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Ce qui est à toi est à moi de Laurence Erwin

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Résumé : Clara vient d’écrire Passion Ardente, sa première romance. Lorsqu’elle arrive pour participer à son premier salon du livre en tant qu’autrice, elle déborde d’impatience. Pour elle, qui mène une vie tout ce qu’il y a de plus normal, c’est l’occasion de montrer enfin une autre facette de sa personnalité. Mais, pas de chance, voilà que débarque son patron parfois un peu trop entreprenant. Une chose est sûre : il est la dernière personne qui devrait savoir qu’elle écrit de la romance à ses heures perdues. Coincée, dans l’urgence, elle improvise et prend la place d’Antonin, son voisin, auteur du polar Piège mortel et champion d’arts martiaux. Seulement pour quelques minutes, le temps de se débarrasser de son boss, bien sûr… Sauf que rien ne va se passer comme elle l’imaginait et que l’échange pourrait bien durer plus longtemps que prévu !

Romance contemporaine ◊ 16€50 ◊ 332 pages
Amazon ◊ Babelio

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Je remercie chaleureusement Laurence Erwin pour l’envoi de son roman. J’avais beaucoup aimé le premier roman que j’ai eu le plaisir de découvrir. J’ai donc demandé de lire un autre roman de l’auteure et grand bien me fasse !

Ma lecture s’est bien passée ! J’ai apprécié retrouver la plume de Laurence Erwin. C’est frais et léger : en soi parfait pour la saison !

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J’ai apprécié découvrir nos deux personnages principaux qui nous font vivre une expérience assez folle et pleine d’humour. Clara est auteure, elle vient de terminer l’écriture de sa première romance. Malheureusement pour elle, lorsqu’elle décide de participer à un salon du livre et montrer qu’elle peut aussi être quelqu’un d’autre que la Clara que tout le monde connait, elle tombe sur la personne qu’elle voulait le moins voir : son patron ! Ni une, ni deux, pour pouvoir éviter ce patron, elle prend la place de son voisin Augustin qui, lui, écrit des polars.

Ce petit changement va être le moment charnière de cette romance. Une belle idée qui va nous faire passer un moment de lecture frais et plein de surprises.

La lecture passe à un petit cheveu du coup de cœur : j’ai trouvé quelques petits moments de flottement. Je pense que j’aurais apprécié avoir plus d’échanges entre les personnages. Même si je comprends les intentions de l’auteure, je pense que c’est un rythme un peu trop lent pour moi.

Le panel de personnages est vraiment chouette et le point de départ est très intéressant. J’ai apprécié être plongée dans le monde du livre. L’auteure parvient à trouver le point d’équilibre parfait pour que les personnages ne soient pas trop noyés dans un décor éditorial. J’ai trouvé que c’était vraiment très sympathique.

La plume de Laurence Erwin est toujours aussi belle, fraîche et fluide. Elle m’a embarquée très facilement dans ce nouvel univers. Cela fait plaisir à lire !

J’ai aimé les thématiques mises en avant : la présence d’un patron un peu trop collant, le monde éditorial et une relation naissante fraîche et pleine d’humour !

A découvrir donc !

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Intuitio de Laurent Gounelle

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Résumé : Timothy Fisher, jeune auteur de polar, mène une vie tranquille dans une rue du Queens à New York, avec son chat Al Capone. Quand deux agents du FBI se présentent à sa porte pour lui demander de les aider à arrêter l’homme le plus recherché du pays, il croit d’abord à une plaisanterie. Mais après un moment de rejet, il finit par accepter leur étrange proposition : rejoindre un programme secret visant à former des intuitifs, des personnes capables d’accéder à volonté à leurs intuitions. D’abord sceptique, Timothy, qui croyait avoir une existence banale, découvre que le monde cache des possibilités insoupçonnées. Il se retrouve embarqué dans une course contre la montre qui le conduit à apprivoiser ce pouvoir méconnu mais accessible à tous, un pouvoir qui nous montre la vie telle qu’elle est véritablement : extraordinaire.  Un thriller initiatique au suspense aussi original qu’haletant qui vous conduira à découvrir le pouvoir le plus fascinant qui soit : le vôtre.

Thriller◊ 22€90 ◊ 10H00
Amazon ◊ BabelioME

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Je remercie chaleureusement les éditions Audiolib pour l’envoi de ce service presse audio. Je prends toujours autant de plaisir à découvrir ces histoires racontées avec tant de brio.

J’ai rencontré le travail de Laurent Gounelle dont j’ai déjà entendu parler à mainte reprise sans avoir pris le temps de me lancer dans une lecture. J’ai donc joint l’utile à l’agréable et, en toute honnêteté, j’ai passé un très bon moment de lecture ! Il y a eu quelques longueurs qui m’ont fait un peu perdre le fil de l’écoute et quelques incompréhensions.

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J’ai beaucoup apprécié le panel de personnages ! En effet, on fait la rencontre de Timothy Fisher, un auteur de polar que j’ai apprécié découvrir. Un peu perdu, il se rend compte qu’il n’est pas la moitié de ce qu’il pensait devenir. Il ne sait plus où est sa place : est-il vraiment auteur ? Doit-il s’essayer à une autre profession ? Sa vie va changer du tout au tout lorsque le FBI va se présenter chez lui. Entre stupeur et angoisse, Timothy Fisher va pénétrer dans un monde inconnu aussi dangereux qu’intrigant.

Le panel de personnages est riche et construit. En toute honnêteté, j’ai apprécié les personnages : qu’ils soient méchants ou gentils, ils ont tous leur utilité et font avancer l’intrigue de manière assez sympathique.

J’ai trouvé quelques convenances, quelques petits points attendus qui ne m’ont pas forcément surprise. J’ai trouvé quelques facilités, notamment lorsque l’on parlait du FBI et des « ripoux ». C’est la seule chose que je pourrais reprocher au roman. Les longueurs se trouvent, pour moi, dans ces passages précisément.

En revanche, j’ai adoré la thématique des « intuitifs ». C’était juste excellent ! J’ai beaucoup apprécié la vague de renouveau que cela apporte aux romans policiers/thrillers. J’ai trouvé cela très appréciable. J’ai aimé la manière dont l’auteur amène les choses et explique cette idée. Faire confiance à son instinct pour anticiper les actions des criminels ! Timothy va faire cette expérience et va en sortir changé, bouleversé et transformé. Il partage le rôle du personnage principal avec Anna.

Là où je n’ai pas tout compris, c’est surtout sur la mise en place de certaines choses. Timothy, auteur un peu « raté » se fait inviter chez Oprah pour parler de son roman et remplace Di Caprio… Moui, je suis un peu sceptique sur ce petit point. J’ai trouvé que c’était trop gros pour paraitre crédible. Il en va de même pour sa participation à une enquête du FBI alors qu’il n’est qu’un auteur mineur. J’ai trouvé le point de départ un peu trop gros pour moi. Même si par la suite nous avons des explications sur les raisons pour lesquelles Timothy a été choisi, j’ai eu du mal à y croire.

La plume de Laurent Gounelle est très agréable à découvrir et à lire. Je trouve qu’il y a une certaine dynamique et une fluidité certaine (sauf quand on s’embarque dans les détails par milliers, j’ai été un peu perdue). La lecture de Cyril Romoli est aussi fluide et agréable. J’ai rapidement plongé dans ce roman grâce à une lecture parfaite qui est maîtrisée parfaitement.

A découvrir donc !

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Mariage sous le chant des cigales de Sophie Castiglione

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Résumé : La médaille de la meilleure amie ne serait certainement pas remise à Emma. Depuis sa rencontre avec François, le futur mari et bientôt père de l’enfant de Séléna, Emma n’arrive plus à ignorer ses sentiments pour lui. Rongée par la culpabilité et la peur de perdre sa meilleure amie, Emma tente d’oublier François en donnant la chance à d’autres hommes. Mais rien n’y fait, il est toujours dans ses pensées. À chacune de leur rencontre, Emma remarque les regards et compliments du futur marié à son égard, qui la feront rapidement douter sur ses réelles intentions. Du Vieux-Port de Marseille jusqu’à l’emblématique bar de ses parents à l’avenue de la Corse, Emma se noie sous les mensonges pour tenter de sauver son amitié. Découvrez ce feel good rafraîchissant au coeur de la Provence !

Feel good ◊ 10€54 ◊ 337pages
Amazon ◊ Babelio

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Je remercie chaleureusement Sophie Castiglione pour l’envoi de son roman. J’avais envie de me changer un peu les esprits. Un mariage en Provence ! Quelle belle idée ! Moi qui suis dans les préparatifs du mien, je me suis vraiment accrochée à cette intrigue. Un roman feel-good vous attend les amis !

206451699_339630797545106_5790021870084230444_nMême si j’ai apprécié ma lecture, il m’est impossible de passer à côté de certains points. Notamment au niveau de la syntaxe. J’ai été gênée par des tournures de phrases et des petites fautes par ci par là. Si, globalement j’ai apprécié ma lecture, elle n’est pas un coup de cœur.

Je m’attendais à avoir une ambiance un peu plus prononcée que celle que j’ai rencontrée. Il est vrai que Marseille fait partie de cette thématique de la Provence mais j’attendais autre chose. Il m’a manqué des descriptions, le chant des cigales, les soirées douces et agréables. Je n’ai pas retrouvé cette ambiance dans le roman. Il en reste agréable mais j’en attendais un peu plus de ce côté. On a mis le paquet sur certains points mais je n’ai pas retrouvé le côté « vacances » que j’associe à cette région.

Emma est un personnage haut en couleur. En effet, elle est un personnage au caractère bien trempé et mène l’intrigue à bout de bras. Emma est dans une situation un peu compliquée : elle est attirée par le futur mari de sa meilleure amie. Impossible de céder à la tentation, elle ne peut pas perdre sa meilleure amie. Séléna est sa meilleure amie est comme sa famille.

L’intrigue va prendre une tournure assez sympathique lorsqu’Emma trouve que François ne se comporte pas comme un futur époux et papa normal. Les regards, les compliments, l’attitude de François n’est pas normale… Une enquête est donc nécessaire ! C’est parti pour l’enquête de sa vie. Clairement, Emma est le point fort de ce roman, c’est un personnage saisissant que j’ai trouvé sympathique. Séléna est aussi agréable mais elle m’a moins plu qu’Emma. Cela reste une affaire de goût !

C’est une lecture assez divertissante et pleine de bonne humeur. Comme son genre l’indique, c’est un roman qui fait du bien! Si je n’ai pas adhéré à la totalité de ce que l’auteure propose, j’ai quand même apprécié ma découverte dans son ensemble. La plume de l’auteure est assez sympathique mais je pense que le roman gagnerait beaucoup à subir une bonne relecture pour chasser les petites fautes et coquilles.

A lire les pieds dans l’eau cet été

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L’héritage des Davis de Marie Laurent

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Résumé : Londres, 1896. Le jeune Walter est arraché à une vie paisible à la campagne pour se retrouver au sein d’une riche famille dont il ignore tout. Il se sent d’emblée rejeté, à commencer par son grand-père, Murray Davis, personnage autoritaire, menant les siens d’une main de fer, en particulier ses fils. Seules alliées dans la maison : sa tante Alice et ses cousines, Véra et Heather. Mais celle qui le captive est la superbe Rosalind, l’épouse de son oncle. Au fil des années, la fascination se transforme en un sentiment plus tendre que Walter n’ose pas croire partagé. Et pourtant, tandis que le monde autour d’eux évolue et que les femmes s’émancipent, tous deux vont affronter ensemble une société où la morale victorienne règne encore.

Romance historique ◊ 19€90 ◊ 454 pages
Amazon ◊ ME

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Je remercie chaleureusement les éditions Livresque pour l’envoi de ce roman. J’avoue que j’ai complètement craqué sur la couverture de ce dernier et sur le résumé. Livresque a toujours eu le don de nous trouver des pépites. L’héritage des Davis ne fait pas exception. Voici donc une lecture très agréable.

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Il est impossible d’affirmer le contraire : la plume de Marie Laurent est très belle. Riche et bien travaillée, elle emporte son lecteur dans l’univers qu’elle propose. C’est beau, c’est frais et les descriptions sont à couper le souffle. J’ai beaucoup apprécié cet aspect du roman. L’héritage des Davis est une histoire qui nous emporte au 19ème siècle, en Angleterre. Intrigue familiale, elle va nous proposer de faire la rencontre d’une famille. On va suivre Walter, un jeune homme qui va être bousculé : il va passer de sa vie paisible et bien rangée à quelque chose qu’il ne connait pas : la richesse et ses apparences.

Walter va devoir composer avec cette famille qu’il ne connait pas mais avec laquelle il va devoir vivre. Rejeté par son grand-père, Murray Davis, par rapport à son statut et ses différences Walter va nouer des liens assez forts avec sa tante et ses cousines. Ces figures féminines vont être une aide précieuse pour Walter qui va, petit à petit, essayer de trouver sa place dans la famille Davis malgré les difficultés et les injustices qu’il va rencontrer tout au long de sa route.

J’ai beaucoup apprécié la partie de l’intrigue qui met en place les sentiments de Walter pour Rosalind. En effet, dans ce monde de convenances, il est difficile de pouvoir penser que des sentiments extra conjugaux peuvent être ressentis. Comment Walter peut éprouver des sentiments pour la femme de son oncle ? Ceci parait impossible et pourtant… Contre vents et marées, Marie Laurent va nous embarquer dans une histoire de famille et d’amour excellente où règne sentiments et émotions. Néanmoins, l’auteure va aussi marquer son intrigue par une thématique forte : l’émancipation des femmes dans ce siècle qui propose une évolution certaine de la condition des femmes. C’est le choc des traditions et des siècles qui va se mettre en place dans cette intrigue surprenante.

J’ai trouvé le panel de personnages vraiment chouette. Il est bien travaillé et les personnages secondaires font avancer l’histoire et permettent à Walter d’évoluer et d’avancer dans la vie. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Walter que j’ai trouvé touchant et charmant. J’ai aimé cette envie et volonté de s’émanciper des Davis et de tracer sa route sans avoir besoin de la richesse de sa famille.

En définitive, j’ai été agréablement surprise par cette lecture et par la plume de Marie Laurent. Je vous conseille cette romance historique !

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Mieux vaut tard que jamais de Julie-Anne Bastard

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Résumé : « J’ai un mec. » C’est par ces quatre petits mots, le plus gros mensonge de mon existence, que tout a commencé. Il y a deux ans, j’ai fait le choix de ne plus laisser aucun homme entrer dans ma vie. Mais pour faire enrager la femme qui m’a mise au monde, tous les moyens sont bons. Y compris celui de prétendre être sous le charme d’un motard tatoué, la hantise de toute mère qui se respecte. Problème : maintenant, il ne me reste plus que deux semaines pour trouver le candidat idéal avant la prochaine réunion de famille. Par chance, il se pourrait que le séduisant mais agaçant Alex fasse l’affaire. Même si, en échange, il a une toute petite faveur à me demander…

Romance contemporaine ◊ 20€00 ◊ 517 pages
Amazon ◊ Babelio ◊ ME

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Je remercie chaleureusement Julie-Anne Bastard pour l’envoi de son roman en service presse. Je n’avais pas encore eu l’occasion de rencontrer un roman publié chez BMR, voilà qui est chose faite ! J’ai rencontré la plume de Julie-Anne Bastard à plusieurs reprises mais notamment dans un roman à quatre mains signé avec JC Staignier que j’avais beaucoup apprécié. Mieux vaut tard que jamais est une romance très sympathique qui s’inscrit dans un style moderne et agréable à lire.

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On fait la rencontre de Lizzie, une jeune femme pétillante et assez sympathique. Pour faire enrager sa mère, elle va lui annoncer qu’elle sort avec un motard tatoué, fumeur et alcoolique. Un tableau parfait pour faire fuir sa mère… Néanmoins, tout ne va pas se passer comme prévu. Lizzie va se retrouver empêtrée dans son mensonge. Elle va devoir faire des recherches et dégotter l’homme qui pourra être ce petit ami fictif. Lizzie rencontre alors Alex qui est le garçon parfait pour endosser le rôle de ce petit ami.

Les personnages sont attachants et drôles. J’ai aimé retrouver l’humour de Julie-Anne dans ce roman. Cela rend l’intrigue authentique et vraiment sympathique à lire. Pour moi, il manque des pages, certaines choses sont développées et prennent le temps de se poser et d’autres sont beaucoup trop brusques. J’ai eu l’impression d’avoir des pages manquantes surtout vers la fin du roman. La fin qui m’a laissée sur ma faim. C’était trop brusque pour moi, j’aurais aimé en savoir plus sur l’avenir de ces deux personnages.

Même si cela peut servir à creuser le fossé entre Alex et Lizzie, j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à elle. J’y suis parvenue mais je n’ai jamais vu une fille pleine de préjugés comme Lizzie. C’est effrayant ! Je peux comprendre que cela ait servi à la construction des personnages mais cela m’a un peu freiné au début de ma lecture.

Mis à part ces petits bémols, je suis contente d’avoir mis le nez dans cette histoire bourrée d’humour et d’émotions. Il est clair que Julie-Anne a une plume faite pour la romance.

Bien qu’un peu attendue, l’intrigue est assez sympathique et agréable à lire. Je ne peux que vous conseiller ce roman pour vous détendre cet été les pieds dans l’eau !

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Irrésistible arrogance de Liv Fox

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Résumé : Angleterre, 1816. Une union arrangée ? Charles Whitley, Comte de Clarencroft, n’y voit aucun inconvénient. Après tout, un homme de son rang se doit de fournir un héritier à son domaine et d’avoir à ses côtés une maitresse de maison à la hauteur de la tâche. Cependant, quand son oncle avance le nom de Lady Selina Heathfield, le sang de Charles ne fait qu’un tour ! Cette jeune femme est peut-être riche, mais il la déteste farouchement. Et pour cause ! Il a grandi à ses côtés et la connait mieux que quiconque. De son côté, Selina Heathfield, fille d’un duc et adorée par le Tout-Londres, se fait une joie d’épouser l’homme qu’elle a toujours aimé. Car, pour elle, Charles reste son meilleur ami, il l’a toujours été…

Au programme : désillusions, romance et joutes verbales !

Irrésistible Arrogance est le premier roman de la saga des Amours Imprévues dont chaque tome peut se lire indépendamment des autres.

Découvrez-le sans attendre !

Romance historique ◊ 14€90 ◊ 357 pages
Amazon ◊ Babelio 

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J’avais déjà eu la chance de rencontrer la plume de Liv Fox lors d’une romance de Noël. J’ai donc été tentée par ce nouveau roman via la plateforme SimPlement. Irrésistible arrogance est une jolie découverte malgré quelques petites longueurs. Les personnages sont très agréables mais malheureusement le manque d’action m’a manquée.

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Liv Fox m’a embarquée très facilement dans l’univers qu’elle propose. Les descriptions sont riches et détaillées. C’est peut être ça qui m’a posé souci : tout est trop détaillé. Je me suis perdue dans les méandres de cet univers. Malheureusement, il y a eu quelques moments où c’était trop long pour moi.

Les personnages sont vraiment très bien travaillés : les psychologies fines et détaillées sont au rendez-vous. En toute honnêteté, j’ai beaucoup apprécié le personnage de Charles Whitley ainsi que Lady Selina Heathfield. Je trouve qu’ils portent l’intrigue à bout de bras. Ils sont la force et la faiblesse de ce roman. C’est assez particulier parce que j’ai aimé la manière dont l’auteure les a mis en scène et a fait d’eux. Néanmoins, on est trop dans l’émotion, dans le contemplatif. On tombe, à certains moments, dans une langueur dont je n’ai pas su me libérer à un moment. Même si j’aime les grandes descriptions qui me permettent de m’immerger très facilement dans un univers, ici, j’ai eu quelques moments un peu compliqués.

Néanmoins, je me dois de souligner la qualité de la plume et sa richesse. C’est très agréable ! La plume de Liv Fox est très belle. Elle est clairement faite pour la romance historique. Cela ne fait aucun doute !  Même si je n’ai pas eu de coup de cœur pour cette lecture, cela vaut le coup d’œil amis lecteurs !

Les deux personnages vont nous offrir un incroyable combat. C’est vraiment très intéressant d’être parti sur ce genre de relation. J’ai aimé que le passé ait une place dans le présent. C’est très agréable à découvrir.

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Des cendres sur nos cœurs d’Annie Degroote

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Résumé : La destinée romanesque d’un jeune catholique flamand prêt à tout pour sauver les siens au cœur d’une magnifique fresque historique au XVIe siècle et sur fond de guerre de religions. Flandres, Pays-Bas espagnols, 1563. Comme il a belle allure, Loup Daredeville, sur son cheval ! Il ignore encore les bouleversements qui l’attendent. Le brillant étudiant de l’école latine d’Armentières est un cœur pur, proche des humbles. Il entre dans l’intimité des grands d’Espagne, en secourant l’épouse du comte d’Egmont, gouverneur de Flandre et d’Artois. Dans les campagnes, les prêches calvinistes séduisent, loin des messes en latin et des indulgences. La foi catholique de Loup est ébranlée par le courage de ceux qui défient l’Inquisition, telles sa sœur ou Ysabel, filleule d’un célèbre imprimeur anversois. Et en ces jours de plus en plus tourmentés, Loup a une promesse à accomplir : réunir les siens qu’un secret a divisés depuis trop d’années… Une magnifique fresque historique, avec, en lumière, la liberté qui souffla sur ces terres du Nord au XVIè siècle.

Roman historique ◊ 21€00 ◊ 512 pages
Amazon ◊ Babelio ◊ ME

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Je remercie chaleureusement les éditions Presses de la cité pour l’envoi de ce roman qui s’inscrit dans leur collection « terres de France ». Annie Degroote, native de ma région, nous propose une fresque formidable du 16ème siècle. Je vous avoue que je n’étais pas forcément franche avec cette lecture. J’aime, de temps en temps, essayer de sortir de ma zone de confort avec des romans sur lesquels je ne me serai pas forcément retournée : ce roman est un exemple parfait de mes « prises de risque ». Certaines choses m’ont plu, d’autres un peu moins mais globalement, des cendres sur nos cœurs est un roman assez agréable à découvrir !

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Le sujet est assez agréable : je ne l’ai jamais rencontré dans mes lectures et j’avoue que cela fait du bien de quitter les sentiers battus dans l’historique : on mise souvent sur les guerres mondiales, le 17ème siècle ou encore le 18ème siècle. Personnellement, je n’avais jamais rencontré la guerre de religion du 16ème siècle dans la région des Flandres françaises.

Roman purement historique, on peut vraiment saluer le travail de recherche de l’auteure qui semble être connue pour ça si je lis les avis de mes camarades sur ses autres romans. Annie Degroote est remarquable et remarquée pour son travail.

Même si le côté historique du roman est, bien entendu, extrêmement représenté, l’auteure n’en n’oublie pas de nous dépeindre une fresque sociale complète en utilisant les thématiques comme la famille et tous les secrets qu’elle peut porter, les fameuses religions qui mettent à mal les pays mais aussi la place de la femme dans la société du 16ème siècle en France. On va vraiment découvrir la société dans sa totalité puisque l’auteure nous propose un large panel de personnages. C’est d’ailleurs avec ce point que j’ai eu le plus de mal : il y a eu trop de personnages pour moi. Je n’ai pas su m’attacher à eux, j’ai été un peu perdue dans ma lecture et j’ai même dû reprendre ma lecture à certains moments pour être certaine de ne pas avoir confondu des personnages. Même si je comprends la nécessité de mettre en place un large panel de personnages, je n’y trouve jamais mon compte.

Ce savant mélange entre l’historique et le côté romancé de l’histoire, entre les péripéties personnelles touchant les personnages et le côté plus formel de l’intrigue, l’auteure parvient à happer le lecteur. Je ne vous le cache pas qu’il faut apprécier le genre pour apprécier ce roman. C’est purement historique. Personnellement, j’ai eu besoin d’un certain temps avant de rentrer dans l’intrigue de manière totale. Cela étant dit, je ne remets pas en question l’excellent travail d’Annie Degroote, ce roman est agréable à lire mais je n’ai pas ressenti un coup de cœur pour ce dernier.

En définitive, si vous appréciez l’historique et les guerres de religion, le roman ultra documenté d’Annie Degroote va vous permettre de vous échapper et de faire la rencontre d’un large panel de personnages et de vivre avec eux dans ce 16ème siècle mouvementé.

La plume de l’auteure est délicate et juste. Elle nous permet de vivre, de manière très crédible, avec les personnages le temps de ce roman. Bravo pour ce formidable travail de documentation. Je suis impressionnée par la quantité de travail que doit représenter autant de recherches.

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Le chant de la rivière d’Hannah Richell

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Résumé : Les secrets remontent toujours à la surface. Sur fond de mariage à l’anglaise, Hannah Richell tisse un drame plein de finesse et d’humanité, où se lit l’influence de Maggie O’Farrell et d’Elizabeth Strout. Des trois sœurs Sorrell, Lucy a toujours été la plus imprévisible. Pour autant, personne ne s’attendait à la voir annoncer ses noces une semaine à peine avant la cérémonie ! Pourquoi une telle urgence ? Lucy ne peut-elle jamais rien faire comme tout le monde ? Tandis qu’Eve, l’aînée, décide de tromper son agacement et ses problèmes en s’investissant dans les préparatifs, Margot, la cadette, s’inquiète : elle, qui a rompu tous liens des années plus tôt, redoute ce séjour dans la maison de famille chargée de souvenirs douloureux, et la confrontation inévitable avec sa mère, cette grande romancière à l’inspiration tarie depuis longtemps. Mais Margot n’est pas la seule à vouloir tenir le passé à distance. Car s’il est un trait que partagent les Sorrell, mère et filles, c’est le goût du secret. Et ces jours de fête pourraient se transformer en catharsis familiale…

Roman historique ◊ 21€00 ◊ 400 pages
Amazon ◊ Babelio ◊ ME

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Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi. Ce roman était vraiment intrigant pour moi. Le résumé était tout ce que j’aimais. J’en attendais énormément. Ma lecture a été très agréable mais légèrement en deçà de ce à quoi je m’attendais… Rien de bien grave mais je n’ai pas été emportée totalement par l’intrigue et la plume d’Hannah Richell

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Clairement, l’intrigue est très agréable. Le résumé et la couverture m’ont tout de suite attirée. J’ai apprécié ma découverte et la trame que l’auteure a décidé de mettre en place. Le cadre est vraiment très agréable. On se retrouve dans le Somerset où une fête familiale se prépare : c’est le mariage de Lucy Sorrell. Rapidement, on sent que la famille est sous tension et que des événements familiaux se sont déroulés. Tout est trop rapide pour être crédible : que cache donc Lucy et par extension la famille Sorrell ? Margot, la cadette, revient dans cette famille qu’elle n’a pas vu depuis des années : quelles sont les raisons de ce revirement de situation.

J’ai beaucoup apprécié l’ambiance de ce roman à l’anglaise. C’est frais, divertissant, charmant. J’ai eu plus de mal avec le côté dramatique de cette histoire qui vient assombrir le tout. Je pensais avoir quelque chose de frais, mais finalement, on se retrouve dans une intrigue assez forte et dure. Cela ne me dérange pas mais j’avoue que j’en attendais autre chose.

Clairement, les figures féminines sont présentes et sont les personnages principaux mais surtout des personnages forts ! La famille Sorrell va nous embarquer dans une histoire folle et forte : les trois sœurs : Eve, Margot et Lucy accompagnées de leurs parents Kitt et Ted mais aussi du reste de la famille vont nous accompagner lors de cette cérémonie précipitée. Entourée des invités et de leurs proches, la famille Sorrell va vivre un événement riche en rebondissement. Entre règlements de compte, secrets de famille et trahisons, on se régale.

