser les bonnes questions. Elle n’a pas oublié Fabien mais elle ne peut pas non plus oublier tout le mal qu’il lui a fait. Fabien va faire la rencontre de Lucas et va tout de suite comprendre qu’il est son fils. C’est sa copie parfaite. Fabien va tout faire pour avoir une place dans la vie de Lucas et dans celle de Marion… Cependant, comment faire pour ne pas blesser Romain qui pensait le père de Lucas décédé ?

Ce roman m’a beaucoup plus parce qu’il ne s’arrête pas seulement aux blessures du passé enfouies au plus profond dulogo-presses-de-la-citc3a9 cœur et blablabla. Cette soupe-là, j’en ai assez. J’ai trouvé que l’auteure abordait plusieurs thématiques et que cela fonctionnait plutôt bien : on touche au monde journalistique avec Marion qui est dans la profession, dans le milieu viticole puisque Romain & Fabien travaillent dans ce domaine mais on a aussi une touche de personnel avec l’histoire que partagent ces trois personnages. J’ai eu peur qu’à un moment, l’auteure prenne le chemin du triangle amoureux mais elle s’est rapidement éloignée de cette idée pour mon plus grand plaisir.

Je ne m’attendais pas à ce que l’histoire prenne ce tournant et que l’Histoire prenne place dans ce roman qui réserve beaucoup de belles surprises. J’ai pris ce roman en me disant que ça me permettrait de faire une pause entre deux gros romans. Une lecture tranquille et sans prise de tête. Je me suis bien trompée ! Je me suis même trompée sur toute la ligne. L’enquête de Marion va la pousser dans ses retranchements et dans les côtés les plus sombres de l’industrie du vin.

Martine Delomme m’a énormément surprise, à tel point que je n’ai pas su lâcher le roman sans avoir le fin mot de l’histoire. Si nos trois personnages sont les principaux, l’auteure ne lésine pas sur le panel de personnages secondaires pour ménager l’effet de surprise.

J’ai aussi apprécié en connaître d’avantage sur le monde de la viticulture. J’ai trouvé que l’auteure apportait beaucoup de détails sans nous donner de leçon, c’est vraiment très intéressant. J’ai eu envie de me poser sur une terrasse dans le sud de la France et de boire un bon verre de vin plus d’une fois ! Elle m’a vraiment transportée dans cette histoire. Sa plume est vraiment belle et fraîche. J’ai apprécié la rencontrer et je pense que je me laisserai séduire par d’autres romans.

En définitive, ce roman est une vraie bouffée d’air frais. Le style est sympathique, le roman se lit bien. Il n’est pas un coup de cœur mais reste très agréable à découvrir. J’ai apprécié le portrait de Marion qui est une femme forte et qui va tout faire pour découvrir le fin mot de l’histoire. Elle est une femme courageuse et qui va nous montrer qu’elle ne reculera devant rien pour l’avenir de son fils. J’ai trouvé les personnages très intéressants. Les décors sont vraiment beaux et nous proposent une excursion intéressante. Bravo à l’auteure pour ce roman.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Différentes thématiques intéressantes : le journalisme et la viticulture. On ajoute aussi une sphère intime qui vient dynamiser le tout.
  • La plume de l’auteure que j’ai beaucoup appréciée.
  • Les décors proposés : j’ai aimé me balader avec Fabien dans ses vignes et dans l’entreprise de Romain

4

14

Jolies filles de Robert Bryndza

Jolies-fillesRésumé : Le corps d’une ravissante jeune femme vient d’être découvert, à demi-nu et lacéré de blessures mortelles, dans une benne à ordures de la banlieue londonienne. Arrivée sur place avec son amant et ex-coéquipier, l’agent Peterson, l’inspectrice Erika Foster est sous le coup d’une double émotion : la révolte face à cette épouvantable scène de crime et la frustration. Car officiant désormais à la brigade des stup, elle n’est pas censée s’occuper de cette affaire… Mais impossible pour la flic de rester sur la touche. Enquêtant clandestinement, Erika découvre un lien avec une autre affaire similaire, survenue quelques mois plus tôt, où la très jolie victime présentait les mêmes incisions. Autre point commun : les deux femmes étaient inscrites sur un site de dating et pensaient avoir rencontré l’homme idéal. Comment démasquer ce prince charmant insaisissable, aux multiples profils ? Erika le sait : l’assassin a deux pas d’avance sur la police. C’est lui qui mène la danse, au rythme des cadavres. Et quand un nouveau corps est retrouvé dans une poubelle, Erika comprend qu’elle va devoir apprendre à valser, avant de pouvoir frapper à son tour…

~ Service presse ~

Enfin ! J’ai pu me plonger dans la nouvelle enquête d’Erika Foster que j’adore suivre ! Jolies filles est le nouveau roman de Robert Bryndza. Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour m’avoir permis de lire cette nouvelle intrigue !

J’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver Erika Foster dans cette nouvelle enquête. Petite piqûre de rappel, Erika est notre personnage principal dans cette saga. Elle est inspectrice et travaille dans la police depuis de nombreuses années. Erika a un tempérament de feu : elle s’agace très vite, monte très rapidement dans les tours et n’a pas sa langue dans sa poche. Erika est un personnage dynamique qui sait porter sur ses épaules l’intrigue sans aucun souci. Erika a un sacré caractère, personnellement, des fois, j’ai eu un peu de mal à la comprendre dans son comportement. Cela ne m’a pas empêchée de passer un bon moment avec cette nouvelle enquête.

Le roman va se diviser en deux « parties » : la première regroupe l’enquête en soi ainsi que la vie personnelle d’Erika. Erika est dans la tourmente depuis quelques temps : elle a perdu son mari, policier comme elle. Elle est en plein deuil même si cela fait maintenant deux ans qu’elle a perdu son cher et tendre. Cependant, Erika est tiraillée entre le souvenir de son mari et son attirance pour son nouvel amant. Elle a cette culpabilité qui lui serre l’estomac. Erika va faire du grand Erika. Elle va s’incruster sur la scène de crime de son amant (James Peterson). On lui demande de partir mais elle n’en a rien à faire et va mener son enquête. Son flair infaillible va la mener sur une piste…

L’intrigue va nous permettre de suivre notre tueur en série en direct. Nous allons avoir accès à ses pensées les plus sincères. J’ai beaucoup de mal avec cette idée. Je sais qu’elle se répand de plus en plus et que ce roman n’est pas isolée dans sa construction mais je trouve que ça m’enlève une bonne partie de la surprise mais surtout le « charme » du thriller si je peux appeler ça ainsi. J’aime bien suivre l’enquête, suivre les pistes, découvrir petit à petit le portrait du tueur et me rendre compte que je l’avais déjà croisée dans les chapitres précédents et que je me suis fait avoir en beauté sur son identité. Ici, c’est vrai que cela ajoute une dimension psychologique mais cela me plait moins.

Notre serial killer est complètement fêlé mais son approche est vieille comme le monde. On va remettre au goût du jour l’idée des petites annonces sentimentales. Ici, on va se cacher derrière un écran à la recherche de jolies filles qui sont en quête du grand amour et du prince charmant. Les petites annonces sont remplacées par les sites de rencontre mais le système reste le même.

Ce roman ne va pas remplacer Liquide inflammable dans mon cœur. Ca reste la meilleure enquête d’Erika selon moi. C’est une affaire de goûts certainement mais je n’ai pas du tout été surprise par cette intrigue. C’était sympathique à lire, ça se lit bien mais cela restera « sans plus » pour moi. L’intrigue est simple mais efficace.

Je suis toujours aussi admirative pour le travail de l’auteur et pour la traduction. Je suis certaine que la prochaine intrigue m’émoustillera un peu plus !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le retour d’Erika malgré son fichu caractère
  • La psychologie des personnages que j’ai appréciée découvrir ou retrouver
  • L’enquête en soi que j’ai trouvé sympathique bien qu’attendue

3

18

Le chant des aquadèmes : le peuple des ponts de Jean Lavie

xcover-5125Résumé : Saint-Colomban-les-Vignes, 1278, le 3 août. Les travaux de construction du pont allaient bon train jusqu’au jour où Thomas, jeune moine pontifice, rapporte les nouvelles d’une succession de noyades inquiétantes sans que la grève ne retourne aucun cadavre. Serait-ce la malemort ? Quelques temps après le jeune homme s’éprend de Maud, une belle et jeune paysanne curieusement attirée par le pont déserté car jugé maudit par certains. L’histoire dit que lorsqu’ils sont bâtis par les hommes au-dessus des rivières, des lacs et des étangs, les ponts abritent d’étranges créatures connues sous le nom d’Aquadèmes.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement La Compagnie Littéraire pour leur proposition. Simplement regorge de belle surprise et ce roman en fait partie !

On fait la rencontre de plusieurs personnages dans ce roman. C’est assez singulier mais j’ai apprécié ce que j’ai lu. Autant dans le fond que dans la forme, ce roman m’a plu. On voyage beaucoup géographiquement de l’Italie à l’Inde en passant par la France et les Etats-Unis mais aussi dans les siècles. On voyage et cela est très plaisant. Ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, c’est l’originalité de l’intrigue. Le peuple des ponts ! Quelle belle idée !

On va suivre Thomas, un jeune moine qui va nous rapporter des faits étranges : il y a eu de nombreuses noyages mais pas de cadavres. Un pont maudit par les paysans. Ponts maudits par la légende. Les aquadèmes existent et Jean Lavie va nous raconter une histoire sur ce peuple surprenant.

La dimension fantastique est vraiment très aboutie. Elle colle avec beaucoup de crédibilité avec la réalité. On se retrouve dans des paysages que l’on connait. J’ai trouvé intelligent de commencer l’intrigue au 13ème siècle. C’est un siècle qui est vraiment propice à la construction des légendes et des mythes. Les populations sont très crédules et naïves : des noyés, des mystères, des craintes : voici le trio parfait pour faire naitre le peuple des ponts.

L’auteur va mélanger deux genres que j’apprécie énormément : l’historique et le fantastique. Ainsi, il nous propose une histoire vraiment sympathique sur fond d’acceptation, de tolérance et de l’ouverture d’esprit. J’ai apprécié découvrir un panel de personnages riche qui va se diviser en deux parties : ceux qui acceptent l’existence des autres formes de vie et ceux qui ne l’acceptent pas. Thomas et Maud sont nos personnages principaux. Ils sont vraiment originaux et tellement incroyables.

Thomas, ce jeune moine va tomber sous le charme de Maud, cette paysanne qui va lui montrer le monde différemment. A travers les siècles, Thomas et Maud vont essayer de rallier le peuple des aquadèmes et le monde des humains.

Cette histoire est vraiment très sympathique et va aborder plusieurs thématiques : au-delà des thèmes abordés, on va retrouver une pointe d’ésotérisme mais aussi une bonne dose de philosophie et de religion. C’est vraiment très agréable à lire. La construction de l’intrigue m’a fait penser à Dan Brown mais aussi à Olivier Peru ou encore à Tolkien. La construction de la fresque historique est très bien pensée.

A travers les siècles, on va découvrir des peuples et des pays dont la mentalité évolue. On ne pense bien évidemment plus au 21ème siècle comme on pouvait penser au 13ème. Le monde évolue, la population aussi, les croyances sont aussi différentes. J’ai aimé le fait que l’auteur nous propose une belle leçon de vie : même si les siècles passent, si les croyances changent, la mentalité des gens peut toujours être la même : étroitesse d’esprit, la peur devant l’inconnu et du changement. Bref, on est vraiment dans une volonté de nous apprendre des choses sans être moralisateur.

La plume de Jean Lavie est très belle : le roman ne souffre pas de longueur. Les mots sont choisis avec une grande minutie et cela se ressent tout au long du roman. J’ai beaucoup apprécié les descriptions et les caractères de personnages. Tout est brossé avec beaucoup d’attention. Vous savez que j’adore ça. De plus, j’aime beaucoup la recherche qui se dégage de l’intrigue.

En définitive, même si ce roman n’est pas un coup de cœur, j’ai beaucoup apprécié mon immersion au cœur du roman de Jean Lavie. J’ai aimé l’originalité de ce roman et la facilité avec laquelle on le lit.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Thomas et Maud que j’ai appréciés
  • La plume de l’auteur
  • L’intrigue et son originalité

4

16

Rien n’est noir de Claire Berest

9791035402877-001-TRésumé : « À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages ? Et tout ça n’est pas triste, mi amor, parce que rien n’est noir, absolument rien. » Frida parle haut et fort, avec son corps fracassé par un accident de bus et ses manières excessives d’inviter la muerte et la vida dans chacun de ses gestes. Elle jure comme un charretier, boit des trempées de tequila, et elle ne voit pas où est le problème. Elle aime les manifestations politiques, mettre des fleurs dans les cheveux, parler de sexe crûment, et les fêtes à réveiller les squelettes. Et elle peint. Frida aime par-dessus tout Diego, le peintre le plus célèbre du Mexique, son crapaud insatiable, fatal séducteur, qui couvre les murs de fresques gigantesques.

~ Service presse audio ~

Je remercie chaleureusement Audiolib pour l’envoi de ce livre audio. Biographie de Frida Kahlo, cette écoute fut surprenante, époustouflante, un véritable coup de cœur.

Vous le savez maintenant, il y a des personnages que j’adore retrouver dans mes écoutes. J’aime beaucoup Frida Kahlo et son art en général. Ici, c’est une biographie qui va nous plonger au cœur de la vie intime de Frida. Quelle formidable découverte ! J’avoue qu’au départ, je me suis demandée ce que j’avais dans les oreilles : il faut s’adapter au rythme et à l’intrigue. Je pensais que j’avais un OVNI littéraire entre les oreilles puis, après avoir réfléchi, je me suis rendue compte que ce n’était pas un OVNI littéraire : c’est Frida Kahlo qui est hors norme et qui rend l’ouvrage hors norme.

« Quelle différence entre l’amitié et l’amour ? Il faut dire je t’aime quand on a le temps. Après on oublie, après on part, après on meurt. »

La vie de Frida est une vie de violence et de passion. Un accident de tram va faire basculer sa vie. On parle même d’un « viol de tram » : un accident de tram arrive et une barre de métal vient transpercer Frida dans sa chair et dans son intimité. Résultat des courses : elle passe des mois allongée à l’hôpital. Cet accident va changer la vie de Frida à tout jamais. Elle vivra percluse de douleurs tout au long de sa vie.

Frida est une femme passionnée. Elle sait ce qu’elle veut et peut, par moments, être un peu fantasque. Je ne la comprends pas tout838_lesdeuxfridas le temps mais le personnage est formidable. C’est plein de couleur et de vie. Frida va passer sa vie à faire la fête et à faire ce qu’elle aime.

Frida va rencontrer le chemin de Diego Rivera : l’homme de sa vie, sa passion la plus ardente. Diego et Frida sont deux caractères de feu qui vont se déchirer et s’aimer tout au long de leurs vies. Ils vivent comme ils s’aiment.

J’ai beaucoup aimé en savoir plus sur la vie de Frida Kahlo, comment elle en est arrivée là. La vie de Frida et de Diego n’est pas un long fleuve tranquille. On va voyager entre Mexico, la France ainsi que les Etats Unis. Frida ne sera bien que dans son village natal : Coyoacán. Elle va rencontrer le chemin de personnes illustres comme André Breton et ses comparses. Elle va vite détester la vie des riches et des célébrités. Elle ne sera bien qu’avec son époux, ses quelques amis et son art. Rapidement, elle va détester sa vie à Paris, ces Etats Unis pédants et tout le protocole qui suit. Elle va apparaître comme un clown avec Diego : ils dénotent dans ce public. Frida n’a pas sa langue dans sa poche, elle a aussi une vision du monde colorée et très différente de ce que les normes proposent.

« À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages ? »

diego_rivera_and_frida_kahlo

Inutile de vous parler de la beauté de la plume de Claire Berest après cette citation, n’est-ce pas ? Claire Berest est dotée de plusieurs casquettes : elle a écrit ce roman mais c’est aussi elle qui le lit. Si au départ, j’ai eu un peu de mal avec le rythme de lecture de Claire Berest, je suis retombée sur mes pattes rapidement. Elle prête sa voix au personnage fantasque de Frida Kahlo et c’était vraiment beau, coloré, dynamique. J’ai aimé découvrir Coyoacán, la vie de la famille de Frida, les us et coutumes. A travers les yeux de Frida on se rend compte de l’importance des petites choses de la vie. Claire Berest nous raconte avec subtilité et émotions la vie de cette illustre peintre. La lecture est très agréable. L’écoute se fait sans difficulté ainsi que la compréhension. La voix de Claire Berest est belle, posée et traduit très bien les émotions.

478710040_smallJ’ai aimé le caractère biographique de cette écoute, j’adore apprendre en écoutant. J’ai visité plusieurs sites internet, j’ai regardé les tableaux évoqués dans l’intrigue. J’ai une petite préférence pour Les deux Frida ainsi que Le suicide de Dorothy Hale. J’ai apprécié découvrir pourquoi et comment l’œuvre est arrivée sur les toiles de Frida.

Frida va mourir comme elle a vécu : avec grandeur. Elle va vivre la fin de sa vie en essayant de faire ce qu’elle fait le mieux : vivre. Frida ne sera pas pleinement heureuse. Diego et ses conquêtes, elle ne comprendra jamais. Elle va s’adonner à ses plaisirs coupables aussi mais sans vraiment en profiter. Elle fait ce qu’il faut, ce qu’on attend d’elle mais elle va vivre dans l’ombre de son mari et de son égo assez longtemps avant qu’elle ne comprenne qu’elle aussi à des choses à dire et à peindre. Si Frida est appréciée pour son authenticité, sa facilité à jurer comme un homme et à se comporter comme elle l’entend, elle ne va pas toujours être comprise dans son art ni dans ses actions.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • J’ai adoré en apprendre plus sur la vie de Frida Kahlo
  • L’aspect artistique mis en avant
  • La plume de l’auteure ainsi que l’écoute très agréable

Viva la vida !

BELGAIMAGE-99352384

4.5

14

Hopeless romantic – Tome 02 : pain de Sissie Roy

41KkDuIAnHL._SX342_SY445_QL70_ML2_Si vous souhaitez vous lancer dans la lecture du premier tome, je ne vous conseille pas de lire cette chronique si son résumé.

Résumé : À la suite de l’accident ayant causé la mort de plusieurs membres du groupe Hopeless romantic et de sa relation avec Lacey, James n’est plus que l’ombre de lui-même. Il boit trop, fume trop, et provoque colère et scandale partout où il passe. Lorsqu’il tombe sur Lacey lors d’une fête, il revoit ses priorités et tente de redevenir celui qu’elle aimait il n’y a pas si longtemps. Malheureusement pour lui, la jeune femme traîne un mal de vivre que seul Tristan Bennett semble pouvoir apaiser. Toutefois, James ne baissera pas les bras et se battra pour la reconquérir, car elle est toute sa vie. Parviendra-t-elle à trouver la paix et se pardonner d’être vivante alors que son groupe est mort ? Est-ce qu’elle réussira à vivre enfin heureuse avec celui qu’elle aime vraiment ? Une question s’impose, Tristan ou James.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi de ce deuxième tome. J’avais beaucoup apprécié ma lecture du premier roman. J’étais plutôt curieuse de voir ce que l’auteure nous réservait pour le deuxième tome.

On retrouve Lacey dans une situation vraiment terrible : elle est la seule survivante de son groupe. Lacey est vide : elle a perdu ses amis, sa sœur, sa famille. C’est très compliqué pour elle. Elle se demande pourquoi elle a su se tirer de cet accident et pas les autres. Pourquoi elle ? Elle a ce poids sur la conscience depuis bien trop longtemps mais elle se refuse de vivre sa vie. Elle préfère rester dans les regrets. Elle se refuse de jouer de la musique et de monter sur scène : tout cela n’a plus aucun sens pour elle.

James n’en mène pas large non plus. En effet, James est au plus bas lui aussi depuis que sa relation avec Lacey a volé en éclat. Il n’est plus que l’ombre de lui-même. La musique ne l’intéresse plus, l’alcool et les bagarres sont beaucoup plus tentants. Séparé depuis trop longtemps de Lacey, une rencontre avec la jolie demoiselle va pourtant lui remettre les idées en place : Lacey est la femme de sa vie et il fera tout pour la conquérir de nouveau.

