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Cendres – Johanna Marines

41uLYAKrRhL._SX319_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Londres, 1888. Nathaniel et Luna vivent dans un quartier mal famé de l’East-End. Pour survivre, ils sont obligés de revendre les objets qu’ils ont volés. Au même moment, à Westminster, Agathe accepte de devenir la domestique de la famille Henwoorth. Leur destin va basculer le jour où Nathaniel va découvrir un cadavre. Agathe, une jeune femme plutôt naïve prête à tout pour payer les médicaments de sa mère malade. Celle-ci va être embauchée comme parurière chez les Henwoorth. Mais, rapidement, le fils ainé de la famille, Archibald, se montre étrange… Qu’attend-il vraiment d’elle ? Et si un tout autre destin l’attendait ? Nathaniel Depford, un jeune homme de 27 ans, qui travaille comme allumeur de réverbères dans la vieille ville. Orphelin, il ne sait presque rien de ses origines. Mais, quand celle qu’il considère comme sa sœur, Luna, disparaît et que d’étranges cauchemars refont surface, son monde fragile vacille… Réussira-t-il à retrouver Luna avec l’aide de la police ? Ou devra-t-il faire chemin seul pour comprendre les forces obscures qui tirent les ficelles en coulisse ? Et si son passé le rattrapait ?

Mon avis : Je remercie les éditions SNAG pour l’envoi de ce roman dont j’attendais beaucoup. En effet, le résumé et le livre objet me plaisent beaucoup. Tout était réuni pour que je passe un excellent moment de lecture. C’est exactement ce qui s’est passé. J’ai passé un moment de lecture intense, exceptionnel que je n’oublierai pas de sitôt

Un siècle qui me plait beaucoup

Ce n’est plus une surprise pour personne : j’adore le 19ème siècle. Quand on me parle en plus d’Angleterre… Bon, il y a de grandes chances pour que je me jette sur le roman. En effet, j’ai trouvé ce roman captivant et brillant par l’atmosphère qui s’en dégage. Siècle de notre cher éventreur, j’avais hâte de voir ce que Johanna Marines allait faire de son intrigue. Tout au long de ce roman, on a une sorte de double intrigue qui va finir par ne fait qu’une. J’ai trouvé que l’intrigue était rondement menée. L’ambiance qui se dégage de ce roman est sombre, elle permet une immersion dans un siècle assez intéressant.

De plus, l’intrigue met en exergue deux cultures différentes bien qu’elles évoluent toutes les deux au sein du même pays. En effet, on a deux strates de la société qui vont se dessiner et s’entrechoquer dans le roman de Johanna Marines. Elles seront toutes les deux illustrées par nos personnages.

Les personnages : reflets d’une société qui ne pourra pas s’entendre

Facilement, on pourrait dire « il y a les riches et les pauvres » mais pour moi, cela va bien au-delà de ça. On va vraiment plonger dans les deux mondes. D’un côté on fait la rencontre de Luna et Nathaniel. Deux personnes à qui la vie n’a pas fait de cadeaux. Ils sont « frère et sœur » et s’entraident avec cette vie de pauvreté. D’une autre côté, on atéléchargement Agnès, une jeune fille pauvre qui quitte sa famille pour pouvoir gagner de l’argent et soigner sa mère. Agnès devient parurière pour une famille riche. Elle travaille au sein de la famille Henwoorth. Ainsi, elle devient une domestique au travail particulier : elle doit montrer les bijoux de la famille aux invités lors des réceptions en portant les parures plus belles les unes que les autres.

J’ai beaucoup apprécié ces trois personnages principaux que nous propose de découvrir l’auteure. En effet, j’ai su m’identifier à eux. Luna pour son coté direct, Nathaniel pour sa volonté à savoir ce qui s’est passé et à retrouver Luna. Agnès pour son sens de la loyauté et son courage. Ils portent tous les trois de sacrées valeurs qui font leurs richesses.

Les psychologies sont riches et détaillées. J’ai trouvé les personnages criant de vérité. J’ai aussi pris plaisir à découvrir les personnages plus « secondaires » comme Archibald qui est très mystérieux. Dès le départ, je me suis demandée ce qu’il pouvait bien cacher.

