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Le destin des cœurs perdus – tome 1 : les damoiselles de Castel Dark de JC Staignier

51NEWzzXYYL.jpgRésumé : Angleterre, 1390. Par ordre du roi, les trois filles aînées du comte Clayton de Percival se rendent à Hill House pour rencontrer le duc de Templeton. Lorsque les portes du château se referment sur Mary, Jane et Ilyana, elles ignorent que leur destinée vient de basculer. À Castel Dark, le domaine familial, Aelis, la benjamine au caractère rebelle tente de s’imposer dans une société où les hommes dominent. Entre l’amour, la passion et la haine, les damoiselles de Castel Dark trouveront-elles le courage d’affronter leur avenir ?

Mon avis : Je remercie du fond du cœur JC Staignier pour l’envoi de ce roman. J’étais très heureuse de voir que ma demande avait été accueillie avec plaisir. J’ai fondu pour cette couverture aussi mystérieuse que prometteuse ainsi que pour ce résumé.

Une belle histoire que l’on lit d’une traite

Quelle belle surprise ! Je ne savais pas à quoi m’attendre avec cette romance. Généralement, j’adore les romances historiques mais lorsqu’elles sont dans ces siècles un peu plus reculés que les 17ème/18ème et 19ème siècles, je suis un peu novice. J’en lis que très peu. J’avais une envie folle de lire ce roman mais aussi une légère crainte de ne pas adhérer à ma lecture. J’ai rapidement écarté cette crainte, ma lecture a été formidable. Elle signe, ici, mon premier coup de cœur du mois d’avril.

L’intrigue

Je suis sous le charme de ce que l’auteure nous propose ici. En plus d’une plume de qualité, de personnages fins dont les caractères et les psychologies sont détaillées, nous avons aussi la chance d’avoir une intrigue crédible, haletante et qui nous permet de passer un moment exceptionnel de lecture.

Nous nous trouvons en Angleterre, en 1390. Le XIVème siècle a encore bien des secrets que je dois percée mais j’avoue m’être sentie à l’aise dans ces lieux, ces décors, cette culture. Vous le savez maintenant depuis quelques temps, je suis une véritable fan de la Grande Bretagne ainsi que de la culture de chaque pays. Je suis donc toujours partante lorsque l’on se retrouve dans des intrigues qui se déroulent dans un des pays qui en fait partie.

La place de la femme soulignée.

Encore une fois, je lis un roman où l’un des personnages principaux est incarné par une jeune femme qui ne se laisse pas faire. Elle se rebelle contre ce monde où les hommes dominent et où les femmes s’inclinent. On est dans une histoire où les trois filles du comte Clayton de Percival sont présentées au duc de Templeton pour qu’il choisisse sa nouvelle femme.

On suit donc ces trois sœurs dans leurs nouvelles vies. On est à leurs côtés, on se ronge les sangs pour savoir ce qui va pouvoir leur arriver. On a envie de les soutenir et de casser deux ou trois figures au passage. Bref, j’ai beaucoup apprécié que l’on mette ces trois damoiselles en personnages principaux. C’est un très bon choix.

Une fin qui m’a fait frôler la crise d’apoplexie

Non mais franchement ? C’EST-QUOI-CETTE-FIN ?! J’ai crié. Littéralement. Du fond de mon lit, j’ai crié. C’est bien la première fois que cela m’arrive. J’ai vécu la fin de ce premier tome de manière intense. Voilà la preuve que le roman est bon. Mais si j’avais pu secouer l’auteure comme un prunier, je crois que je l’aurais fait. Ahah !

La plume de JC Staignier

Voilà une belle découverte ! J’en ai beaucoup entendu parler mais sans jamais avoir eu la chance de découvrir le talent et l’univers de JC. Franchement, j’ai beaucoup apprécié la qualité de ses mots. Plume délicate mais incisive, on passe par tous les stades : le drame, la romance, l’amour, la trahison, bref, on en a pour son argent ! J’ai réellement apprécié cette aventure. Cela est dû au fait que j’ai eu la chance de découvrir une plume qui s’adapte à l’époque dans laquelle on évolue. Bravo !

Les – :

  • Mon cœur de lectrice saigne à cause de cette fin… mais il reste comblé !

Les + :

  • Les personnages ! Bravo pour cet immense panel que j’ai tellement adoré suivre.
  • Une fin spectaculaire.
  • Une intrigue très bien menée
  • Une plume excellente !

