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Le lieutenant et la dame blanche de Coralie Winka

713bea25qCLRésumé : Lorsque les Allemands envahissent la zone sud en novembre 1942, Angélique a dix-sept ans. Elle s’occupe seule de la ferme familiale et de sa grand-mère qui est gravement malade. Croulant sous le poids des tâches et des responsabilités, elle trouve une aide inespérée en la personne du lieutenant Ulrich von Brackenstein, un jeune officier de la Wehrmacht, qui vient réquisitionner une parcelle de forêt appartenant à la famille. Son comportement correct et son charme ont très vite raison des réticences d’Angélique à côtoyer l’occupant. Elle accepte de l’affronter aux échecs en guise de remerciements. C’est le début d’une histoire d’amour interdite.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Coralie Winka pour sa confiance et sa proposition. J’adore lire des romances historiques et j’avoue que la période de la seconde guerre mondiale est, en ce moment, au cœur de mes lectures dans ce genre. Après la promesse de l’apiculteur, j’ai plongé dans l’univers de ce formidable roman.

C’est une lecture très agréable, très juste, qui nous propose une plongée au cœur des années de guerre. En effet, étant nordiste, le réseau de résistance était particulièrement déployé dans la région. Ayant eu des arrières grands-parents résistants et grands-parents résistants, j’ai tout de suite adoré ma lecture

On fait la rencontre d’Angélique, une jeune femme de 17 ans, qui vit la guerre dans le sud de la France. Angélique s’occupe de la ferme familiale et de sa grand-mère très malade. Angélique va voir s’installer les allemands au cœur de son village et commencer à prendre leurs aises comme s’ils étaient chez eux et que tout leur appartenait. Ce sentiment de colère et d’injustice ne va pas quitter Angélique. En effet, lorsqu’elle va faire la rencontre du lieutenant Ulrich Von Brackenstein, leurs échanges vont faire des étincelles.

Là où l’auteure frappe fort, c’est en mettant en scène cette relation « interdite ». En effet, plus le temps passe, plus la relation entre Angélique et Ulrich change et devient amoureuse. Cette passion est magnifique. Dans le respect et l’amour, ces deux jeunes gens vont apprendre à se connaitre et à ne plus savoir se quitter. De nombreuses questions viennent bercer l’intrigue : comment une jeune française résistante va pouvoir tomber sous le charme d’un lieutenant allemand ? Comment va-t-elle faire pour échapper à l’acharnement de sa patrie ? Comment échapper à la tonte, au jugement et à l’accusation de « collaboration horizontale »?

Honnêtement, j’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteure amène le sujet. C’est très intéressant. Même si le résumé est assez explicite, j’ai trouvé que c’était très intelligent. On comprend pourquoi, on n’est pas du tout dans le jugement. On comprend pourquoi Angélique tombe sous le charme d’Ulrich et inversement. Il n’est pas question de nationalité, il s’agit juste de deux cœurs qui battent l’un pour l’autre. Je n’ai pas plus aimé Angélique qu’Ulrich. Ce duo de personnages évolue vraiment en harmonie et propose un bel équilibre. C’est beau, c’est frais, ça donne envie de tomber amoureux.

Bien entendu, une partie de l’intrigue est forcément liée à cet interdit : un allemand ne peut aimer une française et inversement. Mais l’auteur va au-delà de ça : un allemand n’est pas forcément un nazi et une française n’est pas forcément une collabo. On va au-delà de ça. C’est très beau. Une autre partie de l’intrigue est très intéressante aussi : elle met en avant la dangerosité d’une relation pareille : trahison, jalousie, délation. Jusqu’où nous sommes capables d’aller par amour ?

Je tiens aussi à féliciter l’auteure pour avoir mis en lumière une partie de l’Histoire dont on ne parle pas forcément. On a tendance à mettre tous les allemands dans le même paquet. On les voit tous comme les soldats d’Hitler. Cependant, il faut aussi penser au fait que la politique d’Hitler n’était pas forcément acceptée par tout le monde. Bien entendu, la patrie reste la patrie. Servir son pays est un devoir. Néanmoins, l’auteure apporte quelques nuances salvatrices que j’ai énormément appréciées. Cela fait du bien de lire que tout n’est pas noir ou blanc mais qu’il existe aussi du gris qui permet d’arriver au pardon, aux regrets et à un nouveau départ. Il existe encore des cœurs purs, des cœurs qui voient au-delà des apparences. Lorsque l’on mélange cette vision au fond historique incroyable, cela nous offre une petite pépite à lire.

L’idée de cette romance historique interdite m’a beaucoup plu. En effet, on met de côté l’idée de l’homme riche et de la femme pauvre. L’interdit n’est pas de ce goût-là, il est beaucoup plus profond. Il souligne la cruauté de l’homme et sa capacité à juger sans comprendre. J’aime beaucoup l’idée d’avoir de l’originalité avec cette thématique. J’ose le dire : c’était du jamais vu pour moi. J’ai passé un excellent moment avec cette intrigue surprenante et pleine de d’émotions. La plume de Coralie Winka est très sympathique, dynamique et fluide. En effet, on est vraiment pris dans une spirale d’émotions. La palette est variée : on passe du rire aux larmes, des petits bonheurs aux vives inquiétudes dues à la période historique dans laquelle on évolue.

Je félicite chaleureusement l’auteure pour la qualité de son texte ainsi que pour la plume que j’ai beaucoup appréciée. Je suis aussi scotchée par les recherches qui représentent un boulot titanesque. Bravo.

03 bonnes raisons de lire ce roman :

  • L’originalité de la relation amoureuse
  • La plume de l’auteure que j’ai beaucoup appréciée
  • La fresque sociale et historique mise en avant

notation

18

Consolament de Céline Rosenheim

41ckBnE6ouL._SX195_Résumé : Le duché de Nebleim connaît des heures sombres. Tandis qu’épidémies et catastrophes naturelles se succèdent, les prémices d’une guerre avec la principauté d’Histrionie se dessinent. Malgré cette situation difficile, la duchesse Ermessende espère la lumière. Les Parfaits affirment que la Terre, cette création du Diable, vacille sous les assauts de la foi véritable et que l’apocalypse viendra bientôt délivrer les âmes de leurs tourments. Dans ce monde au bord du précipice, Ermessende de Nebleim et ses vassaux se préparent à livrer bataille, tandis que dans les villes et les campagnes, chacun tente de surmonter les épreuves… jusqu’au jugement dernier.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Séma éditions pour l’envoi de ce roman en service presse. Cela faisait longtemps que je n’avais pas plongé dans un roman de Séma. Clairement, je ne vais pas vous le cacher, j’ai complètement craqué pour cette couverture. Vous savez qu’en ce moment, je fuis un peu la fantasy. Je ne parviens plus à me plonger dans ce genre d’univers. Je suis certaine que cela me passera ! Ici, j’ai pris du temps pour le sortir de ma PAL. J’avais peur de ne pas apprécier puisque la période n’est pas forcément la plus propice pour des découvertes de fantasy.

Ce roman, bien qu’étant de la fantasy est bien plus profond que ça. C’est un roman original qui est parvenu à me faire passer un bon moment de lecture bien qu’un peu dense (en même temps, si on ne peut pas reprocher la densité à un genre, c’est bien la fantasy, non ? ). Consolament est une fantasy qu’on peut qualifier d’historique. Les thématiques mises en avant ne sont pas forcément celles auxquelles on ne pense pas forcément dès le début.

La religion est très présente dans ce roman. Elle ne sert pas de toile de fond pour l’histoire, elle est au cœur de l’intrigue. Tout au long du roman, on nous explique le fonctionnement de cette religion. On a vraiment un panorama assez vaste sur la religion.  Cela donne beaucoup d’ampleur à la thématique mais aussi d’avoir une vision globale sur la religion. C’est plutôt bien pensé.

L’originalité se trouve dans deux points pour moi. Consolament est un roman fantasy car il ne s’appuie pas sur l’action. Là où la fantasy peut nous emmener dans des aventures, dans des quêtes qui durent pendant des tomes et des tomes, ici, il n’en est rien. On n’a pas beaucoup d’actions, on est plutôt dans la réflexion et la découverte… C’était déroutant. Déroutant bien mais déroutant quand même. Pourquoi déroutant ? Parce qu’on parle de guerre. On pense rapidement à de l’action, à des morts, du sang mais on va plutôt s’intéresser à cette volonté de pouvoir, au fait que les paysans, soldats et autres personnages qui viennent bercer l’intrigue n’ont pas le choix. Ils doivent faire la guerre mais aussi au sort des populations. Bien évidemment, la guerre est présente mais il n’y a pas que cela, et ça, c’est très intéressant. On a l’impression d’avoir un duché maudit quand on pense à tout ce qui va pouvoir arriver dans les villages faisant partie du duché… C’est juste très sympathique dans l’idée. Horrible dans les faits, je le reconnais.

La guerre va se dérouler entre la duchesse Ermessende à la tête du duché de Nebleim et Louis III à la tête de la principauté d’Histrionie. Ermessende est la duchesse qui règne suite à la mort de son mari. Louis III n’apprécie pas forcément l’idée d’avoir une voisine qui règne. Pourquoi ne pas attaquer pour avoir un petit bout de terrain sur lequel régner en plus ? La guerre est déclarée. Ermessende n’a pas le choix : la guerre est le seul moyen de survivre. Entre guerre de pouvoir mais aussi divergences d’opinions religieuses… Il n’y a plus de pitié.

L’intrigue va être lancée dès le prologue : la Terre est dirigée par le Diable. Les hommes sont des anges déchus qui attendent leur baptême pour arriver à leurs fins. J’ai eu beaucoup de mal à tout enregistrer, c’est vraiment costaud. Dans le duché de Nebleim, on trouve des « parfaits ».. La religion cathare est la religion qui place les hommes comme des anges déchus errant sur la Terre, ils attendent de recevoir le Consolament qui est un baptême qui va leur permettre d’atteindre leurs buts pour lutter contre le Mal. Pas très clair ? Pourtant j’ai fait de mon mieux… Un petit point Wiki ? C’est parti ! 

« Le consolamentum (ou consolament en occitan) est la pratique rituelle majeure du catharisme, qui s’est développé dans le Midi de la France entre la deuxième moitié du 12e siècle et la fin du 13e siècle. C’est une forme de baptême, mais elle ne se fait pas au nom de la Sainte-Trinité mais au nom du Christ seul puisque la doctrine des Cathares professe une divinité unifiée. C’est un baptême spirituel par opposition au baptême d’eau de Jean le Baptiste. Il est donné par imposition des mains selon des rites qui rappellent ceux de l’église primitive, moins les éléments matériels (eau, onction, huile) que le catharisme ne reconnait pas vu qu’il pense que le monde matériel a été créé par le Diable. »

L’histoire va se diviser en plusieurs points de vue. Le panel de personnages est très important. C’est vraiment un point particulier pour moi : on a plein de points de vue qui viennent structurer la narration. Personnellement, pour moi, c’était un peu trop. En effet, on se retrouve avec trop de noms, trop de personnages, trop de gens à découvrir. En moins de 200 pages, c’est assez compliqué pour moi. Mais, si je dois retenir deux personnages, je choisis Guillaume et la duchesse Ermessende sans hésitation. J’ai beaucoup apprécié les psychologies et histoires de ces personnages.

La société a une place très importante dans ce roman. En effet, on va beaucoup s’intéresser aux relations humaines. Par exemple, on va pouvoir faire la connaissance de paysans face aux catastrophes naturelles. La place de la femme dans la société médiévale est aussi soulignée. En effet, la duchesse se retrouve dans une position particulière : une femme qui règne, c’est déjà compliqué. Il va falloir qu’elle s’impose, qu’elle prouve qu’elle sait régner. Elle va vite être fragilisée par plusieurs choses. On a une touche de féminisme assez sympathique mélangée à la thématique du pouvoir.

L’auteure choisit de mettre en avant l’Histoire. C’est pour ça que l’originalité est très présente dans ce roman. Le tout prend le dessus sur l’action dans ce roman. Honnêtement, ce roman est une bonne découverte mais c’est un sacré morceau. Forcément, il faut un peu de temps pour s’immerger dans cet univers mais aussi pour digérer toutes ses informations. Il faut le savoir, ce roman n’est pas forcément à mettre entre les lecteurs qui recherchent de l’action. L’Histoire prend beaucoup de place.

Ce roman n’est pas indigeste. Je trouve que l’auteure équilibre bien les choses grâce à sa plume et à la manière dont les thématiques sont abordées. Là où l’on peut penser que l’auteure en fait de trop, on se rend compte que tout est justifié. On peut se dire que c’est trop, que cette impression de malédiction est un peu trop mais finalement, on se rend compte que c’est une sorte d’action divine. Tout trouve toujours une justification. C’est chouette.

Je suis désolée, la chronique est plutôt dense et part un peu dans tous les sens mais honnêtement, ça reflète bien le roman. Il ne faut pas mal le prendre. Quand je dis que ça part dans tous les sens, c’est surtout dans la narration (ce qui m’a perdue, je vous l’avoue sans honte). Ce changement de points de vue donne une impression de tourbillon, on a beaucoup d’informations à digérer en peu de temps.

Bref, je reconnais bien volontiers la qualité de la plume de l’auteure, c’est un régal ! C’est équilibré, juste et impressionnant. Le vocabulaire utilisé est soutenu mais en total adéquation avec l’époque durant laquelle se déroule l’intrigue. Je la félicite pour le travail de recherches incroyable. Ça doit être monstrueusement chronophage. Je lui tire mon chapeau. J’ai apprécié ce savant équilibre entre l’historique et la fantasy.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • J’ai adoré le fait que la fantasy soit ancrée dans une période historique.
  • Le traitement des personnages : ils sont tous complets. Même si je ne me suis pas attachée à beaucoup de monde, j’ai apprécié la qualité des portraits.
  • La plume et le travail de recherche de l’auteure.

4

18

Park Avenue Summer de Renée Rosen

9782714481160ORIRésumé : Quand Mad Men rencontre Le Diable s’habille en Prada. Ode à la féminité et à l’affirmation de soi, un roman d’apprentissage inspirant et savoureux qui rend hommage à l’une des icônes féministes les plus fantasques et les plus glamour du XXe siècle. En acceptant le poste de secrétaire de la toute nouvelle rédac’ chef de Cosmopolitan, Alice n’imaginait pas qu’elle allait faire la rencontre de sa vie. Petite provinciale de vingt-et-un ans tout juste débarquée de son Ohio natal, elle se retrouve ainsi face à une figure du New York des sixties : Helen Gurley Brown, auteure du sulfureux best-seller Sex and the Single Girl. Mais cette grande visionnaire n’a pas que des amis dans la presse et elle se trouve en réalité sur un siège éjectable. Alice ne va pas tarder à découvrir que sa rebelle patronne fait l’objet d’une cabale acharnée, menée par ses collègues masculins bien décidés à démontrer que la place d’une femme est davantage dans la cuisine qu’à la tête d’un magazine. Parler à une nouvelle génération de femmes, débarrasser la presse de ses vieilles figures patriarcales est un défi de taille. Fascinée par Helen, Alice est prête à tout pour l’aider à inventer une  » Cosmo Girl  » fière, sûre d’elle, libérée de tout carcan puritain. Qu’importent les coups bas. Et les coups au cœur…

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman. J’étais ravie de pouvoir le lire. Sans vous mentir, je l’ai commencé hier et je l’ai terminé cette nuit, j’ai été happée par ma lecture. Si le début m’a laissée un peu perplexe, c’est avec une grande surprise que j’ai lu la suite avec avidité.

La référence au roman (ou film) Le diable s’habille en Prada est vraiment intéressante. On fait la rencontre d’Alice Weiss, une jeune femme fraichement débarquée à New York pour pouvoir vivre de sa passion : la photographie. Tout ne se passe pas comme elle l’entend mais sa vie va prendre un tournant assez particulier lorsqu’elle va travailler pour la grande Helen Gurley Brown. Ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est que même si Alice est un personnage de fiction, Helen Gurley Brown est une grande figure des années 1960. Par bien des manières, Helen Gurley Brown va surprendre son lectorat, son entourage et toutes les personnes qui n’ont pas cru en elle.

Personnellement, le personnage d’Alice peut être comparé un peu au personnage d’Andy dans le diable s’habille en Prada. En effet, j’ai trouvé qu’elle avait la même envie de réussir dans la vie mais en ayant cette volonté de pouvoir rester soi-même et de ne pas céder à l’appel de la mode. Pourquoi ? Parce qu’Alice va se retrouver au cœur du journal Cosmopolitan dirigé par Helen Gurley Brown. Elle va travailler en étroite collaboration avec elle. J’ai aimé le lien qui unit ces deux femmes. On referme la parenthèse et la comparaison avec le diable s’habille en Prada.

J’ai énormément aimé Alice. C’est une jeune femme pleine de surprises mais qui garde les pieds sur terre. C’est très important pour moi que les personnages ne s’oublient pas au détriment d’une passion, d’un travail. Etre juste et équilibré est important dans nos vies. Alice est ce genre de personnages, elle n’a plus sa mère qui est décédée, son père, depuis qu’il s’est mis en couple avec Faye, est un peu plus distant. Alice a décidé de partir loin de son Ohio, elle va prendre son courage à deux mains et rejoindre la grosse pomme.

Ce roman a clairement une visée féministe. Il ne faut pas croire qu’Helen Gurley Brown est une féministe comme les autres. Elle va donner une image de la femme qui va donner des sueurs froides aux plus grandes féministes de l’époque. A travers Cosmopolitan, elle va créer une Cosmo Girl : une femme sexy, qui n’oublie pas son indépendance et sa force. La femme est belle, la femme est intelligente, la femme est à l’égal de l’homme. Dans le roman, plusieurs visions vont apparaitre à travers différents personnages qui vont proposer de se faire son propre avis. Même si on n’apprécie pas forcément la personne qu’est Helen Gurley Brown et les idées qu’elle propose, on ne peut pas ne pas dire que cette femme ne révolutionne pas l’image de la femme moderne. Elle va révolutionner Cosmopolitan, parler aux femmes, avec des femmes, pour les femmes. Elle va savoir équilibrer les choses et proposer un magasine qui va être exceptionnel.

Ce roman est vraiment très intéressant, j’ai beaucoup apprécié Helen et Alice. Franchement, ce sont deux figures féminines qui sont différentes mais qui se complètent beaucoup. A l’image de sa pensée féministe, Alice n’appartient pas à Helen. Alice est libre, Alice va découvrir la vie New yorkaise et se retrouver à la croisée des chemins.

C’est une petite pépite. Même si j’ai eu un peu de mal au démarrage, une fois qu’Alice est installée à son nouveau poste, j’ai pris un rythme de croisière et je n’ai pas su fermer le roman avant d’avoir le fin mot de l’histoire.

Si la femme a un rôle important dans l’histoire, l’homme reste aussi présent. En effet, personne ne croit en Helen. Tout le monde pense, dans son dos, qu’elle a été mise à ce poste pour que le bateau coule de manière élégante. Pour donner une fin convenable à Cosmopolitan. Personne n’a pensé qu’elle pourrait redresser la barre… Quel dommage. Dans ce monde, à cette époque, les hommes ont le pouvoir. Les hommes font ce qu’ils veulent. Alice a pu apprendre, à ses dépens, que la femme ne peut qu’être un objet, une manipulation de plus ou de moins dans ce monde professionnel.

C’est le prix à payer quand on est une visionnaire. J’ai trouvé cela très bien amené dans le roman. Au-delà de ces thématiques soulevées dans ce roman, j’ai adoré la plume de l’auteure que je ne connaissais pas. Il est certain que les éditions Belfond ont un sacré flair pour trouver des petites pépites. Ce roman fait partie des romans que je regrette d’avoir pris autant de temps à sortir de ma PAL SP. Je suis certaine qu’il m’aurait fait sortir de ma panne de lecture du mois dernier… Bref ! A lire et à relire, sans modération.

En définitive, c’est avec un regard profond parfois bienveillant, parfois terriblement juste que l’on plonge dans un univers professionnel qui est sans pitié. C’est un tremplin pour Alice qui va beaucoup apprendre grâce à Helen. J’ai beaucoup apprécié ce duo féminin qui fonctionne très bien. La visionnaire qu’est Helen est un personnage incroyable qui rend justice à cette femme qui a su mettre un bon coup de pied dans la fourmilière.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le duo Alice/Helen que j’ai aimé
  • Cette plongée dans un monde professionnel sans pitié
  • La vision féministe et l’impulsion donnée par Helen

notation

11

La promesse de l’apiculteur de Fiona Valpy

41XahAqSySL._SX195_Résumé : Le cœur brisé après la mort brutale de son mari, Abi prend un emploi d’été au château de Bellevue. La propriété campagnarde résonne des voix du passé et Abi se retrouve happée par l’histoire et les secrets d’Eliane, une femme qui a vécu là autrefois. En 1938, Eliane s’occupait des ruches de la propriété. Elle y est tombée amoureuse et croyait en un avenir radieux. Mais l’Histoire avait d’autres projets pour la jeune apicultrice qui a rejoint la Résistance… au risque de tout perdre. 70 ans plus tard, grâce à cette histoire étrangement similaire à la sienne, Abi marche dans les pas d’Eliane et retrouve goût à la vie. Même dans les pires moments, il y a toujours de l’espoir. Surtout quand, telles les abeilles, on fait partie d’une communauté où l’amitié permet de surmonter toutes les tragédies.

~ Lecture détente ~

J’ai plongé dans le roman La promesse de l’apiculteur avec envie. Voilà un roman que ma grand-mère m’a offert il y a quelques temps. J’ai plongé dans ce roman il y a quelques semaines, c’était une lecture agréable.

Je comprends pourquoi ma grand-mère l’a choisi. Pour son histoire, pour la guerre, pour la résistance et pour cette sensation de vie volée. Ce roman, tissé sur fond de guerre, est très agréable à lire.

On fait la rencontre d’Abi, une jeune femme qui a vécu beaucoup de choses dans sa vie. Des choses moches, qu’on apprend au fur et à mesure des pages. D’un autre côté, on fait la rencontre d’Eliane, un personnage que l’on va rencontrer dans les deux moments de l’histoire : dans le passé et dans le présent.

La narration se coupe en deux : d’un côté on a le moment présent, vu par Abi. Elle nous raconte sa vie, ses problèmes et cette retraite de yoga dans le sud de la France. Abi va, par hasard, atterrir au château de Bellevue. Elle va s’y plaire, y rencontrer des gens qui vont vite l’adopter et lui proposer un travail qu’elle va accepter. Grâce à cette opportunité, Abi va, à travers les mots de son hôte faire la découverte de la vie d’Eliane durant la seconde Guerre Mondiale et vivre une histoire formidable. La deuxième partie de ce roman est destinée à Eliane. On part en 1938, pour faire la rencontre de la jeune Eliane qui va vivre la guerre et la résistance.

Cette découverte est très sympathique. Franchement, j’ai passé un moment agréable et plein de surprises. En revanche, j’ai trouvé un certain déséquilibre dans l’intrigue : par moments, j’avais envie d’en savoir plus sur Abi et à d’autres moments, j’avais envie d’en découvrir plus sur la vie d’Eliane. A aucun moment, je n’ai eu autant d’envie pour l’une que pour l’autre. Ça a toujours été en dents de scie. Un coup Abi, un coup Eliane. C’est vraiment ce qui m’a gênée.

Ce roman intergénérationnel m’a beaucoup plu. En effet, c’est vraiment une découverte pleine de surprises. J’ai beaucoup apprécié le regard d’Eliane sur la guerre et sur les soldats. Il est vrai qu’être juif n’est pas bon à ce moment de l’Histoire. Cependant, Eliane parvient à faire la part des choses et à ne pas forcément juger les gens en les mettant tous dans le même sac. Ainsi, on va découvrir des personnages juifs, allemands, français, collabo, résistants… Ils vont former ce panel de personnages qui est vraiment intéressant. Le regard d’Eliane est franc mais doux. Elle reste juste et équilibrée dans cette période de la vie où l’injustice reste très présente.

Le panel de personnages va mettre en avant Abi & Eliane. Elles le méritent. Ce sont deux personnages forts qui ont besoin de nous livrer leurs plus profondes blessures. Ses deux histoires finissent par se rejoindre et à nous proposer de jolis moments d’émotion. J’ai beaucoup aimé ces instants.

Ce que j’apprécie le plus dans ce roman, c’est le fait que le pathos n’est pas exacerbé. En effet, l’auteure aurait pu ajouter du pathos avec la vie d’Aby mais aussi avec le contexte historique. Rien de tout cela : c’est vrai que ce n’est pas évident à accepter, la seconde guerre mondiale a fait des dégâts mais l’auteure n’en fait pas de trop. J’ai trouvé cela intéressant. J’ai aussi aimé le fait que l’apiculture soit mise en avant autant que les plantes et les herbes. Cela a amené de la fraicheur à l’histoire.

Je dois aussi ajouter que la plume de l’auteure est très belle. Je l’ai trouvée pleine de douceur et fait véhiculer les émotions d’une manière intense et poétique.

En définitive, malgré un petit problème d’équilibre dans l’intrigue, j’ai passé un excellent moment avec Abi et Eliane. Entre passé et présent, j’ai adoré en apprendre plus sur la vie des gens vivants cette période historique mouvementée. Abi est aussi un personnage que j’ai pris plaisir à découvrir. Elle traine aussi ses casseroles, ce qui la rend belle et vulnérable. Ces deux personnages signent une belle leçon de vie. Bravo à l’auteure pour la qualité de son roman.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La narration qui propose de mettre en avant Abi & Eliane
  • La plume de l’auteure que j’ai beaucoup apprécié
  • Le contexte historique utilisé à bon escient

4

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Danse, danse, montagne agile de J.-F. Leger

téléchargementRésumé : Pourquoi Hippolyte nous déshérite-il ? En quelques jours, les événements s’étaient enchaînés à une vitesse incroyable. Leur grand-père avait été hospitalisé brutalement, il était décédé, le notaire avait jeté un trouble dans la famille, les quatre petits-enfants s’étaient mis à ranger la maison, à découvrir une pièce tenue secrète, à trouver deux vieux manuscrits, à passer des heures à trier les documents, à partir en Provence puis à Grenade… Et ils étaient maintenant à Istanbul !… Qu’est-ce qui relie la création du monde, des chevaliers du Moyen-âge, un ouvrier typographe et ses petits-enfants ? Danse, danse, montagne agile est un roman d’apprentissage et de transmission qui fait se côtoyer l’astronomie et la musique, un voyage initiatique pour parvenir à un monde ignoré. Un long chemin vers le bonheur.

~ Lecture prix des auteurs inconnus 2019 ~

Hello tout le monde, on se retrouve aujourd’hui pour ma première chronique dans la catégorie « littérature blanche » du prix des auteurs inconnus 2019. Danse, danse, montagne agile est une lecture dont j’attendais beaucoup. Je l’avais dans mon viseur de lectrice depuis ma découverte via le prix. Le résumé était hyper alléchant : un secret de famille, un héritage, des voyages… Tout était réuni pour me plaire, malheureusement, c’est un petit rendez-vous manqué pour moi.

Premier point sympathique mais pas forcément hyper abouti : les personnages. Si j’ai 83635699_10216845068819798_5287050577543430144_naimé découvrir la vie d’Hippolyte, j’avoue que les autres personnages m’ont laissée de marbre. On fait la rencontre d’Hippolyte via des souvenirs, des bribes du passé qu’on nous raconte, j’ai aimé le fait que le personnage mort soit celui qui a le plus de présence. C’est plutôt sympathique. Les quatre petits enfants qui partent sur les traces du secret de leur grand-père sont plutôt transparents. Ils ont une vingtaine d’année, c’est plutôt agréable d’avoir de la jeunesse dans une histoire où les éléments plutôt poussiéreux (manuscrits du 13ème siècle). Ce qui m’a le plus gêné, c’est leur côté enfantin, un peu trop jeunesse justement. A 20 ans, je sais que l’on n’a pas forcément tout dans le crâne, mais il y a des limites. Quand j’ai un roman avec un gros pan historique, je n’ai pas envie d’avoir des personnages un peu trop impulsifs. De plus, ils ne sont pas assez développés au sein de l’histoire pour que je puisse m’identifier à eux. C’est dommage de ne pas avoir plus creusé sur ce point.

Si l’intrigue m’a bien plu sur certains points, je reste quand même dubitative sur certaines choses : la lecture du résumé m’a clairement fait penser à un roman style Da Vinci Code. Je raffole des quêtes, des chasses aux trésors, des énigmes brulantes qui renversent le cours de l’intrigue… C’était parfait pour moi ! Malheureusement, même si j’ai été piquée au vif par les recherches, le style plutôt jeunesse a eu raison de ma patience ainsi que les longueurs qui se multiplient au fil de la lecture. J’avoue que j’ai encore un goût amer en bouche… Le style marque plutôt une aventure entre quatre cousins et cousines, j’ai trouvé que cela ne collait pas forcément avec le cadre mis en place. C’est vraiment dommage.

Les thématiques abordées sont super chouettes ! L’astrologie, le cosmos, les planètes mais aussi la musique et la littérature. C’est vraiment top. C’est tout ce que l’on peut attendre dans ce genre de roman. Pourtant, cela passe, pour moi, au second plan…

L’intrigue aurait pu être développée sur beaucoup de points, nous proposer un peu plus de matière sur le côté « recherches » et le pan historique de l’histoire. Ici, je reste plutôt sur mes points négatifs en relayant au second plan les points positifs. C’est vraiment triste. La fin ne m’a pas particulièrement fait faire un bond. Je n’ai pas forcément été convaincue par ma lecture et ma trouvaille. Alors que je m’attendais à avoir quelque chose qui me retourne le cerveau, qui me laisse échevelée et à bout de souffle, je me suis retrouvée avec une lecture sympathique mais sans plus. Le côté « le bonheur se cache au fond de ton cœur » ne me plait pas plus que cela.

Finalement, on se retrouve avec un roman qui aurait pu être exceptionnel mais qui, pour moi, reste trop en surface. Il y avait beaucoup de promesses dans ce résumé, j’étais vraiment heureuse de pouvoir commencer mes lectures pour le prix avec ce roman. Malheureusement, c’est plutôt une légère déception. Je suis certaine qu’il pourra plaire à beaucoup de lecteurs mais il n’est simplement pas pour moi.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une intrigue avec des thématiques intéressantes.
  • Un groupe de jeunes personnages, cela peut être intéressant pour les plus jeunes lecteurs qui se lancent dans des lectures à la croisée du mystique et du feel good
  • Des recherches fouillées que j’ai aimées

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Retrouvez le PDAI ici 

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Comme un murmure de Camille Jullien

41v7AQqYQdL._SY346_Résumé : Alors que la conquête de l’Ouest bat son plein, Meggan quitte Denver pour épouser un éleveur du Nevada et s’installer dans son ranch. La jeune femme, plongée dans l’immensité des terres sauvages, doit faire face à un nouveau monde empli de violence et de barbarie. Lorsqu’un étranger aux traits sombres et inquiétants fait irruption dans sa vie, elle n’a d’autres choix que de remettre en question ses croyances et ses certitudes.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement M.E.C éditions pour l’envoi de ce roman en service presse. Avec le confinement, j’en profite pour explorer un peu plus les différents romans proposés dans mes maisons d’édition partenaires.

Comme un murmure me faisait de l’œil avec cette couverture très jolie et poétique. Comme d’habitude, je n’ai pas lu le résumé. Ma première surprise fut de trouver une romance historique. J’ai apprécié le fait que la géographie choisit dans ce roman nous éloigne un peu des grandes maisons anglaises du 19ème siècle. Ici, on est dans la période de la conquête de l’ouest. En plein cœur du Nevada, on va faire la rencontre de Meggan.

Meggan est une jeune femme qui m’a plu dès le départ. Un brin naïve, elle débarque dans le Nevada seule, pour rejoindre son époux David McPhiels installé dans son ranch avec sa famille. Si au départ, elle était un peu perdue par ces grands bouleversements dans sa vie, elle finit par s’y faire malgré certaines choses qui ne collent pas avec sa personnalité.

En soi, le roman est très sympathique et se lit assez rapidement. On est propulsé dans l’univers avec une facilité déconcertante. J’ai aimé vivre la vie au ranch avec Meggan. C’est un personnage très intéressant. Avide de vouloir vivre une vie qui rime avec « liberté », elle va rapidement déchanter avec son mari.

J’ai aimé cet aspect du roman. On est dans une époque où l’homme exerce sa supérioritétéléchargement sur la femme. Rapidement on se rend compte que Meggan n’est plus une femme mais LA femme de son époux et qu’elle doit agir en tant que tel. Meggan est probablement née durant la mauvaise période de l’histoire. Il y a un vent féministe qui plane dans ce roman. Meggan veut juste être libre. Pouvoir faire ce qu’elle veut sans devoir donner des comptes à son époux. Ce qu’elle souhaite par-dessus tout ? Pouvoir partir avec un cheval, seule, se promener les cheveux au vent. Pourquoi pas ! Ma foi, l’intrigue de base est très sympathique.

