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Casanova de Matteo Strukul

41eapQnb8dL._SX195_.jpgRésumé : Saurez-vous résister au plus grand séducteur et à la plus belle ville du monde ?1755, Venise. Après avoir parcouru l’Europe pendant dix ans, Giacomo Casanova revient enfin dans sa ville natale, si chère à son cœur. Acclamé par les habitants, l’enfant rebelle de la Sérénissime enchaîne les coups d’éclat et ne perd pas la moindre occasion de se faire remarquer. Notamment par la comtesse Margarethe von Steinberg qui lui lance un défi : séduire la jeune Francesca Erizzo avant qu’elle ne se marie. Un défi que le célèbre séducteur accepte comme un jeu… sauf qu’il n’a pas prévu les sentiments que la jeune fille éveillerait en lui, ni les manigances des hautes instances de la cité des Doges qui n’ont plus qu’un objectif : mettre Casanova aux fers avant qu’il pervertisse les mœurs vénitiennes.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie les éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce roman ainsi que Camille qui est toujours présente pour répondre à mes questions. Merci beaucoup ! J’avoue que je n’ai pas cherché bien loin avant de faire la demande de ce service presse. C’est typiquement le genre de couverture que j’aime : mystérieuse, sublime et grâce à ce masque de mascarade, nous plongeons directement à Venise. Le titre évocateur nous propose de rencontrer un personnage que l’on connait : Casanova, le bourreau des cœurs.

~ Le mythe de Casanova ~

Expression devenue populaire, le personnage de Casanova est devenu un mythe. Cependant, Giacomo Casanova est un homme qui a réellement existé au 18ème siècle. Avant d’être considéré comme un séducteur par la gente féminine, il s’inscrit dans des activités comme la musique et l’écriture. Il laisse une œuvre littéraire intéressante et assez conséquente à la fin de sa vie.

Malheureusement pour lui, ou heureusement, cela dépend de la manière dont on se place dans cette histoire, il est considéré comme étant le prototype du « libertin des mœurs » par le clergé. Dès son plus jeune âge, il est un homme à femmes, il libère ses pulsions et tensions pour atteindre le paroxysme de l’érotisme avec ses conquêtes.

Voici donc un mythe que je ne connaissais pas forcément très bien, j’en attendais beaucoup et j’avoue que j’ai été un peu déçue par ma lecture. Je m’attendais à être surprise, bousculée sur mes certitudes sur ce personnage. Finalement, c’est un goût un peu amer que me laisse cette lecture. En effet, la surprise n’est pas là et mon étonnement sur ce personnage est plutôt négatif que positif.

~ Venise : la ville des amours par excellence ~

Je vais commencer par un point qui m’a énormément plu. Les décors et la ville de Venise. On sait que la ville de Venise est considérée comme étant la ville de tous les amours. Ici, on a une description parfaite de cette ville qui, finalement, ne l’est pas. En effet, on se retrouve avec une partie de la ville plutôt tranquille, on y vit paisiblement en couple ou en famille. Il y a aussi l’autre côté de cette ville, plus sombre, plus dangereuse entre les trahisons, les mésalliances et les mensonges. Les passions y sont libertines, érotiques. On y trouve aussi un côté secret. C’était très intéressant.

La manière dont l’auteur amène son personnage à évoluer dans ce genre de décors est tout bonnement incroyable. On a une impression assez intéressante : je me suis retrouvée dans des décors dignes d’Alexandre Dumas : combat de capes et d’épées, de complots pour assassiner les personnes hautement placées. Bref, on ne s’ennuie pas une seule seconde dans la ville de Venise.

~ Et si on parlait « personnages »  ~

Les personnages, parlons-en ! J’ai trouvé qu’il y en avait qui étaient très intéressants dans la manière dont ils ont été construits. Pleins de promesses, ils m’ont intriguée. Certains m’ont même déçue.

Commençons par Casanova. Giacomo revient après 10 ans d’errance. Pour se sauver, il a fui Venise, son passé est assez obscur mais on prend plaisir à découvrir ce qui s’est passé. Son retour sonne le glas pour certains : cet homme est un mystère, un poids, une menace. Il y a une atmosphère assez sombre qui s’émane de lui.

« Tout ce qu’il touchait devenait aussitôt mort et gémissements. Certes, le peuple l’aimait, les femmes étaient folles de lui, les cercles d’artistes et de lettrés le voyaient comme un rebelle, un antihéros, et donc un modèle. »

On sent vraiment l’homme menaçant tout au long du texte. Et j’avoue que de ce côté-là, j’ai été servie. C’est un homme dangereux et on s’en rend bien compte tout au long du texte. C’est un homme qui n’hésite pas à manigancer les pires complots pour obtenir ce qu’il désire.

Francesca est un personnage assez bien construit. Figure assumée, elle ne manque pas de courage et est décrite comme étant une femme forte, qui n’est pas l’objet du désir des hommes et qui sait dire non. Elle n’est pas considérée comme étant l’archétype de la femme facile et soumise à son mari. Bien au contraire ! Elle est l’objet d’une machination particulière : un pari entre la comtesse allemande Margarethe von Steinberg et Giacomo Casanova. J’avoue que déjà là, j’ai tiqué. Cette partie de l’intrigue n’est pas sans me rappeler Les liaisons dangereuses et le pari entre la marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont.

