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La louve et le sanglier – Annie Massy

i1525079061.jpgRésumé : Agrippa, ami d’enfance, gendre et le plus grand général d’Auguste (haut empire romain) a organisé les conquêtes de César entre 40 et 20 avant Jésus-Christ. Il construit la « Via Agrippa » entre Narbonne et Trèves, crée des villes, des sanctuaires, des monuments, recense la population… Il transforme de façon irrémédiable un vaste territoire qui va des Alpes à l’Atlantique et des Pyrénées au Rhin. Il a une très bonne raison pour se dévouer totalement à Rome : Auguste, « le Divin », le maitre incontesté, a adopté son fils Caïus qui est l’héritier désigné de l’immense empire. Agrippa le Stoïcien veut instaurer la Paix romaine mais ne refuse pas la guerre pour l’imposer. il sait aussi qu’il devra s’appuyer sur les Gaulois pour y parvenir.
Ce tome 2 des Mémoires d’Agrippa (qui peut se lire indépendamment du tome 1 raconte cette épopée de la romanisation des Gaules. Le récit du général Agrippa alterne avec celui des Gaulois meurtris mais prospérant grâce à la conquête. L’un veut instaurer la Paix romaine, les autres n’oublient pas les massacres de César, l’esclavage et les difficultés de reconstruction. 
Leur rencontre a lieu au centre de la « via Agrippa » entre Narbonne et Trèves. Là, les Romains ont transformé un marais en un centre de soins réputé. Mais le sanctuaire de Borvo (Bourbonne-les-Bains), est le domaine des dieux gaulois et de leur prêtresse Duxtira. Elle doit tout à Agrippa, mais elle n’est pas prête à sacrifier l’œuvre de sa vie, dans l’intérêt de Rome. La rencontre de la louve romaine et d’un sanglier celte ! Mais n’a-t-on jamais vu dans la nature, l’un se soumettre à l’autre ? À noter que le tome 1 a été très bien accueilli et a remporté le prix littéraire annuel de l’association haut-marnaise d’écrivains, en 2016.

Mon avis : J’ai encore pu faire une découverte livresque grâce au roman simplement.pro.

La Louve et le Sanglier est un deuxième tome qui peut se lire indépendamment du premier. C’est vraiment une lecture franchement historique. Je reconnais sans aucun mal le travail de l’auteur en amont. C’est purement historique.

Cependant, il m’a manqué un petit quelque chose pour que ma lecture soit une très bonne lecture. En effet, j’ai eu l’impression de lire un livre d’histoire, un bon vieux manuel scolaire. C’est dommage parce que l’idée était bonne, mais il manque un petit quelque chose donc.

Historiquement parlant, ce roman est excellent, il pose les choses clairement. C’est vraiment très sympathique sur ce point. J’ai ressenti quelques longueurs dans le sens où l’intrigue n’était pas forcément dynamique.

La plume de l’auteure est entrainante, c’est très bien écrit. On nous relate des faits de manière héroïque, on reste toujours du côté de la vérité. C’est très réaliste. On est propulsé dans l’histoire d’Agrippa. On est dans la continuité de ce que l’on peut lire et apprendre dans le premier tome.

Même si j’ai trouvé des points positifs à ce deuxième tome, je ne pense pas continuer ma découverte de l’univers. Je pense simplement que ce n’est pas forcément une époque pour moi. Si un jour l’auteure se lance dans une période historique que j’apprécié, je foncerai.

J’ai été curieuse, je suis persuadée que ce roman sera acclamé par son lectorat.

Les – :

  • Un roman un peu trop scolaire pour moi.
  • Une période que je n’apprécie pas plus que cela.
  • Quelques longueurs.
  • Je pense que le roman mériterai une couverture plus élaborée (avis bien entendu personnel). 

Les + :

  • Une plume entrainante.
  • Une richesse dans les informations.

Ma note :

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Aztèques – tome 1 : Harem – Eric Costa

51xkgHMkGNL._SX195_.jpgRésumé : Roman lauréat du Salon du Livre Paris 2017 par le jury Amazon KDP.

Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ? Lorsqu’elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d’exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers. Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée. Rabaissée à l’état d’esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations. Au-delà de ces épreuves, une question s’impose : existe-t-il un cage assez grande pour retenir la fille de l’aigle .Après son recueil de nouvelles Réalités Invisibles, Eric Costa vous propose de plonger dans une saga historique sans précédent.