En revanche, là où j’ai eu un peu plus de mal c’est avec certains détails : Meggan doit obéir à son mari, s’occuper de la maison et être une femme parfaite. Même si historiquement parlant, ça peut se passer, j’ai trouvé certaines idées qui dénotaient un peu avec tout le reste de l’histoire. Je tiens quand même à préciser que cela ne tient qu’à moi. Cela reste un détail mais qui m’a fait tiquer.

On est dans une quête identitaire. Meggan se demande qui elle est mais aussi qui elle voudrait être, c’est avec l’aide d’un homme pas forcément recommandable – Rawinson- que Meggan va se rendre compte de la dangerosité du monde dans lequel elle vit mais surtout de ce qu’elle voudrait être.

Ce roman permet d’approfondir de manière intense le personnage de Meggan. Le roman fonctionne par un système d’opposition : entre Rawinson & McPhiels par exemple : l’un solitaire, ne craignant pas la liberté ni les dangers du mode de vie d’un nomade, l’autre vivant au cœur d’un ranch, étant un patron, un frère et un mari. Entre Rawinson & Meggan : les deux personnages sont complètement opposés au-delà du sexe. Rawinson aime la liberté, ne croit pas en dieu et avance dans la vie au gré du vent. Meggan est une femme naïve, un peu coincée, elle apprend la vie au fur et à mesure de sa vie au ranch. Meggan s’oppose aussi à … Meggan. La Meggan croyante, qui doit être une bonne épouse et une bonne mère se bagarre intérieurement avec son envie de liberté, de ne rien devoir à personne. C’est plutôt intéressant.

Meggan dénote avec ses belles sœurs. En effet, dans ce roman, la hiérarchie est assez bien mise en avant : en effet, les femmes sont aux fourneaux pendant que les hommes sont au repos. Meggan dénote complètement avec ses deux belles sœurs qu’elle apprécie mais qui ne vivent pas comme elle. Cela fait ressortir le caractère de Meggan et sa volonté farouche de faire autre chose que des tartes et servir le café à son mari.

J’ai adoré l’évolution du personnage de Meggan. Surtout avec les derniers chapitres et l’épilogue. La plume entrainante et dynamique. Cela change de ce que je peux lire dans la romance historique et cela fait du bien.

Bravo à l’auteure

3 bonnes raisons de lire le roman :

  • L’univers du far west
  • Le personnage de Meggan
  • La plume de l’auteure

4

16

Mein grand-père d’Eric Terrien

31pBJ7u90xL._SY346_Résumé : Le troisième Reich devait durer mille ans. A peine une décennie de règne et Berlin tomba. Mais, avec un trésor de guerre colossal, une poignée de hauts dignitaires laissés pour morts peut-elle envisager secrètement de reconstruire un empire économique et faire renaître le nazisme au vingt-et-unième siècle ? Un agent du Mossad pense que oui et va pourchasser Martin Bormann et Heinz Thorvald pour empêcher cela. Un importateur de cacao français tente de retracer le passé trouble de son grand-père après la mort de celui-ci. Une enquête de plusieurs années entre l’Europe et l’Amérique du Sud. Hitler et ses lieutenants sont-ils réellement morts dans les décombres de la capitale allemande en 1945?

~ Service presse ~

Je remercie Eric Terrien pour sa proposition de lecture via SimPlement. Je suis toujours heureuse de faire la rencontre d’une nouvelle plume. Ici, je vous avoue que c’est le résumé qui m’a plu. En effet, je l’ai trouvé intéressant pour la touche historique mais aussi la notion de la renaissance du troisième Reich. Il ne m’en a pas fallu plus pour accepter la lecture.

Je vous l’avoue, cette lecture n’est pas parfaite. Elle est sympathique, bien écrite mais je n’ai pas su l’apprécier entièrement. La faute à tous les noms que l’on emploie mais aussi au passe-passe dans les époques. J’ai vite été perdue. Il m’a fallu un petit temps d’adaptation.

Le roman regorge de bonnes idées. J’ai apprécié pouvoir retrouver des événements marquants. L’auteur ancre son récit dans une réalité certaine. C’est plutôt bien trouvé. A ces événements historiques, s’ajoute un thriller palpitant. L’histoire se divise en plusieurs petites intrigues : on a toute une partie sur le Mossad et un agent prêt à tout pour éviter la renaissance du 3ème Reich, une partie qui nous parle de certains rescapés nazis en Amérique du Sud et une autre qui s’intéresse à un personnage de l’intrigue : Jean-Baptiste qui va essayer de comprendre la vie de son grand-père. Comment cet homme vivant en France peut-il répéter la même phrase en allemand sur son lit de mort ? Il y a une multitude d’intrigues qui vont finir par n’en faire qu’une. L’idée de base est bonne.

L’histoire s’étend de la fin de la seconde guerre mondiale jusqu’à nos jours. S’il y a des repentants, certains ne le sont pas. Le rêve de ces têtes pensantes du Reich ? Fuir et reconstruire cette idéologie chère à leurs cœurs. C’est ainsi que démarre cette histoire.

Honnêtement, l’intrigue est très bien pensée et ficelée, j’ai passé un bon moment de lecture. Les personnages sont tous très colorés, bien pensés et bien mis en place. J’ai apprécié aussi l’Histoire qui prend place dans ce roman. On voit toujours ce pan de l’histoire du côté des « gagnants ». Rares sont les histoires qui nous proposent de découvrir cette époque de ce côté ! Les têtes pensantes du Reich font peur : le pouvoir qu’ils ont, leurs forces, ça fait peur. Quand on sait qu’un battement d’ailes peut changer le monde… C’est effrayant.

Cette intrigue ne manque ni d’originalité ni de rythme. Malgré une intrigue un peu compliquée à suivre, elle reste très intéressante. Ce thriller va vous faire passer un moment de lecture agréable avec ses multiples retournements de situations et ses personnages surprenants aux multiples facettes.

C’est le genre de roman qu’il faut lire sans faire autre chose. Il m’a demandé beaucoup de concentration. C’est assez sympathique mais franchement, il faut être focalisé sur la lecture. La plume est assez riche et rend l’intrigue assez intense de ce côté-là. En revanche, il y a quelques soucis de ponctuation et de coquilles qui nous forcent à relire quelques phrases par-ci par-là pour être certain de comprendre l’histoire.

En définitive, Mein grand-père est un thriller intéressant et original. Il nous propose de plonger dans un pan de l’Histoire allemande. Allant de 1945 à nos jours, il y a trois fils conducteurs qui nous proposent trois histoires différentes mais intéressantes. Malgré le fait que j’ai eu du mal avec les changements entre les périodes historiques et les différents noms qui ont croisé ma route, j’ai passé un moment de lecture agréable avec le roman d’Eric Terrien.

Si vous êtes un fan de la période historique d’après la seconde guerre mondiale et du côté allemand, je peux vous dire que ce roman est très sympathique. Bravo à l’auteur

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • L’originalité des thématiques que j’ai croisées.
  • La diversité des périodes historiques dans ce roman.
  • La diversité des psychologies des personnages : bluffant !

3

15

Lola de Sandra Duhot

71Z8vsJYvULRésumé : Lola est espagnole, idéaliste et pleine de fougue. Elle a quinze ans lorsqu’en 1936, la guerre civile fait vaciller l’Espagne dans le chaos. Avec elle, toutes ses certitudes volent en éclat. Républicaine de cœur, elle fuit le régime totalitaire comme des milliers d’autres pour se réfugier en France. Mais les français ont peur de ces espagnols qui arrivent en masse alors ils les renvoient à la frontière.

Lola et les siens trouvent refuge en Catalogne encore républicaine mais l’ennemi approche et l’accalmie est de courte durée. Lola doit s’enfuir de nouveau pour survivre et découvre, dans son exil, l’amour et une nouvelle patrie : la France, pour laquelle elle se battra au péril de sa vie. Lola est libre et c’est au nom de cette liberté, à laquelle elle tient par-dessus tout, qu’elle organisera ses choix tout au long de son existence.

LOLA est un hommage aux victimes des conflits de par le monde. Mais au plus profond de la souffrance, Lola montre également les ressources insoupçonnées dont peut faire preuve l’être humain pour préserver la vie et sa liberté. Ainsi, lorsqu’on touche du doigt le désespoir de vivre, l’amour de la vie apparaît plus intense.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Évidence éditions pour l’envoi de ce roman. J’avais eu la chance de pouvoir le lire dans le cadre d’un prix de lecture dans lequel j’étais jury. M’ayant bien plu, j’ai demandé s’il était possible de le lire dans sa totalité et j’ai bien fait.

Lola est un personnage à part entière et complètement emblématique. Symbole de la période de la guerre civile espagnole, elle ne manque ni de courage, ni de détermination. C’est un personnage que j’ai apprécié dans sa construction et dans sa psychologie. Elle vit au nord de l’Espagne. C’est un personnage que j’ai aimé tant il dénote avec la figure féminine de l’époque. Lola est à contre-courant des femmes de cette époque. Elle ne se laisse pas faire, elle va se battre pour sa liberté de penser, de parler, de vivre. Lola est une jeune femme piquante et pétillante qui va tenir ce roman à bout de bras.

Ce qui est tout à fait remarquable, c’est le contexte. C’est ce qui m’a le plus plu dans cette histoire. En effet, j’ai trouvé que le contexte de la guerre civile espagnole était tout à fait intéressant. C’est une période historique que je ne rencontre pas beaucoup dans mes lectures et j’avoue que l’attrait de la nouveauté a fortement fonctionné sur moi. Avec l’arrivée de Franco au pouvoir, la plupart de la population espagnole fait un choix : celui de l’exil vers les pays frontaliers et notamment vers la France qui est le seul accès direct. Au-delà du contexte de la guerre civile espagnole, lorsque Lola et sa famille débarquent en France, il y a un autre grondement qui fait rage : la seconde guerre mondiale qui est sur le point d’éclater.

Ce roman n’est pas le roman de la facilité. On se retrouve avec, en guise de personnage principal, Lola. Lola est une jeune femme que j’ai tout de suite appréciée pour son caractère et sa franchise. Ce que j’ai aussi grandement aimé, c’est le fait qu’elle ne passe pas forcément par la case « facilité ». Les choix qu’elle fait peuvent être surprenants mais sont toujours réfléchis. J’ai aimé la suivre dans son exil. La famille est une thématique importante dans ce roman. En effet, Lola a fui son pays, ses repères, ses amis, sa culture. Elle n’a plus que sa famille. Cependant, avec un exil massif, rapidement, elle va être séparée de sa famille ce qui va rendre son voyage encore plus dur et difficile.

Au-delà de ce contexte historique, j’ai trouvé que l’idée d’une romance était assez intéressante. En effet, cela donne une impulsion dans la lecture. C’est vraiment très original et intelligent. En effet, cela rend le texte un peu moins lourd. On peut facilement comprendre que la lecture n’est pas facile à faire. La violence, la difficulté de la guerre et de l’exil sont très intéressantes mais pas forcément des thématiques faciles à appréhender au niveau de la lecture.

La plume de Sandra Duhot était inconnue au bataillon dans mes bibliothèques mais je suis ravie d’avoir fait sa connaissance. L’intrigue est rondement menée et ne souffre pas de longueurs (ce qui est plutôt bien pour un roman qui est en grande partie historique). La romance n’est pas exagérée et très crédibles. Les personnages sont richement travaillés, cela est très agréable et rend le récit beaucoup plus vivant. Bravo.

En définitive, Lola est un personnage que j’ai grandement apprécié par toutes les valeurs qu’elle véhicule. Elle est un personnage fortement intéressant et qui vient casser les codes de la femme et de l’idée qu’on peut en avoir à cette époque. Avec un contexte historique très présent et très compact, on se rend compte des difficultés que tous ces gens ont pu rencontrer durant leur existence. Même si Lola est un personnage fictif, elle incarne des milliers de personnes qui ont vraiment vécues cette horrible situation.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un fond historique intéressant et très riche
  • Le personnage que Lola que j’ai beaucoup apprécié
  • Les thématiques présentes dans le roman dures et fortes à la fois

4

16

La danse du loup – Tome 1 : Le chevalier noir et la dame blanche de Hugues de Queyssac

41wpqa0Z-xL._SX195_Résumé : Hiver de l’an de grâce 1345. Bertrand Brachet de Born, premier écuyer du baron de Beynac, fit un songe hallucinant de vérité. Il entrevit une fée d’une beauté inoubliable. Convaincu de son existence, il partit avec fougue à sa recherche. Dans son immense naïveté, il rêvait d’amour, de courtoisie, de bravoure et d’esprit chevaleresque. Mais sa quête se heurtera à une conspiration du silence, et son parcours sera jalonné de félonie, de crimes, de traîtrise et de sang. Le sang de pauvres et de nobles !

~ Service presse ~

Je remercie la masse critique Babelio ainsi qu’évidence éditions pour l’envoi de ce roman. J’étais très curieuse de découvrir ce premier tome qui était très prometteur. Avec un résumé aussi tentant, il n’est pas resté très longtemps sur ma PAL !

C’est un premier tome très prometteur que nous avons là. Il y a quelques petites choses qui ont fait que ce n’est pas un coup de cœur mais ce premier tome reste une très bonne lecture. Si j’en ai l’occasion (ou si je provoque l’occasion ahah), je lirai le deuxième tome sans aucun souci.

On fait la rencontre de Bertrand Brachet de Born, notre personnage principal qui va nous faire vivre une incroyable aventure au cœur de la Guerre de cent ans. Bertrand est un personnage singulier, un peu bourru et naïf mais très sensible et touchant. C’est le premier écuyer du seigneur de Beynac. Et Bertrand tombe amoureux. Il ne tombe pas amoureux de n’importe qui puisque son cœur ne bat que pour cette apparition magnifique et incroyable qu’il a aperçue dans ses rêves. Rapidement, Bertrand va nous prouver que sa vie n’est pas de tout repos : autant sur le plan personnel que professionnel.

Si l’intrigue m’a beaucoup plu, j’ai eu quelques petits soucis. Les personnages sont très sympathiques. Ils sont tous intéressants et nous permettent d’avancer dans l’intrigue. Cependant, j’ai remarqué un réel manque de profondeur dans leurs caractères. C’est dommage parce que l’auteur a une plume magnifique mais il m’a manqué ce petit plus au niveau des personnages qui les rend inoubliables. Dommage.

Comme je vous le disais, la plume de l’auteur est très sympathique. Elle est dynamique et intéressante. J’ai apprécié avoir un dialecte qui colle au siècle dans lequel se déroule l’action. On a ainsi plusieurs langages qui se dégagent de l’intrigue. Cela ajoute un cachet certain à l’intrigue. C’est très sympathique. De plus, le roman est truffé d’humour ce qui rend l’intrigue plus aérée, respirable. C’est plutôt sympathique car, par moments, le roman souffre de quelques petites longueurs. Ainsi, on a des moments fluides et dynamiques et d’autres où cela retombe un peu comme un soufflé. Cependant, il faut noter qu’une fois dans le feu de l’action, le lecteur ne s’ennuie pas.  L’intrigue va se diviser en plusieurs pans : d’un côté la quête de Bertrand et de l’autre l’enquête sur Bertrand. J’ai beaucoup apprécié ce mélange : la quête et l’enquête sont brillamment mêlées. C’est plutôt intelligent comme idée.

Le côté historique de cette intrigue me plait aussi énormément. On se doute, à la lecture du résumé et de la première de couverture qu’il va y avoir de l’Histoire. On en a énormément. On sent tout le temps que l’auteur a pris pour se documenter et rendre son intrigue ultra crédible aux yeux du lecteur. On se retrouve vraiment au 14ème siècle. Cela est très intéressant.

Un petit point dérangeant… Enfin, ici, ce n’est qu’une affaire de goût. Personnellement, les dernières phrases en fin de chapitre annonciatrices… Pas pour moi. Même si pour certains lecteurs, cela fait monter le suspens, je reste vraiment sceptique pour ma part. Je ne suis pas forcément à l’aise avec ce procédé.

L’auteur va soulever des thématiques intéressantes pour l’époque : la justice bien entendu mais aussi la religion : comment un homme forcé à partir sur les terres orientales se débrouille en étant chrétien ? Le 14ème siècle n’est pas forcément aussi tolérant que le monde contemporain dans lequel on évolue. On trouve aussi les thématiques simples mais efficaces : amitié et amour. J’ai aussi apprécié le fait que l’auteur reprenne les codes de la littérature médiévale. Pour l’avoir étudiée, j’ai été positivement surprise de retrouver certains aspects de la littérature médiévale. Cela apporte encore plus de crédibilité à l’intrigue.

En définitive, même si ce premier tome n’est pas parfait, on peut aisément souligner ses nombreuses qualités : une plume incroyable, de la documentation utilisée à bon escient, un personnage principal attachant et véridique. Bref, on plonge dans un premier tome qui pose bien les bases et qui donne envie de savoir la suite !

3 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Le 14ème siècle dans le Périgord. Une ambiance crédible qui donne envie d’en savoir plus sur cette période historique.
  • Notre bon Bertrand, personnage principal avec ses qualités et ses défauts.
  • Les thématiques abordées ainsi que le mélange de quête et d’enquête, c’est très intelligent !

4

12

L’héritage du Christ de Sarah Calman

51oR7zrtZlL._SX326_BO1,204,203,200_Résumé : En 1492, une jeune femme voue son existence à protéger son unique héritage des puissances qui cherchent à s’en emparer. Inquisition, invasion des Anglais en France, Madeleine va nous entraîner dans ses aventures pour échapper à ses ennemis et sauver son bien le plus précieux. De nos jours, la jeune Lena se retrouve malgré elle à mener une enquête mystérieuse au sujet d’un ancien manuscrit dont elle ignore tout. Quand l’Histoire prend une tournure surprenante, le destin de deux femmes est lié.

Un roman historique et contemporain qui mêle secrets, enquête et aventures.

~ Service presse ~

Je remercie Sarah Calman pour l’envoi de son roman via SimPlement. Je suis contente d’avoir pu découvrir cette plume et l’univers de l’auteure. L’héritage du Christ est un roman agréable à lire et à découvrir.

Ce roman nous propose quelque chose que j’aime beaucoup trouver dans mes lectures : une alternance entre le passé et le présent. C’est vraiment quelque chose que j’aime. Découvrir des personnages liés d’une manière ou d’une autre que l’on découvre au fil des chapitres me plait beaucoup. Ainsi, on va faire des vas-et-viens entre les deux époques (à savoir 1492 & de nos jours). L’auteure nous montre déjà l’intelligence de son intrigue via sa construction narrative. Les points de vue s’alternent de manière intelligente. Ces moments pivots sont vraiment très bien maitrisés.

L’intrigue est très dynamique. Au-delà de l’alternance des époques, on a aussi des passages plus posés et d’autres beaucoup plus mouvementés. Cela permet à l’auteure de toucher un panel de lecteur plus vaste. Même si le roman propose un pan de l’intrigue d’un point de vue historique, il n’y a pas que cela. En effet, l’auteure va nous faire vivre un moment de lecture fluide et très agréable. On ne s’englue pas dans des explications historiques à pleurer d’ennui.

Le côté historique est très sympathique. Cette histoire va traiter de l’histoire de Jeanne d’Arc et de ses héritiers. Les personnages sont très sympathiques. J’ai beaucoup apprécié Madeleine et Lena. Bien que des siècles les séparent, ce sont deux personnages que l’on aime découvrir. Personnellement, je me suis beaucoup attachée à ces deux figures féminines fortes et indépendantes qui se battent pour ce qu’elles sont.

L’histoire de Madeleine va nous faire voyager. De la France en passant par Jérusalem ou encore par l’Afrique, on va vivre une sacrée aventure. Quelle belle idée ! On découvre un 15ème siècle riche. A travers ce voyage, on découvre des us et coutumes intéressantes et qui donnent des envies de voyages au lecteur.

Léna nous propose une histoire aussi riche en émotions que celle de Madeleine mais différente dans la manière d’être traitée. Léna est une jeune voleuse qui va devoir résoudre des énigmes pour pouvoir retrouver un livre. Un secret qui va tout changer. Léna est accompagnée de Richard & d’Alex. Les figures masculines viennent aider Léna dans son périple. Une sacrée aventure nous attend…

Je ne vous le cache pas, le roman n’est pas un coup de cœur bien qu’il soit très agréable. Cependant, les personnages sont un peu tirés par les cheveux soulevant des clichés dans la construction mais aussi dans leurs traits de caractères. Ainsi, Léna la petite voleuse va se voir accompagnée d’un mentor et d’un homme mystérieux et beau à se damner. Léna est un personnage qui est (selon moi) toujours dans l’exagération. J’ai eu un peu de mal à l’apprivoiser mais finalement, j’ai fini par m’attacher à elle.

L’intrigue est très intéressante. La plume est additive. Fluide et pleine d’émotions, c’est un roman qui est très intéressant. Il a quelques petits défauts mais rien qui fait sauter au plafond. On se retrouve donc avec une intrigue sans faille, une plume intéressante et un panel de personnages intéressants malgré le fait que leur construction soit un peu attendue. Je félicite Sarah Calman pour ce premier texte qui mêle la fiction à l’historique de manière brillante. A travers cette réécriture d’une période historique que l’on ne trouve pas souvent dans les romans, Sarah Calman m’a surprise.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une intrigue forte et intéressante
  • Une alternance entre passé et présent qui m’a beaucoup plu.
  • Une période historique réécrite sans fausse note

4

21

Les fantômes de la duchesse de Mathieu Vervisch

41HqXYHZBqL._SY346_Résumé : Deux destins parallèles, à plus de 200 ans d’écart, se confrontent sur fond de Révolution française. Après avoir abandonné sa fiancée le jour de son mariage, Olivier tente de retrouver goût à la vie. En visitant le château de la Roche-Guyon, il croise le chemin d’Alexandrine, une duchesse ayant vécu les heures sombres de la révolution. Obsédé par l’aristocrate, Olivier va tenter de comprendre pourquoi il se sent aussi proche de cette femme disparue 200 ans plus tôt.

~ Service presse 📱 ~

Je remercie l’auteur pour l’envoi de son roman via la plateforme SimPlement. Je vous avoue que j’ai complètement craqué pour cette couverture. J’adore les lectures historiques, j’ai tout de suite été captivée par cette jolie couverture et ce titre. A la lecture du résumé, je savais qu’il fallait que je lise ce roman !

On fait la rencontre de deux personnages principaux : Olivier le Guellec et la duchesse de LarocheFoucault. Ces deux personnages vivent dans deux époques différentes. Séparés par 200 ans, on se demande comment les destins d’Olivier et d’Alexandrine vont se croiser…

Olivier est un personnage masculin perdu. Dans une relation toxique depuis trop longtemps, il y met fin avant de dire le « oui » qui scellera sa vie à jamais. Il fuit, le jour de son mariage. Si Olivier est un personnage que j’ai apprécié pour son courage, sa pudeur et sa gentillesse, j’ai trouvé qu’il était un peu effacé, un peu moins présent que l’autre personnage principal avec qui il partage le rôle de personnage principal.

Parallèlement, on fait la rencontre d’Alexandrine, la duchesse dont on parle dans le titre de ce roman. Alexandrine est un personnage fascinant, pétillant et tellement solaire. Cette duchesse, épistolière connue, nous propose une immersion dans sa vie mais aussi dans cette période historique qui a fait trembler la France : la révolution française et la période de la Terreur qui va toucher tout le monde. Si Alexandrine évolue dans le monde de l’aristocratie, elle n’a rien de pédante. Elle est belle, intelligente, vive et rapidement, tout le monde se la déchire pour venir rythmer les soirées de la Cour de Versailles. A travers ses yeux et la partie du roman qui lui est réservée, le lecteur porte un œil nouveau sur cette période de la révolution française.

L’intrigue est originale et intelligente. Je trouve que l’auteur a très bien réussi ces moments de bascule entre le passé et le présent. J’ai apprécié ces va-et-vient entre le passé et le présent. L’intrigue est bien ficelée. J’ai apprécié me rendre compte de tout le travail que l’auteur a fourni en amont. En effet, j’ai trouvé la partie historique du roman richement documenté. Je n’ose imaginer la quantité de travail que cela doit représenter. Cependant, le léger déséquilibre que j’ai ressenti avec les personnages d’Olivier et de la duchesse s’est un peu accentué. Je m’explique : les parties historiques, relatant de la vie d’Alexandrine sont, à mon goût plus intenses et intéressantes que les parties contemporaines. Ainsi, le déséquilibre est un peu plus accentué.

L’intrigue propose aussi une critique véritable de la société actuelle. A plusieurs reprises, on a de véritables critiques. Ainsi, on se retrouve avec une vive critique des réseaux sociaux, par exemple. Personnellement, même si l’idée ne me gêne pas, je trouve que c’est peut-être un peu trop direct. J’ai été mise dos au mur sans forcément avoir mon mot à dire. J’aurais peut-être apprécié une légère nuance dans cette critique.

La plume rend l’histoire passionnante. Au service des émotions, cette plume est pleine de sincérité et véhicule très bien les émotions. C’est une très belle plume au style très travaillé. J’ai trouvé quelques longueurs, cela est certainement du au style particulier (mais appréciable) de l’auteur qui aime les paragraphes et les phrases longues. De plus, le côté historique n’aide pas à enlever cette impression de longueur puisqu’il faut se l’avouer, parfois, l’historique est un genre qui nécessite des explications qui peuvent alourdir un peu le roman.

En définitive, j’ai apprécié mon aventure au cœur des vies d’Olivier et de la duchesse de La Rochefoucault. C’est une plume sincère et dynamique qui nous propose de nous propulser dans cette histoire folle. Olivier et Alexandrine sont deux personnages sincères qui ont bercé l’intrigue. Malgré ce déséquilibre ainsi que les quelques petites longueurs, l’auteur nous propose une réelle réflexion sur les deux périodes de l’Histoire qu’il nous propose de rencontrer : la révolution française et la société actuelle. On nous propose une véritable réflexion sur la société et c’est intéressant. Je ne pensais pas que j’allais retrouver cette particularité dans ce roman. Bravo à l’auteur pour cette plume, cette intrigue de qualité et cette belle histoire.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un roman entre réalité et fiction !
  • Une plume de l’auteur que j’ai aimé
  • Le personnage de la duchesse

notation 1

12

Dors en paix de Rahel Makonnen

téléchargement (2)Résumé : « La culpabilité était revenue me hanter. Le passé pourrissait tout, m’envahissait et enveloppait ma vie d’un voile obscur… » Incapable de surmonter une tragédie familiale, Charlotte revient à Paris. Dans la ville déstabilisée par une politique sécuritaire, elle y retrouve sa famille ainsi que d’anciens amis, tous aux prises avec leurs propres démons. C’est alors que Charlotte se plonge dans la lecture du roman de Marianne, bourgeoise parisienne qui décide en 1871 de rejoindre la Commune de Paris. À mesure que le récit progresse, les similarités entre les deux femmes se révèlent, toutes deux luttant contre la violence d’une transition sociale et intime. Un roman original et trépidant mêlant avec justesse les vies de deux femmes fortes que 150 ans séparent. Née à Paris, Rahel Makonnen vit aujourd’hui à Londres. Après avoir travaillé dans la postproduction de films dont elle supervisait la réalisation artistique, elle décide de se consacrer à ses propres projets d’écriture. Dors en paix est son premier roman.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Rahel Makonnen pour l’envoi de ce roman. J’ai encore fait une agréable découverte via le site SimPlement. Roman alléchant avec un résumé ultra-tentant, j’étais très curieuse de faire la connaissance de Charlotte & Marianne.

Quelle histoire ! Quel roman ! Quelle plume. En ouvrant le roman hier soir, je me disais « quelques pages avant d’aller dormir » et finalement, j’ai laissé mon sommeil de côté pour lire ce roman, d’une traite.

Je tiens, dès à présent à applaudir l’auteure pour les recherches. Le roman est ultra documenté. Je suis vraiment ravie d’avoir un roman qui mêle de l’historique au fantastique. La partie histoire est très bonne : on s’y croit, on sent tout le boulot au niveau des recherches. Les recherches sont, en plus, embellies par une plume formidable. Ohlala… On se retrouve vraiment dans un univers sublimé par les mots et pas les idées. Bravo à l’auteure sur ce point.

Autre point tout à fait intéressant : les personnages. J’ai beaucoup apprécié faire la rencontre de Charlotte et de Marianne. En effet, Charlotte est un personnage rongé par la culpabilité. On sent qu’il y a un drame qui a fait éclater sa vie. Elle décide d’essayer de reprendre sa vie en main et de quitter ses souvenirs : elle déménage et quitte Londres pour retourner à Paris. Elle y retrouve ses amis, sa famille. La quiétude qu’elle cherchait est aux abonnés absents : elle se retrouve vraiment dans une ville qu’elle ne pensait pas retrouver ainsi. C’est en plongeant dans un livre qu’elle parvient à lâcher un peu de lest, de respirer et de retrouver un peu de calme dans sa vie. Charlotte fait la rencontre de Marianne. Son parcours, sa vie et l’époque dans laquelle Marianne vit va fasciner Charlotte.

Ces deux personnages m’ont beaucoup plu. Si au départ, on ne comprend pas forcément ce qui va pouvoir les lier, on se retrouve rapidement dans une spirale incroyable d’événements et les similitudes pleuvent. J’ai beaucoup apprécié. Charlotte et sa fragilité, Marianne et son envie de s’en sortir et de crier son mécontentement. C’était une belle rencontre.

On a deux périodes qui divisent la narration. D’un côté, on a le monde moderne, celui dans lequel on évolue, puis, avec l’histoire que Charlotte lit, on a le 19ème siècle qui se profile avec le personnage de Marianne durant la commune de Paris. La symbolique du personnage de Marianne est très forte : son prénom, son caractère, tout est fait pour que l’on crie à la révolution ! Quelle belle idée.

Ce va-et-vient entre passé et présent, entre Charlotte et Marianne marque un dynamisme fou dans le roman. Le roman souffre de quelques petites longueurs au début mais une fois les cinquante premières pages passées, on est pris dans le rythme et on ne s’arrête pas avant d’avoir le fin mot de l’histoire.

La plume est très travaillée. Le vocabulaire est très bien maitrisé. Les passages temporels se font sans aucun souci et on se sent à l’aise dans les deux époques du roman. Je pense que la plume est le plus gros point fort de ce roman. L’auteure a beaucoup de talent.

En définitive, on a un roman qui tangue entre le réalisme et le fantastique. Entre l’historique et le moderne. On a deux personnages qui mènent la barque. C’est fait de manière très intelligente et j’ai apprécié découvrir l’univers que l’auteure propose. Si le roman souffre de quelques longueurs au départ, le rythme se met en place doucement avant de proposer au lecteur une atmosphère très intéressante qui nous donne envie de lire jusqu’à la dernière lettre de ce roman. On a de belles thématiques qui se dégagent du texte : la force, le courage, mais aussi l’espoir d’une vie meilleure. Bravo à l’auteure pour ce premier roman très prometteur.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une construction narrative intéressante et dynamique
  • Deux personnages féminins forts
  • Une plume incroyable et des recherches en amont formidable.

4

11

Mon cœur restera de glace d’Eric Cherrière

9782714493330ORIRésumé : Il existe au cœur du cœur de la forêt un endroit où vivent les sapins les plus anciens, protégés du vent comme de l’exposition au soleil, de la pluie, de la neige. Protégés aussi du regard des hommes. Une combe lointaine et tempérée qui fut un jour une frontière infranchissable devant laquelle l’enfant s’était dit « Quand je serai grand, je vivrai là. » Dans ces bois du fin fond de la Corrèze, un jeune garçon trouve refuge en 1918, en compagnie de son frère, une « gueule cassée ». Une guerre plus tard, des soldats allemands s’y enfoncent, sur les traces d’une de leurs unités disparues. Ces mêmes arbres que l’on retrouve en 2020, peint sur les murs de la chambre d’hôpital d’un vieillard allemand. Aujourd’hui le vieil homme va parler. Révéler le secret de cette forêt qui ébranlera bien des existences, bien des certitudes. Bien des familles. De 1918 et 1944 à 2020, Mon cœur restera de glace couvre un siècle de guerres fratricides. Ce roman noir, qui explore les destins d’individus ordinaires perdus aux carrefours de l’histoire, est aussi le roman de la beauté face à la violence. De ces fleurs qui poussent sur les champs de bataille.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond ainsi que Claire pour l’envoi de ce roman en service presse. Court roman, il m’a tenu compagnie durant la soirée de mardi soir.