Là où ça n’a pas collé pour moi, c’est le comportement de Francesca qui n’est pas du tout conforme au caractère que l’on nous décrit. Le fait que la femme (en général dans le texte) soit une sorte de kleenex qu’on balance dans le caniveau après utilisation ne m’a pas forcément plu. Je m’attendais à quelque chose de différent, qui viendrait un peu casser le mythe de ce rustre de Casanova. La place de la femme reste inférieure à celle de l’homme dans cette histoire et j’avoue que je n’ai pas été très réceptive à cette idée.

~ Un voyage ~

Ce qui sauve le roman à mes yeux, en plus des somptueux décors proposés par l’auteur, c’est le voyage historique. En effet, on voyage dans l’histoire, l’auteur prend le temps de planter des décors assez sympathiques et qui collent à la réalité du siècle dans lequel on évolue.

On nous explique certains conflits, certaines situations historiques et franchement, cela ajoute un côté réaliste à cette fiction.

~La plume de Matteo Strukul ~

J’ai apprécié une fiction autour d’un personnage historique que l’on ne connait peu voire pas du tout. Cela reste très crédible puisque l’auteur se cale sur des événements qui sont vraiment arrivés. J’ai apprécié ce côté.

L’auteur parvient à garder quelques secrets sur la fin. Finalement, on se rend compte que Casanova est un personnage apprécié par certains habitants et détesté par d’autres. Les complots pleuvent, les menaces de mort contre lui aussi mais il se bat jusqu’au bout pour comprendre ce qu’il en est.

La plume est vive, atypique et très sympathique à découvrir. J’ai adoré les décors et l’ambiance, un peu moins certains personnages mais dans l’ensemble, j’ai passé une lecture agréable mais pas transcendante.

3 raisons de découvrir ce roman

  • Le mythe de Casanova exploité
  • Le fond historique et les décors plantés
  • La plume de l’auteur assez sympathique

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Le cauchemar des Brackford de Maxence Valmont

51ymycjh-zL._SX195_.jpgRésumé : Jusqu’où iriez-vous pour satisfaire vos ambitions ? Patricia Brackford, star du cinéma muet, est quant à elle prête à tout. S’abandonnant aux plus ignobles stratagèmes, elle vivra jusqu’à la folie la pièce écrite par elle. Mais attention, si l’amour n’est pas toujours éternel, l’exquise vengeance se déguste avec lenteur sur le long terme. Un thriller sans concessions dans l’univers feutré de la haute bourgeoisie anglaise de 1927. Une insoutenable plongée dans Le Cauchemar des Brackford !

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Séma éditions pour l’envoi de ce roman et Alicia qui m’a permis de lire ce roman. J’avais envie de découvrir ce que pouvait donner ce mystérieux titre ainsi que ce résumé alléchant. J’ai passé un bon moment de lecture.

~ Patricia Brackford : un personnage étonnant ~

Patricia Brackford est un personnage que j’ai détesté tout au long du roman. Elle incarne tout ce que je n’apprécie pas chez les hommes ; vaniteuse, hautaine, méchante, manipulatrice et malhonnête. Elle fait partie de ces personnages que l’on adore détester. Elle est là, elle brille par sa présence et sa méchanceté.

J’ai apprécié le basculement du personnage au fil de la lecture. A partir du moment où Maxence Valmont fait basculer son récit vers le fantastique et l’horreur, le personnage sombre dans un état complètement incroyable. Cela donne une seconde impulsion au roman et j’ai adoré ce moment pivot dans le texte.

Patricia est sûre d’elle. Aimant à hommes, elle se sait belle et désirable. Seulement voilà, grande star du cinéma muet, le cinéma parlant ne veut pas d’elle ! Sa voix n’est pas assez forte, belle, imposante. Ainsi, elle se retrouve reléguée en seconde zone. Son mari, riche à souhait ne pouvant rien faire, elle se décide à se venger.

~ Un milieu social et une période historique intéressants ~

On est dans une intrigue historique durant la fin des années 1920 début des années 1930. C’est une période que je connais très peu et je vous avoue que ce petit roman m’a bien donné envie de retenter l’expérience avec un roman plus long dans cette ambiance. C’est une ambiance assez particulière, c’est une période qui a son charme.

De plus, le milieu dans lequel on évolue ajoute une autre ambiance au roman : l’aristocratie anglaise. Si Patricia est devenue célèbre, elle n’en reste pas moins une femme entretenue par son mari et son immense fortune qu’il a gagnée à la sueur de son front.

Les descriptions des décors m’ont beaucoup plu. Je m’y suis crue. C’est vraiment, pour moi, l’un des points forts de ce roman. L’auteur met le paquet et ça se ressent dès les premières pages.