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Incroyable Charlotte – Camille Adler & Flora Pialot

41-NHksAfJL._SX350_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Paris, an VI. Voilà un an que l’époux de Charlotte de Verteuil est mort au combat, dans les guerres de Napoléon. Tout juste sortie de son deuil, la jeune femme est bien décidée à profiter des plaisirs de la vie parisienne ! Accompagnée de son amie Emily Bingley, rencontrée lors de son exil en Angleterre durant la Révolution, elle essaie de retrouver sa place dans le monde et de comprendre le fonctionnement de cette nouvelle société, où tout se trouve bouleversé. Sur son chemin, elle rencontrera deux hommes aux caractères opposés : Armand, artiste passionné, et Augustin, noble cynique et beau-parleur.

Mon avis : Je remercie Séma Editions pour l’envoi de ce roman ainsi qu’Alicia pour sa gentillesse et sa joie de vivre. C’est toujours un plaisir de travailler avec des personnes qui font leur travail dans la joie et la bonne humeur ! Merci à tous.

Un roman qui se lit vite et bien

Incroyable Charlotte est un roman assez surprenant finalement. Je ressors de ma lecture assez contente de ma découverte. J’avoue que ce n’est pas un coup de cœur. Cependant, dans la globalité, le roman est très bon. On a un mélange assez intéressant entre un décor digne de Jane Austen et une intrigue assez innovante (pour le siècle) où le féminisme à sa place, où la question de la place de la femme est soulevée. Toutes ces notions ont fait de ma lecture une lecture très sympathique.

Charlotte et les autres personnages

J’avoue que j’ai énormément apprécié Charlotte de Verteuil. Je ne sais pas si cela est fait exprès ou non mais elle m’a clairement fait penser à la marquise de Merteuil des Liaisons dangereuses. Je pense que l’inspiration est soulignée ici grâce à ce nom. C’est un personnage au caractère fort, qui fait ce qu’il faut pour être acceptée dans une société qu’elle ne comprend pas/connait pas forcément. Charlotte est une personne qui apprécie découvrir les choses qu’elle ne connait pas. Elle ne se laisse pas faire et mène son monde comme elle l’entend.

Autour de Charlotte gravite de nombreux personnages. On peut quand même souligner l’importance d’Emily, son amie de toujours. Mais aussi deux hommes : Armand et Augustin. Deux hommes diamétralement différents mais qui font voir différentes facettes de Charlotte. J’ai trouvé l’utilisation des personnages particulièrement bien exécutée.

Emily est un personnage que j’ai apprécié. Elle est très différente de Charlotte mais j’apprécie cette complémentarité. Cela fait de leur amitié une amitié forte où la loyauté est quelque chose de très important. Son nom m’a tout de suite fait penser à Orgueil et Préjugés de Jane Austen. J’avoue que c’est un personnage qui correspond bien à l’univers d’Austen.

Une société décrite parfaitement

J’ai trouvé les ambiances très bien décrites. En effet, j’ai trouvé que les sociétés étaient vraiment très sympathiques et semblaient réelles. On passe de l’Angleterre à Paris sans aucun problème. On voit bien que ce ne sont pas les mêmes mœurs ni les mêmes traditions. Il n’y a qu’une chose qui semble être sensiblement identique : la place de la femme. Je ne peux pas dire que Charlotte est une féministe engagée mais cependant, plusieurs fois, elle remet en question des comportements sexistes. J’ai apprécié cela.

On est dans des décors assez sympathiques : on est dans le milieu parisien. On vogue entre bals et festivités à travers les yeux de notre personnage principal. J’ai trouvé cela intéressant. De plus, la période évoquée n’est pas ultra présente dans les différents ouvrages historiques que je lis. C’est assez sympathique de changer de siècle. Cela permet aussi de s’interroger sur des questions sociales : la place de la femme, la condition de la femme ainsi que son évolution. Bref, j’ai aimé ce point là.

Un triangle amoureux bien maîtrisé

Quand j’ai vu que Charlotte hésitait entre deux hommes, je me suis dit qu’on aurait encore le droit à un triangle amoureux ennuyant. Cependant, je trouve que les auteures s’en sont très bien tirées. La romance n’est pas forcément présente tout le temps et cela permet au lecteur de respirer. On change aussi de personnages, on ne se focalise pas seulement sur Charlotte. Ainsi, on peut aussi découvrir une romance qui touche Emily. C’est assez agréable.

Les plumes

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de roman écrit à quatre mains. Cela m’a beaucoup plus. Généralement, ce sont deux univers qui cohabitent ensemble et qui nous permettent de découvrir des univers bien particuliers. Les mots sont justes, la lecture se fait sans problème. On y croit, tout est crédible.