La plume de l’auteure

Franchement, il est difficile de parler de l’intrigue sans vous en dévoiler une partie. Je suis complètement sous le charme de cette plume qui permet au lecteur de vivre une histoire haletante, sans temps mort. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Pour moi, cette histoire regorge de référence aux personnages qui ont peuplés imaginairement ou non ce siècle. J’ai adoré l’enquête et la véracité qui se dégage des paysages et de l’environnement dans lequel évoluent les personnages.

La plume est vivante, pleine de ressource et fait de l’intrigue une intrigue qui tient debout et qui nous permet de vivre une histoire palpitante !

La touche de steampunk m’a énormément plu ! Bravo

Les – :

  • Rien, coup de cœur total =)

Les + :

  • Les décors.
  • Les personnages
  • L’intrigue
  • Le steampunk que j’adore !
  • La plume.

5

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De sang et d’encre de Jacquie Béal

41qM2PJQHwL._SX195_.jpgRésumé : Dans le Périgord du XVIe siècle, les conflits entre catholiques et protestants font rage. Dans cette lutte sanglante, Landry et sa petite soeur voient leurs parents mourir sous leurs yeux. Les deux orphelins s’enfuient et trouvent refuge chez un imprimeur qui les prend sous sa protection. Landry devient colporteur et, au péril de sa vie, diffuse des livres emplis d’idées neuves et d’appels à la résistance. En chemin, le jeune homme découvre le goût de la liberté de vivre et de penser. Au milieu du chaos, Landry fait également une rencontre qui change sa vie : Mathilie, fille de gentilhomme et catholique. À ses côtés, il apprend que l’amour ne connaît pas de barrières sociales. Mais, dans la tourmente de l’Histoire, la conquête du bonheur a forcément un prix…

Mon avis : Je remercie Jacquie Béal ainsi que City Editions pour l’envoi de ce roman. J’étais très heureuse d’avoir cette jolie surprise dans ma boîte aux lettres. C’est très gentil, merci !

Une fresque historique importante

Jacquie Béal a l’habitude de nous balader dans toute l’histoire de la France. Ici, on se retrouve dans le 16ème siècle, en pleine guerre de religion. La vie y est compliquée, dangereuse et miséreuse. La guerre gronde dans toute la France. Il y a énormément de morts, de blessés, de veuves et d’orphelins. Bref, on se rend rapidement compte que la vie est ultra dangereuse. Jacquie Béal parvient, avec brio, à nous retranscrire cette ambiance de danger.

La religion et la croyance en un dieu est toujours un sujet très sensible. Au dela du fait que ce genre de guerre concerne beaucoup de population et de croyance, ce sont les guerres les plus barbares, sanglantes et meurtrières. On parle de massacres de population au nom de Dieu. Sujet très actuel, j’ai pris plaisir à découvrir cette fresque historique du 16ème siècle.

De plus, on peut ajouter que l’imprimerie à une incidence importante. En effet, on connait la presse de Gutenberg. Jacquie Béal met l’accent sur son importance. En effet, on peut comprendre que c’est un outil majeur pour les mentalités, l’ouverture d’esprit et cela permet à la population de se faire sa propre opinion sans être endoctrinée.

Un personnage principal attendrissant

Landry, Landry, Landry ! J’ai apprécié le fait que Jacquie Béal utilise ici une figure masculine pour porter l’intrigue de son roman. Cela nous change et cela fait du bien ! Landry est un jeune homme très courageux. Sous ses yeux, ses parents se font massacrés. Orphelin, il prend sa sœur sous le bras et essaye de se faire une place dans cette société très complexe. Un imprimeur devient son deuxième père et prend les deux enfants sous son aile. Landry devient alors colporteur et un vent de résistance souffle sur le roman.

Au-delà du fait d’être courageux et plein d’esprit, Landry va faire la rencontre de Mathilie, une jeune demoiselle très jolie dont il tombe amoureux au premier regard. Mathilie est catholique, respectable et très agréable.