J’ai apprécié cette idée d’une vie brisée et de devoir apprendre de nouveau à faire confiance à l’autre. J’ai aimé trouver une Lacey qui avait des choses à dire et des choses à faire. On se retrouve avec un personnage féminin fort qui est intelligente mais qui sait aussi écouter son cœur.

James va commencer à voir d’un mauvais œil l’arrivée de Tristan dans la vie de Lacey. A la tête d’un label musical, il est un homme que James ne peut pas voir en peinture. Il lui fait d’ailleurs bien sentir : rancune de cœur un jour, rancune de cœur toujours ! Tristan va alors intégrer le panel des personnages principaux de ce tome. Sissie Roy décide de nous proposer un triangle amoureux. Lacey va devoir choisir entre son cœur et la raison, entre deux hommes qu’elle estime, elle va devoir faire son choix. Ce dernier ne va être facile.

Comme vous le savez, je ne suis pas excessivement fan du jeu du chat et de la souris ainsi que format triangle amoureux. Même si les personnages sont forts, j’aurais apprécié quelque chose d’autre. Lacey vogue entre les deux hommes. Elle ne sait vraiment pas ce qu’elle souhaite. Elle va trouver des choses chez Tristan et chez James.

Personnellement, j’ai adoré le personnage de James. Il fonce dans le tas, il ne s’offusque pas des quand dira-t-on. Il va vraiment montrer une facette de lui que j’ai appréciée. Ce n’est pas parce que c’est un gros dur qu’il n’a pas de sentiments, qu’il ne ressent rien. J’ai beaucoup apprécié la douceur qui se dégage de ce personnage lorsqu’il se bat pour Lacey.

La présence de la musique est aussi importante : ici, elle va être libératrice. Elle va permettre d’avancer dans la vie, elle va aussi permettre à Lacey d’ouvrir les yeux sur sa relation avec sa mère mais aussi avec son père. La musique est ce qui relie Lacey à James mais aussi à Hopeless romantic. Si au départ, elle va faire peur à Lacey mais aussi à James, elle va aussi être la voie de la rédemption. L’espoir au bout de ce couloir d’angoisse et de tristesse.

En définitive, malgré la présence d’un triangle amoureux, j’étais heureuse de retrouver Lacey et James. J’aime toujours autant la présence de la thématique de la musique. La plume de l’auteure est toujours aussi belle. J’aime beaucoup la manière dont l’auteure écrit : c’est dynamique, détendu et moderne. C’est chouette. Le tome trois m’attend avec impatience dans ma liseuse !

03 bonnes raisons de lire cette saga :

  • Le duo Lacey/James qui est vraiment très bon
  • La plume de l’auteure que j’aime beaucoup
  • L’univers de la musique mis en avant ainsi que la place qu’elle prend dans l’intrigue

4

14

Objet de toutes les convoitises de Françoise Bourdin

9782714493880ORIRésumé : À la mort de son grand-père, Alexander Leander, comte de Donagh, devient l’unique héritier de l’immense fortune familiale. À 35 ans, il est un aristocrate accompli et l’un des avocats d’affaires les plus recherchés de la City. Tandis que son idylle avec Dimitri, danseur étoile, nourrit les pages people des magazines, Alexander s’éprend en secret de Mark, son jeune associé. Mark forme un couple heureux avec la douce Joyce. Pourquoi céderait-il à un improbable coup de cœur ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman dans le cadre de notre partenariat. Françoise Bourdin est le genre d’auteure que je ne pensais jamais lire. A force de voir ses titres dans les étagères de ma mamie, je me disais que ce n’était pas forcément pour moi. J’avais oublié à quel point ma grand-mère avait bon goût ! Ainsi, Françoise Bourdin et son monde m’ouvrent leurs portes.

Je ne vais pas vous le cacher : ce roman n’est pas un coup de cœur mais il a au moins eu le mérite de me divertir le temps de ma lecture. C’est un roman que j’ai lu très rapidement. En effet, il est assez court. Au départ, j’ai eu un peu peur par l’afflux des thématiques : une romance interdite, des liens très forts entre un patron et un collaborateur mais aussi la présence de l’aristocratie britannique. J’ai eu un peu peur que cela fasse beaucoup pour le nombre de pages proposé. J’ai trouvé que l’auteure s’en sortait plutôt bien.

Nous nous retrouvons à Londres. En présence d’Alexander Leander comte de Donagh. J’ai trouvé cette idée assez intéressante : on a l’habitude d’associer l’aristocratie britannique (ou tout court même) à une époque comme le 19ème siècle. Il est plutôt rare de la voir associée à un monde contemporain. Idée plutôt intéressante. Rien ne nous est épargné : élégance, camouflage des émotions et des sentiments, règles strictes. Bref, l’aristocratie est belle et bien en place. Notre cher Lord est un jeune avocat brillant mais surtout un jeune héritier à la tête d’une fortune incroyable.

Mark est un jeune époux amoureux de sa femme Joyce. Mark est un collaborateur d’Alexander. Rapidement, Mark va comprendre qu’Alexander nourrit des sentiments bien plus que professionnels à son égard. Alexander est en couple avec Dimitri mais il est terriblement tenté par Mark, ce jeune homme qui réveille en lui de doux sentiments. Dimitri va vivre l’éloignement d’Alexander avec beaucoup de peine, il ne comprend pas pourquoi Alexander met ces barrières entre eux. Joyce, la femme de Mark va aussi être de la partie : c’est le seul personnage qui ne m’a pas convaincue. Je l’ai trouvé insipide et un peu idiote. Elle est vraiment niaise et se fait passer pour la femme un peu bêbête qui va venir flatter Alexander.

La narration se sépare en trois points de vue : Mark, Dimitri et Joyce qui vont avoir un œil différent sur Alexander. L’un pour son attirance, l’un pour l’éloignement et l’autre pour un œil un peu naïf. Ceci apporte différentes facettes au personnage d’Alexander. On le perçoit sous différents angles.

Cette romance particulière et originale est assez sympathique. Elle ne révolutionne pas le genre mais permet de passer un bon moment de lecture en compagnie de ces personnages. Comme je le dis ci-dessus, j’ai apprécié les personnages masculins mais suis passée complètement à côté du personnage de Joyce qui m’a rapidement tapée sur le système. Rien de bien grave en soi.

La plume de Françoise Bourdin est agréable. Je trouve que le début est un peu long à se mettre en place mais une fois passée cette difficulté, nous nous retrouvons avec une intrigue crédible. J’ai juste trouvé un peu dommage que l’auteure mette l’accent sur le côté manipulateur et froid d’Alexander. Il y en a peut être un peu trop de ce côté.

En définitive, j’ai apprécié ma lecture bien que l’auteure en a, selon moi, fait un peu trop vis-à-vis du côté manipulateur d’Alexander. J’ai trouvé l’intrigue sympathique et la romance assez intéressante. C’est assez original. Je suis restée de marbre face au personnage de Joyce mais j’ai apprécié Mark et Dimitri. Alexander est un personnage bien brossé mais avec lequel j’ai pris un peu de distance mais cela est dû au caractère brossé par l’auteure. La plume est fluide et dynamique et permet au lecteur d’accrocher aux mots de l’auteure.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le panel de personnages masculins que j’ai apprécié
  • La plume sympathique que j’ai appréciée découvrir
  • L’aristocratie dans une intrigue contemporaine, belle idée !

3.5

11

Secret Bikers de Céline B

xcover-7052Résumé : Tyler a intégré depuis quelques années le club des bikers du Hoana Hell qui sont devenus sa famille. Et comme dans toutes les familles, il y a des secrets… Bien qu’il est très proche de Joshua, Président du club et son frère de cœur, celui-ci ne lui a jamais rien révélé. Pourtant, une nouvelle venue va aiguiser sa curiosité et menacer l’équilibre du club. A qui profitent tous ces secrets ? Et une fois qu’il saura, saura-t-il garder le silence ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi de ce roman en service presse. Je sors un peu de mes sentiers battus avec cette histoire de Bikers. De temps en temps, j’aime bien me diversifier un peu et de voir ce qui se passe ailleurs. J’ai donc fait la rencontre de la plume de Céline B et de Tyler.

Tyler est un homme qui fait partie du club de bikers « Hoana Hell ». J’ai beaucoup apprécié le fait que ce club fonctionne comme une famille. C’est vraiment particulier mais assez chouette. On s’entend comme des frères et sœurs : on n’est pas d’accord sur tout, on se dispute, on se rabiboche mais le plus important : on s’aime et on fait tout les uns pour les autres.

Deborah est une jeune femme qui a vu son monde complètement bouleversé. Son passé est douloureux. Elle a décidé de prendre le taureau par les cornes et changer de vie après ce qu’elle a du faire pour survivre. Deborah est un personnage que j’ai apprécié pour tout ce qu’elle dégage. Si on la prend au départ pour une « femme victime », elle n’en est rien. Elle est déterminée à passer à autre chose, à ne plus avoir peur de son passé. Elle veut se venger et elle ne reculera devant rien pour y parvenir. Avocate de profession, elle est déterminée à ce que justice soit faite. Elle s’attaque à un club de Bikers assez dangereux : les Black Horses. Elle va gagner une bataille mais la victoire sera de courte durée : les menaces pleuvent et Deborah va se retrouver à vivre de manière proche des Hoana Hell pour sa propre sécurité.

Joshua est le président des Hoana Hell. Il prend sous son aile Deborah qu’il connait depuis des années. Il n’a pas toutes les clés pour comprendre ce que vit Deborah qui reste très secrète sur ce qu’elle a vécu. Il sait simplement que c’est fort, c’est violent et que cela a complètement bousillé la vie de son amie. Si l’intrigue tourne principalement autour de Deborah, on y trouve aussi des questions sur les autres personnages. Joshua va nous éclairer sur son passé, sur ses années d’absence auprès de Deborah. On va percer les mystères autour du personnage de Deborah.

Tyler est aussi un personnage que j’ai apprécié. Il ne comprend pas pourquoi son ami est assez proche de l’avocate qui les aide. Il ne comprend pas pourquoi sa sécurité et la vie de Deborah et de ses proches sont si importantes pour lui. Joshua, si discret sur son passé va devoir la jouer fine pour ne pas trahir la confiance de Deborah. Tyler va, petit à petit, comprendre cette femme et lui faire de la place dans sa vie.

En toute honnêteté, je m’attendais à une ambiance un peu plus sombre. Je m’attendais à une intrigue plus dure par rapport à la thématique des Bikers. On est, au final, avec un roman qui va proposer quelque chose de dur et de violent mais plus par rapport à Deborah. J’ai trouvé original que l’on « inverse la tendance » parce que la douceur vient plus de Tyler & de Joshua alors qu’ils sont « les gros durs » de l’intrigue. J’ai trouvé ça surprenant.

Je ne connaissais pas la plume de Céline B mais j’avoue que j’ai été très agréablement surprise. Je pense que Secret Bikers est un roman fait pour les lectrices et les lecteurs comme moi : ceux qui n’aiment pas trop la violence mais qui aiment quand même les péripéties et l’action en général. J’ai trouvé qu’il y avait des choses intéressantes dans ce roman. J’ai aimé l’action et le dynamisme qui se dégagent de cette intrigue. J’ai même trouvé que, par moments, tout était un peu trop rapide. J’ai eu l’impression qu’il y avait des passages un peu trop faciles à passer.

En définitive, entre romance et action, nous avons un véritable plongeon dans les passés respectifs de nos personnages. C’était intense, intéressant et vraiment très agréable. Malgré quelques petits passages un peu trop rapides à mon goût, je reste agréablement surprise par ma lecture.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le panel de personnages forts que j’ai trouvé intéressant. Je me suis attachée à Deborah. C’est un personnage équilibré et vraiment très agréable. Elle m’a surprise.
  • La plume de l’auteure très fluide et dynamique
  • Le cadre et la thématique des Bikers que je ne connais pas assez bien mais je suis contente d’avoir mis un petit pied dans ce monde

4

6

Is Tarlah de Gaya Tameron

couv2087268Résumé : Rien ne va plus dans la vie de Benjamin. Après avoir rencontré Cathy, une femme exceptionnelle, pendant ses vacances à Lacanau, il est obligé de la quitter pour retrouver une vie qu’il déteste, dans la grisaille de Paris. Cathy a dû renoncer à Benjamin. Leurs univers semblent incompatibles. Et pour cause, il vit sur la terre et elle vit sous l’eau. Mais quand une marée noire déferle sur les côtes de l’Atlantique, Cathy n’a pas le choix : pour sauver son peuple, les Sirénéens, elle a besoin d’une aide extérieure. Et elle se tourne vers Benjamin. Ensemble, ils vont unir la terre et la mer pour mener le plus dur des combats : celui de la survie de leurs espèces et de l’amour. Et si la solution n’était pas là où on l’attendait ? Une histoire haletante entre survie de l’espèce, amour, magie et suspense.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman. Is Tarlah m’a convaincue avec cette merveilleuse couverture mais aussi par le résumé prometteur. J’adore tout ce qui va toucher aux créatures aquatiques.

Malheureusement, cette lecture ne m’a pas convaincue. Cela arrive de temps en temps et je ne m’attarderais pas forcément très longtemps. Cela ne sert à rien de remuer le couteau dans la plaie. Mais je vous dois quelques explications.

Tout va beaucoup trop vite dans ce roman. Il est déjà court, on se retrouve donc avec peu de pages mais surtout beaucoup trop de choses. On fait la rencontre de Cathy et de Benjamin. L’un vit sur terre, l’autre sur dans la mer. Leur histoire d’amour semble impossible mais on finit toujours par trouver un moyen. Cela n’est pas encore le problème majeur du roman. Une romance impossible peut être chouette. Ici, le souci c’est que tout va beaucoup trop vite. En quelques pages, Cathy et Benjamin sont fous amoureux. Les personnages sont très sympathiques mais cela n’ira pas plus loin pour moi.

J’ai trouvé les personnages un peu trop « gentils ». Je ne sais pas trop comment expliquer le pourquoi du comment mais ce roman pourrait cartonner chez les plus jeunes si on enlevait les scènes érotiques. J’ai vraiment l’impression qu’il manque un petit quelque chose pour que la magie opère.

En revanche, j’ai beaucoup apprécié l’univers et les descriptions de ce roman. L’auteure est très douée. Je ne lui retirerai jamais cela. J’ai déjà rencontré sa plume et j’adore la plume de Gaya Tameron. C’est juste que, pour le coup, je m’attendais à autre chose. Les thématiques sont chouettes : l’écologie, l’amour, les différences. Je trouve ça vraiment très sympathique, c’est seulement une affaire de goûts je pense. J’ai besoin d’avoir un cadre posé clairement dans mes lectures. J’ai trouvé des Sirénéens m’a plu mais je n’ai pas eu assez de détails. Quand on construit un monde comme celui-ci, j’ai besoin d’avoir les traditions, les personnages, une immersion dans un peuple que je ne connais pas. Je n’ai pas eu ça ici et je pense que c’est cela qui m’a perdue.

Comme je le dis, je ne retire vraiment pas à l’auteure le fait qu’elle a une belle plume. J’ai juste eu un souci avec cette construction et cette intrigue. On a l’impression de lire un conte de fées des temps modernes avec une très belle morale écologique en fond d’intrigue.

Je n’ai pas pour habitude de faire une chronique rapide mais ici, je n’ai pas grand-chose à dire. Je pense que le roman pourra plaire aux plus jeunes mais en enlevant les scènes érotiques. J’ai apprécié les descriptions et la volonté de créer un peuple. J’ai aussi apprécié la morale écologique et le traitement de cette question tout au long du roman. Cependant, la romance est trop rapide, elle est trop vite mise en place et les personnages ne m’ont pas plus plu que cela. J’ai manqué de détails sur les Sirénéens. Malgré une plume formidable, je pense que ce roman n’était simplement pas fait pour moi. Ce sont des choses qui arrivent.

3

17

Bilan mensuel février 2021

car-2039180_1920 (1)

Salut tout le monde! On se retrouve aujourd’hui pour faire le bilan du mois de février. Un mois riche en émotions mais un mois qui était sympathique quand même.
——————————————————————————————-
Bilan Livresque
——————————————————————————————-
Services presse et Comités

Ajoutons à cela deux lectures pour un comité et trois lectures audio (Harry Potter, forcément) nous sommes à 16 lectures ce mois ci. Je suis plutôt contente, je commence à récupérer un bon rythme de lecture ♥ 
——————————————————————————————-
Les 03 meilleures lectures du mois…
——————————————————————————————-

——————————————————————————————-
J’attendais plus de… 
——————————————————————————————-

41pTo4xKX0L._SY346_

J’ai pris beaucoup de temps pour réfléchir. J’ai cru que j’allais laisser tomber le blog. J’ai vraiment eu une période de ras le bol mais finalement, elle est passée. Je suis contente d’avoir pris le temps de faire le point et de ne pas avoir pris de décisions trop hâtives. Je ne savais pas si je voulais vraiment continuer à donner mon avis. Puis miracle, quelques personnes sont venues me voir et me demander pourquoi on ne me voyait plus dans le coin. Après quelques discussions et jolies preuves d’amitié, j’ai remis le pied à l’étrier et j’ai réussi à trouver un rythme. Vous savez cet équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Je pense que le souci était là… Ma vie professionnelle a pris trop de place ces derniers temps et ma vie personnelle s’est noyée complètement dans les plannings, dans les réunions et dans les rendez-vous. J’ai donc revu tout cela. Le soir est réservé aux chroniques, à la lecture et à ma famille. C’est bien mieux ainsi
Je suis aussi allée à la mer, j’ai respiré un grand coup. Ca m’a fait tellement de bien. J’ai aussi repris un peu ma vie en main : nourriture saine et équilibrée, sport (un peu, faut pas déconner) et des sorties (même si ces dernières sont pour les magasins de bricolages et de meuble). La famille et les amis, il n’y a rien de mieux. J’ai aussi fait mon premier baby sitting entre filleule et marraine, c’était chouette de se retrouver entre nanas.
Nous avons aussi pris la décision de décaler le mariage en septembre. C’est flou, ça fait suer mais on croise les doigts pour que tout aille bien. ♥ 
A bientôt tout le monde
Un merci particulier à Isa, Nathalie et Laura pour leur soutien
14

Poison florilegium d’Annalena McAfee

téléchargement (1)Résumé : Londres, de nos jours. A soixante ans, Eve est une femme accomplie. Peintre renommée spécialisée dans la reproduction florale, elle vit dans une magnifique maison de Londres avec son mari Kristof, un architecte aussi célèbre qu’elle. Malgré cette apparence de succès, elle souffre d’un manque de reconnaissance et ne supporte plus le monde de l’art dont elle ne comprend plus les codes. Bien décidée à prouver qu’elle n’est pas dépassée et que ses œuvres ne sont pas seulement de gentilles natures mortes, elle se lance dans une entreprise ambitieuse et titanesque : peindre des fleurs vénéneuses et carnivores sur de gigantesques panneaux. Cette œuvre, intitulée Poison Florilegium, sera son chef d’œuvre !

Dans son atelier, c’est l’effervescence, tous ses assistants sont sur le pied de guerre et parmi eux, un nouveau venu, Luka, jeune homme mystérieux et sensible, qui ne tarde pas à devenir son amant en dépit des trente ans qui les séparent. De plus en plus obsédée par son travail, folle de passion pour Luka dont le comportement est pourtant bien étrange, Eve ne va pas tarder à perdre pied…

Après Le Doux Parfum du scandale, Annalena McAfee nous livre un roman subtil et haletant sur le monde de l’art, son sexisme et ses excès. Le portrait saisissant d’une femme au bord du gouffre…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman. J’étais vraiment curieuse de lire ce roman qui propose de faire un tour dans le domaine des arts et plus particulièrement dans le domaine de la peinture. On mélange cela à une romance assez atypique et des plantes carnivores et il ne m’en a pas fallu plus pour vouloir plonger mon nez dans cette histoire !