Les – :

  • Les inspirations dans les noms. Petit détail qui m’a un peu fait tiquer. J’ai pensé aux deux œuvres tout au long du roman.

Les + :

  • Les personnages et les psychologies très bien utilisées.
  • L’intrigue est simple mais efficace.
  • La plume des auteures.
  • Les questions sur la place de la femme dans la société à travers les siècles.

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Les Crèvecoeur – Tome 1 : Edith et Romain – Antonia Medeiros

122615684.jpgRésumé : Un destin unique, une obsession familiale, le poids des secrets. Germain Crèvecœur, l’un des plus grands créateurs de chaussures pour femmes du XXe siècle, vient d’être retrouvé pendu. Il lègue à un fils mystérieux tous ses biens, y compris une maison étrange aux murs couverts de souliers féminins et des lettres dans lesquelles le défunt dévoile le roman de sa vie ainsi que ses plus terribles secrets… Pris entre l’amour fusionnel de sa mère Édith et la folie fétichiste de son père cordonnier, Germain grandit au début des années 1920 conscient de sa différence et de sa sensibilité à l’élégance féminine. Des tragédies familiales et des secrets qui hantent son histoire, il puisera toute la force de sa passion créatrice afin de répondre à cette unique question : peut-on guérir son âme au fond d’une bottine pour dames ? Entre passions et intrigues familiales, la saga des Crèvecœur est un hymne à la féminité et une fresque fascinante où se mêlent Histoire, sensualité et quête du bonheur. Édith et Romain est le premier tome de cette saga familiale en deux volets.

Mon avis : Je remercie Antonia Medeiros pour m’avoir donné la possibilité de pouvoir lire le premier volet de sa duologie. Au-delà du résumé ultra tentant, j’ai trouvé la couverture très jolie malgré la sobriété de cette dernière.

Une saga familiale intense

J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce premier tome. Sur fond historique, on se trouve au cœur d’une famille. On fait la rencontre d’Edith, une femme qui se voit mariée de force à Romain Crèvecoeur pour sauver l’entreprise familiale. Rapidement, on se retrouve dans une spirale de malheur : en effet, Romain est un personnage froid, cruel, qu’on a du mal à suivre. C’est un homme très particulier qui fait une fixation un peu particulière sur les chaussures. C’est une relation très compliquée entre les deux époux. L’arrivée de leur fils Germain va permettre à Edith de respirer, d’avoir sa bulle d’air. Germain est un petit garçon adorable, comblé par l’amour de sa mère. Cependant, Romain va rapidement se retrouver seul contre sa femme et son fils qui avancent dans la vie en le laissant de côté.

Nous sommes donc sur une saga familiale dont le sujet principal est le mensonge, la dissimulation et les secrets de famille.

Les personnages

On retrouve donc plusieurs générations de la famille Crèvecoeur. On a Edith et Romain mais aussi Germain et Raphaël. Si j’ai adoré Edith et Germain, je suis complètement passée à côté des personnages de Romain et Raphaël. Cette mère aimante, forte et courageuse m’a énormément plu. En plus de cela, c’est une femme qui m’a plu par sa force de caractère et sa volonté de ne pas se laisser abattre par les aléas de la vie. Germain est un personnage attachant mais dans la progression du roman. Plus le roman a évolué, pris de l’ampleur, ma sympathie pour ce personnage n’a fait que croître, c’était plutôt sympathique de le découvrir. Il est un savant mélange de ses deux parents : le côté affectif de sa mère et la passion de la mode de son père. J’adore ! Cela fait de ce personnage un personnage excentrique et un peu fou.

Mode et Première Guerre Mondiale

On ne trouve pas ce mélange partout. Je vous l’avoue. Cependant, j’ai adoré ! J’ai trouvé cette idée très sympathique. La seule peur que j’ai eu c’est de savoir si l’auteure savait de quoi elle allait parler et surtout si cela allait être crédible. Je suis ravie de vous dire que l’auteure est excellente ! Elle parvient à nous propulser dans la période de la guerre 14/18. On se rend compte que la femme évolue encore plus vite lorsqu’il s’agit de période historique où les hommes sont au front. Si la femme « prend la place » de l’homme, Germain a lui aussi une profession particulière qui est au service des femmes. J’ai trouvé ce croisement sympathique.