J’avoue que je ne sais pas comment vous parler de ce roman. Je n’ai ni adoré, ni détesté. C’est une lecture riche mais qui ne laissera pas de grosses traces dans ma mémoire de lectrice. En effet, je suis stupéfaite par la force de ce roman, en si peu de pages, on a des thématiques dures liées à la guerre mais aussi à l’Homme qui font surface. C’est fort, poignant mais aussi dérangeant et déroutant.

La guerre : vaste sujet ! On est vraiment au cœur des guerres. On passe les deux guerres mondiales. On fait la rencontre de Lucien Faure, un père, un grand-père, un beau-père et un époux. Lucien va tout faire pour retrouver son fils, disparu sur le front. Mort ? Déserteur ? On ne sait pas trop mais on va suivre Lucien dans ses pérégrinations. Lucien est un personnage profondément humain que j’ai beaucoup apprécié. On va aussi faire la rencontre de ses deux petits-fils qui vont partir parce que « maman a essayé de les tuer ». Ils ne peuvent plus rien faire contre le chagrin et le désespoir de leur mère. Ils partent pour oublier la tristesse, ils fuient cette guerre, ils vont essayer de survivre dans une forêt. En 2020, on va faire la rencontre de Stéphane, descendant de Lucien qui va rencontrer le passé de sa famille et pas forcément de la meilleure des manières.

La famille Faure va se retrouver au cœur d’une histoire palpitante et folle. Lucien va croiser la route d’un officier allemand. En pleine guerre, le Croquemitaine n’a aucun scrupule. Il va tuer tout le monde, tous les juifs qui croisent son chemin. Le crâne bourré par les principes nazis, le croquemitaine est célèbre pour les pires atrocités. Honnêtement, j’ai eu envie de vomir plusieurs fois tant ça prend aux tripes. Si les détails étaient nécessaires pour bien comprendre ce que les hommes ont pu ressentir, on se prend de plein fouet la vérité (que l’on connait déjà) qui prend une dimension incroyable : l’homme et sa cruauté. Au nom de je ne sais quelles idées politiques, l’homme est capable du pire.

Ce roman traite de la guerre mais aussi de l’humanité. On traite de thématiques importantes. Avec trois périodes évoquées (1914/1918 – 1939-1945 – 2020), on entre dans le devoir de mémoire. Stéphane, l’aïeul de la famille Faure est mis devant le fait accompli lorsqu’un historien lui demande son aide. Le Croquemitaine demande après Lucien Faure sur son lit d’hôpital, cet homme qu’il a rencontré pendant la guerre. Ne pouvant rien faire contre la mort, l’historien propose au croquemitaine de faire la rencontre de Stéphane pour lui livrer la vérité qui lui ronge le cœur depuis des années. Ainsi, Stéphane va faire un bond dans l’histoire de sa famille, de Lucien et de ses petits-enfants.

Clairement, certains passages osent, font peur, font mal. Ils sont nécessaires mais m’ont mis mal à l’aise. J’ai tellement eu mal pour tous ces gens. La folie humaine est poussée à son paroxysme. Je vous passe les détails mais c’est un roman dur, sombre, qui fait réfléchir. A travers les personnages, on voit les « deux camps ». Les allemands et les français (juifs et non juifs) de l’autre. On comprend que l’homme reste un homme, que des amitiés peuvent se tisser au-delà de ce que l’on peut comprendre mais ça existe. Ce personnage du Croquemitaine est intéressant bien qu’effrayant mais j’ai aimé la manière dont l’auteur amène le sujet et les interrogations dans ce roman. La plume est forte, sincère et pleine de ressources. Bravo à l’auteur d’avoir osé et livré cette histoire.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le devoir de mémoire. On doit au moins ça aux gens qui se sont battus pour nous.
  • La trame historique que j’ai appréciée
  • Le panel de personnages qui est diversifié et très intéressant

3

22

Le destin des cœurs perdus – Tome 3 : les héritières de Castel Dark de JC Staignier

51Q8NI2OSvL._SX195_Résumé : Quatre enfants, trois destinées. Colin, William, Clayton et Eulalie, unis par les liens du sang et du cœur, mènent une existence paisible auprès de leurs parents d’adoption. Dans l’ombre, la reine de France n’hésite pas à compromettre leur bonheur au profit de ses propres ambitions. Entre trahisons, tragédies et amours contrariés, parviendront-ils à réécrire leur histoire ?

~ Service presse 📱 ~

Je remercie JC Staignier pour l’envoi de son troisième tome. Je suis avec avidité les aventures littéraires de JC qui est devenue une amie au fil du temps. Avec sa saga le destin des cœurs perdus ainsi que son roman à quatre mains de Miroir et d’amour, elle ne cesse de me surprendre. C’est donc avec grand plaisir que je me suis replongée dans cette saga historique hautement additive.

Ce tome 3 nous propose de continuer la découverte du clan de Percival. Ici, nous nous focalisons sur les quatre cousins : Eulalie, Colin, William & Clayton. Quatre cousins vivant avec leur tante Jane en France. L’intrigue m’a énormément plus puisqu’ici, on se retrouve avec quatre destins très différents. Cette saga familiale n’a décidément pas fini de me surprendre… C’est vraiment intense et prenant.

On traite des relations amoureuses dans ce troisième tome. L’amour prend une place importante mais fait aussi une petite place aux thématiques que l’on retrouve dès le début dans l’univers de JC Staignier : le sang, la violence, la guerre, l’amitié, la trahison & la manipulation. Tout est calculé, tout est précisément fait pour secouer le lecteur. Cette saga familiale s’intéresse donc aux quatre cousins. On passe notre moment de lecture avec William qui avoue ses sentiments à Eulalie, Colin, amoureux mais qui n’ose pas avouer ses sentiments à la femme qui fait battre son cœur puis Clayton qui, lui, se fout complètement de se poser et de fonder un semblant de famille : il aime les femmes et batifole de tous les côtés. Quatre visions différentes de l’amour, quatre situations qui poussent nos personnages dans des retranchements les plus profonds. Chaque personnage à son histoire, autour de chaque personnage, on a d’autres personnages plus secondaires qui gravitent autour d’eux : on peut penser à Adam ou encore Sophie.

L’intrigue est, comme d’habitude, forte. Elle est riche et détaillée. Le décor médiéval est traité très intelligemment. JC nous propose encore de nous brosser un portrait riche de cette époque en mettant en scène des us et coutumes de cette époque. Certains d’entre vous pourraient être surpris par les sentiments qu’entretiennent les deux cousins. Franchement, je suis la première à crier au scandale quand je vois ce genre de relation dans des romans plus modernes. Ici, je ne suis absolument pas surprise par cet aveu amoureux. Ce n’est pas surprenant pour l’époque. Dérangeant, un peu. Surprenant, en aucun cas. Au Moyen Age, c’est la guerre, les conflits sont présents. Il n’y a pas que cela, on essuie aussi les périodes de crises mais aussi de maladie. C’est vraiment présent et j’adore ça ! On se plonge plus facilement dans cet univers. On y parle aussi beaucoup des unions, des liens entre les familles, des pactes, d’héritage et d’héritiers. Bref, on est dans le vif du sujet, c’est chouette.

L’intrigue nous propose aussi de nous intéresser, de manière équilibrée, aux quatre cousins. Ainsi, on passe d’une histoire à une autre mais tout fini par se relier. On n’oublie pas le lien du sang chez les De Percival. Ce lien familial qui les uni est fort et cela rend cette saga familiale encore plus intéressante et charmante. JC malmène les personnages depuis le premier tome, ce troisième tome, bien que plus doux, moins sanglant, nous propose quand même des scènes dures qui mettent les personnages à bout. Elle ne fait aucun cadeau à ses personnages et à ses lecteurs. C’est très intelligent et sympathique. Cela rend la saga de JC inoubliable ainsi qu’originale. Elle sort du lot et cela me fait bien plaisir.

L’auteure, à travers son intelligence et sa plume nous propose une intrigue à son image : directe, surprenante et généreuse. On a des détails sans qu’il n’y en ait de trop. La femme a une place intéressante dans cette saga. La période historique évoquée est assez stricte au niveau de la place de la femme mais JC nous propose des personnages féminins forts qui ont leur mot à dire. J’adore.

C’est donc, en définitive, un texte sans faille que je vous propose de découvrir. La fresque familiale dépeinte est intéressante, intense et très intelligemment construite. On s’intéresse à une famille et non à un personnage. C’est la force de cette saga. La plume est belle, l’intrigue est originale et intelligente. Je remercie JC pour son amitié mais aussi pour son travail et cette plume, si belle et pleine de qualités. Vivement le prochain tome.

3 bonnes raisons de lire ce tome :

  • Une fresque humaine intéressante.
  • Un cadre médiéval que j’aime beaucoup.
  • Une plume intense et forte.

notation

16

Long island story de Rick Gekoski

CVT_Long-Island-Story_2204Résumé : Été 1953. Les États-Unis sont frappés par une vague de chaleur et Washington s’enfonce dans la chasse aux sorcières. Dans la famille Grossman, Ben, le père, est avocat pour le gouvernement fédéral. Un sympathisant socialiste, qui se retrouve bientôt acculé et qui n’a plus d’autre choix que de quitter la ville avec sa famille… Les Grossman se réfugient chez de la famille pour l’été, à Huntington, Long Island, dans un petit bungalow près de la mer. Le temps de se retourner. Mais ce changement vie révèle bientôt un malaise, qui gangrène souvenirs et sentiments. Ben et Addie sont perdus et entraînent toute la famille dans leur chute. Infidélité, ennuis, rêves avortés, chaque non-dit est un pas de plus vers la tragédie. Très vite, ils devront faire un choix : souhaitent-ils se battre pour continuer à vivre ensemble ou, au contraire, désirent-ils privilégier à tout prix leurs rêves d’antan ? Dans la lignée de Brooklyn de Colm Tóibín et des Noces rebelles de Richard Yates, la chronique subtile et nostalgique d’un couple en pleine crise…

~ Service presse 📖 ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman. La couverture, bien que simple m’a plu. J’avoue que le résumé m’a aussi attirée. Malheureusement pour moi, c’est un échec cuisant… Je me suis accrochée jusqu’à la fin en me disant que ça irait mieux… Mais non, ce roman est donc une petite déception… On y va quand même ?

Il n’y a pas que du mauvais dans ce roman, bien évidemment. De manière globale, je ne me suis pas plu dans cette lecture mais il faut avouer que la fresque humaine et sociale dépeintes sont plutôt intéressantes.

On est au sein d’une famille au cœur des années 50 aux Etats Unis. La famille Grossman semble parfaite : un couple de parents heureux et fiers de leurs progénitures : un petit garçon et une petite fille. La petite fille, est la fifille de son papa et le fils, regarde d’un drôle d’œil cette relation. Quand on creuse sous la première couche de ce que la famille Grossman veut bien nous montrer, on se retrouve avec une mère dépressive et indélicate, un père au bord du gouffre social, des enfants qui ne s’entendent pas. La famille, communiste, est mal perçue par le reste de la famille. Lors de vacances, on se retrouve dans une famille au bord de l’implosion où grands-parents, frères et sœurs ainsi que le couple Grossman ne se comprennent pas.

La fresque humaine et sociale sur fond politique m’a plu. Nous avons, à plusieurs reprises, la critique du communisme au sein de la famille d’Addie. Ben l’a changée, elle n’est plus la même. On se retrouve avec une belle famille qui voit d’un mauvais œil le fait qu’Addie prenne le parti de son mari et pense comme lui. Hormis la grosse bête que semble être le communisme, on sent bien qu’un fossé s’est creusé. Pendant ces vacances familiales, on voit les différences radicales entre mère et fille. Si la mère d’Addie est une femme qui cuisine, qui tient sa maison et qui va faire ses courses toutes les semaines à la même heure, le même jour, Addie ne supporte pas cuisiner, n’aime pas les gens et laisse ses enfants faire ce qu’ils souhaitent.

La déprime d’Addie touche le lecteur tout au long du roman. En tout cas, c’est ce que j’ai ressenti. C’est une lecture un peu déprimante qui ne m’a pas laissé apercevoir un rayon de soleil. Tristesse et déprime : le combo parfait pour que je m’ennuie tout au long de ma lecture, quel dommage ! Avec le potentiel que ce roman avait, j’en garde un goût amer en bouche.

On a aussi une thématique sympathique : les apparences du couple qui sombre. Ben & Allie aiment les apparences, surtout Ben. C’est horrible de déménager, c’est horrible d’avoir la pression au travail, c’est horrible de devoir changer de train de vie. Quelle idée ! Ben & Allie sombrent tout doucement et ne sont pas heureux. C’est vraiment un tableau déprimant et triste.

J’avoue que je n’ai pas tout compris dans ma lecture. Finalement, je suis clairement restée sur ma faim. La plume ne m’a pas plu plus que cela. En effet, je trouve que l’on est mis à distance. Cette plume, ces personnages dont les émotions sont étouffées par leurs valeurs ne m’ont pas permis d’entrer pleinement dans l’univers. Quel dommage !

En définitive, je n’ai été ni charmée par la plume, ni par l’histoire, ni par les personnages. Le contexte social, historique et politique amènent un plus qui est vite étouffée par ces personnages anxiogènes.

Merci aux éditions Belfond pour leur confiance !

notation 2

10

Les brigades du steam d’Etienne Barillier & Cécile Duquenne

69697Résumé : Solange Chardon de Tonnerre, membres de la treizième Brigade mobile de la ville d’Aix-en-Provence, est une inspectrice coriace. Mais quand elle perd son coéquipier dans une explosion et qu’on lui remplace son bras par un bras mécanique, sa vie bascule. Il lui faudra surmonter ces épreuves pour relancer l’enquête et faire preuve de patience avec le jeune Auguste Genovesi, une nouvelle recrue avec qui elle doit faire équipe. Un grand roman steampunk dans le sud de la France, haut en couleur !

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Jérôme et les éditions Actusf pour l’envoi de ce roman. Comme vous le savez, je suis friande des romans steampunk. Quand j’ai vu qu’on me proposait de lire ce roman, je n’ai pas hésité une seule seconde. J’aime beaucoup cette couverture qui rappelle ce que l’on va trouver : le genre steampunk avec les rouages mais aussi le terme « brigades » qui nous met aussi sur la voie d’une enquête surprenante.

Quand les Brigades du Tigre inspirent les brigades du steam… Ça déménage !! On fait rapidement la rencontre de nos personnages principaux : Auguste Genovesi ainsi que Solange Chardon. Cette équipe va se former d’une manière assez atypique puisque Auguste fait la rencontre de Solange lors d’une convalescence particulière. En effet, victime d’une embuscade, elle perd son coéquipier mais aussi son bras. Auguste va devoir percer cette carapace d’acier que s’est forgée Solange. J’ai beaucoup apprécié Auguste qui va tout faire pour prouver qu’il a sa place dans la treizième Brigade mobile de la ville d’Aix en Provence. Solange a un sacré caractère mais elle est combative, courageuse et très intelligente : elle va beaucoup aider Auguste à progresser et à prendre en maturité aussi, lui qui a tendance à foncer dans le tas, il va vite apprendre qu’il ne faut pas forcément le faire… Les pièges sont nombreux.

L’enquête commence sur les chapeaux de roues et franchement, on ne voit pas le temps passer. Ma lecture a été rapide malgré le fait que le commencement a été un peu lent. J’ai attendu le côté steampunk avant de comprendre où et comment il allait arriver. Une fois ce petit obstacle passé, j’ai dévoré ma lecture.

Le must dans cette lecture a été le côté historique. On a des citations de Clémenceau, le Tigre évoqué dans « les brigades du tigre ». Ainsi, on a vraiment une ambiance feutrée et mystérieuse qui se dégage de ce roman. J’ai adoré cette ambiance qui rappelle la France du 19ème siècle. De plus, on se trouve dans le sud de la France, plus précisément à Aix en Provence et c’est très sympathique de se détacher un peu de la capitale française, on prend l’ai géographiquement ainsi qu’historiquement parlant.

Solange apporte avec elle un point important dans le roman : le manque de recrues féminines. Elle est la seule de sa brigade. Les femmes sont encore reléguées au second plan : les femmes à la maison entre la cuisine, les enfants et les courses, elles n’ont pas leur place dans le monde du travail et encore moins dans des métiers comme celui de mobilliard dans les brigades de Clémenceau. Entre brimades et insultes, elle doit travailler dur et ne pas se laisser faire pour rester la meilleure et faire son métier. J’ai aimé ce vent de fraîcheur qu’elle apporte pour dépoussiérer la mentalité des hommes. Le chemin est encore long mais avec Solange, on commence la marche !

J’ai apprécié l’intrigue. Même si le premier tiers a été un peu longuet (c’est probablement dû à la mise en place de l’histoire). On vogue entre le côté historique, le côté policier mais on touche aussi au personnel en apprenant les passés respectifs de Solange et d’Auguste. On met en avant le parler d’Aix en Provence. Au départ, j’ai été un peu déstabilisée (je suis ch’ti, faut pas trop m’en demander quand même) mais on s’y fait. J’ai l’impression que tout démarre au deuxième tiers du roman. Une fois que l’histoire commence réellement et qu’on essuie un peu les éclats de verre que l’on se prend dans la figure à un moment, on y va franchement et on part à l’aventure avec Auguste et Solange. L’écriture est fluide et dynamique. J’ai apprécié ce point.

En définitive, les brigades du Steam est un bon roman bien ficelé qui met un peu de temps à démarrer mais qui se laisse très facilement lire. Le dépaysement est total : on file à Aix-en Provence au 19ème siècle. La thématique des brigades de Clémenceau m’a beaucoup plu. La lecture est fluide et les personnages sont hauts en couleur. Une chose est certaine, avec Solange et Auguste, ça déménage !

Encore merci aux éditions ActuSF pour ce partenariat (que j’adore !)

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un cadre historique et géographique qui m’a beaucoup plu
  • Le personnage de Solange qui se bat dans ce monde d’hommes
  • L’ambiance du 19ème siècle qui ressort clairement avec cette enquête policière

4

18

D’or et d’émeraude d’Eric Holstein

62098Résumé : Simon, 25 ans, arrive en Colombie sur les traces de ses ancêtres. Quatre cents ans plus tôt, Gonzalo Jiménez de Quesada pose, pour sa part, le pied sur l’Altiplano, la terre ancestrale des Indiens muiscas. Ils ne se connaissent pas et pourtant, leurs destins sont liés… Récit intime dans la Colombie d’aujourd’hui et d’hier, D’or et d’émeraude pose un regard décalé sur le monde, entre uchronie et utopie. Un livre d’une beauté rare, qui a reçu le prix Bob Morane à sa sortie. « Éric Holstein nous livre avec D’or et d’émeraude une belle et dense réflexion sur la façon dont le temps efface les petites histoires des hommes, pour en faire l’Histoire avec sa majuscule. » Culturopoing

~ Service presse 📖 ~

Je remercie chaleureusement les éditions Actu SF pour l’envoi de ce roman dans leur collection Helios. Helios est une collection que j’apprécie beaucoup puisqu’elle permet de rééditer les classiques de la SFFF. Depuis maintenant quelques temps, j’apprivoise ce vaste genre. J’avais envie de continuer mes découvertes avec d’or et d’émeraude d’Eric Holstein.

Entre utopie et uchronie, ce roman se veut percutant. Pour remettre tout le monde dans le bain, je vous rappelle ce qu’est une uchronie : c’est un récit d’évènements fictifs qui se basent sur un point de départ historique. Une utopie est un idéal social ou politique qui ne tient pas compte de la réalité. Ainsi, Eric Holstein nous propose un récit qui vogue entre les deux thématiques qui se rejoignent facilement.

Notre personnage principal, Simon est un jeune homme vivant en France mais qui veut découvrir ses racines. Ainsi, il débarque à Bogota, en Colombie pour marcher sur les traces de ses ancêtres mais aussi pour en savoir plus sur lui-même. Rapidement, quelque chose va le frapper et nous aussi par la même occasion : le choc des cultures. Entre la France et la Colombie, effectivement, il y a quelques écarts de richesses, de liberté mais surtout de cultures. C’est avec intelligence et dextérité que l’auteur nous montre ces différences. On se balade en Colombie, c’est assez intéressant et dépaysant. On sent que l’auteur connait bien son sujet. Avec Simon, on découvre les lieux qui ont bercés son enfance comme l’orphelinat. On est vraiment dans l’aspect personnel de cette histoire. Ce n’est pas le seul aspect mais je l’ai trouvé nécessaire et intéressant. En effet, cela permet au lecteur de ne pas se noyer dans la densité de l’intrigue qui arrive doucement.

Le point historique de ce roman se trouve dans les racines de Simon et dans le peuple dont il est issu : les Muiscas qui sont un peuple indien.  Qu’est ce qui fait tourner la tête des hommes ? L’or bien entend ainsi que les richesses en tout genre. Et pour parvenir à s’enrichir, rien n’est trop horrible. Violence, torture, mort… Ainsi, on fait aussi la rencontre de Gonzalo Jiménez de Quesada.

La narration nous propose de points de vue différents si on suit Simon dans sa quête identitaire, on suit aussi Gonzalo Jiménez de Quesada. C’est un explorateur espagnol qui, au nom de la couronne de Dieu, va tout faire pour récupérer les territoires indiens. La guerre des territoires ne se fait pas dans le calme et la gentillesse, vous devez vous en douter… On est vraiment dans une ambiance particulièrement sombre. Devant les meurtres en masse, les Muiscas n’ont pas d’autres choix que de résister à l’envahisseur… Je trouve que le contexte historique est très bien choisi. On ne le voit pas forcément tout le temps dans les lectures et cette aventure reste exotique et dépaysante.

On garde une vision très humaniste dans ce roman. On comprend bien que les Muiscas ne sont pas forcément contre les explorateurs. Il y a un profond respect et une volonté d’avoir une harmonie certaine au sein du peuple. J’ai apprécié retrouver cette vision du monde. J’ai aussi aimé le fait que l’on retrouve la magie dans cette histoire, c’est un savant mélange qui nous propose quelques rebondissements bienvenus dans cette intrigue.

La construction narrative est très intéressante. En effet, j’ai apprécié la manière dont les deux histoires finissent par se croiser. On est vraiment pris dans un tourbillon d’aventure entre le passé et le présent et franchement, c’est assez sympathique à lire.

Ma lecture n’est pas un coup de cœur, j’ai pris du temps à me plonger dans ce roman. Il y a quelques longueurs au départ. Cependant, une fois passées les cinquante premières pages environ, on se retrouve dans un univers intense et riche. Mis à part Simon que j’ai apprécié, j’avoue que je suis restée à distance des autres personnages (je pense que c’est aussi cela qui m’a ralentie dans ma lecture). Cependant, beaucoup d’idées sont bonnes, j’ai apprécié retrouver les thématiques et ce côté historique. La visée humaniste est assez bien construite aussi.

La plume de l’auteur nous propose un sacré voyage. Que ce soit dans le temps où dans des espaces géographiques différents, Eric Holstein nous envoie dans une autre réalité, un autre monde. J’ai adoré avancer péniblement dans la jungle lourde et humide. Le danger rode partout et c’est vraiment très appréciable. Le voyage est intense bien qu’il ne soit pas toujours facile.

En définitive, ce roman construit en trois parties distinctes nous propose une belle plongée au cœur de la Colombie du XVIème et du XXIème siècle. On notera la présence de l’aventure et de la magie au cœur de cette quête identitaire et de cette plongée au cœur d’un peuple indien. Bravo.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un dépaysement savoureux
  • Une plume au service d’un récit intense
  • Un contexte géographique et historique que l’on ne voit que très peu dans nos lectures

notation 1

10

La vallée des carnutes de Jean-Pierre Deséchalliers

CVT_La-vallee-des-Carnutes_1531Résumé : La vie est douce en pays carnute en cette fin du second siècle avant notre ère, au centre de ce qui deviendra un jour la Gaule, le commerce des céréales y enrichit désormais plus que les batailles et les butins. Cette quiétude est brutalement troublée par une série de morts aux circonstances effrayantes. Quel animal est sorti des enfers, et pourquoi ? Le druide Andanatos, autorité judiciaire incontestée, va devoir comprendre et dénouer l’écheveau, tandis que les menaces s’accumulent de toute part sur la Celtique. À l’est, les hordes cimbres et teutonnes s’apprêtent à déferler sur les riches campagnes celtes, tandis qu’au nord, des tribus belges ont retrouvé le chemin des pillages. Le jeune seigneur Donotalos, missionné par les druides, voit dans tous ces événements l’occasion de sortir de cette paix qui l’ennuie et d’être digne de sa glorieuse lignée. Il y trouvera plus encore.

~ Service presse ~

Je remercie vivement Jean-Pierre Deséchalliers pour l’envoi de son roman via la plateforme SimPlement. Je me suis extasiée devant l’élégante simplicité de sa couverture. J’adore. C’est simple, beau et efficace. Sans prétention, la couverture est à l’image de ce roman. Elle nous invite à passer un bon moment et c’est exactement ce qui se passe. Si ce roman n’est pas un coup de cœur, j’y ai porté un intérêt particulier.

Nous sommes dans un roman historique qui s’inscrit dans une période que l’on ne croise pas si souvent que le siècle de Louis XIV ou les années de guerre mondiales. En effet, ici, nous atterrissons sur les terres qui deviendront la Gaule au 2ème siècle avant JC. Nous sommes bien loin du faste et de la splendeur du royaume de France comme nous le connaissons à travers les âges. Ici, on plonge directement dans l’univers historique des Carnutes. Cette période n’est pas sans nous rappeler nos deux fidèles amis gaulois fans de potion magique et de sangliers. J’avoue que cela fait du bien. En effet, c’est une période que je ne croise vraiment pas souvent dans mes lectures, du coup, je suis ravie d’avoir un peu de changement à me mettre sous la dent.

Ce qui frappe, dans un premier temps, c’est la multitude de personnages. On le sait dès le début puisque l’auteur nous met un petit index au début du roman pour que l’on puisse s’y retrouver plus facilement. Rapidement, j’ai remercié l’auteur d’avoir pensé à ce petit index. Les noms se ressemblent, les consonances. On ne sait plus qui est qui. J’avoue qu’il m’a fallu du temps pour entrer dans ma lecture et que, par moments, j’ai dû relire des passages pour être certaine de tout comprendre. L’index propose aussi de retrouver les noms des lieux, des personnages et de leurs fonctions. C’est plutôt sympathique.

L’ambiance reste pesante et mystérieuse. Quelle est la cause de cette ambiance ? Une créature rode. Elle effraye les populations. Rapidement décrite, j’ai eu l’impression d’avoir un chien des Baskerville version carnute. J’ai adoré ! Franchement, c’est plutôt sympathique comme sensation. On cherche le pourquoi du comment. Si cette créature n’est pas le seul élément de l’intrigue, on la retrouve quand même du début à la fin et c’est très prenant.

On suit les histoires de plusieurs personnages comme Donotalos qui sont remarquables mais le druide Andanatos reste mon préféré. J’ai beaucoup apprécié ce personnage. L’auteur nous propose aussi de plonger dans le quotidien des peuples carnutes. Il n’y a pas que les us et coutumes qu’on nous propose de découvrir, on découvre aussi le contexte politique dans lequel les peuples évoluent.  Il y a plusieurs points, comme la bête, des invasions, qui viennent bercer l’intrigue. Cela apporte beaucoup de dynamisme. Et franchement, c’est ce qu’il faut dans un roman qui se veut historique. On ne lâche pas le roman avant de l’avoir terminé. Que c’est bon !

La plume de l’auteur est épatante. Franchement, elle se hisse au niveau des plus grands noms que l’on peut lier aux romans ou biographies historiques. On sent réellement toute la passion que l’auteur peut avoir pour cette période historique. La plume est belle, délicate et tellement intéressante. Je peux que j’aurais pu lire un roman sur n’importe quel sujet avec une plume pareille.

En définitive, malgré le nombre incroyable de personnages proposés dans cette lecture, je reste agréablement surprise par cette lecture. En effet, j’avais un peu peur de me lancer par rapport au contexte historique. Cela me fait toujours peur : l’effet catalogue n’est jamais loin. C’est avec une incroyable finesse que Jean-Pierre Deséchalliers parvient à contourner tous les obstacles et les pièges du genre historique. En plus de cela, le contexte est plaisant car rare dans les lectures. Je félicite l’auteur pour son travail ainsi que la plume qui traduit de manière incroyable et intense sa passion pour cette période historique.

Je remercie une nouvelle fois Jean-Pierre Deséchalliers pour l’envoi de son roman ainsi que pour sa gentillesse et sa patience.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un contexte historique plutôt rare dans les lectures.
  • Une plume incroyable qui impose un dynamisme incroyable.
  • Un index très utile

4

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Les trois jours de Pompéi de Alberto Angela

téléchargement.jpgRésumé : Tout à la fois archéologue et homme de télévision, l’Italien Alberto Angela reprend la formule du « docufiction sur papier », qui a fait le succès d' »Empire » (Payot, 2016), pour nous offrir un reportage au coeur du quotidien de Pompéi durant les deux jours ayant précédé le réveil du Vésuve, en 79 de notre ère, puis pour nous décrire la colère destructrice du volcan dans un film catastrophe qui durera l’équivalent d »une troisième journée. Un livre d’histoire qui brise bien des idées reçues à partir des dernières découvertes scientifiques (la catastrophe aurait eu lieu à l’automne et non en août), mais qui possède aussi un tel souffle romanesque qu’on se croirait embarqués à bord d’un « Titanic » de l’Antiquité.

~ Service presse 🎧~

Je remercie chaleureusement l’équipe d’audio lib pour l’envoi de cette nouvelle découverte audio qui m’aura donné du fil à retordre mais qui, finalement, m’aura permis de passer un moment écoute assez intéressant malgré quelques petits bémols.

On plonge dans un univers historique intense. Les trois jours de Pompéi sont les trois jours avant l’éruption du Vésuve qui finira par tout ravager sur son passage. Pompéi est, finalement, bien méconnue de tous… Généralement, le peu d’informations que l’on à sur cette ville est lié à cette fameuse irruption volcanique. Alberto Angela (l’auteur) nous propose, à travers la voix de Thibault Montalembert de nous livrer plus d’informations sur la vie quotidienne de ces habitants à travers de longues heures d’écoute. Si j’ai apprécié en savoir plus sur les us et coutumes de cette région du monde à ce moment de l’Histoire, j’ai aussi eu de gros moments de latence dus au manque de rythme et d’action. Je ne m’attendais pas à avoir ce genre d’écoute.

Alberto Angela nous propose, à travers plusieurs personnages, de découvrir les différentes castes qui peuplent les villes près du Vésuve. Des esclaves aux nobles, l’auteur veut à tout prix montrer

Ce que j’ai apprécié, c’est ce mélange de fiction et de faits réels. On se doute que tout n’est pas vrai : certains personnages, certaines relations, certaines péripéties… Cependant, ces mises en scène servent de vraies explications sur la vie des habitants de cette région. Ainsi, on se balade dans les rues, on croise des gens. On va des choses les plus simples et habituelles comme la fabrication du pain mais aussi sa vente. Les lieux publics et privés en tout genre. On se balade vraiment dans les villes comme si on vivait avec les habitants. C’était assez intéressant.

Je pense, cependant, que c’est beaucoup trop long. Si notre aventure est jalonnée de péripéties en tout genre et que l’on reconnait des personnages comme Pline l’Ancien et Pline le Jeune, on se retrouve avec beaucoup trop d’informations. On est englué dans cet amas d’informations historiques et franchement pour moi ce n’est pas assez romancé. Quand on parle de « docufiction » je m’attendais à autre chose, quelque chose de moins formel, scolaire. De plus les nombreuses comparaisons à des éléments et lieux emblématiques d’aujourd’hui m’ont laissée perplexes. Ainsi on a des comparaisons qui introduisent la Silicon Valley ou encore Hollywood… Personnellement, même si je sais que cela permet à plus de lecteurs d’être impliqués dans leur lecture et découverte, moi, je passe complètement à côté. Ces comparaisons ne m’ont pas plu…

Le côté historique est franchement maitrisé, j’ai apprécié que l’archéologie ait sa place dans le texte. Maintenant, si je dois aller jusqu’au bout de ma pensée et de mon analyse, je pense que le côté un peu trop ronflant de la plume m’a ennuyée à certains moments. De plus, il y a beaucoup trop d’images littéraires à mon goût. J’adore les textes littéraires, les bons vieux classiques ou encore les romans contemporains qui proposent une vraie lecture littéraire. Ici, on se retrouve entre un texte qui donne l’impression de ne pas savoir quoi choisir : on vulgarise l’Histoire, les événements pour toucher un lectorat plus vaste d’un côté mais de l’autre, la plume pousse les lecteurs les moins attachés à la qualité de la plume littéraire à lâcher rapidement la lecture. On trouve aussi des phrases du style « il ne savait pas que son choix le mènerait à la mort » pullulent dans le texte. Bon, cela reste un choix personnel mais franchement, je déteste ça.  Qu’on se le dise clairement : si j’avais eu ce livre entre les mains, je l’aurais mis de côté. Avec l’écoute, c’est différent. C’est certainement ce point qui m’a le plus travaillé dans mon expérience.