« Un long couloir, bordé d’une trentaine de colonnes où reposaient des bustes de philosophes antiques et de politiciens illustres la séparait du salon français. À l’extrémité de la galerie, une grande tapisserie des Gobelins déployait avec ostentation une scène de chasse sous Louis XIV. De nombreux tableaux intimistes ponctuaient majestueusement le parcours des visiteurs. »

On dit toujours que chez les riches, il se passe toujours des choses bizarres. Dans la police, bien souvent, les enquêtes policières révèlent des mises en scène incroyables pour tuer quelqu’un. Histoire d’argent, de tromperie ou de secrets de famille, les riches sont très inventifs ! Maxence Valmont nous prouve que cette hypothèse est plutôt vraie.

~ Un roman qui vire vers l’horreur et le fantastique ~

Je n’ai pas cessée d’être surprise dans ce roman. Pourtant il se lit relativement vite (120 pages environ de mémoire). C’est vrai que j’aurais apprécié quelques pages en plus pour vraiment m’imprégner du côté plus sombre de l’histoire. Si les décors sont incroyablement plantés, j’ai trouvé que la seconde partie du roman était légèrement trop rapide à mon goût.

J’ai trouvé que l’idée de base était vraiment top. Une femme maléfique qui veut tout mais ne rien perdre. Ainsi, on voit à quel point les gens peuvent devenir complètement malades pour une chose qu’ils convoitent tant.

Si dans ses actions, on voit Patricia exploser en plein vol et se rapprocher de plus en plus de la folie, psychologiquement parlant, je reste sur ma faim. En effet, on voit à quel point elle sombre dans la folie grâce à ses actes mais je pense que j’aurais apprécié savoir un peu plus ce qu’elle pensait lors de ses agissements.

~ Amour et manipulation ~

Personnellement, je vis dans un monde tout beau tout rose. Je ne comprends pas comment on peut jouer avec les sentiments des gens et les manipuler. Ici, c’est exactement ce qui se passe. Patricia n’hésite pas une seule seconde à blesser et manipuler la gente masculine qui gravite autour d’elle pour avoir ce qu’elle veut. Avant tout autre chose, Patricia est l’archétype de la veuve noire. Elle veut de l’argent, vivre sur le dos des hommes et toujours rester au top. La séduction, c’est son terrain de jeu et cela se sent.

D’un autre côté, on à John Brackford, le mari de Patricia qui se bat pour rester la tête hors de l’eau. J’ai beaucoup apprécié ce personnage humble et intelligent. Il est plus doux, tempéré et calme que sa femme. Ce sont vraiment deux personnes très différentes qui forment un couple ici. J’ai beaucoup apprécié la relation entre John et son majordome Charles. Comme un père avec son fils, Charles fera tout pour aider John et inversement. C’est vraiment très sympathique d’avoir des relations saines d’un côté et d’un autre côté les relations perverses. Ainsi, le fossé entre mari et femme se creuse. On a une sorte de dichotomie entre le bien et le mal.

~ La plume de Maxence Valmont ~

J’ai beaucoup apprécié le nom de famille de l’auteur qui m’a directement renvoyé aux Liaisons dangereuses de Chloderlos de Laclos et de ce monde de relations humaines, de la haute société,  de manipulations et d’amour biaisé au profit de paris, d’argent et de jeux… Mais attendez ? Je crois que l’on tient quelque chose là, non ? J’ai apprécié pouvoir faire un lien entre Patricia et Madame de Merteuil même si Madame de Merteuil reste indétrônable dans mon cœur. (Si vous n’avez jamais lu ce roman, il fait partie des classiques à lire de toute urgence !).

La plume de Maxence Valmont reste très belle. Elle est ni trop fastidieuse ni trop pompeuse. Elle est juste et équilibrée. L’utilisation des mots est bien pensée et cela ajoute de la profondeur à ce roman.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une ambiance intéressante à découvrir.
  • Une histoire où folie et horreur sont au rendez-vous.
  • Un couple si différent qu’il en est très intéressant.

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La solution Thalassa de Philippe Raxhon

CVT_La-Solution-Thalassa_6398.jpgRésumé : Lorsque l’historien François Lapierre est invité à donner un séminaire sur la Shoah par un chef d’entreprise du secteur de l’intelligence artificielle et militant écologiste, il ignore que son destin vient de basculer. En route pour les Ardennes belges, sollicitée par un général américain souhaitant rapatrier le corps d’un soldat tué en décembre 1944, l’historienne Laura Zante ne mesure pas la portée du voyage qu’elle entreprend. Ils sont loin d’imaginer l’ampleur de la confrontation qui les attend, le prix à payer, les défis qu’ils vont devoir relever au péril de leur couple, de leur vie. Quand le mensonge est plus vrai que la vérité, comment lutter contre lui ? Et que vaut l’esprit critique dans une époque où les Lumières s’éteignent ? Les leçons de la mémoire ont-elles encore un sens dans un monde où la manipulation atteint la perfection ? La Solution Thalassa n’est pas un voyage au fond des temps, c’est une plongée dans les bas-fonds de notre présent. La Solution Thalassa, mieux vaut y être préparé. Elle vous fera vaciller.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie Philippe Raxhon pour l’envoi de son roman. J’avais découvert sa plume grâce à la source S qui fut un énorme coup de cœur pour moi l’année dernière. Je renouvelle mon expérience littéraire avec la solution Thalassa. Encore une fois, c’est un joli coup de cœur, à retardement ! (Oui, c’est possible).