Si Landry quitte la maison de ses parents en jeune homme, rapidement, par la complexité de la vie, devient un homme. Il est plus réfléchis, fort et courageux. Il apprend rapidement à avoir une culture plus vaste, il est libre de penser ce qu’il veut. Il recherche une certaine liberté.

J’ai pris énormément de plaisir à lire ce roman que j’ai trouvé très sympathique. J’ai trouvé que Landry était un personnage principal fort ! Franchement, j’ai apprécié suivre ce personnage dans ses aventures.

La plume de Jacquie Béal

Je trouve que Jacquie est une auteure très douée pour nous parler de faits historiques dans une aventure complètement inventée. En effet, on sent bien toute la documentation que Jacquie a dû faire pour retranscrire cette ambiance au plus juste.

Je pense que cela vient du fait que Jacquie ait touché à une période historique lourde et morbide mais j’ai trouvé quelques longueurs. J’ai préféré faire une petite pause dans ma lecture plutôt que de forcer et de me retrouver avec une jolie panne de lecture.

Néanmoins, je prends toujours autant de plaisir à lire et à découvrir l’univers de Jacquie Béal. Je n’ai que ces quelques mots à dire : vivement le prochain ! Bravo pour cette fabuleuse aventure

Les – :

  • Quelques longueurs dues, à mon goût, à la période historique.

Les + :

  • Le personnage de Landry
  • L’évolution incroyable du personnage tout au long du roman.
  • La manière dont l’auteure traite le côté historique dans son roman
  • La plume de Jacquie Béal.

4

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Les filles d’Ennismore de Patricia Falvey

51v5AG2pkQL._SX195_.jpgRésumé : Irlande, début du XXe siècle. À huit ans, Rosie croise le chemin de Victoria, la jeune héritière du domaine d’Ennismore. Celle-ci s’ennuie et voit en la fille d’un métayer, l’amie dont elle rêve tant. Au grand dam de sa mère, elle arrive à convaincre son père de partager ses heures de leçon avec Rosie. Au fil des années, leur amitié grandit. Mais à 17 ans, Victoria quitte Ennismore pour Dublin afin de faire son entrée dans le monde, laissant Rosie déchirée entre les aspirations de ces années d’éducation aristocrate et sa modeste position. Elle est bientôt contrainte d’accepter un poste de domestique au domaine. Servir une famille qu’elle a côtoyée pendant dix ans est d’autant plus douloureux que Rosie est amoureuse depuis toujours du frère de Victoria, Valentin. Alors que l’Irlande s’embrase, le destin de Rosie et Victoria emprunte le chemin de la révolte.

Mon avis : Aussitôt lu, aussitôt chroniqué ! J’ai refermé le livre il y a quelques instants. J’avais envie de vous en parler ce soir. Laissez-moi d’abord remercier les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman. Je suis vraiment sous le charme de cette maison d’édition qui me propose toujours de belles surprises ! Les filles d’Ennismore était attendu dans ma boite aux lettres comme le messie !

Une trame historique importante et intéressante

J’ai apprécié retrouver cette période de l’histoire dans cette partie du monde. On est en Irlande au début des années 1900. La première guerre mondiale gronde ainsi que la guerre d’indépendance en Irlande. Si certains ont décidés de se battre contre les ennemis, d’autres se battent contre des compatriotes. On est souvent sous tension, les cadavres pleuvent et cela assure un dynamisme assez intéressant.

Une inspiration un peu trop présente pour moi

Je suis une grande fan de Downton Abbey, je vous l’assure. Cependant, ici, j’ai trouvé trop de similitudes pour être complètement dans l’histoire. En effet, j’ai su faire des liens entre les personnages, les situations ainsi que les intrigues. La première moitié du roman m’a fait peur, même si j’ai apprécié ma découverte, elle n’a pas été 100% originale pour moi. La vie des domestiques dans un manoir irlandais, les pauvres avec les pauvres et les riches avec les riches. Quand les strates de la société se confondent, cela fait des étincelles. De plus, l’histoire du Titanic, les personnages, les métiers, j’ai trouvé des similitudes qui m’ont un peu fait lever les yeux au ciel.