Hannah Richell me scotche pour la deuxième fois. Les secrets de Cloudesley avait été une merveilleuse découverte. J’ai adoré ce roman et celui-ci ne déroge pas à la règle ! Bien que différent, il m’a beaucoup apprécié. Le cadre est vraiment très beau et délicat. Cela détonne avec l’ambiance qui entoure cet événement qui est censé être le plus beau jour de la vie de Lucy. La plume est fine et délicate. J’ai beaucoup apprécié retrouver cette plume qui avait fait vaciller mon cœur il y a plus d’un an maintenant.

C’est donc un roman assez percutant que je vous présente aujourd’hui. Le cadre du roman anglais par excellence est bien présent (et très bien mené, j’ai beaucoup apprécié cela) mais est confronté à cette ambiance lourde qui est présente avec la famille Sorrell qui semble avoir des comptes à régler et des secrets à dévoiler. Je vous le conseille fortement si vous apprécier le Somerset (la plus belle région d’Angleterre, forcément !). Tout est fin, délicat et d’une extrême subtilité. J’ai adoré ♥

A lire !

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La mémoire de l’art de Cyrille Thiers

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Résumé : Cyrille Thiers vous propose aujourd’hui une première enquête palpitante dans le monde des grands maîtres de la peinture ! 1870, 1914, 1939. Ces trois conflits franco-allemands ont détruit des millions de vies, mais ils ont également affecté de façon dramatique le patrimoine artistique de nombreux pays. Bombardements aveugles, pillages, destructions organisées, spoliations… Grâce au dévouement d’hommes et femmes hors du commun, nombre d’œuvres inestimables ont miraculeusement traversé ces périodes, tandis que d’autres étaient perdues à jamais. Pourtant, certains tableaux que l’on croyait disparus resurgissent de temps à autre…Max, un galeriste parisien, torturé par la terrible histoire de sa famille, va se retrouver embarqué malgré lui dans une quête dont les révélations risquent fort d’ébranler le milieu si conservateur de l’art et des grands musées. Entraîné par la pétillante Louise, il va devoir partir à la poursuite de sa propre mémoire, avant d’espérer localiser ces si mystérieuses toiles qui feront jaillir bien plus de questions que de réponses.

Le spécialiste de la nouvelle se lance enfin dans le roman ! Finaliste inattendu du Prix Littér’Halles en 2020 pour son recueil de nouvelles noires et policières, « On a toute la vie pour mourir », Cyrille Thiers vous propose aujourd’hui une première enquête palpitante dans le monde des grands maîtres de la peinture !

Thriller◊ 17€00 ◊ 401 pages
Amazon ◊ Babelio ◊ page de l’auteur

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Je remercie chaleureusement Cyrille Thiers pour l’envoi de son roman. J’aime tout ce qui touche de près ou de loin à une enquête policière. Si vous ajoutez en plus le monde de l’art et plus particulièrement les grands maîtres de la peinture, je suis déjà conquise par le résumé mais si en plus de ça vous m’ajouter une touche historique, personnellement, j’ai le cœur qui palpite à fond les ballons. C’est exactement ce qui s’est passé avec le roman de Cyrille Thiers qui m’a touchée en plein cœur à la lecture de la quatrième de couverture. Ma lecture a été un pur délice : elle frôle le coup de cœur mais bon sang, qu’est-ce que c’était bien !

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1870, 1914 et 1939 sont trois dates qui sont significatives : elles font écho aux trois conflits qui ont opposés la France à l’Allemagne. Trois guerres, trois conflits qui ont mis à mal les deux pays. Trois fois les peuples ont été ravagés mais aussi les monuments, les sociétés, le monde de l’art.

J’ai aimé cette idée de mettre ces conflits en avant mais aussi les répercussions qu’ils ont eues sur l’histoire de l’Art et plus particulièrement sur le monde de la peinture. J’ai trouvé l’idée intéressante et originale.

On fait la rencontre de Max et de Louise, deux personnages fortement intéressants. Max est un galeriste exerçant à Paris. Il est rongé par le poids de son histoire familiale. Allant de révélation en révélation, Max va se voir embarquer dans une histoire qui va prendre des proportions phénoménales qui vont le dépasser rapidement. Louise est un personnage très agréable à découvrir. Ensemble, ils forment un duo assez sympathique et qui porte l’intrigue à bout de bras.

L’intrigue part sur un fait simple : lors de ces guerres, pour parvenir à sauvegarder le patrimoine artistique, les œuvres d’art ont été cachées. Parfois, elles ont été trop bien cachées et sont retrouvées par hasard.

Le monde de l’art peut être dangereux et malsain, Max et Louise vont en découvrir les rouages. La seule chose que j’aurais à « reprocher » est le fait que j’ai constamment pensé au Da Vinci code à cause des lieux choisis : une enquête incluant le Louvre et des peintures… Même si le contexte est différent, j’ai trouvé dommage de ne pas avoir choisi un autre lieu que ce musée. C’est vraiment la seule chose que je peux reprocher à cette intrigue.

La plume de l’auteur est excellente ! C’est une très belle découverte. Je suis ravie d’avoir rencontré le chemin de la plume de Cyrille Thiers. C’est agréable et fluide. Les personnages sont attachants et sont travaillés avec précision et finesse. On s’immerge très facilement dans ce monde, tout est détaillé. On se retrouve vraiment avec un roman documenté qui n’est pas moralisateur pour un sou. On apprend, on découvre, on avance dans une intrigue qui m’a beaucoup plu.

En définitive, j’ai adoré cette lecture palpitante qui utilise un cadre original malgré certains lieux qui sont un peu attendus. La plume de l’auteur est très agréable et divertissante.

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La sirène, le marchand et la courtisane d’Imogen Hermes Gowar

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203918357_358888342426382_7178756803542822040_nRésumé : Un soir de septembre 1785, on frappe à la porte du logis du marchand Hancock. Sur le seuil, le capitaine d’un de ses navires. L’homme dit avoir vendu son bateau pour un trésor : une créature fabuleuse, pêchée en mer de Chine. Une sirène. Entre effroi et fascination, le Tout-Londres se presse pour voir la chimère. Et ce trésor va permettre à Mr Hancock d’entrer dans un monde de faste et de mondanités qui lui était jusqu’ici inaccessible. Lors d’une de ces fêtes somptueuses, il fait la connaissance d’Angelica Neal, la femme la plus désirable qu’il ait jamais vue… et courtisane de grand talent. Entre le timide marchand et la belle scandaleuse se noue une relation complexe, qui va les précipiter l’un et l’autre dans une spirale dangereuse. Car les pouvoirs de la sirène ne sont pas que légende. Aveuglés par l’orgueil et la convoitise, tous ceux qui s’en approchent pourraient bien basculer dans la folie… Dans la lignée de Miniaturiste de Jessie Burton ou du Serpent de l’Essex de Sarah Perry, un premier roman éclatant de style et d’imagination : un véritable cabinet de curiosités dans la bonne société londonienne du XVIIIe siècle, où le merveilleux côtoie l’ivresse et l’extravagance.

Roman fantastique ◊ 22€00 ◊ 528 pages
Amazon ◊ Babelio ◊ ME

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Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman. Cette lecture est un très beau coup de cœur. J’ai beaucoup apprécié cette lecture qui m’a entraînée au cœur du 18ème siècle londonien. La sirène, le marchand et la courtisane m’a énormément plu. Emportée par la plume et l’intrigue, je suis une lectrice conquise parce que j’ai découvert

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Ici, il va m’être difficile de parler des points que je n’ai pas appréciés. Cette histoire est tout ce que j’aime : entre symbolisme et fantastique, ce roman est vraiment très intéressant.

La sirène est un personnage assez bien trouvé. En effet, on se retrouve avec un objet de curiosité : la sirène est, par définition, le symbole de la tentation. Véritable mystère chimérique, elle est ce que l’homme souhaite le plus. Ici, prise au piège, la sirène est un objet de curiosité, elle est aussi ce qui rend son propriétaire célèbre et riche. Le marchand Hancock est le propriétaire de cette sirène qui va marquer un tournant dans sa vie. Elle va devenir le point d’impulsion qui va faire changer totalement la vie du veuf Hancock. C’est un personnage touchant qui veut se sortir de cette torpeur qui entoure sa vie depuis quelque temps. Veuf, il vit dans le passé et les souvenirs. Un autre personnage va faire son apparition : Angelica Neal, prostituée de profession, elle veut se sortir de cette condition. Nos trois personnages mentionnés dans le titre sont donc présents : la courtisane, la sirène et le marchand. Deux existences brisées par la mort et les désillusions vont se rencontrer et la sirène va être le point de départ de leur relation. J’ai beaucoup apprécié les personnages et leurs psychologies.

J’ai aussi beaucoup apprécié le cadre proposé par l’auteure. En effet, ce roman pourrait facilement s’apparenter au genre historique. La touche de fantastique est ajoutée par la présence de l’être chimérique qu’est la sirène. Imogen Hermes Gowar décide d’utiliser les personnages pour décrire la société anglaise dans sa totalité : avec notre courtisane, on se place dans les strates de la société les plus basses, le marchand va trouver l’impulsion nécessaire pour se hisser dans la haute société. Ainsi, on va avoir une description de la société dans sa globalité et rendre l’intrigue beaucoup plus crédible. Ainsi, les personnages et les personnalités se dévoilent : l’ambition de certains, les nouvelles fortunes que peuvent représenter certains personnages mais aussi cette volonté de vouloir s’élever dans cette société coûte que coûte.

En définitive, j’ai été portée par une plume merveilleuse qui m’a permis de découvrir un roman que j’ai adoré et qui est un coup de cœur formidable. A lire de toute urgence pour ceux qui aime l’historique avec une touche de fantastique.

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Origines – Tome 02 : La première pluie d’Agnès Rabotin

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Résumé : Huit jours ont passé. Mais huit jours dans les Enfers, c’est huit ans à la surface de la terre. Ainsi, quand Hadrien ressort du Royaume d’Hadès, plus rien n’est comme avant. Comment réapparaître quand son corps a été brûlé selon les rituels ? Comment reconquérir sa femme quand on a l’apparence d’un autre ? Johanne, qui élève seule sa petite déesse charmeuse des dieux, est à mille lieux de savoir ce qui se trame sur Ortygie et aux Enfers pendant qu’elle et Apollon jouent au chat et à la souris. Quand Zeus s’en mêle, il ne leur reste plus que huit jours. C’est peu. Mais c’est tout ce qui leur reste. La première pluie, tout comme le précédent opus Le dernier oracle, est un roman contemporain dont les clins d’œil aux mythes fondateurs permettent une réflexion sur les mystères de l’existence. Deux doigts de fantastique, un zeste de romance, une plume fluide font du triptyque Origines une lecture adaptée à tous les âges.

Chronique du premier tome 
Roman fantastique ◊ 27€00 ◊ 582 pages
Amazon ◊ Babelio ◊ site de l’auteure

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Je remercie chaleureusement Agnès Rabotin pour l’envoi de son deuxième tome. Ayant beaucoup apprécié le tome 1 de la saga Origines, je me suis lancée avec plaisir dans la découverte de cet opus. La première impression est souvent la bonne ! J’ai beaucoup apprécié ma lecture. C’est comme si j’avais enchaîné les deux tomes alors que plusieurs mois se sont écoulés. C’est très agréable.

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J’ai retrouvé ce que j’appréciais le plus dans le premier tome : la présence des dieux grecs qui est vraiment le point fort de ce roman ainsi que la présence de la magie. J’aime beaucoup ces deux thématiques. Lorsque le fantastique se confronte au réel, cela donne de belles choses et franchement Agnès Rabotin gère avec précision et élégance cette confrontation.

Second tome assez conséquent, je n’ai pas vu le temps passer. Tout est bien mis en place et c’est avec plaisir que j’ai suivi les aventures de Johanne et d’Hadrien. Leur évolution est juste incroyable. Ce sont deux personnages que j’ai apprécié dans leur globalité. Je les ai trouvés plus travaillés, plus matures et plus intéressants que dans le premier tome. Cela prouve qu’Agnès Rabotin tient le bon bout !

L’alternance des points de vue est très bien maîtrisée : le côté psychologique des personnages ressort de manière intense et cela donne de la profondeur à ces derniers. J’ai aimé comprendre les différents personnages qui se partagent la narration. Cela apporte beaucoup à l’intrigue.

La plume de l’auteure est charmante, j’irai même jusqu’à dire ensorcelante : comme hypnotisé, le lecteur se plonge dans une intrigue sans longueur et qui tient ses promesses. Personnellement, je n’ai pas lâché ma lecture avant de terminer ce deuxième tome. Ce tome est plus entré sur les émotions et les sentiments, j’ai beaucoup apprécié cette idée. Cela fait du bien de mettre en avant cela. Nous ne sommes pas dans un deuxième tome contemplatif puisqu’il y a une place pour l’action. Néanmoins, j’ai apprécié qu’il y ait autre chose. On se sent bien avec ces personnages.

En définitive, j’ai beaucoup apprécié ce deuxième tome qui est dans la lignée du premier. Elégant et raffiné, il va plaire à un large panel de lecteur. Entre mythologie et monde contemporain, on se plonge dans un univers riche et détaillé qui laisse place aux dieux et aux humains. Bravo à l’auteure pour la construction narrative et cette plume magnifique et dynamique.

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Rose de sang, rose d’Ouessant de Janine Boissard

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Résumé : Ouessant : une île balayée par des vents contraires. Astrid, 23 ans, dessinatrice de bandes dessinées, vient de s’y installer dans la maison que lui a léguée son grand-père. Elle y retrouve Erwan, son amour d’adolescence, le séduisant « seigneur » de l’île, qui vit dans un manoir non loin de sa modeste demeure. Bonheur, il ne l’a jamais oubliée. Mais, sur leur amour, plane une ombre, celle de Marthe, l’ancienne gouvernante du manoir, qui a décidé de tout faire pour les séparer. Y parviendra-t-elle ?

Janine Boissard, une des romancières françaises les plus populaires, est l’auteur de dizaines de romans qui ont séduit plusieurs générations de lecteurs.

Littérature francophone ◊ 18€00 ◊ 192 pages
Amazon ◊ Babelio ◊ ME

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Lecture agréable comme d’habitude avec cette auteure. Il y a du bon et du moins bon, c’est certain. Ce que je reproche habituellement à Janine Boissard va se répéter encore une fois dans ce roman et ce que j’apprécie chez elle également. C’est vraiment dommage mais le roman n’échappera pas aux critiques qu’ont essuyés ses prédécesseurs. Lecture en demi-teinte donc.

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Comme d’habitude, Janine Boissard est excellente dans les descriptions. On fait un joli voyage sur l’île d’Ouessant. Pleine de mystère, cette île est propice aux thématiques des secrets de famille. J’adore cette thématique : je la trouve divertissante et propose de pouvoir partir dans de multiples directions. C’est vraiment une belle idée. Si on ajoute cette thématique à la région choisie, cela ne peut qu’être très sympathique. C’est en effet ce que j’ai ressenti ! L’ambiance et les décors sont vraiment très agréables à découvrir.

Le personnage d’Astrid est aussi bien tissé. J’ai trouvé que cette jeune femme était forte et courageuse. Elle porte l’intrigue à bout de bras. Elle a son petit caractère mais cela pimente un peu l’intrigue qui, par moments, peut être un peu fébrile. Les autres personnages n’ont, malheureusement pas, trouvé grâce à mes yeux. C’est vraiment dommage mais je n’ai su m’attacher à personne. Astrid est un personnage assez sympathique mais qui ne va pas non plus mériter un prix dans la catégorie « meilleur personnage ». C’est sympathique à lire mais ça n’ira pas plus loin pour moi.

Ce qui me fait dire que la lecture est en demi-teinte, c’est le manque d’épaisseur à l’intrigue. Malheureusement, encore une fois, je note que tout passe beaucoup trop vite. Je n’ai pas eu le temps de m’imprégner de cette ambiance et de tous ces mystères. J’ai trouvé certains petits points assez faciles. C’est vraiment dommage ! La fin reste assez bien trouvée et expliquée mais certaines choses m’ont laissée perplexe.

La plume de Janine Boissard est toujours aussi agréable à lire mais j’aurais tellement apprécié plus de pages ! C’est dommage parce que l’intrigue est prometteuse mais il m’a manqué une bonne centaine de pages pour que je puisse vraiment apprécier cette lecture !

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Gentille Blandine de Didier Cornaille

Gentille-Blandine

 

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Résumé : Préserver à tout prix la tranquillité des campagnes ou bien la céder à ces jeunes férus de vélo en quête de plaisirs et de sensations ? Voilà un enjeu qui oppose jeunes citadins et anciens d’un village morvandiau. La solaire Blandine, fleur du pays, saura-t-elle réconcilier les deux camps ? En se lançant dans les chemins pentus et ravinés du Travers, de jeunes citadins amateurs de vélo tout-terrain n’imaginent pas un seul instant qu’une telle liberté puisse leur être reprochée. D’autant qu’ils sont très bien accueillis au hameau des Bouveaux par Octave, un vieux paysan que leur joyeuse équipe distrait de sa solitude. Au village et surtout au bar du café, seul commerce subsistant, les commentaires diffèrent : d’où sortent ces jeunes ? Qui sont-ils ? De quel droit investissent-ils ainsi les chemins de leurs rudes collines ? Or, chaque week-end, l’affluence des amateurs de VTT sportif augmente, attisant la mauvaise humeur ou la colère des gens du pays. Blandine est du pays, elle. Aussi tolère-t-on ses virées sportives sur les chemins du Travers. Jusqu’à ce qu’on découvre qu’elles ne sont que prétexte à retrouver un de ces  » chevelus  » intrusifs. Aussi futée que  » gentille « , la jeune femme va aider au rapprochement entre les jeunes vététistes et Pierre Tricot, le sage, l’homme en qui tous ont confiance. Et qui a toutes les raisons d’aider à la création d’une  » station de VTT « . Le nouveau roman de Didier Cornaille, l’auteur des Trois chats de Chamasson.

Roman de terroir ◊ 20€00 ◊ 320 pages
AmazonBabelio ME

 

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Je remercie chaleureusement les éditions Presses de la cité pour l’envoi de ce roman. J’aime beaucoup découvrir les romans dans la collection « terres de France » qui proposent des voyages très sympathiques. Surtout en ce moment : les jours se rallongent, les témpératures augmentent… Quel plaisir de se poser dans le jardin avec un bon roman ! C’est ce que j’ai fait avec Gentille Blandine de Didier Cornaille.

Ma lecture s’est agréablement passée. Elle ne restera pas dans les annales mais elle a au moins le mérite de m’avoir détendue et relaxée pendant quelques heures.

 

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J’ai apprécié les personnages et la manière dont l’auteur met les choses en place. Il est vrai que la thématique du vélo n’est pas forcément monnaie courante dans les romans que je lis. J’ai aimé les balades avec nos personnages, j’ai aimé respirer et admirer la nature. Yann, Juliette, Sylvain et Isabelle vont nous accompagner dans la découverte de la région Cévennes. C’était très agréable, j’ai apprécié la promenade. 

Néanmoins, j’ai trouvé quelques longueurs. Je pense que le rythme est un peu trop lent pour moi : longueur plus la lenteur ne font pas bon ménage malheureusement. J’ai lu ce roman il y a quelque temps et, en toute honnêteté, j’ai oublié quelques détails. Le roman met trop de temps à démarrer pour que je puisse adorer ma lecture. 

La plume de l’auteur est très chaleureuse et permet d’avancer dans la lecture malgré tout. J’ai aussi apprécié la thématique des secrets. Le passé ressurgit dans le présent et cela marque un virage dans l’intrigue et dans la lecture. On sent qu’il y a un intérêt plus important vers la moitié du roman. 

L’auteur prend le parti de mettre en place des thématiques qui sont marquantes tant elles sont proches de nous : l’agriculture mais aussi l’exode rural dans les années 1960-1970 mais aussi de la difficulté des agriculteurs à travailler. Les villages sont des lieux agréables mais où la méfiance est de rigueur. C’est donc dans un climat un peu tendu que nos personnages vont essayer de comprendre ce qui se passe dans ce village. 

 

En définitive, j’ai passé un bon moment de lecture mais qui ne restera pas dans ma mémoire très longtemps. Merci pour la balade ! 🙂 

 

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8

La maison des égarées de Julie Kibler

CVT_La-maison-des-egarees_8834Résumé : Texas, 1904. Comme toutes les pensionnaires du foyer Berachah, Lizzie et Mattie ont traversé bien des épreuves. La première, prostituée malade, mère d’une petite fille, n’a connu que la misère, tandis que la seconde a tout perdu en tombant enceinte hors mariage. Et si ce lieu pas comme les autres leur offrait enfin une seconde chance ? Un siècle plus tard, Cate, bibliothécaire, se prend de passion pour ces destins poignants qui font écho à sa propre histoire. Lizzie et Mattie lui transmettront-elles la force de se libérer de son passé ? Un roman tout en émotion porté par une plume magnifique.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman. Avec une couverture pareille, je ne pouvais pas passer à côté. C’est donc tête baissée que j’ai foncé dans cette lecture.

Je ne vous le cache pas, ce roman est une petite merveille. En effet, je me suis complètement immergée dans ce roman choral (qui propose plusieurs voix pour narrateur). J’aime toujours autant cette idée et cela me fait du bien de changer un peu. En effet, je ne rencontre pas (assez, pour sûr !) de roman choral. J’aime quand je sors un peu des sentiers battus !

On fait la rencontre de Lizzie qui est une jeune femme qui a connu beaucoup de difficultés au cours de sa courte existence. Elle n’a même pas encore la vingtaine qu’elle connait déjà la violence, le rejet mais aussi l’abandon et la prostitution. Lizzie va se retrouver à la rue, rejetée par sa propre famille, malade avec son enfant. Elle va trouver refuge à la société de secours de Berachah où elle va rencontrer Mattie qui se retrouve déshonorée pour avoir fait l’irréparable : tomber enceinte alors qu’elle n’était pas mariée.  On fait aussi la rencontre de Cate qui est une bibliothécaire qui évolue 100 ans après Lizzie et Mattie. Cate va être l’élément qui va relier les personnages aux lecteurs mais aussi les époques. Porteuse du message et du souvenir, Cate va devenir un personnage important. Laurel va aussi fait son apparition. Nos deux duos de personnages sont ainsi formés. J’ai apprécié l’amitié qui va se tisser entre Cate et Laurel. Je l’ai vraiment trouvée très intéressante et sympathique. Même si j’ai été touchée par Lizzie et Mattie, je me suis sentie plus proches des deux personnages qui évoluent à notre époque.

Cette histoire est un arc-en-ciel d’émotions. Je l’ai trouvée vraie et touchante, c’est une lecture que j’ai grandement appréciée. En effet, malgré les semaines qui séparent la chronique de la lecture, les souvenirs de cette dernière sont encore là, bien au frais dans mon esprit.

A travers les pages et les chapitres, l’auteure va nous proposer de découvrir le parcours de ces trois femmes qui sont vraiment remarquables. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Cate. J’ai été touchée par sa force et son parcours de vie qui est loin d’être facile. J’ai aussi apprécié l’histoire de Lizzie et de Mattie. Grâce à ces trois femmes d’exception, l’auteure va aborder des thématiques fortes et très importantes : la violence, la place de la femme dans la société ainsi que son évolution, l’homosexualité. A travers ces trois caractères forts, l’auteure va nous dépeindre une société dure et implacable.

Je vous conseille ce roman si, comme moi, vous appréciez les romans dont les personnages sont forts et trainent de vraies casseroles. C’est donc un roman choral qui nous propose vraiment une palette d’émotions variée et pleine de charme. Entre le 20ème et le 21ème siècle, nous voyageons à travers les pages. On comprend l’évolution des personnages et des époques. C’est assez sympathique à lire et à découvrir.

Je ne connaissais pas la plume de l’auteure mais elle est très agréable. Elle est une très belle découverte. Je ne suis jamais déçue avec les romans publiés chez Belfond dans cette collection ! La plume est très agréable et dynamique. Propice au souvenir et à la nostalgie, c’est intrigue s’inscrit dans un registre qui me plait particulièrement. Je ne peux que vous conseiller de lire ce roman si vous apprécier le voyage et la thématique historique.

Le seul petit point négatif reste le démarrage de l’histoire. Il m’a fallu un certain nombre de pages pour vraiment plonger dans l’histoire. Cela n’a pas été facile. Néanmoins, lorsque l’on passe la première centaine de pages, on se retrouve avec une intrigue qui prend de l’ampleur et qui devient ultra dynamique. Je suis donc passée au-dessus des petits couacs du démarrage pour me focaliser sur le reste de l’intrigue.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Les quatre personnages qui jalonnent l’histoire. Je les ai trouvés très sympathiques.
  • La plume de Julie Kibler que j’ai trouvée remarquable
  • Les deux époques très bien décrites et très crédibles

4

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La vie est un cirque de Magne Hovden

41TpUT0itaL._SX195_Résumé : Un roman joyeux, tendre et attachant pour voir la vie en couleur ! Lise, trentenaire célibataire, travaille pour un fonds d’investissement et rêve de devenir l’associée de son patron froid et cynique. Sa vie va pourtant basculer le jour où un clown la demande à l’accueil. Un oncle dont elle ne connaissait pas l’existence, vient de mourir et lui lègue son cirque à Oslo. Une opportunité en or se dessine pour Lise qui voit dans la revente de ce patrimoine la possibilité de devenir la numéro deux de sa boîte. À la lecture du testament, elle fait la connaissance des neuf circassiens, loin d’être enthousiasmés par cette nouvelle. À la surprise de tous, il y a cependant une condition, et de taille, à l’héritage : Lise doit effectuer cinq représentations à la tête du cirque, costume pailleté, haut de forme et éléphante inclus…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Babelio pour l’envoi de ce surprenant roman via une masse critique. J’ai pris le temps ce week end de découvrir l’histoire de Lise, une jeune femme assez coriace qui se voit confier la direction d’un cirque. J’ai beaucoup apprécié ce roman tendre et agréable à découvrir.

Lise est une jeune femme qui m’est tout de suite apparue comme étant antipathique. Lise est une jeune femme qui vise le sommet et qui vise la deuxième place dans son entreprise. Etre la collaboratrice de son patron et toucher le pactole ! L’argent ne fait pas le bonheur mais Lise est bien heureuse d’avoir de rondelettes sommes sur son compte en banque.

La vie de Lise va changer lorsqu’elle va faire la rencontre d’un clown. Un clown qui vient lui annoncer que son oncle, qu’elle ne connait absolument pas, lui a légué son cirque. Un héritage ? La vénale Lise le veut à tout prix ! Lorsqu’elle comprend qu’elle va hériter d’un cirque, elle voit en ce lieu le pactole de sa vie ! Ce qui va pouvoir la hisser au rang de collaboratrice.

Lorsqu’elle assiste à l’enterrement de son oncle, elle tombe des nues. Qui sont ces gens complètement fous qui célèbrent la mort de cette manière. Son entrée dans le monde du cirque ne va pas être de tout repos. C’est la claque, le choc des cultures et des mentalités. Directrice d’un cirque ? Pendant 5 représentations pour pouvoir toucher son héritage. Lise ne va pas baisser les bras et va aller, coûte que coûte dans cette nouvelle aventure. Elle va pouvoir vendre ce taudis et viser la place qu’elle mérite depuis tant d’années.

Ce roman est une petite boule d’énergie et de tendresse. J’ai aimé cette idée d’avoir un personnage qui sort des normes et qui se dégage fortement des autres. J’avoue que Lise m’a tout de suite filé de l’urticaire : je n’ai pas aimé son comportement et sa mentalité. La souffrance et le deuil sont très présents dans ce roman mais sont traités d’une autre manière que ce à quoi on peut s’attendre.