L’intrigue

Je l’ai trouvé très sympathique. En effet, on est toujours dans cet effet de mouvement : croisement dans les histoires, on passe d’un personnage à un autre. On est vraiment dans un roman dynamique. J’ai trouvé la découverte épistolaire très sympathique. Raphaël découvre la vie de sa famille par les lettres que son père lui a gardé.

La plume de l’auteure

J’ai adoré la subtilité des mots, la douceur et la beauté de la plume de l’auteure. Je suis charmée. C’est vraiment très intéressant. J’ai trouvé que l’histoire était intrigante et très bien menée. Cela est certainement du à la qualité de la plume !

Les – :

  • Deux personnages avec lesquels je n’ai pas su tisser de lien.

Les + :

  • Edith et Germain.
  • La mode et la guerre. Deux thèmes que j’ai apprécié retrouver.
  • La plume de l’auteure.
  • Les décors intéressants.

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Les ombres – Tome 1 – Les observateurs d’Eve Ruby Lenn

book-1742.jpgRésumé : Le célèbre historien-enquêteur Wilson Grant se retrouve embarqué malgré lui, dans des circonstances mystérieuses, à Chester, ville du Cheshire, en Angleterre. Seul et perdu, il est accueilli par une singulière famille dont la demeure semble abriter de nombreux secrets. Bientôt, des incidents surviennent et se multiplient. Les langues se délient, les découvertes se font jour quant aux mystérieux hôtes de la propriété des Ombres, tandis que resurgissent d’anciennes superstitions. Wilson s’enlise dans une des plus obscures et intrigantes énigmes qui lui soit offerte. Face à d’incroyables révélations, il va devoir se plonger dans une enquête qui l’obligera à affronter les instincts humains les plus sombres…
Mon avis : Je remercie Librinova pour l’envoi de ce roman que j’ai sorti récemment de ma liseuse. J’avoue que cela faisait quelques semaines qu’il était là mais je n’ai pas eu le temps de le lire avant. Entre le travail et les travaux, parfois, il est difficile de trouver du temps, ajoutez à cela les démarches administratives et les petits tracas du quotidien et vous avez… quelques semaines de retard. Bref, passons à la chronique !

Quand le policier historique côtoie le surnaturel

Si vous me connaissez et me suivez depuis quelques temps, vous savez que je ne peux pas résister à une intrigue policière historique. Il suffit de mettre les mots magiques : enquête, Angleterre, manoir et vous pouvez être certain que je serai de la partie. Lorsque Morgane m’a proposé de lire ce roman, j’ai accepté tout de suite ! J’ai été surprise durant ma lecture avec un mélange que je ne connais pas forcément hyper bien : en effet, lorsque le fantastique côtoie une enquête policière victorienne… Je ne vois que le chien des Baskerville de Conan Doyle. Ayant été un formidable coup de cœur, j’ai voulu tenter l’expérience de nouveau !
Le genre historique victorien amène une atmosphère oppressante : tout au long du roman, on se demande ce qui va nous tomber sur la tête ! C’est lugubre, sombre, envoutant ! J’ai beaucoup apprécié ce point de l’intrigue.

Un roman séduisant mais…

Sur le papier, tout était là pour me plaire. L’intrigue est bonne, on se plait à suivre les aventures de notre personnage principal : Wilson Grant. Honnêtement, ce roman aurait pu être un formidable coup de cœur mais malheureusement, il y a eu quelques bémols.
Il y a des longueurs : en effet, j’ai trouvé que les dialogues apportaient de la lourdeur de temps en temps. Bien entendu, ils sont nécessaires au roman mais je les ai trouvés assez nombreux et certains ne sont pas forcément nécessaire à mon goût. J’ai fait une petite pause dans ma lecture à cause de ces longueurs. C’est dommage parce que l’idée de départ est vraiment bonne.
On parle d’amnésie, d’enquête, d’un manoir mystérieux, de créatures, de cauchemars. Bref, tout est vraiment là pour que l’on passe un moment d’enquête intense. Cependant, ces bonnes idées sont enveloppées par trop de longueurs. L’intrigue s’essouffle et malheureusement, la lecture ne fut pas aussi fluide que ce que j’avais espéré.

Les personnages

On suit l’enquête de Wilson Grant. Un vieil enquêteur historien que j’ai pris plaisir à suivre. Il s’agit ici d’une force incroyable du roman. Ce personnage est intelligent, courageux et très curieux. Il agit rationnellement et met son nez partout. J’ai adoré ! C’est un personnage haut en couleur qui porte sur ses épaules le roman.
Les personnages secondaires ajoutent beaucoup de mystère à l’intrigue : les propriétaires du manoir, la gouvernante, la demoiselle qui vit à la lisière de la forêt. Bref, l’auteure parvient à retenir notre attention avec les personnages.