L’intrigue

Sans trop rentrer dans les détails, l’intrigue prend du sens au moment où on quitte Ennismore pour Dublin. On entre vraiment dans la vraie vie, celle du peuple mais aussi de la noblesse. La guerre a pour « point positif » de rassembler les gens. Ainsi, les plus riches descendent de leur petit nuage doré et les plus pauvres acceptent la main tendue.

On fait la rencontre de plusieurs personnages que l’on suit tout au long du roman. Rosie et Victoria sont les « filles d’Ennismore » (bien que l’on puisse penser, en écho à Lady Thea & Louisa). Rosie est une fille de paysan, Victoria, elle est une fille de la noblesse qui vit au domaine d’Ennismore. Née avec une petite cuiller en argent dans la bouche, la vie de Rosie la fascine et inversement. Si les filles deviennent les meilleures amies du monde, les années ont fait que les chemins se sont séparés. Elles se retrouveront un peu plus tard, changées mais profondément humaines.

La plume de Patricia Falvey

J’ai apprécié découvrir cette plume qui m’a énormément plu. J’ai mis mon nez dans ce roman hier dans l’après midi et je l’ai terminé ce soir, c’était intense mais très intéressant.

On n’a pas de longueur, c’est dynamique. Le fait que l’on change de situation, de personnages, tout cela aère un texte qui est très sympathique à suivre !

Les – :

  • Trop de situations identiques ainsi que des inspirations que j’ai déjà vu dans Downton Abbey.

Les + :

  • Les personnages de Rosie et de Victoria. Leur amitié m’a énormément plu
  • La situation historique.
  • La plume de l’auteure.
  • Le crossover entre les personnages

4

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Le destin des cœurs perdus – tome 1 : les damoiselles de Castel Dark de JC Staignier

51NEWzzXYYL.jpgRésumé : Angleterre, 1390. Par ordre du roi, les trois filles aînées du comte Clayton de Percival se rendent à Hill House pour rencontrer le duc de Templeton. Lorsque les portes du château se referment sur Mary, Jane et Ilyana, elles ignorent que leur destinée vient de basculer. À Castel Dark, le domaine familial, Aelis, la benjamine au caractère rebelle tente de s’imposer dans une société où les hommes dominent. Entre l’amour, la passion et la haine, les damoiselles de Castel Dark trouveront-elles le courage d’affronter leur avenir ?

Mon avis : Je remercie du fond du cœur JC Staignier pour l’envoi de ce roman. J’étais très heureuse de voir que ma demande avait été accueillie avec plaisir. J’ai fondu pour cette couverture aussi mystérieuse que prometteuse ainsi que pour ce résumé.

Une belle histoire que l’on lit d’une traite

Quelle belle surprise ! Je ne savais pas à quoi m’attendre avec cette romance. Généralement, j’adore les romances historiques mais lorsqu’elles sont dans ces siècles un peu plus reculés que les 17ème/18ème et 19ème siècles, je suis un peu novice. J’en lis que très peu. J’avais une envie folle de lire ce roman mais aussi une légère crainte de ne pas adhérer à ma lecture. J’ai rapidement écarté cette crainte, ma lecture a été formidable. Elle signe, ici, mon premier coup de cœur du mois d’avril.

L’intrigue

Je suis sous le charme de ce que l’auteure nous propose ici. En plus d’une plume de qualité, de personnages fins dont les caractères et les psychologies sont détaillées, nous avons aussi la chance d’avoir une intrigue crédible, haletante et qui nous permet de passer un moment exceptionnel de lecture.

Nous nous trouvons en Angleterre, en 1390. Le XIVème siècle a encore bien des secrets que je dois percée mais j’avoue m’être sentie à l’aise dans ces lieux, ces décors, cette culture. Vous le savez maintenant depuis quelques temps, je suis une véritable fan de la Grande Bretagne ainsi que de la culture de chaque pays. Je suis donc toujours partante lorsque l’on se retrouve dans des intrigues qui se déroulent dans un des pays qui en fait partie.

La place de la femme soulignée.