~ Un couple de personnages intense ~

C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé François Lapierre et Laura Zante. J’ai apprécié leur relation discrète. L’auteur ne fait pas des tonnes de ce lien. François et Laura s’aiment, ils s’apprivoisent chaque jour et cela donne de jolis moments de complicité. La confiance est mise à rude épreuve mais la maturité du couple est infaillible. C’est assez prenant et surprenant.

François est un historien qui ne lâche jamais l’affaire. Pourtant, des fois, il faudrait. Cela m’a fait sourire parce que je suis comme lui. Je ne lâche pas avant de comprendre le pourquoi du comment. Sale habitude ? Peut-être…

Laura est impulsive et explosive. Elle parvient à trouver le petit détail qui pourrait bloquer l’avancée de son bien aimé. Italienne, elle nous régale avec son accent chantant, ses petits surnoms italiens et ses pâtes au pesto qui avaient l’air divines…

« François esquissa un sourire. Laura était aussi son amie, sa meilleure amie. Et sa petite voix intérieure lui répéta qu’un cadeau pareil, c’était une fois dans une vie. »

~ L’Histoire et l’actualité au cœur de l’intrigue ~

Ce que je trouve très intelligent de la part de l’auteur, c’est le fait de sortir des sentiers battus. En effet, là où les auteurs historiques se servent des grands événements de notre Histoire pour faire avancer l’intrigue, Philippe Raxhon utilise un petit événement pour remonter le cours de l’Histoire pour nous raconter une histoire fabuleuse ! Ici, on plonge dans la seconde guerre mondiale. On parle de la Shoah, de la montée du nazisme ainsi que de l’incendie criminel du palais du Reichstag.

Un manuscrit vient perturber l’existence des deux historiens. Nous suivons donc l’enquête et les recherches de Philippe et Laura pour stopper ce manuscrit et la progression de ce dernier.

C’est assez paradoxal de mettre « Histoire » et « Actualité » dans le même sous-titre me direz-vous. Mais c’est terriblement terrifiant de le comprendre. La haine du nazisme, le terrorisme, la xénophobie… On a l’impression que l’homme n’apprend pas des erreurs du passé, de ses aïeuls, c’est terrifiant. Là où mon idéologie serait de vivre en paix tous ensemble, Philippe Raxhon me rappelle qu’il y a des gens, encore à notre époque, qui pensent qu’une race est inférieure à une autre. Que l’on a besoin de tuer pour vivre… C’est juste terriblement honteux.

Le numérique a aussi une place importante dans ce roman. L’auteur joue tellement avec nos nerfs. La recherche internet, les mots clés, les fake news, la rapidité avec laquelle l’information arrive à nous… Bref, Philippe Raxhon utilise la moindre ressource pour ajouter de l’eau à son moulin.

« Le climat était déjà incontrôlable, déstabilisé, et l’effet domino enclenché, et si les gouvernements n’agissaient pas ou traînaient des pieds, c’est parce qu’ils le savaient et préféraient ne pas l’avouer à leurs opinions publiques. Quoi qu’on fasse, c’était déjà trop tard. »

~ Une intrigue en deux temps ~

Ce fut un coup de cœur à retardement comme je le disais ci-dessus. En effet, j’ai trouvé que le début de l’intrigue était un peu lent, en effet, la résolution de l’intrigue, de cette solution Thalassa me semblait un peu facile, trop rapide. C’est comme si Philippe Raxhon m’avait entendu râler, et comme par magie, l’intrigue a passé la seconde, elle a évolué et m’a voyagé partout : entre l’Italie, la France, la Russie, j’ai passé un formidable moment. J’ai visité de formidables endroits et franchement… j’en redemande !

La fin m’a laissée béate d’admiration. J’ai trouvé saisissant l’idée de Philippe grâce à tous ses personnages. Pamela et son père, notre couple d’historiens et les personnages secondaires sont tous utiles et très intéressants. Philippe Raxhon transforme donc son deuxième roman en un deuxième chef d’œuvre ! Bravo !

~ La plume de l’auteur ~

Franchement, je suis ravie de replonger dans l’univers de l’auteur. Bien différent du premier tome pour moi, j’ai trouvé celui-ci plus psychologique, beaucoup plus intense dans la recherche. Philippe Raxhon a une plume parfaite pour raconter l’Histoire sans ennuyer son lecteur, c’est saisissant.

Les + :

  • Le retour de François et Laura, un couple que j’adore suivre !
  • Le voyage géographique qui me fait rêver
  • L’Histoire au service d’une intrigue parfaite
  • Histoire et actualités au cœur de l’intrigue
  • Des messages intéressants sur les sujets actuels comme le climat.
  • La plume de Philippe. Vivement le troisième roman.