En définitive, c’est une lecture vraiment mitigée que je vous présente aujourd’hui. J’ai apprécié le côté historique et d’en savoir plus sur la vie à Pompéi quelques jours avant l’éruption tristement célèbre. Si j’ai aimé me balader dans les rues et comprendre les us et coutumes de cette population, j’ai trouvé les informations trop denses. De plus, le style de l’auteur et le parti pris dans ce roman ne m’ont pas transportée plus que cela. J’ai trouvé le style trop riche et travaillé à certains moments et trop vulgarisant à d’autres.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un univers historique méconnu
  • Une plongée dans les us et coutumes de la population
  • Une approche archéologique et historique sympathique

notation 2

10

Le village des secrets de Sylvie Lassalle

511EQ8upzyL._SX195_ (1).jpgRésumé : Après de longues années passées dans l’armée coloniale, Jules revient en 1912 dans son village provençal. Parti brusquement pour fuir une enfance misérable, ce fils de paysan réapparaît auréolé de ses galons d’adjudant. Son avenir semble tout tracé : renouer avec une vie campagnarde simple et se marier. Il se lie d’amitié avec Anna, une jeune photographe qui vient de la ville. La jeune femme s’est installée au village pour découvrir l’identité de son père et en apprendre davantage sur sa mère disparue. Alors que Jules aide la jeune femme à trouver des réponses, il est rattrapé par son propre passé dans les colonies. Entre trafics d’opium, usurpation d’identité, secrets et mensonges, Jules et Anna ne pourront compter que sur eux-mêmes pour percer les mystères du village et conquérir leur liberté.

~ Service presse 📖 ~

Je remercie chaleureusement Sylvie Lassalle pour m’avoir contactée il y a quelques semaines pour me proposer son roman. Je la félicite chaudement pour ce roman publié chez City Editions mais aussi pour ma lecture que j’ai grandement appréciée.

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Jules au cœur de l’intrigue
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On se retrouve à Vescaut, un joli petit village du Var qui respire les cigales et le soleil en cette période de l’été 1912. J’ai apprécié cette période historique. Généralement, on est entre les deux guerres ou après la deuxième. Ici, on se retrouve avant la première, le conflit mondial n’a pas encore éclaté.

On fait la rencontre de beaucoup de personnages. C’est un flux constant de personnages qui vont et viennent. C’est assez surprenant et très sympathique à découvrir. En effet, on est dans un mouvement perpétuel qui marque le rythme de lecture. On ne s’ennuie pas et les longueurs sont inexistantes dans ce roman, bon point pour l’auteure ! Le personnage de Jules est très sympathique. En effet, on se retrouve avec un personnage droit, honnête et assez charmant. On sent bien toutes les années de protocole militaire. C’est très intéressant. Je n’ai pas eu beaucoup d’histoires entre les mains avec un personnage qui a ce profil.

Cependant, l’histoire commence comme tant d’autres : on attend le retour de Jules, le valeureux soldat qui revient de 15 ans dans l’armée. Ce que j’ai apprécié, c’est ce point de vue masculin à la base. On suit Jules. La période d’absence est longue : en 15 ans, il s’en passe des choses ! On vogue donc entre les souvenirs de Jules et ce qu’il en est, maintenant. Il essuie les changements, les décès, les pertes au sein de sa famille et de son cercle d’amis. J’ai trouvé cela intéressant.

Le personnage de Jules marque aussi le fait que sa situation est difficile et compliquée. Il faut reprendre ses marques, les relations laissées en plan pour partir pendant 15 ans. Avec la mort de son père, Jules se place en homme de la famille maintenant. Il est aussi difficile pour sa mère et ses sœurs de laisser de la place à leur fils et frère. Après 15 ans d’absence, il faut réapprendre à se connaitre.

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Vescaut : le village des secrets
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Le village est, lui aussi, un personnage. Si les murs pouvaient parler… Ils en auraient des choses à nous dire ! Si les histoires familiales sont très présentes dans ce roman, on se retrouve avec beaucoup de secrets qui explosent et des situations assez épineuses. Cela ajoute un tel rythme au roman que je ne l’ai pas lâché avant d’avoir pris connaissance de la fin… Superbe idée. Plus les secrets éclatent, plus on commence à voir clair dans la situation. Franchement, lorsque je vous dis que l’habit ne fait pas le moine, vous seriez bien surpris ! L’auteure joue avec nos nerfs de manière si subtile… Mon dieu, j’ai adoré !

Je remercie l’auteure d’avoir indiqué les familles et les liens possibles entre toutes les familles du village. C’est très intelligent et cela permet au lecteur de ne pas être perdu. Il faut dire qu’il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de personnages. C’est peut être le seul point qui m’a fait passer à côté du coup de cœur, en effet, j’ai eu beaucoup de prénoms et de noms à retenir…

On est vraiment dans une histoire style « saga de l’été ». C’est vraiment intense.

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Un fond historique très intéressant
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Si l’intrigue se passe à Vescaut, il nous arrive aussi de faire, via les souvenirs de Jules, un petit tour dans les colonies françaises. Il a vécu 15 ans dans cette ambiance militaire avec ses bons et ses mauvais côtés. On nous rappelle donc les horreurs de la guerre mais aussi la fraternité qu’il peut y avoir entre les soldats. C’est, finalement, une seconde famille pour Jules.

Si Jules n’espère pas s’attarder au village, puisqu’une nouvelle aventure l’attend à Toulon, il espère quand même pouvoir aider sa famille et prendre les bonnes décisions. Un autre pan de l’intrigue se dessine : la volonté de notre personnage principal à vouloir se marier. Ici encore, on va avoir une sorte de rythme binaire. On va découvrir plusieurs femmes dans cette histoire mais on va plutôt s’attarder sur deux : Camille & Anna. Camille, jeune femme du village qui y est très attachée et Anna, jeune photographe moderne qui regarde vers l’avenir et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Deux femmes radicalement opposées qui vont faire chavirer le cœur de notre cher Jules.

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Plume et construction du récit
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J’ai vraiment apprécié la plume de Sylvie Lassalle que je ne connaissais pas. Et franchement, on navigue entre le roman de terroir, le roman historique avec une touche de romance. Honnêtement, je ne m’attendais pas à ce genre de lecture. J’étais persuadée d’avoir une romance mais finalement, elle prend peu de place dans l’histoire. Elle reste présente mais par touches. C’est très sympathique et cela permet de donner une autre dimension à la lecture et de laisser à Jules la place centrale dans cette histoire. Je trouve cela très intelligent et original.

La plume de Sylvie Lassalle est pleine de bonnes intentions. En effet, les descriptions sont très belles et nous donnent envie de charger la voiture pour un petit road trip estival dans le Var. Pour connaitre la région, on s’y croirait. Le côté historique est très sympathique aussi et très bien amené.

On pourrait se dire que les thématiques sont trop différentes pour pouvoir être traitées ensemble dans l’histoire mais Sylvie Lassalle s’avère être redoutablement intelligente. Bravo !

En définitive, je vous propose une histoire dépaysante et charmante qui nous propose un bon moment de lecture.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Des décors très sympathiques.
  • Le mélange des genres et des thématiques qui nous donne quelque chose d’original à lire
  • Le personnage principal, Jules.

notation

6

Excessives ! Destins de femmes incroyables du 19ème siècle de Louise Ebel

514ogHh4dgL._SX336_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Hommage sous forme de portraits de sept femmes inspirantes, de modèles de non-soumission. Elles se prénomment Berthe, Henriette, Madeleine ou Geneviève, et on les disait excessives. Des salons cossus aux assommoirs de la Butte, ces sept femmes ont jeté leur exubérance à la face du monde, elles ont déchiré le papier avec leur plume passionnée, fait du beau leur pain quotidien et du caprice un art, et envoyé valser l’ordre établi. Elles ont posé des bombes, tailladé des fourrures, organisé des messes noires et semé les conquêtes. Tantôt misérables, tantôt incroyables, ces femmes ont tutoyé les sommets et oscillé avec panache – et un peu de nihilisme – entre grandeur et décadence, en partageant une même soif de devenir, une volupté du trop, un mépris du qu’en dira-t-on. En s’élevant contre une époque corsetée qui les maintenaient dans une incapacité, ces amazones ont été bien plus que des divas ou des excentriques, elles ont été de véritables pionnières de la libération des femmes. Elles l’ont simplement fait différemment, en peignant, en écrivant, en jouant et parfois juste en étant, et surtout en se permettant de voler aux hommes le feu sacré, celui de la création bien sûr, mais aussi celui de la liberté d’être. Voilà pourquoi, pour leurs excès, toutes ont été jugées. L’histoire a jugé leurs histoires anecdotiques, et ainsi, muses ou crampons, elles restent aujourd’hui prisonnières des notes de bas de pages des biographies de leurs illustres amants. Il est grand temps aujourd’hui de remettre en lumière les destins flamboyants de ces grandes funambules du réel qui, par leurs outrages, ont ouvert la voie aux héroïnes de notre temps. […]

~ Service presse ~

Je remercie Gilles Paris et son équipe ainsi que les éditions Favre pour l’envoi de ce livre.

Nous nous retrouvons pour une chronique sur un roman que j’ai pris plaisir à découvrir. En effet, j’étais fortement intéressée parce que l’auteure nous proposait de découvrir : sept portraits de femmes inspirantes qui ont été des modèles pour des générations et des générations.

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Portraits de femmes
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Excessives, elles le sont toutes à leur manière. Elles se nomment : Geneviève Lantelme, comédienne tapageuse et colérique, connue pour ses frasques et sa mort digne d’un roman policier. Henriette Maillat, infatigable épistolière, muse et compagne d’écrivains célèbres, grande passionnée, de loin la plus touchante. Berthe de Courrière, lié à Henriette Maillat car elles ont toutes deux inspiré le même personnage d’un livre de Huysmans, sataniste, femme émancipée, éminence grise, aussi too much que brillante. Parfaite figure de la sorcière. Madeleine Deslandes, auteure à succès, dandy au féminin, qui a vécu sa vie entière comme une oeuvre d’art, avec tout ce que cela a d’extrême. Minna Schrader, femme de lettres et modèle d’artiste qui fut le paroxysme de la vie de Bohème, mais aussi anarchiste, avant comme Camille Claudel de passer ses trente dernières années en asile. Gisèle d’Estoc, féministe, journaliste et sculptrice, adepte du travestissement, duelliste et grand amour de Maupassant. La plus rebelle.

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Ma lecture en quelques mots
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Il est difficile de parler de ce genre de livres. Je ne sais même pas si je peux appeler ça un roman. On est plutôt dans un documentaire pour moi. Un documentaire biographique pour être plus précise. Grâce à ces sept portraits, on se retrouve dans plusieurs sphères : la littérature, les arts mais aussi les lettres dans toutes leurs formes. On se retrouve vraiment dans une lecture plaisante que l’on a envie de découvrir par petites bouchées. Un portrait par jour pour ma part, c’est vraiment très intéressant.

J’ai beaucoup appris : sur les femmes présentées bien entendu mais aussi sur la société du 19ème siècle, la vision que l’on peut en avoir. Ces sept femmes, que je ne connaissais pas forcément m’ont permis d’appréhender les choses autrement.

Forcément, j’ai apprécié certains portraits plus que d’autres même si j’ai été globalement agréablement surprise. J’ai adoré Berthe et Geneviève : je les ai trouvées tellement extraverties et pleines de vie que j’ai lu leurs portraits d’une traite. C’était très intéressant.

Bien entendu, le problème avec ce genre de lecture, c’est un peu l’effet catalogue. Même si le contenu diffère selon les femmes, on est toujours dans le même rythme et cela peut des fois causer une petite indigestion. C’est pour cela que j’ai fait le choix de lire de temps en temps. J’ai pris plus de temps mais au moins, j’ai évité la panne de lecture !

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Au sujet de la plume de Louise Ebel
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C’est très accrocheur, j’ai vraiment apprécié découvrir ces sept femmes à travers la plume de l’auteure. Je trouve que le livre objet est très sympathique. Au texte de Louise Ebel s’ajoutent des photos, des illustrations et c’est très plaisant. Cela permet de faire des pauses dans la lecture et cela la rend encore plus sympathique. La plume de l’auteure est très agréable, on croule sous les anecdotes et les détails qui nourrissent le texte de manière intense.

En définitive, on passe un bon moment de lecture et de découvertes à travers ses sept portraits qui se trouvent être très intéressants. On est vraiment dans une spirale d’événements qui nous tiennent en haleine. Malgré quelques longueurs, on est attiré par le destin de ses sept femmes dans un siècle où la femme n’a pas forcément une très bonne place. J’ai apprécié découvrir ces femmes pleines de ressources.

3 bonnes raisons de lire ce livre :

  • En apprendre plus sur sept femmes dans le 19ème siècle.
  • Cela change des romans que l’on peut trouver dans nos PAL.
  • La plume de Louise Ebel qui est très accrocheuse.

notation 1

21

Le diable danse à Bleeding Heart Square d’Andrew Taylor

51zY+uNN1BL._SX210_Résumé : Dans la lignée de Testament à l’anglaise de Jonathan Coe, une relecture très moderne du roman d’atmosphère à la Agatha Christie, orchestrée avec une précision et une virtuosité diaboliques par le nouvel enfant chéri des lettres anglaises. 1934. Londres. Lydia Langstone fuit la haute société anglaise et un mari violent pour trouver refuge dans une petite pension de famille sise Bleeding Heart Square. Privée des privilèges que lui conférait son statut social, elle tente de renouer avec une vie plus modeste, plus indépendante aussi. Mais très vite Lydia se trouve confrontée à d’étranges événements. Qui est cet homme qui semble surveiller nuit et jour les allées et venues dans la maison ? Qu’est devenue Miss Penhow, l’ancienne propriétaire de la pension, mystérieusement disparue ? Pourquoi un journaliste, de retour des Indes, veut-il à tout prix la retrouver ? Enfin, qui envoie des morceaux de cœur en décomposition à Joseph Serridge, le dernier pensionnaire à avoir vu Miss Penhow vivante ? Selon la légende londonienne, le diable danse à Bleeding Heart Square, cette fois il serait plutôt tapi dans l’ombre, en silence, attendant son heure. Avec ce récit à la construction géniale, Andrew Taylor conjugue l’atmosphère si particulière des romans anglais et une efficacité toute moderne. Maître de la manipulation, il entraîne le lecteur dans un labyrinthe fabuleux, jusqu’à un retournement final totalement imprévisible. Une révélation !

~ Lecture détente ~

Je ne sors pas souvent les couteaux, ni la hache, ni la horde de paysans furieux armés jusqu’aux dents. Mais là, non ! Paaaaardon ??? On ose mettre que le roman est une relecture moderne d’atmosphèèèèère à la Agatha Christiiiiie ? Non. Impossible. Jamais de la vie.

J’ai envie de crier. Vous voyez pourquoi je crie au scandale quand je vois ce genre d’annonce ? « Digne de Stephen King », « comparé à Conan Doyle » ou encore « Le nouvel Oscar Wilde ». Ça met la barre tellement haute que la chuuuuute est encore plus difficile et douloureuse. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas étalée comme une crêpe.

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Un thriller qui a du mal à démarrer
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Je déteste être méchante, je déteste faire du mal aux auteurs. Mais franchement, la seule chose dont j’étais capable après ma lecture, c’est de remercier le seigneur d’être arrivée à la fin de ce roman. Il fait plus de 600 pages et franchement, c’était très long. Je n’ai jamais eu autant de mal à me mettre dans une lecture. Il a fallu attendre 400 pages environ pour que je prenne un rythme de lecture autre que celui que j’avais : c’est-à-dire 15/20 pages par jour. J’ai forcé un peu les choses en espérant ne pas provoquer une panne de lecture.

Je n’ai pas compris grand-chose dans ce roman. Je n’ai absolument pas compris les tenants et les aboutissants du bouquin. On nous fait tout un foin de ces cœurs pourris qui sont envoyés de manière anonyme à un des personnages du roman. Je m’attendais à quelque chose de fou, d’incroyable, de formidable… mais non. On se retrouve avec un final décevant et un fâcheux goût amer en bouche : « tout ça pour ça ».

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Une intrigue qui ne m’a pas surprise plus que cela
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Le plus gros problème de ce roman, c’est le fait que c’est beaucoup trop long. C’est vraiment trop, trop, trop long. J’ai trouvé que l’on mettait trop de temps à faire le lien entre les différentes parties et intrigues dans ce roman.

On part d’un point central : la disparition de Miss Penhow. Chaque lettre débute un chapitre. Une lettre issue de son journal intime. On vit quelques bouts de sa vie avec elle : on se rend rapidement compte que quelque chose cloche jusqu’à ce que sa disparition. D’un autre côté, on fait la rencontre de Lydia Langstone : une jeune femme qui quitte son mari, le faste de sa maison et cette vie tranquille parce que la violence a atteint une telle hauteur dans son couple, qu’elle n’en peut plus.

Le personnage de Lydia était un personnage assez intéressant. Au départ, je l’ai trouvé pleine de courage. En effet, à cette époque de l’année, quitter son mari et envisager le divorce est quelque chose de fort et de courageux. Dans une société archaïque, elle est vue comme un paria. Même sa famille insiste pour qu’elle retourne auprès de ce mari violent mais elle résiste. Elle va trouver refuge chez son père à Bleeding Heart Square.

Si j’ai trouvé ce que l’auteur dessinait avec ce personnage est vite tombé à plat. Elle m’a rapidement ennuyé avec ses états d’âme. La femme forte qu’elle est se laisse submerger par les émotions trop souvent et trop longtemps. De plus, c’est bien beau d’être une femme forte mais si elle n’est pas accompagnée, elle ne sait rien faire de ses dix doigts.

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La plume de l’auteur
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La comparaison aux plus grands auteurs britanniques n’est vraiment pas vraie ni utile. Je trouve que cela nuit au roman. Personnellement, j’en attendais énormément et finalement, cela est rapidement tombé à plat. Quel dommage !

La plume reste correcte mais rien de transcendant.

En définitive : je suis réellement déçue par ce roman. Cela faisait très longtemps que je n’ai pas eu une déception aussi cuisante sous les yeux. Je ne le conseille pas mais je serai ravie de discuter avec des gens qui l’ont lu.

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12

Black Hills – Paha Sapa de Christian Carlier

51zmPgYLCEL._SX195_.jpgRésumé : Au milieu du 19e siècle, aux États-Unis, l’avancée des colons blancs atteint la région des Black Hills et des grandes plaines. Le soir de ses fiançailles, la jeune Emma London, issue de la bourgeoisie de Chicago, est enlevée par une bande de Sioux Lakotas. Emmenée de force au village indien, Emma y restera prisonnière durant près de huit mois : huit mois de révolte et de confrontation avec ses ravisseurs, mais aussi de découverte d’un peuple paradoxalement attachant, au cœur duquel naîtra un improbable amour. Écartelée entre ses origines et une société qui la fascine, Emma va devoir choisir. Ce choix ne se fera pas sans danger…

~ Service presse 📱~

Je remercie les éditions plumes solidaires pour m’avoir proposé ce service presse via SimPlement. A la lecture du résumé, j’ai été attirée par la couverture et ce titre. C’est assez mystérieux. Je reste quand même frileuse lorsque je vois des sujets comme celui-ci : les colons blancs et les indiens. Ca risque de faire des étincelles et je ne savais pas si j’allais apprécié. Mais comme il faut un début à tout, je me suis lancée dans la lecture de ce roman qui fut fort intéressant.

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Un fond historique très plaisant
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Voici une culture qui m’a toujours donné envie de me plonger dans cette période de l’histoire. La culture des indiens d’Amérique a toujours été pour moi une source de curiosité insatiable. Ici, j’ai tout de suite été intriguée par le titre : Black Hills, littéralement « collines noires ». Olala, déjà, cette appellation me pousse à en savoir davantage sur ces fameuses Black Hills qui semblent regorger de secrets. Paha Sapa reste la traduction de « Black Hills » en Lakota. Voici ce que notre ami Wikipédia en dit : « Les Black Hills sont une chaîne de montagnes située dans la partie occidentale de l’État américain du Dakota du Sud. […] Le nom de Black Hills, traduit littéralement du Lakota, vient du fait qu’elles apparaissent sombres quand on les observe d’une certaine distance. Les Black Hills sont considérées comme sacrées par les Sioux Lakotas. […] La présence d’Amérindiens sur place semble attestée 7 000 ans avant l’ère chrétienne. Les Arikaras s’y seraient installés vers les années 1500, suivis par les Cheyennes, les Crows, les Kiowas et les Pawnees. Au xviiie siècle, les Lakotas arrivent de l’actuel Minnesota et en chassent les autres tribus, revendiquant cette terre, qu’ils surnomment HeSapa, les « montagnes noires », pour eux-mêmes. Les premiers colons trouvent l’expression Paha Sapa, les « collines noires », plus faciles à prononcer et réduisent ainsi ce qui était des montagnes en des collines.

J’ai beaucoup apprécié l’apport de la culture indienne dans ce roman. Il est vrai que j’en vois rarement dans mes lectures et c’est vraiment dommage. La thématique de la colonisation apparaît et des problèmes qu’elle engendre. Après ma lecture de ce roman, j’ai envie de me replonger dans une histoire qui propose le même cadre.

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Personnages et intrigue
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L’originalité, pour moi, se trouve dans le contexte historique et surtout dans la manière dont est traitée l’histoire. Le personnage d’Emma London est un personnage que j’ai apprécié parce qu’elle représente vraiment ce dont l’homme à le plus peur : l’inconnu et la différence.

C’est un personnage qui devient emblématique dans ce roman. Elle incarne vraiment une bivalence intéressante. Issue de la bourgeoisie, elle n’oublie pas d’où elle vient : entre révolte et confrontation, Emma est une jeune femme qui ne le laisse pas faire et qui affronte sa peur. Mais, d’un autre côté, elle est aussi cette femme qui apprend, qui essaye de comprendre et qui, pendant huit mois, se confronte à la culture indienne. J’ai énormément apprécié cela chez elle.

D’autres personnages viennent bercer l’intrigue. Que ce soit des visages pâles ou des indiens, ils sont nombreux et permettent vraiment d’installer le lecteur dans des communautés, on a vraiment des tribus et villages qui viennent se construire dans l’intrigue. J’adore !

L’intrigue nous met, parfois, quelques claques. En effet, souvent rattachés au terme de « sauvages », les indiens d’Amérique sont méconnus. L’intrigue nous permet de nous poser la question de savoir qui sont les vrais sauvages dans cette histoire. Les indiens, proches de la nature, avec une culture et des traditions qui leur sont propres ou les colonisateurs blancs qui détruisent tout sur leur passage pour une supériorité qui n’a pas lieu d’être ? J’ai beaucoup apprécié les réflexions que l’intrigue engendre.

Ce sont, donc, des personnages, venant des deux civilisations, qui s’affrontent. Colère, violence et rage sont de rigueur dans ce roman. On est vraiment à la croisée des chemins avec cette incompréhension grandissante entre ces peuples. Le personnage d’Emma va venir temporiser tout cela.

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La plume de l’auteur
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J’ai apprécié le fait que l’auteur ne vienne pas idéaliser les indiens. On les montre tels qu’ils sont. Avec leurs défauts, leurs qualités, leurs cultures et leurs traditions. On ne les victimise pas mais on ne les diabolise pas non plus. C’est un équilibre parfait qui se ressent lors de la lecture.

Les descriptions sont à couper le souffle. J’ai vraiment apprécié ces grandes étendues décrites avec soin et délicatesse. C’est très beau, cela permet de couper avec les scènes un peu plus violentes.

Roman qui se sépare en quatre parties reflétant des événements importants de la vie d’Emma, on voit toute son évolution à travers ces parties. C’est très intelligent. Ainsi, on a une sorte d’ordre chronologique en même temps que l’évolution d’Emma et cela apporte quelque chose au roman pour moi.

Le fait de mêler fiction et historique est intelligent. Cela atténue un peu la dure réalité de la guerre, de la violence et de tout ce que les hommes ont pu endurer au nom des territoires et de la vengeance.

Ce roman est une belle découverte. Ce n’est pas un coup de cœur pour moi à cause d’un démarrage un peu longuet pour moi. Si le style est plaisant, il a quand même fallu un petit temps d’adaptation pour moi.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • La culture des indiens d’Amérique mise en avant !
  • Le personnage d’Emma que j’ai adoré pour les valeurs qu’elle véhicule
  • Le fond historique mélangé à la fiction

notation 1

6

Le maître du Nil de Philippe Ward

maitredunil01.jpgRésumé : À onze ans, al-Hakim, devient calife d’al-Qahira. Son règne se montre à l’image de son caractère : humble autant que versatile et aussi sensible que meurtrier. Au fur et à mesure, le jeune garçon va se dégager de l’influence de ses vizirs, quitte à les assassiner. Grâce à Amr, le djinn qui veille sur sa famille depuis toujours et qui forge son esprit comme une arme, le calife va apprendre à manipuler son peuple et à piéger ses ennemis pour en faire autant d’exemples marquants. Pourtant, les luttes intestines vont toujours bon train, et, dans l’ombre, au grand jeu du pouvoir, tous les coups restent permis. Au milieu des complots, des créatures et des divinités qui font tout pour survivre, al-Hakim continue de grandir. Mais quel est son destin ? Mourir ou devenir un dieu ?

~ Service presse 📚 ~

Je remercie Philippe Ward pour l’envoi de son roman via la plateforme SimPlement. Roman qui me faisait de l’œil depuis quelques temps, Philippe Ward nous propose une plongée dans un pays que j’adorerai découvrir : l’Egypte. Mystérieux, dangereux et plein de secrets, ce pays regorge de mythes et légendes ainsi qu’une histoire intéressante et incroyable. Je n’ai pas su résister à l’appel de ce roman.

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Une période et un univers  intéressants
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Ce roman fourmille de bonnes idées. J’ai passé un très bon moment avec un roman historico-fantastique. L’auteur est très adroit dans la construction de l’intrigue. En effet, que cela soit avec les prénoms, les titres, les aventures qui pullulent dans le texte, Philippe Ward nous offre une intrigue fantastique qui frôle la réalité. La crédibilité des faits est très intéressante et l’on se retrouve vraiment avec une intrigue à laquelle on croit facilement.

Le roman se situe donc en Égypte à cheval entre le 1er et le 2nd millénaire. On est dans un récit historique vu la période dans laquelle on se retrouve mais aussi fantastique. Pourquoi ? Tout simplement par la présence des Djinns. Pour ceux qui ne connaissent pas, voici une petite définition : ce sont des créatures surnaturelles, issues des croyances païennes de l’Arabie préislamique. Ils sont en général invisibles, et peuvent prendre différentes formes (végétale, animale, ou anthropomorphe). Ils sont capables d’influencer spirituellement et mentalement le genre humain (contrôle psychique : possession), mais n’utilisent pas forcément ce pouvoir. On peut compter différents Djinns : les Efrits (djinns de feu qui peuplent les terres), les maritins qui sont les djinns qui vivent près des cours d’eau ainsi que les Sylphes qui sont les djinns munis d’ailes et qui peuplent les cieux.

Cette période est très intéressante. Je trouve que l’idée de base, bien que simple, reste très efficace. On se retrouve avec des complots, des trahisons, des envies de guerres, de meurtres. Le peuple égyptien et surtout les hommes à la tête du pays sont assez connus pour régler les problèmes assez rapidement et radicalement. En effet, on se retrouve avec des personnages qui n’ont pas peur de se débarrasser radicalement des problèmes ainsi que des gens.

L’apport historique est tout à fait fascinant, je ne peux que vous poussez à aller faire des recherches sur le calife Al-Hakim. C’est assez prenant d’aller faire ce genre de recherches pour moi, je me suis régalée.

Je tiens donc à saluer le travail de recherches historiques et géographiques qu’a dû faire l’auteur, c’est épatant. Cela nous permet d’avoir un ouvrage de qualité entre les mains.

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Les personnages et intrigue
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Il y a beaucoup de personnages. J’ai pris du temps pour tous pouvoir les reconnaître. Au départ, j’ai confondu beaucoup d’entre eux. C’est assez déroutant, je l’avoue. Notre personnage principal est Al-Hakim, fils du calife Al-Aziz qui règne sur Al-Qahira. Jeune homme surprenant qui n’est pas forcément le genre de personnages que j’affectionne. Dès le départ, Al-Hakim se trouve être un jeune homme cruel et sanguinaire, j’ai envie de vous dire qu’en grandissant, sa soif de sang et de violence ne s’arrête pas, au contraire, elle croit.

Beaucoup de personnages gravitent autour d’Al-Hakim. Des gens qui lui veulent du bien ou du mal mais aussi ceux qui veulent le pouvoir. Tout est réuni dans ce texte pour que l’on prenne conscience des dangers d’être calife et de devoir faire attention à tous ceux qui voudraient être calife à la place du calife. C’est assez prenant. On est dans un état constant de vigilance. C’est une lecture intense que nous propose l’auteur. J’ai apprécié ma lecture de ce roman.

Je ne vais pas prendre le temps de vous présenter tous les personnages. Ils sont nombreux et franchement, en parler, ne servirai qu’à vous gâcher une partie de l’intrigue. Je peux simplement vous dire que, si vous appréciez les romans qui proposent un fond historique et une intrigue pleine de rebondissements, de trahison et de guerre, c’est fait pour vous.

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Livre et plume de l’auteur
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Si la plume de l’auteur est très prenante et riche, il faut quand même que je souligne le fait que le livre est très beau. J’aime beaucoup la couverture qui met le lecteur dans le bain très rapidement. Cependant, la taille de police ne m’a pas convenue. C’est très petit, et franchement, pas forcément très agréable à lire. Cependant, je crois que c’est vraiment la seule chose que je peux reprocher à ce roman qui remplit bien son rôle et toutes ses promesses.

Ce n’est pas la première fois que j’ai un roman de l’auteur entre les mains et franchement, c’est un régal. On ressent très rapidement toute la culture et la richesse du savoir de Philippe Ward. C’est vraiment une très belle intrigue que l’on nous sert ici.

Pour moi, il est inutile de plus vous parler de l’intrigue parce que je trouve que le résumé le fait très bien.

3 bonnes raisons de lire le roman :

  • Un univers fantastico-historique que j’ai adoré !
  • Un panel de personnages riche et varié qui m’a énormément plu
  • Une plume que j’ai pris plaisir à retrouver pour sa richesse

notation

14

Les secrets de Cloudesley de Hannah Richell

CVT_Les-secrets-de-Cloudesley_4513.jpgRésumé : 1955. On dit qu’au manoir de Cloudesley l’ennui n’existe pas. Pourtant, ce lieu de faste et de beauté, Lillian Oberon rêve de le fuir. À vingt-six ans, la jeune femme n’arrive plus à maintenir les apparences d’une vie heureuse aux côtés du séduisant magnat et collectionneur Charles Oberon. Qu’est-elle réellement pour lui ? Une œuvre de plus à contempler ou une femme à aimer ? Mais le jour où le destin place sur son chemin un peintre passionné, une autre vie semble possible… Soixante ans plus tard, de la splendide demeure ne reste qu’une bâtisse en ruines. De retour à Cloudesley pour veiller sur Lillian, sa grand-mère adorée, Maggie Oberon fait une promesse : sauver l’héritage familial. Mais comment affronter les créanciers ? Et, surtout, comment la jeune femme, aux prises avec ses erreurs passées, pourra-t-elle gérer seule le domaine ? Maggie ignore qu’entre les murs décrépis de la vieille maison se cache un trésor inestimable. Et un terrible secret, qui pèse sur elle et sur Lillian…

Dans le décor enchanteur d’une vieille demeure anglaise, Hannah Richell entremêle les voix de deux femmes pour conter une histoire de famille, mais aussi d’amour, pleine de passion et de drames. Un roman élégant qui ravira les fans de Daphné du Maurier et d’Eve Chase.

~ Service presse 📖~

Je remercie les éditions Belfond pour ce fabuleux envoi qui sera une de mes claques littéraires de l’année 2019. C’est souvent en fin d’année que je me prends des petites claques mais ici, elle a été génialissime. Je remercie aussi Sorbet-Kiwi pour cette première lecture commune qui m’a énormément plu ! ♥

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La demeure Cloudesley et ses secrets
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La demeure Cloudesley est un personnage à part entière dans ce roman. Il va m’être difficile de parler de cette œuvre rapidement, je vais donc prendre du temps, des lignes et promis, je vous fais un petit résumé en fin de chronique pour ceux qui n’ont pas le courage de me lire entièrement (je vous pardonne, les copains !).