Encore une fois, je lis un roman où l’un des personnages principaux est incarné par une jeune femme qui ne se laisse pas faire. Elle se rebelle contre ce monde où les hommes dominent et où les femmes s’inclinent. On est dans une histoire où les trois filles du comte Clayton de Percival sont présentées au duc de Templeton pour qu’il choisisse sa nouvelle femme.

On suit donc ces trois sœurs dans leurs nouvelles vies. On est à leurs côtés, on se ronge les sangs pour savoir ce qui va pouvoir leur arriver. On a envie de les soutenir et de casser deux ou trois figures au passage. Bref, j’ai beaucoup apprécié que l’on mette ces trois damoiselles en personnages principaux. C’est un très bon choix.

Une fin qui m’a fait frôler la crise d’apoplexie

Non mais franchement ? C’EST-QUOI-CETTE-FIN ?! J’ai crié. Littéralement. Du fond de mon lit, j’ai crié. C’est bien la première fois que cela m’arrive. J’ai vécu la fin de ce premier tome de manière intense. Voilà la preuve que le roman est bon. Mais si j’avais pu secouer l’auteure comme un prunier, je crois que je l’aurais fait. Ahah !

La plume de JC Staignier

Voilà une belle découverte ! J’en ai beaucoup entendu parler mais sans jamais avoir eu la chance de découvrir le talent et l’univers de JC. Franchement, j’ai beaucoup apprécié la qualité de ses mots. Plume délicate mais incisive, on passe par tous les stades : le drame, la romance, l’amour, la trahison, bref, on en a pour son argent ! J’ai réellement apprécié cette aventure. Cela est dû au fait que j’ai eu la chance de découvrir une plume qui s’adapte à l’époque dans laquelle on évolue. Bravo !

Les – :

  • Mon cœur de lectrice saigne à cause de cette fin… mais il reste comblé !

Les + :

  • Les personnages ! Bravo pour cet immense panel que j’ai tellement adoré suivre.
  • Une fin spectaculaire.
  • Une intrigue très bien menée
  • Une plume excellente !

10

Incroyable Charlotte – Camille Adler & Flora Pialot

41-NHksAfJL._SX350_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Paris, an VI. Voilà un an que l’époux de Charlotte de Verteuil est mort au combat, dans les guerres de Napoléon. Tout juste sortie de son deuil, la jeune femme est bien décidée à profiter des plaisirs de la vie parisienne ! Accompagnée de son amie Emily Bingley, rencontrée lors de son exil en Angleterre durant la Révolution, elle essaie de retrouver sa place dans le monde et de comprendre le fonctionnement de cette nouvelle société, où tout se trouve bouleversé. Sur son chemin, elle rencontrera deux hommes aux caractères opposés : Armand, artiste passionné, et Augustin, noble cynique et beau-parleur.

Mon avis : Je remercie Séma Editions pour l’envoi de ce roman ainsi qu’Alicia pour sa gentillesse et sa joie de vivre. C’est toujours un plaisir de travailler avec des personnes qui font leur travail dans la joie et la bonne humeur ! Merci à tous.

Un roman qui se lit vite et bien

Incroyable Charlotte est un roman assez surprenant finalement. Je ressors de ma lecture assez contente de ma découverte. J’avoue que ce n’est pas un coup de cœur. Cependant, dans la globalité, le roman est très bon. On a un mélange assez intéressant entre un décor digne de Jane Austen et une intrigue assez innovante (pour le siècle) où le féminisme à sa place, où la question de la place de la femme est soulevée. Toutes ces notions ont fait de ma lecture une lecture très sympathique.

Charlotte et les autres personnages

J’avoue que j’ai énormément apprécié Charlotte de Verteuil. Je ne sais pas si cela est fait exprès ou non mais elle m’a clairement fait penser à la marquise de Merteuil des Liaisons dangereuses. Je pense que l’inspiration est soulignée ici grâce à ce nom. C’est un personnage au caractère fort, qui fait ce qu’il faut pour être acceptée dans une société qu’elle ne comprend pas/connait pas forcément. Charlotte est une personne qui apprécie découvrir les choses qu’elle ne connait pas. Elle ne se laisse pas faire et mène son monde comme elle l’entend.