La plume de l’auteure

J’ai vraiment apprécié ma lecture malgré les longueurs. La plume de l’auteure est terriblement envoûtante ! L’ambiance, les personnages, les notions abordées, j’ai tout apprécié. Les décors sont propres, décrit comme il le faut. On se retrouve bloqué avec Wilson dans cette histoire palpitante qui gagnerait à être plus courte pour effacer ces longueurs.
Les – :
– Des longueurs dans les dialogues et dans l’intrigue en général.
Les + :
– Le personnage de Wilson Grant.
– Les décors.
– Le genre historique victorien qui m’a plu de retrouver avec cette touche de surnaturel
– La plume de l’auteure.
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La marque de Windfield – Ken Follett

9782367626833-001-T.jpegRésumé : L’auteur du Code Rebecca et de l’inoubliable fresque des Piliers de la Terre nous emmène ici, avec sa prodigieuse science de l’intrigue, au cœur de l’Angleterre victorienne. En 1866, plusieurs élèves du collège de Windfield sont les témoins d’un accident au cours duquel un des leurs trouve la mort. Mais cette noyade est-elle vraiment un accident ? Les secrets qui entourent cet épisode vont marquer à jamais les destins d’Edward, riche héritier d’une grande banque, de Hugh, son cousin pauvre et réprouvé, de Micky Miranda, fils d’un richissime Sud-Américain. Autour d’eux, des dizaines d’autres figures s’agitent, dans cette société où les affaires de pouvoir et d’argent, de débauche et de famille, se mêlent inextricablement derrière une façade de respectabilité…

Mon avis : Je remercie Audiolib ainsi que Pauline pour l’envoi de ce roman en service presse audio. Je profite toujours de ce partenariat pour écouter des auteurs que je ne connais pas ou des romans que je n’aurais peut-être pas lus si je les avais croisés en librairie.

Ici, j’ai fait la rencontre de la plume de Ken Follett. Je le connais de nom, je sais qu’il a écrit les Piliers de la Terre mais je n’avais jamais le courage de m’immerger dans ces pavés. J’ai pensé que le roman audio pourrait m’aider.

L’intrigue du roman

La marque de Windfield est un roman intéressant bien qu’il ne m’ait pas totalement convaincu. Le résumé me plaisait énormément et cette couverture classique aussi. Je me suis demandée ce qui allait me tomber dessus et j’ai été quelque peu déçue, je dois vous l’avouer.

Voilà un thriller historique. Le format, la plume ainsi que certaines péripéties m’ont beaucoup plu. On s’étale sur quelques années, on voit les personnages évoluer. Je pense que là où l’on m’a perdu, c’est dans la quantité affolante de personnages.

On part d’une noyade qui berce les premiers chapitres du roman puis cette noyade non accidentelle vient empoisonner le reste du roman et les années.

Malheureusement, l’intrigue s’est essoufflée pour moi. Les personnages, trop nombreux, m’ont agacée pour certains. Il y a quand même Maisy et Hugh qui m’ont énormément plu et qui m’ont poussés à aller jusqu’au bout de mon écoute. Finalement, l’intrigue est assez prenante mais j’y ai trouvé beaucoup de longueurs et de péripéties similaires : coup bas de l’aristocratie anglaise du XIXème siècle et railleries. Les plus grandes machinations sont présentes dans ce roman mais finalement, n’est-ce pas un peu de trop ?

Les personnages

Il y en a eu beaucoup trop pour moi. Ils ont rendus ma progression dense et longue. Les premiers personnages présentés sont Micky Miranda ainsi qu’Edward Pillaster. La famille Pillaster est la plus riche d’Angleterre. Elle est à la tête de la plus grosse banque du pays. On est donc dans un univers très riche. D’habitude, les personnages qui sortent de la norme me plaisent énormément : Micky fait partie de cette catégorie pour moi : un étranger qui vit au crochet des Pillaster, c’était un début très prometteur. Ce personnage ne m’a pas plu plus que cela pourtant. En effet, ses multiples facettes et ses défauts m’ont énervée tout au long de ma lecture.