J’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman. Il est vraiment atypique. On a un thriller qui s’installe doucement mais surement. Ce qui rend ce roman atypique, c’est le choix des thématiques que l’on ne croise pas dans toutes nos lectures. Le poison des plantes vénéneuses va se distiller dans les lignes, dans les mots et dans les actions de nos personnages.

On fait la rencontre d’Eve, une artiste de 60 ans qui va faire le point sur sa vie. Elle profite d’un voyage en métro pour faire le point sur sa vie. Il n’y a aucun remord ni regret dans son bilan. Il y a simplement de la nostalgie : comment a-t-elle pu passer de cette jeune artiste débarquant à New-York avec une envie incommensurable de décrocher la lune et les étoiles à la femme de Kristof, cet architecte très connu ? Comment a-t-elle pu passer de la lumière à l’ombre ? Comment en est-elle arrivée là ? J’ai beaucoup apprécié le personnage d’Eve : c’est original d’avoir un personnage principal âgé d’une soixantaine d’années. La plupart du temps, je rencontre des personnages plus jeunes. J’ai aimé cette volonté de sortir le meilleur de soi-même. Avec son œuvre poison florilegium, elle va signer la plus grande et belle œuvre de sa carrière !

Luke arrive dans l’équipe d’Eve. Il va chambouler la vie de l’artiste et va tout de suite lui faire voir la vie autrement. Elle n’est plus « la femme de quelqu’un » : elle est une femme désirable, belle et incroyable. Luke va lui faire vivre une relation intense. Cependant, tout n’est jamais rose entre les gens… On va vite se rendre compte que Luke va chambouler la vie d’Eve mais pas seulement dans sa manière de se voir…

J’ai beaucoup apprécié ce que j’ai lu. En effet, j’ai trouvé la thématique des plantes carnivores ultra bien trouvée ! J’ai aimé cette idée du danger. Parce que finalement, c’est lorsque l’on se sent en danger que l’on rebondit, que l’on trouve cette force au creux de notre ventre pour avancer et se sortir d’une situation dangereuse. On mélange ça à une romance qui ne va pas nous mener dans le chemin que l’on connait. L’auteure va changer un peu les codes et cela est assez intéressant. En revanche, la seule chose que je regrette ici, c’est le fait que l’auteure sème un peu trop d’indices à travers son intrigue et l’on découvre un peu trop facilement ce qui va se passer.

La tension est palpable tout au long de l’intrigue. J’ai trouvé l’idée originale et l’intrigue prend véritablement de l’ampleur à partir d’une bonne centaine de pages. Le temps que l’intrigue s’installe et que l’enquête commence à se mettre en place. L’auteure va vraiment proposer quelque d’intéressant et d’original : que ce soit dans le choix des thématiques ou même dans la construction de son roman. La plume est agréable et la lecture se fait sans embûche. Je n’ai pas grand-chose à dire sur le style : il est passe partout mais cela ne l’empêche pas d’être sympathique. En revanche, j’ai apprécié les références artistiques et culturelles tout au long de ce roman. J’ai aussi apprécié la piqûre de rappel sur le monde de l’art et du sexisme ambiant mais aussi ses excès dans ce monde.

En définitive, malgré un style passe-partout ainsi qu’une fin que l’on voit venir bien avant la dernière page, j’ai apprécié ma lecture dans son ensemble : le panel de personnages est très intéressant. J’ai apprécié les thématiques et les risques pris par l’auteure pour sortir des codes.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La thématique des plantes vénéneuses que j’ai adorée !
  • Le personnage principal : Eve qui est très surprenante.
  • La présence de l’art de manière générale

3.5

15

Les voleurs de curiosités de Jess Kidd

41p7Lp-sQvL._SX195_Résumé : « Londres n’est-il pas l’endroit idéal pour cacher une enfant remarquable ? Et dans la mesure où elle est remarquable, eh bien, Londres ne manquera pas d’acquéreurs potentiels. » Londres, 1863. Bridie Devine, détective spécialisée dans les cas délicats, fait face à l’affaire la plus complexe et la plus insolite de toute sa carrière. Christabel Berwick, l’héritière d’un baronet, a été kidnappée. Mais Christabel n’est pas une enfant ordinaire. Son existence a été cachée aux yeux de tous et ses étranges talents semblent effrayer son entourage autant qu’ils attirent l’attention des collectionneurs de curiosités. Ne ménageant pas ses efforts pour retrouver l’enfant, Bridie entre dans un monde de chirurgiens déments et de saltimbanques mercenaires. Aidée dans sa quête par le fantôme tatoué d’un boxeur mélancolique qu’elle seule peut voir et par une femme de chambre à la carrure impressionnante, la jeune femme suit pas à pas les traces laissées par les ravisseurs, s’exposant ainsi à un passé qu’elle a tenté d’oublier.

Résurrectionniste, chimiste excentrique, créature aquatique légendaire : autant de personnages qui hantent les pages de ce roman lyrique et gothique où le spectacle est roi, mais qui fait la part belle à une enquête digne des plus grandes énigmes policières.

~ Masse critique Babelio ~

Je remercie chaleureusement Babelio pour l’envoi de ce roman. La couverture est sublime, c’est juste formidable. Le résumé était ultra alléchant ! Je n’ai pas attendu plus longtemps pour faire une demande de partenariat. Impensable de passer à côté de ce genre de roman !

Vous le savez maintenant : il y a des mots magiques pour moi ! « 19ème siècle », « Angleterre » ainsi que « détective » en font partie. J’aime énormément ce que l’on me propose ici. Une enquête sur fond de fantastique. J’ai tout de suite été happée par notre détective mais aussi par l’enquête.

On fait la rencontre de Bridie Devine, une veuve qui s’est reconvertie comme détective privée. Elle a un vécu certain. Elle est humaine et c’est ce qui me plait le plus ! Elle a ses qualités et ses défauts, elle a eu des succès mais aussi des défaites. Qu’est-ce que j’ai apprécié cette femme ! Elle m’a énormément plu. Elle est vive, intelligente, pleine de bon sens un peu brute de décoffrage mais on lui pardonne.

On a vraiment un joli mélange entre enquête policière, mythologie, us et coutumes irlandais mais aussi mais aussi de la médecine au 19ème siècle. C’était assez captivant comme lecture. Je trouve que l’auteure a trouvé le parfait équilibre entre l’enquête policière et la touche de fantastique et de folklore. C’est l’équilibre parfait pour toucher le lecteur et attiser la curiosité de ce dernier.

Le décor planté est parfait pour l’enquête et pour l’époque. Un Londres brumeux, une ambiance lourde, feutrée. On avance à pas de loup de peur de tomber dans un piège. L’auteure fait preuve de beaucoup de détails dans ses descriptions. C’est vraiment très intéressant et cela apporte une certaine épaisseur au roman et à l’enquête. Vous l’aurez compris, je suis conquise !

Je suis aussi fan du panel de personnages. Au-delà de Bridie, on fait la rencontre de son acolyte Ruby qui est un fantôme. Plutôt atypique, non ? Personnellement, je ne l’ai pas rencontré beaucoup de fois dans mes lectures l’acolyte fantôme. J’ai aussi apprécié découvrir la thématique des salons de collectionneurs privés et des créatures légendaires aquatiques. C’est vraiment tout ce que j’aime. Grâce à ces thématiques, on va souligner la noirceur de l’âme des hommes et tout ce dont ils sont capables pour posséder les plus grandes richesses du monde. Argent, pouvoir et supériorité sont au programme !

Christabel est l’objet de tous les désirs. Petite fille arrachée à son papa, elle vit cachée depuis qu’elle est née. On va vite comprendre pourquoi. Christabel est l’une de ces raretés que l’on est prêt à payer très cher pour posséder.

Il m’est difficile de vous parler de l’intrigue tant elle est dense et regorge de surprises. Je ne peux que vous inciter à plonger dans cette lecture si vous aimez les enquêtes victoriennes qui vont proposer de découvrir des taudis comme la noirceur de la haute société. Je ne peux que vous conseiller ce roman.

Ce roman est un véritable coup de cœur. Christabel a su m’enchanter. La plume de l’auteure est fluide et pleine de charme. L’enquête est crédible et sans longueur. On se retrouve vraiment avec une intrigue sans faille qui m’a énormément plu. Ajoutons à cela un panel de personnages riche et intéressant et le tour est joué.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une originalité incroyable ! J’ai adoré trouvé les créatures légendaires aquatiques mais aussi le floklore irlandais. Le tout mélangé à une enquête policière intense.
  • Le duo Ruby / Bridie
  • Les descriptions de l’univers proposé par l’auteure

5

17

Mission anti dépression d’Erika Arribard

140375761_404858927407963_9106765735872462853_oRésumé : Lorsque Brooke se fait larguer, son monde s’écroule. Grâce à sa meilleure amie, elle ne vivra pas sa rupture seule devant une comédie romantique accompagnée d’un pot de glace, mais devra réaliser la liste de 10 défis : La mission anti-dépression qu’elles ont créée plus jeunes…Malheureusement, le passé et les secrets de Brooke pourraient bien revenir à la surface et se mettre en travers de cette mission. Et si dans cette histoire Cupidon n’était pas le gentil ? Brooke réussira-t-elle à se réconcilier avec l’amour ? Mensonges et trahison viendront s’en mêler.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement M.E.C Editions pour l’envoi de ce roman. J’ai craqué sur cette jolie couverture pleine de fraîcheur.

On fait la rencontre de Brooke, une jeune femme qui vient de se faire larguer par Paul avec qui elle était en couple depuis quelque temps. Brooke est une jeune femme pétillante avec qui je me suis bien entendue dès le départ. Elle essaye de se sortir de cette rupture mais Paul revient toujours au galop : souvenirs, les chemins qui se croisent ainsi que les regards. Tout semble être fait pour que Brooke ne parvienne pas à l’oublier.

Cependant, il ne faut pas oublier quelqu’un dans l’équation : sa meilleure amie ! Elle va lui faire rappeler leur pacte de jeunes filles ! La liste « mission anti dépression » qui va lui permettre de réaliser 10 défis pour ne pas sombrer dans les romances à l’eau de rose, dans les pyjamas pilou-pilou et dans l’antre du chocolat. C’était une idée assez sympathique je trouve ! Qu’en pensez-vous ?

Clairement, j’ai passé un bon moment de lecture même si cette dernière est en deux temps : la première partie a été mitigée pour moi. Vous savez que je ne vous cache rien ! J’ai vu les défis défiler sous mes yeux à une vitesse préoccupante. Je me demandais comment l’auteure allait s’en sortir pour la fin de son roman. Je n’étais même pas au tiers du nombre de pages de ma liseuse que six défis avaient déjà eu lieu. Ça allait beaucoup trop vite pour moi. Je ne vous cache pas qu’à un moment, j’ai eu peur de mon appréciation générale… Puis, tout à coup, l’ambiance change ! Un cupidon mystérieux fait son apparition : menaces, coups bas et grandes péripéties sont au rendez-vous et nous voilà vraiment sur les rails !

Cette petite lecture pleine de fraicheur va se transformer en une lecture avec une ambiance un peu plus feutrée. On ne tend pas vers le thriller quand même : pas de sang, pas de violence mais juste une romance new adult qui prend un peu d’ampleur. J’ai aimé en savoir un peu plus sur le passé de Brooke bien que je n’en ai pas eu assez à mon goût. J’ai apprécié voir son passé et son présent entrer en collision ! C’était vraiment très sympathique.

Le panel de personnages est assez intéressant ! Nos personnages masculins principaux sont assez agréables : Jackson et Paul sont aux antipodes mais cela permet aussi au lecteur de mieux connaitre et comprendre Brooke. Si j’ai adoré Brooke, sa meilleure amie ne m’a pas totalement convaincue. Extravagante et trop entreprenante, j’ai eu un peu plus de mal à l’apprécier à sa juste valeur. Je reconnais aisément qu’elle est là pour sa copine mais les amitiés qui prennent trop de place et d’aisance, je ne suis pas fan. Ceci reste un avis personnel, bien entendu.

L’auteure décide de partager son roman en court chapitres. Il y a plusieurs personnages qui se disputent l’intrigue. C’est assez sympathique d’avoir le point de vue de plusieurs personnages sur la même histoire.

J’ai aussi fait la rencontre de la plume d’Erika Arribard. J’ai trouvé cette rencontre fort sympathique ! C’est une plume fluide et très agréable à lire.

En définitive, malgré un départ un peu mitigé pour moi, mission anti dépression est une lecture qui s’avère être agréable à découvrir. Brooke est notre personnage principal qui va porter l’intrigue à bout de bras. Cette romance new adult a son lot de surprises. C’est plutôt très intéressant et donne un coup d’originalité à cette intrigue. La plume de l’auteure est très sympathique et agréable. A découvrir pour les lecteurs et lectrices qui apprécient une lecture légère et surprenante.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le personnage de Brooke que j’ai apprécié
  • L’originalité de l’intrigue et le tournant qu’elle prend
  • Cupidon et ses mystères.

3.5

16

Le vallon des lucioles d’Isla Morley

CVT_Le-Vallon-des-lucioles_2036Résumé : 1937, Kentucky. Clay Havens et Ulys Massey, deux jeunes photographe et journaliste, sont envoyés dans le cadre du New Deal réaliser un reportage sur un coin reculé des Appalaches. Dès leur arrivée, les habitants du village les mettent en garde sur une étrange famille qui vit au cœur de la forêt. Il n’en faut pas plus pour qu’ils partent à leur rencontre, dans l’espoir de trouver un sujet passionnant. Ce qu’ils découvrent va transformer à jamais la vie de Clay et stupéfier le pays entier. À travers l’objectif de son appareil, se dévoile une jeune femme splendide, Jubilee Buford, dont la peau teintée d’un bleu prononcé le fascine et le bouleverse. Leur histoire sera émaillée de passion, de violence, de discorde dans une société américaine en proie au racisme et aux préjugés. Inspiré par un fait réel, ce roman est une bouleversante histoire d’amour et un hymne à la différence. Isla Morley a grandi en Afrique du Sud puis s’est installée aux Etats-Unis où elle vit aujourd’hui. Son premier roman, Come Sunday, a obtenu le Janet Heidinger Prize, prestigieux prix littéraire féminin. Le Vallon des lucioles est son premier roman à paraître en France.

~ Masse critique Babelio ~

Je remercie chaleureusement Babelio pour l’envoi de ce roman via leur évènement masse critique. J’ai eu la chance de plonger dans le roman d’Isla Morley.

C’est un roman que j’ai beaucoup apprécié pour les messages qu’il diffère. On se retrouve en 1937, au Kentucky plus particulièrement à Chance, petit village dans le fin fond de l’Etat. Clay et Ulys sont nos personnages principaux. A la recherche d’un article passionnant à mettre en place, ils vont faire la rencontre de Jubilee, une jeune femme magnifique mais ô combien différente.

J’ai beaucoup pensé au roman là où chantent les écrevisses de Delia Owens dans les thématiques qu’ils traitent : la différent, le racisme ainsi que la peur de l’inconnu. Il est tellement plus facile de détester ce qui nous fait peur et ce que l’on ne connait pas que de comprendre et d’essayer d’avancer avec la différence à nos côtés. J’ai aussi pensé à ce roman pour le rapport de l’homme à la Nature. La famille Jubilee est la famille atypique, qui vit reclus dans le vallon des lucioles. Cette famille atypique est rejetée par la société parce que les enfants ont la peau bleue qui s’explique par une anomalie générique : la méthémoglobinémie. La population préfère penser à de la sorcellerie (vous me direz, c’est plus facile niveau compréhension).

Les personnages sont très bien décrits et pensés. Ils sont tous différents mais cela apporte vraiment une épaisseur au roman. J’ai beaucoup apprécié Jubilee ainsi que Clay. Ils portent le roman à eux deux. J’ai trouvé Ulys un peu plus en retrait mais il apporte aussi un certain charme à ce roman. Néanmoins, j’ai eu envie de les secouer plus d’une fois tant les choses mettent du temps à se mettre en place. J’ai trouvé qu’à certains moments, une léthargie s’emparait du panel de personnages.

Le pan historique de cette intrigue est très agréable tant on ne le croise pas souvent dans les lectures. On est en pleine lutte contre une énorme crise financière économique et politique. Le pays est sans dessus dessous et on essaye de garder la tête hors de l’eau quoi qu’il arrive.

Le point fort de ce roman, c’est le fait de mêler la romance (plusieurs histoires se dessinent mais je vais vous laisser découvrir cela) crédible à une réalité certaine. On a vraiment un roman ultra crédible qui vient nous mettre des claques tant les réactions des hommes peuvent être racistes, violentes et pleines de haine.

Le roman se divise en deux années : 1937 et 1972. J’ai trouvé que le roman était long à démarrer. J’ai cru que je n’allais jamais m’en sortir mais finalement, j’ai trouvé cette impulsion qui me manquait au début.

En définitive, si j’ai apprécié la relation entre Jubilee et Clay que j’ai trouvé vraiment belle et juste, j’ai eu du mal avec le début de ce roman. J’ai trouvé qu’il était long à démarrer. J’ai bien du atteindre les 100 premières pages avant de vraiment trouver de l’intérêt à ce roman. La chose qui m’a gênée, dans ce roman, c’est le fait que j’ai tous les éléments pour que ce roman me plaise : un rapport à la Nature présent, une non compréhension entre la population et la famille Jubilee mais aussi une touche de romance. J’ai aimé cette plongée dans le vallon des lucioles mais la magie n’a pas opéré totalement. Je pense que j’ai eu un peu de mal avec la plume de l’auteure. Je dirai que c’est un roman « des bonnes intentions ». Il y a de bons éléments mais aussi des choses qui peuvent être perfectibles.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le duo Jubilee/Clay
  • Le rapport à la Nature très fort
  • Le contexte historique

3.5

16

La robe : une odyssée de Catherine Le Goff

La-robe-Une-odyeeRésumé : Un roman tissé autour d’une robe qui traverse l’Histoire et les histoires de femmes et d’hommes. En traversant les époques, ce vêtement devient personnage principal et essentiel, bouleversant les vies et les destins. Un livre captivant fait d’intrigues et d’émotions. Qu’est-ce qu’une robe ? Un objet, un vêtement, mais pas seulement. Dans La robe, elle devient le témoin d’événements qui ont marqué l’Histoire et d’aventures pour des femmes et des hommes pour qui elle a compté. En traversant ainsi plus d’un siècle, passant de main en main, cette robe devient le personnage central du nouveau roman de Catherine Le Goff, existant au-delà de la vie de l’homme et déclenchant tour à tour des vocations, des rencontres amoureuses ou des tournants dans leur destin. Vêtement qui sublime, mais également qui permet de cacher et qui relie intimement des personnages n’ayant rien d’autre en commun que cette robe. De Jeanne, la petite chevrière aux talents insoupçonnés, à Paul le couturier parisien accompli, puis à Sarah l’intellectuelle juive déportée, Jana et Dienster, aux existences contrariées par la guerre froide, ou encore Oprah, la chanteuse de jazz dans le New York contemporain… autant de personnages hauts en couleurs dont les destins s’entrelacent autour d’une robe.  » Elle avança timidement face au miroir en pied. Ce qu’elle vit la bouleversa. Cette frontière entre la fermière et la bourgeoise qui lui parut jusqu’ici infranchissable venait de disparaître grâce à quelques morceaux de tissus. Dans le reflet de la glace, la petite Auvergnate qui gardait les troupeaux avait fait place à une femme du monde. « 

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Gilles Paris et son agence pour l’envoi de ce roman en service presse.

J’avais beaucoup apprécié la plume de Catherine Le Goff dans son précédent roman. J’avais beaucoup apprécié l’intrigue. Quand j’ai vu que le dernier roman de cette auteure était présent dans le catalogue, je n’ai pas cherché plus loin que le titre et j’ai foncé. Grand bien me fasse ! L’expérience de lecture se montre une nouvelle fois assez sympathique.

On fait la rencontre de la Robe. Assez singulier d’avoir pour personnage principal une robe me direz-vous… En attendant, ça fonctionne très bien ! L’idée de base est de suivre la Robe à travers toutes les époques qu’elle traverse. Elle est portée par plusieurs femmes à travers les siècles. J’ai trouvé l’idée percutante et loufoque, il ne m’en a pas fallu plus pour lire ce roman. Quand on parle d’Odyssée, je trouve le terme très bien choisi ! Pour prendre l’exemple du voyage d’Ulysse, une odyssée est un long voyage plein de rebondissements et de péripéties. Je trouve que cela fonctionne très bien ici !