Autour de Charlotte gravite de nombreux personnages. On peut quand même souligner l’importance d’Emily, son amie de toujours. Mais aussi deux hommes : Armand et Augustin. Deux hommes diamétralement différents mais qui font voir différentes facettes de Charlotte. J’ai trouvé l’utilisation des personnages particulièrement bien exécutée.

Emily est un personnage que j’ai apprécié. Elle est très différente de Charlotte mais j’apprécie cette complémentarité. Cela fait de leur amitié une amitié forte où la loyauté est quelque chose de très important. Son nom m’a tout de suite fait penser à Orgueil et Préjugés de Jane Austen. J’avoue que c’est un personnage qui correspond bien à l’univers d’Austen.

Une société décrite parfaitement

J’ai trouvé les ambiances très bien décrites. En effet, j’ai trouvé que les sociétés étaient vraiment très sympathiques et semblaient réelles. On passe de l’Angleterre à Paris sans aucun problème. On voit bien que ce ne sont pas les mêmes mœurs ni les mêmes traditions. Il n’y a qu’une chose qui semble être sensiblement identique : la place de la femme. Je ne peux pas dire que Charlotte est une féministe engagée mais cependant, plusieurs fois, elle remet en question des comportements sexistes. J’ai apprécié cela.

On est dans des décors assez sympathiques : on est dans le milieu parisien. On vogue entre bals et festivités à travers les yeux de notre personnage principal. J’ai trouvé cela intéressant. De plus, la période évoquée n’est pas ultra présente dans les différents ouvrages historiques que je lis. C’est assez sympathique de changer de siècle. Cela permet aussi de s’interroger sur des questions sociales : la place de la femme, la condition de la femme ainsi que son évolution. Bref, j’ai aimé ce point là.

Un triangle amoureux bien maîtrisé

Quand j’ai vu que Charlotte hésitait entre deux hommes, je me suis dit qu’on aurait encore le droit à un triangle amoureux ennuyant. Cependant, je trouve que les auteures s’en sont très bien tirées. La romance n’est pas forcément présente tout le temps et cela permet au lecteur de respirer. On change aussi de personnages, on ne se focalise pas seulement sur Charlotte. Ainsi, on peut aussi découvrir une romance qui touche Emily. C’est assez agréable.

Les plumes

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de roman écrit à quatre mains. Cela m’a beaucoup plus. Généralement, ce sont deux univers qui cohabitent ensemble et qui nous permettent de découvrir des univers bien particuliers. Les mots sont justes, la lecture se fait sans problème. On y croit, tout est crédible.

Les – :

  • Les inspirations dans les noms. Petit détail qui m’a un peu fait tiquer. J’ai pensé aux deux œuvres tout au long du roman.

Les + :

  • Les personnages et les psychologies très bien utilisées.
  • L’intrigue est simple mais efficace.
  • La plume des auteures.
  • Les questions sur la place de la femme dans la société à travers les siècles.

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Les Crèvecoeur – Tome 1 : Edith et Romain – Antonia Medeiros

122615684.jpgRésumé : Un destin unique, une obsession familiale, le poids des secrets. Germain Crèvecœur, l’un des plus grands créateurs de chaussures pour femmes du XXe siècle, vient d’être retrouvé pendu. Il lègue à un fils mystérieux tous ses biens, y compris une maison étrange aux murs couverts de souliers féminins et des lettres dans lesquelles le défunt dévoile le roman de sa vie ainsi que ses plus terribles secrets… Pris entre l’amour fusionnel de sa mère Édith et la folie fétichiste de son père cordonnier, Germain grandit au début des années 1920 conscient de sa différence et de sa sensibilité à l’élégance féminine. Des tragédies familiales et des secrets qui hantent son histoire, il puisera toute la force de sa passion créatrice afin de répondre à cette unique question : peut-on guérir son âme au fond d’une bottine pour dames ? Entre passions et intrigues familiales, la saga des Crèvecœur est un hymne à la féminité et une fresque fascinante où se mêlent Histoire, sensualité et quête du bonheur. Édith et Romain est le premier tome de cette saga familiale en deux volets.