Ce roman est vraiment une belle découverte tant Lise va se métamorphoser et proposer une histoire drôle et farfelue. Je ne lis pas souvent de littérature nordique pourtant j’adore cela !! Le rythme, la plume et le dynamisme sont vraiment très intéressants et vraiment chouettes.

J’ai mis mon nez dans ce roman sans parvenir à m’arrêter : il a été lu très rapidement et cela fait du bien d’avoir une histoire qui sort un peu des sentiers battus par les décors que l’on propose. Je ne vais pas dire que j’ai été surprise par ma lecture. Ca se lit bien mais cela ne montre aucune originalité quant à la construction du roman, son dénouement ou les caractères des personnages. Malheureusement, tout est convenu et on sait ce que l’on va lire. Personnellement je n’ai pas été surprise par ma lecture. Elle n’en reste pas moins agréable mais si vous souhaitez être surpris par la lecture, je ne vous conseille pas de vous lancer dans cette aventure.

Les personnages sont bien travaillés, notamment Lise mais j’avoue qu’ils sont un peu clichés. Ils viennent d’un cirque et cela ajoute du pep’s et une certaine dimension à l’intrigue mais il est vrai qu’il n’y a rien de surprenant. C’est dommage. Je retiens le personnage de Lise et son évolution.

En définitive, j’ai passé un bon moment de lecture. Cela se lit bien et vite. En revanche, il est important de noter que le roman n’a rien de surprenant dans sa composition. Les personnages sont attendus et l’intrigue se déroule sans grande surprise. L’univers du cirque rend le roman charmant mais il ne restera pas inoubliable. Un feel good sympathique qui remplit bien son job en soi.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • L’univers du cirque mis en avant
  • Le personnage de Lise
  • La plume de l’auteure

Merci à Babelio et à Pierre pour l’envoi de ce roman! 🙂 

3

23

Bilans mensuels avril & mai 2021

Salut tout le monde! On est en juin, il est temps de faire le bilan du mois d’avril… Je crois. Je suis désolée, je n’ai eu le temps de rien ces dernières semaines. Comme je suis aussi à la bourre pour mai, je ferai les deux en un. 
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Bilan Livresque
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Services presse et Comités

Sur les mois d’avril et mai, j’ai donc lu 33 romans dont 2 pour un comité de lecture. J’ai écouté 7 romans audio. Je suis contente, mon grand rythme revient petit à petit =) 

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Les 03 meilleures lectures du mois…
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Avril
Mai
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J’attendais plus de… 
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Je vous embrasse ♥ 

14

20.000 balles pour mourir de Jacky Goupil

41PMJeZoTxL._SX195_Résumé : POURQUOI UN SERIAL KILLER MET-IL 20 000 EUROS EN ESPÈCES DANS LES POCHES DE SES VICTIMES ? C’est bien ce que je me demande… « Je », c’est moi, le commissaire Stanislas Goupil. Accompagné de l’inspecteur Gédéon, l’homme qui rigole plus vite que son ombre, on enquête. Mais attention ! Nous, c’est pas le style à la British. Pas de loupe, pas de pipe, pas de bonnes manières. On serait plutôt du genre à foncer dans le tas avec nos grosses pompes à clous. À cogner aussi, bah oui, faut ce qu’il faut. Les vilains pas beaux, quand tu les interroges poliment, ils ne comprennent pas. Mais si tu questionnes avec une mandale, ils sont nettement plus bavards. Tu veux savoir pourquoi un taré distribue ses économies à des macchabées ? Pourquoi un mec échappe au cimetière en se cognant un doigt de pied ? Pourquoi j’ai envie de fracasser un chauffeur de taxi avec un parpaing ? Et pourquoi la petite Lorette adore nos parties de culbuto ? (ça c’est de la confidence intime, ne le répète pas.) Le mieux que t’as à faire, c’est d’entrer avec moi dans l’action. Et si en plus, t’as pas peur de la déconnade, tu ne regretteras pas le voyage ! Alors tu cliques tout de suite sur le bouton pour télécharger ou commander mon bouquin en papier. Pas de discussion, je t’attends !

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Jacky Goupil pour l’envoi de son roman via SimPlement. Ma curiosité a été attirée par la mention « feel good polar ». Je lis du feel good, je lis du polar, mais du feel good polar, je n’en ai jamais entendu parler. J’ai été piquée au vif, il fallait que je sache où voulait m’emmener l’auteur.

Je pense que Jacky Goupil a sorti un roman des sentiers battus. On se moque des normes, on avance comme on peut et comme on veut. Jacky Goupil propose un OVNI littéraire qui va rentrer dans la catégorie « on aime ou on n’aime pas ». C’est le genre de roman qui va diviser le lectorat. Si, sur certains aspects, j’ai apprécié et surtout admiré le travail de l’auteur, il y a d’autres points qui ne m’ont pas forcément plu à 100%

J’ai apprécié les références, j’ai aimé l’atypisme de l’intrigue, j’ai apprécié les personnages principaux. Mais j’avoue que le style, si percutant soit-il, ne m’a pas forcément convaincue. Lorsque je disais que c’est un roman qui passe ou qui casse, je parlais plus particulièrement du style. C’est vraiment intéressant mais je ne lirai pas ce genre de style tous les jours.

On fait la rencontre d’un duo improbable : le commissaire Stanislas Goupil et l’inspecteur Gédéon. Ces deux-là forment un duo exceptionnel. Si vous appréciez les romans style San Antonio, vous aimerez forcément ce roman. Il est vrai que je pouvais, lorsque j’étais chez mon papi et qu’un roman trainait, lire un roman pour passer le temps. Je n’ai jamais été embarquée par ces histoires même si elles se laissent lire facilement. Ici, la désinvolture, l’humour et le style fait penser au personnage de San Antonio. Goupil, ce rusé renard, se voit, avec son acolyte, positionner sur une affaire assez particulière : un serial killer sévit et laisse sur ses victimes 20.000 euros. L’enquête est lancée, accrochez-vous, ça décoiffe.

Le côté enquête m’a énormément plu. J’ai beaucoup apprécié l’idée de base et la manière dont elle est traitée. Les personnages sont très bien travaillés et ont une psychologie fine et détaillée, cela ne fait aucun doute. Goupil & Gédéon sont deux personnages que l’on prend plaisir à découvrir. C’est un duo très drôle et original qui porte l’intrigue à bout de bras. Le roman est à l’image de ce duo : il y a beaucoup d’humour et de second degré, c’est original et la dérision est bien présente. Il est clair que l’on rigole. On sourit et on s’amuse. Peut-être un peu trop pour moi : un polar reste quand même une enquête avec des meurtres et de la violence. Il est clair que l’OVNI littéraire que l’on a sous les yeux est captivant mais voilà, je pense que la dérision est trop présente pour moi. On tourne tout à la rigolade et j’ai eu du mal à occulter cela pour avancer dans ma lecture. C’est très atypique.

En revanche, j’ai beaucoup apprécié les références que j’ai trouvées. Je pense que j’ai dû en rater quelques-unes mais celles que j’ai trouvées sont sympathiques et originales. L’auteur s’amuse avec la langue française qu’il semble manier avec beaucoup de dextérité. La plume est de qualité et très incisive. Le travail de la langue a été scrupuleusement fait et cela fait plaisir à lire. On est vraiment dans une qualité certaine. Bravo à l’auteur pour cela.

En définitive, malgré un petit couac au niveau du style, j’ai apprécié la qualité de la plume et les personnages. L’intrigue est sympathique et originale. Véritable OVNI littéraire, 20.000 balles pour mourir est un roman que vous apprécierez si vous aimez San Antonio. Avec une plume magnifique et des personnages saisissants, Jacky Goupil signe ici un roman de qualité qui décoiffe.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Les multiples références littéraires qui pullulent dans ce roman.
  • Les personnages de Goupil et de Gédéon
  • La qualité de la plume de l’auteur

3.5

18

Les anges d’acier – tome 01 : l’escadrille d’Aliénor Eusimarok

514Qgclg4QL._SY291_BO1,204,203,200_QL40_ML2_Résumé : Eastbourne, Sussex, avril 1943. Base RAF Beachy Head. À 18 ans, Félicien est le plus jeune pilote français intégrée à la RAF sur la base de Beachy Head car il possède son propre avion militaire. Pour conserver le manche de son appareil, et peut-être intégrer un jour l’escadrille de combat, il s’efforce de faire sa place via des missions sur la Grande Bretagne. Sauf que Félicien s’appelle en réalité Léontine, a 20 ans, et qu’une femme ne peut pas piloter au combat. Enfin, il parait. Face aux AS, les troublants « Saint Ange » et « Steel Bird », celui dont le nom de code est « Chérubin » parviendra-t-il à garder son secret ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Aliénor Eusimarok pour l’envoi de son roman. Je suis toujours contente de faire de nouvelles découvertes, surtout lorsqu’il s’agit d’en faire en romance historique. Grâce au groupe facebook de Thalie Perrot, Aliénor fait partie des auteurs que j’ai pris plaisir à découvrir.

Ce que j’apprécie particulièrement ici, c’est le cadre utilisé et l’originalité de ce dernier. En effet, Aliénor Eusimarok ne choisit pas la facilité puisqu’elle nous plonge dans une intrigue qui prend place lors de la seconde guerre mondiale. J’ai aimé l’angle pris, les décors, les idées. Cela change vraiment de ce que j’ai déjà pu lire en romance historique et franchement : cela fait du bien !

On fait la rencontre de Félicien qui cache un profond secret. Félicien est, en fait, Léontine. Léontine est une jeune femme de 20 ans qui fait partie de la RAF. Jeune pilote pour l’armée française, elle est sous couverture : tous les jours, elle cache ses formes et tout ce qui pourrait trahir sa féminité. Elle devient alors Félicien, un jeune pilote extrêmement doué. Accompagnée de sa cousine Penny, Léontine va faire tout ce qui est en son pouvoir pour vivre sa passion sans se faire découvrir.

Le cadre historique est assez bien trouvé je trouve. J’ai apprécié la manière dont Aliénor Eusimarok met en place la place de la femme dans ce monde. Tout est verrouillé. La femme n’a pas sa place dans ce monde d’homme : elle ne peut pas faire la guerre, elle ne peut pas se battre pour sa patrie. La femme est naturellement moins douée que l’homme. Léontine va mettre à mal cette manière de pensée. C’est un personnage fort et courageux. Il faut déjà avoir du cran pour se déguiser et prendre l’apparence d’un homme pour vivre de sa passion, mais il en faut encore plus pour évoluer dans un monde où l’on doit survivre.

L’auteure apporte assez de détails au niveau du contexte historique. On est littéralement plongé dans un monde incroyable. On se rend vraiment compte de tout le travail de documentation que l’auteure a fait pour son roman. C’est crédible et prenant. Pour ajouter de la crédibilité à son intrigue, l’auteure décide de partager la narration en trois points de vue : celui de Félicien, de Steel Bird et Saint Ange qui sont des personnages récurrents dans ce premier tome.

La plume d’Aliénor Eusimarok est incroyable. Fine et délicate, elle nous propose une intrigue fluide et dynamique. Elle ne souffre d’aucune longueur. Cela donne envie de découvrir le deuxième tome. Le cliff hanger à la fin de ce premier tome est juste incroyable. Lorsque je suis arrivée à la fin du roman, j’ai crié de frustration. Impossible. Comme l’auteure peut jouer ainsi avec mes nerfs ?! Ah la vilaine ! 😉

Entre France & Angleterre, nous allons suivre Léontine dans son aventure. J’ai trouvé l’équilibre assez sympathique. Il y a autant de place pour l’action que pour les émotions. J’ai aussi apprécié la construction narrative qui permet de mieux comprendre nos personnages principaux. Nous entrons vraiment dans l’intimité des personnages et la dimension psychologique est assez bien construite.

C’est une lecture très agréable que nous propose donc Aliénor Eusimarok. Je ne pensais pas que j’apprécierai autant ce premier tome. J’ai toujours un pied de recul lorsque l’intrigue est mise en place dans le cadre de la seconde guerre mondiale. C’est tellement vu et revu … Mais Aliénor Eusimarok est parvenue à me surprendre de la plus belle des façons.

En définitive, j’ai apprécié ma découverte et j’ai hâte d’avoir la suite entre les mains. C’est formidable de mettre en place des figures féminines aussi fortes dans un cadre aussi dur que celui de la seconde guerre mondiale. En toute honnêteté, je suis bluffée. C’est juste excellent : l’intrigue est forte et riche. La documentation est utilisée à bon escient. Bref, aucune fausse note pour moi. J’ai hâte de retrouver les personnages pour un deuxième tome ! Bravo à l’auteure pour ce formidable premier tome qui se montre à la hauteur de mes espérances.

03 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Le personnage de Félicien/Léontine qui m’a énormément plu.
  • La plume de l’auteure qui nous fait voyager
  • La documentation incroyable et la richesse de l’historique dans cette intrigue

4.5

 

19

La Vecchia Signora de Carla Hay

48894221._SY475_Résumé : Apprendra-t-elle à se laisser aller ? Giulia, maman dévouée à son fils, consacre ses journées à son activité de traductrice. Une proposition de journalisme vient bousculer son quotidien et elle se promet de n’accepter que la réalisation d’une seule interview, afin de ne pas réveiller le passé. Maximiliano, footballeur star de son club en Serie A n’a que sa carrière en tête. Lui, les interviews font partie de son quotidien. Intrigué par cette femme qui ne répond pas à ses avances, il ne compte pas la laisser faire son travail dans les règles. Entre eux, les étincelles sont inévitables… Et pourquoi pas le désir ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Carla Hay pour l’envoi de son roman via la plateforme SimPlement. J’ai beaucoup apprécié l’appel au voyage dans un pays que j’aime beaucoup : l’Italie. On ne va pas se le cacher, en ce moment, voyager est quelque chose qui donne vachement envie. La situation sanitaire ne le permet pas vraiment alors plonger dans un roman est la solution idéale pour voyager en restant chez soi.

La vecchia signora est un premier tome très agréable à découvrir. Romance New Adult, elle a su me transporter assez facilement. Même si ma lecture n’est pas un coup de cœur, j’en ressors agréablement surprise.

Nous faisons la rencontre de Giulia. C’est un personnage féminin fort que j’ai beaucoup apprécié découvrir. En effet, au-delà d’être une super maman qui ferait tout pour son petit garçon, c’est avec une force et un courage désarmant qu’elle se bat contre les obstacles qui la vie lui met sur son chemin. Traductrice, elle travaille comme une acharnée pour que son fils ne manque de rien. La vie ne lui a certainement pas fait de cadeau mais elle avance et elle se bat. Giula est un personnage que j’ai beaucoup apprécié pour la force de caractère qu’elle a mais aussi pour ce qu’elle dégage. Elle ne se laisse pas faire et n’a pas froid aux yeux, elle est vraiment exceptionnelle. C’est un personnage féminin fort qui va porter à bout de bras cette intrigue.

Qui dit romance, dit forcément deuxième personnage principal. Je vous présente donc Maximiliano, un joueur de football célèbre qui va craquer sur Giulia lors d’une rencontre au café de sa sœur où Giulia a ses habitudes. Giula et Maximiliano c’est la rencontre de deux caractères bien trempés qui ne se laissent pas faire. Si Giulia va tout faire pour tenir ses promesses et protéger Marcus, son fils, elle va aussi devoir faire face au footballeur sur de lui qui ne lâche rien facilement. C’est une rencontre explosive qui va nous tenir en haleine tout au long du roman.

Ce que j’ai beaucoup apprécié dans cette lecture, c’est l’équilibre. On a un équilibre parfait dans tous les sens du terme. Les thématiques peuvent être dures et difficiles comme un peu plus légères et agréables. Cela permet de ne pas avoir un livre trop dur émotionnellement à lire. C’est vraiment très agréable. Les personnages ont tous les deux un passé à gérer dans leur présent. J’aime beaucoup le fait que les personnages ne sont pas parfaits mais qu’ils trainent des casseroles. C’est bien, cela rend l’intrigue plus humaine et plus crédible.

Les personnages sont aussi complémentaires. Si Giulia est plus réservée et réfléchie, Maximiliano est lui plus franc, plus direct et ne recule pas devant des refus éventuels. Les deux personnages, radicalement opposés, vont apprendre à composer ensemble et à écrire une histoire qui nous propose une belle évolution. Les deux personnages sont forts mais évoluent avec le temps. C’est vraiment agréable, on a l’impression de faire partie de leur histoire et d’avancer avec eux. Je trouve cela charmant.

Même si l’équilibre est ce que j’ai apprécié le plus dans ma lecture, j’ai aussi grandement apprécié ma découverte de la plume de Clara Hay. C’est vraiment une plume au service des diverses émotions que l’on peut rencontrer. C’est vraiment top. La plume est fluide et propose des thématiques différentes : le sport grâce au métier de Maximiliano, la difficulté qu’est d’être mère et d’être seule mais aussi le lâcher prise et savoir avancer malgré les blessures et les promesses du passé. C’est rondement mené et l’intrigue ne souffre pas de longueurs. Le fait d’avoir fait le choix de ne pas avoir des personnages parfaits est quelque chose de très bien aussi : cela permet au lecteur de s’identifier aux personnages et de les rendre plus humains. La romance est à l’image de nos personnages : imparfaite mais tellement chouette.

En définitive, Clara Hay nous propose une histoire vraiment excellente. Les décors italiens sont formidables et proposent vraiment une invitation au voyage que je n’ai pas pu refuser. J’ai apprécié nos deux personnages principaux et leurs différences de caractères et de vie. Je trouve cela charmant. La plume de l’auteure est au service des émotions et nous en fait une palette vraiment agréable. Quelle belle découverte ! Prenez le temps de plonger dans l’histoire de Giulia et de Maximilano, ça vaut le détour !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Deux personnages principaux forts mais très agréables à rencontrer
  • Une plume au service des émotions : tout ce que j’aime !
  • La romance imparfaite mais qui est très crédible. On s’identifie très facilement aux personnages.

4

19

Renaissance – Tome 01 : la couronne aux larmes de sang de Jérôme Felin

41wIknA6plLRésumé : 1997 – Étienne Flandres débarque à Valognes, petite ville du Cotentin, pour y devenir professeur d’anglais au lycée. Il sympathise avec un de ses élèves, Léo. Mais, alors qu’il se trouve par hasard dans le bureau du proviseur, Sargent, il est mêlé à la découverte d’une peinture extraordinaire dans la chapelle du lycée, en travaux, appelée à devenir une bibliothèque.

Un homme y est représenté allongé, un pieu dans le cœur. On découvre bientôt un corps derrière le tableau, crucifié la tête en bas. Après la décapitation du contremaître et d’autres indices, Étienne comprend qu’un vampire est parmi eux. Il sauve de ses griffes un jeune enfant, Marcange, le fils du contremaître, et s’allie à Marey, un médecin pour abattre la mère, Aline, déjà transformée. Peu à peu, les deux hommes convainquent un autre médecin, Gardian, l’animateur du patrimoine, Desenclos, et Sargent lui-même. Ils mènent une croisade contre les vampires qui ont envahi la ville, qui sont tous particulièrement cruels et inventifs dans leur perversion. Léo se retrouve orphelin et se joint au groupe. Ils vont ainsi débusquer Montgomery, maître vampire, au prix d’une chasse dans les souterrains de Valognes. Montgomery, ayant assiégé par deux fois Valognes au XVIe siècle lors des guerres de religion, avait été neutralisé par son filleul, François d’Alençon, le dernier des Valois. Alors qu’Étienne déménage en fin d’année scolaire, emmenant Marcange et Léo, François, maître vampire à son tour, les observe de loin.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi de ce roman. Je vous avoue que le résumé m’a énormément tenté. J’avais envie de plonger dans l’univers de Jérôme Felin. Double découverte pour moi puisqu’au-delà de découvrir l’univers proposé dans cette intrigue, je découvre aussi une nouvelle plume.

J’avoue que la thématique vampirique ne m’inspire plus autant qu’avant. Entre les lieux communs, les stéréotypes en tout genre, je trouve que la thématique s’est un peu essoufflée ces dernières années. J’ai vraiment fait un écart avec ce choix. Je suis heureuse de l’avoir fait ! J’ai beaucoup apprécié ce que j’ai lu. Ce premier tome a répondu à mes attentes.

On fait la rencontre d’Etienne. Un jeune homme qui prend son poste de professeur d’anglais dans la ville de Valognes. Petite ville tranquille, Etienne aspire au calme et à la quiétude d’une vie bien rangée. Personnage un peu morose, il n’en est pas moins attachant. Néanmoins, les choses ne vont pas se passer comme prévues. Il va vite déchanter. Etienne est un personnage que j’ai apprécié. Il est là où on ne l’attend pas forcément et ça c’est bien. J’avais peur d’avoir un personnage un peu déprimé tout au long du roman. Bien qu’il ne soit pas au top du top de sa forme, il reste quand même un personnage intéressant.

Roman typiquement fantastique, il nous propose donc de plonger dans le mythe du vampire dans toute sa noirceur. Ca fait aussi du bien, de temps en temps, de sortir de ma zone de confort. Ici, c’est chose faite. On va voyager entre le 16ème siècle et 1997. Au départ, je n’ai pas forcément compris où l’auteur nous emmenait. Je ne comprenais pas le rapport entre Etienne et le 16ème siècle. J’avoue que le début a été un peu long pour moi : j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire dès les premières pages. Il m’a fallu quelques chapitres pour faire la lumière sur ce que je ne comprenais pas et vraiment entrer dans l’histoire. Une fois que cela a été fait, j’avoue que j’ai adoré ma lecture. C’est vraiment ultra addictif. Lorsque c’est ainsi, on pardonne aisément les tâtonnements des premiers chapitres.

Il est vrai que les personnages sont assez nombreux mais ils permettent tous de faire avancer l’histoire. Il n’y a pas de rôle figuratif ici. Ils ont tous leur histoire et s’activent tous contre Montgomery, le vampire qui est à la base de tout ce chaos. Je préfère vous laisser découvrir par vous-même tous les personnages que l’auteur met en place. Vous avez déjà un petit aperçu dans le résumé.

L’impulsion de ce roman est donnée par Etienne pour moi. A partir du moment où l’éveil à lieu, Etienne se transforme véritablement et donne une force incroyable au roman et à l’intrigue. L’évolution de ce personnage est intéressante et grandiose. On a l’impression de voir éclore un nouveau personnage. C’est vraiment excellent !

A l’aide de flash-back, on va finir par faire le lien entre les deux époques et cela est vraiment très intelligent. Je trouve que la thématique vampirique est extrêmement bien renouvelée et cela est lié à ces flash-back.

Je trouve que la construction narrative de ce roman est très intelligente. Tout est fait pour que le lecteur soit immergé dans une histoire saisissante et captivante. Cependant, il faut quand même précisé qu’il n’est pas forcément facile à lire. Il y a des scènes violentes et sanglantes. Petite trouillarde que je suis, je ne l’ai pas lu la nuit. C’était pour moi impossible, je sais que j’en aurais fait des cauchemars : cela prouve aussi que l’auteur maitrise son sujet et sa plume.

En parlant de la plume, c’est vraiment une plume que j’ai pris plaisir à découvrir ! J’ai trouvé les descriptions saisissantes et fourmillantes de détails. Cela ajoute vraiment un plus à l’intrigue. On ne peut pas passer à côté de toutes les connotations historiques et artistiques. Cela donne aussi beaucoup plus d’ampleur au roman. C’est vraiment intéressant. Jérôme Felin prend le temps de mettre les choses en place mais cela est vraiment saisissant. Je trouve que l’auteur a su s’approprier les époques grâce à la délicatesse de sa plume qui est, au final, très littéraire. Cela fait plaisir. J’aime beaucoup avoir des plumes travaillées comme celle-ci de temps en temps.

En définitive, l’auteur nous propose un univers franchement captivant et très travaillé : les descriptions sont magnifiques, on traverse le temps d’une manière incroyable. La construction narrative est pensée et intelligente. Une syntaxe parfaite et richement ornée par un style littéraire et fluide. Les personnages sont aussi saisissants et très travaillés. J’ai apprécié ma découverte bien que la mise en route soit un peu longuette.

Chers lecteurs, allez-y !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un roman fantastique et noir qui permet de découvrir le mythe du vampire d’une nouvelle façon
  • La plume de l’auteur que j’ai beaucoup appréciée
  • Le personnage d’Etienne qui est une belle surprise !

4.5

23

Le mangeur d’âmes d’Alexis Laipsker

CVT_Le-mangeur-dames_3860Résumé :  » Il n’a pas crié. Ils ne crient jamais. « Certains secrets, pourtant bien gardés, s’avèrent parfois trop lourds à porter… Quand des disparitions d’enfants et des meurtres sanglants se multiplient dans un petit village de montagne sans histoire, une vieille légende nimbée de soufre ressurgit… Diligentés par leurs services respectifs, le commandant Guardiano et le capitaine de gendarmerie De Rolan sont contraints d’unir leurs forces pour découvrir la vérité.

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Je remercie chaleureusement les éditions Michel Lafon et Alexis Laipsker pour l’envoi de ce roman et la dédicace. Ca me fait toujours plaisir quand l’auteur prend le temps de m’écrire quelques mots.

Cette lecture m’a tentée pour la plume dans un premier temps. Je l’ai trouvé formidable dans le roman d’Alexis Laipsker Et avec votre esprit. Cela allait de soi pour moi, il fallait que je lise ce dernier roman.

On fait la rencontre de deux personnages principaux dans cette historie. Le commandant Elisabeth Guardiano et le capitaine de gendarmerie Franck De Rolan. Rien ne semblait pouvoir les unir mais c’est une enquête bien morbide qui va le faire.

Elisabeth est un personnage féminin fort. Elle est humaine et cela rend le personnage ultra crédible : elle a des forces et des faiblesses. C’est vraiment très intéressant de l’avoir travaillée ainsi. On sent rapidement qu’elle est investie d’une mission mais qu’elle a aussi un jardin secret qu’elle ne partage pas facilement. Elle n’a pas d’attache et ne s’attache pas facilement aux autres. Franck De Rolan est plus ouvert, moins secret et est un homme assez ouvert d’esprit. Il vient ajouter une petite dose de fraicheur  à l’intrigue. Franck essaye de tisser des liens professionnels avec Elisabeth qui essaye de s’abstenir de tous rapprochements même s’ils restent professionnels. J’ai trouvé que ce duo était assez original dans sa construction. Ils restent néanmoins deux personnages complémentaires et j’ai trouvé que cela fonctionnait bien.

L’intrigue, en elle-même, est assez dure. C’est violent, il y a du sang et des petits morceaux de chair partout. Ajoutons à cela une intrigue qui met en scène des enfants. Je ne vais pas vous le cacher, cette intrigue est dure. A plusieurs reprises, j’ai eu de gros pincements au cœur. Je trouve, cependant, que l’auteur est parvenu à maintenir un certain équilibre dans cette intrigue. Bien entendu, rien n’est dédramatisé : on parle de meurtres et de kidnapping d’enfants. Rien de bien drôle dans tout cela. Mais je trouve que le personnage de Franck vient vraiment permettre au lecteur de respirer entre les découvertes macabres qu’il fait à travers sa lecture.

La fin reste spectaculaire. Je ne m’attendais pas à cela. J’ai trouvé l’idée franchement belle et poétique dans un sens. On est vraiment confronté à l’horreur la plus totale. De toute façon, dès qu’il s’agit d’enfant, la tragédie est horrible. On le sait, on le sent et on essaye d’y faire face. C’est vraiment terrible mais ça remet les idées en place. Je pense qu’il faut être un excellent auteur pour réussir à me faire lire des intrigues pareilles.