Cette lecture n’est pas un coup de cœur pour la simple et bonne raison que j’ai trouvé que cela s’essoufflait en cours de route. En effet, j’ai apprécié suivre cette robe à travers plusieurs personnages, plusieurs décennies, plusieurs faits historiques. Cependant, j’ai trouvé que l’histoire perdait un peu de son intérêt au fil des pages. J’ai trouvé l’idée bonne mais un peu redondante peut être.

L’idée de mettre en avant un objet du quotidien en tant que personnage principal est assez sympathique. Néanmoins, cela ajoute un effet un peu catalogue au panel de personnages. Je m’explique : la robe passe de main en main. Elle est soit volée, léguée, prêtée, bref cette robe passe de main en main, de culture en culture et d’année en année. On va rencontrer des personnages comme Jeanne et Paul, Ruth, Gerta, Jana, ou encore Sarah. La liste des personnages que je viens de faire est non exhaustive mais j’avoue que je n’ai su m’attacher à personne en particulier. J’ai eu une légère préférence pour Jeanne. Je n’ai pas grand-chose à dire sur le panel de personnages. En effet, je n’ai pas eu assez de temps pour m’attacher à eux.

J’ai trouvé la plume de Catherine Le Goff toujours aussi agréable et fluide à lire. Elle décide ici de mettre en avant des périodes historiques à travers l’Odyssée d’un vêtement. C’est une robe de haute couture qui travers la première guerre mondiale mais aussi la deuxième, elle va aussi voir le mur de Berlin. Elle va voyager à travers la France, l’Allemagne et les Etats Unis. Je ne reviendrais pas plus que cela sur l’intrigue, je trouve que le résumé en dit assez.

En définitive, même si j’ai trouvé quelques petites choses à redire comme l’effet catalogue des personnages ainsi qu’un petit essoufflement, je reste contente d’avoir plongé une nouvelle fois dans l’univers de Catherine Le Goff qui nous propose une odyssée particulière et inspirante. J’ai apprécié l’originalité de cette intrigue, j’ai aimé le voyage géographique mais aussi le voyage temporel qui retrace des évènements historiques forts. La plume est agréable et fluide, cela permet une compréhension totale de l’intrigue.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une robe en personnage principal ! Quelle idée originale
  • Une plume fluide et dynamique
  • Le voyage qu’il soit géographique ou temporel

3.5

18

Je t’attendrai de l’autre côté du lac de Julie Bradfer

125383844_772070256996878_6213241843004586945_oRésumé : Une simple rencontre peut-elle guérir les plaies les plus profondes ? Sarah et June sont les meilleures amies du monde depuis leur plus tendre enfance. Passionnées de musique, elles souhaitent entrer ensemble au conservatoire de Boston après leur bac. Mais la mort tragique de Sarah remet tout en cause. Le monde de June s’écroule : elle ne veut plus entendre la moindre note de musique, renonce au conservatoire et quitte sa ville natale, direction Pine Lake ! Pine Lake est une petite ville de Colombie-Britannique où vit le grand-père de June, Richard qui accepte de l’héberger. Entre les séances de groupe de soutien et les petits boulots, June fait la rencontre d’Asher, un jeune homme silencieux et plutôt distant. Tout comme June, Asher est tourmenté par une passion reniée, un deuil douloureux et de lourds secrets familiaux… Leurs blessures respectives vont-elles se refermer au contact de l’autre ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Nisha éditions pour l’envoi de ce roman. J’ai craqué pour la couverture que je trouve magnifique. Elle m’a directement tapée dans l’œil.

On fait la rencontre de June une jeune fille qui est vraiment dans une situation vraiment très compliquée. Sarah et June sont les meilleures amies du monde. Elles font tout ensemble depuis leur plus tendre enfance mais Sarah a décidé de faire quelque chose sans June mais qui va la démolir de l’intérieur. Sarah s’est donné la mort en laissant June toute seule avec ses questions et son désarroi. June essaye d’avancer mais cela n’est plus possible d’avoir les mêmes rêves sans Sarah. Elle l’a quitté et à emporter avec elle sa joie de vivre et sa passion pour la musique.

June a décidé de partir voir son grand-père. Richard vit à Pine Lake. Une petite ville en Colombie Britannique au Canada. J’ai beaucoup apprécié le voyage. Le Canada est un pays que je croise rarement dans mes lectures et pourtant, il est vraiment un pays magnifique que j’apprécie beaucoup.

June va essayer de refaire sa vie après cette bombe atomique qui a tout éclaté sur son passage. June souffre, sa mère ne comprend pas pourquoi elle met sa vie professionnelle entre parenthèses alors qu’elle est très douée pour la musique. June et sa mère ne se comprennent plus. Richard est un homme un peu bourru mais au grand cœur. Il va essayer d’aider June à reprendre sa vie en main même si cela ne va pas être facile.

June va se trouver un petit boulot à la bibliothèque de Pine Lake et va tisser des liens avec Asher. Asher est un jeune homme plein de mystère. On va vitre comprendre que si June doit panser ses blessures, elle n’est pas la seule dans ce cas ! Ces deux personnages ont un passé terriblement lourd à porter. Au fur et à mesure des pages, ils vont se rapprocher et tisser une belle relation.

J’ai beaucoup apprécié le duo June/Asher. Je trouve qu’ils sont vraiment très bien travaillés. Ces deux psychologies sont fines et détaillées et cela donne beaucoup de relief et de crédibilité aux personnages. J’ai aimé en apprendre plus sur le passé de June mais j’ai une petite préférence pour la vie d’Asher. C’est un personnage qui ne cesse de se sacrifier pour les autres et j’ai apprécié comprendre comment il en était arrivé là.

June est un personnage doux et compliqué mais j’ai apprécié suivre son aventure au Canada. J’ai aimé la manière spéciale dont elle tirait Asher vers le haut et inversement. On a vraiment cette impression d’avoir deux âmes sœurs en perdition qui se rencontrent enfin pour permettre à nos deux personnages d’enfin pouvoir respirer et voir la vie du bon côté.

La seule chose que j’ai à reprocher à ce roman, c’est le fait de nous proposer l’histoire de plusieurs personnages comme le frère d’Asher et Olivia, une amie de Dan et Asher. On les suit un peu, on comprend pourquoi eux aussi ont eu des tracas dans leurs vies. L’auteure propose un épilogue mais malheureusement, je trouve qu’il est trop centré sur Asher et June. On n’entend pas forcément parler du père d’Asher même s’il n’est pas souvent évoqué j’aurais aimé savoir ce qu’il en était de lui. Il en va de même pour Richard pour la relation de June avec sa maman. C’est vraiment dommage, c’est la seule chose que j’ai pu relever de « négatif » dans ce roman.

La plume de Julie Bradfer est magnifique. Elle est pleine d’images et de couleurs, ça nous fait du bien ! J’ai aussi grandement apprécié les descriptions proposées par l’auteure. Les lieux ont l’air magnifique et cela fait vraiment du bien. J’ai été propulsée dans un univers que j’ai adoré découvrir. Bravo à l’auteure pour ce formidable roman dont les thématiques sont fortes mais très bien traitées : l’amitié, l’amour, l’acceptation, le deuil. Ce sont des choses qui ne sont pas évidentes à vivre mais l’auteure s’en sort avec justesse.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le couple Asher/June que j’ai beaucoup aimé.
  • La plume de l’auteure que j’ai découvert avec grand plaisir
  • Les descriptions de Pine Lake et des alentours ♥

4.5

16

Mes chers fantômes d’Elodie Hesme

126134188_10157496496110969_8327415808480777942_oRésumé : Perchée sur ses talons, Barbara court à travers les rues d’Aubusson ouvrir son salon de beauté. Ici personne ne s’étonne plus des frasques de l’esthéticienne, de sa vie rock’n’roll aux nuits plus longues que les jours. Rien ne semble pouvoir contrarier sa course folle contre le temps jusqu’à ce qu’Ava, morte depuis un an, lui joue une sonate pour piano de Beethoven ! Est-ce la folie qui la guette ? Barbara n’a d’autre choix que d’accepter l’évidence : elle est médium et doit aider les morts à trouver le repos éternel. L’occasion pour elle de faire enfin la paix avec son propre passé.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce roman. Mes chers fantômes avait un résumé qui me tentait beaucoup. Je me suis donc lancée, il y a quelque temps dans cette lecture.

Cette lecture a été un véritable chambardement émotionnel pour moi. Je ne m’attendais pas du tout à être transportée de la sorte. C’est vraiment très beau.

On fait la rencontre de Barbara, une jeune femme qui m’a beaucoup touchée. En effet, Barbara a une vie formidablement explosive. Rock’n’roll et rebelle attitude, notre esthéticienne de compétition vit sa vie à 100 à l’heure. Elle m’a épuisée ! Quelle fougue, quel dynamisme !

Elle vit une vie très rythmée et n’a pas le temps de s’ennuyer. Oui, mais voilà… Le souci reste toujours le même : quand on vit une vie comme celle-ci, on se retrouve toujours avec un moment où ça explose. Ava, une jeune femme morte depuis plusieurs mois va lui jouer un morceau de piano. Une révélation : Barbara est capable de voir les morts et de pouvoir les aider à trouver le chemin de la paix et du repos éternel.

J’ai trouvé l’idée de base très originale. Franchement, c’est assez loufoque. Barbara est une personne qui doit apprendre à se canaliser un peu. C’est une pile électrique. Grâce à sa nouvelle mission, Barbara va pouvoir faire un point sur sa vie et sur ce passé dont il faut savoir apprendre à se libérer.

Autour de Barbara – Barbie – on va trouver son meilleur ami Sylvain – Sly- ainsi qu’Angélique et Aline. Ce sont des personnages bien vivants. J’ai beaucoup apprécié le panel de personnages que nous propose Elodie Hesme. Effectivement, on ne va pas traiter la thématique de la mort avec des larmoiements. On est vraiment dans un roman bourré d’humour. Il n’oublie pas de nous proposer une palette d’émotions très fortes. Je trouve que l’auteure a une plume vraiment très agréable : elle est équilibrée.

Ainsi, on va passer du « rire aux larmes » en quelques pages. Je mets l’expression entre guillemets parce que je n’ai pas pleuré mais j’ai été touchée par le personnage de Barbie qui peut paraitre un peu superficielle. Au départ, j’ai eu un peu de mal à apprivoiser Barbara. Elle est très énergique et j’ai eu du mal avec cette rapidité dans ma lecture. Puis, peu à peu, j’ai apprécié à découvrir notre Barbara nationale et j’ai vraiment pris du plaisir à la suivre dans ses aventures.

Avec l’aide de Sylvain, Barbara va essayer de comprendre ce don de médium. Elle ne comprend pas pourquoi ni comment elle sait voir les morts. Elle va comprendre qu’aider ces âmes tourmentées, c’est aussi s’aider soi-même. Ainsi, on va aussi déterrer les secrets de Barbara et de sa vie privée. Sa sphère familiale va apparaitre et nous allons découvrir un autre pan de la vie de Barbara. C’est vraiment très touchant de comprendre comment Barbara est venue ce qu’elle est maintenant.

On va toucher des thématiques assez sympathiques : apprendre à s’accepter, à aimer les autres et à s’aimer soi-même. C’est vraiment très sympathique.

En définitive, j’ai trouvé l’idée très sympathique. Même si j’ai eu un peu de fil à retordre avec Barbara au départ, j’ai trouvé que l’auteure avait vraiment fait quelque chose de très beau. C’est vraiment chouette. Barbara est un personnage qui va se découvrir à travers son don de médium. Les fantômes vont l’aider autant qu’elle va les aider et j’aime beaucoup ça. Le panel de personnages est varié et intéressant et cette intrigue est sublimée par une plume au service des émotions. C’est vraiment un très beau roman que je vous conseille si vous êtes friands de psychologies fines et détaillées et d’une intrigue avec un côté un peu loufoque mais qui fonctionne très bien.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Partez à la découverte du personnage de Barbara ! Elle en vaut la peine
  • La plume de l’auteure que j’ai trouvée pleine d’émotions
  • L’intrigue. J’ai apprécié ce don de médium

4

14

Une vie en héritage d’Alison Lawson

51Mz70mq1oL._SX326_BO1,204,203,200_Résumé : En Angleterre, la vie de Johanna, une trentenaire française, a basculé le jour où son mari Augustin a disparu dans un terrible accident d’avion. En Chine, Jia-Li élève seule sa petite fille et s’inquiète pour son avenir. Au-delà des frontières et des préjugés, le destin va les réunir et révéler en elles des ressources insoupçonnées.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Alison Lawson pour l’envoi de son roman qui fut accompagné de gourmandises. J’ai fait un petit bond dans le passé en les mangeant. Comment ne pas penser à l’Angleterre ? Que de bons souvenirs pour moi ! J’ai hâte de pouvoir y retourner en tout cas.

Alison Lawson signe ici son premier roman. Je l’ai trouvé remarquable. Tout fonctionne, j’ai adoré le panel de personnages et les thématiques. Il est peut-être temps de rentrer dans les détails et de vous en dire plus…

On fait la rencontre de Johanna. C’est une jeune française venue s’expatrier en Angleterre. Johanna est un personnage que l’on apprécie tout de suite. En effet, elle est gentille, douce et agréable. On fait sa rencontre au pire moment de sa vie : Johanna est en deuil, elle vient de perdre l’amour de sa vie, Augustin, dans un tragique accident d’avion. Johanna essaye tant bien que mal de passer les plus durs moments de sa vie… Mais Augustin ne va pas lui faciliter la tâche. En effet, Augustin, en héritage, va lui livrer un terrible secret qu’il a porté toute sa vie sans en parler à personne. Voulant faire la lumière sur ce secret, Johanna décide de prendre le taureau par les cornes et de se rendre là où il faut pour percer le dernier mystère que lui a légué son mari. L’intrigue est plutôt simple mais réserve beaucoup de surprises.

Le panel de personnages est assez maigre mais les trois personnages principaux sont vraiment très intéressants. Elles sont trois femmes, trois femmes différentes venant de trois horizons différents : Johanna, Lise et Jia-Li. Entre France, Grande-Bretagne et Chine, Johanna va probablement vivre le plus beau voyage de sa vie. Comme je le disais, j’ai beaucoup apprécié le personnage de Johanna à laquelle je me suis beaucoup identifiée. Elle essaye de survivre dans son océan de peine et de tristesse. Pauvre Johanna ! J’ai toujours eu cette envie de lui tendre la main pour l’aider à affronter cette difficile période de sa vie. On fait aussi la rencontre de Lisa, l’amie au grand cœur. Johanna et Lisa sont des amies avec un grand A. J’ai beaucoup apprécié la relation qu’elles ont tissé au fil des années. Lisa est un petit vent de fraicheur dans cette intrigue. Elle va venir « dédramatiser » un peu la situation en proposant son aide à Johanna. On fait aussi la rencontre de Jia-Li, une jeune femme qui vit à l’autre bout du monde, en Chine. Elle est aussi dans la tourmente. Certainement pas pour les mêmes raisons que Johanna mais elle ne sait pas comment sa vie va tourner. En effet, elle doit élever seule sa fille et ne sait pas comment faire pour avoir un avenir concret et correct. Ces trois femmes sont liées et vont nous proposer une intrigue riche en saveurs et en couleurs.

Le voyage qu’entreprend Johanna va la conduire en Chine et va lui permettre de comprendre. Ce voyage est pour moi initiatique. Johanna va apprendre et comprendre. Ce voyage va lui permettre d’avancer et de mieux se comprendre. Pour gagner la bataille il faut savoir se pardonner et s’écouter, c’est la chose la plus dure à faire. Johanna va rencontrer des obstacles, des embuches sur son chemin mais va tout faire pour relever la tête. C’est très prenant.

Ce que j’ai aussi apprécié, c’est que l’auteure semble savoir de quoi elle parle. Elle nous abreuve de magnifiques descriptions, elle nous emmène dans des contrées lointaines. J’ai apprécié retrouver ce que j’aimais en Angleterre. L’auteure s’empreigne vraiment des us et coutumes des pays dans lesquels nous voyageons et au-delà de la manière intelligente dont elle traite cette thématique, cela permet à l’intrigue d’être encore plus crédible. J’ai trouvé ces petits détails charmants et pittoresques. A travers ses trois figures féminines, l’auteure va aussi nous proposer une palette d’émotions vraiment très intéressantes et criantes de vérité. J’ai vraiment beaucoup apprécié cette facette de l’histoire aussi. Si nous parlons des choses que j’ai appréciées, il faut aussi parler des petits points qui m’ont fait tiquer. Ici, il n’y en a qu’un mais qui a quand même son importance : la fin du roman. Pour moi, elle manque de détails et est trop abrupte. On a l’impression que l’on pose un élément et qu’il nous manque des détails pour tout comprendre.

La plume est délicate est fine. Elle permet de traiter des thématiques assez lourdes de sens : le deuil, l’acceptation de cette absence qui pèse, la force de l’amitié aussi. C’est très prenant.

En définitive, je trouve qu’Alison Lawson s’en est très bien sortie avec ce premier roman. Malgré une fin trop abrupte pour moi, j’ai apprécié les trois figures féminines qui portent le récit à bout de bras. J’ai apprécié le voyage géographique et émotionnel. Ce roman regorge de bonnes idées qui sont sublimées par une plume délicate et soignée. Je lirai le prochain roman avec grand plaisir !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le voyage que l’on entreprend avec Johanna
  • Le personnage de Johanna que j’ai tout de suite apprécié
  • Les descriptions et les us et coutumes des pays que l’on traverse

4

25

Ces petites gourmandises littéraires…

tea-556777_1920 (1)

Bonjour tout le monde, 
J’avais envie de sortir de nouveau des articles sur la lecture mais sans forcément en parlant d’un roman spécifique. Nous sommes des milliards de lecteurs et nous sommes tous différents. 
Personnellement, je fonctionne au coup de coeur pour une couverture par exemple. Selon mes humeurs, j’ai plutôt envie de me lancer dans telle ou telle lecture. J’avais envie de vous parler de mes « gourmandises » littéraires. Ce à quoi je ne pourrais jamais dire non. 
~ La période de Louis XIV ~ 
Impossible pour moi de passer à côté d’une intrigue qui va mettre en scène de près ou de loin Louis XIV et le fabuleux château de Versailles. 

versailles-880359_1920

~ Jane Austen, Lisa Kleypas, Julia Quinn et J.K Rowling ~ 
Quatre noms, quatre périodes différentes, quatre plumes différentes mais elles réunissent toutes quelque chose : une possibilité de me sortir d’une panne de lecture. Je relis un roman, quelques passages, je bouquine et d’un coup, ça se débloque. 

donut-3723751_1920

~ Un cosy mystery anglais, un conte revisité et une romance historique ~ 
Impossible pour moi de résister à une intrigue so british. Le tea time, les paysages, l’ambiance… Bref ! Moi je vote pour en avoir des tonnes à lire! La romance historique est MON genre de prédilection même si j’en apprécie d’autres (heureusement d’ailleurs) mais lorsqu’on y ajoute des bals, des robes somptueuses et de magnifiques manoirs… On me perd le temps de finir ce roman. Je suis une grande fan des contes de fées en tout genre. Alors quand il y a une revisite, une princesse qui se cache dans les pages d’un roman, je fonds ♥

castle-3619698_1920

~ Les pâtisseries ~ 
Ma gourmandise déteint sur mes lectures! Impossible pour moi de passer à côté d’une intrigue qui va parler de cup cake ou de cuisine en tout genre! Je ne dis pas non à un salon de thé ou un bistrot aussi! J’adore Jenny Colgan pour ça par exemple ! 😀 

cupcakes-1850628_1920

Et vous? Quelles sont vos gourmandises? Ce à quoi vous ne pouvez pas dire non? 🙂 

 

19

Là où l’herbe est plus verte de Typhanie Moiny

xcover-5974Résumé : « Il me faut partir. C’est la seule certitude à laquelle je m’accroche. Cet instinct de survie a grandi à l’abri des regards et me pousse hors de ces murs. » Coline fuit. Elle fuit les crises d’angoisses et les remarques blessantes. Et si elle le pouvait, elle fuirait également son ventre vide qui n’est pas capable de faire d’elle une mère. Alors, quand Ashling, une jeune irlandaise, lui offre un nouveau départ, elle d’ordinaire peureuse et casanière, ne peut qu’accepter. Il est grand temps d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Mais lorsque les blessures traversent les frontières, et que le passé s’invite dans ses valises, il n’y a pas que la météo qui risque de se gâter.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Typhaine Moiny pour l’envoi de son roman. Je suis vraiment heureuse d’être tombée sur ce roman qui m’a beaucoup plu. Là où l’herbe est plus verte est un roman qui permet de découvrir l’Irlande (pays que j’adore pour sa culture et ses magnifiques paysages) mais aussi le personnage de Coline qui n’est pas au mieux de sa forme.