5

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1520-1522 par Le Chroniqueur de la tour

60523426_355396321761213_2254704856549818368_n.jpgRésumé : 1er janvier 1520. Le monde est en paix depuis plusieurs années. Mais les tensions se sont accumulées et sont devenues trop fortes. Partout, les compromis se déchirent et l’humanité se retrouve au bord du gouffre. Dans l’ombre, les Grands Esprits tentent d’éviter la guerre généralisée qui est sur le point d’éclater. Face à eux, se dressent des forces maléfiques qui s’allient à l’ambition et à la bêtise humaine. La deuxième partie de la saga mêlant Histoire et Fantasy épique apporte une suite spectaculaire à 1515-1519, unanimement considéré comme une œuvre originale et captivante. Etendant son univers à Londres et Istanbul, 1520-1522 plonge anciens et nouveaux personnages dans un tourbillon de complots, de combats et de magie dont aucun ne sortira indemne.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie le chroniqueur de la tour pour sa confiance. En effet, après avoir lui 1515-1519, lorsque j’ai vu que le deuxième tome était disponible, je n’ai pas réfléchi une seule seconde avant de faire la demande de ce service presse via SimPlement.

~ La magie opère de nouveau ~

Encore une fois, le chroniqueur de la tour, fabuleux conteur nous embarque dans une histoire exceptionnelle qui mérite la mention « coup de cœur ». Pourquoi un coup de cœur ? Tout simplement parce que l’auteur, avec originalité, précision et habileté nous propulse dans un monde incroyable. Réel OVNI littéraire, cette saga est formidable. Si j’avais adoré le premier tome (qui fut aussi un coup de cœur), le deuxième se révèle être dans la lignée de son prédécesseur. On se retrouve avec une intrigue qui mêle Histoire et fantasy, réel et créatures incroyables, bref, l’auteur parvient à nous faire un deuxième roman excellent en partant de quelques faits historiques et de quelques créatures !

~ Une intrigue culottée mais qui fonctionne ! ~

Jamais, de mémoire de lectrice, j’ai lu un mélange aussi culotté que l’Histoire et l’Epic Fantasy. On s’attend à quelque chose de fou et qui ne fonctionne pas. J’avais raison sur un point : c’est fou. Cependant, ça fonctionne très bien. Bien entendu, les fans d’Histoire terre à terre qui ne se cantonnent qu’aux faits historiques, passez votre chemin. Il faut une largesse d’esprit ici. Il faut avoir l’envie de voir des personnages historiques avec des missions assez grandioses, des personnages comme Jean Baptisre de Taxis, Charles Quint, François 1er et son bouffon… Bref, il y en a pour tous les goûts !

Si on l’évoquait dans la deuxième partie du premier tome, la culture aztèque est beaucoup plus présente ici. La couverture nous met, d’ailleurs, légèrement sur la voie… C’est une culture que j’adore, j’en ai appris plus sur les us et coutumes de cette civilisation. Ainsi, l’auteure met en exergue beaucoup de coutumes assez perturbantes mais bien réelles : les colonnes de crânes humains par exemple… Comme dans toutes les mythologies, la culture aztèque est très croyante. Ainsi, on a énormément de Dieux qui se dessinent et qui sont évoqués dans cette deuxième aventure.

Si les grands faits historiques sont présents, il y a aussi une part de fantasy qui s’y inclut. Ainsi, l’auteur prend le pari de transformer des personnages historiques en créatures de l’imaginaire. J’ai trouvé cela très osé mais franchement, l’idée est tellement ahurissante que ça fonctionne.

~ Un regard sur la religion ~

J’ai trouvé ce petit point assez séduisant. On sait bien que la religion a une place très importante dans la société actuelle mais encore plus dans les siècles qui nous précèdent. J’ai trouvé intelligent de la part de l’auteur de nous suggérer ce regard sur la religion. L’aspect financier, politique et un peu manipulateur de la religion durant cette époque est assez intéressant.

~ La plume de l’auteur ~

Il est très difficile pour un auteur de savoir captiver son lectorat lorsqu’il s’agit d’un roman historique. Pour moi, c’est très ennuyant par moment, long et rébarbatif. Ici, avec son audace et son intelligence, le chroniqueur de la tour nous envoie directement dans un monde que l’on ne connait pas complètement. Nous avons les personnages pour nous raccrocher à la réalité, ainsi que des lieux et des faits historiques. Le fait que l’auteur vienne modifier l’aspect de certains personnages nous permet d’avoir cette pointe d’originalité qui permet au lecteur de s’accrocher à ce roman.

J’ai été tout à fait captivée par cela. Je dois vous avouer que j’avais très peur de commencer ma lecture : pas parce que le contenu me rebutait mais parce que j’avais peur d’être perdue parce que ma lecture du premier tome remontait un peu. Je suis très heureuse de vous dire que j’ai vite remis le pied à l’étrier.

C’est donc une plume d’une rare intelligence, d’une audace sans nom et d’une dextérité incroyable dont je vous parle ici. Le chroniqueur de la tour est un auteur qui mérite d’être connu. Avec une imagination à la Robin Hobb et un sens du détail à la Tolkien, je pense que cet auteur ira loin, en tout cas, c’est tout ce que je lui souhaite.