Mon avis : Je remercie Antonia Medeiros pour m’avoir donné la possibilité de pouvoir lire le premier volet de sa duologie. Au-delà du résumé ultra tentant, j’ai trouvé la couverture très jolie malgré la sobriété de cette dernière.

Une saga familiale intense

J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce premier tome. Sur fond historique, on se trouve au cœur d’une famille. On fait la rencontre d’Edith, une femme qui se voit mariée de force à Romain Crèvecoeur pour sauver l’entreprise familiale. Rapidement, on se retrouve dans une spirale de malheur : en effet, Romain est un personnage froid, cruel, qu’on a du mal à suivre. C’est un homme très particulier qui fait une fixation un peu particulière sur les chaussures. C’est une relation très compliquée entre les deux époux. L’arrivée de leur fils Germain va permettre à Edith de respirer, d’avoir sa bulle d’air. Germain est un petit garçon adorable, comblé par l’amour de sa mère. Cependant, Romain va rapidement se retrouver seul contre sa femme et son fils qui avancent dans la vie en le laissant de côté.

Nous sommes donc sur une saga familiale dont le sujet principal est le mensonge, la dissimulation et les secrets de famille.

Les personnages

On retrouve donc plusieurs générations de la famille Crèvecoeur. On a Edith et Romain mais aussi Germain et Raphaël. Si j’ai adoré Edith et Germain, je suis complètement passée à côté des personnages de Romain et Raphaël. Cette mère aimante, forte et courageuse m’a énormément plu. En plus de cela, c’est une femme qui m’a plu par sa force de caractère et sa volonté de ne pas se laisser abattre par les aléas de la vie. Germain est un personnage attachant mais dans la progression du roman. Plus le roman a évolué, pris de l’ampleur, ma sympathie pour ce personnage n’a fait que croître, c’était plutôt sympathique de le découvrir. Il est un savant mélange de ses deux parents : le côté affectif de sa mère et la passion de la mode de son père. J’adore ! Cela fait de ce personnage un personnage excentrique et un peu fou.

Mode et Première Guerre Mondiale

On ne trouve pas ce mélange partout. Je vous l’avoue. Cependant, j’ai adoré ! J’ai trouvé cette idée très sympathique. La seule peur que j’ai eu c’est de savoir si l’auteure savait de quoi elle allait parler et surtout si cela allait être crédible. Je suis ravie de vous dire que l’auteure est excellente ! Elle parvient à nous propulser dans la période de la guerre 14/18. On se rend compte que la femme évolue encore plus vite lorsqu’il s’agit de période historique où les hommes sont au front. Si la femme « prend la place » de l’homme, Germain a lui aussi une profession particulière qui est au service des femmes. J’ai trouvé ce croisement sympathique.

L’intrigue

Je l’ai trouvé très sympathique. En effet, on est toujours dans cet effet de mouvement : croisement dans les histoires, on passe d’un personnage à un autre. On est vraiment dans un roman dynamique. J’ai trouvé la découverte épistolaire très sympathique. Raphaël découvre la vie de sa famille par les lettres que son père lui a gardé.

La plume de l’auteure

J’ai adoré la subtilité des mots, la douceur et la beauté de la plume de l’auteure. Je suis charmée. C’est vraiment très intéressant. J’ai trouvé que l’histoire était intrigante et très bien menée. Cela est certainement du à la qualité de la plume !

Les – :

  • Deux personnages avec lesquels je n’ai pas su tisser de lien.

Les + :

  • Edith et Germain.
  • La mode et la guerre. Deux thèmes que j’ai apprécié retrouver.
  • La plume de l’auteure.
  • Les décors intéressants.