Vous savez que je ne plonge pas facilement dans ce genre d’intrigues. Quand on touche aux enfants, c’est toujours très compliqué pour moi. Néanmoins, je suis en totale confiance avec Alexis Laipsker. Sa plume est franche, directe et dynamique. Elle possède aussi une grande palette d’émotions qu’elle véhicule à merveille. En effet, je pense que pour avoir, au final, un équilibre quasi parfait comme celui proposé dans ce roman, il faut savoir travailler les émotions. C’est vraiment agréable. L’intrigue avance mais n’est pas forcément ultra pesante malgré tout. La construction du duo est aussi très intéressante. Elisabeth & Franck portent vraiment l’intrigue sur leurs frêles épaules. C’est vraiment intelligent !

En définitive, ce roman est une petite pépite qui va vous proposer une enquête qui ne vous laissera pas de marbre. Il est vrai qu’elle soulève des thématiques dures et pesantes : le kidnapping d’enfant, les meurtres mais le tout emballé avec en toile de fond la légende du « mangeur d’âmes ». J’ai trouvé l’idée intéressante et très crédible. Ca ajoute une autre dimension à l’intrigue et cela est très intéressant.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le duo de personnages : Franck & Elisabeth. Je les ai trouvés atypiques et attachants. Le duo fonctionne très bien.
  • L’équilibre parfait entre l’action et l’émotion dans ce roman
  • La plume de l’auteur que j’adore !

4.5

20

Et pour le pire de Noël Boudou

41so4Qk2ukL._SX195_Résumé : Bénédicte et Vincent auraient pu vieillir paisiblement ensemble. Malheureusement, le destin en a décidé autrement, il y a vingt ans… Vingt ans. Vingt ans à attendre… à attendre que les assassins de sa femme sortent de prison. Depuis vingt ans, Vincent Dolt n’a qu’une seule idée en tête : venger sa douce Bénédicte… Depuis vingt ans, seule la haine le maintient en vie. Mais une vengeance n’est jamais simple, surtout à 86 ans. Il a vécu le meilleur, il se prépare au pire…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Taurnada et Joël pour l’envoi de ce roman. Je suis toujours contente de me plonger dans un nouveau roman de ces éditions. Je découvre la plume de Noël Boudou avec ce roman. Je ne vous le cache pas, j’ai craqué sur le résumé de ce roman. Un vieillard qui a soif de vengeance : comment l’esprit peut combattre les affres de la vieillesse ? Noël Boudou va nous proposer une intrigue qui nous propose de comprendre comment la vengeance peut être l’aboutissement d’une vie.

On fait la rencontre de Vincent : un homme âgé de 86 ans. Ca fait 20 ans qu’il rumine et qu’il essaye de vivre avec l’absence de sa chère et tendre Bénédicte. Sa femme qui lui a été enlevée de la plus brutale et violente des façons. Seulement, Vincent sait que la fin est proche : sa délivrance arrive ! Les assassins de sa femme vont sortir, leur peine est purgée. Une peine bien insuffisante au goût de Vincent qui ne rêve que de vengeance et de meurtre.

D’autres personnages principaux font leur apparition : Bao et France, les voisins de Vincent qui vont rapidement devenir un repère pour Vincent qui n’est habité que par la colère et la vengeance. Vincent va partir à la quête de réponses à travers cette intrigue. Aidé par Omont, Bao et France, il va faire la lumière sur cette histoire qui doit trouver son point final. Il ne faut pas oublier Bénédicte qui vit grâce aux souvenirs de Vincent. Il est son gardien, celui qui va essayer de faire pour qu’elle trouve la paix. Il va remuer ciel et terre pour que sa vengeance se mette en place. Bénédicte n’est plus là mais son souvenir est dans toutes les pages de ce roman.

Il est clair que ce roman ne doit pas être mis entre les mains de tout le monde. En effet, on se retrouve avec une intrigue sombre, violente mais aussi profondément humaine même si l’on côtoie le pire de l’âme humaine. Ce roman est violent, il est dur mais il est aussi la preuve que l’homme peut être surpris même dans les plus durs moments de sa vie. Une main tendue, une promesse, un verre de vin. C’est aussi beau que cela est terrifiant.

Noël Boudou met le pire et le meilleur de l’homme dans son intrigue. Noël Boudou m’a fait frissonner de plaisir et de rage. Je suis passée par toutes les émotions avec ce roman. Taurnada ne signe, apparemment, que d’excellents romans. Les personnages sont très bien construits, j’ai vraiment apprécié Vincent qui, malgré ses 86 ans, son vocabulaire ordurier et son côté grognon est un personnage très attachant. J’ai aussi aimé Bao, cette force de la nature et sa force de caractère. France est aussi une femme et une épouse pleine de surprise. J’ai beaucoup apprécié sa convivialité, sa loyauté et sa franchise.

Ce roman est une réelle bonne surprise. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre : il est vrai que le résumé est alléchant mais j’avais aussi peur de tomber dans la violence, le sang, la mort. Mais, à la surprise générale, j’ai avalé ce roman en une soirée. C’est vraiment formidable. Je ne pensais pas trouver autant de nuance et de sensibilité dans une intrigue comme celle-ci. C’est vraiment intéressant et très surprenant.

Le livre objet est très maniable. J’adore le format poche proposé par les éditions Taurnada. Il est propre, aéré et se lit tellement bien. Je n’ai pas peur d’abîmer mon roman et cela est très agréable.

La plume de Noël Boudou est vraiment excellente ! Elle rythme l’intrigue, elle est fluide et dynamique. On ne s’ennuie jamais dans ce roman. Je ne pensais pas pouvoir m’attacher à une intrigue comme celle-ci mais Noël Boudou fait la différence. Ce roman est excellent et je vous conseille de le lire !

Encore merci aux éditions Taurnada pour l’envoi de ce roman.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Vincent et Bao : deux personnages masculins extrêmement bien pensés et construits
  • L’intrigue en elle-même : parfait équilibre qui permet de lire une intrigue ni trop sombre, ni trop légère
  • La plume de Noël Boudou que j’ai trouvé brillante.

4.5

14

Hopeless romantic – Tome 03: Fear de Sissie Roy

410HxJXcZOLJe vous invite à ne pas lire la chronique si vous avez l’intention de vous lancer dans la lecture de cette trilogie. Certains détails, présents dans le résumé et par extension dans ma chronique, pourraient vous gâcher certaines surprises.

Résumé : Quand les démons du passé et la folie se mêlent au bonheur. Lacey et James ont enfin pu trouver la paix. Ensemble, ils ont pu établir le parfait équilibre entre être parents d’une petite fille de trois ans et vivre de leur passion pour la musique. Malheureusement pour eux, une personne n’est pas d’accord avec leur succès et décide d’y mettre son grain de sel en kidnappant leur bébé. L’enquête n’est pas évidente et laissera des séquelles sur le couple. Ils se répètent qu’ensemble ils pourront surmonter cette épreuve difficile. Qui peut bien les détester à ce point ? Où est leur fille ? Que lui est-il arrivé ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Evidence Editions pour l’envoi de ce roman qui signe le dernier tome de la trilogie de Sissie Roy. En effet, j’ai eu la chance de découvrir la plume de l’auteure et je voulais aller jusqu’au bout de ma découverte avec ce troisième tome. Mon avis est à l’image de ce que je peux penser de la trilogie : elle est très sympathique dans son ensemble, bien que certains points ne m’aient pas convaincue à 100%

J’ai apprécié retrouver Lacey et James qui sont deux personnages attachants. Si au départ, tout n’était pas rose entre eux deux, Lacey et James ont traversés tellement d’épreuves que leur amour est devenu une évidence.

Là où j’ai eu un peu plus de mal, c’est avec cette impression d’accumulation. Le premier tome propose une péripétie finale qui nous met en feu jusqu’à la lecture du deuxième tome. Dans ce troisième tome, on se retrouve avec un kidnapping. J’ai eu du mal à y croire. On a l’impression que tout leur tombe sur la tête. Il est évident qu’aucune histoire d’amour n’est rose, mais je trouve que ce qui arrive à nos personnages est un peu trop spectaculaire pour être totalement crédible. Mis à part cela, j’ai trouvé ce troisième tome à la hauteur de mes espérances. La fin est belle et très agréable.

Il est clair que, pour moi, la force de ce roman réside dans la plume de l’auteure que je trouve très belle. En effet, elle véhicule à merveille les émotions. La palette est large et nous permet de plonger dans l’univers de Lacey et de James qui est bercé par la musique mais aussi par l’amour sous toutes ses formes. L’auteure décide de mettre en page des thématiques assez fortes : le deuil, la famille, l’amour mais aussi la trahison et les déconvenues. Je trouve que cela forme un cocktail assez agréable et détonnant. Il est vrai que les péripéties sont surprenantes malgré qu’elles soient trop nombreuses pour moi. Ceci reste un avis personnel, je vous rassure.

Je suis persuadée que les lectrices et les lecteurs de New Romance trouveront leur compte dans cette trilogie qui reste globalement très agréable. On avance dans la vie avec ces deux personnages qui grandissent, évoluent et tentent de prendre leur envol malgré tout ce qui peut se passer dans leurs vies. La vie n’est pas évidente et est semée d’embûches, c’est exactement ce qui se passe dans ce roman. Ces deux personnages incarnent cette thématique.

L’intrigue prend un tournant dramatique et oppressant lorsqu’un corbeau s’amuse à menacer Lacey et James. J’ai beaucoup apprécié cette idée assez innovante et qui permet de sortir un peu de la romance moderne comme on la trouve dans la plupart des intrigues. Cela permet vraiment de mettre les nerfs à rude épreuve et de tester les limites des personnages. J’ai trouvé l’idée vraiment intéressante et intelligemment mise en place dans cette intrigue.

La plume de Sissy Roy est vraiment très belle. Elle permet de véhiculer une palette d’émotions très large. J’aime beaucoup. Je relirai avec grand plaisir une saga ou un one shot de l’auteure. Je suis contente d’être allée au bout de ma lecture et de ma découverte. J’ai fait la rencontre de personnages attachants et atypiques. C’est le principal pour moi.

En définitive, même si cette saga n’est pas parfaite à mes yeux, j’en garde un bon souvenir. Les thématiques diverses et variées La plume est très belle et s’associe à une intrigue qui propose de belles surprises malgré une impression d’accumulation.

03 bonnes raisons de lire cette saga :

  • La thématique de la musique que j’aime retrouver dans mes lectures
  • La plume de Sissie Roy
  • Lacey et James : deux personnages intéressant et richement construits

4

17

Comme une aurore dans la brume d’Aurélie Depraz

41DussyqPIL._SX195_Résumé : Sørjevik, Norvège, 871. Haakon est furieux. Son jarl et meilleur ami, Loken, lui a imposé de s’occuper de la captive qu’ils ont repêchée en pleine mer du Nord jusqu’à ce qu’ils aient pu obtenir sa rançon. Or, la naufragée refuse de décliner son identité et sa beauté éveille en lui autant de souvenirs douloureux que son caractère l’insupporte. L’hiver approche. Si elle ne parle pas maintenant, toute tentative de rançonnage sera reportée et il devra la surveiller jusqu’au printemps. Et ça, c’est strictement hors de question. Parce qu’elle est intenable, caractérielle et… aussi désirable qu’interdite. Quant à la jeune femme, elle semble bien décidée à ne pas lui rendre la tâche facile, à bien plus d’un égard…

Un voyage au cœur des fjords du Rogaland, au temps des grandes expéditions vikings, des guerres entre clans et royaumes scandinaves et de l’exploration maritime des nouvelles voies du nord.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Aurélie Depraz pour sa confiance. En effet, je suis vraiment heureuse de pouvoir découvrir de nouvelles plumes surtout lorsqu’elles proposent de la romance historique. Aurélie Depraz propose une plongée dans le monde viking. Voici une découverte qui sort tout droit du groupe de romance historique dont je vous vante les mérites assez souvent.

Nous sommes donc propulsés en 871. En Norvège et plus particulièrement au cœur des fjords du Rogaland. Aélis est une jeune femme sauvée par Loken et ses hommes. Ils l’ont repêchée à moitié morte dans les eaux froides de la Norvège.

Aélis devient alors une belle occasion pour Loken et ses hommes. Si c’est une esclave, elle va pouvoir être utile, si elle ne l’est pas, elle sera une formidable rançon. Loken est persuadé qu’elle n’est pas une esclave malgré les marques de torture qu’elle porte sur son dos. Quoi qu’il en soit, tant qu’Loken n’aura pas percé ce mystère à jour, Aélis reste avec lui. Il la met sous la garde rapprochée de Haakon qui est sous ses ordres. Loken est le jarl et on lui doit obéissance.

Aélis est un personnage que j’ai grandement apprécié. C’est une jeune femme pleine de ressources : elle va rester muette. Elle préfère ça à vendre un indice sur son identité ! S’ils ne savent pas qui elle est, ils ne peuvent rien faire. Elle n’est pas idiote… bien au contraire ! Aélis ne cède pas à la panique et ne se laisse pas faire. C’est, d’ailleurs, ce qui va la rendre insupportable aux yeux de Haakon qui va devoir la surveiller et la garder en vie le temps que le jarl prenne sa décision. Haakon est un personnage très intéressant ! J’ai beaucoup apprécié apprendre à le connaitre. Il se dévoile petit à petit et cela m’a beaucoup plu.

La tension entre Aélis et Haakon est palpable. On sent bien qu’ils vont se mener la vie dure. Ce sont deux caractères de feu qui vont entrer en collision pour nous proposer un feu d’artifice formidable du début à la fin de ce roman. L’auteure utilise les mots de manière à ce que tout soit palpable : la tension, l’attirance, la colère mais aussi la passion. On a une palette d’émotions qui se met en place dans l’intrigue. C’est très appréciable.

J’ai beaucoup apprécié l’évolution des deux personnages au fil des pages. En effet, les personnages sont vraiment bien travaillés et les psychologies détaillées, ce qui offre au lecteur la possibilité de comprendre les personnages mais aussi de se rendre compte de leurs évolutions personnelles. Les apparences peuvent trompeuses, je me suis d’ailleurs fait avoir avec Haakon qui s’est dévoilé au fil des pages. En toute honnêteté, je me suis bien trompée sur son cas, je n’aurais pas mis un centime sur lui. Une fois les premiers chapitres passés, je me suis laissée happée par l’intrigue.

J’ai aussi fait la découverte de la plume d’Aurélie Depraz. Elle est fluide et dynamique. Elle permet au lecteur de se plonger très rapidement dans une intrigue qui ne souffre ni de longueur ni de lourdeur. C’est assez important dans un roman de manière générale mais cela l’est encore plus lorsque l’on parle de romance historique. En effet, la romance historique est doublement compliquée à mettre en place : la romance et l’historique sont deux genres qui sont difficiles à appréhender. Je vous rassure l’auteure s’en sort haut la main ! En effet, la romance et l’historique sont parfaitement équilibrés dans cette intrigue qui ne s’essouffle pas. Le monde des vikings est un monde que je ne connais pas très bien. Je ne le rencontre quasiment pas dans mes lectures (et si je l’ai fait, c’était il y a longtemps et je n’en garde aucun souvenir). J’ai appris beaucoup de choses grâce au roman d’Aurélie Depraz qui vient dépoussiérer et alimenter ma culture sur ce sujet. On apprend des choses sans se prendre une leçon d’histoire en pleine figure, c’est très intéressant. La romance, elle, est très belle et bien mise en scène. Elle est très crédible tant l’auteure prend le temps d’installer les choses.

En définitive, j’ai beaucoup apprécié Aélis et Haakon qui sont deux forces de la nature. J’ai beaucoup apprécié les descriptions et les personnages qui sont fortement détaillés. J’ai aimé la mise en place d’une intrigue romantique qui prend son temps pour exister avec crédibilité aux yeux des lecteurs. La plume de l’auteure est très belle, fluide et dynamique. De plus, je salue le travail de documentation pour rendre l’histoire vraisemblable. L’équilibre est parfait dans ce roman.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le duo de personnages que j’ai beaucoup apprécié
  • La découverte du monde des vikings
  • La plume de l’auteure

4

Ebook livre broché
Illustration couverture : © Marine MANLAY
Crédit photos : © Serge Daubasse

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Neuf parfaits étrangers de Liane Moriarty

61HPmVLZ0iLRésumé : Neuf citadins stressés, prêts pour un break dans une sublime station thermale. Le Tranquillum House leur propose, grâce à une approche révolutionnaire, de renouer avec l’énergie positive pour prendre un nouveau départ. Coupés du monde extérieur, délestés de leurs portables, tous s’attendent avec impatience à une transformation totale. Au fur et à mesure de la cure, entre méditation, tai chi et techniques de bien-être, les langues se délient, les secrets enfouis resurgissent, les animosités aussi. On leur avait promis la quiétude et le renouveau, c’est le lâcher-prise qui s’installe… mais pas celui auquel ils s’attendaient.

Avec l’humour et la subtilité qui ont fait son succès, Liane Moriarty, l’auteur du Secret du mari et de Petits secrets, grands mensonges, traque les vérités cachées derrière les apparences et la quête parfois absurde du changement à tout prix. Du grand art.

~ Service presse audio ~

Je remercie chaleureusement Audio Lib et Hermine pour l’envoi de cette nouvelle écoute. J’avais apprécié une écoute de Liane Moriarty alors lorsque j’ai vu qu’un nouveau audio livre était disponible, je n’ai pas réfléchi bien longtemps…

Si j’avais beaucoup apprécié le roman A la recherche d’Alice Love, celui-ci est un peu en dessous de ce que j’attendais. En effet, Neuf parfaits étrangers était une idée prometteuse mais pour moi, il y a eu beaucoup trop de longueurs, j’ai attendu l’action. C’est vraiment dommage parce que l’idée de base était bonne et bien pensé.

On fait la rencontre de neuf étrangers qui vont se partager l’intrigue : un chapitre, un personnage. Cela donne du dynamisme et permet de découvrir tous les personnages en profondeur. On fait la rencontre de Napoléon, Heather et Zoe qui sont une famille et qui doivent faire face à une douleur terrible, Ben et Jessica qui sont un couple de millionnaires, Frances qui est une auteure sur le déclin, Lars un homme un peu perdu, Carmel qui est une femme qui doit faire faire à son divorce et à ce corps qu’elle ne supporte plus et Tony.

Le cadre est assez atypique : Tranquillum House est une station termale qui va proposer une approche assez particulière. Masha, la propriétaire de cette station et son personnel vont accueillir, pour dix jours, ces personnages qui ne sont pas au bout de leurs peines. Pleine de surprises, ce séjour va devenir un souvenir cuisant pour tout le monde.

J’ai apprécié certains personnages, d’autres un peu moins. Frances m’a beaucoup plu. Certainement parce que c’est une auteure de romance. Elle est un peu décalée pour son âge et sort des normes. J’ai trouvé ça charmant. Zoe m’a aussi plu, cette jeune femme est assez intelligente et agréable bien que, par moments, j’ai eu envie de la calmer avec ses réflexions un peu inappropriées. Les autres personnages ne m’ont ni plus ni déplus à vrai dire. Je suis un peu restée de marbre.

L’intrigue prend un tournant intéressant lorsque Masha dévoile son visage et ses intentions auprès de son personnel soignant et que les neuf personnes qui séjournent à Tranquillum House comprennent dans quelle situation ils sont. Néanmoins, je trouve que l’intrigue reste assez fébrile. C’est long, très long. J’ai attendu le point d’impact, j’ai attendu que l’intrigue prenne un tournant fou mais rien. La fin me reste en travers de la gorge avec un « tout ça pour ça ». Aucune surprise pour moi malheureusement !

Ce roman n’est pas un échec cuisant, il ne faut pas exagérer mais j’en attendais beaucoup plus que cela. En effet, j’ai apprécié l’idée de base, ces étrangers qui vont apprendre à se connaitre et que le lecteur va découvrir tout au long du récit. Tranquillum House est aussi un cadre charmant et atypique que j’ai pris plaisir à découvrir. Le côté psychologique de l’intrigue est aussi très présent et permet vraiment de comprendre les personnages. C’était aussi très intéressant.

Colette Sodoyez prête sa voix à l’histoire. C’était très agréable. J’ai, je pense, plus apprécié ma découverte grâce à l’interprétation que Colette Sodoyez en fait. La narration, à la troisième personne, est rondement menée et permet au lecteur d’être spectateur mais un spectateur actif : il n’est pas dans la contemplation et c’est assez agréable. Je pense que j’écouterai un nouveau livre audio avec Colette Sodoyez.

En définitive, je ne garderai pas un souvenir formidable de cette histoire bien que l’écoute fut vraiment très intéressante. L’idée de base était très intéressante aurait pu avoir plus de surprise et de profondeur. La plume de l’auteure reste quand même un très bon point positif et le côté psychologique est rondement mené.

03 bonnes raisons d’écouter ce roman :

  • Un cadre parfait
  • Frances et Zoe, deux personnages que j’ai appréciés
  • La plume de l’auteure

3

12

Entre les orages, le soleil brille d’Amélie B

51u7zOF2axSRésumé : Chouchou est une jeune professeure mutée dans un village breton. Quitter l’effervescence parisienne pour la tranquillité d’une vie en bord de mer va challenger son couple. Jasmine vit dans le noir sans contact avec l’extérieur depuis la fin d’une relation amoureuse. Malgré l’aide d’une psychiatre, elle peine à trouver un sens à sa vie. Juliette se rend en train au rendez-vous mystère fixé par son ex. Elle y rencontre Jean-Philippe, un compagnon de voyage très divertissant. Trois femmes fortes, trois vies malmenées, trois récits bouleversants avec un point commun : l’envie de surmonter la tempête émotionnelle qui bat dans leur cœur.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Amélie B pour la chance qu’elle m’a donnée en lisant ce roman en avant-première. Roman lu depuis quelque temps déjà, j’ai pris un peu de temps pour prendre du recul. C’est ce que je fais lorsque j’ai une bombe atomique entre les mains. Les avis à chaud, c’est bien mais j’ai aussi, de temps en temps, besoin de prendre du temps et du recul pour vraiment comprendre ce que j’ai ressenti à la lecture d’un roman. Amélie B est une auteure que je suis maintenant depuis quelques temps : je prends toujours autant de plaisir à découvrir ses romans. J’ai commencé avec le prix des auteurs inconnus et la fille aux cheveux roses et je n’ai pas arrêté. Quel plaisir à chaque fois. Ici, ce roman est différent mais ô combien touchant. Une pépite qui me fait prononcer les trois mots magiques : coup de cœur.

Nous faisons la rencontre de trois jeunes femmes : Chouchou, Jasmine et Juliette. Ce sont trois femmes dont les vies ne sont pas faciles. Elles vivent toutes les trois des situations différentes : Chouchou est mutée en Bretagne et son compagnon n’est pas forcément à l’aise avec l’idée, Jasmine vit seule, recluse chez elle et tente de chasser les démons qui hantent son âme et Juliette part rejoindre son mystérieux rendez-vous.

Je vous avoue qu’au début, je me suis demandée où l’auteure voulait nous emmener. En effet, je ne trouvais pas le point, la thématique ou encore le lien qui unissait les trois femmes. Ces trois destins semblent si différents mais pourtant… Il est vrai que, comme souligné dans le résumé, elles vivent toutes les trois une « tempête émotionnelle » mais cela s’arrête là, rien d’autre ne peut les unir.

J’ai adoré Chouchou, c’est un personnage que j’ai trouvé vrai, fort et vraiment dynamique. Elle ne baisse pas les bras, fait tout pour que Noah, son conjoint, soit le mieux possible dans cette nouvelle vie en Bretagne. Chouchou et Noah vont traverser les tempêtes d’un couple. Noah est un personnage attachant mais il peut se montrer injuste et un peu égoïste. Il a tendance à fuir le conflit et à s’enfermer dans une bulle où personne ne peut entrer lorsque quelque chose ne va pas. En Bretagne, dans le petit village où ils vont habiter, Chouchou va s’épanouir aux côtés de Rémy mais aussi de Céleste. Noah va avoir plus de mal. J’ai trouvé assez intelligent de faire évoluer deux personnes complètement opposées dans leur épanouissement dans le même endroit : la tension monte et cela donne beaucoup de dynamisme à l’intrigue.

Jasmine est un personnage plus sombre, elle vit vraiment une situation que personne n’envie. Elle est un personnage touchant mais qui ne se laisse pas approcher. J’ai eu beaucoup de mal à l’amadouer. Sa sœur, Ariel, va être un personnage fort et ô combien important. Lorsque je vous dis que les personnages secondaires ont une force sans nom, Ariel en est le parfait exemple. Jasmine est au fond du trou, dans le noir complet et ne parvient pas à avancer et à retrouver la lumière. Elle est touchante mais complètement perdue : elle ne parvient pas à oublier le passé pour aller de l’avant. J’ai beaucoup apprécié suivre ce personnage.

Juliette est le personnage doux et plein d’incertitudes. On la retrouve dans un train. Elle fait la rencontre de JP, un homme qui va lui raconter sa vie et à qui elle va se confier. Anxieuse et terriblement stressée, elle ne peut pas rater son rendez-vous mystère. Elle ne peut pas arriver en retard, elle nous fait comprendre que sa vie en dépend. Cela rend le lecteur curieux et donne une nouvelle impulsion à ce roman.

Le roman se divise donc en trois voix : celle de Chouchou, celle de Jasmine et celle de Juliette. Tour à tour, elles nous racontent leurs vies, elles nous expliquent qui elles sont et comment elles en sont arrivées là. J’ai trouvé l’idée formidable.

Bon, j’avoue, lorsque le dernier tiers de la lecture a commencé, j’ai commencé à comprendre certaines petites choses. Même si la fin m’a carrément surprise, j’avais une vague idée, quelques petites hypothèses qui se sont validées mais j’étais quand même bien loin de ce que l’auteure nous réservait pour la fin.

Amélie B, avec cette plume formidable, va encore une fois, nous livrer un morceau de vie avec beaucoup de délicatesse et de fraîcheur. Elle nous prouve que des thématiques dures et profondes peuvent être traitées avec beaucoup de douceur et d’émotions. On ne tombe pas dans le pathos. On vit cette aventure avec tous les personnages et, clairement, je n’avais pas envie de quitter la Bretagne et les filles. C’était vraiment un exceptionnel roman. Une belle claque et une merveilleuse découverte.

Amélie B signe un roman formidable, avec une palette d’émotions fantastique : j’ai pleuré, j’ai souri, j’ai eu peur… Bref, c’est vraiment un roman exceptionnel ! Je n’ai pas assez de mots pour vous expliquer ce que j’ai pu ressentir à la lecture de ce roman mais il faut le lire. Vraiment.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Trois femmes fortes qui traversent des tempêtes et qui se livrent, à cœur ouvert, aux lecteurs.
  • La plume d’Amélie B qui a, une nouvelle fois, ravagée mon cœur
  • Les décors choisis et les descriptions qui donnent envie d’aller visiter la Bretagne.

5

17

La passeuse de Mots – Livre 01 d’Alric et Jennifer Twice

51fm3D3Y8bL._SX195_Résumé : Dans le royaume de Hélios, les mots ont un pouvoir. Celui de créer, d’équilibrer, puis de détruire le monde. Lorsqu’on les prononce, aucun retour en arrière n’est possible. Arya, une jeune fille de la capitale, est passionnée de livres. Elle en dévore chaque mot. Mais elle est loin de se douter qu’elle est la clé pour sauver son royaume, le seul qui ait restreint l’utilisation de la magie grâce à un traité. Un traité qui ne plaît pas aux rebelles, prêts à tout pour l’éradiquer. À l’aube des changements qui s’annoncent, les Mots se réveillent pour établir l’ordre dans le chaos, la vérité dans l’illusion.  Ils attendent leur Appel. Celui de la Passeuse de Mots.