Mon avis : Je remercie Amélia, Virginie et Julie pour leur travail au sein du prix des auteurs inconnus. Au fil des romans, des mois, des pages, je croise le chemin de petites pépites livresques et je suis ravie de vous dire que le premier tome de la saga d’Eric Costa en fait partie ! Quel travail !!!!

Le premier point qui joue en la faveur de l’auteur c’est le fait qu’il ait choisi cette période bien trop mal connue du public. La période des Aztèques regorge de mystères. Ce sont une culture et des traditions que l’on sous estime grandement. J’ai trouvé cela très bien de mettre cette ère au premier plan. C’est une grande plongée dans un univers riche que l’auteur exploite très bien.

On fait la rencontre d’Ameyal, le personnage principal de cette histoire. Grâce à elle, on21558808_10155840743672376_432604085835244817_n est plongé dans une ambiance sauvage, pleine de dangers et j’ai adoré cela ! Ameyal est une jeune femme très dynamique, elle a un caractère de feu qui fait d’elle un personnage explosif qui m’a beaucoup plu. Elle se bat avec ferveur pour son peuple. En effet, elle a vu sa vie voler en éclat, elle a connu l’esclavage et veut retrouver sa vie, sa liberté. Le physique et le caractère d’Ameyal font d’elle un personnage peu commun.

L’intrigue est très bien ficelée et nous promet de passer un moment de lecture très intense et excellent. C’est vraiment une très belle aventure que j’ai pris plaisir à découvrir. Ma lecture ne s’est pas essoufflée. Cependant, j’avoue que les chapitres ont été un tantinet trop longs pour moi, j’aime faire des pauses (cafés, céréales, chocolats) dans mes lectures et ici, ça m’a paru long.

Autre chose que j’ai pu découvrir à travers ce roman c’est la plume d’Eric Costa. Il y a un travail en amont qui est magnifique. C’est vraiment très bon et beau à lire. Il y a la passion qui déborde des mots de l’auteur et c’est terriblement bon ! Ce qui est très surprenant, c’est le naturel avec lequel on est plongé dans l’univers des Aztèques.

Je ne peux que conseiller ce merveilleux roman aux fans du genre. C’est vraiment une belle découverte.

En bref :

Les –

  • De gros chapitres, qui ne permettent pas forcément de faire de pause dans la lecture.

Les + :

  • Un personnage principal féminin atypique.
  • L’ère aztèque mise en avant d’une manière brillante.
  • Une plume du tonnerre qui permet une immersion dans un monde incroyable. On est plongé dans un univers merveilleux, on veut tout savoir et tout découvrir autour de soi.

Ma note: 

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La mariée du dolmen – Danièle Bélorgey

61sYSBIVU1L._SX195_.jpgRésumé : Il y a des héritages auxquels il faudrait renoncer? Près de Guérande, au pays des dolmens, la mort a la couleur du quartz blanc. Clémence Kéro n’a que quatorze ans lorsque sa jeunesse insouciante bascule dans l’horreur après le meurtre rituel de ses parents. Orpheline, héritière d’une fortune colossale, la voici projetée contre son gré sous la tutelle d’un oncle éloigné, un homme froid et austère qui l’arrache à sa province natale pour les terres humides et éternellement balayées par le vent de la Guérande médiévale. Seule l’amitié de la famille Martel, et de leur fille Thérèse, parviendra à la sauver du désespoir, et de son insignifiance. Pourtant, ce soir, elle a rencontré un homme qui l’a immédiatement éblouie. Un homme aussi pauvre qu’elle est riche et qui, en dépit de toutes les apparences, semble s’intéresser à elle. Peut-être est-ce le coffret de pièces anciennes couvertes d’inscriptions druidiques, découvertes à deux pas du grand dolmen, qui lui ont finalement porté chance. Mais cet étrange trésor recèle également une malédiction, une horreur sans nom que Clémence devra affronter au péril de sa vie alors que rôde sur les landes le spectre du seigneur satanique de la secte du dolmen, dont la convoitise obscène va souiller à jamais sa seule amie avant de s’attaquer à elle?