Les + :

  • L’originalité du texte, sans aucun doute
  • La plume de l’auteur et sa passion pour l’histoire
  • La manière dont le chroniqueur de la tour captive son lectorat
  • Les personnages historiques que j’ai pris plaisir à retrouver et à découvrir

5

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Alchimistes de Jean Pierre Favard

CVT_Alchimistes_1496.jpgRésumé : 1223, les évêques de Bethléem, en Palestine, fuient la Terre Sainte et trouvent refuge à Clamecy, dans la Nièvre. 1307, des centaines de Templiers sont arrêtés sur ordre de Philippe le Bel. Officiellement, l’Ordre du Temple n’existe plus. 1382, Nicolas Flamel parvient à changer le plomb en or. 1789, deux ouvriers du marquis de Chastenay mettent à jour un intrigant coffret en pierre à Essarois, en Côte-d’Or. 2001, d’étranges parchemins refont surface en même temps que le corps sans vie d’un notaire. S’engage alors une formidable course contre la montre mêlant Histoire occulte et officielle, sociétés secrètes et alchimie. Ou lorsque la légende rencontre la réalité. « Une écriture fluide, limpide, qui emporte malgré le flot d’informations qu’elle transporte, et surtout, cette passion communicative pour l’Histoire, sa magie, ses mystères et ses secrets. » Pol’Art Noir.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie ma petite Myrtille ainsi que Séma éditions pour l’envoi de ce roman qui me permet de poursuivre ma découverte du catalogue de Séma. Cette lecture fut une très belle découverte, je suis partie à l’aventure, le temps d’un roman.

~ Une intrigue, plusieurs périodes ~

Ah ! Quelle belle idée, cela faisait longtemps que je n’avais pas eu la chance de croiser un roman mêlant histoire et enquête policière. En plus de cela, on mêle aussi les époques : ainsi, on vogue entre plusieurs années du Moyen-Age et notre monde actuel. Au départ, j’ai eu peur, souvent, on est pris entre deux étaux et on ne sait pas s’en sortir. Ici, j’ai été agréablement surprise de constater la cohérence et l’intelligence de la plume et du texte quant à l’utilisation de plusieurs genres et plusieurs époques.

Je n’ai retrouvé aucun anachronisme ni bizarrerie dans le texte. Après, je ne suis pas une experte mais la cohérence est présence, en tout cas, pour moi !

~ Entre rêve et réalité ~

C’est ce que j’adore avec ce genre d’histoires : démêler le vrai du faux, la légende des événements qui ont vraiment existés. Bref, on se retrouve avec cette intrigue qui tient le lecteur sur un fil. On a un pied dans la réalité et l’autre dans la fantaisie, le rêve, les mythes et les légendes. Qui n’a jamais entendu parler des Templiers, de la Terre Sainte, de Nicolas Flamel (Merci Harry !), de la magie noire et des forces occultes ? Bref, on est bien dans ce roman et dans cette intrigue qui nous permet de passer un bon moment de lecture !

~ Des sujets déjà vus… ~

Purée, j’ai eu peur, quand j’ai entendu parler de Nicolas Flamel mais aussi de la course à l’or noir, de la Rose Ligne : tout ça, c’est du déjà vu, ressassé et franchement, j’ai eu peur d’avoir dans les mains une copie du Da Vinci Code. Grand bien me fasse, je me suis complètement trompée ! J’en suis plus qu’heureuse. Déjà, ce roman se veut efficace, il n’est pas très long mais je trouve qu’il se suffit à lui-même dans le sens où il n’y a pas de longueurs dans les actions, avec ce genre d’histoires, les longueurs historiques font souvent souffrir l’intrigue, ici, non. C’était plutôt sympathique. Ce qui est aussi à souligner, c’est que les personnages principaux de notre histoire sont des adolescents ! Ainsi, on vogue entre légèreté, naïveté et secrets de famille.

~ Les personnages ~

Comme je vous le disais, nos personnages sont des adolescents. Ce que j’ai apprécié dans cette histoire, c’est le fait que les personnages étant des adolescents, on a une vulgarisation de l’Histoire : on comprend tout sans aucun problème et l’histoire nous apparait simple et fluide. Emilie et ses amis sont donc propulsés dans une histoire qui va rapidement les dépasser. Ainsi, on se retrouve donc avec des manuscrits secrets qui passent de main en main, des secrets de famille très dangereux qui mettent en danger la vie de certains personnages. Bref, on est vraiment dans un bon roman qui a de solides bases.

J’ai apprécié Emilie pour son caractère et son courage. Elle a le sens de l’honneur et uneSema-Logo-edition-WP sacrée dose d’intelligence pour moi. J’ai eu un peu plus de mal avec le personnage de Priscillia qui est un peu trop enfantin pour moi. Si Emilie est un personnage que j’ai apprécié, j’ai trouvé que le côté « bande » qui se met en place dans le roman n’était pas assez poussé pour moi. J’ai ressenti Emilie mise sur le devant de la scène et Tony, William et Priscillia derrière. Le retrait se fait ressentir sur le point de vue psychologique pour moi surtout. On sent qu’Emilie est un personnage très fort et les autres sont un peu plus dans la retenue.