~ Masse critique Babelio ~

Je tiens à remercier chaleureusement Babelio pour l’envoi de ce roman via la masse critique. Je sais ô combien la chance d’avoir pu être sélectionné pour ce titre.

De ma mémoire de lectrice, je crois que je n’ai jamais abandonné un roman. Jamais sauf aujourd’hui. J’ai le cœur lourd, si vous saviez ! Ce roman est une grosse pavasse de 750 pages. Ca ne me fait pas peur, j’ai l’habitude de lire des gros romans avec des univers de fantasy sans aucun souci. Le souci ici, c’est que le roman est cousu de fils blancs.

On fait la rencontre d’Arya, une jeune fille qui est pâtissière. Lorsqu’elle ne travaille pas, elle plonge dans de multiples univers grâce à ses romans qu’elle dévore par milliers. Arya est notre personnage principal qui va se retrouver dans une situation hautement périlleuse lors que la ville dans laquelle elle vit avec ses parents et ses frères et sœurs. Arya est vraiment la force de ce roman, celle qui m’a permis de tenir pendant 500 pages. J’ai aimé sa force de caractère, son humilité et la rage qui l’anime lorsque tout est ravagé dans sa vie et dans sa ville. Arya va devenir une passeuse de mots.

L’idée était sympathique, j’ai apprécié le panel de personnages qui est la seule chose qui trouve grâce à mes yeux. Je n’ai pas pour habitude d’être aussi froide et directe, j’en conviens mais ici, je suis plutôt bien déçue. J’ai lu les 500 premières pages, j’en ai sauté 225 pour connaitre la fin histoire de ne pas avoir passé autant de temps sur un roman pour « rien ».

Le roman est sans surprise, une fois que l’idée de la passeuse de mots est passée, je n’ai rien trouvé d’intéressant. On est dans la description, l’action a sa place mais malheureusement, lorsque l’on est trop dans la contemplation, on s’y perd. Le roman propose de découvrir le royaume d’Hélios, donc effectivement, la description doit se faire. En revanche, on n’a quasiment que cela. Malgré la narration à la première personne du singulier, l’action ne prend pas d’ampleur et il n’y a rien de dynamique. C’est vraiment dommage.

Je n’ai ressenti aucune émotion pourtant certaines péripéties s’y prêtaient. Je n’ai pas été touchée par les plumes, je n’ai rien ressenti à par un ennui constant.

Malheureusement, c’est un gros bide pour moi. Cela faisait très longtemps que cela ne m’était pas arrivé. Il est inutile pour moi d’aller plus loin dans cette chronique. Je pense que ce que j’ai dit est assez clair. J’espère que vous le lirez et que vous viendrez me dire tout le bien que vous en avez pensé. La diversité dans la lecture est très importante ! Alors, je vous en prie : contredisez moi ! =)

Une étoile pour Arya et une autre pour la magnifique couverture.

2

14

La dynastie des Sambourg – Tome 01 d’Alexandrine Solane

Résumé : Au centre de l’Europe médiévale du XIIIème siècle, le royaume des Sambourg étale sa puissance et provoque la papauté par ses péchés. Lorsqu’Alizée, sublime et incandescente jeune femme, découvre qu’elle possède le Don, elle est exilée sur l’île des initiés et devient prêtresse du Culte de la Déesse. Mais pour valider son adoubement, Alizée doit subir une épreuve qui changera son destin, ainsi que celui d’une longue lignée de Sambourg. Cette malédiction l’oblige à défier les lois divines pour vivre un amour interdit, cependant, passionnel et sans limite.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Emilie de plumes de Mimi éditions pour l’envoi de ce premier roman qui scelle le début de notre partenariat. Ce sont des éditions qui me faisaient de l’œil depuis quelque temps. J’étais donc hyper heureuse de recevoir la proposition d’Emilie.

J’ai découvert le premier tome de la dynastie des Sambourg grâce au groupe de romance historique tenu par mon amie Nathalie (NDLR Perrot). Je suis donc ravie de pouvoir vous donner mon avis sur ce premier tome.

Je pense que l’on va commencer par le petit point qui m’a chiffonnée. En effet, pour ne pas vous gâcher une partie de l’intrigue et de la surprise, je ne vous dirai pas clairement ce qui m’a gênée. On va dire que j’aurais préférée être avertie par une thématique dans cette romance. La thématique en question n’est pas du tout mon style. Je ne suis pas forcément très à l’aise avec cela. L’amour interdit reste très vague et peut vraiment proposer différentes perspectives et hypothèses. Clairement, j’aurais préféré savoir. Maintenant, je respecte totalement la volonté de ne pas en parler pour ne pas gâcher la surprise. Je vous annonce simplement que si vous souhaitez en savoir plus à cause d’une hésitation d’achat, je peux vous éclairer mais cela sera en message privé.

C’est un roman de fantasy puisqu’il s’agit d’un royaume qui est inventé de toute pièce. Je vous avoue que j’ai laissé l’information de côté, je pensais que c’était de l’historique mais non. C’est de la fantasy. J’avoue que dans ce genre de roman, j’aime avoir des détails dans les décors, dans les us et coutumes et j’ai eu un peu de mal à m’immerger complètement dans l’univers parce que j’étais un peu en « manque » de détails de ce côté-là.

Le premier tome est en deux parties. Personnellement, j’ai fait le choix de lire les deux parties l’une après l’autre. Il y a un côté attirant dans cette lecture. Je pense que la saga familiale m’a énormément plu. En effet, ce premier tome tourne autour de Richard et d’Alizée. Deux personnages forts qui vont être séparés par le Don d’Alizée. Un don fantastique qui lui permet d’avoir des visions. Cependant, ce don peut être dangereux s’il n’est pas maîtrisé : c’est pour cette raison qu’Alizée va être séparée de ses parents et de Richard pendant quelques années. Avec sa tante Sylvia, elle va se retrouver sur une île des initiés pour apprendre à utiliser son don et les us et coutumes des prêtresses.   Elle va rencontrer Sarra sa grande amie qui va être pour elle comme la sœur qu’elle n’a jamais eu.

J’ai beaucoup apprécié les personnages que l’on va rencontrer tout au long du premier tome. Ils sont nombreux, ont tous leurs caractères, leurs forces et leurs faiblesses. J’ai apprécié la force de caractère d’Alizée qui va tout faire pour protéger les siens. Dolorès est aussi un personnage que j’ai beaucoup apprécié tant elle a une rage qui la ronge. Elle va être brillante et forte. Les personnages féminins sont tous brossés dans le détail. Les femmes sont toutes différentes mais permettent d’avancer dans l’intrigue. On comprend les actes même si on n’est pas forcément d’accord avec ces derniers. Cela me permet de revenir sur la notion de viol dans ce premier tome : je peux comprendre l’idée d’avoir utilisé ce siècle pour dépeindre ces scènes plus « banales » au 13ème siècle que de nos jours. En revanche, cette idée où le personnage féminin se fait violenter et violer pour au final ressentir des frissons de plaisir, j’ai eu un peu de mal.  Cela ne reste que mon avis personnel.

J’ai apprécié la plume de l’auteure qui est percutante et qui permet d’entrer dans une saga familiale intense et sans longueur. On ne s’ennuie pas, on vit cette folle histoire avec les personnages et à travers plusieurs générations. C’est vraiment très prenant et la fin du premier tome me laisse sur un cliffhanger de folie qui donne envie de lire le deuxième tome.

En définitive, même s’il y a eu quelques petits points qui n’ont pas forcément eu l’effet escompté sur moi, cette romance est très agréable à lire. La plume offre un dynamisme certain et une lecture attrayante. L’auteure me prouve encore une fois que ce n’est pas parce que certaines choses ne sont pas à mon goût que tout le roman ne me plaira pas. Le panel de personnages est très intéressant et étoffé. Cette romance médiévale et appartenant à la fantasy est pleine de surprises. Je vous conseille de vous plonger dans l’univers de la dynastie des Sambourg. Je lirai le deuxième tome avec plaisir.

03 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • La saga familiale proposée
  • La plume de l’auteure
  • Les personnages d’Alizée et de Dolorès

3.5

10

Je déteste mon boss (passionnément) de Juliette Sachs

51YC0CmMWXLRésumé : Avoir son ennemi d’adolescence pour patron… quel enfer ! Lorsqu’Anaïs s’est retrouvée face à son nouvel employeur pour la première fois, elle a cru à une mauvaise blague. Comment expliquer, sinon, que le garçon qui lui a brisé le cœur au lycée se retrouve sous ses yeux des années plus tard ? Elle, qui vient d’être embauchée comme cuisinière dans une petite auberge loin de tout, n’imaginait pas un seul instant que le gérant pourrait être son Guillaume. Pourtant c’est bien lui et, avec ces cheveux noirs de jais et ce regard déstabilisant, cet idiot est encore plus irrésistible qu’avant… Bien que toujours aussi agaçant. Pourquoi persiste-t-il à nier le passé ? Il l’a humiliée, elle ne le lui a jamais pardonné. Autant le reconnaître ! D’autant qu’ils n’ont maintenant plus aucun moyen de s’éviter. Et il est hors de question qu’Anaïs se laisse de nouveau marcher sur les pieds ! 

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Juliette Sachs pour l’envoi de son roman et sa confiance renouvelée. Grâce à elle, j’ai pu lire son roman publié chez Harlequin.

Juliette Sachs m’a encore surprise. Elle a encore frappé là où je ne l’attendais pas. Encore une fois, je suis charmée par la plume de l’auteure. Elle a fait d’une intrigue simple, une intrigue drôle, fraîche et très agréable à découvrir.

Nous faisons la rencontre d’Anaïs, une jeune femme qui est à la dérive. En plein divorce, elle prend le large et décide de changer de vie, de prendre l’air. Elle accepte un job de chef dans les cuisines d’une auberge. Quelle n’est pas sa surprise lorsqu’elle se rend compte que son patron n’est personne d’autre que Guillaume ! Le garçon dont elle était amoureuse au lycée, qui s’est littéralement foutu de sa poire tout au long du lycée.

Guillaume et Anaïs vont vivre une histoire assez complexe. Ils ne semblent pas avoir les mêmes souvenirs de la période du lycée : lui était un garçon assez connu, beau et séduisant. Elle était une jeune fille effacée, qui n’avait pas confiance en elle et qui a été réduite à une moins que rien lorsque Guillaume s’en est pris à elle. Elle n’est que mépris pour ce gars. Lui semble avoir occulté toute cette période.

Ils sont deux personnages attachants et drôles. On retrouve cette notion d’humour chère à l’auteure. Juliette Sachs va, une nouvelle fois, nous emporter dans une intrigue rafraichissante mais qui traite de thématiques assez costaudes quand même. Effectivement, on parle de harcèlement scolaire (même si l’idée n’est pas aussi dramatique que dans certains romans, on est quand même dans l’évocation de cela), la rancœur, les peines et déceptions amoureuses. Ils vont représenter la thématique de la seconde chance, du pardon et de l’envie d’avancer. Il n’est pas facile d’oublier le passé et de pardonner les erreurs mais ces deux personnages vont nous surprendre et le lecteur est suspendu à la plume de l’auteure.

L’intrigue, aussi simple soit elle, est très efficace. En effet, on se retrouve avec des personnages très bien travaillés dont les psychologies sont fines et détaillées. Ce travail de fond permet de s’attacher très rapidement aux personnages mais aussi de vouloir savoir la suite de leurs aventures. De plus, le cadre proposé par Juliette Sachs est très intéressant. En effet, j’ai trouvé que la région mise en avant était vraiment magnifique. L’ayant déjà visitée, je me suis vue propulsée dans les décors. C’est très agréable. De plus, le travail d’Anaïs m’a donnée faim tout au long de ma lecture.

Le panel de personnages est vraiment le point fort de cette intrigue. J’ai trouvé que les personnages secondaires avaient tous une place dans l’histoire et qu’aucun d’entre eux ne servait de potiche. J’ai trouvé que c’était juste, finement joué et qu’ils permettaient tous de faire avancer l’intrigue à un moment ou à un autre de l’intrigue. J’aime beaucoup la manière dont l’auteure réfléchit par rapport à la construction de l’intrigue.

J’ai pris grand plaisir à retrouver la plume de Juliette Sachs qui devient une valeur sûre de mes étagères. On retrouve ce côté pétillant, doux et un peu fou. On sourit, on rit, on se met à la place des personnages. C’est profondément humain et cela fait du bien. L’auteure nous embarque, le temps d’une lecture, dans un univers fin et détaillé qui donne envie de savoir la suite des aventures d’Anaïs et Guillaume. Le passé se mélange au présent, les adultes prennent une vague de souvenirs en pleine figure et cela donne vraiment des situations assez sympathiques bien qu’enfantines.

En définitive, j’ai beaucoup apprécié la lecture du nouveau roman de Juliette Sachs. J’ai pris plaisir à retrouver cette plume que j’aime de plus en plus. Bravo à l’auteure pour ce moment de lecture très agréable.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un duo de personnages assez attachant
  • La plume de Juliette Sachs que j’aime beaucoup
  • Les thématiques abordées : l’équilibre est parfait entre légèreté et sérieux

4

17

L’illusion de Maxime Chattam

9791035404635-001-TRésumé : Bienvenue à Val Quarios, petite station de ski familiale qui ferme ses portes l’été. Ne reste alors qu’une douzaine de saisonniers au milieu de bâtiments déserts. Hugo vient à peine d’arriver, mais, déjà, quelque chose l’inquiète. Ce sentiment d’être épié, ces « visions » qui le hantent, cette disparition soudaine… Quels secrets terrifiants se cachent derrière ces murs ? Hugo va devoir affronter ses peurs et ses cauchemars jusqu’à douter de sa raison… Bienvenue à Val Quarios, une « jolie petite station familiale » où la mort rôde avec la gourmandise d’une tempête d’été.

~ Service presse audio ~

Je remercie chaleureusement les éditions Audiolib pour l’envoi de ce nouveau roman audio. Je remercie chaleureusement Hermine pour tous ses gentils petits mots et son dynamisme. J’adore travailler ainsi J

Comme vous le savez certainement, Maxime Chattam et moi, nous ne sommes pas de grands amis. J’ai tenté plusieurs romans : un d’horreur (le Signal) qui a été un bide complet et le premier tome de sa saga Autre Monde qui a été une découverte sympathique mais pas inoubliable. Avec ce nouveau titre, j’ai décidé de lui donner une dernière chance. Il faut croire qu’il a tremblé de peur puisque mon écoute le fait un peu remonter et lui permet de sortir de la case « auteurs que je ne lirai plus ».

Bienvenue à Val Quarios, une station familiale de ski qui propose aux vacanciers de passer un agréable moment. Nous faisons la rencontre de Hugo, un trentenaire qui tente d’oublier sa vie d’acteur raté, son échec amoureux et sa vie qui part à la dérive. Hugo est un personnage que l’on a envie de prendre sous son aile. J’ai eu un peu de mal avec lui dans le sens où je ne suis pas parvenue à l’apprécier dans la totalité. En effet, il a une trentaine d’années mais, par moments, réagit comme un enfant. J’avais plutôt l’impression d’avoir un personnage d’une dizaine d’années de moins. Dans sa globalité, ce personnage est costaud et porte l’intrigue sur ses épaules.

Hugo va faire la rencontre de plusieurs personnages intéressants qui vont l’aider dans cette intrigue : Lily, une jeune femme qui travaille au sein de Val Quarios depuis quelque temps. Lily est un personnage que j’ai apprécié mais dont les réactions m’ont, parfois, un peu déroutée aussi. Je l’ai rapidement cernée.

Val Quarios est un endroit mystérieux : disparitions, morts, ambiance lugubre… Lily raconte et explique à Hugo que la station appartient à Lucien Straffa : le plus illustre magicien de la terre. Hugo va se documenter et essayer de comprendre ce qui est arrivé à sa collègue Alice, disparue du jour au lendemain sans raison apparente. Hugo se lance à la poursuite de Straffa, persuadé que tout ce mystère émane de l’illustre magicien.

Globalement, j’ai bien aimé ma découverte. J’ai trouvé que l’enquête d’Hugo proposait une bulle d’air dans l’horreurLogoAudiolib qui, finalement, n’est pas hyper présente sur toute l’intrigue mais s’accentue vers la fin de l’histoire pour nous proposer une fin déroutante, détonante et surprenante. Personnellement, si j’avais quelques soupçons sur les tenants et les aboutissants de certains points, la fin reste quand même assez forte. Ce que j’ai trouvé dommage, c’est que l’angoisse passe par des thématiques un peu attendues : Satan, les araignées et une angoisse grandissante grâce à une paranoïa qui s’installe de plus en plus. De plus, il y a quelques longueurs pour moi : l’enquête est un peu trop longue. Hugo fait du sur place et le l’auditeur aussi. J’ai trouvé cela dommage parce qu’il y a un moment où je me suis ennuyée.

Je reste quand même relativement surprise par cette découverte qui m’a plu. On n’est pas dans l’horreur et le gore pur et dur. On a une enquête, une réflexion et un univers qui vont nous permettre de nous immerger dans cette station familiale qui va finir par nous révéler ses secrets. Les apparences sont trompeuses et Maxime Chattam nous le prouve encore une fois.

La plume est intéressante et fluide. Je pense que je pourrais, à l’occasion, me laisser tenter une nouvelle fois par une histoire de ce célèbre auteur. Ce livre audio est vraiment excellent ! La voix de Charles Morillon est excellente : elle nous permet de nous plonger dans une histoire forte et angoissante. J’ai trouvé de la justesse dans les différentes intonations. Charles Morillon fait vivre les personnages d’une manière incroyable. La narration externe permet au lecteur de vivre l’histoire en tant que spectateur mais cela ne m’a pas dérangée du tout

En définitive, l’illusion est un roman qui m’a permis de découvrir une autre facette de la plume de Maxime Chattam. En effet, il n’est pas impossible que je me retrouve avec un nouveau roman entre les mains. Encore merci à Audio lib pour leur confiance.

 03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un personnage principal fort
  • Une histoire qui permet une enquête et un bon moment de lecture
  • L’ambiance ni trop gore ni trop horrifique. L’équilibre est juste et permet une fin surprenante.

4

14

Boudicca de Jean-Laurent del Socorro

boudicca-1430903-264-432Résumé : // Prix Imaginales 2018 des bibliothèques. Prix Imaginales 2018 de la meilleure illustration pour Yana Moskaluk \\

Angleterre, an I. Après la Gaule, l’Empire romain entend se rendre maître de l’île de Bretagne. Pourtant la révolte gronde parmi les Celtes, avec à leur tête Boudicca, la chef du clan icène. Qui est cette reine qui va raser Londres et faire trembler l’empire des aigles jusqu’à Rome ? À la fois amante, mère et guerrière mais avant tout femme libre au destin tragique, Boudicca est la biographie historique et onirique de celle qui incarne aujourd’hui encore la révolte. Après Royaume de vent et de colères, premier roman très remarqué qui a reçu le prix Elbakin.net 2015, Jean-Laurent Del Socorro fait son retour avec une héroïne symbole d’insoumission… « Il n’y a pas de honte à renoncer car seuls les dieux ne connaissent pas la peur. Je ne vous jugerai pas. Je vous pose simplement la question : serez-vous, aujourd’hui, à mes côtés ? »

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Actusf pour l’envoi de ce roman en service presse. Boudicca me tentait énormément, j’ai eu la chance de recevoir une magnifique collection. Boudicca était un roman plein de promesses : malgré quelques petits bémols, Boudicca reste une découverte agréable et surprenante.

Un petit point Wiki (oui, il vous avait manqué, je sais ! ^^) pour vous expliquer qui est Boudicca puisqu’elle est un personnage historique. Boadicée était l’épouse de Prasutagos, un roi celte qui avait prêté allégeance à Rome, dans l’espoir de préserver ainsi l’indépendance de son peuple. À sa mort, les Romains annexèrent néanmoins la totalité du royaume et confisquèrent les biens de la famille royale. Boadicée, sa veuve, fut fouettée en place publique, un châtiment réservé habituellement aux esclaves. Humiliée, celle-ci déclencha alors un soulèvement contre l’occupation romaine. À la tête d’une coalition de tribus bretonnes, elle lança une campagne militaire au sud de l’île, pillant et brûlant plusieurs villes dont Camulodunum et Londinium. Après avoir écrasé les Romains à la bataille de Camulodunum, l’armée bretonne fut cependant défaite de manière décisive à la bataille de Watling Street, et Boadicée mourut peu de temps après.

L’histoire est rondement menée, cela ne fait aucun doute. En revanche, cette lecture n’a pas été de tout repos pour moi. Il est vrai qu’avec ce roman, je sors des sentiers battus et je vais vers un genre que je ne connais pas très bien. Boudicca était une lecture agréable mais qui ne sera pas inoubliable pour moi. Je ne le cache pas : j’ai passé un bon moment de lecture mais j’ai dû me remettre l’histoire en tête avant de vous écrire ma chronique.

Jean-Laurent Del Socorro décide de couper son intrigue en trois parties bien distinctes et qui vont être des moments clés de la vie de Boudicca : on va la découvrir comme fille de roi, épouse et mère. J’ai trouvé l’idée sympathique : on découvre ce personnage dans les profondeurs. En effet, cela nous permet de comprendre comment et pourquoi elle en est arrivée au personnage historique que l’on décrit.

Si l’idée des trois parties était assez sympathique, j’ai trouvé que c’était un peu déséquilibré pour moi. J’ai beaucoup apprécié la première partie qui nous relate l’histoire de Boudicca en tant que fille de roi, puis j’ai trouvé que la partie réservée à sa vie maritale m’est complètement passée au-dessus de la tête, l’intrigue reprend un peu de rythme avec la troisième partie qui s’intéresse à son rôle de mère mais je pense que le mal était déjà fait : je n’ai pas su me remettre dans le rythme que me proposait la première partie. C’est vraiment dommage parce que l’idée était bonne.

Je reconnais avec grand plaisir que l’auteur a mis le paquet en termes de documentation. On en apprend beaucoup sur les us et coutumes de l’époque et j’ai trouvé cela très intéressant. J’ai aussi apprécié que le côté historique n’était pas forcément le seul à être mis en avant : en effet, on se retrouve avec une intrigue qui va nous dépeindre un personnage historique dans un cadre historique mais on va aussi découvrir un personnage humain qui va véhiculer des émotions et des valeurs. J’ai trouvé l’équilibre entre l’homme et l’histoire très délicat et très intéressant.

La plume de Jean-Laurent Del Socorro est très plaisante et rend justice au personnage qu’est Boudicca. Même si ma lecture a été en dent de scie en termes de rythme, en définitive, je garde un bon souvenir du personnage historique mis en scène ici. La lecture ne sera pas inoubliable mais m’a permis d’en savoir plus sur une période historique très bien mise en scène dans cette intrigue grâce à un formidable travail de documentation. Bravo à l’auteur pour cela.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un personnage féminin historique mis en avant, j’adore l’idée
  • Une documentation riche qui permet de s’immerger dans une époque très rapidement
  • Une plume agréable et fluide

3

20

Aquarel – Tome 01 : initiation de Mélissa Scanu

xcover-4765Résumé : Sur notre planète, la majeure partie des profondeurs marines reste inexplorée. Il n’est donc pas étonnant que des créatures méconnues y résident. Parmi elles, les sirins et sirènes. Cachés des humains en pleine mer, ils vivent tels des poissons, en toute quiétude. Malgré tout, depuis quelques décennies, les plus téméraires d’entre eux ont évolué en s’approchant des côtes, découvrant et s’inspirant de la civilisation terrienne. C’est ainsi qu’Iris, une jeune serveuse réservée et très sensible, rencontre l’un de ces êtres : Estran. Après avoir franchi les barrières de la différence, les épreuves de la vie rapprochent ces deux âmes. Ainsi débute une histoire entre terre et océan. Sachant que la mer reste mystérieuse, Iris a-t-elle bien fait d’y laisser voguer son cœur ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Livresque éditions pour l’envoi de ce roman via SimPlement. Vous savez maintenant que je ne résiste pas à l’appel des sirènes. Le roman de Mélissa Scanu m’a tapée dans l’œil.

J’ai fait une agréable découverte grâce à ce roman. En effet, Mélissa Scanu nous propose de faire la rencontre d’Iris et d’Estran. Deux êtres qui n’auraient jamais dû se rencontrer mais qui vont, par la force du destin, se rencontrer et se découvrir.

J’ai beaucoup apprécié le personnage d’Iris. C’est une jeune femme que j’ai pris d’amitié tout de suite : elle prône des valeurs qui me plaisent. Elle n’a pas peur de faire des heures pour gagner sa vie, elle a du courage et ne baisse pas les bras. Elle est introvertie et ne dira jamais rien même si elle est dans une situation gênante pour elle. Elle ne renonce pas facilement. Estran n’est pas humain : c’est un sirin (le masculin de sirène). C’est un personnage mystérieux et audacieux. Ensemble, ils forment un duo assez surprenant mais très intense. J’ai trouvé qu’ils étaient la vraie force de ce roman.

J’avais un peu peur de me retrouver avec Ariel & Polochon mais pas du tout ! L’univers est très travaillé et très crédible. On n’oublie pas que les sirènes sont avant tout des créatures légendaires marines. Elles ne sont pas que des gentilles petites sirènes qui jouent avec les dauphins. Bien au contraire ! L’auteure fait du peuple des sirènes un peuple construit, avec une histoire et des valeurs auxquelles on adhère ou non.

J’ai beaucoup apprécié la thématique de la pollution et de l’impact de l’homme sur le monde marin. J’ai trouvé que c’était intelligemment mis en place dans l’intrigue et que l’on ne se prenait pas une leçon moralisatrice.

L’intrigue est vraiment bien ficelée, j’ai apprécié toute ma lecture. Cette dernière n’est pas un coup de cœur mais elle reste une très belle découverte. Je suis pressée d’avoir la suite entre les mains. La plume de l’auteure est, elle aussi, très agréable. J’ai apprécié ma double découverte. Les points forts sont, pour moi, le duo de personnages que j’ai trouvé fort et très intéressant mais aussi l’univers marin que l’auteure construit avec beaucoup d’intelligence.

J’ai toujours eu un faible pour le monde marin et les créatures légendaires que l’on y trouve. Les sirènes sont des créatures fascinantes lorsqu’elles sont bien dessinées et utilisées. C’est ce que je trouve très bien fait ici. L’auteure rend son intrigue très crédible ! Même si cela reste une intrigue fantastique, elle est très fine : la romance n’est pas une romance « coup de foudre » comme les appelle, l’auteure prend le temps d’amorcer les choses et de proposer quelque chose de très intéressant. De plus, on va vraiment avoir une grande place pour la psychologie des personnages. C’est très immersif. Il y a quand même de la place pour l’action mais j’ai aussi apprécié en avoir une aussi pour cette psychologie qui m’a énormément plu. On s’attache aux personnages et on a envie d’en savoir plus sur eux. Personnellement, je suis pressée de les retrouver dans le tome 02.

En définitive, j’ai apprécié ma lecture et suis pressée de retrouver les personnages dans le tome 02. La plume de Mélissa Scanu est très belle et immersive.  Bravo à elle pour ce monde et la construction de l’intrigue.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La création de l’univers marin. J’ai beaucoup apprécié toutes les précisions que l’auteure apporte au monde des sirènes et des Aquarel
  • Le duo Iris /Estran que j’ai beaucoup apprécié découvrir
  • La plume de l’auteure que j’ai beaucoup appréciée. Elle est fine et fluide, c’est chouette !