Coline est jeune femme à qui la vie joue des sacrés tours. Coline touche le fond après une vie qui n’est plus la sienne, qui ne lui convient plus, cette vie qui lui offre un gouffre dans lequel se cacher. Que faire ? A part prendre le taureau par les cornes, Coline ne voit pas. Elle quitte tout : appartement, petit ami, habitudes. Elle part pour ne pas mourir. Elle part pour respirer. Elle part pour essayer de comprendre là où sa vie a basculé dans ce tourbillon de drame.

Elle va aller chercher du repos chez Emilie, sa meilleure amie. C’est vraiment une très belle amitié. Avec sa famille, Coco va essayer d’aller mieux. Même si Emilie y parvient quelque peu… Coline sent qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Elle doit aller plus loin. Ashling lui propose alors de partir. Un vrai nouveau départ. Direction l’Irlande !

Comment parler de ce roman ? Je vous parlais, il y a quelques jours sur le blog d’un coup de cœur. Le voici. Un sacré coup de cœur, coup de poing, coup d’amour. Je ne suis pas forcément fan des feel good books comme vous le savez. Ici, Typhaine Moiny n’en fait pas trop : Coline n’est pas un personnage qui souffre pour dire de souffrir et d’ajouter un peu de pathos au roman. Coline est une femme en souffrance et on sent vraiment toute sa peine. Coline a vraiment des choses à régler avec elle-même. J’ai adoré ce personnage que l’on prend facilement sous son aile. On a envie de la prendre dans nos bras et lui dire que tout ira bien.

Partir, tout quitter et ne pas regarder derrière soi, c’est très compliqué. Coline doit faire le deuil de sa relation avec Louan, cet homme qui n’a jamais vraiment su la comprendre. Quitter la France c’est aussi quitter sa mère avec qui les relations ne sont pas au beau fixe, quitter Pauline sa sœur avec qui elle n’a jamais vraiment su tisser des liens comme on le devrait avec sa sœur. C’est aussi quitter Emilie, cette amie qui a tout fait pour elle. Cependant, à un moment, il faut être égoïste pour sa propre survie. Il faut y aller et foncer.

L’Irlande, terre d’accueil et bouée de sauvetage de Coline, lui ouvre ses portes, ses pubs ainsi que ses magnifiques paysages. Ce que j’ai apprécié dans ce roman, c’est que l’on ne va pas se focaliser sur les problèmes de Coline. On va avoir une sorte de roman réparateur/reconstructeur. On va voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. On va voir les choses du bon côté même si les mauvais côtés sont aussi présents. Puis, petit à petit, Coline parlera moins de ses angoisses, de ses cauchemars, de ses fourmis dans le corps. Plus l’intrigue avance et plus on sent que Coline semble être à la bonne place en Irlande en compagnie de ses nouveaux amis.

Ce que j’ai aussi aimé c’est la délicatesse avec laquelle Typhanie Moiny traite les thématiques les plus dures dans ce roman. On se retrouve vraiment dans une belle histoire malgré les débuts peu glorieux que nous offrait Coline. De plus, l’auteure va équilibrer tout cela. J’ai apprécié les nuances qu’elle apporte à la décision de Coline de quitter la France. Elle ne quitte pas tout finalement, elle s’ouvre à d’autres perspectives n’oubliant pas d’où elle vient et ce qu’elle a traversé.

C’est donc un joli coup de cœur pour moi. Cela m’a fait du bien de pouvoir m’attacher à ce personnage et d’apprendre à vivre en Irlande avec elle. Tout n’est pas toujours rose dans la vie, Coline en est la preuve. Mais la vie offre son lot de joies et de peines. C’est vraiment très agréable à lire. La plume est belle, fluide et nous propose vraiment de belles balades au cœur de ce pays que j’adore !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Coline : un personnage fort et vraiment très incroyable.
  • Les décors de l’Irlande décrits d’une manière vraiment magnifique
  • La plume de l’auteure que j’ai adorée !

5

13

Quelques battements de cœur d’Emily Edgar

téléchargementRésumé : Megan Nichols vient d’être retrouvée chez elle assassinée. Pire encore, sa fille Grace, 17 ans, a disparu. La petite ville d’Ashford est en émoi : qui pouvait en vouloir à cette mère et sa fille, si unies face à l’adversité ? Jon Katrin, journaliste pour la presse locale, connaît bien cette famille. Il leur a consacré un article il y a quelques années, donnant notamment la parole à Simon, l’ex-mari de Megan. Avec l’aide de Cara, la voisine et meilleure amie de Grace, Jon se sent de devoir tout faire pour retrouver la jeune fille. Quels secrets cachait Megan, la si parfaite mère courage ? N’est-il pas déjà trop tard pour Grace ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman que j’ai pris plaisir à découvrir. J’avais déjà croisé le chemin de la plume d’Emily Edgar grâce au roman Une présence dans la nuit que j’avais trouvé bien agréable à lire. Ici, Emily Edgar signe encore une fois un roman assez percutant.

Ce roman est en deux temps pour moi. La mise en place de l’intrigue a été très longue. J’avoue que la première partie m’a fait penser un peu à un téléfilm de l’après-midi. C’était un peu ennuyant puis une enquête sur la mort de Megan par deux personnages va venir dynamiser cette intrigue un peu ronflante et fiche un sacré coup de pied à tout ce qu’on pouvait penser jusqu’à présent.

Le panel de personnages est riche et on prend plaisir à le découvrir. On fait la rencontre de Cara et de Susan les deux amies proches de Megan. Cara s’est un peu éloignée à cause de son activité professionnelle mais c’est elle qui va découvrir le corps de Meg. Elle est un personnage que j’ai franchement apprécié. Lorsqu’elle va commencer à réfléchir et à trouver certaines incohérences dans l’enquête de la mort de son amie, avec Jon, un journaliste qui doit se faire pardonner, elle va commencer à creuser pour trouver où le bât blesse.

J’ai apprécié le fait que l’on voit les personnages sous différents jours. En effet, la narration est partagée entre le point de vue de Jon et celui de Cara. Nous découvrons donc Meg et sa fille Grace à travers les yeux de ces personnages qui vont enquêter. Grace, la jeune fille lourdement handicapée de Meg est portée disparue. Tout le monde est prêt à retourner la terre entière pour retrouver cette jeune fille et porter justice à Meg que tout le monde appréciait à Asford. On rencontre aussi Megan et Grace à travers le journal intime de cette dernière. Ainsi, on la voit sous un autre jour. Rapidement, on comprend que l’on ne connait pas les gens totalement. Des révélations ? Il va y en avoir. Il va y avoir des secousses sismiques qui vont affoler le cœur du lecteur et faire prendre un autre tournant à l’intrigue. C’était exceptionnel ! D’un coup, j’ai été happée par cette enquête et je n’ai pas lâché le roman avant d’avoir tourné la dernière page.

La plume d’Emily Edgar est sympathique. J’avoue qu’elle n’est pas non plus tout à fait remarquable. Ce n’est pas ce que je vais retenir de ce roman. L’intrigue est rondement menée mais très longue à démarrer. En effet, j’ai accroché à partir de la moitié du roman. C’est quand même assez long. Les personnages sont tous forts et sont une promesse d’un roman agréable à lire.

En définitive, je vous invite quand même à vous plonger dans ce roman. La fin est surprenante et délicieuse. Malgré quelques couacs, j’avoue qu’il restera mémorable.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une fin spectaculaire !
  • Une intrigue originale et crédible.
  • Un panel de personnages très sympathique.

3.5

15

Magical London de Jérôme Patalano

couve-MLRésumé : Notting Hill, douze jours avant Noël. Carl, libraire solitaire, profite des derniers instants de sa boutique avant la démolition prévue pour le soir du réveillon. Il n’a aucune idée de ce qui se joue juste sous ses pieds… Située sur une bouche des Enfers, sa librairie est l’objet de tous les désirs. Perla et son mentor Ezekiel, des agents démoniaques, sont prêts à tout pour se l’approprier. C’est sans compter sur la contre-attaque d’Archibald et de sa supérieure au paradis, Simone, tous deux agents du bien. Déterminés à contrecarrer les plans de leurs ennemis, tous les moyens seront bons pour sauver la librairie, quitte à faire appel à Marc Levy ou Taylor Swift… Mais quand l’amour s’en mêle, les plans s’affolent. Alors qui remportera la bataille ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Alter Real pour l’envoi de ce service presse. J’ai tout de suite été attirée par cette couverture remplie de magie et de jolies couleurs. Non, je vous le promets, le monsieur en plein milieu qui marche déterminé vers moi ne m’a pas du tout interpelée… A la lecture du résumé, deux choses se sont passées pour moi : une librairie ? Un libraire en danger ? Ca, ça me plait beaucoup ! On ajoute à cela une touche de fantastique avec les Enfers et un côté décalé avec des noms comme Taylor Swift ou Marc Levy… il n’y a pas photo ! Je me devais de plonger dans ce roman.

Le 24 décembre est, pour la plupart d’entre nous, une belle journée. Le cœur est à la fête et l’envie de se retrouver entouré des personnes qu’on aime pour déballer les cadeaux est très forte. Néanmoins, on va vite se rendre compte que Carl, notre libraire et personnage principal de cette intrigue ne le vit pas comme la plupart des gens. Le 24 décembre signifie cette année pour lui la démolition de sa librairie. Un énorme coup dur et un crève-cœur d’une taille béante. Joli cadeau pour Noël. Pour la joie, on repassera. Carl résiste. Il est le seul à ne pas avoir cédé. Cette librairie est le dernier vestige de son héritage de ses parents.

Jérôme Patalano prend le cadre de Notthing Hill pour son intrigue. J’adore ce quartier que je connais très bien. C’est vraiment un de mes endroits préférés à Londres (et il n’y a pas beaucoup d’endroits que j’aime dans cette ville, c’est pour vous dire ^^). J’étais contente de retrouver un cadre connu. La véritable force de ce roman réside dans l’originalité de la mise en place de l’intrigue ainsi que la construction de cette dernière.

Le panel de personnages est vraiment intéressant. Large et varié, il y a beaucoup de personnages. J’aime le principe. Tout le monde peut s’identifier à un personnage, en apprécier certains et ne pas aimer certains autres. L’intrigue va nous proposer une thématique que l’on connaît assez bien : la lutte éternelle entre le bien et le mal. Cependant, on va vraiment travailler cette thématique de manière originale et atypique. A travers les personnages, on va avoir deux « camps » qui vont s’affronter. La librairie de Carl est sur une bouche des enfers. Les envoyés de Lucifer n’ont qu’une mission : faire céder Carl et démolir cette librairie tant convoitée. S’il se suicide par la même occasion, c’est encore mieux ! Décalée et imprévisible, cette intrigue m’a beaucoup plu.

Dans ce panel de personnages, on va trouver des rôles bien précis : Archibald, l’ange envoyé par Dieu. Sa mission est très simple, il doit veiller sur Carl et tout faire pour qu’il se sente mieux. Archibald va trouver un appui fort et fidèle à travers le personnage de Samantha. Samantha est une journaliste qui va découvrir le pot-aux-roses et tout faire pour aider Carl dans cette sauvegarde du dernier souvenir de ses parents. Samantha est un personnage que j’ai apprécié tout comme Archibald. J’ai une fâcheuse tendance à toujours apprécier les gentils. Même si les autres personnages sont aussi très sympathiques, j’avoue que ces deux-là sont mes préférés. On va vite se rendre compte que si Dieu à ses envoyés, Lucifer va aussi se régaler : il missionne Perla qui essaye de gagner sa rédemption. Une seule chose à faire pour que cela soit possible : il faut que Carl cède. Il faut le faire souffrir et le rendre dingue. Elle va être un personnage redoutable mais très bon dans son rôle de « peste ». Elle est prête à tout pour parvenir à ses fins. Juliette est l’avocate de l’histoire, clairement, elle m’a rapidement énervée. Avocate aux dents longues, c’est un personnage que je trouve très égoïste. Maintenant, elle apporte elle aussi un peu de piment à l’intrigue. Abby travaille dans une agence immobilière, elle travaille pour Perla et par extension pour Lucifer. C’est un personnage ambivalent. Elle est tiraillée entre ce qu’elle doit faire et ce qu’il faut faire. Elle est coincée entre son ambition extrême et les convenances et le respect de l’Homme. C’est très affligeant par moments. J’ai eu envie de la secouer une ou deux fois.

Tous ces personnages ont des caractères vraiment bien campés. On s’attache à eux ou pas, il y en a pour tous les goûts. Si j’ai adoré Archibald, Samantha et Carl les autres ne m’ont ni plus ni déplus. Je trouve que l’on est un peu resté en surface pour certains d’entre eux.

Ma lecture a été très agréable. Elle n’est pas un coup de cœur mais reste mémorable puisque j’ai lu ce roman il y a plusieurs semaines. C’est le signe que le roman est bon !

En définitive, j’ai apprécié le fait que l’auteur amène une belle dose d’originalité à travers son traitement de la thématique du bien et du mal. Le fait qu’une petite romance soit ajoutée au tout m’a beaucoup plu aussi. Je suis vraiment ravie d’avoir croisé le chemin de la plume de l’auteur qui est très fluide et dynamique. Je n’ai pu m’empêcher de voir quelques références à des séries que j’ai pris plaisir à découvrir et à regarder de temps lorsque la nostalgie me guette. Le panel de personnages est assez éclectique mais très intéressant.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Les références que j’ai pris plaisir à reconnaître
  • Le panel de personnages
  • L’originalité et l’atypisme de l’intrigue

4

8

L’enfant de l’aube de Fanny Lebond

téléchargementRésumé : En 1921, Hélène a un destin tout tracé de jeune fille de bonne famille. Tout change lorsqu’elle tombe amoureuse d’un jeune pilote de la base de Cazaux, en Gironde. Faisant fi des convenances et de l’opposition familiale, elle part s’installer avec lui. Elle y rencontre Anna, une jeune femme qui semble porter le poids du monde sur ses épaules. Pendant la guerre, Anna a eu un enfant avec un soldat sénégalais et l’enfant lui a été enlevé pour éviter le déshonneur et la honte. Comment sa famille aurait-elle pu accepter un bâtard, métis de surcroît ? Les Années Folles font désormais souffler un vent de modernité et Hélène est bien décidée à aider son amie en retrouvant l’enfant. Entre émancipation et secrets familiaux, cette recherche est un difficile combat. Dans cette époque qui appartient aux hommes, les deux femmes devront être prêtes à en payer le prix…

~ Service presse ~

Je remercie City Editions et Eric Poupet pour l’envoi de ce roman. Lu depuis quelque temps, il attendait sagement dans mon fichier de chroniques à établir. J’avoue que c’est un roman pour lequel j’ai pris du temps pour avoir le recul nécessaire. En effet, roman historique, j’ai plongé dans une décennie que je ne côtoie pas beaucoup en littérature (tout genre confondu).

On plonge dans les années folles. Pour ceux qui, comme moi, ont besoin d’une piqûre de rappel, la voici grâce à notre point Wiki « Après la fin du conflit (NDLR 1ère Guerre Mondiale), une génération nouvelle rêve d’un monde nouveau et proclame « Plus jamais ça ! ». On s’empresse de lui proposer de nouvelles griseries sur fond de musique. Venu des États-Unis avec les Alliés, le jazz fait son apparition mais également la danse, la radio et les sports, les industries avec les électroménagers, etc., sur fond de très forte croissance économique… ». Les années folles vont, non seulement, s’étendre au monde entier mais surtout toucher beaucoup de domaines : la culture (arts, musique…), le sport, la technologie, l’économie ou encore la politique.

Au service des émotions, ce roman est très beau. J’ai vraiment été happée par l’intrigue qui va nous propulser dans les années 1920. J’ai vraiment été surprise par cette intrigue finalement. Je pensais que l’on aurait un bagage historique plus important en termes de guerre. En effet, 1921, la première guerre mondiale résonne encore dans les oreilles des populations. Je m’attendais à autre chose, quelque chose de plus lourd. Ce fut donc une belle surprise de ce côté-là. On est vraiment dans les années folles, un vent d’indépendance, de rébellion et de liberté souffle sur nos personnages. C’est ainsi que l’on fait la rencontre de notre personnage principal : Hélène. Une jeune femme qui va suivre son cœur plutôt que la raison et des convenances sociales.

Hélène est une jeune femme issue d’une bonne famille. Elle a eu la chance de tomber dans une famille qui a su lui donner une éducation noble et qui n’a jamais eu à souffrir de la faim et du froid. Même à la sortie de cette première guerre mondiale, on sent quand même que les strates de la société ont vécu la guerre différemment. Il y a eu un effort de guerre commun à toutes et à tous mais certaines choses ne changeront jamais. Hélène a toujours été une « bonne fille » : respectueuse, intelligente, calme et généreuse. Cependant, elle a rencontré l’amour de sa vie, un pilote habitant en Gironde. L’amour avec un grand A : celui qui fait battre le cœur plus vite et qui fait perdre la tête. Hélène va tout mettre de côté pour vivre cet amour.

Dans sa nouvelle vie, Hélène va rencontrer Anna, une jeune femme dont la vie n’a pas été simple. Au contact de cette femme, Hélène va se métamorphoser et devenir elle-même. Elle va devenir Hélène la battante, celle qui se cachait derrière les convenances, derrière les tissus précieux et les richesses que sa famille possède. Terminée la petite fille naïve, bonjour la femme déterminée qui veut faire avancer les choses et qui veut aider Anna à retrouver son fils.

J’ai beaucoup apprécié cette intrigue. J’ai adoré ce que l’auteure a tissé tout au long de cette intrigue. Forte, sensible et pleine d’émotions, cette histoire va plaire à plus d’un lecteur. On a le pan historique qui prend de la place mais pas trop, on a des secrets de famille mais aussi des personnages féminins forts qui portent le roman à bout de bras. C’est vraiment très beau et fort. On va aussi avoir la thématique du racisme qui va faire surface par le biais du personnage d’Anne. Anne est tombée enceinte d’un soldat sénégalais. Il est hors de question d’avoir une fille-mère et encore moins un petit enfant métis. Camille, la mère d’Anne va tout mettre en œuvre pour abandonner cet enfant auquel Anne ne veut pas renoncer. Ainsi, au-delà de la perspective de voir des enfants de bonne famille se laisser guider par l’ère moderne qu’incarne les années folles, on va aussi avoir la génération plus ancienne se heurter aux ancestrales thématiques du racisme, de la haine et de la supériorité raciale et sociale. Ajoutons à cela un soupçon de secrets familiaux et nous voici avec un joli programme rondement mené par une plume dynamique, fluide et très jolie.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • L’époque choisie. Je ne la trouve pas souvent dans mes lectures alors ça fait du bien !
  • Nos deux personnages féminins principaux : Hélène et Anne. Elles sont formidables.
  • La plume de l’auteure que j’ai trouvée très sensible

4

18

Thunder – Tome 01 de David S. Khara

51KbteHSUaL._SX347_BO1,204,203,200_Résumé : L’adolescence d’Ilya tournait autour de vacances au soleil, cours d’aïkido, d’écoles privées… et d’un père absent. Lorsque celui-ci meurt dans d’étranges conditions, le jeune russe est entraîné dans un tourbillon trouble : qui est donc cette grand-mère avec qui il doit désormais vivre, qu’il n’a jamais vue ? Alors qu’il essaie de s’intégrer et de trouver sa place dans cette nouvelle vie, lui et quatre autres élèves sont agressés par des étrangers masqués dans l’enceinte même du lycée. Conspiration ? Ennemi commun ? Assassins de son père ? Les réponses sont peut-être plus proches qu’il ne le pense…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Actu SF pour l’envoi de ce roman. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir l’univers de Thunder à travers ce premier tome. J’en ai aussi profité pour découvrir la plume de David S. Khara.