Cloudesley est une demeure qui va vivre l’histoire et passer les années avec Lillian Oberon, l’une de nos personnages principaux. On va vivre dans cette demeure dans deux périodes : en 1955 avec Lillian, une jeune femme, même pas trentenaire et son mari Charles Oberon. Dans un second temps, on va y vivre soixante ans plus tard avec Maggie Oberon, qui va tout faire pour aider Lillian, sa grand-mère à vivre à Cloudesley le temps qui lui reste.

La maison va vivre, grandir, s’épanouir, être blessée au fil des années mais finalement, comme tout le monde sur terre, elle va vieillir et ça, on va le vivre aussi, en tant que lecteur. C’est très bien fait. La manière dont l’auteure nous parle de la maison la rend vivante et avec de nombreux secrets.

Cloudesley est la maison victorienne par excellence : elle respire les secrets, les nombreuses générations qui ont été présentes dans cette demeure, les souvenirs aussi et une vision de luxe pour les visiteurs.

Il y a de nombreux parallèles à faire entre les personnages, les lieux et tout ce qui va se passer en soixante ans mais on peut facilement souligner que Cloudesley est à l’image de Lillian aux yeux de Charles, son mari : une magnifique pièce de plus à ajouter à sa collection. Charles Oberon est un homme dur, froid et compliqué qui préfère la superficialité et la supériorité à une vie de famille simple et calme.

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Les personnages
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Je vous ai déjà parlé de Lillian, de Charles et de Maggie. Au fil des pages, on va aussi faire la rencontre d’Albie, le fils de Charles qui est aussi le beau fils de Lillian et le père de Maggie. Personnage attachant, il nous permet de comprendre certains aspects de sa personnalité. C’est, avec Lillian et Jack, les seuls personnages que l’on voit dans les deux périodes du roman. On suit un Albie enfant et un Albie adulte. Il a une relation très compliquée avec ce père qui fait peur et qui l’humilie dès qu’il le peut. Adulte, il sera un père loin d’être parfait mais qui essaye de combattre ces doutes et ces incertitudes qui font de lui le père médiocre qu’il est aux yeux de sa fille. On a beaucoup de mal à lui en vouloir parce que l’on sait ce qu’il a vécu durant son enfance.

Jack est un peintre qui va venir vivre quelques mois à Cloudesley pour pouvoir peindre une pièce de la maison. Charles voudrait exhiber cette pièce comme œuvre d’art. Jack finit par accepter et faire partie des membres qui vivent dans cette formidable demeure.

Avec ces personnages qui viennent de différents horizons, on se retrouve avec plusieurs visions de la vie que mène la famille Obéron : le peintre ne comprend pas comment on peut vivre ainsi, comme si notre vie ne nous appartenait pas. Lillian pensait qu’elle serait heureuse mais finalement se retrouve coincée dans cette maison sans l’amour d’un homme et Albie vit là, de temps en temps, avec pour seul soutient celui de sa belle-mère.

Maggie est un personnage que j’ai apprécié. C’est un petit bout de jeune femme qui a fait des erreurs, qui regrette et qui essaye de s’en sortir en n’oubliant pas les valeurs que sa grand-mère lui a inculquées. J’ai trouvé cela charmant. La relation grand-mère/petite-fille est très belle. Ces deux femmes se ressemblent et, finalement, peuvent peut-être faire les mêmes erreurs.

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Cadre, faune et flore
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Le cadre est tout à fait charmant. On est dans une petite ville anglaise typiquement décrite. La campagne, loin de la ville, une vie paisible. C’est vraiment le genre de lieux que j’apprécie. C’est très sympathique. On se sent bien dans ce cadre, dans cette vie avec Lillian qui va de désillusion en désillusion. On se sent proche d’elle, dans cette grande maison qui n’a pas le destin qu’elle mérite.

La campagne anglaise est très charmante et ajoute ce petit côté campagnard que j’apprécie retrouver dans mes lectures.

La faune et la flore sont aussi très importantes. Il y a des animaux : le chien de Charles, symbole du maître des lieux, les paons que Charles adore et que le reste du monde déteste et le renard. Finalement, ces trois animaux représentent tout ce que Charles ait : un riche maître d’une maison incroyable qui parade devant les gens et fait la roue pour que l’on voit ce qu’il a et ce qu’il est en apparence mais derrière cette couche de superficialité et ce masque, se cache un homme rusé et apeuré d’être remplacé.

La symbolique des animaux n’en reste pas là. Albie peut aussi être représenté par ce paon qui fait des bêtises d’enfants, qui montre qu’il existe aux autres mais qui, dès un bruit suspect, part en courant se cacher.

La flore est aussi présente tout au long du texte : on a une clairière, un bois mais aussi des champs à perte de vue. On est entouré d’un jardin magnifique et le peintre est un homme très proche de la nature.

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Entre passé et présent : une vie de secrets
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J’ai trouvé que ce pan de l’intrigue est celui que j’ai préféré. Les secrets de famille, les portes fermées, la crainte d’être vu complètement à nu et d’être jugé. Ah !! Ce roman nous fait passer un excellent moment de lecture. Il y a les secrets de Lillian, que l’on découvre tout au long du roman mais aussi ceux de Maggie qui prennent une place importante. La maison regorge de secrets, de portes fermées de tapisseries qui cachent des accès. C’est vraiment très prenant.

Je trouve que Hannah Richell est une auteure incroyable. La plume proposée est très intéressante et permet aux émotions d’être véhiculées de manière cohérente et très poétique.

On est dans un texte qui monte crescendo et qui nous propose une fin que j’ai grandement appréciée. Bravo.

En définitive, ce roman est donc un très joli coup de cœur tout en délicatesse et émotions. Il nous relate une histoire douce qui s’étale sur les années où les sentiments des personnages sont forts. Les personnages sont divers et variés et nous offrent des psychologies fines et détaillées.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un univers que j’ai adoré !
  • Une relation grand-mère/petite-fille très belle.
  • Les secrets et cette formidable maison.

Mamie, si tu m’entends, je t’aime de tout mon coeur. Et cette chronique, elle est pour toi. On est tous avec toi. ♥ 

5

12

Une sorcière à la cour de Philippe Madral

51Te8Xkyn0L._SX195_.jpgRésumé : « Si les hommes étaient plus aimants, ces prétendues sorcières n’existeraient pas. Ces malheureuses, que leurs époux battent, parfois jusqu’à la mort, n’est-il pas juste qu’elles cherchent à s’en défendre ? C’est la condition dans laquelle notre société tient les femmes qui provoque de telles aberrations criminelles. » 1678. Tandis que Louis XIV mène grand train à Saint-Germain et Versailles, Paris est frappé par les meurtres les plus abominables et la rumeur enfle : des empoisonneuses œuvrant pour le diable auraient infesté la ville. Lorsque le scandale gagne la cour, le roi ordonne à La Reynie, lieutenant général de police, de démanteler les officines et de punir les sorcières. À mesure qu’il enquête, ce dernier comprend que le roi est victime d’un complot. Mais surtout, il découvre que derrière ces actes diaboliques se cache une plus grande violence encore, subie par les femmes. Maintenues toute leur vie sous l’autorité d’un père, d’un frère ou d’un mari, ont-elles d’autre choix que le crime pour conquérir leur liberté ?  Dans cette enquête sulfureuse, Philippe Madral nous plonge au cœur d’une société en pleine mutation et revisite sous un jour complètement nouveau la célèbre affaire des Poisons, avec un souffle romanesque exceptionnel.

~ Service presse 📖 ~

Je remercie les éditions JC Lattès pour cet envoi. Je suis ravie d’être partenaire avec une nouvelle maison d’édition. Pour célébrer ce nouveau partenariat, j’ai décidé de jeter mon dévolu sur Une sorcière à la cour de Philippe Madral. Je remercie aussi Stéphanie, mon petit sorbet kiwi, pour tout ce qu’elle a fait pour moi. ♥

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La cour de Louis XIV
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Je ne cache absolument pas le fait que je suis une fan de cette période historique. J’ai toujours adoré le faste du château de Versailles et ce roi qui a gouverné la France d’une main de maître. Bons ou mauvais choix, peu m’importe. Ce n’est pas tant la politique qui me plait dans cette période, c’est plutôt les valeurs qu’incarne ce personnage et la cour qui l’entoure. Entre intrigue, complot, trahisons, amours et amitiés, on ne s’ennuie pas une seule minute !

S’il y a bien une affaire que j’apprécie plus que les autres dans le règne de Louis XIV, c’est bien l’affaire des poisons ! J’ai toujours adoré La Voisin, La Bosse et toutes celles qui ont bercés cette affaire. Lorsque j’ai vu ce roman, je n’ai pas pu résister et j’ai eu raison ! Quelle affaire, quelle histoire, quel roman !

On va suivre cette affaire via les yeux de notre cher Gabriel Nicolas de La Reynie qui est le premier Lieutenant Général de Paris. Il va être en charge de cette « affaire des poisons » qui mettra à mal les petites gens mais aussi les plus nobles, les plus proches du roi. Cette histoire va faire du bruit pendant plusieurs années.

On touche donc au personnel : on est dans l’intimité de Louis XIV : on discute avec Colbert et Louvois mais aussi avec la Monstespan et la Des Œillets. On va aussi dans les auberges, dans les petites rues noires de Paris où l’odeur est insupportable. J’approuve le choix de l’auteur : prendre La Reynie comme personnage principal de l’intrigue et de l’enquête est une idée de génie ! Qui de mieux placé que lui pour nous raconter les enquêtes ? Les interrogatoires ? Les mises à mort ? Les discussions personnelles avec le roi ? Les ministres ? Bref, vous l’aurez compris, on est dans le vif du sujet et j’ai adoré.

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Gabriel Nicolas de La Reynie ou l’honnêteté et la morale à l’état pur
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Voilà un homme qui a de sacrées valeurs et qui n’a pas peur de dire ce qu’il pense. Même au roi. Même si Louis XIV peut être exécrable, il sait qu’avec La Reynie, il n’aura pas de souci. Il déteste ces interrogatoires où la torture est reine : rien de bon ne sort de la bouche des suspects qui parlent sous le joug de la terreur de mourir noyé ou torturé. Gabriel Nicolas de La Reynie est un homme juste et moral. Il veut toujours comprendre et avoir la certitude des choses qu’il avance par des preuves physiques et non des aveux sous la torture. J’adore voir que dans cette période, il y a encore des gens qui ne profitent pas de leur pouvoir ni de leur situation.

Tout au long de la lecture, on vogue entre la vie professionnelle de ce personnage et sa vie privée : sa femme et ses enfants sont présents. On vit avec lui des dîners mondains, des dîners de famille, des moments volés qui humanisent encore plus le lieutenant général de Police.

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Le fond historique
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Philippe Madral fait fort ! Il suffit de jeter un œil à la bibliographie pour être scotché. Le travail en amont a dû être colossal. C’est très plaisant. Je tenais à féliciter l’auteur pour le roman de qualité qu’il nous offre et pour ses recherches pointilleuses pour nous offrir une enquête basée sur les mémoires de La Reynie, personnage souvent oublié dans les manuels d’histoire. Son rôle dans l’affaire des poisons est souvent notifié mais sans plus. Ici, on s’intéresse vraiment au personnage.

« A mesure que l’atmosphère de l’appartement autour de moi se faisait plus lourde et plus exaltée, je me sentais étrangement de plus en plus froid, à la limite du dégoût pour ceux qui m’entouraient. Je ne pouvais m’empêcher de bénir mes parents de m’avoir fait ainsi, peu propre aux excès, qu’ils soient enflammés ou dépressifs, et je me réjouissais de n’avoir jamais été sujet à ces passions dévorantes dont on est par définition l’escale et qui détruisent la plupart du temps ceux qui en sont les victimes. »

Le contexte historique est bien présent. Au-delà de l’intrigue des poisons, on se retrouve dans les villes de France où les gens crèvent de faim, où travailler est difficile. On parle des guerres, des conflits, de Guillaume d’Orange aussi. On a vraiment tout ce contexte historique qui se tisse autour de notre intrigue principale. Cela renforce encore un peu plus la véracité des propos avancés par l’auteur.

L’affaire des poisons va soulever une question importante : la place de la femme. En effet, tout au long de sa vie, la femme qui est née à cette époque est sous le joug d’un homme : son père pour commencer puis son mari. On la force à rester à la maison, à enfanter, à materner. Si cela n’est pas son destin, elle finit dans la rue à la merci d’hommes peu convenables et fréquentables. Une femme ne peut avoir de droit sur son corps ou son esprit. On se rend aussi rapidement compte qu’une fois au pouvoir, les femmes font tout pour y rester, on peut ainsi citer la fameuse Madame de Monstespan qui, avec son physique généreux et son esprit mordant, atteint des sommets en devenant la maitresse officielle du roi. On est aussi spectateur de sa descente aux enfers en étant répudiée après avoir pratiqué des messes noires pour garder l’amour du roi. Des femmes comme Mademoiselle de Fontange devient aussi une femme à abattre : devenue maitresse du roi, elle devient une femme qui regarde les gens moins riches qu’elle de haut, elle devient vindicative et méchante. Le pouvoir rend les gens fous.

On est encerclé par les sorcières mais aussi les diseuses de bonne aventure. La Bosse et La Voisin restent des noms tristement célèbres. Entre messes noires, arsenic, onguent, égorgements de nouveaux nés, elles deviennent les sorcières du règne de Louis XIV.

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La plume de l’auteur
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Je ne connaissais pas Philippe Madral ni sa plume, je suis ravie que cela soit chose faite ! C’est vraiment une plume agréable, qui maîtrise son sujet à la perfection. Pointilleuse et pleine de détails, on se retrouve vraiment dans une enquête historique qui est exceptionnelle. Bravo.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une affaire spectaculaire, envoutante et pleine de rebondissements
  • Un voyage en plein cœur de la cour de Louis XIV
  • Une plume formidable

Je vous invite à visionner les épisodes de Secrets d’histoire et de l’ombre d’un doute qui parlent de ce sujet et des femmes de pouvoir à la cour.

5

8

Les dernières heures de Minette Walters

CVT_Les-Dernieres-heures_8289.jpgRésumé : Mois de juin de l’an 1348 : une épidémie monstrueuse s’abat sur le Dorset et décime peu à peu les habitants. Nobles et serfs meurent par milliers dans d’atroces souffrances. Quand la pestilence frappe Develish, Lady Anne a l’audace de nommer un esclave comme régisseur. Ensemble, ils décident de mettre le domaine en quarantaine pour le protéger. Bientôt, les stocks de vivres s’amenuisent et des tensions montent car l’isolement s’éternise. Les villageois craignent pour leur sécurité lorsqu’un événement terrible menace le fragile équilibre. Les gens de Develish sont en vie, mais pour combien de temps encore ? Et que découvriront-ils quand le temps sera venu pour eux de passer les douves ? Quand la grande dame du roman noir anglo-saxon s’attaque à la saga historique, elle nous offre le plus captivant et haletant des page-turners.

MINETTE WALTERS vit dans le Dorset. Aux Éditions Tobert Laffont sont entre autres parus Le Sang du renard – lauréat du plus prestigieux prix de la littérature policière anglaise, le Gold Dagger Award -, L’Ombre du caméléon et Dans la cave.

~ Service presse 📖~

Je remercie la Masse Critique Babelio pour ce très bel envoi. Lorsque j’ai reçu le roman, j’étais partagée entre bonheur et légère peur. Le roman est un gros pavé. C’est toujours délicat de se lancer dans des pavés ainsi. Si jamais cela ne plait pas, on se retrouve avec de looooongues heures de lecture qui n’avancent pas. Malheureusement, c’est ce qui s’est passé avec le roman de Minette Walters…

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La peste : le fond historique
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On plonge dans l’univers médiéval. Au 14ème siècle, plus précisément dans les années 1348. Une maladie qui décime hommes, femmes et enfants s’installe sur le Dorset. Un mot qui fait fuir tout le monde : la peste (bubonique je pense ici). On entre dans cette période tant maudite par les hommes ayant vécus à cette époque. Cette maladie n’épargne personne : petits et grands, riches et pauvres, hommes et femmes. Bref, personne n’est à l’abri de la peste.

Ce qui est bien dans ce roman c’est que tout le monde est remis sur un pied d’égalité le temps de l’épidémie. On se sert les coudes au mieux, on s’entraide entre serfs et seigneurs, bref, si le temps n’est pas le meilleur pour rester en vie, on en ressort quand même avec une impression d’humanité qui fait quand même chaud au cœur même si des tensions apparaissent, on se rend compte qu’on oublie vite les rangs et les codes dans ces moments-là.

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Le roman historique : si on jouait à pile ou face? 
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Avec un roman historique, généralement, on joue à pile ou face. Soit on aime, on plonge dans la période en question et dans l’univers proposé, soit c’est difficile, compliqué et on passe plusieurs semaines à lire quelques pages par-ci, par-là, parce qu’il est difficile de pénétrer dans l’intrigue. C’est exactement ce qui s’est passé ici pour moi. Les qualités de la plume sont indéniables mais malheureusement, pour moi, l’intrigue souffre de trop grandes longueurs, de personnages peu attachants et d’une lenteur incroyable. Je n’ai jamais mis autant de temps pour lire un roman historique.

Mis à part la peste qui sévit, rien d’historique n’est mentionné. J’ai trouvé dommage de ne pas avoir un fond médiéval plus riches autant dans la culture et les traditions que dans les événements marquants de cette époque. On est quand même en pleine guerre de cent ans et sur le territoire anglais. Dommage !

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Trois personnages principaux
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Il y a une multitude de personnages dans ce roman, forcément, puisqu’il s’agit d’une épidémie. Mais on va en suivre trois de manière plus régulière : Lady Anne, sa fille Lady Eleanor et Thaddeus, un serf qui est nommé régisseur durant ces temps compliqués.

Lady Anne est vertueuse, pleine de belles qualités, on penserait même qu’elle est sortie tout droit d’un film de Disney tant elle semble bonne et généreuse. Lady Eleanor est tout le contraire : elle est méchante, vindicative, bête, violente. Bref, si les deux personnages sont liés par le lien fort qui peut exister entre une mère et sa fille, elles sont aux antipodes l’une de l’autre. Thaddeus est un serf qui vient aider Lady Anne dans la protection du château : il est fort, beau, courageux et n’hésite pas à se sacrifier et à possiblement être touché par la peste pour récolter des vivres et que tous vivent au mieux.

L’auteure ne nous épargne pas la lutte acharnée des deux femmes à se disputer l’amour de Thaddeus. Thaddeus reste le personnage le plus intéressant par sa construction. Lady Anne est très sympathique mais bien trop caricaturée pour moi malheureusement, comme Lady Eleanor.

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L’intrigue historique et le quotidien de la vie au 14ème siècle
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L’intrigue n’a d’historique que l’appellation. Je suis navrée mais pour moi, ce n’est ni un roman historique, ni un page turner. On est à la limite du documentaire. On visite les lieux, on se balade dans le Dorset, on se rend compte du ravage que créé la peste mais voilà tout. On se retrouve vraiment dans une situation où l’on s’endort narrativement.

On suit Thaddeus au-delà de Devilish, la balade est agréable mais cela ne reste qu’une balade. On ne se bat pas, on ne complote pas, on ne perce pas de grand secret. La trame narrative principale ne m’a pas plu. C’est malheureux à dire mais finalement on se retrouve avec une impression de « toutes ces pages pour ça ? ». Ça n’arrive pas souvent mais j’ai eu l’impression de perdre mon temps.

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La plume de Minette Walters
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Je pense que c’est la plume qui m’a permis de rester dans le roman et de ne pas abandonner ma lecture. Même si la situation est statique (les gens sont enfermés dans le manoir de Develish), l’ennui y est mortel pour la lectrice que je suis. C’est un premier tome mais je ne pense pas me lancer dans la suite. J’ai trop peur de repartir dans des abysses dont j’aurais du mal à remonter.

La plume reste très agréable et pose les choses avec tact et beaucoup de précision. Je la découvrirai peut être dans un autre genre.

Vous l’aurez compris, ma lecture a été un fiasco total… Ca n’arrive pas souvent, mais quand ça arrive, ça fait mal.

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14

1883 Express d’Orient de E.C Guyot

51AE0JXKDFL._SY346_.jpgRésumé : Octobre 1883. Quatresous s’embarque à bord de l’Express d’Orient, le tout nouveau train de grand luxe, tout juste inauguré par la Compagnie des Wagons-lits. Sa mission est aussi claire qu’elle est saugrenue : faire faire demi-tour aussi vite que possible à son employeur Monsieur Desmilliers et récupérer l’argent des billets, car les finances de la famille en dépendent. Mais à bord du train un passager décède, tout le monde a un secret, des murmures d’esprits et de monstres hantent les couloirs, et une menace rôde… Et qui sont ces voyageurs mystérieux, dans les compartiments du wagon de tête ? Pour Quatresous, un voyage vers l’inconnu va commencer dès le quai de la gare…

~ Service presse 📖 ~

Je remercie E.C Guyot pour l’envoi de son roman qui me faisait extrêmement envie. En effet, j’ai craqué, complètement, pour la couverture de ce roman. Folle du roman d’Agatha Christie, je voulais retrouver un roman qui mettait en scène un train digne de l’Orient Express, ce lieu si beau et symbolique. Est-ce que l’aventure était au rendez-vous ? Est-ce que j’ai lu avec avidité ce roman ? Est-ce que j’ai aimé ? La réponse tient en un mot, trois lettres, un cri : OUI. OUI, OUI, OUI !

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Quand l’historique se mêle au fantastique
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Voici un mélange des genres que j’apprécie beaucoup. En effet, on se retrouve avec une intrigue historique, puisque l’on est propulsé à la fin du 19ème siècle, mais aussi fantastique parce que l’auteure et le train nous réserve bien des surprises.

L’auteure a parfaitement su retranscrire l’ambiance et l’atmosphère que l’on peut retrouver dans les grands classiques du 19ème siècle. On est propulsé très rapidement dans cette ambiance feutrée et pleine de mystère.

Ce que j’ai énormément apprécié dans la construction de l’intrigue, c’est que l’auteure prend son temps, elle nous décrit des scènes majestueuses et délicates mais elle pose l’histoire sur plusieurs chapitres. Même si l’intrigue met un peu de temps à se mettre en route, il faut aussi souligner que le temps pris part l’auteure pour installer son intrigue permet au fantastique de s’installer tout doucement. Cela instaure une atmosphère particulière. L’orient express reprend du service mais, cette fois-ci, dans un autre contexte !

A ces deux genres vient se mêler une esquisse d’enquête faite par notre personnage principal Louis Quatresous. J’ai apprécié l’enquête en toile de fond, c’est très intéressant. Cela apporte une troisième dimension à notre lecture.

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Mon engouement pour cette lecture
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Comme vous le savez, les romans historiques sont un genre que j’affectionne beaucoup. Comme beaucoup d’entre vous, j’ai des périodes, des lieux, des auteurs qui me marquent et franchement, l’Orient Express est le train le plus mythique (après le Poudlard Express) que j’ai rencontré dans mes lectures et j’ai été ravie de retrouver cette figure. Le train devient un personnage à part entière dans le roman de E.C Guyot. Il prend de la place et de l’intérêt dans cette histoire. C’est très sympathique, le temps d’un roman, ce fameux train reprend vie et cela fait plaisir à lire !

Ce que j’ai aussi grandement apprécié dans ce roman, ce sont les personnages ! Il y en a beaucoup, mais certains restent plus attachants que d’autres. Louis Quatresous est notre personnage préféré. Il voit sa vie basculer le jour où son patron décide de l’emmener avec lu à bord du train parce que sa femme n’a pas voulu le suivre.

Son patron reste un personnage très superficiel. Il veut se montrer dans le train pour qu’on le remarque, lui et sa richesse. Si Quatresous m’a énormément plu, je suis restée un peu de marbre face à son patron qui finalement reste un homme dont la superficialité égalise sa bêtise. Ici, ce n’est qu’une affaire de goût, bien entendu.

Il y a énormément de personnages dans ce roman. 1883 Express d’Orient fait partie de ces romans dont il est difficile de parler tant l’intrigue est dense et riche. Je ne veux pas vous spoiler. Je peux juste vous dire que si vous êtes fan de ce genre et que vous aimez l’aventure, ce roman est fait pour vous, cela ne fait aucun doute.

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La plume de l’auteure
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A l’image de l’intrigue, cette plume foisonne d’idées formidables. Elle est d’une richesse incroyable. Franchement, je suis sous le charme de la plume de E.C Guyot qui sera, je le pense sincèrement, une plume à suivre par la suite.

Si l’intrigue est savamment posée et imaginée, je suis aussi très heureuse de retrouver ce que j’affectionne le plus dans ce genre d’histoires : des personnages dont les traits physiques et moraux sont extrêmement bien dessinés et campés. Le patron de Quatresous est détestable parce qu’il est dessiné ainsi. Quatresous nous apparait un peu aventurier : la manière dont il se permet de parler à son employeur pourrait nous paraitre un peu cavalière. Cela ajoute un petit quelque chose à ce personnage assez attachant. Bref, vous le voyez, j’ai adoré les personnages proposés par l’auteure.

Cette plume nous propose aussi un sacré voyage géographique : on en prend plein la vue grâce à des descriptions détaillées et riches. Chaque chapitre est associée à une distance, d’une destination à une autre, on voyage au rythme de ce train qui nous embarque pour une formidable aventure.

Ce roman fait partie de mes meilleures découvertes de l’année 2019. J’ai eu raison de faire confiance à ce roman. Ce roman est une formidable surprise que je vous conseille fortement. Il est parfait pour la saison.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  •   Une intrigue qui mêle différents genres : enquête, historique, fantastique.
  •   Une plume qui associe suspense, humour mais aussi de belles valeurs.
  •   Le panel de personnages dont ressort Louis Quatresous.

notation

 

 

16

Casanova de Matteo Strukul

41eapQnb8dL._SX195_.jpgRésumé : Saurez-vous résister au plus grand séducteur et à la plus belle ville du monde ?1755, Venise. Après avoir parcouru l’Europe pendant dix ans, Giacomo Casanova revient enfin dans sa ville natale, si chère à son cœur. Acclamé par les habitants, l’enfant rebelle de la Sérénissime enchaîne les coups d’éclat et ne perd pas la moindre occasion de se faire remarquer. Notamment par la comtesse Margarethe von Steinberg qui lui lance un défi : séduire la jeune Francesca Erizzo avant qu’elle ne se marie. Un défi que le célèbre séducteur accepte comme un jeu… sauf qu’il n’a pas prévu les sentiments que la jeune fille éveillerait en lui, ni les manigances des hautes instances de la cité des Doges qui n’ont plus qu’un objectif : mettre Casanova aux fers avant qu’il pervertisse les mœurs vénitiennes.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie les éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce roman ainsi que Camille qui est toujours présente pour répondre à mes questions. Merci beaucoup ! J’avoue que je n’ai pas cherché bien loin avant de faire la demande de ce service presse. C’est typiquement le genre de couverture que j’aime : mystérieuse, sublime et grâce à ce masque de mascarade, nous plongeons directement à Venise. Le titre évocateur nous propose de rencontrer un personnage que l’on connait : Casanova, le bourreau des cœurs.

~ Le mythe de Casanova ~

Expression devenue populaire, le personnage de Casanova est devenu un mythe. Cependant, Giacomo Casanova est un homme qui a réellement existé au 18ème siècle. Avant d’être considéré comme un séducteur par la gente féminine, il s’inscrit dans des activités comme la musique et l’écriture. Il laisse une œuvre littéraire intéressante et assez conséquente à la fin de sa vie.

Malheureusement pour lui, ou heureusement, cela dépend de la manière dont on se place dans cette histoire, il est considéré comme étant le prototype du « libertin des mœurs » par le clergé. Dès son plus jeune âge, il est un homme à femmes, il libère ses pulsions et tensions pour atteindre le paroxysme de l’érotisme avec ses conquêtes.

Voici donc un mythe que je ne connaissais pas forcément très bien, j’en attendais beaucoup et j’avoue que j’ai été un peu déçue par ma lecture. Je m’attendais à être surprise, bousculée sur mes certitudes sur ce personnage. Finalement, c’est un goût un peu amer que me laisse cette lecture. En effet, la surprise n’est pas là et mon étonnement sur ce personnage est plutôt négatif que positif.

~ Venise : la ville des amours par excellence ~

Je vais commencer par un point qui m’a énormément plu. Les décors et la ville de Venise. On sait que la ville de Venise est considérée comme étant la ville de tous les amours. Ici, on a une description parfaite de cette ville qui, finalement, ne l’est pas. En effet, on se retrouve avec une partie de la ville plutôt tranquille, on y vit paisiblement en couple ou en famille. Il y a aussi l’autre côté de cette ville, plus sombre, plus dangereuse entre les trahisons, les mésalliances et les mensonges. Les passions y sont libertines, érotiques. On y trouve aussi un côté secret. C’était très intéressant.

La manière dont l’auteur amène son personnage à évoluer dans ce genre de décors est tout bonnement incroyable. On a une impression assez intéressante : je me suis retrouvée dans des décors dignes d’Alexandre Dumas : combat de capes et d’épées, de complots pour assassiner les personnes hautement placées. Bref, on ne s’ennuie pas une seule seconde dans la ville de Venise.

~ Et si on parlait « personnages »  ~

Les personnages, parlons-en ! J’ai trouvé qu’il y en avait qui étaient très intéressants dans la manière dont ils ont été construits. Pleins de promesses, ils m’ont intriguée. Certains m’ont même déçue.

Commençons par Casanova. Giacomo revient après 10 ans d’errance. Pour se sauver, il a fui Venise, son passé est assez obscur mais on prend plaisir à découvrir ce qui s’est passé. Son retour sonne le glas pour certains : cet homme est un mystère, un poids, une menace. Il y a une atmosphère assez sombre qui s’émane de lui.

« Tout ce qu’il touchait devenait aussitôt mort et gémissements. Certes, le peuple l’aimait, les femmes étaient folles de lui, les cercles d’artistes et de lettrés le voyaient comme un rebelle, un antihéros, et donc un modèle. »

On sent vraiment l’homme menaçant tout au long du texte. Et j’avoue que de ce côté-là, j’ai été servie. C’est un homme dangereux et on s’en rend bien compte tout au long du texte. C’est un homme qui n’hésite pas à manigancer les pires complots pour obtenir ce qu’il désire.

Francesca est un personnage assez bien construit. Figure assumée, elle ne manque pas de courage et est décrite comme étant une femme forte, qui n’est pas l’objet du désir des hommes et qui sait dire non. Elle n’est pas considérée comme étant l’archétype de la femme facile et soumise à son mari. Bien au contraire ! Elle est l’objet d’une machination particulière : un pari entre la comtesse allemande Margarethe von Steinberg et Giacomo Casanova. J’avoue que déjà là, j’ai tiqué. Cette partie de l’intrigue n’est pas sans me rappeler Les liaisons dangereuses et le pari entre la marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont.

Là où ça n’a pas collé pour moi, c’est le comportement de Francesca qui n’est pas du tout conforme au caractère que l’on nous décrit. Le fait que la femme (en général dans le texte) soit une sorte de kleenex qu’on balance dans le caniveau après utilisation ne m’a pas forcément plu. Je m’attendais à quelque chose de différent, qui viendrait un peu casser le mythe de ce rustre de Casanova. La place de la femme reste inférieure à celle de l’homme dans cette histoire et j’avoue que je n’ai pas été très réceptive à cette idée.

~ Un voyage ~

Ce qui sauve le roman à mes yeux, en plus des somptueux décors proposés par l’auteur, c’est le voyage historique. En effet, on voyage dans l’histoire, l’auteur prend le temps de planter des décors assez sympathiques et qui collent à la réalité du siècle dans lequel on évolue.

On nous explique certains conflits, certaines situations historiques et franchement, cela ajoute un côté réaliste à cette fiction.

~La plume de Matteo Strukul ~

J’ai apprécié une fiction autour d’un personnage historique que l’on ne connait peu voire pas du tout. Cela reste très crédible puisque l’auteur se cale sur des événements qui sont vraiment arrivés. J’ai apprécié ce côté.

L’auteur parvient à garder quelques secrets sur la fin. Finalement, on se rend compte que Casanova est un personnage apprécié par certains habitants et détesté par d’autres. Les complots pleuvent, les menaces de mort contre lui aussi mais il se bat jusqu’au bout pour comprendre ce qu’il en est.

La plume est vive, atypique et très sympathique à découvrir. J’ai adoré les décors et l’ambiance, un peu moins certains personnages mais dans l’ensemble, j’ai passé une lecture agréable mais pas transcendante.