Mon avis : Je remercie l’auteure d’avoir accepté ma demande pour ce service presse sur Simplement.pro. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir l’univers de Danièle Bélorgey. Avec un résumé comme celui-ci, je ne pouvais que fondre de plaisir. Limite un petit filet de bave tellement il me faisait envie !

On rencontre le personnage de Clémence, c’est une jeune demoiselle de quatorze ans qui voit sa vie complètement bouleversée le jour où ses parents meurent suite à un rituel. La voilà à la tête d’une immense fortune. J’ai aimé ce personnage qui reste très fort malgré les tempêtes qu’elle traverse. Sa vie est assez triste, une famille très effacée, voire quasiment absente. C’est triste. Charles, son mari, n’est intéressé que par la fortune de Clémence. Bref, rien ne sourit à la jolie fille.

Ce qui fait tout le charme du roman c’est le décor dans lequel l’auteure nous plonge. En effet, Guérande est un paysage breton que j’ai beaucoup apprécié. J’apprécie d’autant plus les mythes et légendes autour de ce climat bien particulier. Tout respire le mystère et cela me plait beaucoup !

L’intrigue est assez bien trouvée. Ce que j’ai a reproché à ce roman c’est un effet d’accélération des péripéties à un certain moment. Je n’ai pas compris, il y a des éléments qui m’ont échappé et du coup, ma lecture s’est un peu essoufflée. Je vous avoue que j’ai eu du mal à garder un bon rythme à cause de ces points que je ne comprenais pas trop.

La fin m’a beaucoup plu. Je reste séduite, de manière globale, par ce que j’ai lu. Le talent de l’auteure est bien présent tout au long du roman. Le folklore est présent du début à la fin du roman, c’est très prenant.

Les + :

  • La présence du folklore que j’ai beaucoup aimé.
  • Les personnages, surtout Clémence que j’ai pris sous mon aile.
  • La plume de l’auteure que j’ai grandement apprécié.

Les – :

  • Un effet d’accélération qui m’a perdu.
  • Un essoufflement certain vers la moitié du roman : quelques longueurs.

Ma note : 16/20  

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Les sentiments innocents – Matthieu Elhacoumo

51EOOPzZ-XL.jpgRésumé : Angleterre, milieu du XIXe siècle. Lorsqu’il devient orphelin du jour au lendemain, Arthur Wilder, 12 ans, décide de quitter le Kent où ses parents paysans ont vécu toute leur vie. À Londres, il fait la connaissance de Robert, un avenant libraire aux allures de dandy qui le prend aussitôt sous son aile. Celui-ci l’initie à la littérature puis l’emmène dans un cottage où vit le reste de sa famille. C’est lors d’une promenade nocturne qu’Arthur rencontre Elinor, nièce d’une lady mortifère au passé douteux. Très vite, il remarque qu’un lourd secret entoure la jeune demi-déesse dont il est fortement épris. Il tentera le tout pour le tout pour le découvrir.

Mon avis : Je remercie Matthieu Elhacoumo pour l’envoi de son roman en Service Presse. C’était très gentil de sa part. Je vous avoue avoir mis beaucoup de temps à mettre mon nez dedans par manque de temps mais aussi parce que Pauline ou dame Tête en l’air pour ceux qui la connaissent bien, a oublié de noter le titre dans les romans à lire et donc… Zou… Il est parti dans les méandres de ma Kindle. Je suis désolée donc pour le temps que j’ai mis à lire ce roman. En plus, il vaut vraiment le détour donc, je suis encore plus désolée.

On fait la rencontre d’Arthur Wilder, un jeune homme qui est le narrateur de cette histoire. C’est un jeune homme qui n’a pas beaucoup de chance dans la vie. Il a perdu ses parents très tôt, son père, puis sa mère quelques années plus tard, atteinte d’une maladie incurable qui le fait devenir orphelin. Arthur est un personnage que j’ai beaucoup apprécié par sa simplicité, son courage et son intelligence.

On fait aussi la rencontre d’Elinor, une jeune femme très belle et mystérieuse dont Arthur tombe irrémédiablement amoureux. Cependant, la tante de cette jeune femme est exécrable, elle ne veut rien savoir et oblige Elinor à se marier avec un autre homme qu’elle n’aime pas, qui est violent avec elle, qui fait de sa vie un véritable enfer sur terre.