On fait la rencontre d’Ilya, un jeune homme de 15 ans assez atypique. Jeune héritier riche, il voit son père décéder dans d’étranges circonstances. Il est envoyé chez sa grand-mère qu’il ne connait pas puisqu’elle était brouillée avec son fils. Il est propulsé dans un nouvel environnement : un manoir immense à Londres. Un manoir immensément vide : sa grand-mère n’est même pas présente à son arrivée. Nouvelle maison, nouvelle école… Ilya est un personnage que j’ai apprécié pour son intégrité, le fait qu’il ait les pieds sur terre et qu’il ne soit pas un énième stéréotype du petit riche friqué qui se contrefous de tout ce qui se passe autour de lui parce qu’il a papa, maman et son fric pour tout arranger.

Rapidement, l’intrigue va prendre un tour qui m’a dérangé au départ. On va retrouver Ilya et d’autres adolescents comme Angela, une jeune fille qui arbore un look « punk » et très habille pour le vol et l’évasion. On va aussi faire la rencontre de Pad par exemple et d’autres adolescents dans cette nouvelle école. Clairement : un mystère, un groupe d’adolescents aux capacités assez extraordinaires… Oui, on voit le truc arriver à des kilomètres… seulement, ce premier tome Young Adult va nous réserver beaucoup de surprises. J’ai forcément pensé à X-Men ou encore Percy Jackson lors de ma lecture de ce roman.

Je ne suis pas au point de parler de « coup de cœur » mais j’avoue que ce premier tome pose les bases et parvient à susciter mon attention.

Ce que j’ai apprécié dans ce roman, c’est le groupe de personnages qui va faire avancer l’intrigue. En revanche, il y a quand même quelques petits stéréotypes dans les caractères de certains personnages qui m’ont un peu fait lever les yeux au ciel. Après, je pense aussi que cela vient du fait que ce soit un roman YA. Les adolescents vont forcément pouvoir s’identifier à ces personnages dans l’air du temps avec des passions qu’ils apprécient eux aussi.

Je trouve que l’auteur est parvenu à faire quelque chose de très équilibré : d’un côté, on a un groupe d’adolescents en ébullition qui va essayer de découvrir les mystères de l’intrigue et de l’autre, on a la mort du père d’Ilya qui plane sur l’intrigue. C’est équilibré : entre enquête et fantastique, on s’y retrouve et on est happé par l’originalité de ces genres qui se mélangent à des thématiques plus ou moins lourdes de sens. C’est vraiment très intéressant.

Ce premier tome va poser les bases. J’avoue qu’il n’y a pas de surprise dans les révélations. La lecture est agréable et présage de bonnes choses pour le tome 02. J’ai hâte de pouvoir le lire pour connaitre et comprendre cette histoire.

En définitive, même s’il n’est pas un coup de cœur, le tome 01 de Thunder est très agréable à découvrir. La plume de l’auteur est dynamique, fluide et nous propose de nous immerger dans une ambiance vraiment intéressante. Les thématiques abordées et le mélange des genres sont très intéressants. J’ai adoré le pan mythologique de cette histoire. Roman dit young adult, il pourra plaire à de nombreux lecteurs – petits et grands. Le panel des personnages est riche et garni. Il y en a pour tous les goûts et pour tout le monde. Chacun va trouver son personnage chouchou (désolée, Ilya, c’est le mien) et celui que l’on apprécie un peu moins. Cinq jeunes, cinq « héros », cinq destins qui vont devenir étroitement liés. Dans un monde où les choses sont très semblables au notre, nous allons de découvertes en découvertes. Ce premier tome est très intéressant et pose les choses correctement. Vivement la suite !

03 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • L’originalité du mélange des genres
  • Un panel de personnages riche
  • La plume de l’auteur

3.5

14

Point de fuite de Pauline Giovanolla

41iolBixOJL

Résumé : Qui n’a jamais ressenti le besoin de s’échapper un peu du quotidien ? Modèle d’organisation et maman multitâche, Valentine est assistante dentaire et mère d’une petite fille de six ans. Son mari voyage beaucoup pour le travail, ce qui n’empêche pas la jeune femme de mener de front sa vie familiale et professionnelle avec succès. Du moins le croit-elle… Quand la petite Livia intègre l’école primaire, elle s’éloigne progressivement de sa mère. Le vide que cela crée dans la vie de Valentine est le premier grain de sable dans les rouages d’une existence qu’elle croyait fonctionner parfaitement. Parallèlement, elle fait la connaissance d’Alban, un résident de la maison de retraite voisine. Au fil de ses visites, elle se lie d’amitié avec le vieil homme et, grâce aux récits passionnants de ce dernier, elle entre dans un autre univers. Mais Alban est-il vraiment celui qu’il prétend être ? Quel est le mystère qui se dégage de cet individu si prévenant ? À travers l’histoire de Valentine, Point de fuite évoque la difficulté et le stress que représente le fait d’être parent, à une époque et dans une société où l’on incite les individus à être disponibles, productifs et compétents à tous les niveaux.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Pauline Giovanolla pour sa confiance renouvelée. J’ai eu un véritable coup de cœur pour son premier roman. Pauline Giovanolla signe quelque chose de différent avec Point de fuite. On s’ancre dans une nouvelle vie, la vie de Valentine, une vie propice aux changements et aux difficultés. Une nouvelle vie qui propose la relation d’une mère et d’une fille, d’une mère qui voit sa petite fille grandir et changer. Terminée le stade de la petite fille, bonjour la jeune fille qui va à l’école, qui aime suivre les tendances et qui va se rebiffer un peu.

Cette lecture n’est pas un coup de cœur bien que j’ai retrouvé cette plume que j’ai tant appréciée à la lecture de ma découverte de l’univers de l’auteure. Même si ce n’est pas un coup de cœur, vous pouvez ranger vos armes, elle reste très plaisante, très agréable à lire et très crédible.

Valentine est une mère et une épouse. Son mari est absent pour cause professionnelle. Elle se retrouve très souvent seule avec sa fille Livia. Livia va rentrer à l’école primaire, ça y est : bébé Livia n’est plus. Bonjour la jeune fille avec tout le package qui va avec ! Valentine va voir sa fille changer et la relation qu’elle a avec elle aussi. A un moment où elle va se sentir délaissée et désemparée par la situation, Valentine va faire la rencontre d’Alban, un vieil homme qui va lui ouvrir les yeux. Valentine possède une gentillesse sans limite et un cœur pur. Lorsque le fils d’Alban va lui dire de se méfier de son père, elle ne va pas comprendre comment Alban peut être vu de cette manière. Une seule phrase va tout remettre en question dans l’esprit de Valentine, une nouvelle fois.

Valentine a l’habitude d’organiser, de planifier et de gérer les choses. Cependant, la vie va lui réserver quelques bonnes et mauvaises surprises. Je trouve que cela est très juste. Il est rare que tout soit tout rose ou tout noir pour nous. La réalité est tout autre. Je trouve vraiment intéressant la manière dont l’auteure traite les thématiques qu’elle aborde dans son livre. En effet, je trouve que Pauline Giovanolla parle de ces changements avec beaucoup de justesse. Les relations sont traitées avec beaucoup d’importance. Les personnages sont bien tissés, les psychologies sont détaillées et permettent aux lecteurs de s’immerger dans une histoire très crédible mais aussi de s’attacher aux personnages très rapidement.

Même si je ne partage pas la vie de Valentine (oui, je n’ai pas encore la chance d’être mère ni épouse), je me suis reconnue dans cette idée de voir sa vie basculer d’un coup et toutes les incertitudes partir en fumée très rapidement. On se rend compte que l’on bâtit sa vie comme un château de cartes et qu’il est fort probable que ce dernier soit ébranlé par des rafales de vent plus ou moins fortes.

Cette intrigue hautement intéressante et sublimée par les jolis mots de Pauline Giovanolla. La plume est pensée, réfléchie et riche. Personnellement, je n’ai pas trouvé de longueurs dans ce texte. J’ai trouvé que l’auteure mettait un sacré coup de pied à tous ces clichés de « femme au foyer » à travers son roman. De plus, on ne nous bassine pas une nouvelle fois avec une relation intergénérationnelle et une quête initiatique. Je trouve que l’auteure balaye d’un revers de la main tout ce que l’on pouvait attendre. C’est très bien ! Ce n’est pas mon roman préféré de l’auteure mais il mérite amplement d’être lu et reconnu par un lectorat. Je suis certaine que cela arrivera !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le plaisir de (re)trouver la plume de l’auteure ♥
  • Le panel de personnages très bien travaillé
  • La crédibilité de l’intrigue

4

11

Origines – Tome 01 : le dernier oracle

81Ug0zNhx4LRésumé : A 29 ans, Johanne a une mémoire hors norme et un odorat d’une extrême sensibilité. Elle est enceinte de son premier enfant et tout serait parfait si Hadrien, le futur papa, n’était pas un jeune homme trop immature pour faire face à ses responsabilités. Hadrien est parti. S’ajoute à cela l’intrusion dans sa vie d’un mystérieux personnage. Elle voit à travers son regard tandis qu’il la fait entrer dans une nouvelle réalité. Un voyage qui va lui permettre de comprendre les plus grands mystères de l’existence et plus encore, que rien dans sa vie à elle n’est le fruit du hasard. Et si son bébé était l’enjeu d’une rivalité olympienne ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Agnès Rabotin pour l’envoi de son roman, sa gentillesse et son incroyable patience. J’ai dévoré ce premier tome symbole d’une impatience certaine d’avoir la suite entre les mains.

Nous faisons la rencontre de Johanne, une jeune femme de 29 ans que j’ai beaucoup appréciée. Johanne est une personne à qui on accorde de l’importance  tout de suite ! Elle est gentille et attachante. Johanne est un personnage qui possède deux capacités incroyables : une mémoire qui ne lui fait pas défaut ainsi qu’un odorat très développé. Johanne porte son premier enfant. Elle est seule puisque Hadrien, l’homme qui partageait sa vie est parti. Il fait preuve d’une lâcheté sans épreuve et reste très immature. Johanne en ressort encore plus forte à cause du départ d’Hadrien qui décide de partir sur les traces de ses origines, à Athènes.

L’intrigue nous propose d’avoir un texte entre réalité et mythologie. On va mélanger le réel à la mythologie grecque. On va se retrouver avec des personnages qui ne nous sont pas inconnus : Apollon, Hermes et bien d’autres encore. C’est vraiment une intrigue passionnante. J’avoue qu’au début, j’ai été un peu déstabilisée. En effet, le style est assez percutant. J’ai mis une bonne cinquantaine de pages à entrer dans l’intrigue. Il faut le temps que l’intrigue se mette en place. En effet, même si le début est un peu lent et déroutant, il est nécessaire.

Ce qui a été assez perturbant pour moi, c’est le fait que a construction narrative nous propose une alternance des points de vue entre Johanne et Hadrien. Si j’ai su m’attacher au personnage de Johanne, Hadrien est resté un peu à part. J’avoue que je n’ai pas su me faire d’avis sur ce personnage que ce soit en bien ou en mal. J’ai trouvé qu’on n’en savait pas assez sur le passé de ces deux personnages. C’est vraiment la seule chose que je peux reprocher à ce roman.

L’auteure, avec sa plume équilibrée, nous embarque dans son premier tome avec un dynamisme déconcertant. La romance est présente sans être dégoulinante, le fantastique a aussi sa place mais nous propose une intrigue qui tient debout. De plus, l’intrigue nous propose de faire la découverte d’un panel de personnages riches. Tout le monde y trouve son compte. C’est ce qui me plait énormément : on aime certains, on tique sur d’autres. Le lecteur a le choix et cela fait du bien ! Je trouve que le suspens est très bien maitrisé : on a envie de savoir la suite. La première partie est éclairée par la deuxième. Tout est lié et j’ai aimé la manière dont cela est amené dans ce premier tome.

La manière dont Agnès Rabotin amène les thématiques dans ce premier tome est vraiment intéressante. Même si ce roman a une visée clairement fantastique, l’auteure parvient à l’ancrer dans le réel avec des thématiques qui nous permettent de garder les pieds sur terre. L’auteure rend le tout crédible en nous proposant de traverser cette histoire avec Johanne que j’ai grandement appréciée.

Agnès Rabotin connait son sujet cela ne fait aucun doute. Le bagage culturel est impressionnant et le lecteur se sent tout de suite en confiance par rapport à cela. En effet, dès que je comprends que l’auteur, de manière générale, touche un sujet qu’il connait, cela me plait beaucoup. J’apprends de nouvelles choses et me réapproprie certaines que j’avais oubliées.

Bravo à l’auteure pour ce premier tome juste, équilibré et qui ne prend pas le lecteur de haut avec une culture inatteignable. C’est juste. Malgré un départ un peu long (mais nécessaire), je n’ai rien à redire sur ce superbe premier tome !

Je conseille cette trilogie (oui, le reste est attendu de pied ferme) à tous les lecteurs férus de mythologie grecque et d’originalité. Sans oublier cette formidable plume.

03 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Le panel de personnages large qui permet au lecteur de se plaire au milieu de tous ces personnages.
  • La plume de l’auteure que j’ai adorée et le bagage culturel de l’auteure
  • La présence de différentes thématiques très bien amenées ainsi que la mythologie grecque.

4.5

9

Nocturne de Charles Sheehan-Miles et Andrea Randall

xcover-6798Résumé : Un nouveau récit d’amour interdit et de seconde chance par les auteurs des best-sellers In the Stillness et The Last Hour. — Que me demandes-tu là ? fit-elle en pleurant. — Je veux que tu aies une liaison avec moi. Les paroles résonnèrent dans la pièce et le silence régna soudainement tout autour de nous. Elle me fixa du regard, la lèvre inférieure légèrement tremblante. Savannah Marshall est une flûtiste de talent et fille de la noblesse musicale lorsqu’elle s’inscrit au prestigieux Conservatoire de musique de Nouvelle-Angleterre. Brillante, éclectique et passionnée, elle vit pour la musique, mais peine à former des projets d’avenir. Gregory Fitzgerald est l’un des violoncellistes les plus réputés de sa génération. Membre de l’Orchestre symphonique de Boston et professeur au Conservatoire, il est rivé sur sa carrière au détriment de ses amis, de sa famille et surtout de l’amour. Lorsque les chemins de Gregory et Savannah se croisent en classe, ils risquent de remettre en question bien plus que leurs conceptions diamétralement opposées de la musique. Amitiés, éthiques et carrières sont en jeu tandis que Gregory et Savannah jouent une symphonie mêlée de passion et de chagrin. Dans le dernier mouvement, Gregory et Savannah sont confrontés à leur plus grand défi et à la menace de perdre tout ce qu’ils ont jusqu’à présent considéré comme vrai.

~ Service presse ~

J’ai eu la chance de lire ce roman via la plateforme SimPlement. Je remercie chaleureusement l’équipe pour l’acceptation de ma demande.

Nocturne est un roman qui m’a tout de suite tapée dans l’œil : en effet, j’ai été attirée par la couverture instantanément. J’aime le jeu des couleurs, le mystère qui émane de la couverture. Bref, c’était déjà un énorme point positif pour moi.

Nocturne c’est l’histoire d’une romance « interdite ». Je mets le terme entre guillemets parce que cette romance ne me choque pas : effectivement, on parle d’une relation entre une élève et son professeur de son école de musique mais franchement, vu que les deux protagonistes sont majeurs, je n’ai pas du tout été choquée par la relation en elle-même. Effectivement, on trouve moins ambigu comme relation mais bon… Pas de quoi fouetter un chat non plus.

On fait la rencontre de Savannah Marshall, une jeune femme belle, drôle, intelligente et terriblement douée. Elle a la musique dans le sang, fille d’une célèbre chanteuse d’opéra, elle semble suivre le chemin de sa mère sur la voie du succès. Elle va tout de suite taper dans l’œil de son professeur Gregory Fitzgerald pour son talent et sa manière d’être. Au-delà du fait d’être magnifique et de ne pas forcément le montrer à tout le monde, Savannah est une talentueuse flutiste. Pour un célèbre violoncelliste, il ne fait aucun doute que son avenir dans la musique est tout tracé.

Grégory et Savannah nous propose un duo fort et électrisant. Ils sont aux antipodes l’un de l’autre. La seule chose qui les réunisse, c’est la musique. Grégory, un homme qui vit pour la musique, Savannah, une jeune femme qui sait que la vie ne se résume pas seulement à la manière de jouer mais aussi à la façon de ressentir les choses… Ca promet de belles étincelles.

J’ai beaucoup apprécié ma lecture, franchement, après une grosse panne de lecture, j’ai plongé dans un univers qui me parle puisque j’adore la musique et la romance. C’était forcément une intrigue faite pour moi. Cependant, j’ai quand même eu certains moments de flottement. Savannah entre dans une célèbre école de musique où elle retrouve Nathan, son meilleur ami. C’est là que, pour moi, tout n’a pas été rose. Si j’apprécie les amitiés fortes, j’ai eu encore de mettre des claques à Nathan très rapidement. Même si on comprend rapidement que les attentes de Savannah ne sont pas les mêmes que les siennes, je n’ai pas forcément adhéré à toutes ses réactions et réflexions. Surprotecteur, culpabilisant et un peu égoïste, j’ai trouvé son attitude vis-à-vis de Savannah limite limite à plus d’une reprise. Personnellement, si un de mes amis se comporte comme ça avec moi, rapidement cela va dégénérer. Je salue donc la patience de Sainte Savannah.

« Sainte » n’est certainement pas le terme approprié pour Savannah. Mon dieu quel caractère ! Quel tempérament de feu. J’ai eu, avec elle aussi, quelques moments de flottement. Elle est impulsive et explosive. Je ne sais pas si on peut parler de comportement de diva mais on n’en est pas loin de temps en temps. Savannah est une personne qui a la tête sur les épaules et qui comprend toute l’implication dont elle va devoir faire preuve dans ce milieu. Elle est très humaine et à l’écoute mais lorsque des sujets la touche de trop près, elle explose en plein vol. Les deux relations qu’elle a avec Nathan et Gregory sont compliquées et des sujets sensibles.

Dans l’ensemble, j’ai apprécié Grégory et Savannah : ces deux personnes portent cette romance à bout de bras et le font bien. J’ai trouvé que les auteurs avaient de belles idées. La plume est délicate et détaillée. C’est vraiment une lecture agréable qui se fait très facilement. J’ai apprécié le fait que l’on soit sur deux temporalités. En effet, dans la première partie du roman, on se retrouve à vivre dans cette école de musique avec Savannah, Nathan et les autres personnages mais la deuxième partie du roman nous propose de passer quelques années et de retrouver nos personnages une fois leur carrière débutée.

La manière dont les auteurs amènent la musique au cœur de l’intrigue est aussi intéressante. Plus d’une fois, le lecteur assiste à des découvertes musicales intéressantes et des moments d’émotions très troublants. J’aime beaucoup cela.

En définitive, j’ai adoré ma lecture. Elle n’est pas parfaite, c’est certain mais elle me reste en mémoire et c’est ce qui m’importe le plus. Elle se dégage d’autres romances traitant des mêmes thématiques et c’est très beau. Les plumes sont dynamiques, les auteurs trouvent les mots pour capter le lecteur très facilement.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un panel de personnages intéressant bien que de temps en temps un brin agaçant
  • Une plume très entrainante
  • La thématique de la musique très bien traitée

4

14

L’invitation à la valse et intempéries de Rosamond Lehmann

Tome 01 : La relecture aujourd’hui de l’invitation à la valse, outre la parenté de son auteur avec le Valéry Larbaud d’Enfantines qu’elle explique, révèle assez bien le parfum de scandale qui entoura Rosamond Lehmann dans les lettres anglaises. Car l’érotisme voilé de ce roman – qui ne déparerait pas une oeuvre de Nabokov – emporte le lecteur dans un tourbillon d’humour et de sensualité qui ne finira jamais de tourner aussi longtemps qu’il y aura des jeunes filles en fleurs et qu’on se souciera de ce sentiment bien mystérieux et souvent pervers qu’on appelle l’amour.