~ La plume ~

Je ne connaissais pas la plume de Jean Pierre Favard, je suis ravie d’avoir fait sa connaissance ! Globalement, j’ai passé un super moment de lecture malgré ce petit souci au niveau de l’équilibre des personnages. On a une fluidité certaine dans les mots, dans les péripéties et dans l’intrigue. Pour moi, tout est présent pour passer un super moment de lecture.

Je félicite aussi l’auteur pour le travail historique qui a dû être fait en amont ; C’est bluffant !

Les – :

  • Un léger déséquilibre dans les personnages.

Les + :

  • Les mélanges des genres et des thématiques, j’ai adoré !
  • La plume de l’auteur que j’ai trouvé charmante.
  • L’Histoire présente tout au long du roman.
  • L’enquête policière qui est menée.

4

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La goûteuse d’Hitler de Rosella Postorino

téléchargement.jpgRésumé : 1943. Reclus dans son quartier général en Prusse orientale, terrorisé à l’idée que l’on attente à sa vie, Hitler a fait recruter des goûteuses. Parmi elles, Rosa. Quand les S.S. lui ordonnent de porter une cuillerée à sa bouche, Rosa s’exécute, la peur au ventre : chaque bouchée est peut-être la dernière. Mais elle doit affronter une autre guerre entre les murs de ce réfectoire : considérée comme « l’étrangère », Rosa, qui vient de Berlin, est en butte à l’hostilité de ses compagnes, dont Elfriede, personnalité aussi charismatique qu’autoritaire. Pourtant, la réalité est la même pour toutes : consentir à leur rôle, c’est à la fois vouloir survivre et accepter l’idée de mourir.

~ Service presse (audio) ~

Mon avis : Je remercie Pauline et toute l’équipe d’Audio Lib pour l’envoi de ce roman audio.

Un fond historique très intéressant

J’adore les romans qui traitent du sujet de la Seconde Guerre Mondiale. Pas directement lorsque le sujet est traité sur le front mais j’aime beaucoup comprendre et étudier comment la guerre est vécue par les populations. Ici, pour la première fois, j’ai passé mon écoute avec le peuple allemand. C’est assez déroutant parce que ce que l’on nous apprend à l’école, c’est surtout ce qui se passe en France que ce soit sur le front ou dans les villes et campagnes. On est un peu conditionné à croire que le peuple allemand était totalement nazi alors que non ! On se retrouve donc avec Rosa, une jeune berlinoise réquisitionnée par Hitler pour être l’une de ses goûteuses.

Ainsi, on se focalise sur le peuple allemand. On se rend rapidement compte qu’ils ne sont pas tous nazis mais qu’ils font, pour certains, semblants. En effet : Rosa – notre personnage principal – est allemande sans être nazie mais elle doit servir le Führer, elle n’a pas le choix. Le peuple est soumis à ce chancelier qui, rapidement, devient le modèle de certains, l’espoir de tous. Il faut aussi dire que les dernières années, Hitler vit une débâcle incroyable. Il craint pour sa vie. On découvre donc ce métier de goûteuse : il n’est pas très compliqué. Ses femmes qui mangent les repas d’Hitler avant lui. S’ils sont empoisonnés, elles mourront mais pas lui et c’est la seule chose importante.

Dans une société où le Führer est roi, tout est bon pour qu’il survive au détriment de cette nation qui suffoque en attendant la fin de cette interminable guerre.

Les personnages

En plus de la guerre qui divise les nations et les populations, on est dans une guerre interne : entre goûteuses, les tensions explosent. Rosa est une berlinoise qui fuit à Gross Partsch pour fuir la guerre dans la capitale. Elle rejoint la maison des parents de Gregor, son mari. Herta et Joseph l’accueille avec grand plaisir. [Je m’excuse d’avance pour l’orthographe des prénoms, étant donné que j’ai écouté et non lu, certains vont certainement être écorchés] On fait donc la rencontre d’Augustine, Ula, Lennie, Elfriede, Rosa, Heike, Beathé et d’autres. Les gouteuses n’ont qu’une chose en commun : manger la peur au ventre de mourir empoisonnées.

Ainsi, les relations se font et se défont au rythme de ces repas qui les rassemblent. Elfriede devient rapidement un personnage récurrent dans cette histoire. La relation entre les deux femmes est intéressante sans être fusionnelle.

L’intrigue

Mis à part le contexte de la guerre, on nous relate la vie de dix femmes : entre amour, amitiés, morts, veuves et relations interdites, l’intrigue reste très intéressante.

Pour moi, l’intrigue se divise en plusieurs parties : la dernière est assez décevante. On nous relate l’histoire de plusieurs dizaines de personnages et finalement, on se retrouve sans forcément toutes les cartes en main à la fin du roman. Pourquoi ne pas avoir fait un point sur la vie des autres ? Dommage !

La plume

Je suis contente d’avoir découvert une plume prisée et encensée par les médias. J’ai passé un agréable moment d’écoute avec une histoire très plaisante. Elle m’a permis d’envisager l’histoire de l’autre côté du front…

Les – :

  • La dernière partie décevante…

Les + :

  • Rosa et Elfriede.
  • Le côté historique qui m’a beaucoup plu
  • Le fait que l’auteure a su me faire changer ma perception sur le peuple allemand lors de la seconde guerre mondiale
  • La plume de l’auteure
  • La découverte du métier de goûteuse. 