4

21

Nos âmes perdues d’Ellen Stuart

142576180_823375835199653_5568834727668194075_oRésumé : Deux êtres brisés peuvent-ils renaître ensemble ? Après un tragique accident qui lui a laissé des séquelles aussi bien physiques que psychologiques, Hanna McAlister tente de se reconstruire. Mais ses camarades ne lui rendent pas la tâche facile. Entre moqueries et harcèlement, elle s’enferme un peu plus chaque jour dans sa bulle. Mais lors de sa rentrée en terminale, Hanna fait la connaissance d’Holden Scott, beau garçon au charme ténébreux qui porte les stigmates d’un sombre passé. Derrière le sourire enjôleur, Hanna perçoit les failles d’Holdent. Entre les deux adolescents, l’attirance est bien réèlle. Vont-ils pouvoir s’aider à retrouver le goût de vivre ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions de l’opportun pour la chance qu’ils m’ont donnée : j’ai pu lire le roman nos âmes perdues d’Ellen Stuart.

Nous faisons la rencontre d’Hanna et d’Holden. Ce sont nos personnages principaux. Ils sont profondément humains : ils ont des passés douloureux, d’horribles blessures et une histoire à raconter. Hanna, c’est cette jeune fille qui, jour après jour, essaye de se reconstruire et de rendre à la vie les coups qu’elle a reçus. Holden est, en apparence, plus sûr de lui qu’Hanna mais il n’en reste pas moins un personnage attachant au passé trouble et cabossé.

L’intrigue est forte, les thématiques abordées la rendent dure et intéressante. On va parler de handicap, de boulimie mais aussi de harcèlement scolaire. La vie n’est pas simple, à travers le spectre des personnages de ce roman, nous nous en rendons bien compte. C’est une histoire percutante et pleine de sens.

Cette lecture n’est pas un coup de cœur parce qu’il y a eu quelques petits points qui ne m’ont pas forcément touchée : l’intrigue met un certain temps à se mettre en place. Je ne sais pas comment expliquer mais pendant les cent premières pages, j’ai eu l’impression de tourner en rond, de ne pas accrocher à ce que je lisais, de ne pas comprendre où l’auteure voulait en venir. Puis, passé le cap des cent premières pages, l’auteure donne une impulsion à son roman qui démarre vraiment. Néanmoins, il faut quand même tenir compte de cela : 100 pages pour se mettre en jambes, c’est beaucoup quand même. Il en va de même pour la plume. Je ne comprends toujours pas le comment du pourquoi mais j’ai l’impression que l’auteure se « lâche » une fois ces cent premières pages passées.

Je salue le travail de l’auteure, notamment sur la profondeur des personnages principaux. Ils sont vrais, purs et vraiment humains. J’aime beaucoup ce genre de personnages. La plume prend de l’ampleur et devient très forte au fil des pages. On est bouleversé par les émotions et on se prend la cruauté et la violence des hommes en plein visage. C’est fort et crédible.

La romance qui se dessine prend le temps. C’est ce qu’il faut à ces deux personnages : prendre le temps de se découvrir, prendre le temps de s’apprendre, prendre le temps de se reconstruire et de s’accepter. C’est vraiment très difficile mais Hanna et Holden représentent cette force et cette volonté de croire encore en l’homme. L’espoir est toujours là même si cela peut être compliqué.

Je salue le travail de l’auteure et sa plume qui mérite de s’épanouir comme une jolie fleur au printemps. Les personnages sont forts et vraiment très bien construits. Bravo pour ce roman fort en émotions avec des thématiques fortes.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Hanna et Holden sont deux personnages forts aux passés sombres et difficiles
  • Des thématiques fortes et dures qui sont très bien utilisées dans ce roman
  • La plume de l’auteure

3.5

19

Le destin des cœurs perdus – Tome 05 : La malédiction de Castel Dark de JC Staignier

51JWNMfDr9S._SY346_Résumé : Des plaines anglaises au royaume de France, découvrez le cinquième et dernier tome d’une saga historique envoûtante où les passions rivalisent avec les mystères, les tragédies et les vengeances. Pour la toute dernière fois, les descendants Kane et Percival vous emmèneront dans un voyage inoubliable à leurs côtés. Au cœur de cette époque médiévale cruelle et sanguinaire, l’amour trouvera-t-il enfin son chemin ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement JC Staignier pour sa confiance qui a perduré dans les années. JC est devenue une valeur sûre de mes étagères : sa plume fine et délicate a tout de suite retenu mon attention. C’est avec un énorme pincement au cœur que j’ai lu le mot « fin ». JC a encore une fois signé un roman fort et délicat à la fois, dur mais juste et aussi beau que dévastateur. Je n’ai pas pour habitude de lancer des fleurs, vous le savez : JC, pour la dernière fois, je me lance dans mon avis d’un de tes tomes de ta saga. J’ai envie de pleurer de joie mais en même temps de tristesse. C’est ce qui se passe lorsque l’on quitte des personnages que l’on côtoie depuis quelques années maintenant.

La saga, dans sa globalité, est un énorme coup de cœur. J’aime l’angle choisi, j’aime la plume, j’ai tout ce qui s’y passe. Il est vrai que, parfois, l’auteure joue avec nos nerfs et nos cœurs : il ne se passe pas que des choses faciles mais la vie est ainsi : il faut savoir rebondir et encaisser. Je trouve que les personnages, dans leur globalité, sont tous des reflets de cette vision de la vie. Cela apporte beaucoup de crédibilité à l’intrigue.

J’ai trouvé que cette saga familiale et historique était fantastique. Ce tome 5 vient boucler la boucle et nous proposer une intrigue riche et captivante. Nous retrouvons donc avec délice la famille Kane et la famille Percival. J’ai apprécié retrouver Clayton et Aelis. Ce sont deux personnages qui portent l’intrigue et qui nous proposent de sacrées aventures ! J’aime le fait que le panel de personnages est riche et varié : cela apporte beaucoup de couleurs et de dynamisme à l’intrigue. On va en apprécier certains, en adorer d’autres et en détester certains.

Je trouve que JC a mis la barre très haute pour ce dernier roman : tout est présent pour que l’on termine notre saga sur un feu d’artifice d’émotions. C’est une explosion de surprises qui permet une lecture fluide, attrayante et captivante. Bravo à l’auteure pour ce florilège de péripéties. Ce que j’apprécie aussi beaucoup dans cette saga, c’est le détail : les décors, les descriptions, le cadre : tout est pensé, réfléchi et mis en place pour que l’on puisse se projeter dans l’univers sans aucun problème.

L’historique se mêle avec brio au fantastique. Une touche de romance, de mystère et de trahison vient se greffer à cette intrigue ô combien savoureuse. Il m’est plutôt difficile de parler de l’intrigue sans vous dévoiler une partie. Il y a de multiples intrigues. On a un pied dans l’ancien et dans le nouveau : on se retrouve avec des personnages que l’on connait et que l’on prend plaisir à retrouver et d’autres que l’on prend plaisir à découvrir. J’ai aimé, tout au long de la saga, cette notion de rappel des ancêtres. J’aime le fait qu’ils soient encore là sans forcément être tout le temps présents. Belle et riche idée que notre amie JC a eu là !

J’ai trouvé que les chapitres bonus étaient drôles et bien pensés. J’ai ri, j’ai souri et mon cœur a fondu lorsque j’ai aperçu le mot « fin ».

Cette saga sera probablement une saga que je relirai avec grand plaisir dans quelque temps. Ayant tous les tomes en main, je vais pouvoir me faire plaisir et repartir au début de toute cette épopée familiale que j’ai tant apprécié.

Aujourd’hui, il m’est difficile de mettre des mots sur ce que je peux ressentir. JC a été l’une des premières auteures à me faire confiance. Elle a été prévenante, gentille et tellement amicale. Je n’oublierai jamais ses mots de réconfort, merci beaucoup. Sa plume est exceptionnelle : pleine d’émotions, de fluidité et de dynamisme. Les décors sont somptueux, le voyage entre France et Angleterre est encore savoureux. Les personnages sont forts, riches en détails et les psychologies détaillées. Mention spéciale pour Auriane qui a failli passer par la fenêtre à plusieurs reprises.

Réel page turner, ce tome 5 est l’apothéose de la saga, la cerise sur le gâteau, le point final qu’il fallait. Bravo JC !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La palette d’émotions véhiculées dans cette saga familiale. Foncez !
  • Les personnages que j’ai appréciés découvrir et retrouver pour certains
  • La plume de l’auteure que j’adore

02 raisons de plus de lire cette saga :

  • Le voyage entre France et Angleterre, ainsi que la riche documentation qui fait briller de justesse cette saga
  • L’auteure est EXCEPTIONNELLE.

« À votre tour, regardez vers le ciel, mais n’oubliez jamais : seuls ceux qui veulent y croire peuvent tout apercevoir. »

5

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Nos vagues à l’âme de Julie Thomières

nos_vagues_a_l_ame-1424910-264-432Résumé : Une nuit. Une simple nuit a tout changé. D’amis, Michigan et Jade sont devenus amants, et leur relation a éclaté. Jade ne pouvant assumer cette attirance irrépressible, fuit sans un mot. Un an après, la blessure de Michigan est encore à vif, et c’est d’un mauvais œil qu’il voit le retour de Jade. Ce dernier revient pour coacher l’équipe de natation handisport de Chicago. Michigan est bien décidé à ne pas le laisser entrer dans sa vie. Ils ne partageront que le sport, rien de plus. Hors de question de souffrir à nouveau. Les retrouvailles sont houleuses, la distance qui les sépare paraît infranchissable, mais les braises de leur passion brûlent toujours. Un second souffle est-il possible pour ressusciter la flamme ? Spin off du roman « Entre les vagues« .

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Alter Real pour l’envoi de ce roman. Je suis ravie d’avoir pu me plonger dans le spin off du roman entre les vagues de Julie Thomières que j’avais particulièrement apprécié.

On fait de nouveau un plongeon dans l’univers du handisport avec de nouveaux personnages. C’est une romance M/M (je le précise tout de suite pour les lecteurs et lectrices frileux(ses) avec cette sous-catégorie de la romance. Je suis vraiment heureuse d’avoir lu ce roman. On fait donc la rencontre de Michigan et Jade qui sont deux jeunes hommes qui sont devenus amants. Malheureusement, la relation n’a pas su résister au choc de la fuite de Jade. Michigan doit avaler cette histoire, accepter l’échec de cette relation et aller de l’avant. Il est évident que la thématique de la rupture est mise en place ici. Néanmoins, aller de l’avant et essayer d’oublier une personne est une chose beaucoup plus facile à faire lorsque la personne n’est plus là.

Tout va se bousculer pour Michigan lorsque Jade revient pour coacher l’équipe de natation. Jade va de nouveau bouleverser l’existence de Michigan qui a gardé une rancœur absolue envers Jade (ce que je peux aisément comprendre).

Ce que j’ai le plus apprécié dans cette lecture, c’est le panel de personnage qui est très intéressant. Je trouve que la dimension psychologique est très bien amenée et travaillée. Les personnages sont forts, construits et la psychologie est détaillée. Cela amène beaucoup de profondeur. J’ai aimé le fait qu’ils ne soient pas traités comme des gens parfaits : ils sont humains avec leurs qualités et leurs défauts.

Les thématiques abordées ne sont pas évidentes mais sont très bien traitées. En effet, j’ai apprécié trouver la thématique lié à Jade. Je n’en dirai pas plus pour ne pas vous spoiler l’intrigue mais j’ai aimé cela ainsi que le compte à rebours qui met un peu de suspense dans ce roman. J’ai trouvé ces deux idées remarquables. C’est aussi avec bonheur que j’ai retrouvé Lison et Tristan.

La seule chose que j’ai, finalement, à reprocher à ce roman, c’est le léger manque d’équilibre entre les personnages. Si le côté de Michigan est très développé, j’ai trouvé que l’on restait dans le flou par rapport à Jade. En effet, même si l’effet de surprise et l’intrigue autour de ce personnage peut expliquer ces contours un peu flous, je suis un peu restée sur ma faim par rapport à cela.

La plume de Julie Thomières est toujours aussi belle, fine et délicate. Je trouve qu’elle a une plume d’une rare élégance qui nous embarque dans l’intrigue très facilement et rapidement. C’est une histoire d’amour compliquée que nous propose Julie Thomières. En effet, j’ai trouvé que l’histoire était crédible et proposait une réelle réflexion. J’aime beaucoup les romances qui ne restent pas en surface et proposent une réflexion immersive. C’est très intéressant et cela m’a permis de changer un peu de registre. La thématique du handisport m’a aussi plu. J’aurais aimé en savoir un peu plus.

En définitive, l’auteure a su me toucher une nouvelle fois avec cette romance forte et très belle. La profondeur des personnages m’a beaucoup plus bien que j’ai senti un léger déséquilibre entre les personnages de Michigan et de Jade. La plume de l’auteure est magnifique et pleine d’émotions. Ce spin off peut se lire indépendamment du roman entre les vagues mais je vous conseille quand même de lire les deux romans.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le plaisir de retrouver l’univers de Julie Thomières
  • La plume de l’auteure ♥♥♥
  • Le panel de personnages très bien travaillé.

4

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Le cloître des vanités de Manon Segur

xcover-7346Résumé : 1231, Occitanie… Cela fait plus de mille ans que le cloître des vanités attire des âmes gangrenées par le désir et le désespoir. Sernin le bâtisseur, démon à la fois cruel et raffiné, règne en maître dans cette cour ensorcelée. Il a façonné Albeyrac, la fière cité Languedocienne entourant son piège et goûte à présent une retraite bien méritée mêlée de torture, de meurtres et de dégustation de souvenirs volés…Hélas, l’arrivée d’un groupe de prêcheurs Albigeois va tout changer à proximité de son garde-manger. Les Parfaits et Parfaites de la secte cathare risquent de lui saccager son arme favorite par leur foi. Les pouvoirs du démon s’affaiblissent à leur approche, l’empêchant de se débarrasser d’eux par voie directe. Pour ne rien arranger, une des croyantes commence à attirer son attention d’une manière encore inédite, étrangement douloureuse…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Crin de chimère éditions pour l’envoi de ce roman en service presse. J’ai vraiment été attirée par cette magnifique couverture. Chez Crin de Chimère, je fais plein de découvertes qui me permettent de sortir de ma zone de confort. Des fois c’est top, des fois, la lecture est un peu en dents de scie. Ici, la lecture a été plutôt bonne même si elle n’est pas un coup de cœur.

Notre personnage principal est un personnage atypique : en effet, l’anti héros par excellence. Sernin le bâtisseur est un démon. L’atmosphère gothique est très fine et délicate, elle fait de son personnage principal un démon froid, cruel mais raffiné et délicat.

Ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, c’est l’ambiance qui émane des pages. Je ne suis pas forcément d’accord avec la cruauté d’un démon mais avouez qu’un démon sympathique et agréable, on n’en croise pas très souvent ! Le démon reste fidèle à son caractère et à ce qu’il est. Néanmoins, la torpeur et la lassitude de Sernin vont être mises à rude épreuves lorsqu’il va rencontrer certains de nos personnages.

La difficulté de la chronique résulte dans le fait que je ne peux pas trop vous parler de l’intrigue sans trop en dire. Le côté psychologique est vraiment mis en avant et tellement travaillé ! J’ai vraiment apprécié l’aspect du roman. Le cloître des vanités est le lieu de Sernin. Le terme « cloître » est assez péjoratif et fait peur, on pense tout de suite à la noirceur, à l’angoisse et c’est exactement ce que l’on ressent à la lecture de ce roman. Plus les pages passent, plus l’ambiance s’assombrit. Le cloître des vanités fait référence à la vanité de l’homme. Depuis des siècles et des siècles, l’homme est vaniteux. J’ai trouvé très intelligent de la part de l’auteure d’utiliser les vanités de l’homme pour le piéger.

Ce roman historique est très équilibré est permet d’avoir une vision d’une période historique que je ne connaissais pas. 13ème siècle, Occitanie, les prêcheurs albigeois et la cathédrale Saint Joseph vont être les éléments qui vont faire basculer Sernin et lui proposer une vision de la vie différente de ce qu’il a pu vivre jusqu’à présent.

La manière dont l’auteure traite des thématiques choisies est vraiment intéressante et agréable. Je trouve ce roman très psychologique et je trouve que c’est la force de ce roman. Au-delà de l’équilibre entre la réalité et la fiction, entre l’historique et le fantastique.

Le panel de personnages est très intéressant et il permet d’avoir une panoplie de personnages et de psychologies très intéressantes. Certains personnages m’ont plu, d’autres un peu moins. J’avoue que j’ai apprécié Hermine malgré des débuts un peu compliqués (j’ai eu un peu de mal avec son caractère). Contre toute attente, le personnage de Sernin m’a plu : pas dans sa totalité parce que sa cruauté et sa violence m’ont fait froid dans le dos mais j’ai apprécié l’évolution du personnage et la perception de la vie. Les autres personnages sont aussi remarquables. Les psychologies sont tellement différentes qu’elles apportent toutes une touche à l’intrigue et cela est très agréable.

Au-delà de l’atmosphère gothique que j’ai grandement appréciée et du panel de personnages que j’ai apprécié dans sa globalité, j’ai beaucoup apprécié la plume de l’auteure que j’espère retrouver dans un autre roman rapidement. Même si cette histoire n’est pas un coup de cœur, elle reste forte en émotions et en sentiments. A travers ses mots, l’auteure nous parle des vices de l’âme humaine et des faiblesses des hommes. C’est intelligent et très agréable à lire.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Des décors vraiment incroyablement beaux et riches
  • Un panel de personnages intéressant. Ces derniers sont travaillés en profondeur.
  • La plume de l’auteure que j’ai grandement appréciée.

4

21

Anergique de Célia Flaux

81FeYCrO8YLRésumé : Angleterre XIXe siècle. Lady Liliana Mayfair est une garde royale, mais aussi une lyne capable de manipuler la magie. Elle et son compagnon Clement partent en Inde sur les traces d’une voleuse d’énergie. Leur unique piste : Amiya, la seule victime à avoir survécu à la tueuse. De Surat à Londres, la traque commence. Mais qui sont véritablement les proies ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Actu SF pour l’envoi de ce roman qui est une très belle découverte ! Quelle couverture! Quelle beauté!!! J’ai beaucoup apprécié le résumé. L’Angleterre et le 19ème siècle ? Le tout mélangé à une dose de magie et de fantastique ? Il ne m’en a pas fallu plus pour me lancer dans cette lecture !

On fait la rencontre de Lady Liliana Mayfair : c’est une garde royale. A contre-courant de sa famille, elle refuse le rang social et le statut que son père essaye de lui assigner : celui d’unenotable  anglaise faisant partie de la haute société. Liliana va devenir une garde royale (travailler pour la Reine) et faire sa vie avec Clément, un jeune homme qui ne partage pas la noblesse de sa compagne. De plus Liliana se refuse à sa nature de lyne.

Clément va recevoir des nouvelles inquiétantes de son ami Amiya. Colonie Anglaise, l’Inde est alors étroitement liée à l’Angleterre. Sans hésitation, Clément et Liliana vont aller porter secours à Amiya hanté par une lyne violeuse qui a failli lui ôter la vie en plus pompant toute son énergie.

Dans ce roman, il y a deux classes sociales : les lynes et les dénas. Les lynes sont capables d’utiliser la magie mais ne peuvent pas la produire tandis que les dénas produisent de la magie mais ne peuvent pas l’utiliser. Ainsi, une relation de dépendance lie les gens. Si au départ, je pensais que cela allait se dessiner comme une situation d’esclavage, j’ai eu peur de ne pas apprécier. Célia Flaux nous propose une intrigue vraiment exceptionnelle qui va échapper à tous les stéréotypes auxquels je m’attendais.

Ce roman est une très belle surprise : la construction narrative est assez intéressante ici. On se retrouve avec le point de vue de différents personnages. Cela nous permet d’avoir le point de vue de Liliana mais aussi celui d’Amiya. J’ai trouvé cela très agréable : on a le point de vue d’un déna et d’une lyne, d’un homme qui vit en Inde et d’une jeune anglaise. Un personnage au service des autres et un personnage au service de la reine qui est socialement différente de l’autre personnage. C’est vraiment une idée intelligente qui permet d’avoir une vue d’ensemble sur la société en général.

Le passé d’Amiya est vraiment très intense à découvrir. Amiya est un personnage qui essaye de vivre malgré la peur viscérale qui lui ronge la vie. Lorsqu’il était enfant, il s’est fait violer par une lyne mal intentionnée. Amiya est le seul survivant de cette lyne. Grâce à une chance inouie, elle n’a pas pu finir son travail et a laissé un peu d’énergie dans le corps d’Amiya. Depuis, il n’est plus que l’ombre de lui-même. Il a peur tous les jours et essaye de vivre malgré ces cauchemars qui lui pourrissent la vie.

La traque de cette lyne par Liliana, Clément et Amiya va les emmener de Surat à Londres au 19ème siècle. C’est vraiment très intéressant et captivant. J’ai apprécié la description des décors qui m’ont fait voyager dès les premières pages. J’ai adoré les trois personnages dont je vous ai parlés. J’ai aussi beaucoup beaucoup beaucoup apprécié la plume de l’auteure que j’ai trouvé dynamique, fluide et vraiment pleine de belles surprises. Elle a su me toucher, m’émouvoir mais aussi me prendre par la main pour partir à l’aventure. J’aime ce genre de plume tout terrain qui sait s’y prendre pour captiver le lecteur très rapidement.

Il y a un équilibre entre l’action et le reste de l’intrigue. Il y a aussi un équilibre entre les personnages qui ne se tirent pas vers le bas mais qui apportent tous quelque chose à l’intrigue. C’est vraiment très intéressant. Le traitement des thématiques est vraiment intelligent et très agréable. Le mélange entre l’historique et le fantastique est aussi très agréable et nous propose une intrigue originale et vraiment formidable.

03 bonnes raisons de lire ce roman :
  • Le dépaysement total que j’ai adoré !
  • L’originalité de l’intrigue et la construction d’un monde formidable
  • La plume de l’auteure que j’ai beaucoup appréciée

4.5

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Hide out de Lily Arnould

Résumé : Les apparences sont parfois trompeuses… Ville de Charlotte en Caroline du Nord. April, jeune femme réservée, mène une vie paisible, auprès de sa mère et de son frère. Un travail qu’elle aime dans une petite librairie, des amis qu’elle adore ; tout semble parfait. En apparence… Ézéchiel, 28 ans, est une star déchue du football américain. Sa vie est aux antipodes de celle d’April ! Drogue, sexe, alcool… tout est bon pour tenter d’oublier ses problèmes. Et pourtant ! Ces deux âmes perdues, ces deux passés cabossés, ces deux vies que tout oppose vont entrer en collision ! Les masques tombent, des points communs apparaissent, deux secrets inavouables se côtoient. April et Ézéchiel seront-ils capables de tout se dire ? De tout s’avouer ? De tout se pardonner ? Passionnée de lecture, Lily Arnould ouvre en 2015 son blog de chroniques littéraires : Histoires de plumes. Elle se lance ensuite à son tour dans l’aventure de l’écriture et publie ses premiers textes sur Wattpad. Eternelle rêveuse et romantique dans l’âme, elle espère offir à ses lecteurs des histoires qui les font vibrer. Ainsi naît Hide out, son premier roman, qui connaît le succès avec plus de 320 000 vues sur la plateforme.

~ Service presse ~

Je remercie les éditions de l’opportun pour l’envoi de ce roman ô combien surprenant.

En toute franchise, j’ai décidé de lire Hide out parce que j’avais besoin de quelque chose de différent. Ces derniers temps, je me plonge souvent dans les mêmes romans et j’avais besoin d’une impulsion pour me faire sortir de cette boucle.

Avec Hide Out, je m’attendais à une romance moderne du genre « New Adult ». Même si bien évidemment nous retrouvons les codes de NA, je me suis retrouvée avec un roman ultra complémentaire et vraiment très bien pensé.

On fait la rencontre d’April, une jeune femme qui a un passé assez compliqué et parsemé de blessures que le temps ne parvient pas à guérir. April tient une librairie et essaye de vivre malgré tout. Elle parvient à trouver un équilibre entre son travail et ses amis qui sont devenus un de ses piliers. On fait aussi la rencontre d’Ezéchiel : un jeune homme de 28 ans qui est aux antipodes d’April : entre drogues et violences, Ezéchiel n’est fidèle qu’à lui-même : les femmes sont des jouets, la vie est une saleté et il ne fait que ce qu’il veut. Dans les problèmes jusqu’au cou, Ezéchiel est un jeune homme imbu de lui-même. Vous vous doutez que ma rencontre avec Ezéchiel n’a pas été de tout repos. Je vais être claire : c’est un personnage que je n’ai pas apprécié.

J’ai trouvé qu’April venait vraiment équilibrer ce duo. Il est évident que les personnages ont des caractères vraiment travaillés et pointus mais je n’ai juste pas su apprécier Ezéchiel. Ce sont des choses qui arrivent : j’ai aimé son parcours, l’évolution de ce personnage qui n’a pas su toujours prendre les bonnes décisions. C’est juste que l’on n’a pas su s’entendre. En revanche, j’ai apprécié April et son passé. C’est une jeune femme fragile et délicate, elle est intelligente et ne manque pas de courage. Elle est vraiment, selon moi, la force de ce roman. Le personnage d’April nous permet d’avoir une femme forte et sensée à la tête de ce roman, cela fait plaisir à lire !

Là où l’auteure a fait fort, c’est dans le choix de ses thématiques : j’ai aimé que l’auteure nous propose une romance originale dans les péripéties qu’elle offre. C’est pensé, réfléchi et pour la première fois depuis bien longtemps, je me suis autant accrochée au panel de personnages qu’à l’intrigue. J’ai trouvé que le tout était harmonieux malgré le fait que je sois passée à côté d’un des personnages principaux.

Clairement, ce roman est une belle découverte et je suis heureuse de l’avoir lu. J’ai découvert une plume très agréable et dynamique. J’ai aussi apprécié l’idée de l’auteure d’insuffler quelque chose de neuf dans le genre de la romance. C’est vraiment très intéressant.

En définitive, c’est donc une intrigue sans faille que j’applaudis ici. Malgré le fait que le personnage d’Ezéchiel ne m’a pas plu, j’ai trouvé que la plume de l’auteure et ses idées sont remarquables et permettent de lire ce roman d’une traite et rapidement. On a envie de connaitre la suite dès le départ de la lecture. Bravo à l’auteure pour ce roman très sympathique.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le personnage d’April
  • La plume de l’auteure
  • Les thématiques mises en avant dans ce roman.

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Armance de Morgane Pinon

armance-1372225-264-432Résumé : Florian vient d’hériter de la fortune de sa tante Marie. Sur un coup de tête, il décide de tout abandonner derrière lui pour fuir la vie parisienne, au profit d’un manoir de l’époque victorienne. Il souhaite restaurer la demeure pour lui redonner sa grandeur d’antan et proposer à ses clients des chambres d’hôtes garantissant un voyage dans le temps réussi. Après quelques mois, les travaux avancent bien jusqu’au jour où l’État impose un confinement pour limiter la propagation d’un virus sur le pays. Florian se retrouve désormais seul dans cette grande bâtisse et bien incapable de finir le chantier en cours par ses propres moyens. Tout à fait par hasard, il accède à une pièce secrète dissimulée derrière un miroir. Le jeune homme y trouve plusieurs objets qui n’ont pas vu le jour depuis plus de 150 ans. Parmi ces vieilleries se trouve un journal intime rédigé par Armance de Bellieu. Pour occuper son temps, Florian se prend au jeu de découvrir quels secrets pouvait bien cacher cette jeune femme du passé…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Morgane Pinon pour son envoi. J’ai été comme attirée par ce roman. J’ai vu la couverture, j’ai lu le résumé : il me le fallait ! Morgane a su apaiser ma rage très rapidement et je l’en remercie pour ça. Il y a des romans comme ça où l’on est certain d’apprécier l’histoire : Armance en est une parfaite illustration. J’ai adoré ce roman, c’est un véritable coup de cœur.