Le personnage de Robert m’a aussi beaucoup plu. Il est vrai qu’il est un peu en décalage avec Arthur mais leur relation est belle. J’ai beaucoup aimé les voir évoluer ensemble dans une atmosphère d’échange et de bonnes pratiques. C’est prenant.

L’intrigue est très bien ficelée, elle regorge de mystère et franchement, on ne voit pas les 500 pages passer. C’est assez prenant à vrai dire. Je reste sous le charme de cette lecture. On a des belles notions qui se dégagent de ce roman : l’amitié, l’amour mais aussi la volonté de ne pas laisser tomber, d’aller jusqu’au bout de ses convictions et ça c’est chouette à lire et à découvrir !

La plume de l’auteur m’a beaucoup plu. On est rapidement embarqué dans une histoire prenante. Un roman quelque peu historique qui m’a donné envie d’en savoir un peu plus sur la période du 19ème siècle en Angleterre. J’adore le concept !

Les + :

  • Un panel de personnages très différents. On se rend rapidement compte que les psychologies sont très variées et très travaillées.
  • Une intrigue qui coupe le souffle.
  • Les décors nous embarquent dans une histoire prenante.

Les – :

  • Quelques petites longueurs.

Ma note : 18/20

 

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Chicago Requiem – Carine Foulon

couv33802800.jpgRésumé : Chicago, années folles… Sur la scène d’une ville en proie à la corruption, acteurs et gangsters se côtoient. William, issu d’une famille riche et influente, les Henderson, possède un théâtre cerné de speakeasies et de maisons closes. Il aide son épouse, Susan, à reprendre sa carrière d’actrice malgré la corruption et la prohibition. La sœur de William, Meredith, vient de passer cinq ans en prison. Résolue à se venger de son frère et de tous ceux qu’elle pense responsables de son incarcération, elle s’établit à Miami où elle rencontre un certain Al Capone.
Le vaudeville peut alors virer au drame, à la scène comme à la ville.

Mon avis : Je remercie Carine qui m’a permis de découvrir son roman via la plateforme Simplement.pro qui reste une plateforme que j’apprécie beaucoup ! C’est vraiment une source de découverte intarissable et qui me fait découvrir de jolies choses comme le roman de Carine.

Ce roman est une petite pépite. Je tenais déjà à saluer le travail en amont que Carine a du faire pour nous présenter un roman sur fond historique comme Chicago Requiem. Quelle minutie dans les détails, dans l’intrigue. Ce sont des petites choses qui rendent la découverte de ce roman encore plus sympathique qu’il ne l’était déjà.

J’ai fait la rencontre de plusieurs personnages qui m’ont plu. Cependant, comme dans tout roman digne de ce nom, les psychologies sont différentes et forcément, il y a des personnages que j’ai moins aimé que d’autres mais je vous avoue que le panel est assez riche, fourni et varié pour que chacun y trouve son compte.

William est un personnage que j’ai bien apprécié. La famille des Henderson est une sacrée famille. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance qui tourne autour de cette dernière. En effet, je suis restée scotchée dans les histoires de famille qui valent le détour.

La piquante Meredith m’a aussi plu, elle est la sœur de William. Elle a fait de la prison et tout cela, elle veut le faire payer aux gens qui l’ont poussé vers la case prison. Elle s’en prend à son frère et j’ai trouvé l’idée sympathique. C’est dommage que cette relation épineuse, de haine entre frère et sœur ne soit pas plus exploitée. J’aurais aimé en savoir un peu plus. Meredith est complètement siphonnée, au point de vouloir tuer tout le monde.

J’ai beaucoup apprécié ces histoires de rivalités, les pièges, les pics entre membres de la même famille, j’ai trouvé l’histoire prenante et les personnages assez différents et piquants.

Carine nous propulse littéralement dans les années 1920 aux Etats Unis. J’ai eu l’impression de retrouver les décors de Gatsby le magnifique que j’avais bien apprécié à l’époque (ça m’a donné envie de replonger dans l’histoire d’ailleurs). Les décors sont surprenants. C’est la première fois que je lis un roman où le thème de la mafia est présent. C’est assez surprenant mais ça m’a plu d’avoir quelque chose de différents entre les mains. On est dans la période de prohibition que j’aime beaucoup.