3 raisons de découvrir ce roman

  • Le mythe de Casanova exploité
  • Le fond historique et les décors plantés
  • La plume de l’auteur assez sympathique

3

12

Le cauchemar des Brackford de Maxence Valmont

51ymycjh-zL._SX195_.jpgRésumé : Jusqu’où iriez-vous pour satisfaire vos ambitions ? Patricia Brackford, star du cinéma muet, est quant à elle prête à tout. S’abandonnant aux plus ignobles stratagèmes, elle vivra jusqu’à la folie la pièce écrite par elle. Mais attention, si l’amour n’est pas toujours éternel, l’exquise vengeance se déguste avec lenteur sur le long terme. Un thriller sans concessions dans l’univers feutré de la haute bourgeoisie anglaise de 1927. Une insoutenable plongée dans Le Cauchemar des Brackford !

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Séma éditions pour l’envoi de ce roman et Alicia qui m’a permis de lire ce roman. J’avais envie de découvrir ce que pouvait donner ce mystérieux titre ainsi que ce résumé alléchant. J’ai passé un bon moment de lecture.

~ Patricia Brackford : un personnage étonnant ~

Patricia Brackford est un personnage que j’ai détesté tout au long du roman. Elle incarne tout ce que je n’apprécie pas chez les hommes ; vaniteuse, hautaine, méchante, manipulatrice et malhonnête. Elle fait partie de ces personnages que l’on adore détester. Elle est là, elle brille par sa présence et sa méchanceté.

J’ai apprécié le basculement du personnage au fil de la lecture. A partir du moment où Maxence Valmont fait basculer son récit vers le fantastique et l’horreur, le personnage sombre dans un état complètement incroyable. Cela donne une seconde impulsion au roman et j’ai adoré ce moment pivot dans le texte.

Patricia est sûre d’elle. Aimant à hommes, elle se sait belle et désirable. Seulement voilà, grande star du cinéma muet, le cinéma parlant ne veut pas d’elle ! Sa voix n’est pas assez forte, belle, imposante. Ainsi, elle se retrouve reléguée en seconde zone. Son mari, riche à souhait ne pouvant rien faire, elle se décide à se venger.

~ Un milieu social et une période historique intéressants ~

On est dans une intrigue historique durant la fin des années 1920 début des années 1930. C’est une période que je connais très peu et je vous avoue que ce petit roman m’a bien donné envie de retenter l’expérience avec un roman plus long dans cette ambiance. C’est une ambiance assez particulière, c’est une période qui a son charme.

De plus, le milieu dans lequel on évolue ajoute une autre ambiance au roman : l’aristocratie anglaise. Si Patricia est devenue célèbre, elle n’en reste pas moins une femme entretenue par son mari et son immense fortune qu’il a gagnée à la sueur de son front.

Les descriptions des décors m’ont beaucoup plu. Je m’y suis crue. C’est vraiment, pour moi, l’un des points forts de ce roman. L’auteur met le paquet et ça se ressent dès les premières pages.

« Un long couloir, bordé d’une trentaine de colonnes où reposaient des bustes de philosophes antiques et de politiciens illustres la séparait du salon français. À l’extrémité de la galerie, une grande tapisserie des Gobelins déployait avec ostentation une scène de chasse sous Louis XIV. De nombreux tableaux intimistes ponctuaient majestueusement le parcours des visiteurs. »

On dit toujours que chez les riches, il se passe toujours des choses bizarres. Dans la police, bien souvent, les enquêtes policières révèlent des mises en scène incroyables pour tuer quelqu’un. Histoire d’argent, de tromperie ou de secrets de famille, les riches sont très inventifs ! Maxence Valmont nous prouve que cette hypothèse est plutôt vraie.

~ Un roman qui vire vers l’horreur et le fantastique ~

Je n’ai pas cessée d’être surprise dans ce roman. Pourtant il se lit relativement vite (120 pages environ de mémoire). C’est vrai que j’aurais apprécié quelques pages en plus pour vraiment m’imprégner du côté plus sombre de l’histoire. Si les décors sont incroyablement plantés, j’ai trouvé que la seconde partie du roman était légèrement trop rapide à mon goût.

J’ai trouvé que l’idée de base était vraiment top. Une femme maléfique qui veut tout mais ne rien perdre. Ainsi, on voit à quel point les gens peuvent devenir complètement malades pour une chose qu’ils convoitent tant.

Si dans ses actions, on voit Patricia exploser en plein vol et se rapprocher de plus en plus de la folie, psychologiquement parlant, je reste sur ma faim. En effet, on voit à quel point elle sombre dans la folie grâce à ses actes mais je pense que j’aurais apprécié savoir un peu plus ce qu’elle pensait lors de ses agissements.

~ Amour et manipulation ~

Personnellement, je vis dans un monde tout beau tout rose. Je ne comprends pas comment on peut jouer avec les sentiments des gens et les manipuler. Ici, c’est exactement ce qui se passe. Patricia n’hésite pas une seule seconde à blesser et manipuler la gente masculine qui gravite autour d’elle pour avoir ce qu’elle veut. Avant tout autre chose, Patricia est l’archétype de la veuve noire. Elle veut de l’argent, vivre sur le dos des hommes et toujours rester au top. La séduction, c’est son terrain de jeu et cela se sent.

D’un autre côté, on à John Brackford, le mari de Patricia qui se bat pour rester la tête hors de l’eau. J’ai beaucoup apprécié ce personnage humble et intelligent. Il est plus doux, tempéré et calme que sa femme. Ce sont vraiment deux personnes très différentes qui forment un couple ici. J’ai beaucoup apprécié la relation entre John et son majordome Charles. Comme un père avec son fils, Charles fera tout pour aider John et inversement. C’est vraiment très sympathique d’avoir des relations saines d’un côté et d’un autre côté les relations perverses. Ainsi, le fossé entre mari et femme se creuse. On a une sorte de dichotomie entre le bien et le mal.

~ La plume de Maxence Valmont ~

J’ai beaucoup apprécié le nom de famille de l’auteur qui m’a directement renvoyé aux Liaisons dangereuses de Chloderlos de Laclos et de ce monde de relations humaines, de la haute société,  de manipulations et d’amour biaisé au profit de paris, d’argent et de jeux… Mais attendez ? Je crois que l’on tient quelque chose là, non ? J’ai apprécié pouvoir faire un lien entre Patricia et Madame de Merteuil même si Madame de Merteuil reste indétrônable dans mon cœur. (Si vous n’avez jamais lu ce roman, il fait partie des classiques à lire de toute urgence !).

La plume de Maxence Valmont reste très belle. Elle est ni trop fastidieuse ni trop pompeuse. Elle est juste et équilibrée. L’utilisation des mots est bien pensée et cela ajoute de la profondeur à ce roman.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une ambiance intéressante à découvrir.
  • Une histoire où folie et horreur sont au rendez-vous.
  • Un couple si différent qu’il en est très intéressant.

4

12

La solution Thalassa de Philippe Raxhon

CVT_La-Solution-Thalassa_6398.jpgRésumé : Lorsque l’historien François Lapierre est invité à donner un séminaire sur la Shoah par un chef d’entreprise du secteur de l’intelligence artificielle et militant écologiste, il ignore que son destin vient de basculer. En route pour les Ardennes belges, sollicitée par un général américain souhaitant rapatrier le corps d’un soldat tué en décembre 1944, l’historienne Laura Zante ne mesure pas la portée du voyage qu’elle entreprend. Ils sont loin d’imaginer l’ampleur de la confrontation qui les attend, le prix à payer, les défis qu’ils vont devoir relever au péril de leur couple, de leur vie. Quand le mensonge est plus vrai que la vérité, comment lutter contre lui ? Et que vaut l’esprit critique dans une époque où les Lumières s’éteignent ? Les leçons de la mémoire ont-elles encore un sens dans un monde où la manipulation atteint la perfection ? La Solution Thalassa n’est pas un voyage au fond des temps, c’est une plongée dans les bas-fonds de notre présent. La Solution Thalassa, mieux vaut y être préparé. Elle vous fera vaciller.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Philippe Raxhon pour l’envoi de son roman. J’avais découvert sa plume grâce à la source S qui fut un énorme coup de cœur pour moi l’année dernière. Je renouvelle mon expérience littéraire avec la solution Thalassa. Encore une fois, c’est un joli coup de cœur, à retardement ! (Oui, c’est possible).

~ Un couple de personnages intense ~

C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé François Lapierre et Laura Zante. J’ai apprécié leur relation discrète. L’auteur ne fait pas des tonnes de ce lien. François et Laura s’aiment, ils s’apprivoisent chaque jour et cela donne de jolis moments de complicité. La confiance est mise à rude épreuve mais la maturité du couple est infaillible. C’est assez prenant et surprenant.

François est un historien qui ne lâche jamais l’affaire. Pourtant, des fois, il faudrait. Cela m’a fait sourire parce que je suis comme lui. Je ne lâche pas avant de comprendre le pourquoi du comment. Sale habitude ? Peut-être…

Laura est impulsive et explosive. Elle parvient à trouver le petit détail qui pourrait bloquer l’avancée de son bien aimé. Italienne, elle nous régale avec son accent chantant, ses petits surnoms italiens et ses pâtes au pesto qui avaient l’air divines…

« François esquissa un sourire. Laura était aussi son amie, sa meilleure amie. Et sa petite voix intérieure lui répéta qu’un cadeau pareil, c’était une fois dans une vie. »

~ L’Histoire et l’actualité au cœur de l’intrigue ~

Ce que je trouve très intelligent de la part de l’auteur, c’est le fait de sortir des sentiers battus. En effet, là où les auteurs historiques se servent des grands événements de notre Histoire pour faire avancer l’intrigue, Philippe Raxhon utilise un petit événement pour remonter le cours de l’Histoire pour nous raconter une histoire fabuleuse ! Ici, on plonge dans la seconde guerre mondiale. On parle de la Shoah, de la montée du nazisme ainsi que de l’incendie criminel du palais du Reichstag.

Un manuscrit vient perturber l’existence des deux historiens. Nous suivons donc l’enquête et les recherches de Philippe et Laura pour stopper ce manuscrit et la progression de ce dernier.

C’est assez paradoxal de mettre « Histoire » et « Actualité » dans le même sous-titre me direz-vous. Mais c’est terriblement terrifiant de le comprendre. La haine du nazisme, le terrorisme, la xénophobie… On a l’impression que l’homme n’apprend pas des erreurs du passé, de ses aïeuls, c’est terrifiant. Là où mon idéologie serait de vivre en paix tous ensemble, Philippe Raxhon me rappelle qu’il y a des gens, encore à notre époque, qui pensent qu’une race est inférieure à une autre. Que l’on a besoin de tuer pour vivre… C’est juste terriblement honteux.

Le numérique a aussi une place importante dans ce roman. L’auteur joue tellement avec nos nerfs. La recherche internet, les mots clés, les fake news, la rapidité avec laquelle l’information arrive à nous… Bref, Philippe Raxhon utilise la moindre ressource pour ajouter de l’eau à son moulin.

« Le climat était déjà incontrôlable, déstabilisé, et l’effet domino enclenché, et si les gouvernements n’agissaient pas ou traînaient des pieds, c’est parce qu’ils le savaient et préféraient ne pas l’avouer à leurs opinions publiques. Quoi qu’on fasse, c’était déjà trop tard. »

~ Une intrigue en deux temps ~

Ce fut un coup de cœur à retardement comme je le disais ci-dessus. En effet, j’ai trouvé que le début de l’intrigue était un peu lent, en effet, la résolution de l’intrigue, de cette solution Thalassa me semblait un peu facile, trop rapide. C’est comme si Philippe Raxhon m’avait entendu râler, et comme par magie, l’intrigue a passé la seconde, elle a évolué et m’a voyagé partout : entre l’Italie, la France, la Russie, j’ai passé un formidable moment. J’ai visité de formidables endroits et franchement… j’en redemande !

La fin m’a laissée béate d’admiration. J’ai trouvé saisissant l’idée de Philippe grâce à tous ses personnages. Pamela et son père, notre couple d’historiens et les personnages secondaires sont tous utiles et très intéressants. Philippe Raxhon transforme donc son deuxième roman en un deuxième chef d’œuvre ! Bravo !

~ La plume de l’auteur ~

Franchement, je suis ravie de replonger dans l’univers de l’auteur. Bien différent du premier tome pour moi, j’ai trouvé celui-ci plus psychologique, beaucoup plus intense dans la recherche. Philippe Raxhon a une plume parfaite pour raconter l’Histoire sans ennuyer son lecteur, c’est saisissant.

Les + :

  • Le retour de François et Laura, un couple que j’adore suivre !
  • Le voyage géographique qui me fait rêver
  • L’Histoire au service d’une intrigue parfaite
  • Histoire et actualités au cœur de l’intrigue
  • Des messages intéressants sur les sujets actuels comme le climat.
  • La plume de Philippe. Vivement le troisième roman.

5

16

1520-1522 par Le Chroniqueur de la tour

60523426_355396321761213_2254704856549818368_n.jpgRésumé : 1er janvier 1520. Le monde est en paix depuis plusieurs années. Mais les tensions se sont accumulées et sont devenues trop fortes. Partout, les compromis se déchirent et l’humanité se retrouve au bord du gouffre. Dans l’ombre, les Grands Esprits tentent d’éviter la guerre généralisée qui est sur le point d’éclater. Face à eux, se dressent des forces maléfiques qui s’allient à l’ambition et à la bêtise humaine. La deuxième partie de la saga mêlant Histoire et Fantasy épique apporte une suite spectaculaire à 1515-1519, unanimement considéré comme une œuvre originale et captivante. Etendant son univers à Londres et Istanbul, 1520-1522 plonge anciens et nouveaux personnages dans un tourbillon de complots, de combats et de magie dont aucun ne sortira indemne.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie le chroniqueur de la tour pour sa confiance. En effet, après avoir lui 1515-1519, lorsque j’ai vu que le deuxième tome était disponible, je n’ai pas réfléchi une seule seconde avant de faire la demande de ce service presse via SimPlement.

~ La magie opère de nouveau ~

Encore une fois, le chroniqueur de la tour, fabuleux conteur nous embarque dans une histoire exceptionnelle qui mérite la mention « coup de cœur ». Pourquoi un coup de cœur ? Tout simplement parce que l’auteur, avec originalité, précision et habileté nous propulse dans un monde incroyable. Réel OVNI littéraire, cette saga est formidable. Si j’avais adoré le premier tome (qui fut aussi un coup de cœur), le deuxième se révèle être dans la lignée de son prédécesseur. On se retrouve avec une intrigue qui mêle Histoire et fantasy, réel et créatures incroyables, bref, l’auteur parvient à nous faire un deuxième roman excellent en partant de quelques faits historiques et de quelques créatures !

~ Une intrigue culottée mais qui fonctionne ! ~

Jamais, de mémoire de lectrice, j’ai lu un mélange aussi culotté que l’Histoire et l’Epic Fantasy. On s’attend à quelque chose de fou et qui ne fonctionne pas. J’avais raison sur un point : c’est fou. Cependant, ça fonctionne très bien. Bien entendu, les fans d’Histoire terre à terre qui ne se cantonnent qu’aux faits historiques, passez votre chemin. Il faut une largesse d’esprit ici. Il faut avoir l’envie de voir des personnages historiques avec des missions assez grandioses, des personnages comme Jean Baptisre de Taxis, Charles Quint, François 1er et son bouffon… Bref, il y en a pour tous les goûts !

Si on l’évoquait dans la deuxième partie du premier tome, la culture aztèque est beaucoup plus présente ici. La couverture nous met, d’ailleurs, légèrement sur la voie… C’est une culture que j’adore, j’en ai appris plus sur les us et coutumes de cette civilisation. Ainsi, l’auteure met en exergue beaucoup de coutumes assez perturbantes mais bien réelles : les colonnes de crânes humains par exemple… Comme dans toutes les mythologies, la culture aztèque est très croyante. Ainsi, on a énormément de Dieux qui se dessinent et qui sont évoqués dans cette deuxième aventure.

Si les grands faits historiques sont présents, il y a aussi une part de fantasy qui s’y inclut. Ainsi, l’auteur prend le pari de transformer des personnages historiques en créatures de l’imaginaire. J’ai trouvé cela très osé mais franchement, l’idée est tellement ahurissante que ça fonctionne.

~ Un regard sur la religion ~

J’ai trouvé ce petit point assez séduisant. On sait bien que la religion a une place très importante dans la société actuelle mais encore plus dans les siècles qui nous précèdent. J’ai trouvé intelligent de la part de l’auteur de nous suggérer ce regard sur la religion. L’aspect financier, politique et un peu manipulateur de la religion durant cette époque est assez intéressant.

~ La plume de l’auteur ~

Il est très difficile pour un auteur de savoir captiver son lectorat lorsqu’il s’agit d’un roman historique. Pour moi, c’est très ennuyant par moment, long et rébarbatif. Ici, avec son audace et son intelligence, le chroniqueur de la tour nous envoie directement dans un monde que l’on ne connait pas complètement. Nous avons les personnages pour nous raccrocher à la réalité, ainsi que des lieux et des faits historiques. Le fait que l’auteur vienne modifier l’aspect de certains personnages nous permet d’avoir cette pointe d’originalité qui permet au lecteur de s’accrocher à ce roman.

J’ai été tout à fait captivée par cela. Je dois vous avouer que j’avais très peur de commencer ma lecture : pas parce que le contenu me rebutait mais parce que j’avais peur d’être perdue parce que ma lecture du premier tome remontait un peu. Je suis très heureuse de vous dire que j’ai vite remis le pied à l’étrier.

C’est donc une plume d’une rare intelligence, d’une audace sans nom et d’une dextérité incroyable dont je vous parle ici. Le chroniqueur de la tour est un auteur qui mérite d’être connu. Avec une imagination à la Robin Hobb et un sens du détail à la Tolkien, je pense que cet auteur ira loin, en tout cas, c’est tout ce que je lui souhaite.

Les + :

  • L’originalité du texte, sans aucun doute
  • La plume de l’auteur et sa passion pour l’histoire
  • La manière dont le chroniqueur de la tour captive son lectorat
  • Les personnages historiques que j’ai pris plaisir à retrouver et à découvrir

5

21

Alchimistes de Jean Pierre Favard

CVT_Alchimistes_1496.jpgRésumé : 1223, les évêques de Bethléem, en Palestine, fuient la Terre Sainte et trouvent refuge à Clamecy, dans la Nièvre. 1307, des centaines de Templiers sont arrêtés sur ordre de Philippe le Bel. Officiellement, l’Ordre du Temple n’existe plus. 1382, Nicolas Flamel parvient à changer le plomb en or. 1789, deux ouvriers du marquis de Chastenay mettent à jour un intrigant coffret en pierre à Essarois, en Côte-d’Or. 2001, d’étranges parchemins refont surface en même temps que le corps sans vie d’un notaire. S’engage alors une formidable course contre la montre mêlant Histoire occulte et officielle, sociétés secrètes et alchimie. Ou lorsque la légende rencontre la réalité. « Une écriture fluide, limpide, qui emporte malgré le flot d’informations qu’elle transporte, et surtout, cette passion communicative pour l’Histoire, sa magie, ses mystères et ses secrets. » Pol’Art Noir.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie ma petite Myrtille ainsi que Séma éditions pour l’envoi de ce roman qui me permet de poursuivre ma découverte du catalogue de Séma. Cette lecture fut une très belle découverte, je suis partie à l’aventure, le temps d’un roman.

~ Une intrigue, plusieurs périodes ~

Ah ! Quelle belle idée, cela faisait longtemps que je n’avais pas eu la chance de croiser un roman mêlant histoire et enquête policière. En plus de cela, on mêle aussi les époques : ainsi, on vogue entre plusieurs années du Moyen-Age et notre monde actuel. Au départ, j’ai eu peur, souvent, on est pris entre deux étaux et on ne sait pas s’en sortir. Ici, j’ai été agréablement surprise de constater la cohérence et l’intelligence de la plume et du texte quant à l’utilisation de plusieurs genres et plusieurs époques.

Je n’ai retrouvé aucun anachronisme ni bizarrerie dans le texte. Après, je ne suis pas une experte mais la cohérence est présence, en tout cas, pour moi !

~ Entre rêve et réalité ~

C’est ce que j’adore avec ce genre d’histoires : démêler le vrai du faux, la légende des événements qui ont vraiment existés. Bref, on se retrouve avec cette intrigue qui tient le lecteur sur un fil. On a un pied dans la réalité et l’autre dans la fantaisie, le rêve, les mythes et les légendes. Qui n’a jamais entendu parler des Templiers, de la Terre Sainte, de Nicolas Flamel (Merci Harry !), de la magie noire et des forces occultes ? Bref, on est bien dans ce roman et dans cette intrigue qui nous permet de passer un bon moment de lecture !

~ Des sujets déjà vus… ~

Purée, j’ai eu peur, quand j’ai entendu parler de Nicolas Flamel mais aussi de la course à l’or noir, de la Rose Ligne : tout ça, c’est du déjà vu, ressassé et franchement, j’ai eu peur d’avoir dans les mains une copie du Da Vinci Code. Grand bien me fasse, je me suis complètement trompée ! J’en suis plus qu’heureuse. Déjà, ce roman se veut efficace, il n’est pas très long mais je trouve qu’il se suffit à lui-même dans le sens où il n’y a pas de longueurs dans les actions, avec ce genre d’histoires, les longueurs historiques font souvent souffrir l’intrigue, ici, non. C’était plutôt sympathique. Ce qui est aussi à souligner, c’est que les personnages principaux de notre histoire sont des adolescents ! Ainsi, on vogue entre légèreté, naïveté et secrets de famille.

~ Les personnages ~

Comme je vous le disais, nos personnages sont des adolescents. Ce que j’ai apprécié dans cette histoire, c’est le fait que les personnages étant des adolescents, on a une vulgarisation de l’Histoire : on comprend tout sans aucun problème et l’histoire nous apparait simple et fluide. Emilie et ses amis sont donc propulsés dans une histoire qui va rapidement les dépasser. Ainsi, on se retrouve donc avec des manuscrits secrets qui passent de main en main, des secrets de famille très dangereux qui mettent en danger la vie de certains personnages. Bref, on est vraiment dans un bon roman qui a de solides bases.

J’ai apprécié Emilie pour son caractère et son courage. Elle a le sens de l’honneur et uneSema-Logo-edition-WP sacrée dose d’intelligence pour moi. J’ai eu un peu plus de mal avec le personnage de Priscillia qui est un peu trop enfantin pour moi. Si Emilie est un personnage que j’ai apprécié, j’ai trouvé que le côté « bande » qui se met en place dans le roman n’était pas assez poussé pour moi. J’ai ressenti Emilie mise sur le devant de la scène et Tony, William et Priscillia derrière. Le retrait se fait ressentir sur le point de vue psychologique pour moi surtout. On sent qu’Emilie est un personnage très fort et les autres sont un peu plus dans la retenue.

~ La plume ~

Je ne connaissais pas la plume de Jean Pierre Favard, je suis ravie d’avoir fait sa connaissance ! Globalement, j’ai passé un super moment de lecture malgré ce petit souci au niveau de l’équilibre des personnages. On a une fluidité certaine dans les mots, dans les péripéties et dans l’intrigue. Pour moi, tout est présent pour passer un super moment de lecture.

Je félicite aussi l’auteur pour le travail historique qui a dû être fait en amont ; C’est bluffant !

Les – :

  • Un léger déséquilibre dans les personnages.

Les + :

  • Les mélanges des genres et des thématiques, j’ai adoré !
  • La plume de l’auteur que j’ai trouvé charmante.
  • L’Histoire présente tout au long du roman.
  • L’enquête policière qui est menée.

4

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La goûteuse d’Hitler de Rosella Postorino

téléchargement.jpgRésumé : 1943. Reclus dans son quartier général en Prusse orientale, terrorisé à l’idée que l’on attente à sa vie, Hitler a fait recruter des goûteuses. Parmi elles, Rosa. Quand les S.S. lui ordonnent de porter une cuillerée à sa bouche, Rosa s’exécute, la peur au ventre : chaque bouchée est peut-être la dernière. Mais elle doit affronter une autre guerre entre les murs de ce réfectoire : considérée comme « l’étrangère », Rosa, qui vient de Berlin, est en butte à l’hostilité de ses compagnes, dont Elfriede, personnalité aussi charismatique qu’autoritaire. Pourtant, la réalité est la même pour toutes : consentir à leur rôle, c’est à la fois vouloir survivre et accepter l’idée de mourir.

~ Service presse (audio) ~

Mon avis : Je remercie Pauline et toute l’équipe d’Audio Lib pour l’envoi de ce roman audio.

Un fond historique très intéressant

J’adore les romans qui traitent du sujet de la Seconde Guerre Mondiale. Pas directement lorsque le sujet est traité sur le front mais j’aime beaucoup comprendre et étudier comment la guerre est vécue par les populations. Ici, pour la première fois, j’ai passé mon écoute avec le peuple allemand. C’est assez déroutant parce que ce que l’on nous apprend à l’école, c’est surtout ce qui se passe en France que ce soit sur le front ou dans les villes et campagnes. On est un peu conditionné à croire que le peuple allemand était totalement nazi alors que non ! On se retrouve donc avec Rosa, une jeune berlinoise réquisitionnée par Hitler pour être l’une de ses goûteuses.

Ainsi, on se focalise sur le peuple allemand. On se rend rapidement compte qu’ils ne sont pas tous nazis mais qu’ils font, pour certains, semblants. En effet : Rosa – notre personnage principal – est allemande sans être nazie mais elle doit servir le Führer, elle n’a pas le choix. Le peuple est soumis à ce chancelier qui, rapidement, devient le modèle de certains, l’espoir de tous. Il faut aussi dire que les dernières années, Hitler vit une débâcle incroyable. Il craint pour sa vie. On découvre donc ce métier de goûteuse : il n’est pas très compliqué. Ses femmes qui mangent les repas d’Hitler avant lui. S’ils sont empoisonnés, elles mourront mais pas lui et c’est la seule chose importante.

Dans une société où le Führer est roi, tout est bon pour qu’il survive au détriment de cette nation qui suffoque en attendant la fin de cette interminable guerre.

Les personnages

En plus de la guerre qui divise les nations et les populations, on est dans une guerre interne : entre goûteuses, les tensions explosent. Rosa est une berlinoise qui fuit à Gross Partsch pour fuir la guerre dans la capitale. Elle rejoint la maison des parents de Gregor, son mari. Herta et Joseph l’accueille avec grand plaisir. [Je m’excuse d’avance pour l’orthographe des prénoms, étant donné que j’ai écouté et non lu, certains vont certainement être écorchés] On fait donc la rencontre d’Augustine, Ula, Lennie, Elfriede, Rosa, Heike, Beathé et d’autres. Les gouteuses n’ont qu’une chose en commun : manger la peur au ventre de mourir empoisonnées.

Ainsi, les relations se font et se défont au rythme de ces repas qui les rassemblent. Elfriede devient rapidement un personnage récurrent dans cette histoire. La relation entre les deux femmes est intéressante sans être fusionnelle.

L’intrigue

Mis à part le contexte de la guerre, on nous relate la vie de dix femmes : entre amour, amitiés, morts, veuves et relations interdites, l’intrigue reste très intéressante.

Pour moi, l’intrigue se divise en plusieurs parties : la dernière est assez décevante. On nous relate l’histoire de plusieurs dizaines de personnages et finalement, on se retrouve sans forcément toutes les cartes en main à la fin du roman. Pourquoi ne pas avoir fait un point sur la vie des autres ? Dommage !

La plume

Je suis contente d’avoir découvert une plume prisée et encensée par les médias. J’ai passé un agréable moment d’écoute avec une histoire très plaisante. Elle m’a permis d’envisager l’histoire de l’autre côté du front…

Les – :

  • La dernière partie décevante…

Les + :

  • Rosa et Elfriede.
  • Le côté historique qui m’a beaucoup plu
  • Le fait que l’auteure a su me faire changer ma perception sur le peuple allemand lors de la seconde guerre mondiale
  • La plume de l’auteure
  • La découverte du métier de goûteuse. 

4

14

Cendres – Johanna Marines

41uLYAKrRhL._SX319_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Londres, 1888. Nathaniel et Luna vivent dans un quartier mal famé de l’East-End. Pour survivre, ils sont obligés de revendre les objets qu’ils ont volés. Au même moment, à Westminster, Agathe accepte de devenir la domestique de la famille Henwoorth. Leur destin va basculer le jour où Nathaniel va découvrir un cadavre. Agathe, une jeune femme plutôt naïve prête à tout pour payer les médicaments de sa mère malade. Celle-ci va être embauchée comme parurière chez les Henwoorth. Mais, rapidement, le fils ainé de la famille, Archibald, se montre étrange… Qu’attend-il vraiment d’elle ? Et si un tout autre destin l’attendait ? Nathaniel Depford, un jeune homme de 27 ans, qui travaille comme allumeur de réverbères dans la vieille ville. Orphelin, il ne sait presque rien de ses origines. Mais, quand celle qu’il considère comme sa sœur, Luna, disparaît et que d’étranges cauchemars refont surface, son monde fragile vacille… Réussira-t-il à retrouver Luna avec l’aide de la police ? Ou devra-t-il faire chemin seul pour comprendre les forces obscures qui tirent les ficelles en coulisse ? Et si son passé le rattrapait ?

Mon avis : Je remercie les éditions SNAG pour l’envoi de ce roman dont j’attendais beaucoup. En effet, le résumé et le livre objet me plaisent beaucoup. Tout était réuni pour que je passe un excellent moment de lecture. C’est exactement ce qui s’est passé. J’ai passé un moment de lecture intense, exceptionnel que je n’oublierai pas de sitôt

Un siècle qui me plait beaucoup

Ce n’est plus une surprise pour personne : j’adore le 19ème siècle. Quand on me parle en plus d’Angleterre… Bon, il y a de grandes chances pour que je me jette sur le roman. En effet, j’ai trouvé ce roman captivant et brillant par l’atmosphère qui s’en dégage. Siècle de notre cher éventreur, j’avais hâte de voir ce que Johanna Marines allait faire de son intrigue. Tout au long de ce roman, on a une sorte de double intrigue qui va finir par ne fait qu’une. J’ai trouvé que l’intrigue était rondement menée. L’ambiance qui se dégage de ce roman est sombre, elle permet une immersion dans un siècle assez intéressant.

De plus, l’intrigue met en exergue deux cultures différentes bien qu’elles évoluent toutes les deux au sein du même pays. En effet, on a deux strates de la société qui vont se dessiner et s’entrechoquer dans le roman de Johanna Marines. Elles seront toutes les deux illustrées par nos personnages.

Les personnages : reflets d’une société qui ne pourra pas s’entendre

Facilement, on pourrait dire « il y a les riches et les pauvres » mais pour moi, cela va bien au-delà de ça. On va vraiment plonger dans les deux mondes. D’un côté on fait la rencontre de Luna et Nathaniel. Deux personnes à qui la vie n’a pas fait de cadeaux. Ils sont « frère et sœur » et s’entraident avec cette vie de pauvreté. D’une autre côté, on atéléchargement Agnès, une jeune fille pauvre qui quitte sa famille pour pouvoir gagner de l’argent et soigner sa mère. Agnès devient parurière pour une famille riche. Elle travaille au sein de la famille Henwoorth. Ainsi, elle devient une domestique au travail particulier : elle doit montrer les bijoux de la famille aux invités lors des réceptions en portant les parures plus belles les unes que les autres.

J’ai beaucoup apprécié ces trois personnages principaux que nous propose de découvrir l’auteure. En effet, j’ai su m’identifier à eux. Luna pour son coté direct, Nathaniel pour sa volonté à savoir ce qui s’est passé et à retrouver Luna. Agnès pour son sens de la loyauté et son courage. Ils portent tous les trois de sacrées valeurs qui font leurs richesses.

Les psychologies sont riches et détaillées. J’ai trouvé les personnages criant de vérité. J’ai aussi pris plaisir à découvrir les personnages plus « secondaires » comme Archibald qui est très mystérieux. Dès le départ, je me suis demandée ce qu’il pouvait bien cacher.

La plume de l’auteure

Franchement, il est difficile de parler de l’intrigue sans vous en dévoiler une partie. Je suis complètement sous le charme de cette plume qui permet au lecteur de vivre une histoire haletante, sans temps mort. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Pour moi, cette histoire regorge de référence aux personnages qui ont peuplés imaginairement ou non ce siècle. J’ai adoré l’enquête et la véracité qui se dégage des paysages et de l’environnement dans lequel évoluent les personnages.

La plume est vivante, pleine de ressource et fait de l’intrigue une intrigue qui tient debout et qui nous permet de vivre une histoire palpitante !

La touche de steampunk m’a énormément plu ! Bravo

Les – :

  • Rien, coup de cœur total =)

Les + :

  • Les décors.
  • Les personnages
  • L’intrigue
  • Le steampunk que j’adore !
  • La plume.