Tome 02 : On retrouve ici Olivia, l’héroïne de l’Invitation à la valse : elle a vieilli, s’est mariée. A nouveau son chemin croise celui du séduisant Rollo. Vont-ils céder à leur commune passion ? Dans l’état intermédiaire qui sépare le vert paradis de l’enfance de l’âge de raison, l’invitation à l’amour sera cette fois plus grave, presque dramatique. Rosamond Lehmann, au sommet de son art, dépeint les bonheurs et les souffrances du cœur avec autant d’acuité que de tendresse : on ne saurait se passer de la lire.

~ Services presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi de ces deux romans. Je suis toujours ravie de pouvoir me plonger dans les classiques de la littérature. J’aime beaucoup la collection « vintage » de chez Belfond qui me permet de plonger dans des classiques dont je ne connaissais même pas le titre.

Nous faisons la rencontre d’Olivia. Une jeune fille de 17 ans qui fait partie de la petite bourgeoisie anglaise des années 1920. 100 ans nous séparent du siècle dans lequel on plonge. 100 ans… Ce n’est pas non plus très loin de nous et pourtant… Grâce à la plume de Rosamond Lehmann, nous allons redécouvrir tout un pan de cette bourgeoisie anglaise. La fin de la première guerre mondiale n’est pas si loin, elle laisse encore beaucoup de trace sur la société de manière générale.

A travers le regard d’Olivia, nous allons mettre découvrir ce passage à la vie adulte. Ce plongeon dans la cour des grands. Les premiers émois, les premiers bals… Mais nous allons aussi avoir un aperçu de la fresque sociale de l’époque. Olivia est un personnage avec qui on grandit : on la voit jeune, naïve et insouciante. Elle ne sait pas grand-chose de la vie ni comment faire pour avancer. Ensemble, nous allons avancer dans sa vie, dans les années, dans la société.

100 ans, cela peut paraitre long, cependant Olivia est une jeune fille qui traverse comme de nombreuses filles avant et après elle une période pleine d’interrogations et de doute. Elle espère le meilleur pour sa vie et éviter les déboires et les malheurs. Ayant pour but le bal de lord et lady Spencer, Olivia va vite se rendre compte que l’un ne va pas sans l’autre : avec l’excitation, le bonheur et la joie on trouve aussi l’angoisse, l’attente, les peurs…

Kate, la sœur d’Olivia va lui permettre aussi de garder les pieds sur terre. Tant bien que mal, la discrète Kate va essayer de canaliser les attentes et les espoirs de sa sœur. Symbole du début de la vie d’adulte, le bal est l’élément central de ce premier tome va mettre en scène ce début de vie d’adulte avec tout ce qu’il engendre.

C’est un roman qui a traversé les décennies. En effet, je ne sais pas si tout le monde va pouvoir s’épanouir dans cette intrigue très britannique, un peu « poussiéreuse » mais personnellement j’adore. Etant férue de romance historique, j’avoue que je n’ai pas été dépaysée. Je suis persuadée que les lectrices et lecteurs ayant apprécié les ambiances à la Julia Quinn ou Lisa Kleypas, vont adorer ici ce classique qui mériterait d’avoir un lectorat plus important. En toile de fond, nous avons toujours ces questionnements chers à l’époque : la condition de la femme mais aussi les différences entre les strates de la société. En toile de fond, nous avons la période difficile de l’après-guerre. Cette guerre qui a ravagé les paysages mais aussi les mentalités, les familles et les trains de vie.

Dans le second tome, on retrouve nos personnages dix ans après le premier tome. Tout a changé. Ce deuxième tome marque de grands changements : sa famille et ses relations du premier tome sont passées au second plan, on a du renouveau dans les personnages. 10 ans séparent les deux tomes : tout le monde change et traverse des épreuves. Les désillusions sur la vie sont monnaie courante. On va suivre Olivia dans sa vie d’adulte. Je trouve que l’évolution des personnages va de pair avec l’évolution des thématiques : si dans le premier tome on se souciait plus du passage à l’âge adulte et à l’image d’une jeune fille qui fait son entrée dans le monde, dans le second tome on va plutôt s’attarder sur les désillusions de la vie ainsi que sur l’adultère et l’attirance physique. Le tout dans la sobriété et l’élégance.

De manière générale, la lecture de ces deux tomes est assez agréable. Je n’ai pas adhéré à tout. En effet, certains personnages ne m’ont pas plu. C’est incroyable comme c’est difficile de parler d’un deuxième tome sans dévoiler l’intrigue des deux tomes. Je passe rapidement dessus pour ne pas vous gâcher la surprise. Il faut aussi souligner que le style de l’auteure est assez particulier. Effectivement, j’ai eu du mal à apprivoiser les personnages de manière générale.

03 bonnes raisons de lire ces deux tomes :

  • L’évolution des personnages et des thématiques
  • L’ambiance et le décor de cette intrigue
  • La manière dont les années passent et dont l’auteure traite cette thématique.

3.5

25

Bilan mensuel janvier 2021

house-54585_1920 (1)

Salut tout le monde ! On est le 15 et je n’ai toujours pas fait mon bilan. La faute à ma paresse, à mon manque d’envie et à ce tourbillon qu’est ma vie… Rien de bien grave mais je pense que c’est une accumulation de beaucoup de choses : la fatigue liée au COVID et au travail qui me pousse à travailler beaucoup. Mon mariage se fera en deux temps : avril et septembre. C’est encore une fois bouleverser les plans et ne pas pouvoir faire comme on le souhaite… Tout cela pèse et fait que j’ai beaucoup lu mais pas beaucoup chroniqué : j’ai vu mes amis, j’ai partagé du temps avec mon amoureux, ma famille. J’ai aussi mis les choses au clair dans ma vie de manière générale. Je reviens doucement mais surement… Je remercie les ME et les auteurs pour leur patience. Je travaille sur beaucoup de chroniques pour cette fin du mois de février. 
——————————————————————————————-
Bilan Livresque
——————————————————————————————-
Services presse et Comités
Lectures détente 
Un peu en deçà de ce que j’ai l’habitude de lire mais j’ai quand même un joli bilan de 16 livres lus dont 3 lectures personnelles, ça fait plaisir ! 
——————————————————————————————-
Les 03 meilleures lectures du mois…
——————————————————————————————-
——————————————————————————————-
J’attendais plus de… 
——————————————————————————————-
(avant qu’on vienne hurler au scandale, ce classement est personnel. Je croise les doigts pour que ces romans qui ne m’ont pas fait décoller le feront chez d’autres lecteurs)
——————————————————————————————-
On s’est aussi retrouvé pour …
——————————————————————————————-

mailbox-507594_1920-12223 

 

On se retrouve très vite pour le bilan de février

9

Snow flake dream de Nolwenn Nedelec

Snow-Flake-DreamRésumé : Léna a un rêve : fêter Noël sous la neige. Difficile à réaliser quand on vit sur les terres arides du Togo. Depuis le décès de ses parents, elle a repris le centre Eden qu’ils ont fondé pour venir en aide aux enfants, et elle se bat pour le maintenir à flot. Stéphane n’a plus qu’un but : rendre sa fille Mya heureuse. Pour faire le deuil de sa femme partie trop tôt, il fuit New York pour un tour du monde avec sa fille. Il n’attend plus rien de la vie, mais son escale au Togo pourrait bien tout remettre en question. Stéphane se noie dans sa douleur, Léna se perd dans sa mission. Mais quand on croit que tout est fini, la vie recommence… Et pas forcément là où on l’attend… Deux âmes seules qui luttent pour survivre, deux âmes généreuses qui s’oublient pour le bonheur des autres. Une histoire très émouvante qui vous fera croire en la magie de Noël.

~ Service presse ~

Qu’on se le dise : j’ai dû sortir mes bottes de neige et prier le bon dieu pour qu’un gamin ne me balance pas une boule de neige dans la figure. L’hiver est bel et bien là. Quel meilleur moment que celui-ci pour vous parler de Snow flake dream ? Je remercie donc chaleureusement Alter Real pour l’envoi de ce roman ainsi que Nolwenn Nedelec pour le joli moment qu’elle m’a fait passer en compagnie de Léna et de Stéphane.

Ce roman fait voyager : autant au cœur des plus profonds secrets de nos personnages mais aussi de manière géographique : l’intrigue nous propose de découvrir un pays que l’on ne retrouve pas forcément souvent dans les livres : le Togo. Cette idée m’a clairement plu dès le départ ! J’adore ce dépaysement ! 

Au-delà du dépaysement, j’ai beaucoup apprécié en apprendre plus sur ce fabuleux pays ! A travers ses mots, Nolween Nedelec parvient à nous décrire des endroits magnifiques. C’est vraiment une très bonne idée de mettre en avant les us et coutumes de ce pays. Les traditions sont belles, expliquées et très bien amenées dans ce roman. Nous n’avons pas l’impression de lire un guide touristique ou un roman sur l’histoire du Togo.

Si j’ai apprécié découvrir le pays en lui-même, je ne suis pas en reste par rapport à la romance. Quelle belle histoire. C’est magnifique. On fait, d’un côté, la rencontre de Léna. Une jeune femme de trente ans qui a passé toute sa vie au Togo grâce à ses parents qui ont quitté leur pays d’origine pour aller faire leur vie en Afrique. Ils ont créé Eden : un centre de vacances qui permet aux enfants de se rencontrer et de passer du temps ensemble. Léna est un personnage que j’ai beaucoup apprécié pour sa douceur, sa gentillesse et sa volonté à toujours donner le meilleur d’elle-même pour apprendre aux enfants le plus possible. Trentenaire professeur, Léna est très compréhensive et appréciée de tous. D’un autre côté, on fait la rencontre de Stéphane et de Mya : un père et une fille qui cherchent à se reconstruire après le décès de la femme de Stéphane et donc, par extension, de la maman de Mya. Ils fuient New-York et leur tristesse. Ils fuient dans l’espoir de trouver quelque chose de beau à travers leur tour du monde. Ce sont trois personnages très attachants. Grâce aux mots de l’auteure, on s’attache très facilement aux personnages. Que ce soit Léna, Mya ou Stéphane, on a envie de les prendre sous notre aile.

La couverture peut quand même porter à confusion pour les lectrices et lecteurs qui, comme moi, ne lisent pas forcément les résumés et s’attardent plutôt sur le titre et la couverture. Je pensais tomber sur une romance d’hiver avec des chocolats chauds, des cadeaux sous le sapin et une romance sous la neige. Seulement, on n’est pas forcément dans ce schéma là. La neige est bien présente, seulement, elle représente le rêve le plus cher et le plus vieux de Léna. Elle a toujours voulu fêter un Noël sous la neige. Seulement, vivant au Togo depuis ses 3 ans… alors pour la neige, c’est un peu compliqué.

La rencontre entre Léna et Stéphane est magique. C’est un coup de foudre qui propose une première rencontre pleine d’électricité. De manière générale, les émotions sont au rendez-vous, on vit de sacrés ascenseurs émotionnels mais tout est fait dans l’équilibre et la mesure. C’est très agréable. Cette lecture est très abordable et se lit très facilement. L’auteure sait manier la langue et les mots. C’est très prenant. L’auteure utilise, de manière subtile, les flash back : on en apprend plus sur Léna et sur sa vie. On fait la rencontre de ses parents et de ses relations amicales. A travers les souvenirs de Léna, on fait la découverte de cette vie qui peut être très différente de la nôtre. Le choc des culture est très bien gérer et ne mène pas le lecteur à une certaine incompréhension : l’auteure pose tous les éléments pour que le lecteur se sente bien dans la lecture.

En définitive, je recommande cette romance qui fait du bien ! Elle est belle, douce et réconfortante. C’est une très jolie découverte des us et coutumes ainsi que les traditions du Togo.

03 bonnes raisons de lire ce roman :
  • Le travail des personnages : ils sont fins et sacrément bien dessinés. On les adore tous !
  • La romance très belle et délicate. On est dans un schéma qui fait du bien en cette période
  • La culture du Togo. J’ai adoré voyager avec cette lecture.

Encore merci aux éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman =)

4

20

La chasse aux cristaux – Tome 01 : l’anneau du naufragé d’Alicia Alvarez

la_chasse_aux_cristaux_tome_1_l_anneau_du_naufrage-1409983-264-432Résumé : Chase Hawkins se retrouve engagé pour un cambriolage ordinaire. Son objectif, moyennant une somme rondelette : s’emparer d’un anneau de valeur. Poursuivi par la police au gré des allées d’Oxford Street, il percute un mur après avoir perdu le contrôle de sa moto. Au lieu de connaître une fin tragique, il se réveille sur une plage, taquiné par un crabe qui parle. Ce qu’il ne sait pas encore, c’est que ce rivage appartient à l’une des nombreuses îles de Nyár, un des six Mondes parallèles à la Terre. Chase aurait pu y atterrir n’importe quand, mais l’y voilà au pire moment… La Chasse aux Cristaux est engagée ! Qui rassemblera ces douze artefacts, symbole des familles ducales, et raflera la couronne ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Crin de Chimère pour l’envoi de ce roman. Le travail d’Alicia Alvarez pour le texte mélangé au travail de Tiphs pour les illustrations me tentait beaucoup. J’ai rencontré la plume d’Alicia Alvarez grâce à son roman Jazz dream and  pinch of human publié chez les éditions Nutty sheep.

Le résumé m’a beaucoup tentée. Il avait tout pour me plaire. J’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteure a amené les choses. En effet, Alicia Alvarez, en un tour de bras, va nous transporter dans son monde. Avec Chase Hawkins, nous allons faire une expérience dingue : se prendre un mur en pleine figure et ne pas mourir mais plutôt arriver sur une plage, dans un monde parallèle à la Terre telle que nous la connaissons.

A cause d’un anneau magique, il se retrouve sur une plage où il va vite faire la rencontre de Honra et de Rusty, un crabe qui vaut le détour. Rapidement mis au parfum, il comprend qu’il se passe quelque chose d’important. La chasse aux cristaux est là et les concurrents déterminés à la gagner. Une aventure périlleuse et pleine de rebondissements d’ouvre aux lecteurs pour leur plus grand bonheur.

J’ai passé un moment de lecture agréable. Je ne vais pas jusqu’au coup de cœur mais qu’on se le dise : la plume d’Alicia Alvarez permet de se propulser dans un univers fantastique très rapidement et avec une facilité déconcertante. Les mots sont précis, soignés, pensés. C’est une plume qui peut plaire à un large panel de lecteurs.

Le point fort de ce premier tome est, pour moi, la construction des personnages. Je les ai trouvés complets. En effet, Chase est notre personnage principal, on va commencer à découvrir l’intrigue avec lui et on s’y attache très facilement. C’est déconcertant. Je trouve que le caractère est développé aussi soigneusement que la psychologie et le physique des personnages. C’est très important pour une lectrice comme moi qui vit l’intrigue à travers ses personnages. Certains s’attachent à l’action, d’autres à la plume et d’autres encore à l’intrigue. Si ces éléments peuvent jouer sur ma note finale, le plus important reste pour moi les personnages et la place qu’ils prennent dans l’intrigue. De plus, je trouve qu’Alicia Alvarez utilise intelligemment ses personnages et leur propose une réelle place dans cette intrigue. Personne n’est là pour jouer le rôle de la plante verte, c’est très intéressant.

Comme je le dis précédemment, j’ai beaucoup apprécié Chase. Il en va de même pour Rusty le crabe qui vient ajouter une petite dose d’humour et de légèreté dans cette intrigue qui peut parfois avoir des moments de tension.

La construction de l’intrigue est très agréable à découvrir. C’est une narration externe qui va permettre de s’intéresser à plusieurs personnages. Je ne suis pas forcément très fan de ce système même si j’en rencontre énormément dans mes lectures. Je préfère restée focalisée sur un personnage et éviter les redondances qu’amène l’alternance des points de vue. Mais je trouve qu’ici, ça fonctionne bien. Alicia Alvarez prend le parti de cette alternance et c’est tout à son honneur cela permet aussi d’animer un peu plus ses personnages déjà entiers! Cela fonctionne bien, elle n’a fait aucune erreur et cela apporte un réel dynamisme à l’œuvre. Il y a aussi la taille des chapitres qui vient dynamiser l’intrigue : ils sont courts mais efficaces.

L’auteure parvient à trouver le bon équilibre pour attiser la curiosité du lecteur et ne pas rendre le tout trop lourd. Ainsi, on va apprendre, chapitre après chapitre les histoires de chaque personnages. C’est juste assez précis pour qu’on s’attache aux personnages. Ni trop, ni trop peu.

De nombreuses thématiques permettent aux lecteurs de s’identifier à un personnage. En effet, on va retrouver, de manière générale, la thématique familiale dans le sens large du terme : les problèmes qu’elle engendre par la pression qu’elle inflige ou son absence par exemple. On va avoir aussi une thématique sur les relations en tout genre ; amicales, amoureuses ou encore familiales. L’auteure prend le parti de traiter des thématiques que l’on rencontre partout mais elle y apporte de l’originalité et cela ne me dérange pas du tout d’avoir.

Maintenant, il me faut vous prévenir. Ce roman est un roman de 500 pages environ. Il est dense pas forcément par le nombre de pages mais par toutes les informations qui fourmillent dans ce premier tome. Il est vrai qu’un premier tome n’est jamais facile : il faut poser le cadre, le décor mais aussi l’intrigue et commencer à tisser les relations entre les personnages. J’ai peut-être eu un peu trop d’informations. Quand je parle de dynamisme dans l’intrigue, il est là du début à la fin, le lecteur n’a, à aucun moment, à souffrir d’une quelconque lenteur. Cela est certain. C’est à l’image de l’auteure : vivant, frais, pétillant. Mais il est vrai que les informations sont nombreuses et l’intrigue très dynamique.

En définitive, j’ai apprécié découvrir le premier tome de la chasse aux cristaux. Il est porté par des personnages forts dont j’ai beaucoup apprécié la diversité. La plume de l’auteure permet une réelle évasion et l’intrigue est forte. J’ai apprécié découvrir le personnage de Chase et celui d’Honra qui vont nous permettre d’avoir une vision sur un univers incroyable et riche. L’auteure y met tout son cœur et cela se voit. En effet, on se retrouve avec de très belles descriptions et une intrigue qui ne manque pas de dynamisme. Bravo pour ce premier tome qui est une réussite.

03 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Le travail autour des personnages. J’aime beaucoup cet aspect de l’histoire
  • Un univers riche et travaillé : une immersion très sympathique !
  • Une intrigue riche et dynamique qui permet une chasse intéressante et prenante

4

17

Mes réceptions #24

mailbox-507594_1920-1

Salut tout le monde ! Me revoilà =)

En forme, avec l’envie de vous partager mes lectures et de rattraper ce monstre qu’est le retard accumulé ! ^^

Voici mes réceptions de ces 03 dernières semaines

Un petit achat (Marked Men). Je remercie donc tous mes partenaires pour leur compréhension et patience 🙂 ♥ 
Et vous? Quoi de neuf dans vos bibliothèques ? 🙂
15

Enquête du bonheur de Juliette Sachs

enquete-de-bonheur-1388293-264-432Résumé : Le cap de la quarantaine approche et Marjorie est désormais une célibataire convaincue. Traumatisée par les multiples infidélités de son ex-mari, elle s’est jurée de ne plus jamais tomber dans le piège de l’amour et du mariage. Après un divorce douloureux, elle décide de plaquer son job d’avocate pour devenir détective privée dans l’agence de son meilleur ami. Leur spécialité : la détection précoce d’infidélité… Un séduisant homme d’affaires confie à l’agence une enquête sur son futur beau-frère qu’il soupçonne de légèretés. Marjorie constate bien vite que la mission n’est pas si claire. Et malgré sa méfiance, ce client ne la laisse pas indifférente. Elle est bien décidée à découvrir la vérité, quitte à mettre son emploi en péril. Cette affaire sonnera-t-elle le glas de son amitié qu’elle croyait indestructible ? Marjorie perd pied et affronte ses démons au risque de tout perdre. Saura-t-elle saisir la chance que lui tend (enfin) son destin, quitte à se contredire ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Nisha et caetera pour l’envoi de ce roman. C’est un plaisir pour moi de retrouver pour la troisième fois la plume de Juliette Sachs. Les deux premières fois avaient été un succès. C’était donc avec empressement (quelque peu retardé par les récents événements) que je me suis lancée dans ma lecture.