On est dans une spirale de manipulation, de vengeance, de faux semblants. Dans cette spirale, on a des pointes de douceur, de volonté de faire mieux, de montrer le changement. On est sur le qui vive. Qui dit vrai ? Qui ment ? J’ai adoré l’ambiance !

Carine Foulon parvient à mélanger les genres, un thriller historique avec une touche de romance. Il rend ce roman inclassable (bon oui, je vais quand même le classer mais il reste une touche de je ne sais quoi qui fait qu’on ne peut pas forcément le mettre dans une case bien précise).

Les + :

  • La plume de Carine que j’ai grandement apprécié
  • L’intrigue que j’ai aimé : les secrets de famille, la mafia, la prohibition.
  • Les personnages divers et variés.
  • Le travail de recherche minutieux fait pas l’auteure.

Les – :

  • La relation épineuse entre William et Meredith qui aurait pu être plus exploitée.
  • Une sensation étrange dans les dialogues un peu trop mécanique.

Ma note : 18/20

 

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Une bonne âme – Audrey Perri

CVT_Une-bonne-ame_9601.jpgRésumé : Londres, 1899. Florence Jones, jeune mère célibataire, décide de faire adopter sa fille Sélina, faute de pouvoir la garder auprès d’elle. Elle se tourne alors vers Mrs Hewetson, l’une de ces fermières de bébés qui pullulent dans la capitale et qui affirme pouvoir s’occuper de son enfant. Mais Florence ignore encore que cette femme, loin d’être la bonne âme qu’elle prétend être, est déjà impliquée dans la disparition de nombreux enfants…

Mon avis : Je remercie chaleureusement Audrey pour l’invitation. En effet, j’ai reçu son roman via Simplement Pro. J’ai aussi pu apprécier pouvoir échanger avec elle rapidement après avoir accepté son roman. J’ai pris du  temps pour le lire tellement je ne voulais rien rater de ma lecture, résultat : je n’ai pas été déçue pour un sou !

On fait la rencontre de Florence Jones, une jeune femme qui tombe enceinte et qui doit malheureusement confier sa fille à une femme qui promet de prendre soin de son bébé même si la réalité est tout autre.

On est directement plongé dans la capitale anglaise du 19ème siècle. J’ai beaucoup apprécié ce que j’ai découvert. L’ambiance est assez glauque est très représentative de la répression que ce pays subit depuis l’arrivée de la reine sur le trône. J’ai aussi aimé la pulsion de puritanisme dans ces lignes. On se retrouve en immersion dans un roman où les femmes célibataires enceintes sont considérées comme des femmes faciles, des parias. C’était vraiment une belle lecture !

Florence est un personnage que j’ai beaucoup apprécié par sa simplicité et son courage. Elle est loin d’être une jeune femme bête et elle le montre à plusieurs reprises. Elle ne laisse pas sa fille de gaité de cœur et nous en prenons pleinement conscience très rapidement.

J’ai aimé le fond historique que l’on associe à cette histoire. En effet, Sélina Jones qui est la fille de Florence qu’elle a confié est une enfant morte par l’abandon d’une femme « fermière ». En effet, c’est très en vogue à cette époque : moyennant finances, vous pouvez confier votre enfant à une personne. Cependant, l’appât du gain est plus fort que tout pour certaines personnes. Mauvais soins, abandons et morts bercent ces pratiques.

On suit deux personnages diamétralement différents avec des personnalités aux antipodes ainsi que des envies, des besoins, des parcours de vie carrément différents.

L’histoire est prenante. Même si le roman est court, on est vite propulsé dans cette histoire. Je vous avoue qu’à certains moments, les pratiques des fermières font froid dans le dos mais cela est très vite équilibré par l’excellente plume d’Audrey Perri qui nous permet une immersion totale dans cette période. Le roman est vraiment bon.

Je ne peux que vous le conseiller si vous êtes fan des romans qui soulignent un côté historique auquel on mêle la fiction avec brio. On ne se rend compte de rien et cela est vraiment très agréable dans ce genre de roman.

Les + :

  • Florence est un personnage important très bien développé.
  • J’ai aimé l’époque décrite ainsi que l’ambiance de cette dernière.
  • La plume d’Audrey que j’ai découvert avec beaucoup de plaisir.

Les – :

  • Les pratiques de ces femmes « fermières » qui font froid dans le dos.