5

11

De sang et d’encre de Jacquie Béal

41qM2PJQHwL._SX195_.jpgRésumé : Dans le Périgord du XVIe siècle, les conflits entre catholiques et protestants font rage. Dans cette lutte sanglante, Landry et sa petite soeur voient leurs parents mourir sous leurs yeux. Les deux orphelins s’enfuient et trouvent refuge chez un imprimeur qui les prend sous sa protection. Landry devient colporteur et, au péril de sa vie, diffuse des livres emplis d’idées neuves et d’appels à la résistance. En chemin, le jeune homme découvre le goût de la liberté de vivre et de penser. Au milieu du chaos, Landry fait également une rencontre qui change sa vie : Mathilie, fille de gentilhomme et catholique. À ses côtés, il apprend que l’amour ne connaît pas de barrières sociales. Mais, dans la tourmente de l’Histoire, la conquête du bonheur a forcément un prix…

Mon avis : Je remercie Jacquie Béal ainsi que City Editions pour l’envoi de ce roman. J’étais très heureuse d’avoir cette jolie surprise dans ma boîte aux lettres. C’est très gentil, merci !

Une fresque historique importante

Jacquie Béal a l’habitude de nous balader dans toute l’histoire de la France. Ici, on se retrouve dans le 16ème siècle, en pleine guerre de religion. La vie y est compliquée, dangereuse et miséreuse. La guerre gronde dans toute la France. Il y a énormément de morts, de blessés, de veuves et d’orphelins. Bref, on se rend rapidement compte que la vie est ultra dangereuse. Jacquie Béal parvient, avec brio, à nous retranscrire cette ambiance de danger.

La religion et la croyance en un dieu est toujours un sujet très sensible. Au dela du fait que ce genre de guerre concerne beaucoup de population et de croyance, ce sont les guerres les plus barbares, sanglantes et meurtrières. On parle de massacres de population au nom de Dieu. Sujet très actuel, j’ai pris plaisir à découvrir cette fresque historique du 16ème siècle.

De plus, on peut ajouter que l’imprimerie à une incidence importante. En effet, on connait la presse de Gutenberg. Jacquie Béal met l’accent sur son importance. En effet, on peut comprendre que c’est un outil majeur pour les mentalités, l’ouverture d’esprit et cela permet à la population de se faire sa propre opinion sans être endoctrinée.

Un personnage principal attendrissant

Landry, Landry, Landry ! J’ai apprécié le fait que Jacquie Béal utilise ici une figure masculine pour porter l’intrigue de son roman. Cela nous change et cela fait du bien ! Landry est un jeune homme très courageux. Sous ses yeux, ses parents se font massacrés. Orphelin, il prend sa sœur sous le bras et essaye de se faire une place dans cette société très complexe. Un imprimeur devient son deuxième père et prend les deux enfants sous son aile. Landry devient alors colporteur et un vent de résistance souffle sur le roman.

Au-delà du fait d’être courageux et plein d’esprit, Landry va faire la rencontre de Mathilie, une jeune demoiselle très jolie dont il tombe amoureux au premier regard. Mathilie est catholique, respectable et très agréable.

Si Landry quitte la maison de ses parents en jeune homme, rapidement, par la complexité de la vie, devient un homme. Il est plus réfléchis, fort et courageux. Il apprend rapidement à avoir une culture plus vaste, il est libre de penser ce qu’il veut. Il recherche une certaine liberté.

J’ai pris énormément de plaisir à lire ce roman que j’ai trouvé très sympathique. J’ai trouvé que Landry était un personnage principal fort ! Franchement, j’ai apprécié suivre ce personnage dans ses aventures.

La plume de Jacquie Béal

Je trouve que Jacquie est une auteure très douée pour nous parler de faits historiques dans une aventure complètement inventée. En effet, on sent bien toute la documentation que Jacquie a dû faire pour retranscrire cette ambiance au plus juste.

Je pense que cela vient du fait que Jacquie ait touché à une période historique lourde et morbide mais j’ai trouvé quelques longueurs. J’ai préféré faire une petite pause dans ma lecture plutôt que de forcer et de me retrouver avec une jolie panne de lecture.

Néanmoins, je prends toujours autant de plaisir à lire et à découvrir l’univers de Jacquie Béal. Je n’ai que ces quelques mots à dire : vivement le prochain ! Bravo pour cette fabuleuse aventure

Les – :

  • Quelques longueurs dues, à mon goût, à la période historique.

Les + :

  • Le personnage de Landry
  • L’évolution incroyable du personnage tout au long du roman.
  • La manière dont l’auteure traite le côté historique dans son roman
  • La plume de Jacquie Béal.

4

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12

Les filles d’Ennismore de Patricia Falvey

51v5AG2pkQL._SX195_.jpgRésumé : Irlande, début du XXe siècle. À huit ans, Rosie croise le chemin de Victoria, la jeune héritière du domaine d’Ennismore. Celle-ci s’ennuie et voit en la fille d’un métayer, l’amie dont elle rêve tant. Au grand dam de sa mère, elle arrive à convaincre son père de partager ses heures de leçon avec Rosie. Au fil des années, leur amitié grandit. Mais à 17 ans, Victoria quitte Ennismore pour Dublin afin de faire son entrée dans le monde, laissant Rosie déchirée entre les aspirations de ces années d’éducation aristocrate et sa modeste position. Elle est bientôt contrainte d’accepter un poste de domestique au domaine. Servir une famille qu’elle a côtoyée pendant dix ans est d’autant plus douloureux que Rosie est amoureuse depuis toujours du frère de Victoria, Valentin. Alors que l’Irlande s’embrase, le destin de Rosie et Victoria emprunte le chemin de la révolte.

Mon avis : Aussitôt lu, aussitôt chroniqué ! J’ai refermé le livre il y a quelques instants. J’avais envie de vous en parler ce soir. Laissez-moi d’abord remercier les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman. Je suis vraiment sous le charme de cette maison d’édition qui me propose toujours de belles surprises ! Les filles d’Ennismore était attendu dans ma boite aux lettres comme le messie !

Une trame historique importante et intéressante

J’ai apprécié retrouver cette période de l’histoire dans cette partie du monde. On est en Irlande au début des années 1900. La première guerre mondiale gronde ainsi que la guerre d’indépendance en Irlande. Si certains ont décidés de se battre contre les ennemis, d’autres se battent contre des compatriotes. On est souvent sous tension, les cadavres pleuvent et cela assure un dynamisme assez intéressant.

Une inspiration un peu trop présente pour moi

Je suis une grande fan de Downton Abbey, je vous l’assure. Cependant, ici, j’ai trouvé trop de similitudes pour être complètement dans l’histoire. En effet, j’ai su faire des liens entre les personnages, les situations ainsi que les intrigues. La première moitié du roman m’a fait peur, même si j’ai apprécié ma découverte, elle n’a pas été 100% originale pour moi. La vie des domestiques dans un manoir irlandais, les pauvres avec les pauvres et les riches avec les riches. Quand les strates de la société se confondent, cela fait des étincelles. De plus, l’histoire du Titanic, les personnages, les métiers, j’ai trouvé des similitudes qui m’ont un peu fait lever les yeux au ciel.

L’intrigue

Sans trop rentrer dans les détails, l’intrigue prend du sens au moment où on quitte Ennismore pour Dublin. On entre vraiment dans la vraie vie, celle du peuple mais aussi de la noblesse. La guerre a pour « point positif » de rassembler les gens. Ainsi, les plus riches descendent de leur petit nuage doré et les plus pauvres acceptent la main tendue.

On fait la rencontre de plusieurs personnages que l’on suit tout au long du roman. Rosie et Victoria sont les « filles d’Ennismore » (bien que l’on puisse penser, en écho à Lady Thea & Louisa). Rosie est une fille de paysan, Victoria, elle est une fille de la noblesse qui vit au domaine d’Ennismore. Née avec une petite cuiller en argent dans la bouche, la vie de Rosie la fascine et inversement. Si les filles deviennent les meilleures amies du monde, les années ont fait que les chemins se sont séparés. Elles se retrouveront un peu plus tard, changées mais profondément humaines.

La plume de Patricia Falvey

J’ai apprécié découvrir cette plume qui m’a énormément plu. J’ai mis mon nez dans ce roman hier dans l’après midi et je l’ai terminé ce soir, c’était intense mais très intéressant.

On n’a pas de longueur, c’est dynamique. Le fait que l’on change de situation, de personnages, tout cela aère un texte qui est très sympathique à suivre !

Les – :

  • Trop de situations identiques ainsi que des inspirations que j’ai déjà vu dans Downton Abbey.

Les + :

  • Les personnages de Rosie et de Victoria. Leur amitié m’a énormément plu
  • La situation historique.
  • La plume de l’auteure.
  • Le crossover entre les personnages

4

19

Le destin des cœurs perdus – tome 1 : les damoiselles de Castel Dark de JC Staignier

51NEWzzXYYL.jpgRésumé : Angleterre, 1390. Par ordre du roi, les trois filles aînées du comte Clayton de Percival se rendent à Hill House pour rencontrer le duc de Templeton. Lorsque les portes du château se referment sur Mary, Jane et Ilyana, elles ignorent que leur destinée vient de basculer. À Castel Dark, le domaine familial, Aelis, la benjamine au caractère rebelle tente de s’imposer dans une société où les hommes dominent. Entre l’amour, la passion et la haine, les damoiselles de Castel Dark trouveront-elles le courage d’affronter leur avenir ?

Mon avis : Je remercie du fond du cœur JC Staignier pour l’envoi de ce roman. J’étais très heureuse de voir que ma demande avait été accueillie avec plaisir. J’ai fondu pour cette couverture aussi mystérieuse que prometteuse ainsi que pour ce résumé. J’ai le plaisir de remettre au goût du jour cette chronique dans le cadre du prix des auteurs inconnus 2019. Le roman de JC est ma première lecture de la session pour cette année. La chronique se refait donc une petite beauté pour l’occasion.

Une belle histoire que l’on lit d’une traite

Quelle belle surprise ! Je ne savais pas à quoi m’attendre avec cette romance. Généralement, j’adore les romances historiques mais lorsqu’elles sont dans ces siècles un peu plus reculés que les 17ème/18ème et 19ème siècles, je suis un peu novice. J’en lis que très peu. J’avais une envie folle de lire ce roman mais aussi une légère crainte de ne pas adhérer à ma lecture. J’ai rapidement écarté cette crainte, ma lecture a été formidable. 83635699_10216845068819798_5287050577543430144_nC’est une lecture captivante que j’ai eu la chance de faire. Elle est atypique dans sa manière de traiter la romance. En effet, il n’est pas question de robe de bal, de carnet de bal, de jeunes filles en fleur cherchant un prince charmant. On est à des années lumières de cette idée. C’est ce qui fait le charme et l’originalité de ce premier tome.

L’intrigue

Je suis sous le charme de ce que l’auteure nous propose ici. En plus d’une plume de qualité, de personnages fins dont les caractères et les psychologies sont détaillées, nous avons aussi la chance d’avoir une intrigue crédible, haletante et qui nous permet de passer un moment exceptionnel de lecture.

Nous nous trouvons en Angleterre, en 1390. Le XIVème siècle a encore bien des secrets que je dois percer mais j’avoue m’être sentie à l’aise dans ces lieux, ces décors, cette culture. Vous le savez maintenant depuis quelques temps, je suis une véritable fan de la Grande Bretagne ainsi que de la culture de chaque pays. Je suis donc toujours partante lorsque l’on se retrouve dans des intrigues qui se déroulent dans un des pays qui en fait partie.

L’intrigue fourmille de détails et d’idées très intéressantes. On est vraiment dans des décors séduisants qui mettent tout de suite le lecteur dans l’ambiance. J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup d’idées très sympathiques.

Dans cette histoire, il ne faut pas s’attendre à trop de romantisme et d’expression des sentiments. Il y a une bonne dose de violence mais elle est toujours justifiée. Il n’y a pas de sang qui coule sans raison. Oui, c’est assez violent. En même temps, je pense que le siècle dans lequel se déroule l’histoire justifie la présence de cette violence. Personnellement, je ne suis pas fan de cette idée de sang, de violence et de trahison, encore moins dans une romance, cependant, je trouve que l’idée est assez originale pour être soulignée. En faisant ça, JC Staignier élargit le cercle d’un lectorat potentiel. Je sais que certaines de mes connaissances qui ne sont pas forcément à l’aise avec les romances pourraient être séduites par le roman de JC qui ne se focalise pas sur l’aspect amoureux des relations. Les thématiques sont diverses et variées. Cela ajoute un vrai plus.

La place de la femme soulignée.

Le personnage principal de ce premier tome est une jeune femme qui ne se laisse pas faire. Elle se rebelle contre ce monde où les hommes dominent et où les femmes s’inclinent. On est dans une histoire où les trois filles du comte Clayton de Percival sont présentées au duc de Templeton pour qu’il choisisse sa nouvelle femme. On a une rébellion dans la manière de penser par les femmes. Même si elles doivent obéir, elles n’en pensent pas moins. Cela fait du bien dans les romances historiques. On ajoute une pointe d’originalité avec ces caractères bien trempés.

On suit donc ces trois sœurs dans leurs nouvelles vies. On est à leurs côtés, on se ronge les sangs pour savoir ce qui va pouvoir leur arriver. On a envie de les soutenir et de casser deux ou trois figures au passage. Bref, j’ai beaucoup apprécié que l’on mette ces trois damoiselles en personnages principaux. C’est un très bon choix.

Une fin qui m’a fait frôler la crise d’apoplexie

Non mais franchement ? C’EST-QUOI-CETTE-FIN ?! J’ai crié. Littéralement. Du fond de mon lit, j’ai crié. C’est bien la première fois que cela m’arrive. J’ai vécu la fin de ce premier tome de manière intense. Voilà la preuve que le roman est bon. Mais si j’avais pu secouer l’auteure comme un prunier, je crois que je l’aurais fait. Ahah !

La plume de JC Staignier

Voilà une belle découverte ! J’en ai beaucoup entendu parler mais sans jamais avoir eu la chance de découvrir le talent et l’univers de JC. Franchement, j’ai beaucoup apprécié la qualité de ses mots. Plume délicate mais incisive, on passe par tous les stades : le drame, la romance, l’amour, la trahison, bref, on en a pour son argent ! J’ai réellement apprécié cette aventure. Cela est dû au fait que j’ai eu la chance de découvrir une plume qui s’adapte à l’époque dans laquelle on évolue. Bravo !

3 bonnes raisons de lire ce premier tome : 

  • Un regard sur la romance différent de ce que l’on peut trouver habituellement. 
  • Un panel de personnages fort et très intéressant 
  • Une fin qui donne envie de connaitre la suite rapidement

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Retrouvez le PDAI ici 

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Incroyable Charlotte – Camille Adler & Flora Pialot

41-NHksAfJL._SX350_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Paris, an VI. Voilà un an que l’époux de Charlotte de Verteuil est mort au combat, dans les guerres de Napoléon. Tout juste sortie de son deuil, la jeune femme est bien décidée à profiter des plaisirs de la vie parisienne ! Accompagnée de son amie Emily Bingley, rencontrée lors de son exil en Angleterre durant la Révolution, elle essaie de retrouver sa place dans le monde et de comprendre le fonctionnement de cette nouvelle société, où tout se trouve bouleversé. Sur son chemin, elle rencontrera deux hommes aux caractères opposés : Armand, artiste passionné, et Augustin, noble cynique et beau-parleur.

Mon avis : Je remercie Séma Editions pour l’envoi de ce roman ainsi qu’Alicia pour sa gentillesse et sa joie de vivre. C’est toujours un plaisir de travailler avec des personnes qui font leur travail dans la joie et la bonne humeur ! Merci à tous.

Un roman qui se lit vite et bien

Incroyable Charlotte est un roman assez surprenant finalement. Je ressors de ma lecture assez contente de ma découverte. J’avoue que ce n’est pas un coup de cœur. Cependant, dans la globalité, le roman est très bon. On a un mélange assez intéressant entre un décor digne de Jane Austen et une intrigue assez innovante (pour le siècle) où le féminisme à sa place, où la question de la place de la femme est soulevée. Toutes ces notions ont fait de ma lecture une lecture très sympathique.

Charlotte et les autres personnages

J’avoue que j’ai énormément apprécié Charlotte de Verteuil. Je ne sais pas si cela est fait exprès ou non mais elle m’a clairement fait penser à la marquise de Merteuil des Liaisons dangereuses. Je pense que l’inspiration est soulignée ici grâce à ce nom. C’est un personnage au caractère fort, qui fait ce qu’il faut pour être acceptée dans une société qu’elle ne comprend pas/connait pas forcément. Charlotte est une personne qui apprécie découvrir les choses qu’elle ne connait pas. Elle ne se laisse pas faire et mène son monde comme elle l’entend.

Autour de Charlotte gravite de nombreux personnages. On peut quand même souligner l’importance d’Emily, son amie de toujours. Mais aussi deux hommes : Armand et Augustin. Deux hommes diamétralement différents mais qui font voir différentes facettes de Charlotte. J’ai trouvé l’utilisation des personnages particulièrement bien exécutée.

Emily est un personnage que j’ai apprécié. Elle est très différente de Charlotte mais j’apprécie cette complémentarité. Cela fait de leur amitié une amitié forte où la loyauté est quelque chose de très important. Son nom m’a tout de suite fait penser à Orgueil et Préjugés de Jane Austen. J’avoue que c’est un personnage qui correspond bien à l’univers d’Austen.

Une société décrite parfaitement

J’ai trouvé les ambiances très bien décrites. En effet, j’ai trouvé que les sociétés étaient vraiment très sympathiques et semblaient réelles. On passe de l’Angleterre à Paris sans aucun problème. On voit bien que ce ne sont pas les mêmes mœurs ni les mêmes traditions. Il n’y a qu’une chose qui semble être sensiblement identique : la place de la femme. Je ne peux pas dire que Charlotte est une féministe engagée mais cependant, plusieurs fois, elle remet en question des comportements sexistes. J’ai apprécié cela.

On est dans des décors assez sympathiques : on est dans le milieu parisien. On vogue entre bals et festivités à travers les yeux de notre personnage principal. J’ai trouvé cela intéressant. De plus, la période évoquée n’est pas ultra présente dans les différents ouvrages historiques que je lis. C’est assez sympathique de changer de siècle. Cela permet aussi de s’interroger sur des questions sociales : la place de la femme, la condition de la femme ainsi que son évolution. Bref, j’ai aimé ce point là.

Un triangle amoureux bien maîtrisé

Quand j’ai vu que Charlotte hésitait entre deux hommes, je me suis dit qu’on aurait encore le droit à un triangle amoureux ennuyant. Cependant, je trouve que les auteures s’en sont très bien tirées. La romance n’est pas forcément présente tout le temps et cela permet au lecteur de respirer. On change aussi de personnages, on ne se focalise pas seulement sur Charlotte. Ainsi, on peut aussi découvrir une romance qui touche Emily. C’est assez agréable.

Les plumes

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de roman écrit à quatre mains. Cela m’a beaucoup plus. Généralement, ce sont deux univers qui cohabitent ensemble et qui nous permettent de découvrir des univers bien particuliers. Les mots sont justes, la lecture se fait sans problème. On y croit, tout est crédible.

Les – :

  • Les inspirations dans les noms. Petit détail qui m’a un peu fait tiquer. J’ai pensé aux deux œuvres tout au long du roman.

Les + :

  • Les personnages et les psychologies très bien utilisées.
  • L’intrigue est simple mais efficace.
  • La plume des auteures.
  • Les questions sur la place de la femme dans la société à travers les siècles.

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Les Crèvecoeur – Tome 1 : Edith et Romain – Antonia Medeiros

122615684.jpgRésumé : Un destin unique, une obsession familiale, le poids des secrets. Germain Crèvecœur, l’un des plus grands créateurs de chaussures pour femmes du XXe siècle, vient d’être retrouvé pendu. Il lègue à un fils mystérieux tous ses biens, y compris une maison étrange aux murs couverts de souliers féminins et des lettres dans lesquelles le défunt dévoile le roman de sa vie ainsi que ses plus terribles secrets… Pris entre l’amour fusionnel de sa mère Édith et la folie fétichiste de son père cordonnier, Germain grandit au début des années 1920 conscient de sa différence et de sa sensibilité à l’élégance féminine. Des tragédies familiales et des secrets qui hantent son histoire, il puisera toute la force de sa passion créatrice afin de répondre à cette unique question : peut-on guérir son âme au fond d’une bottine pour dames ? Entre passions et intrigues familiales, la saga des Crèvecœur est un hymne à la féminité et une fresque fascinante où se mêlent Histoire, sensualité et quête du bonheur. Édith et Romain est le premier tome de cette saga familiale en deux volets.

Mon avis : Je remercie Antonia Medeiros pour m’avoir donné la possibilité de pouvoir lire le premier volet de sa duologie. Au-delà du résumé ultra tentant, j’ai trouvé la couverture très jolie malgré la sobriété de cette dernière.

Une saga familiale intense

J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce premier tome. Sur fond historique, on se trouve au cœur d’une famille. On fait la rencontre d’Edith, une femme qui se voit mariée de force à Romain Crèvecoeur pour sauver l’entreprise familiale. Rapidement, on se retrouve dans une spirale de malheur : en effet, Romain est un personnage froid, cruel, qu’on a du mal à suivre. C’est un homme très particulier qui fait une fixation un peu particulière sur les chaussures. C’est une relation très compliquée entre les deux époux. L’arrivée de leur fils Germain va permettre à Edith de respirer, d’avoir sa bulle d’air. Germain est un petit garçon adorable, comblé par l’amour de sa mère. Cependant, Romain va rapidement se retrouver seul contre sa femme et son fils qui avancent dans la vie en le laissant de côté.

Nous sommes donc sur une saga familiale dont le sujet principal est le mensonge, la dissimulation et les secrets de famille.

Les personnages

On retrouve donc plusieurs générations de la famille Crèvecoeur. On a Edith et Romain mais aussi Germain et Raphaël. Si j’ai adoré Edith et Germain, je suis complètement passée à côté des personnages de Romain et Raphaël. Cette mère aimante, forte et courageuse m’a énormément plu. En plus de cela, c’est une femme qui m’a plu par sa force de caractère et sa volonté de ne pas se laisser abattre par les aléas de la vie. Germain est un personnage attachant mais dans la progression du roman. Plus le roman a évolué, pris de l’ampleur, ma sympathie pour ce personnage n’a fait que croître, c’était plutôt sympathique de le découvrir. Il est un savant mélange de ses deux parents : le côté affectif de sa mère et la passion de la mode de son père. J’adore ! Cela fait de ce personnage un personnage excentrique et un peu fou.

Mode et Première Guerre Mondiale

On ne trouve pas ce mélange partout. Je vous l’avoue. Cependant, j’ai adoré ! J’ai trouvé cette idée très sympathique. La seule peur que j’ai eu c’est de savoir si l’auteure savait de quoi elle allait parler et surtout si cela allait être crédible. Je suis ravie de vous dire que l’auteure est excellente ! Elle parvient à nous propulser dans la période de la guerre 14/18. On se rend compte que la femme évolue encore plus vite lorsqu’il s’agit de période historique où les hommes sont au front. Si la femme « prend la place » de l’homme, Germain a lui aussi une profession particulière qui est au service des femmes. J’ai trouvé ce croisement sympathique.

L’intrigue

Je l’ai trouvé très sympathique. En effet, on est toujours dans cet effet de mouvement : croisement dans les histoires, on passe d’un personnage à un autre. On est vraiment dans un roman dynamique. J’ai trouvé la découverte épistolaire très sympathique. Raphaël découvre la vie de sa famille par les lettres que son père lui a gardé.

La plume de l’auteure

J’ai adoré la subtilité des mots, la douceur et la beauté de la plume de l’auteure. Je suis charmée. C’est vraiment très intéressant. J’ai trouvé que l’histoire était intrigante et très bien menée. Cela est certainement du à la qualité de la plume !

Les – :

  • Deux personnages avec lesquels je n’ai pas su tisser de lien.

Les + :

  • Edith et Germain.
  • La mode et la guerre. Deux thèmes que j’ai apprécié retrouver.
  • La plume de l’auteure.
  • Les décors intéressants.

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Les ombres – Tome 1 – Les observateurs d’Eve Ruby Lenn

book-1742.jpgRésumé : Le célèbre historien-enquêteur Wilson Grant se retrouve embarqué malgré lui, dans des circonstances mystérieuses, à Chester, ville du Cheshire, en Angleterre. Seul et perdu, il est accueilli par une singulière famille dont la demeure semble abriter de nombreux secrets. Bientôt, des incidents surviennent et se multiplient. Les langues se délient, les découvertes se font jour quant aux mystérieux hôtes de la propriété des Ombres, tandis que resurgissent d’anciennes superstitions. Wilson s’enlise dans une des plus obscures et intrigantes énigmes qui lui soit offerte. Face à d’incroyables révélations, il va devoir se plonger dans une enquête qui l’obligera à affronter les instincts humains les plus sombres…
Mon avis : Je remercie Librinova pour l’envoi de ce roman que j’ai sorti récemment de ma liseuse. J’avoue que cela faisait quelques semaines qu’il était là mais je n’ai pas eu le temps de le lire avant. Entre le travail et les travaux, parfois, il est difficile de trouver du temps, ajoutez à cela les démarches administratives et les petits tracas du quotidien et vous avez… quelques semaines de retard. Bref, passons à la chronique !

Quand le policier historique côtoie le surnaturel

Si vous me connaissez et me suivez depuis quelques temps, vous savez que je ne peux pas résister à une intrigue policière historique. Il suffit de mettre les mots magiques : enquête, Angleterre, manoir et vous pouvez être certain que je serai de la partie. Lorsque Morgane m’a proposé de lire ce roman, j’ai accepté tout de suite ! J’ai été surprise durant ma lecture avec un mélange que je ne connais pas forcément hyper bien : en effet, lorsque le fantastique côtoie une enquête policière victorienne… Je ne vois que le chien des Baskerville de Conan Doyle. Ayant été un formidable coup de cœur, j’ai voulu tenter l’expérience de nouveau !
Le genre historique victorien amène une atmosphère oppressante : tout au long du roman, on se demande ce qui va nous tomber sur la tête ! C’est lugubre, sombre, envoutant ! J’ai beaucoup apprécié ce point de l’intrigue.

Un roman séduisant mais…

Sur le papier, tout était là pour me plaire. L’intrigue est bonne, on se plait à suivre les aventures de notre personnage principal : Wilson Grant. Honnêtement, ce roman aurait pu être un formidable coup de cœur mais malheureusement, il y a eu quelques bémols.
Il y a des longueurs : en effet, j’ai trouvé que les dialogues apportaient de la lourdeur de temps en temps. Bien entendu, ils sont nécessaires au roman mais je les ai trouvés assez nombreux et certains ne sont pas forcément nécessaire à mon goût. J’ai fait une petite pause dans ma lecture à cause de ces longueurs. C’est dommage parce que l’idée de départ est vraiment bonne.
On parle d’amnésie, d’enquête, d’un manoir mystérieux, de créatures, de cauchemars. Bref, tout est vraiment là pour que l’on passe un moment d’enquête intense. Cependant, ces bonnes idées sont enveloppées par trop de longueurs. L’intrigue s’essouffle et malheureusement, la lecture ne fut pas aussi fluide que ce que j’avais espéré.

Les personnages

On suit l’enquête de Wilson Grant. Un vieil enquêteur historien que j’ai pris plaisir à suivre. Il s’agit ici d’une force incroyable du roman. Ce personnage est intelligent, courageux et très curieux. Il agit rationnellement et met son nez partout. J’ai adoré ! C’est un personnage haut en couleur qui porte sur ses épaules le roman.
Les personnages secondaires ajoutent beaucoup de mystère à l’intrigue : les propriétaires du manoir, la gouvernante, la demoiselle qui vit à la lisière de la forêt. Bref, l’auteure parvient à retenir notre attention avec les personnages.

La plume de l’auteure

J’ai vraiment apprécié ma lecture malgré les longueurs. La plume de l’auteure est terriblement envoûtante ! L’ambiance, les personnages, les notions abordées, j’ai tout apprécié. Les décors sont propres, décrit comme il le faut. On se retrouve bloqué avec Wilson dans cette histoire palpitante qui gagnerait à être plus courte pour effacer ces longueurs.
Les – :
– Des longueurs dans les dialogues et dans l’intrigue en général.
Les + :
– Le personnage de Wilson Grant.
– Les décors.
– Le genre historique victorien qui m’a plu de retrouver avec cette touche de surnaturel
– La plume de l’auteure.
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La marque de Windfield – Ken Follett

9782367626833-001-T.jpegRésumé : L’auteur du Code Rebecca et de l’inoubliable fresque des Piliers de la Terre nous emmène ici, avec sa prodigieuse science de l’intrigue, au cœur de l’Angleterre victorienne. En 1866, plusieurs élèves du collège de Windfield sont les témoins d’un accident au cours duquel un des leurs trouve la mort. Mais cette noyade est-elle vraiment un accident ? Les secrets qui entourent cet épisode vont marquer à jamais les destins d’Edward, riche héritier d’une grande banque, de Hugh, son cousin pauvre et réprouvé, de Micky Miranda, fils d’un richissime Sud-Américain. Autour d’eux, des dizaines d’autres figures s’agitent, dans cette société où les affaires de pouvoir et d’argent, de débauche et de famille, se mêlent inextricablement derrière une façade de respectabilité…

Mon avis : Je remercie Audiolib ainsi que Pauline pour l’envoi de ce roman en service presse audio. Je profite toujours de ce partenariat pour écouter des auteurs que je ne connais pas ou des romans que je n’aurais peut-être pas lus si je les avais croisés en librairie.

Ici, j’ai fait la rencontre de la plume de Ken Follett. Je le connais de nom, je sais qu’il a écrit les Piliers de la Terre mais je n’avais jamais le courage de m’immerger dans ces pavés. J’ai pensé que le roman audio pourrait m’aider.

L’intrigue du roman

La marque de Windfield est un roman intéressant bien qu’il ne m’ait pas totalement convaincu. Le résumé me plaisait énormément et cette couverture classique aussi. Je me suis demandée ce qui allait me tomber dessus et j’ai été quelque peu déçue, je dois vous l’avouer.

Voilà un thriller historique. Le format, la plume ainsi que certaines péripéties m’ont beaucoup plu. On s’étale sur quelques années, on voit les personnages évoluer. Je pense que là où l’on m’a perdu, c’est dans la quantité affolante de personnages.

On part d’une noyade qui berce les premiers chapitres du roman puis cette noyade non accidentelle vient empoisonner le reste du roman et les années.

Malheureusement, l’intrigue s’est essoufflée pour moi. Les personnages, trop nombreux, m’ont agacée pour certains. Il y a quand même Maisy et Hugh qui m’ont énormément plu et qui m’ont poussés à aller jusqu’au bout de mon écoute. Finalement, l’intrigue est assez prenante mais j’y ai trouvé beaucoup de longueurs et de péripéties similaires : coup bas de l’aristocratie anglaise du XIXème siècle et railleries. Les plus grandes machinations sont présentes dans ce roman mais finalement, n’est-ce pas un peu de trop ?

Les personnages

Il y en a eu beaucoup trop pour moi. Ils ont rendus ma progression dense et longue. Les premiers personnages présentés sont Micky Miranda ainsi qu’Edward Pillaster. La famille Pillaster est la plus riche d’Angleterre. Elle est à la tête de la plus grosse banque du pays. On est donc dans un univers très riche. D’habitude, les personnages qui sortent de la norme me plaisent énormément : Micky fait partie de cette catégorie pour moi : un étranger qui vit au crochet des Pillaster, c’était un début très prometteur. Ce personnage ne m’a pas plu plus que cela pourtant. En effet, ses multiples facettes et ses défauts m’ont énervée tout au long de ma lecture.

La famille Pillaster se divise : en effet, les frères Pillaster Tobias et Joseph ne se cotoyaient plus lorsque Tobias a décidé de se lancer seul dans sa création de banque. On a donc les deux cousins : Edward et Hugh qui sont de la même famille mais radicalement différents. Lorsque le premier est fainéant et qui ne sait pas ce que l’effort professionnel veut dire, le second se montre prévenant, intelligent et travailleur. Maisy est aussi un personnage que j’ai énormément apprécié.

Mention spéciale pour la mère d’Edward qui m’a vraiment fait sortir de mes gonds. Cependant… J’avoue que son personnage m’a beaucoup surprise sur la fin.

Les décors et l’univers

C’est le choc des cultures et des strates sociales. On a tout un panel de personnages venant de différentes strates. Pauvres, riches, honnêtes, trompeurs, on a de tout ! Je pense que c’est cela qui m’a ennuyée. Je me suis noyée (comme Peter) dans la foule et la multitude des personnages.

La plume de l’auteur

Je ne peux rien dire là-dessus. C’est excellent, c’est rythmé, dynamique. Je pense vraiment que ce n’est pas la forme mais le fond qui ne m’a pas séduite. La plume est excellente et je pense que je réitèrerai la découverte d’un autre roman de Ken Follett.