La seule question que je me pose reste celle-ci : peut-on vraiment parler de romance historique ? Pour moi, non. Effectivement, on retrouve une partie de l’intrigue qui se déroule 150 ans plus tôt mais une bonne partie de l’intrigue se déroule de nos jours. Du coup, je n’ai pas envie de vous « induire en erreur » : cette romance va se diviser en deux époques : celle dans laquelle nous évoluons et le 19ème siècle.

On fait la connaissance de Florian, un jeune homme qui, grâce à l’héritage de sa tante Marie, décide d’acheter un manoir en Bretagne. Somptueux manoir victorien, il réserve beaucoup de secrets à son propriétaire. Lors des rénovations, Florian va rencontrer quelques problèmes : le gros méchant confinement. Tout va être à l’arrêt et Florian va se retrouver seul dans cette vaste demeure.

Je sais, vous êtes étonnés de lire que j’ai lu un roman qui parle du confinement. Vous savez certainement que je suis complètement réfractaire à tout cela. Comme d’habitude, je n’ai pas lu le résumé dans sa totalité, donc cette partie de l’intrigue m’était inconnue, de plus, j’avoue que j’ai été très surprise de la manière dont l’auteure utilise ce confinement : on n’en parle pas plus que cela, c’est vraiment un contexte. Le confinement sert à planter le décor et à expliquer pourquoi Florian erre seul dans les pièces du manoir. C’est grâce à ces périodes d’errance qu’il va trouver la pièce secrète dans laquelle se trouvent les journaux intimes d’Armance.

J’ai trouvé la symbolique du miroir assez agréable et poétique : on traverse le miroir pour connaitre le passé. Ce miroir qui va renvoyer le reflet du passé et qui va permettre de révéler les cicatrices de la vie d’une femme blessée. Ainsi, grâce à cette pièce secrète, Florian va plonger dans le passé de la famille Bellieu.

Parallèlement, à travers la lecture de Florian, nous allons faire la rencontre d’Armance. Nous allons la suivre de sa tendre enfance jusqu’à la fin de sa vie. Nous allons vivre avec elle les deuils qui vont jalonner sa vie, son histoire d’amour, son évolution dans la vie : de la jeune fille à la jeune femme puis à l’épouse.

J’ai vraiment trouvé les deux périodes de cette intrigue équilibrées : on passe autant de temps avec Florian qu’avec Armance. J’ai trouvé que l’intrigue était vraiment forte et porteuse de beaucoup de belles choses. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Florian qui, sous ses apparences d’homme voulant avancer seul dans la vie, il a un cœur énorme. J’ai aimé sa combativité, sa curiosité et ses valeurs. Armance est aussi un personnage que j’ai beaucoup apprécié pour son courage, son intelligence mais aussi son dévouement. J’ai aussi apprécié les personnages de Moïra et de Sarah qui incarnent l’avenir et le passé. Le panel de personnages est riche et très bien travaillé. Il rend l’intrigue vraiment crédible et permet de dynamiser le tout avec des caractères différents.

La plume de Morgane Pinon est délicate et pleine de générosité. On passe vraiment un excellent moment en compagnie de ces deux personnages, de ces deux époques qui sont réunies par l’envie de vivre et de comprendre les choses. J’ai aimé la palette d’émotions proposée par l’auteure, j’ai aimé la plume, j’ai aimé les personnages. Bref, j’ai tout apprécié. L’auteure a su combler mon cœur de lectrice en frappant dans le mille avec ce roman qui me fait revoir un peu ma copie sur la thématique du confinement dans mes lectures.

Je vous conseille ce roman sans hésitation et sans modération. Bravo à l’auteure pour ce roman que j’ai adoré et qui restera en mémoire un très long moment : peut être qu’on retrouvera mes carnets de lecture dans 150 ans et que l’on comprendra à quel point ce roman m’a touchée.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Les décors que j’ai vraiment adorés.
  • Les personnages d’Armance et de Florian
  • La plume de l’auteure

5

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Toi et moi contre le reste du monde de Célia Haden

130766941_381614619732394_8329933297857993865_oRésumé : Ben et Inès ne sont que des adolescents lorsque leur relation prend brutalement fin, sans aucune explication. Lorsque Ben réapparaît des années plus tard, Inès a tenté de se relever, entourée de sa meilleure amie et ses amis, mais sans réellement parvenir à l’oublier. Le pouvoir de son regard captivant et la sensation de sa peau contre la sienne sont toujours ancrés dans sa tête et dans son cœur. Bien que son corps semble prêt à l’accueillir à nouveau, Inès ne peut lutter contre les doutes qui l’assaillent. Inès ne sait plus qui elle est, ce qu’elle souhaite et où est sa place dans cette nouvelle relation. Quel avenir peuvent-ils prétendre après tant de non-dits ? Et si la solution était de s’éloigner à nouveau de lui, pour apprendre à s’aimer elle-même ? Si s’aimer et se pardonner elle, pour l’aimer lui, était un mal nécessaire pour que leur amour puisse survivre ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions MEC pour l’envoi de ce roman en service presse. Roman qui me tentait pour son résumé, j’avoue que j’ai bien apprécié cette lecture. Elle n’est pas un coup de cœur mais cela reste une lecture très agréable.

On fait la rencontre d’Inès et de Ben. Ce sont deux personnages attachants qui nous permettent de nous immerger dans une histoire assez sympathique à découvrir. Inès et Ben ont été ensembles durant leur adolescence. Ils se sont quittés de la pire des manières qu’ils soient : sans aucune explication. La trahison, la colère et l’incompréhension habitent Inès qui ne comprend pas l’attitude de Ben. Quelques années plus tard, Ben revient à la surface et Inès va devoir gérer ce retour qui va de nouveau bouleverser sa vie.

L’intrigue est simple et efficace. J’ai beaucoup apprécié les personnages d’Inès et de Ben. Je les ai trouvés vrais et crédibles. Cette histoire est vraiment belle et terriblement humaine. C’est ce qui m’a le plus plu. En effet, j’ai trouvé que la reconstruction d’Inès était vraiment belle et terriblement vraie. En partant comme Ben l’a fait, il a complètement explosé cette jeune femme : elle manque de confiance en elle et ne sait plus faire autrement que de se méfier des gens.

L’amour est un sentiment très fort : il peut construire une vie mais aussi la démolir en quelques instants. J’ai apprécié comme l’auteure appréhendait cette thématique : elle ne montre pas que les bons côtés d’une relation amoureuse. J’ai aussi aimé la manière dont l’auteure mettait l’amitié en avant grâce aux amis d’Inès.

Inès et Ben sont des personnages vraiment intéressants : en effet, en un éclair, un regard et tout le monde autour d’eux s’arrêtent de tourner. Inès ne compte pas s’en arrêter là. Ces deux protagonistes représentent une histoire d’amour dans tout ce qu’il y a de plus pur mais aussi de plus compliqué. L’amour n’est pas simple, l’histoire d’Inès et de Ben non plus. Quand le passé ressurgit, le présent se complique et l’intrigue prend une tournure que j’ai appréciée.

Même si j’ai trouvé que l’idée de base n’était pas forcément originale, j’ai vraiment trouvé que l’auteure avait de belles idées : c’est une très belle histoire riche en émotions. Les personnages sont la réelle force de ce roman ainsi que la plume que j’ai trouvée très sympathique. J’ai trouvé le côté psychologique très bien amené. Il apporte une véritable force au roman.

La plume de l’auteure est très agréable comme je le dis ci-dessus. Elle est très belle, forte et dynamique. Le roman ne souffre pas de longueurs. La plume nous propose une immersion totale dans l’histoire d’amour de Ben et d’Inès.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une histoire d’amour crédible et très humaine.
  • Un panel de personnages vraiment très intéressant
  • La plume de l’auteure qui est accessible et au service des émotions

4

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Bilan mars 2021

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Salut tout le monde ! On se retrouve (tardivement) pour le bilan de mars 2021. J’ai fait de belles découvertes mais je me suis aussi un peu cassé la figure lol.
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Bilan Livresque
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Services presse et Comités

J’ai eu la chance de me plonger dans un roman pour un comité de lecture aussi. Nous somme donc à 15 lectures/écoutes pour le mois de mars. Je suis heureuse d’avoir pu reprendre un rythme convenable.
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Les 03 meilleures lectures du mois…
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J’attendais plus de… 
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Je vous embrasse bien fort, on se retrouve dans deux semaines pour le bilan d’avril
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L’appel des éléments – Tome 03 : le déferlement de Stéphane Melin

couv32417077Résumé : Les masques tombent et l’échiquier est enfin révélé. Brisés et divisés, les Élus voient leurs chances de réussite s’amenuiser face aux divinités qui se sont jouées d’eux. Pourtant, forts de leurs nouvelles alliances, ils trouveront le courage de poursuivre le combat, même s’ils devront pour cela franchir le seuil de la mort. Que devront-ils encore sacrifier pour rentrer chez eux et profiter d’une paix éternelle?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Stéphane Melin pour l’envoi de ce roman en service presse. Ayant eu les deux premiers tomes de la saga, je ne me voyais pas refuser l’appel du troisième tome. C’est vraiment une saga entrainante qui n’a pas fini de me surprendre du début du premier tome à la fin du troisième.

J’ai beaucoup apprécié la manière dont le troisième tome commence vraiment lorsque le deuxième tome s’arrête, on est directement plongé dans le feu de l’action et j’ai trouvé ça vraiment sympathique ! C’est dynamique et agréable à lire. Même si cette idée de tout de suite replonger dans l’univers sans faire de chichi est sympathique pour le lecteur, ça l’est un peu moins pour nos personnages qui se retrouvent dans une situation assez périlleuse voire même assez désagréable. Très rapidement, c’est dans une ambiance de violence et de rage que nous retrouvons. Nos protagonistes se retrouvent face à une désillusion totale : comment faire pour ne pas se laisser abattre face à des événements aussi cruels ? Comment croire qu’il est possible de gagner contre le Chaos désormais ? Tant de sacrifices pour ne pas savoir si tout cela va être possible.

Clairement, on reste sur la même impression que les deux premiers tomes. C’est bon, vraiment bon. On sent que Stéphane Melin a voulu de la précision. Les personnages sont bien construits. Psychologiquement, on se retrouve avec un panel de personnages très réussi. En effet, l’auteur prend le parti de proposer des situations difficiles à supporter et à encaisser. On est en pleine guerre, cela ne fait que commencer. Qui dit guerre dit violence, mort, horreur. C’est assez compliqué de vous parler du panel de personnages : on en retrouve certains que l’on a rencontrés dans les deux premiers tomes. En toute honnêteté, il y a eu beaucoup de bouleversements mais ils restent le point fort de la saga de Stéphane Melin. On se sent bien près d’eux et on vit vraiment l’histoire avec eux. Je trouve que ce tome trois est le plus psychologique de la saga. On va vraiment vivre et subir toute cette violence avec eux.

Ce troisième et dernier tome va nous mettre de sacrés coups, j’ai mis un peu de temps pour avancer : j’avais envie de savoir la fin mais j’avais aussi peur de la connaitre. C’était vraiment particulier comme lecture pour moi. Je suis heureuse d’avoir été jusqu’au bout de la saga de Stéphane Melin mais le tome deux m’a vraiment laissée sur les fesses. J’ai eu un peu de mal à aller jusqu’au bout tant j’avais peur de m’attacher aux personnages.

Stéphane Melin a une très belle plume : ce que j’ai le plus apprécié, c’est le fait que la plume nous propose des exercices compliqués : l’action est ultra présente, on est toujours dans une dynamique assez folle mais on a aussi les émotions qui sont là et exacerbées par l’environnement et la fragilité des personnages. On est dans un troisième roman qui s’ouvre sur de la colère et du désespoir. La colère fait faire n’importe quoi lorsqu’elle est aveuglante.

Stéphane Melin a su, avec brio, mélanger les émotions à l’action. On est dans une spirale d’événements et notre cœur chavire entre toutes les émotions que l’on découvre au travers des pages. Le monde créé est juste sublime et j’ai beaucoup apprécié les décors et les descriptions proposés par l’auteur.

C’est le tome le plus humain et le plus crédible. Stéphane Melin signe son meilleur tome et nous permet de finir notre lecture en apothéose. Merci pour sa confiance.

03 bonnes raisons de lire cette saga :

  • Un panel de personnages riche et très intéressant.
  • Une plume excellente au service de l’action et des émotions
  • Un monde riche et très intéressant

4

16

Les Erainn Tome 02 – Le souffle d’infinité de Thalie Perrot

71KlDf-Nq9LRésumé : Sean Erainn est de retour à Saint-Malo. Trois ans après le mariage de son frère Rory avec Cordélia de Montrésor, il vient rencontrer son neveu. C’est dans la demeure de son aîné que Sean fait la connaissance de Madeline Kerradec, une jeune femme très belle, mais auréolée de mystère qui a, de surcroît, un passé trouble. Pourtant, il se sent irrésistiblement attiré par elle. Décidé plus que jamais à découvrir qui se cache derrière la carapace de la jeune femme, il est loin d’imaginer dans quelles aventures il va être entraîné.Leur attirance saura-t-elle survivre aux embûches que le destin s’acharne à mettre sur leur chemin ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement M.E.C Editions pour l’envoi de ce roman. Il me tardait de vous parler de ce roman. Si vous vous souvenez bien, j’avais eu un réel coup de cœur pour l’univers de Thalie Perrot à travers son premier tome « Attractif enchantement » qui proposait de découvrir la famille Erainn à travers Rory et la famille de Montrésor à travers le personnage de Cordélia. J’avais beaucoup apprécié ma découverte et la manière dont Thalie Perrot avait, avec brio, mélangé le folklore irlandais à la romance historique.

Le tome 02 de la saga Erainn permet de mettre en lumière Sean, le frère de Rory. Sean est un personnage que j’ai beaucoup apprécié tant il dégage les qualités que j’aime trouver chez mes personnages principaux masculins : l’écoute, la gentillesse, l’abnégation aussi. Sean a tendance à vouloir chercher le meilleur en chacun des êtres qu’il rencontre. Il a tendance à voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. J’aime cela. Sean n’en est pas pour autant mièvre et naïf. Il sait que le monde n’est pas rose, il sait que la vie n’est pas un long fleuve tranquille mais il préfère être bon qu’être une brute.

Sean va tomber sous le charme de Madeline. La fille Kerradec qui a dû vivre avec une mère absente et un père vivant dans l’ombre du spectre de sa femme qui a été kidnappé. Madeline apparait dans le premier tome ainsi que ses parents. Yves et Gwenaëlle Kerradec sont la parfaite illustration d’un couple amoureux dans lequel l’un ne peut vivre sans l’autre. Madeline est une jeune femme qui a connu les pires atrocités : entraves, violences, horreur, angoisses… Tout cela fait de Madeline une jeune femme à part qui va nous prouver que les apparences sont trompeuses. Elle m’a beaucoup fait penser à Elizabeth Swann : un caractère bien trempé, une envie de savoir les choses et cette absence de crainte lorsqu’il s’agit de braver les convenances de la société pour arriver à ses fins.

Je pourrais aisément comprendre que Sean apparaisse comme le stéréotype de l’homme parfait. Néanmoins, je trouve que Sean est un personnage très bien construit quand on pense à ce que l’auteure a voulu mettre en place. Même si j’ai eu des débuts un peu compliqués avec Madeline, j’ai aussi compris où l’auteure voulait en venir. J’ai accepté cette part d’ombre chez Madeline. Il est assez rare de trouver cette noirceur chez un personnage féminin, cela dénote mais cela fait du bien. Après tout ce qu’elle a vécu, Madeline ne croit plus en rien et encore moins en l’amour. Comment pourrait-il en être autrement ? L’auteure a décidé de nous proposer des personnages atypiques. La situation l’est aussi, pour mon plus grand plaisir !

Madeline et Sean vont fonctionner comme deux personnages aux antipodes : l’un bienveillant et solaire, l’autre plongée dans une noirceur et dans la tristesse. Néanmoins, les opposés s’attirent et vont nous proposer une romance historique d’aventure vraiment palpitante.

L’auteure met vraiment en avant ce jeu d’ombre et de lumière. Si on peut l’apercevoir à travers le duo Sean/Madeline, on va aussi pouvoir le comprendre à travers d’autres relations. Lorsque je vous parlais de « romance historique d’aventure » je voulais souligner le fait que l’auteure va venir mettre un bon coup de pied dans les codes de ce genre qu’est la romance historique. Ici, il n’y a pas de bal, de grands châteaux, de carnets de bals et des premiers émois. Rien de tout ça.

Il y a la thématique du voyage. Ce voyage géographique que l’on va faire, cette balade aussi riche en émotions qu’effrayante sur le bateau des Paoli. C’est aussi un voyage personnel. L’aventure apparaît aussi comme une quête identitaire, un voyage initiatique. Madeline doit en passer par là pour comprendre qui elle est et d’où elle vient.

On va se plonger sans aucune difficulté dans une nouvelle aventure avec notre famille préférée : les Erainn. Ils sont le fil conducteur de cette saga : Thalie Perrot n’en oublie aucun et nous propose de retrouver les personnages du premier tome. Il est vrai qu’elle garde certains codes de ce genre souvent boudé mais ô combien riche. Néanmoins, l’auteure prend le parti de nous proposer quelque chose d’original ! Son œuvre est une œuvre pivot et visionnaire qui va dépoussiérer le genre de la romance historique ! Comment ? Rien de plus simple pour Thalie ! Une bonne dose de piraterie, de caractère bien trempé et de folklore. On retrouve le folklore celtique qui m’avait beaucoup plu dans le premier tome avec la banshee. La famille Erainn est très soudée. Rory et Liam ne vont pas perdre un instant pour porter secours à Sean qui va se retrouver dans une situation assez délicate. Avec Madeline, ils vont apprendre à se comprendre et à se voir sous un jour différent : et si l’ombre et la lumière pouvait cohabiter dans une seule personne ? Et si… Et si… Et si… Tant de questions qui vont trouver des réponses à travers la plume et les mots de Thalie Perrot.

Il y a tant d’émotions et de délicatesse à travers cette plume. La générosité de Thalie se ressent dans le personnage de Sean mais aussi à travers Madeline qui va être là où on ne s’y attend pas. Sur le bateau des frères Paoli, elle va comprendre d’où elle vient, elle va en apprendre plus sur cette mère qui lui manque tant dans sa vie et va apprendre à accepter son passé. Le message que Thalie véhicule est très beau : apprendre à accepter d’où l’on vient pour choisir où l’on va. L’auteure va savoir faire vivre une relation mère/fille entre Gwenaëlle et Madeline alors qu’elle n’a quasiment pas existé. A travers les mots des protagonistes, on va se rendre compte de la générosité de Gwenaëlle et de sa manière de voir les choses : elle est la lumière qui manque à Madeline. Elle est la source de la noirceur de manière indirecte. Son absence marque une noirceur dans son âme. L’ombre et la lumière, cette idée est poétique et mise en place tout au long du roman à travers différentes relations et différents personnages.

Là où l’auteure a choisi de dérouter son lectorat, j’y ai vu du génie. Là où certaines et certains d’entre vous y verront de l’incompréhension, j’y vois un grain de folie et une réelle envie de construire une intrigue sans faille. Là où certaines et certains seront déroutés par l’aventure dans la romance historique, moi j’y vois une bouffée d’air frais dans un genre qui commençait, pour moi, à se répéter. J’ai tellement hâte d’avoir le troisième tome entre les mains.

C’est donc un nouveau coup de cœur pour moi. Avant que quelqu’un ose mettre ça sur le dos de l’amitié qui m’unit à Thalie, je n’ai qu’une chose à vous dire : la complaisance, chez moi, n’existe pas. Il parait que je suis crainte sur la toile, que les auteurs tremblent quand ils savent que je vais les chroniquer : c’est bien comme ça. Je n’ai rien à cacher et encore moins à Thalie. Elle signe un deuxième tome terriblement différent mais ô combien riche. Je la remercie pour sa confiance et son amitié. Thalie, n’ait jamais peur d’écrire, tu as un talent fou.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La plume de Thalie Perrot, toujours aussi formidable, belle et douce. Merci pour ce moment parfait ! J’avais besoin d’avoir un être solaire comme Sean pour changer un peu de la morosité du quotidien
  • Le coup de pied fichu aux codes poussiéreux de la romance historique
  • La thématique filée de l’ombre et la lumière à travers tout le roman. Bravo !

5

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Sur la terre comme au ciel de Christian Signol

9791035403959-001-TRésumé : « Être au plus près de la nature entretient l’espoir et redonne vie.» Dans la campagne berrichonne, Ambroise est garde d’un parc naturel, devenu le paradis des oiseaux. C’est un homme simple et amoureux de la faune, qu’il protège grâce à sa connaissance immémoriale de la nature. Mais Ambroise est accablé par la disparition de son fils, Vincent, parti au Canada dix ans plus tôt. Récit d’une renaissance, ode à la beauté et au mystère du monde, le nouveau roman de Christian Signol convoque des thèmes chers à l’auteur d’une oeuvre qui célèbre la nature et dénonce le danger qui la menace. Sur la terre comme au ciel est l’histoire poignante d’un père et d’un fils séparés par le destin. L’un n’a jamais quitté la terre qui l’a vu naître, cet univers immuable auquel il est viscéralement attaché et dont il connaît les moindres secrets. L’autre, poussé comme un oiseau migrateur vers un ailleurs plein de promesses, est parti au Canada à la découverte des grands espaces et n’a plus donné de nouvelles depuis dix ans. Jusqu’au drame qui, peut-être, les ramènera l’un vers l’autre. Christian Signol a ce talent pour évoquer l’immensité du ciel, les étés flamboyants et les aubes limpides. Des étangs du Touvois aux grands espaces du Nord québécois, ce récit pudique est un hymne au pouvoir consolateur d’une nature

~ Service presse audio ~

Je remercie chaleureusement Hermine et les éditions Audiolib pour cette découverte. Christian Signol est un auteur que je n’ai jamais lu ni écouté. Faisant partie, pour moi, des auteurs que l’on retrouve souvent chez des lecteurs assez âgés, je n’ai jamais osé sauter le pas. Un peu comme Françoise Bourdin ou Janine Boissard (que j’ai pris plaisir à découvrir), j’ai décidé de me laisser porter par la plume de l’auteur histoire de voir si je pouvais être attirée par l’une de ses intrigues. Sur la terre comme au ciel est une très belle histoire entre un père et son fils, entre le ciel et la terre, entre les hommes et la nature. C’est une histoire qui m’a sincèrement touchée.

Ambroise est un vieil homme qui essaye de finir sa vie paisiblement là où il se sent bien : dans son parc naturel dont il est le garde. Il vit toute l’année avec les animaux mais surtout avec les oiseaux qu’il aime par-dessus tout. Seulement, Ambroise n’est pas heureux comme il le devrait. Un mystère persiste dans sa vie : Vincent, son fils, parti au Canada pour vivre de son métier d’ornithologue, ne lui parle plus depuis des années. Pourquoi ? Comment ? Est-il vivant ? Est-il mort ? Tant de question assaillent Ambroise jusqu’à ce que la vérité lui explose en plein visage : Vincent est vivant mais complètement amnésique.

Ambroise va devoir apprendre à vivre avec ce fils différent, comme un bébé à qui il faudrait tout apprendre : manger, boire, dormir. Petit à petit, Ambroise va montrer à Vincent les oiseaux, le parc naturel mais aussi la barque, les vastes étendues, les oiseaux qui viennent quelque temps se reposer avant de repartir pour d’autres continents. Vincent et Ambroise vont de nouveau apprendre à vivre ensemble pour le meilleur mais aussi pour les moments les moins évidents.

Ce que j’ai grandement apprécié dans cette intrigue, c’est le rapport entre Ambroise et la Nature. Il règne un profondLogoAudiolib respect entre ces deux-là. En effet, j’ai beaucoup apprécié la manière dont Ambroise s’approprie le parc, c’est sa maison, son havre de paix. Il en est le gardien sacré et pourrait se sacrifier pour que les oiseaux se sentent ici chez eux. C’est vraiment magnifique. Au-delà de la relation particulière entre Ambroise et la Nature, j’ai aussi grandement apprécié comment Ambroise utilisait cette nature et plus particulièrement les oiseaux pour faire naitre la flamme du souvenir dans les yeux de son fils. Vincent va, petit à petit, se souvenir et nous parler de sa vie au Canada. Ce récit est magnifique et très crédible. J’ai vraiment beaucoup apprécié cette histoire pour toutes les émotions qu’elle nous véhicule.

Sur la terre comme au ciel est une magnifique histoire. Les thématiques sont variées et toutes très bien travaillées : au-delà des oiseaux et de la nature, il y a cette relation père-fils que j’ai trouvé magnifique. Il y a aussi de la romance qui vient bercer l’intrigue et la rendre plus douce. Le parcours de Vincent vers la guérison est beau et fort. Il a des qualités et des faiblesses et cela le rend profondément humain et attachant. Ambroise reste mon personnage préféré tant il est simple, doux et extrêmement généreux.

La plume de Christian Signol est vraiment très agréable. Il y a vraiment une douceur qui se dégage des mots, j’irai même dire que c’est très poétique. Les personnages sont dessinés avec beaucoup de soin. Daniel Nicodème est la personne qui nous lit ce roman. Quelle voix ! Je trouve qu’elle est faite pour ce texte. J’ai trouvé qu’elle était belle, juste et qu’elle collait parfaitement au personnage d’Ambroise qui est notre narrateur. C’est vraiment une très belle histoire.

A titre personnel, j’ai beaucoup pensé à ma grand-mère qui me disait toujours « Lis du Signol ma petite-fille, on passe toujours un bon moment ». Comme d’habitude, elle avait raison ma mamie. J’ai décidé de faire plus de place à cet auteur dans mes étagères en mémoire de ma grand-mère. Elle n’est plus là mais grâce à ce genre de lecture, j’ai l’impression qu’elle lit avec moi. Rien que pour ça, merci.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La relation Ambroise-Vincent qui va nous faire vivre une relation père-fils merveilleuse et parfaitement imparfaite. Ca la rend vraiment très belle
  • La place des oiseaux et de la Nature dans ce roman
  • La plume de Christian Signol et toutes les émotions véhiculées

4.5

14

Une arête dans la gorge de Christophe Royer

CVT_Une-Arete-dans-la-gorge_6100Résumé : Mutée depuis peu à la Criminelle de Lyon, le commandant Nathalie Lesage, mise à l’écart par sa supérieure, va devoir se battre pour trouver sa place… Très vite, une série de meurtres atroces va la plonger dans les entrailles et les arcanes de la Ville des Lumières, lui réservant de bien sombres surprises… Un thriller haletant où vont s’entrechoquer assassinats violents, sociétés secrètes, Histoire et sciences dans un Lyon ésotérique…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Taurnada pour l’envoi de ce roman en service presse.

J’avais apprécié le premier roman de l’auteur mais cela n’avait pas été non plus une lecture complètement faite pour moi. J’ai eu quelques soucis à m’immerger dans l’intrigue qui proposait des thématiques vraiment trop fortes pour moi. J’avais vraiment apprécié le personnage de Nathalie Lesage et j’avais tenu grâce à ce personnage féminin fort.

Lorsque Joël m’a proposée la lecture d’une arête dans la gorge, j’ai eu peur de me lancer. Et si je me retrouvais dans la situation du dernier roman de l’auteur ? Et si je n’aimais pas ? Et si ? Puis… Je me suis lancée, j’ai fait taire toutes ces questions et j’ai donné de nouveau une chance à l’auteur. Qu’est-ce que j’ai bien fait ! J’ai adoré ma lecture !