Ma note : 17/20

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Flower of Scotland : La liberté en héritage – Tome 1 : L’héritière – Sophie Damge

414zD4JktKL._SY346_.jpgRésumé : A l’aube de fêter ses sept cents ans, la Fondation Wallace, créée en l’honneur de William Wallace, est menacée de tomber entre les mains de la mafia irlandaise. Seule l’héritière légitime du Clan Wallace peut encore préserver son existence et ainsi lui permettre de continuer à œuvrer pour la Liberté à travers le monde. Leena Normand voit sa vie basculer lorsqu’elle découvre qu’elle est cette héritière. Commence alors pour elle une quête improbable et périlleuse qui la conduira sur les traces de son valeureux ancêtre, à travers l’Ecosse et son Histoire.
Pour sauver la Fondation et découvrir ses racines, il lui faudra affronter ses ennemis et surmonter bien des épreuves. Elle trouvera en chemin une aide inattendue, celle de… Sir William « Braveheart » Wallace.

Mon avis : Voici encore une nouvelle lecture que j’ai pu faire grâce au prix des auteurs inconnus. Flower of Scotland est donc le troisième roman que j’ai lu dans la catégorie « réalisme » et je vous avoue que c’est pour moi une énorme et bonne surprise !

On fait la rencontre de Leena Normand, une jeune femme qui vient de terminer avec succès ses études de médecine. Elle a une vie plutôt simple : ses études – son travail maintenant- sa vie avec son meilleur ami Thomas Stuart. La vie semble être belle pour ces deux jeunes personnes mais un accident qui vise Leena va tout changer.

Leena est une jeune femme fraîche et dynamique. C’est un personnage principal avec qui j’ai pris énormément de plaisir à découvrir au fil des pages que je n’ai absolument pas vu passer. J’ai été happé dans ma lecture. Leena est un personnage avec un sacré caractère et cela apporte beaucoup à l’histoire. Dès le début du roman, on se rend compte qu’une amitié indéfectible est nouée entre elle & Thomas. C’est vraiment une amitié comme je les aime. Il y a un sentiment de dépendance sans trop en faire et j’adore cela dans les romans !

Pour protéger Leena, Thomas et sa famille lui ont caché sa réelle identité mais il arrive un moment où… Ce n’est plus possible de faire autrement. Leena est sous le choc mais doit se rendre en Ecosse et comprendre en quoi elle peut aider la fondation qui représente son aïeul Sir William Wallace.

On est donc propulsé dans une aventure écossaise que j’ai adorée ! Retourner sur les traces de Sir William Wallace. Je suis très curieuse de savoir comment la suite va se dérouler et je suis certaine que je vais la lire ! Je l’attends même avec impatience.

En Angleterre, on fait la rencontre de Sean en même temps que Leena. C’est un homme 21558808_10155840743672376_432604085835244817_nbon, un pompier courageux qui n’a pas sa langue dans sa poche. J’ai pris plaisir à découvrir les différentes facettes de ce personnage qui sous ses apparences de grognon est un ours au cœur tendre. Travaillant pour la fondation, il ramène Leena à la fondation, en Ecosse.

Ce premier tome est tout bonnement génial ! J’ai adoré ma lecture, vraiment. Je ne peux absolument pas vous dire si j’ai eu mon gagnant du prix sous les yeux mais il va se placer très haut dans le classement, j’en suis certaine.

Je ne connaissais pas la plume de Sophie Damge. J’ai pris plaisir à découvrir ses mots, ses tournures de phrase et son intrigue très originale. J’ai adoré la conversation à travers le rêve de Leena, la découverte de ses origines. Les rencontres qu’elle fait au fil des pages. Bref, l’auteure a tout réuni pour que l’on passe un excellent moment de lecture.

Les + :

  • Une intrigue que j’ai adorée
  • Des personnages hauts en couleur qui apportent beaucoup.
  • Une plume que je ne connaissais pas mais qui m’a beaucoup plu.
  • Une folle envie de savoir la suite des aventures de Leena dans le tome 2.
  • Un voyage en Ecosse qui m’a énormément séduite. C’est une immersion dans la culture et la tradition écossaise qui m’a plu.

Les – :

  • Mon cœur de lectrice en amplement conquise, je n’ai rien à redire.

Ma note : 20/20