On fait la rencontre de Marjorie, une femme d’une quarantaine d’années quies tune célibataire vaccinée des hommes après les multiples tromperies de son ancien époux. Divorcée, elle s’est jurée de ne plus compter que sur elle pour avancer dans la vie. Il ne faut surtout plus lui parler d’amour et de mariage. Après avoir vécue les pires douleurs émotionnelles avec son ex-mari, Marjorie plaque tout et change carrément de vie ! Terminée l’avocat, bonjour la détective privée ! Sa spécialité ? Vous vous en doutez… Marjorie est une spécialiste pour dénicher les infidélités !!

Juliette Sachs m’a encore une fois enchantée. En effet, j’ai trouvé l’idée de base très intéressante. Encore une fois, grâce à l’auteure, nous naviguons hors des sentiers battus. C’est vraiment une très bonne idée. Roman qui vacille entre la comédie romantique et le feel-good (oui, en ce moment, j’en lis un peu plus. Peut-être qu’inconsciemment, c’est ce qu’il faut avec la situation actuelle), il a d’indéniables qualités même s’il n’a pas été un coup de cœur, j’ai passé un agréable moment avec Marjorie et la plume de l’auteure.

Godard Investigations devient notre décor. C’est l’entreprise du meilleur ami de Marjorie qui va nous permettre de mettre les pieds dans une enquête un peu floue et folle. Un charmant monsieur vient demander à Marjorie d’enquêter sur son futur beau frère. Marjorie n’est plus dupe, elle sent que dans les explications de ce charmant monsieur, se cache quelque chose. Il y a quelque chose qui échappe à Marjorie mais qui lui indique que tout n’est pas clair. Avançant pas après pas, en essayer de prêcher le faux pour savoir le vrai, Marjorie va mettre en lumière plus d’une interrogation.

Si l’intrigue en soit n’est pas forcément hyper originale, j’avoue que l’auteure m’a baladée de droite à gauche et de gauche à droite tout au long de l’enquête. Je ne m’attendais pas du tout à ce que l’auteure nous ponde une enquête aussi bien ficelée dans le genre proposé. En effet, il est assez courant que lorsqu’une enquête dans un genre comme la comédie romantique, le feel good ou encore le cosy mystery, l’intrigue est cousue de fils blancs et nous comprenons les tenants et les aboutissants de l’enquête bien avant d’être arrivés à la fin du roman. Ici, Juliette Sachs balade son lecteur et cela est très agréable ! Quelle belle idée !

Les personnages sont très sympathiques. J’ai beaucoup apprécié Marjorie. Il est difficile de ne pas s’attacher à elle avec tout ce qu’elle a pu vivre dans sa vie. On espère pour elle qu’elle va enfin trouver son bonheur. Ce que j’apprécie, c’est que l’auteure n’associe pas forcément le bonheur à la relation amoureuse. Finalement, on peut s’épanouir seul, on peut trouver du bonheur dans les gestes du quotidien, dans la Nature, dans les relations au sens général du terme. C’est une morale que j’ai appréciée. Au final, ce sont les moments présents qui sont les plus beaux et cela fait du bien de se le rappeler de temps en temps. A travers les personnages, Juliette Sachs tisse une intrigue forte et sans faille. J’ai adoré mener l’enquête avec Marjorie et voir les choses évoluer. Eric est un personnage masculin que j’ai apprécié pour ses qualités et des défauts. L’homme n’est qu’un homme et cela fait du bien aussi de comprendre qu’il puisse avoir des failles et ne pas faire les bons choix tout de suite.

Je ne peux que vous pousser à prendre une après-midi pour vous plonger dans ce roman qui va certainement plaire aux fans de comédie romantique sur fond de cosy mystery. C’est un mélange que je n’avais jamais rencontré mais finalement cela prouve que Juliette Sachs est une auteure très talentueuse qui fait ce qu’elle veut avec ses intrigues et ses mots. Sur moi, cela fonctionne toujours ! La plume de l’auteure est pleine de bienveillance et d’humour (personnellement, j’adore, c’est vraiment une très belle idée d’avoir blindée cette intrigue avec un humour fin qui équilibre l’intrigue).

En définitive, c’est une nouvelle fois un succès pour moi ! Bravo à Juliette Sachs qui signe un troisième roman très agréable !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Marjorie : un personnage attachant que l’on apprécie voir évoluer
  • L’intrigue originale avec ce mélange de comédie romantique, feel good et cosy mystery
  • La plume de l’auteure que j’adore !

4

12

Forever elle de Julie Rose

120076379_364564214715018_1118058045934530992_oRésumé : Il paraît que le premier grand amour est souvent celui qui vous marque pour toujours. Tout sourit à Gabriel. Gérant d’une salle de sport, en couple depuis dix ans et des amis fidèles… Il a tout pour être heureux. Jusqu’à ce fameux jour où son passé resurgit de nulle part. Que fait-elle ici ? Pourquoi est-elle revenue ? Pourquoi maintenant ? Et surtout pourquoi n’a-t-elle pas repris contact ? Un regard, quelques paroles échangées et toutes ses certitudes sur son avenir s’envolent. Le destin aurait-il décidé de réécrire l’histoire ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Julie Rose ainsi que les éditions M.E.C pour ce partenariat. Je suis toujours ravie de pouvoir découvrir de nouvelles romances chez M.E.C. En effet, elles sont toujours au top et il y en a pour tous les goûts ! De quoi ravir toutes les lectrices et les lecteurs de la maison d’édition.

Ici, je plonge de nouveau avec délice dans l’univers de Julie Rose que j’avais rencontré avec le roman Quelqu’un comme toi qui me laisse un souvenir agréable.

Nous faisons la rencontre de Gabriel et Léana. Deux personnes qui se sont connus étant jeunes, qui ont eu une relation mais qui n’étaient pas forcément destinés pour rester ensemble. Gabriel et Léana se séparent. Gabriel est un personnage que j’ai apprécié pour la sincérité qu’il dégage. Que ça soit dans l’expression de ses sentiments ou dans la vie de tous les jours, c’est un homme que j’ai apprécié. Gabriel n’est jamais parvenu à oublier totalement Léana. C’est d’ailleurs ce qui va causer la perte du jeune homme : au coin de la rue, il croise Léana dix ans après la fin de leur relation. Gabriel et Léana se prennent leur passé en plein visage, le choc est rude mais les sentiments toujours présents.

J’ai beaucoup apprécié le fait que l’auteure décrive une situation qui peut arriver à tout le monde. Gabriel est rangé, il a sa vie avec Emily, une femme adorable, un groupe d’amis sincère et soudé. Cependant, on ne peut rien faire face à l’amour vrai et pur. Gabriel manque de quelque chose dans sa vie : il manque de Léana. Pour ne pas lui faciliter la tâche, Léana semble être émotionnellement indisponible, elle aussi a refait sa vie et cela semble lui convenir.

Cette histoire est très belle. L’auteure, avec sa sublime plume, nous relate une intrigue avec bienveillance et douceur, cela fait plaisir à lire. Il n’y a pas de violence, on décroche complètement de ce que l’on peut trouver ces derniers temps dans les romances : il n’y a ni bad boy, ni sexe à outrance, ni relation conflictuelle. On a juste Gabriel qui va devoir choisir entre passé et présent pour envisager au mieux son avenir. J’ai adoré cette petite parenthèse.

Rien n’est facile dans la vie, surtout en matière de relation amoureuse. Julie Rose en parle avec beaucoup de pudeur et d’émotions. Personnellement, j’ai adoré. Ce roman n’ira pas jusqu’au coup de cœur pour la simple et bonne raison que je suis trop curieuse dans la vie ! Il m’a manqué quelques petits détails sur les passés respectifs de nos deux personnages. De plus, j’ai trouvé un léger déséquilibre entre nos personnages principaux. J’ai moins cernée Léana et je me suis donc moins accrochée à elle.

J’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteure compose avec son intrigue : le choix va être à faire pour Gabriel et Léna, cela est certain. Là où beaucoup aurait joué la carte de l’incertitude à outrance, d’un « oui » puis d’un « non » pour finalement « oui » puis en fait « non », Julie Rose prend le problème sous un angle différent et nous propose une intrigue dénuée de toute redondance ou de cliché attendu dans la romance.

J’avais déjà apprécié la plume de Julie Rose mais ce deuxième roman est très abouti. Beaucoup plus que le premier à mon sens. C’est vraiment très agréable à lire tant ce n’est pas ce qu’on lit habituellement. J’espère que j’aurais plus de romans dans ce sens, ça me manque.

En définitive, Julie Rose nous propose une très belle histoire. Gabriel et Léana sont deux personnages que j’ai appréciés bien que Gabriel a eu ma préférence. Cela n’enlève en rien la douceur et la pureté qui se dégage de la plume de l’auteure. Julie Rose choisit de nous parler d’une thématique qui peut arriver à tout le monde. J’ai beaucoup apprécié cette idée de choisir entre le passé et le présent pour avancer et concevoir l’avenir. C’était très poétique. De plus, Julie Rose décide de nous proposer une romance pleine de douceur qui gagne en crédibilité en ne nous proposant pas un énième bicker ou badboy. C’est vraiment très sympathique pour faire une pause douceur dans sa semaine. Bravo !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Gabriel et Léana : deux personnages composant une belle histoire
  • La thématique du choix entre deux femmes. J’ai trouvé que c’était traité avec beaucoup de sensibilité.
  • La plume de l’auteure qui est définitivement une auteure à suivre

4

15

Enquête étrusque au Louvre de Carole Declercq

008270301Résumé : Fougueuse et indépendante, Anna Stein vient d’ouvrir un cabinet d’expertise d’art à Paris, mais sa jeunesse et son sale caractère font grincer bien des dents. Alors, quand le milliardaire François Borelli lui demande d’inventorier sa collection, c’est enfin la reconnaissance qu’elle attendait. Mais quelques jours plus tard, Borelli est retrouvé mort. Malade, il avait certes déjà un pied dans la tombe, mais ne l’y aurait-on pas un peu précipité ? Lorsque d’autres cadavres s’invitent dans l’entourage du collectionneur, Anna est obligée de mener l’enquête. Aidée par un extravagant lord anglais, courtisée par un policier italien et poursuivie par son ancien amoureux, la jeune femme ne sait plus où donner de la tête. Pourtant, elle doit garder les idées claires. Car dans les eaux troubles du trafic d’art, à vouloir déterrer d’inavouables secrets, elle risque d’être la prochaine victime…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Eric Poupet et City Editions pour leur confiance. Je suis ravie de pouvoir poursuivre mon partenariat avec eux.

Enquête étrusque au Louvre est un roman qui a tout pour me plaire ! Un bon cosy mystery mélangeant les cultures française et anglaise, un cadre que j’adore, la thématique de l’art mise en avant ainsi qu’un personnage principal féminin haut en couleur que j’ai apprécié découvrir !

Même si ce roman n’est pas un coup de cœur, j’avoue que j’ai passé un agréable moment de lecture. On fait la rencontre d’Anna Stein, une jeune femme qui s’est lancé dans le monde de l’art ! Experte d’art sur Paris. Elle se voit confier une mission vraiment incroyable ! Le richissime François Borelli lui demande à Anna de faire l’inventaire de sa collection d’art privée. Anna pense que cela pourrait être l’impulsion parfaite pour que son cabinet d’expertise soit enfin sous la lumière.

Anna va être poussée à mener l’enquête lorsque les cadavres pleuvent sur son chemin. François Borelli est retrouvé mort. Anna ne croit pas à un accident. A l’aide de Fabien, son employé et un mystérieux lord anglais devenu libraire, Anna va mener l’enquête. L’intrigue de base est assez simple mais rondement menée. J’ai beaucoup apprécié l’idée qu’une collection d’art soit au cœur de morts mystérieuses. L’enquête nous propose de rencontrer des personnages variés et colorés. Cela m’amène au point fort du roman : les personnages ! Ils sont savamment construits. Ils sont vraiment très bien traités. Autant physiquement que moralement, les personnages sont dessinés avec beaucoup d’intelligence. Ils sont la lumière de ce roman. Même si elle est accompagnée de deux charmants personnages masculins qui la seconde, Anna est un personnage fort qui porte l’intrigue à bout de bras. C’est un personnage que j’ai grandement apprécié pour son intelligence, son dynamisme et son humour. On n’oublie pas Fabien, Thomas, ou encore Illaria et Capucine.  

C’est un roman que j’ai apprécié pour le genre mis en avant. J’aime énormément le cosy mystery, Sous genre du genre policier on y trouve une enquête sans forcément y trouver de violence sous toutes ses formes. Tout se passe en dehors du cadre. Rien n’est décrit pour faire frissonner d’angoisse le lecteur. Je trouve que cela fait du bien. C’est vraiment un genre qui permet de faire une pause dans le quotidien ou encore une pause entre deux lectures plus éprouvantes. Enquête étrusque au Louvre met en scène l’art grâce au travail d’Anna, à la collection qui semble être le point de départ de l’enquête. Le terme « étrusque » nous ramène à une civilisation italienne entre le 09ème et le 01er siècle avant JC. Civilisation riche, elle produit un art incroyable dont les vestiges sont inestimables.

J’ai énormément apprécié cette touche british grâce à Thomas. C’est une petite touche qui fait du bien et qui apporte de l’originalité au texte.

L’auteure vient nous proposer une intrigue vraiment informée et documentée. La thématique de l’art apporte forcément un besoin d’explication. C’est sans redondance ni lourdeur que l’auteure s’affaire à mettre toutes ces informations en place dans l’intrigue. J’adore apprendre dans une lecture. C’est chose faite ici. Je salue donc le travail de l’auteure qui a dû passer quelques heures à compulser des informations pour mettre tout cela en place dans son intrigue.

La plume de Carole Declercq est très agréable. J’ai fait une très jolie découverte. Au-delà de nous proposer une intrigue documentée sans lourdeur, il y a une bonne dose d’humour dans ce roman. C’est vraiment très captivant et cela permet au lecteur de dévorer sa lecture.

Au début de la chronique, je vous ai dit que ce roman n’était pas un coup de cœur. La raison principale est que la résolution de l’enquête est sans surprise. Cela n’enlève à rien l’intérêt que j’ai eu pour l’intrigue.

En définitive, j’ai adoré ma lecture ! Mis à part le manque de surprise sur la fin, c’est un sans-faute pour moi ! Les personnages sont colorés, dotés de psychologies fines et détaillées. Farfelus, les personnages sont tous différents et apportent une bonne dose de fraicheur à cette enquête. Une plume magnifique vient sublimer ce cosy-mystery qui n’a rien à envier à ses confrères britanniques ! Bravo.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La mise en place de la thématique de l’art au cœur de ce roman
  • Le personnage d’Anna que j’ai beaucoup apprécié au cours de ma lecture
  • La plume de Carole Declercq qui est une petite pépite

4.5

13

Quartier Merlin – Tome 01 :Un instant et je suis à toi de Laurence Erwin et d’Elisabeth Faure

xcover-6303Résumé : Alice a accompli son rêve : ouvrir un café dans le Quartier Merlin. Les affaires tournent (même si elle apprécierait d’avoir un peu plus de clients) jusqu’au jour où le vieux restaurant d’en face est vendu. Mauvaise nouvelle : Valérien, le nouveau propriétaire, n’a pas du tout l’intention d’ouvrir un restaurant mais… un bar ! Bien que son voisin d’en face soit très attirant, Alice n’apprécie pas du tout la concurrence et n’a pas l’intention de se laisser faire. Sauf que rien ne se passe jamais comme prévu et entre l’arrivée de bikers pas comme les autres, d’engins de chantier et de terribles animations musicales, c’est le début d’une série d’événements en cascade qui vont chambouler sa vie et celle de ses amis comme des habitués de son salon de thé.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Laurence Erwin et Elisabeth Faure pour l’envoi de ce roman. J’avais très envie de découvrir ce premier tome. J’aime l’ambiance des rues commerçantes et des bars. J’avais envie de quelque chose de frais et qui se lit rapidement. C’est ce qui est chose faite avec ce premier tome du Quartier Merlin.

On fait la rencontre d’Alice, un personnage très attachant. Il est compliqué de ne pas l’apprécier. Gentille, intelligente et pétillante, Alice m’a tout de suite plu. Alice est appréciée de toutes et de tous. Son petit commerce tourne correctement même s’il lui manque un peu de public pour être pleinement satisfaite. Le restaurant en face de sa boutique est vendu. Elle espère, secrètement, avoir un nouveau commerçant qui va dynamiser de nouveau cette rue qui a perdu de sa splendeur. Rien ne fonctionne comme prévu : Valérien, son nouveau voisin ouvre un bar ! A côté de son salon de thé ! Alice ne voit pas la concurrence d’un bon œil…

Bien sûr, on ne va pas dire qu’on ne voit pas les choses arriver. C’est clair, on comprend ce qui se dessine entre Valérien et Alice. Cependant, j’ai trouvé que l’originalité se trouvait quand même dans cette intrigue. J’ai beaucoup apprécié les péripéties et la manière dont les auteurs amènent ces dernières. De plus, avec cette période un peu compliquée, j’avoue que ça m’a fait du bien de me lancer dans une lecture où les rues sont bondées, où les gens se rencontrent, discutent et partagent des moments conviviaux. Ca fait plaisir.

Ce roman dit feel good m’a beaucoup plu. Il mélange des thématiques très agréables à découvrir. Bien sur, il y a une romance, bien entendu ! Mais il n’y a pas que ça. C’est un réel bol d’air frais. On a de l’amitié, de la solidarité mais aussi une bonne dose d’humour et de courage. C’est une saga à suivre à mon humble avis. En tout cas, il est clair que je lirai la suite qui est attendue avec impatience.

J’ai trouvé ce quatre mains très bien ficelé et construit. On suit les aventures d’Alice et de Valérien avec grand plaisir. Ce que je trouve aussi remarquable, c’est le fait que l’on se retrouve avec une intrigue très visuelle. En effet, on se projette très facilement dans l’univers proposé par les deux auteures grâce aux descriptions fouillées et aux caractères construits et très travaillés des personnages. On se retrouve dans une intimité certaine tout en faisant partie du monde. Le panel de personnages est très intéressant et j’ai beaucoup apprécié ce que j’ai lu. Pour les lecteurs et les lectrices qui ne sont pas fan du new adult et des scènes érotiques, ce roman est fait pour vous ! Aucune scène de ce genre n’est à souligner. Et j’avoue que cela fait du bien ! Je crois que cela faisait très longtemps que je n’avais pas lu un roman qui propose une romance sans aucune scène de sexe. CA FAIT PLAISIR !!! Cela apporte beaucoup de crédibilité à l’œuvre.

Ce roman n’est pas un coup de cœur. Il m’a manqué un petit quelque chose pour que cela fonctionne à 100% Je pense qu’il m’a manqué quelques pages pour que les deux personnages s’apprivoisent un peu plus. J’ai eu un sentiment de rapidité sur une courte durée. On passe d’ennemis à amoureux en quelques pages et c’est peut être ce qui m’a un peu perturbée. En attendant, cela n’enlève rien à ce que j’ai lu et aux qualités de l’intrigue, des plumes et des personnages.

Bravo aux auteures et vivement la suite ! 😉

03 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • La découverte du quartier Merlin que j’ai grandement apprécié
  • Le panel de personnages et surtout Alice. Tous les personnages sont bien construits et cela me fait bien plaisir
  • La plume des auteures. J’ai adoré les descriptions et ces plumes qui nous projettent dans un film romantique.

4.5