On retrouve Nathalie Lesage. Elle a complètement arrêté de travailler dans son service à Paris. Après 18 mois d’absence, elle est de retour sur le terrain à Lyon, à La criminelle plus précisément où sa venue n’est pas attendue. On a forcé le passage et ça, Pauline Clément n’apprécie pas. Pour se venger, elle va isoler Nathalie et lui coller un bleu dans les pattes : Cyrille.

Contre toute attente, Cyrille va se trouver être un atout redoutable qui va permettre à Nathalie de pouvoir se créer une ambiance de travail pas si nulle que ça.

Un meurtre d’une extrême violence va être découvert. La criminelle de Lyon est mise sur l’affaire : Nathalie va se jeter corps et âme dans cette enquête : un meurtre, puis deux, puis trois vont se succéder. Tous d’une extrême violence, tous de la même main : un tueur en série sévit et Nathalie va tout faire pour l’arrêter le plus vite possible.

L’intrigue va se diviser en plusieurs chapitres assez courts qui sont très bien rythmés. La plupart des chapitres sont réservés à l’enquête mais on va aussi suivre le tueur. Ici, cela ne m’a pas dérangé puisque l’on ne découvre pas l’identité du tueur grâce à ces chapitres. En effet, c’est l’enquête qui va nous apprendre son nom, son identité et tout ce qui va permettre de l’identifier. Les chapitres qui vont mettre en place le narrateur/tueur vont plutôt servir à comprendre le pourquoi du comment. C’était assez intéressant.

Nathalie va vite comprendre que les victimes sont liées entre elle par une thématique que j’adore retrouver dans mes lectures : la franc maçonnerie. Je n’en dirai pas plus pour ne pas vous gâcher une bonne partie de l’intrigue mais j’ai beaucoup apprécié découvrir un Lyon ésotérique. Grâce à ma meilleure amie qui habite Lyon, j’ai reconnu des noms comme celui de La Croix Rousse. J’ai apprécié déambuler dans la ville qui regorge de secrets. On aperçoit Lyon sous un angle différent et cela m’a énormément plu.

Nathalie va aussi devoir faire un travail personnel : chasser ses démons. Sa dernière enquête la grandement affectée. Elle doit apprendre à avancer et à faire une croix sur sa vie passée à Paris. Elle va retrouver son amie Diane qui travaille avec elle mais Joanne, sa compagne est d’une jalousie maladive, Nathalie a l’impression que son amie n’est plus que l’ombre d’elle-même. Elle va aussi faire la rencontre de Raphaël, un policier qui travaille aux stups et qui va aussi l’aider dans son enquête.

Clairement, ce roman passe à un cheveu du coup de cœur. Pour la simple et bonne raison que j’ai vu clair dans le jeu d’un personnage dès le départ. J’aurais apprécié une dernière cabriole pour me surprendre. Mais cela n’est vraiment pas grave.

J’ai beaucoup apprécié la plume de Christophe Royer ainsi que toutes les recherches qu’il a inclus dans son roman. On sent vraiment tout le travail de recherche et j’ai vraiment apprécié cela. La plume est efficace et fluide : la lecture se fait sans encombre et le récit est vraiment intéressant. Je suis certaine de lire la prochaine enquête de Nathalie Lesage.

03 bonnes raisons de lire ce roman :
  • Une enquête qui va nous plonger au cœur de la ville de Lyon et de ses secrets
  • Le personnage de Nathalie que j’ai apprécié pour sa force de caractère et sa volonté à faire les choses de manière correcte.
  • La plume de l’auteur que j’ai grandement appréciée aussi et toutes les recherches historiques qui sont vraiment poussées. 

4.5

12

Le cas Victor Sommer de Vincent Delareux

xcover-7027Résumé : « Un récit à mi-chemin entre les Évangiles et « Psychose » d’Alfred Hitchcock. Une réussite ! » — Amélie Nothomb

À 33 ans, Victor Sommer mène une vie discrète et monotone qui lui pèse. Secrètement, il aspire à devenir « quelqu’un » aux yeux du monde. Cette ambition est toutefois entravée par sa mère, une vieille infirme autoritaire et possessive qui l’empêche de proprement exister. Mais voilà qu’un jour, cette dernière disparaît sans laisser de traces. Livré à lui-même, son fils va devoir faire face à ce monde qu’il n’a jamais appris à connaître. Une fois l’angoisse de la disparition passée, Victor va s’accommoder de cette indépendance nouvelle et la mettre à profit pour enfin réaliser son fantasme : à l’avenir, il existera davantage que quiconque. À ses risques et périls. Car sa mère, sans doute, n’est pas aussi loin qu’il le pense…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Vincent Delareux pour l’envoi de son roman via SimPlement. J’aimais beaucoup le charme désuet de la couverture, le résumé était assez intéressant. Je n’ai pas beaucoup hésité avant de me lancer dans ma lecture.

En parlant de lecture, cette dernière a été assez rapidement, sur la liseuse, les 450 pages sont passées assez rapidement. Le cas Victor Sommer est un roman qui est sympathique, agréable à lire mais qui n’est malheureusement pas un coup de cœur pour moi. Je vous explique pourquoi tout de suite.

Nous faisons la rencontre de Victor, un homme d’une trentaine d’années qui vit chez sa mère. Sa mère est une personne manipulatrice et très fourbe : elle fait tout pour que son fils n’ait pas besoin de quitter le cocon familial. Maman a besoin de son petit garçon. Clairement : cette relation m’a dérangée. C’est limite incestueux et la mère de Victor m’a glacé le sang. Comment en tant que parent on peut faire passer ses propres envies avant celles de son enfant ? Comment parvient-on à rendre son fils si dépendant à soi-même ? Victor a 33 ans, il n’a jamais travaillé, n’a jamais eu de relation sentimentale, bref, Victor dénote dans le monde dans lequel il vit.

Lorsque Victor va essayer de trouver un travail et d’avoir une relation avec une jolie demoiselle, tout va partir en vrille très rapidement. La mère de Victor va lui faire comprendre que tout ce qui lui arrive est de sa faute et qu’il ne peut que s’en prendre à lui-même : Maman l’avait bien dit de rester à la maison.

Victor consulte toutes les semaines son psychologue. Tous les jeudis, Victor va beaucoup parler de sa mère et de son comportement. Il va aussi évoquer son père qu’il n’a pas connu : il ne vit qu’à travers un souvenir d’une vieille photo qu’il a aperçu étant enfant et à travers un couteau suisse que Victor garde précieusement.

Suite à une dispute, la mère de Victor va disparaître : Victor s’inquiète. Il attend, il a honte, il est rongé par les remords. Où est passée sa mère ? Pourquoi ne lui fait-elle pas de signe, pourquoi ne rentre-t-elle pas à la maison ? On va suivre Victor à travers son histoire personnelle. C’est plutôt sympathique.

La chose qui fait que je n’ai pas eu de coup de cœur pour ce roman c’est la chute que j’ai vu arriver dès la moitié du roman. Dès la disparition, j’ai soulevé l’hypothèse que ce pouvait être ça et je ne me suis malheureusement pas trompée. Le suspense est bien présent mais l’effet de surprise éventé. Dommage.

La plume est entrainante et fluide. L’intrigue est dynamique et ne manque pas d’intérêt. J’ai vraiment trouvé intéressante l’approche psychologique de ce roman. La manière dont l’auteur va mélanger la réalité au subconscient de notre personnage est très intelligente. La création de la relation entre Victor et sa mère est aussi incroyable : c’est malsain et révoltant mais l’auteur la retranscrit très bien à travers ses mots.

En définitive, même si j’ai vu la fin venir à la moitié du roman, je suis contente d’avoir découvert la plume de Vincent Delareux à travers ce roman noir et psychologique. Il nous emmène dans le fin fond des abysses de l’âme humaine. La plume de l’auteur est agréable et très fluide, la lecture se fait sans accroche. Bravo à l’auteur pour ce roman qui ne manque pas de charme à sa manière.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le rendu de la relation entre Victor et sa mère. Je trouve que l’auteur maitrise vraiment bien le sujet.
  • L’intérêt psychologique de l’intrigue
  • La plume de l’auteur

4

27

Je suis ta nuit de Loïc Le borgne

imageRésumé : La France, un été, quelque part dans les années 80. Pendant un banal concours de casse-bouteilles, six enfants découvrent un cadavre mutilé, sans lèvres, sans sexe et sans doigts. Et ce n’est que le premier d’une longue série. Pierre et sa bande de copains inséparables sont obligés d’enterrer leur enfance et certains de leurs proches alors que le Puits et l’homme au chapeau haut-de-forme s’emparent peu à peu de leur innocence.

Avec Je suis ta nuit, Loïc Le Borgne nous offre un véritable page-turner de l’angoisse.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions ActuSF qui me permettent de poursuivre la découverte d’auteurs en tout genre. J’ai rencontré la route de Loïc Le Borgne avec Ghost Love. Je suis ta nuit est bien différent mais ô combien intéressant et intrigant. Si j’ai poussé les portes de l’angoisse avec ce roman, j’en ressors assez satisfaite de ma lecture.

Ce n’est clairement pas le genre de lecture que j’affectionne le plus, ce n’est clairement pas le genre de lecture que je ferais souvent. Néanmoins, Loïc Le Borgne a su me bousculer dans mes habitudes de lecture et pour cela, il mérite une médaille. Je vous avoue que la couverture m’a attirée : ces ombres, cette angoisse qui ressort de cette couverture m’a tout de suite attirée.

Nous décollons pour la Bretagne et plus particulièrement pour le village de Duaraz, dans les années 1980. On oublie les consoles, les ordinateurs et les smartphones, les gamins trainent ensemble, discutent font des bêtises de gosses. L’insouciance à l’état pur. Pierre, notre narrateur va nous expliquer comme sa vie et celles de ces cinq amis a basculé.

Si ce roman peut évoquer un retour à l’enfance, il n’est en aucun cas fait pour un lectorat jeune. Comme une madeleine de Proust, les enfants des années 1980 vont retrouver des références à leur génération : Goldorak, Star Wars… Loïc Le Borgne signe ici un roman qui va parler de ce basculement : comment un enfant insouciant, naïf et crédule va basculer dans l’horreur, la mort et l’angoisse. La figure de l’enfant est certainement présente pour exacerber cette notion d’insouciance qui va voler en éclat mais certainement pas pour inciter les enfants à lire ce roman.

Pierre et ses amis (Francis-Emmanuel, Maël, Mélanie, Karl, Sébastien), vont découvrir un cadavre mutilé. Comme indiqué dans le résumé, le cadavre n’a plus de doigt, de lèvre ni de sexe. Comble de l’horreur pour les enfants qui essayent de faire comme s’ils n’avaient rien vu. Après cet épisode, Pierre et ses amis vont se rendre compte que quelque chose n’est pas normal : les gens qu’ils connaissent agissent étrangement, ils sont menaçants et les animaux deviennent très agressifs. Maël, le chef de cette petite bande va nous parler d’une sorte de croque mitaine. Il a pris pour cible les enfants qui vont vivre une horrible expérience.

Ces six enfants vont connaitre un été terrible. L’auteur nous propose un panel de personnages très détaillé : c’est assez intéressant d’avoir tous ces caractères. En effet, ils évoluent tous, grandissent tous et prennent des chemins différents, j’ai apprécié ces personnages même si certains sont plus appréciables que d’autres (cela est normal et varie selon le lecteur). Personnellement, je me suis beaucoup attachée au personnage de Pierre. C’est notre narrateur qui revient sur cet été qui l’a changé à tout jamais. Dans ce genre de roman, je fonctionne ainsi : je ne m’attache à personne, j’ai trop peur que le personnage meurt atrocement. Du coup, je savais que Pierre allait s’en sortir, alors je n’ai pas hésité. Il a été ma bouée de sauvetage dans cette mer d’angoisse et face au Bonhomme de nuit.

Ce que j’ai apprécié dans ce roman, c’est le climat qui s’installe doucement sans basculer dans le gore. On joue avec nos nerfs, on a peur, on angoisse, petit à petit, on bascule dans la folie sans plonger dans les rivières de sang. Effectivement il y a du sang, des meurtres mais c’est soutenable pour une lectrice comme moi qui a peur de son ombre. J’ai apprécié la manière dont l’auteur installe cette ambiance.

Je trouve que Loïc Le Borgne s’en sortait très bien : la plume est vraiment bien dosée. C’est juste ce qu’il faut pour que le lecteur plonge facilement dans sa lecture. La fin est belle, je l’ai même trouvée poétique. Je ne m’attendais pas à ce genre de choses dans ce genre de littérature et j’ai vraiment été agréablement surprise. Je ne pensais pas être le bon public mais je me suis trompée. En refermant le roman, je me suis rendue compte que j’avais apprécié ma lecture même si elle diffère de ce que j’ai l’habitude de lire. Comme je le dis souvent, l’habit ne fait pas le moine et en voici encore une belle illustration.

Amis aimant les ambiances angoissantes et n’ayant pas peur de se faire quelques petites frayeurs, n’hésitez pas à plonger dans ce roman de Loïc Le Borgne qui nous dépeint ce passage à l’âge adulte (un peu prématuré) avec beaucoup de finesse et d’émotions.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le panel de personnages que j’ai trouvé assez bien brossé
  • La plume de l’auteur que j’ai, une fois de plus, trouvé très agréable
  • Le cadre des années 1980

4

22

L’impossible pardon de Martine Delomme

9782258164130ORIRésumé : Rédactrice en chef adjointe d’un journal local indépendant, Marion pensait simplement recevoir un client de Romain, son mari tonnelier, lors de ce dîner improvisé. Mais celui qui franchit sa porte n’est autre que Fabien, l’homme qu’elle a aimé et qui a disparu il y a huit ans. Alors que Marion et son petit garçon, Lucas, sept ans, ont retrouvé un bonheur paisible, revoir Fabien réveille en elle des sentiments qu’elle croyait enfouis. Lorsque des soupçons de fraude pèsent sur la coopérative vinicole locale, la vie de Marion bascule. Au premier plan de cette scandaleuse affaire, la courageuse journaliste sortira-t-elle indemne de ce tourbillon de dangers et d’émotions ?

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Presses de la cité pour l’envoi de ce roman. Issu de la collection « terres de France », je ne savais pas à quoi m’attendre. Moi qui n’ai pas forcément l’habitude de ce genre de littérature, j’ai été très agréablement surprise.

On fait la rencontre de Marion, une jeune femme qui n’a pas eu la vie facile. Quittée subitement par l’homme de sa vie, elle s’est retrouvée seule face à son avenir. Enceinte, elle a dû passer sa grossesse seule à ne pouvoir compter que sur elle et sa famille. Fabien a littéralement disparu de sa vie, elle ne savait même pas s’il était encore vivant ou non. Marion a fait face et quelques années plus tard, elle est mariée à Romain qui a adopté Lucas, son petit garçon de sept ans.

Fabien lui n’est pas mort, il a quitté sa vie d’avant à cause d’un secret familial qui a éclaté et salit l’image de la famille. Les portes de la politique se sont fermées laissant Fabien seul et honteux. Il a préféré laisser Marion seule et ne pas être un poids pour elle. Fabien va changer de route et devenir l’heureux possesseur de vignes en Italie. Il lui manque quelque chose dans sa vie : Marion. Il donnerait n’importe quoi pour revenir en arrière et ne pas faire les mêmes choix. Néanmoins, la vie est parfois drôlement faite. Romain, le mari de Marion et Fabien son ex-compagnon sont des collaborateurs et Marion se prend son passé en pleine figure lorsque Fabien fait irruption dans sa cuisine alors qu’il est invité à manger par Romain.

Marion va devoir se poser les bonnes questions. Elle n’a pas oublié Fabien mais elle ne peut pas non plus oublier tout le mal qu’il lui a fait. Fabien va faire la rencontre de Lucas et va tout de suite comprendre qu’il est son fils. C’est sa copie parfaite. Fabien va tout faire pour avoir une place dans la vie de Lucas et dans celle de Marion… Cependant, comment faire pour ne pas blesser Romain qui pensait le père de Lucas décédé ?

Ce roman m’a beaucoup plus parce qu’il ne s’arrête pas seulement aux blessures du passé enfouies au plus profond dulogo-presses-de-la-citc3a9 cœur et blablabla. Cette soupe-là, j’en ai assez. J’ai trouvé que l’auteure abordait plusieurs thématiques et que cela fonctionnait plutôt bien : on touche au monde journalistique avec Marion qui est dans la profession, dans le milieu viticole puisque Romain & Fabien travaillent dans ce domaine mais on a aussi une touche de personnel avec l’histoire que partagent ces trois personnages. J’ai eu peur qu’à un moment, l’auteure prenne le chemin du triangle amoureux mais elle s’est rapidement éloignée de cette idée pour mon plus grand plaisir.

Je ne m’attendais pas à ce que l’histoire prenne ce tournant et que l’Histoire prenne place dans ce roman qui réserve beaucoup de belles surprises. J’ai pris ce roman en me disant que ça me permettrait de faire une pause entre deux gros romans. Une lecture tranquille et sans prise de tête. Je me suis bien trompée ! Je me suis même trompée sur toute la ligne. L’enquête de Marion va la pousser dans ses retranchements et dans les côtés les plus sombres de l’industrie du vin.

Martine Delomme m’a énormément surprise, à tel point que je n’ai pas su lâcher le roman sans avoir le fin mot de l’histoire. Si nos trois personnages sont les principaux, l’auteure ne lésine pas sur le panel de personnages secondaires pour ménager l’effet de surprise.

J’ai aussi apprécié en connaître d’avantage sur le monde de la viticulture. J’ai trouvé que l’auteure apportait beaucoup de détails sans nous donner de leçon, c’est vraiment très intéressant. J’ai eu envie de me poser sur une terrasse dans le sud de la France et de boire un bon verre de vin plus d’une fois ! Elle m’a vraiment transportée dans cette histoire. Sa plume est vraiment belle et fraîche. J’ai apprécié la rencontrer et je pense que je me laisserai séduire par d’autres romans.

En définitive, ce roman est une vraie bouffée d’air frais. Le style est sympathique, le roman se lit bien. Il n’est pas un coup de cœur mais reste très agréable à découvrir. J’ai apprécié le portrait de Marion qui est une femme forte et qui va tout faire pour découvrir le fin mot de l’histoire. Elle est une femme courageuse et qui va nous montrer qu’elle ne reculera devant rien pour l’avenir de son fils. J’ai trouvé les personnages très intéressants. Les décors sont vraiment beaux et nous proposent une excursion intéressante. Bravo à l’auteure pour ce roman.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Différentes thématiques intéressantes : le journalisme et la viticulture. On ajoute aussi une sphère intime qui vient dynamiser le tout.
  • La plume de l’auteure que j’ai beaucoup appréciée.
  • Les décors proposés : j’ai aimé me balader avec Fabien dans ses vignes et dans l’entreprise de Romain

4

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Jolies filles de Robert Bryndza

Jolies-fillesRésumé : Le corps d’une ravissante jeune femme vient d’être découvert, à demi-nu et lacéré de blessures mortelles, dans une benne à ordures de la banlieue londonienne. Arrivée sur place avec son amant et ex-coéquipier, l’agent Peterson, l’inspectrice Erika Foster est sous le coup d’une double émotion : la révolte face à cette épouvantable scène de crime et la frustration. Car officiant désormais à la brigade des stup, elle n’est pas censée s’occuper de cette affaire… Mais impossible pour la flic de rester sur la touche. Enquêtant clandestinement, Erika découvre un lien avec une autre affaire similaire, survenue quelques mois plus tôt, où la très jolie victime présentait les mêmes incisions. Autre point commun : les deux femmes étaient inscrites sur un site de dating et pensaient avoir rencontré l’homme idéal. Comment démasquer ce prince charmant insaisissable, aux multiples profils ? Erika le sait : l’assassin a deux pas d’avance sur la police. C’est lui qui mène la danse, au rythme des cadavres. Et quand un nouveau corps est retrouvé dans une poubelle, Erika comprend qu’elle va devoir apprendre à valser, avant de pouvoir frapper à son tour…

~ Service presse ~

Enfin ! J’ai pu me plonger dans la nouvelle enquête d’Erika Foster que j’adore suivre ! Jolies filles est le nouveau roman de Robert Bryndza. Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour m’avoir permis de lire cette nouvelle intrigue !

J’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver Erika Foster dans cette nouvelle enquête. Petite piqûre de rappel, Erika est notre personnage principal dans cette saga. Elle est inspectrice et travaille dans la police depuis de nombreuses années. Erika a un tempérament de feu : elle s’agace très vite, monte très rapidement dans les tours et n’a pas sa langue dans sa poche. Erika est un personnage dynamique qui sait porter sur ses épaules l’intrigue sans aucun souci. Erika a un sacré caractère, personnellement, des fois, j’ai eu un peu de mal à la comprendre dans son comportement. Cela ne m’a pas empêchée de passer un bon moment avec cette nouvelle enquête.

Le roman va se diviser en deux « parties » : la première regroupe l’enquête en soi ainsi que la vie personnelle d’Erika. Erika est dans la tourmente depuis quelques temps : elle a perdu son mari, policier comme elle. Elle est en plein deuil même si cela fait maintenant deux ans qu’elle a perdu son cher et tendre. Cependant, Erika est tiraillée entre le souvenir de son mari et son attirance pour son nouvel amant. Elle a cette culpabilité qui lui serre l’estomac. Erika va faire du grand Erika. Elle va s’incruster sur la scène de crime de son amant (James Peterson). On lui demande de partir mais elle n’en a rien à faire et va mener son enquête. Son flair infaillible va la mener sur une piste…

L’intrigue va nous permettre de suivre notre tueur en série en direct. Nous allons avoir accès à ses pensées les plus sincères. J’ai beaucoup de mal avec cette idée. Je sais qu’elle se répand de plus en plus et que ce roman n’est pas isolée dans sa construction mais je trouve que ça m’enlève une bonne partie de la surprise mais surtout le « charme » du thriller si je peux appeler ça ainsi. J’aime bien suivre l’enquête, suivre les pistes, découvrir petit à petit le portrait du tueur et me rendre compte que je l’avais déjà croisée dans les chapitres précédents et que je me suis fait avoir en beauté sur son identité. Ici, c’est vrai que cela ajoute une dimension psychologique mais cela me plait moins.

Notre serial killer est complètement fêlé mais son approche est vieille comme le monde. On va remettre au goût du jour l’idée des petites annonces sentimentales. Ici, on va se cacher derrière un écran à la recherche de jolies filles qui sont en quête du grand amour et du prince charmant. Les petites annonces sont remplacées par les sites de rencontre mais le système reste le même.

Ce roman ne va pas remplacer Liquide inflammable dans mon cœur. Ca reste la meilleure enquête d’Erika selon moi. C’est une affaire de goûts certainement mais je n’ai pas du tout été surprise par cette intrigue. C’était sympathique à lire, ça se lit bien mais cela restera « sans plus » pour moi. L’intrigue est simple mais efficace.

Je suis toujours aussi admirative pour le travail de l’auteur et pour la traduction. Je suis certaine que la prochaine intrigue m’émoustillera un peu plus !

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le retour d’Erika malgré son fichu caractère
  • La psychologie des personnages que j’ai appréciée découvrir ou retrouver
  • L’enquête en soi que j’ai trouvé sympathique bien qu’attendue

3

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Le chant des aquadèmes : le peuple des ponts de Jean Lavie

xcover-5125Résumé : Saint-Colomban-les-Vignes, 1278, le 3 août. Les travaux de construction du pont allaient bon train jusqu’au jour où Thomas, jeune moine pontifice, rapporte les nouvelles d’une succession de noyades inquiétantes sans que la grève ne retourne aucun cadavre. Serait-ce la malemort ? Quelques temps après le jeune homme s’éprend de Maud, une belle et jeune paysanne curieusement attirée par le pont déserté car jugé maudit par certains. L’histoire dit que lorsqu’ils sont bâtis par les hommes au-dessus des rivières, des lacs et des étangs, les ponts abritent d’étranges créatures connues sous le nom d’Aquadèmes.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement La Compagnie Littéraire pour leur proposition. Simplement regorge de belle surprise et ce roman en fait partie !

On fait la rencontre de plusieurs personnages dans ce roman. C’est assez singulier mais j’ai apprécié ce que j’ai lu. Autant dans le fond que dans la forme, ce roman m’a plu. On voyage beaucoup géographiquement de l’Italie à l’Inde en passant par la France et les Etats-Unis mais aussi dans les siècles. On voyage et cela est très plaisant. Ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, c’est l’originalité de l’intrigue. Le peuple des ponts ! Quelle belle idée !

On va suivre Thomas, un jeune moine qui va nous rapporter des faits étranges : il y a eu de nombreuses noyages mais pas de cadavres. Un pont maudit par les paysans. Ponts maudits par la légende. Les aquadèmes existent et Jean Lavie va nous raconter une histoire sur ce peuple surprenant.

La dimension fantastique est vraiment très aboutie. Elle colle avec beaucoup de crédibilité avec la réalité. On se retrouve dans des paysages que l’on connait. J’ai trouvé intelligent de commencer l’intrigue au 13ème siècle. C’est un siècle qui est vraiment propice à la construction des légendes et des mythes. Les populations sont très crédules et naïves : des noyés, des mystères, des craintes : voici le trio parfait pour faire naitre le peuple des ponts.

L’auteur va mélanger deux genres que j’apprécie énormément : l’historique et le fantastique. Ainsi, il nous propose une histoire vraiment sympathique sur fond d’acceptation, de tolérance et de l’ouverture d’esprit. J’ai apprécié découvrir un panel de personnages riche qui va se diviser en deux parties : ceux qui acceptent l’existence des autres formes de vie et ceux qui ne l’acceptent pas. Thomas et Maud sont nos personnages principaux. Ils sont vraiment originaux et tellement incroyables.

Thomas, ce jeune moine va tomber sous le charme de Maud, cette paysanne qui va lui montrer le monde différemment. A travers les siècles, Thomas et Maud vont essayer de rallier le peuple des aquadèmes et le monde des humains.

Cette histoire est vraiment très sympathique et va aborder plusieurs thématiques : au-delà des thèmes abordés, on va retrouver une pointe d’ésotérisme mais aussi une bonne dose de philosophie et de religion. C’est vraiment très agréable à lire. La construction de l’intrigue m’a fait penser à Dan Brown mais aussi à Olivier Peru ou encore à Tolkien. La construction de la fresque historique est très bien pensée.

A travers les siècles, on va découvrir des peuples et des pays dont la mentalité évolue. On ne pense bien évidemment plus au 21ème siècle comme on pouvait penser au 13ème. Le monde évolue, la population aussi, les croyances sont aussi différentes. J’ai aimé le fait que l’auteur nous propose une belle leçon de vie : même si les siècles passent, si les croyances changent, la mentalité des gens peut toujours être la même : étroitesse d’esprit, la peur devant l’inconnu et du changement. Bref, on est vraiment dans une volonté de nous apprendre des choses sans être moralisateur.

La plume de Jean Lavie est très belle : le roman ne souffre pas de longueur. Les mots sont choisis avec une grande minutie et cela se ressent tout au long du roman. J’ai beaucoup apprécié les descriptions et les caractères de personnages. Tout est brossé avec beaucoup d’attention. Vous savez que j’adore ça. De plus, j’aime beaucoup la recherche qui se dégage de l’intrigue.

En définitive, même si ce roman n’est pas un coup de cœur, j’ai beaucoup apprécié mon immersion au cœur du roman de Jean Lavie. J’ai aimé l’originalité de ce roman et la facilité avec laquelle on le lit.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Thomas et Maud que j’ai appréciés
  • La plume de l’auteur
  • L’intrigue et son originalité

4