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Cendres – Johanna Marines

41uLYAKrRhL._SX319_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Londres, 1888. Nathaniel et Luna vivent dans un quartier mal famé de l’East-End. Pour survivre, ils sont obligés de revendre les objets qu’ils ont volés. Au même moment, à Westminster, Agathe accepte de devenir la domestique de la famille Henwoorth. Leur destin va basculer le jour où Nathaniel va découvrir un cadavre. Agathe, une jeune femme plutôt naïve prête à tout pour payer les médicaments de sa mère malade. Celle-ci va être embauchée comme parurière chez les Henwoorth. Mais, rapidement, le fils ainé de la famille, Archibald, se montre étrange… Qu’attend-il vraiment d’elle ? Et si un tout autre destin l’attendait ? Nathaniel Depford, un jeune homme de 27 ans, qui travaille comme allumeur de réverbères dans la vieille ville. Orphelin, il ne sait presque rien de ses origines. Mais, quand celle qu’il considère comme sa sœur, Luna, disparaît et que d’étranges cauchemars refont surface, son monde fragile vacille… Réussira-t-il à retrouver Luna avec l’aide de la police ? Ou devra-t-il faire chemin seul pour comprendre les forces obscures qui tirent les ficelles en coulisse ? Et si son passé le rattrapait ?

Mon avis : Je remercie les éditions SNAG pour l’envoi de ce roman dont j’attendais beaucoup. En effet, le résumé et le livre objet me plaisent beaucoup. Tout était réuni pour que je passe un excellent moment de lecture. C’est exactement ce qui s’est passé. J’ai passé un moment de lecture intense, exceptionnel que je n’oublierai pas de sitôt

Un siècle qui me plait beaucoup

Ce n’est plus une surprise pour personne : j’adore le 19ème siècle. Quand on me parle en plus d’Angleterre… Bon, il y a de grandes chances pour que je me jette sur le roman. En effet, j’ai trouvé ce roman captivant et brillant par l’atmosphère qui s’en dégage. Siècle de notre cher éventreur, j’avais hâte de voir ce que Johanna Marines allait faire de son intrigue. Tout au long de ce roman, on a une sorte de double intrigue qui va finir par ne fait qu’une. J’ai trouvé que l’intrigue était rondement menée. L’ambiance qui se dégage de ce roman est sombre, elle permet une immersion dans un siècle assez intéressant.

De plus, l’intrigue met en exergue deux cultures différentes bien qu’elles évoluent toutes les deux au sein du même pays. En effet, on a deux strates de la société qui vont se dessiner et s’entrechoquer dans le roman de Johanna Marines. Elles seront toutes les deux illustrées par nos personnages.

Les personnages : reflets d’une société qui ne pourra pas s’entendre

Facilement, on pourrait dire « il y a les riches et les pauvres » mais pour moi, cela va bien au-delà de ça. On va vraiment plonger dans les deux mondes. D’un côté on fait la rencontre de Luna et Nathaniel. Deux personnes à qui la vie n’a pas fait de cadeaux. Ils sont « frère et sœur » et s’entraident avec cette vie de pauvreté. D’une autre côté, on atéléchargement Agnès, une jeune fille pauvre qui quitte sa famille pour pouvoir gagner de l’argent et soigner sa mère. Agnès devient parurière pour une famille riche. Elle travaille au sein de la famille Henwoorth. Ainsi, elle devient une domestique au travail particulier : elle doit montrer les bijoux de la famille aux invités lors des réceptions en portant les parures plus belles les unes que les autres.

J’ai beaucoup apprécié ces trois personnages principaux que nous propose de découvrir l’auteure. En effet, j’ai su m’identifier à eux. Luna pour son coté direct, Nathaniel pour sa volonté à savoir ce qui s’est passé et à retrouver Luna. Agnès pour son sens de la loyauté et son courage. Ils portent tous les trois de sacrées valeurs qui font leurs richesses.

Les psychologies sont riches et détaillées. J’ai trouvé les personnages criant de vérité. J’ai aussi pris plaisir à découvrir les personnages plus « secondaires » comme Archibald qui est très mystérieux. Dès le départ, je me suis demandée ce qu’il pouvait bien cacher.

La plume de l’auteure

Franchement, il est difficile de parler de l’intrigue sans vous en dévoiler une partie. Je suis complètement sous le charme de cette plume qui permet au lecteur de vivre une histoire haletante, sans temps mort. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Pour moi, cette histoire regorge de référence aux personnages qui ont peuplés imaginairement ou non ce siècle. J’ai adoré l’enquête et la véracité qui se dégage des paysages et de l’environnement dans lequel évoluent les personnages.

La plume est vivante, pleine de ressource et fait de l’intrigue une intrigue qui tient debout et qui nous permet de vivre une histoire palpitante !

La touche de steampunk m’a énormément plu ! Bravo

Les – :

  • Rien, coup de cœur total =)

Les + :

  • Les décors.
  • Les personnages
  • L’intrigue
  • Le steampunk que j’adore !
  • La plume.

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