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Les ombres – Tome 1 – Les observateurs d’Eve Ruby Lenn

book-1742.jpgRésumé : Le célèbre historien-enquêteur Wilson Grant se retrouve embarqué malgré lui, dans des circonstances mystérieuses, à Chester, ville du Cheshire, en Angleterre. Seul et perdu, il est accueilli par une singulière famille dont la demeure semble abriter de nombreux secrets. Bientôt, des incidents surviennent et se multiplient. Les langues se délient, les découvertes se font jour quant aux mystérieux hôtes de la propriété des Ombres, tandis que resurgissent d’anciennes superstitions. Wilson s’enlise dans une des plus obscures et intrigantes énigmes qui lui soit offerte. Face à d’incroyables révélations, il va devoir se plonger dans une enquête qui l’obligera à affronter les instincts humains les plus sombres…
Mon avis : Je remercie Librinova pour l’envoi de ce roman que j’ai sorti récemment de ma liseuse. J’avoue que cela faisait quelques semaines qu’il était là mais je n’ai pas eu le temps de le lire avant. Entre le travail et les travaux, parfois, il est difficile de trouver du temps, ajoutez à cela les démarches administratives et les petits tracas du quotidien et vous avez… quelques semaines de retard. Bref, passons à la chronique !

Quand le policier historique côtoie le surnaturel

Si vous me connaissez et me suivez depuis quelques temps, vous savez que je ne peux pas résister à une intrigue policière historique. Il suffit de mettre les mots magiques : enquête, Angleterre, manoir et vous pouvez être certain que je serai de la partie. Lorsque Morgane m’a proposé de lire ce roman, j’ai accepté tout de suite ! J’ai été surprise durant ma lecture avec un mélange que je ne connais pas forcément hyper bien : en effet, lorsque le fantastique côtoie une enquête policière victorienne… Je ne vois que le chien des Baskerville de Conan Doyle. Ayant été un formidable coup de cœur, j’ai voulu tenter l’expérience de nouveau !
Le genre historique victorien amène une atmosphère oppressante : tout au long du roman, on se demande ce qui va nous tomber sur la tête ! C’est lugubre, sombre, envoutant ! J’ai beaucoup apprécié ce point de l’intrigue.

Un roman séduisant mais…

Sur le papier, tout était là pour me plaire. L’intrigue est bonne, on se plait à suivre les aventures de notre personnage principal : Wilson Grant. Honnêtement, ce roman aurait pu être un formidable coup de cœur mais malheureusement, il y a eu quelques bémols.
Il y a des longueurs : en effet, j’ai trouvé que les dialogues apportaient de la lourdeur de temps en temps. Bien entendu, ils sont nécessaires au roman mais je les ai trouvés assez nombreux et certains ne sont pas forcément nécessaire à mon goût. J’ai fait une petite pause dans ma lecture à cause de ces longueurs. C’est dommage parce que l’idée de départ est vraiment bonne.
On parle d’amnésie, d’enquête, d’un manoir mystérieux, de créatures, de cauchemars. Bref, tout est vraiment là pour que l’on passe un moment d’enquête intense. Cependant, ces bonnes idées sont enveloppées par trop de longueurs. L’intrigue s’essouffle et malheureusement, la lecture ne fut pas aussi fluide que ce que j’avais espéré.

Les personnages

On suit l’enquête de Wilson Grant. Un vieil enquêteur historien que j’ai pris plaisir à suivre. Il s’agit ici d’une force incroyable du roman. Ce personnage est intelligent, courageux et très curieux. Il agit rationnellement et met son nez partout. J’ai adoré ! C’est un personnage haut en couleur qui porte sur ses épaules le roman.
Les personnages secondaires ajoutent beaucoup de mystère à l’intrigue : les propriétaires du manoir, la gouvernante, la demoiselle qui vit à la lisière de la forêt. Bref, l’auteure parvient à retenir notre attention avec les personnages.

La plume de l’auteure

J’ai vraiment apprécié ma lecture malgré les longueurs. La plume de l’auteure est terriblement envoûtante ! L’ambiance, les personnages, les notions abordées, j’ai tout apprécié. Les décors sont propres, décrit comme il le faut. On se retrouve bloqué avec Wilson dans cette histoire palpitante qui gagnerait à être plus courte pour effacer ces longueurs.
Les – :
– Des longueurs dans les dialogues et dans l’intrigue en général.
Les + :
– Le personnage de Wilson Grant.
– Les décors.
– Le genre historique victorien qui m’a plu de retrouver avec cette touche de surnaturel
– La plume de l’auteure.
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