Les – :

  • Trop de personnages.
  • Trop de péripéties redondantes…

Les + :

  • Les personnages de Hugh et de Maisy.
  • La plume de l’auteur.
  • Le choc des cultures.

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C’était le premier jour de l’Automne – Isabelle Flückiger Jachym

téléchargement.jpgRésumé : Roman mi historique mi contemporain 23 septembre 1942, l’avion de reconnaissance de Richard et Félix, deux jeunes québécois, (membres du Bomber air Force), tombe en panne dans la région de Belfort. Ils doivent rejoindre absolument la Suisse pour échapper à l’armée allemande. Ils seront recueillis par Blanche, une jeune veuve. Et l’histoire commence de ce premier jour de l’automne jusqu’à nos jours. Des personnages foncièrement humains pris entre le doute et l’espoir, la raison et la folie, l’amour ou la trahison dans une époque troublée où les moindre de vos idées ou vos gestes peuvent vous être fatals.

Mon avis : Je remercie énormément Isabelle pour l’envoi de son roman en service de presse. J’avais déjà eu la chance de lire un roman de cette auteure : Les secrets de la petite boîte en fer que j’avais adoré ! C’était donc avec grand plaisir que j’ai accepté de lire le nouveau roman d’Isabelle.

Un fond historique bien présent.

Je n’ai pas vécu la guerre, non. Je la vis de temps en temps à travers les mots de ma grand-mère quand elle est d’humeur à partager les histoires de ma famille. Mes arrières grands-parents ont caché des américains dans le grenier de ma maison. Incroyable ! Tout de suite, j’ai pensé à ma mamie quand j’ai rencontré le personnage de Blanche.

Blanche est une jeune femme, mère de deux enfants et veuve. Elle vit la guerre, peut-être pas sur le front mais elle la vit quand même ! Surtout au moment où Richard et Félix arrivent chez elle, à la ferme, pour lui demander de l’aide. La vie de la belle Blanche va rapidement changer.

L’auteure nous propose ici une plongée dans cette Seconde Guerre Mondiale dévastatrice qui a tué beaucoup de soldats, séparé des familles et semé la terreur partout dans les pays touchés. La France est spectatrice de cette guerre qui va durer quelques années.

J’en profite pour féliciter Isabelle pour la documentation qui a dû être faite en amont. C’est impressionnant. Cela ajoute une dimension réelle au roman.

Les personnages.

J’ai apprécié le courage de Félix et Richard. En effet, ils ont dû atterrir d’urgence près de chez Blanche. Dans un pays où les traitres et les allemands sont partout, il est délicat d’espérer survivre.

Blanche, elle non plus, ne manque pas de courage. Je l’ai trouvé brillante, belle, généreuse. C’est vraiment une personne exceptionnelle. En effet, on ne peut pas oublier le fait qu’il y ait eu des héros anonymes sur le front mais aussi dans les villes et les campagnes.

Une notion chère à Isabelle Flückiger Jachym : le souvenir.

Si cette notion était déjà très présente dans le roman les secrets de la petite boîte en fer qui parlait d’une personne qui gardait ses souvenirs dans une boite en fer pour ne rien oublier, ici, l’intrigue permet au lecteur de ne pas oublier ce que nos ancêtres ont fait pour la France, pour nous, pour la liberté. C’est incroyable de voir les acteurs de cette guerre se battre contre le mal qui pullule partout. Ils n’ont pas peur de risquer leurs vies.

La plume de l’auteure.

De nombreuses qualités sont mises en avant : la solidarité, le courage et l’espoir d’un avenir meilleur. J’ai trouvé qu’Isabelle a retranscrit les choses avec délicatesse et véracité. C’était très sympathique à découvrir malgré la période de tumulte choisie.

Les – :

  • Une période assez dure. Malheureusement, j’ai fait une pause pour ne pas avoir trop de mal à lire.
  • Quelques longueurs. 

Les + :

  • Le personnage de Blanche.
  • Les valeurs véhiculées par l’auteure.
  • Le souvenir à ne jamais oublier.
  • La plume de l’auteure

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Éclaircir les ténèbres – Nicolas Bouchard

5144CLPPDvL._SX195_.jpgRésumé : 1640. Une Province a disparu. Il semble que l’enfer se soit abattu sur la paisible vallée d’Ouraos, territoire enchanté du Jura et berceau de la guérisseuse Sophronia. Les étoiles ont pâli, une brume verdâtre se glisse partout. Les habitants, terrifiés, se cloîtrent chez eux. On y a vu Frigg, une ancienne déesse païenne accompagnée d’une armée de monstres… Recrutés dans le Paris misérable et grouillant du XVIIe siècle par le cardinal de Richelieu, quatre hommes sont désignés pour lutter contre les puissances des ténèbres : fantassin, mousquetaire, artilleur et lansquenet. Mais le Cardinal leur adjoint un cinquième comparse en la personne du brillant philosophe et ancien mercenaire René Descartes. Son objectif : soumettre la sorcellerie à la loi de la raison, et au final, éclaircir les ténèbres. Un roman à la croisée des chemins, entre aventures, sorcellerie et roman historique.

Mon avis : Je remercie les éditions SNAG. Ce premier roman signe mon partenariat avec cette nouvelle ME. Je suis ravie d’avoir commencé cette nouvelle expérience avec le roman Éclaircir les ténèbres.

Une intrigue originale.

Je suis contente d’avoir eu quelque chose d’original à me mettre sous la dent ! En effet, si, d’un premier coup d’œil on peut penser que l’intrigue sera principalement historique, plus on avance dans la lecture, plus on comprend que l’intrigue laisse place à l’imagination et à la fantasy ! Quel bonheur, cela faisait longtemps que je n’avais pas eu un roman qui mêlait ces deux genres.

D’un point de vue historique, on retrouve le philosophe Descartes ainsi que le Cardinal de Richelieu. C’était très sympathique. Cette période-là de l’histoire me plait énormément. Rien qu’en lisant la première ligne du résumé, je savais que ce roman était fait pour moi.

Les personnages.

Nous avons un sacré panel de personnages qui se divise en deux « camps » : d’un côté latéléchargement.jpg partie qui veut lutter contre le mal qui règne sur le pays. On y trouve Damien, Rudolph, Hughes et Jonas, ce sont quatre jeunes hommes recrutés par le cardinal de Richelieu pour partir à la rencontre des monstres qui effrayent la population de la vallée d’Ouraos, en Franche Comté. De l’autre côté, nous avons une fratrie : Gunther, Erick et Ilse. Ce sont un trio vengeur. Ils veulent récupérer ce qu’il leur revient, selon eux, de droit. Ils ne sont pas effrayés par jouer avec le feu, faire un pacte avec le diable et réveiller les forces du mal pour venger leur famille. Avec ce trio, on trouve une sorcière Frigg ainsi qu’une guérisseuse et sa fille. Bref, c’est vraiment prenant.

On a beaucoup de personnages et ce que j’ai trouvé dommage c’est que les personnages restent un peu en surface. J’aurais apprécié en savoir un peu plus sur leurs vies personnelles, leurs passés… Cela ne m’a pas empêché de m’attacher à certains personnages mais c’est le risque avec un gros panel de personnages.

La plongée dans l’histoire et dans l’univers.

J’ai pris un plaisir certain à découvrir ce que Nicolas Bouchard nous proposait. On a un fond historique qui m’a beaucoup plu, on peut associer à cela de la magie noire et blanche, des sortes de mort vivants ainsi que la présence d’une sorcière vengeresse.

La seule chose qui m’a un peu chiffonnée, c’est dans la construction. Je me suis un peu perdue dans les moments de retour en arrière. C’était par moment flou.

Nicolas Bouchard : sa plume et son imaginaire.

Il y a une chose qui est certaine, c’est le fait que Nicolas Bouchard nous propose ici une véritable plongée dans un univers où le fantastique se mêle très facilement à la réalité. On entre dans l’intrigue très facilement. J’ai trouvé cela super. J’ai été happée par la plume ultra intéressante de cet auteur.

Les – :

  • Des psychologies qui restent trop en surface pour moi.
  • Des flash back un peu difficiles à suivre.

Les + :

  • Une plume que j’ai adoré découvrir.
  • Un mélange des genres vraiment très bien maîtrisé.
  • Un panel de personnages très intéressant.
  • Une fluidité dans l’écriture et dans l’action.

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Valentine Perdreaux a disparu – Saison 1 – Épisodes 5,6,7 & 8 – Felix Lejaune

Résumés par épisode.

Épisode 5 : Heureuse d’avoir échappé à Antonin et Waldeck, Valentine Perdreaux file dans Venise vers la bibliothèque secrète de l’Ordre de la Rose Croix… Mais dans quel but ? Sans compter que les hommes de Fayçal la surveillent toujours de près…

Épisode 6 : Valentine Perdreaux est au cœur de la bibliothèque secrète de la Rose Croix, plongée dans l’étude du mystérieux poignard qui y est conservé… Ayant semé Antonin, elle se croit enfin en sécurité… Mais bientôt l’enfer va se déchaîner…

Épisode 7 : Après avoir échappé à une mort certaine, grâce à l’arrivée in extremis d’Antonin, Valentine est momentanément hors de danger. C’est le moment, elle peut nous en apprendre un peu plus sur sa mystérieuse mission en Orient, et les buts secrets qu’elle poursuit… Arrivera-t-elle à rallier Antonin à sa quête ?

Épisode 8 : Valentine a réussi à convaincre Antonin de l’accompagner dans la suite de son périple, mais les Assassins sont toujours à leurs trousses. La petite équipe fuit Venise en urgence à bord d’un bateau de contrebandiers, direction Istanbul, porte de l’Orient…

Mon avis : Je remercie les éditions Nutty Sheep et plus particulièrement Céline pour l’envoi de ces épisodes qui clôturent la saison 1 des aventures de Valentine Perdreaux.

Ces quatre épisodes marquent un tournant dans l’histoire. En effet, j’ai trouvé qu’ils étaient plus prenant. On est vraiment dans l’action et l’on en prend plein les yeux. J’ai trouvé que, malgré le format épisodique qui pourrait poser problème à la mise en place de l’action, on se retrouve dans une intrigue pleine de rebondissement où l’on ne s’ennuie jamais.

On retrouve tous les personnages que l’on a découvert à travers les premiers épisodes. Antonin, Waldreck qui sont employés par le père de Valentine pour la retrouver. On retrouve aussi forcément Valentine qui essaye d’échapper aux employés de son père pour finir la mission qu’on lui a demander de faire en Turquie.

Ce que j’ai apprécié dans cette première saison c’est l’appel au voyage. En effet, j’aiFantasy trouvé que l’auteur parvenait à nous faire partir loin, dans un pays du moyen orient. Je m’y suis crue : j’entendais le bruit des souks, la langue chantante qu’elle la langue arabe pour moi, les odeurs d’épice. Bref, j’ai adoré ! Ce que j’ai aussi aimé c’est le fait que Félix Lejaune met aussi en avant la culture arabe ainsi que ces traditions. Dans la manière dont les hommes de main de Fayçal tuent, on voit bien les rituels de morts que l’ancienne tradition arabe peut inculquer.

Les personnages m’avaient manqué. Même si je ne les ai retrouvés que pour une paire de pages… Ce format est vraiment à double tranchant ! J’aime le fait que le cliffhanger est à son paroxysme à chaque fin d’épisode mais c’est beaucoup, beaucoup, beaucoup trop courts ! Je ne sais pas si on peut considérer que c’est un point négatif lorsque l’on râle parce que l’on en veut plus, mais franchement, j’adorerai en savoir plus sur les psychologies des personnages ainsi que sur l’histoire, les légendes, la mission.

Le personnage de Valentine prend de l’ampleur à la fin de cette saison. Elle ne se laisse pas faire malgré la place problématique de la femme à cette époque. C’est vraiment très intéressant de voir qu’elle veut y parvenir. Elle veut savoir faire les choses par elle-même, avoir une sacrée culture, parler différentes langues. Elle ne se laisse pas faire et franchement, j’ai apprécié ce caractère fort qui apporte beaucoup à l’intrigue.

La plume de Félix Lejaune est toujours aussi attirante et dynamique. Les mots choisis sont choisis avec minutie et j’aime cela ! La plume est travaillée et très intéressante.

Les – :

  • Un format toujours aussi problématique pour moi : j’aime certains points mais c’est trop court pour moi.

Les + :

  • La culture arabe que j’ai apprécié retrouver.
  • L’appel au voyage à travers cette première saison.
  • La plume de l’auteur.
  • Le panel de personnages que j’ai apprécié retrouver.

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La dame d’Aquitaine – Jacquie Béal

couv-dame-aquitaine.jpgRésumé : Périgord, 1637. Altaïre de Claviérac est élevée dans une grande liberté, bien loin des règles de bienséance de la noblesse. Indépendante et farouche, elle monte à cheval comme un garçon, jure comme un homme d’armes, chante comme un troubadour et rêve d’épopées comme un chevalier… Mais l’Histoire est en marche. Les violences de la Fronde vont tout bouleverser et, à la mort de ses parents, Altaïre est forcée de quitter le monde de l’enfance pour se soumettre aux règles strictes qui régissent l’éducation des jeunes filles. Sous la tutelle d’un oncle auquel elle ne veut pas se soumettre, elle est envoyée au couvent. Mais bien vite, on nourrit d’autres projets pour elle et un mariage lui est imposé. Son destin paraît scellé, mais Altaïre ne renonce jamais : la liberté et le bonheur doivent se conquérir…

Mon avis : Je remercie Jacquie Béal pour l’envoi de son roman ainsi que City éditions. J’ai pris un énorme plaisir à retrouver l’univers de Jacquie Béal que j’ai déjà pu croiser avec le roman le temps de l’insoumise que j’avais adoré.

J’ai fait la connaissance d’Altaïre de Claviérac. C’est jolie jeune femme est notre personnage principal. J’ai beaucoup apprécié la rencontrer et la suivre dans sa jeunesse jusqu’à ses 18 ans. C’est une jeune femme charmante qui m’a permis de passer un agréable moment de lecture. Altaïre est une jeune fille qui a soif de liberté et d’indépendance. Cependant, elle est née à la mauvaise époque, sans parent, elle est confiée à son oncle puis à son futur époux. Elle est obligée de se plier aux volontés de ces deux hommes.

On se rend rapidement compte de la difficulté de la vie du XVIIème siècle et encore plus pour les femmes qui n’ont clairement pas leur mot à dire sur la vie qu’elle mène. Altaïre est une jeune femme qui ne supporte que difficilement le fait de ravaler sa fierté. C’est vraiment une fille forte et courageuse.

Les relations maritales sont aussi mises sous les projecteurs. En effet, Altaïre et son mari ne se marient pas par amour ni par conviction. Elle devient sa femme parce qu’elle n’a pas le choix. Elle doit se marier parce que son oncle l’a dit, c’est tout. Ils se découvrent au fil des pages, comme nous. C’était assez plaisant d’avoir les us et coutumes de l’époque dans ces pages.

Comme vous le savez déjà peut-être, je suis une fan du XVIIème siècle et surtout du faste de Versailles et de la grandeur de Louis XIV. Ici, on est loin du château et des manipulations. Ce fond historique m’a beaucoup plu, j’ai découvert autre chose et c’est très plaisant de voir que malgré le fait que l’époque soit la même, la manière de vie diffère selon les catégories sociales et les régions. On vit l’époque de la Fronde avec nos personnages, c’était très intéressant.

Dans les statuts sociaux, Jacquie Béal nous prouve que même s’il est dur d’être une femme, il est aussi dur d’être un homme. Il y a beaucoup de responsabilités à gérer.

Avec la dame d’Aquitaine, Jacquie Béal signe un roman très intéressant mais qui reste en deça de ce que j’ai pu vivre avec le temps de l’insoumise. Même si j’ai apprécié Altaïre, je n’ai pas su m’y attacher plus que cela. Personnage agréable mais parfois déroutant : elle est changeante et parfois, on aperçoit la petite fille qu’elle est restée.

La plume de Jacquie Béal est très belle. La passion historique de l’auteure se sent dans ses mots. On est plongé dans l’ambiance et l’atmosphère dès les premières pages ! Dynamisme, rigueur et beauté sont trois mots qui qualifient l’excellente plume de Jacquie que je remercie encore une fois du fond du cœur pour sa confiance renouvelée.

Les – :

  • Un petit quelque chose qui rend Altaïre attachante mais sans plus.

Les + :

  • La mise en lumière des relations maritales, des situations sociales ainsi que des habitudes de vie à travers les us et coutumes de l’époque.
  • La plume de Jacquie Béal que j’ai énormément apprécié.
  • La difficulté d’être une femme à l’époque.

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La petite fiancée de la grande guerre – Michel Cordeboeuf

xcover-2386Résumé : En 1918, Louis a survécu à la Grande Guerre et garde l’espoir de revoir sa fiancée Marie qu’il venait juste de rencontrer. C’est par leurs courriers qu’ils ont appris à se connaître : ils parlent d’espérance, de deuils, d’amitiés. Louis chante son amour, l’amour de sa terre et de son village. Aux ravages de la guerre, la musique et les chansons font écran, un abri dérisoire et pourtant puissant.

Mon avis : Je remercie Emma et les éditions Nouvelles bibliothèques pour l’envoi de ce service presse. J’ai eu le grand plaisir de recevoir une proposition via simplement.pro. C’est toujours un plaisir de découvrir un roman de chez cette maison d’édition. J’ai pu faire de nombreuses découvertes mais ce roman signe un virage à 180° dans mon partenariat avec les éditions NoBi. En effet, j’ai pu découvrir un roman court mais intense sur le thème de la guerre. On s’intéresse à la période de la Grande Guerre (la première guerre mondiale).

Je vous avoue que je suis assez séduite par la couverture de ce roman. Je trouve la silhouette de la jeune femme complètement décalée par rapport au champ de guerre. On a une forme d’élégance, d’attente d’un fiancé sur un champ de guerre dévasté et qui pue la mort. Ainsi, on a un joli parallèle entre l’espoir et la désolation. J’aime beaucoup ce qui se dégage des couleurs.

On plonge dans une histoire qui nous met une belle claque historique. En effet, on se souvient de ce que l’on a pu nous dire durant nos cours d’histoire. C’est prenant et palpitant. En effet, même si le roman ne fait que 50 pages, c’est tellement intense que la quantité de pages en suffisantes. D’habitude, je râle lorsque c’est trop court. Ici, j’avoue que je n’ai pas été ennuyée par le nombre de page. C’est certainement parce que j’ai un petit cœur et que voir les gens souffrir ne me ravie pas forcément.

On se retrouve avec des soldats comme personnages principaux. On les découvre dans téléchargementles tranchées, à attendre la mort, à riposter contre ses ennemis qu’on leur a forcé à reconnaître ainsi. On y parle de la vie quotidienne, on essaye de s’échapper de cette ambiance de mort en pensant à ces mères, ces femmes, ces enfants laissés pour gagner cette guerre qui gangrène tout le pays. On attend des nouvelles, on essaye d’en donner, on se souvient. C’est beau mais poignant.

On se rend compte que la vie est plus que dure, qu’un mort peut tout changer lorsqu’il s’agit de la personne qui faisait le relai pour donner des nouvelles aux familles et aux soldats sur le front.

J’ai aimé le contexte historique. J’ai apprécié me souvenir, de penser à cette patrie forte et courageuse qu’est la mienne. J’ai été fière de ces soldats qui sont morts pour la liberté de vivre, de s’exprimer, d’exister. J’ai aussi apprécié l’évocation de la trêve de Noël. Le moment de joie entre deux périodes de morts. C’est aussi le moment où l’humain reprend le dessus : on met des visages sur les casques. C’est beau et émouvant.

Ce roman est un bel hommage très émouvant.

La plume de l’auteur reste sympathique et se prête bien à l’exercice historique. J’ai apprécié le fait que l’on « joue » la guerre dans une pièce de théâtre pour montrer ce qu’on put vivre les soldats.

Les – :

  • Une vague de tristesse avec ce genre. Il faut en avoir conscience.

Les + :

  • Des personnages forts et émouvants.
  • Le côté historique que j’ai apprécié.
  • La plume de l’auteur.

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Da Vinci Code – Dan Brown

téléchargement.jpgRésumé : Enfermé dans la Grande Galerie du Louvre, Jacques Saunière n’a plus que quelques instants à vivre. Blessé mortellement, le conservateur en chef va emporter son secret avec lui. Il lui reste cependant un mince espoir de ne pas briser cette chaîne ininterrompue depuis des siècles. Mais il lui faut agir vite. Une seule personne au monde peut prendre la relève, décrypter le code et être traquée à son tour… De passage à Paris, Robert Langdon, professeur à Havard et spécialiste de symbologie, est appelé d’urgence au Louvre, en pleine nuit. Jacques Saunière, le conservateur en chef a été retrouvé assassiné au milieu de la Grande Galerie. Au côté du cadavre, la police a trouvé un message codé. Langdon et Sophie Neveu, une brillante cryptographe membre de la police, tentent de le résoudre. Ils sont stupéfaits lorsque les premiers indices le conduisent à l’œuvre de Léonard de Vinci. Ils découvrent également que Saunière était membre du Prieuré de Sion, une société secrète dont avaient fait partie Nexton, Boticelli, Léonardo da Vinci, Victor Hugo, et qu’il protégeait un secret millénaire. L’enquête de nos deux héros les entraînera à travers la France et le Royaume-Uni, non seulement pour chercher une vérité longtemps cachée concernant la Chrétienté, mais également pour échapper à ceux qui voudraient s’emparer du secret. Pour réussir, il leur faut résoudre de nombreuses énigmes, et vite, sinon le secret risque d’être perdu à tout jamais.

Mon avis : Voici une chronique d’un roman que j’ai lu il y a quelques mois. Cependant, je n’avais jamais trouvé le temps de le chroniquer. Je répare mon erreur aujourd’hui. Je ne comprends toujours pas comment j’ai pu la laisser trainer à ce point. Des fois… Il y a des baffes qui se perdent…

Je n’ai pas pu passer à côté de ce roman. Il a quand même remué la littérature mondiale. Après ce roman et ce film, on a vu beaucoup d’intrigue prendre ce côté historique (pour mon plus grand plaisir) mélangé au thriller de manière brillante.

Pour le moment, c’est mon roman préféré de Dan Brown. J’avoue que j’ai un gros coup de cœur pour celui-ci. Je l’ai découvert avec mon petit chéri. D’habitude, je suis chiante en regardant la télévision : concentration d’une mouche. Il faut toujours que je fasse quelque chose en même temps mais là, j’ai été scotchée au point de me dire « JE VEUX LE LIRE ». Je n’ai pas hésité une seule seconde en le voyant en brocante et j’ai eu raison : j’ai passé un excellent moment avec Robert Langdon et Sophie Neveu.

Cette aventure nous plonge dans les secrets des templiers, de la vie personnelle de Jésus. On remet en cause des choses que l’on pensait depuis plusieurs millénaires avec une vérité qui a pris des coups sur la figure : en effet, on se rend rapidement compte que les hommes ont modifiés des choses pour en cacher d’autres. Bref, un roman plein d’aventures.

On voyage entre la France & l’Angleterre. J’ai apprécié ce voyage géographique mais aussi temporaire. En effet, en plus de voyager entre ces deux pays, on voyage dans le temps : on part à l’époque de Jésus mais aussi des templiers. C’est très intéressant.

Le personnage de Robert Langdon est un de mes personnages préférés dans la littérature. C’est un homme courageux, posé et tellement cultivé. Je vous avoue que j’ai la tête de Tom Hanks en tête durant mes lectures mais cela ne me gêne en aucun point. C’est vraiment le genre de personnages que j’aime beaucoup. Le personnage de Sophie Neveu est un peu plus compliqué pour moi. Je la trouve énervante à taper du pied quand cela ne va pas dans son sens. J’ai eu envie de la secouer à plusieurs reprises.

J’ai apprécié que l’intrigue mélange l’histoire universelle mais aussi une histoire personnelle puisque Jacques Saunière est le grand-père de Sophie. En plus d’une quête sur une vérité historique, on a aussi une quête identitaire. C’est très bien ficelé et mis en place. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.

La plume de Dan Brown me plait de plus en plus. J’ai hâte de pouvoir me lancer dans les deux autres romans de cet auteur qui m’attendent dans ma bibliothèque.

Les – :

  • Un personnage féminin qui m’a tapé sur le système. Dommage, elle ajoute un peu de lourdeur par son comportement.

Les + :

  • Un Robert Langdon en méga forme qui m’a secoué durant la totalité de ma lecture.
  • Une plume que j’ai adoré !
  • Un voyage temporel et spatial que j’ai beaucoup aimé.
  • Un mélange entre historique et thriller rondement mené !

~ Roman lu dans le cadre du challenge ABC 2018 ~

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Amer noir : Le jour où j’ai tué Staline – Eric Tchijakoff

cover-2225.jpgRésumé : Quand on a dix-sept ans, croiser le regard d’un bandit de grand chemin qui ne s’appelle pas encore Staline peut changer le cours de sa vie. Quand dans le même temps, on veut tout abandonner pour une fille qui prend la pose contre une poignée de Kopeks, on va au-devant de gros problèmes. L’épopée d’Anton Semenov commence dans le Tbilissi prérévolutionnaire de 1905 pour s’achever en 1920 sur un navire français mouillant en mer Noire. Du Caucase jusqu’à la Sibérie profonde, il ne va cesser de courir après ses propres chimères sans espoir de retour. Pendant le temps de cet exil intérieur, ce jeune homme bien né va devoir grandir vite, survivre, traverser vaille que vaille les prémices de la grande révolution pour enfin atteindre son but, le toucher en plein cœur. Si sous bien des aspects « Amer Noir » tient du Western slave, c’est aussi le récit intime d’une quête amoureuse qui abolit parfois les frontières de la raison.

Mon avis : Je remercie Emma des éditions NoBi pour sa confiance renouvelée. En effet, cela fait quelques temps que j’ai entamé mon partenariat avec cette nouvelle maison d’édition et je suis ravie. En effet, je découvre des romans très différents les uns des autres, les genres, les styles, les plumes tout me charme. Si je ne sais jamais à quoi m’attendre, Amer Noir est une révélation : j’ai adoré me lancer dans cette lecture.

Amer noir est un roman très beau, plein de poésie et de beauté. Je pense qu’il y a deux facteurs à ce sentiment de beauté quasiment féerique : les lieux et la plume d’Eric Tchijakoff. Le premier super méga point positif de ce roman est le lieu où l’action se déroule. On fait un voyage exceptionnel en Russie. C’est un cadre géographique que j’adore. J’ai eu la chance de pouvoir apprendre le russe au lycée et depuis, je suis attirée par les grandes forêts et déserts de Sibérie.

Le cadre géographique que nous offre la Russie est assez méconnu des pays comme le nôtre. On ne sait pas forcément les différents us et coutumes que l’on peut rencontrer dans ce pays. Enfin bref, le cadre nous transporte déjà.

Dans Amer Noir, on fait la rencontre d’Anton, un vieil homme qui fait une sorte d’introspection lorsqu’il sent que sa fin est proche. Il fait le point sur sa vie, sur ses souvenirs. Ainsi, on fait une sorte de deuxième rencontre : celle d’un Anton plus jeune. Du haut de ses 17 ans, il fait la rencontre de Staline. Ce Staline qui n’était pas encore l’homme qui a touché la Russie comme nous avons déjà pu le constater.

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Anton est un personnage que j’ai beaucoup apprécié par sa force de caractère. Bien que je n’ai pas forcément été d’accord avec lui tout au long du roman, je n’ai pas pu faire autrement que d’admirer ce personnage qui se bat pour réaliser ses rêves dans une Russie au bord de la révolution. Anton est un personnage qui est issu de la bourgeoisie russe. Il étouffe complètement dans cet univers où celui qui est le mieux vu est celui qui a le plus d’argent et qui l’étale dans de nombreuses possessions.

Il veut tout quitter pour vivre une autre vie, une vie qu’il aurait choisie. Bref, on a ici le récit d’une vie, d’une volonté certaine. J’ai aimé cette introspection dans ce cadre historique que je connais mal. J’ai apprécié ce que j’ai lu, vraiment.

La plume d’Eric Tchijakoff est remarquable. L’auteur a vraiment un don pour nous faire vivre de nombreuses émotions. C’est un exercice bien particulier que d’inclure une période historique si délicate. Bref, j’ai beaucoup apprécié découvrir cette plume et cette intrigue.

Les – :

  • Quelques petites longueurs de temps en temps. Avec les introspections, la remontée des souvenirs, c’est quelque chose de fréquent. Cela n’a pas freiné ma lecture soit dit en passant. J’ai juste du faire une ou deux pauses.

Les + :

  • Le cadre géographie excellent : la Russie m’a beaucoup plu.
  • Le courage d’Anton et sa volonté de faire de sa vie une vie meilleure selon lui.
  • La rencontre d’un Staline jeune, que je ne connaissais pas. Belle idée.
  • La plume de l’auteur : surprenante, originale et délicate.

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Astérix, les vérités historiques expliquées – Bernard Pierre Molin

9782812318177-001-TRésumé : «  Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains … » Ainsi débutent tous les Astérix. Outre cette indubitable vérité, chaque album s’appuie sur d’autres faits historiques pour inventer un univers plein de fantaisie, de bagarres et de moustaches. Car si Goscinny et Uderzo se sont documentés, ils ont pris quelques libertés avec l’histoire en émaillant leurs récits de réjouissants détournements, de facétieux clins d’œil et de joyeux anachronismes qui participent au plaisir de lire Astérix. Les Gaulois taillaient-ils des menhirs? Craignaient-ils que le ciel leur tombe sur la tête? Les Romains jouaient-ils aux dés? Les légionnaires avaient-ils droit à une retraite? Les pirates étaient-ils lamentables? Les Belges étaient-ils les plus braves ? En s’appuyant sur de récentes découvertes, ce livre veut démêler le vrai du faux dans la Gaule romaine d’Astérix. Et, pour honorer ses auteurs, continuer de rire tout en parlant d’histoire. Par Toutatis !

Mon avis : Je remercie chaleureusement l’équipe de Gilles Paris ainsi que les éditions du chêne pour l’envoi de ce livre en service presse.

Voici une œuvre intéressante. En effet, elle mélange le genre historique au populaire. Quelle belle idée d’avoir choisi l’univers d’Astérix pour expliquer des faits historiques que l’on peut croiser dans les bandes dessinées. C’est avec beaucoup d’humour et d’intelligence que Bernard Pierre Molin infirme ou confirme des choses que l’on pensait vrai.

On trouve donc les réponses à beaucoup de questions qui touchent l’univers. On s’intéresse à des proverbes comme « Tous les chemins mènent à Rome », ou sur les habitudes de vie des Gaulois et des Romains : les campements, les menhirs, les sangliers même les personnages importants dans l’univers d’Astérix y passent comme César, Vercingétorix, les druides, les bardes. On s’intéresse aussi aux us et coutumes de l’époque : comment les femmes gauloises vivaient, les réunions de village, les banquets.

Le format est très sympathique aussi. En effet, une affirmation ou infirmation par page ! Ainsi, on ne se perd pas dans des explications longues et ennuyeuses qui nous font rapidement perdre le fil. J’ai apprécié le côté « efficacité » du roman. Cela nous permet de passer un bon moment en compagnie d’Astérix.

Je vous avoue que je l’ai lu en plusieurs fois. En effet, je n’ai pas voulu emmagasiner trop d’informations d’un coup. Même si le format était sympathique, j’ai trouvé qu’il fallait mieux le lire en plusieurs fois pour en profiter un maximum.

Les illustrations qui accompagnent les faits historiques sont tirées des aventures d’Astérix et Obélix. Cela m’a permis de me souvenir à quel point j’aimais, plus jeune, me plonger dans cette Gaule qui me faisait tant rire. C’est donc avec un peu de nostalgie que j’ai commencé à me replonger dans ces histoires qui ont bercés mon enfance.

Je souligne donc ici un travail de qualité, qui permet d’apprendre des faits intéressants tout en ayant l’impression de se détendre. Ici, on ne se retrouve pas avec un livre d’histoire qui est monté comme un manuel scolaire. On est dans une dynamique d’apprentissage différente. D’ailleurs, en y réfléchissant un peu, ce roman serai parfait pour les enfants qui apprennent cette période historique à l’école, c’est éducatif et très sympathique.

Les – :

  • C’est un ouvrage à lire en plusieurs fois selon moi pour éviter l’indigestion de faits historiques.

Les + :

  • On mélange l’histoire au populaire : ainsi, on touche un panel de lecteurs plus large.
  • On retrouve l’univers d’Astérix et Obélix avec plaisir, par petites touches.
  • Les faits historiques touchent plusieurs régions, plusieurs civilisations, les personnages, les lieux, les us et coutumes.
  • Un ouvrage éducatif, ludique et très sympathique à mettre entre les mains de tous.

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