La famille Pillaster se divise : en effet, les frères Pillaster Tobias et Joseph ne se cotoyaient plus lorsque Tobias a décidé de se lancer seul dans sa création de banque. On a donc les deux cousins : Edward et Hugh qui sont de la même famille mais radicalement différents. Lorsque le premier est fainéant et qui ne sait pas ce que l’effort professionnel veut dire, le second se montre prévenant, intelligent et travailleur. Maisy est aussi un personnage que j’ai énormément apprécié.

Mention spéciale pour la mère d’Edward qui m’a vraiment fait sortir de mes gonds. Cependant… J’avoue que son personnage m’a beaucoup surprise sur la fin.

Les décors et l’univers

C’est le choc des cultures et des strates sociales. On a tout un panel de personnages venant de différentes strates. Pauvres, riches, honnêtes, trompeurs, on a de tout ! Je pense que c’est cela qui m’a ennuyée. Je me suis noyée (comme Peter) dans la foule et la multitude des personnages.

La plume de l’auteur

Je ne peux rien dire là-dessus. C’est excellent, c’est rythmé, dynamique. Je pense vraiment que ce n’est pas la forme mais le fond qui ne m’a pas séduite. La plume est excellente et je pense que je réitèrerai la découverte d’un autre roman de Ken Follett.

Les – :

  • Trop de personnages.
  • Trop de péripéties redondantes…

Les + :

  • Les personnages de Hugh et de Maisy.
  • La plume de l’auteur.
  • Le choc des cultures.

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C’était le premier jour de l’Automne – Isabelle Flückiger Jachym

téléchargement.jpgRésumé : Roman mi historique mi contemporain 23 septembre 1942, l’avion de reconnaissance de Richard et Félix, deux jeunes québécois, (membres du Bomber air Force), tombe en panne dans la région de Belfort. Ils doivent rejoindre absolument la Suisse pour échapper à l’armée allemande. Ils seront recueillis par Blanche, une jeune veuve. Et l’histoire commence de ce premier jour de l’automne jusqu’à nos jours. Des personnages foncièrement humains pris entre le doute et l’espoir, la raison et la folie, l’amour ou la trahison dans une époque troublée où les moindre de vos idées ou vos gestes peuvent vous être fatals.

Mon avis : Je remercie énormément Isabelle pour l’envoi de son roman en service de presse. J’avais déjà eu la chance de lire un roman de cette auteure : Les secrets de la petite boîte en fer que j’avais adoré ! C’était donc avec grand plaisir que j’ai accepté de lire le nouveau roman d’Isabelle.

Un fond historique bien présent.

Je n’ai pas vécu la guerre, non. Je la vis de temps en temps à travers les mots de ma grand-mère quand elle est d’humeur à partager les histoires de ma famille. Mes arrières grands-parents ont caché des américains dans le grenier de ma maison. Incroyable ! Tout de suite, j’ai pensé à ma mamie quand j’ai rencontré le personnage de Blanche.

Blanche est une jeune femme, mère de deux enfants et veuve. Elle vit la guerre, peut-être pas sur le front mais elle la vit quand même ! Surtout au moment où Richard et Félix arrivent chez elle, à la ferme, pour lui demander de l’aide. La vie de la belle Blanche va rapidement changer.

L’auteure nous propose ici une plongée dans cette Seconde Guerre Mondiale dévastatrice qui a tué beaucoup de soldats, séparé des familles et semé la terreur partout dans les pays touchés. La France est spectatrice de cette guerre qui va durer quelques années.

J’en profite pour féliciter Isabelle pour la documentation qui a dû être faite en amont. C’est impressionnant. Cela ajoute une dimension réelle au roman.

Les personnages.

J’ai apprécié le courage de Félix et Richard. En effet, ils ont dû atterrir d’urgence près de chez Blanche. Dans un pays où les traitres et les allemands sont partout, il est délicat d’espérer survivre.

Blanche, elle non plus, ne manque pas de courage. Je l’ai trouvé brillante, belle, généreuse. C’est vraiment une personne exceptionnelle. En effet, on ne peut pas oublier le fait qu’il y ait eu des héros anonymes sur le front mais aussi dans les villes et les campagnes.

Une notion chère à Isabelle Flückiger Jachym : le souvenir.

Si cette notion était déjà très présente dans le roman les secrets de la petite boîte en fer qui parlait d’une personne qui gardait ses souvenirs dans une boite en fer pour ne rien oublier, ici, l’intrigue permet au lecteur de ne pas oublier ce que nos ancêtres ont fait pour la France, pour nous, pour la liberté. C’est incroyable de voir les acteurs de cette guerre se battre contre le mal qui pullule partout. Ils n’ont pas peur de risquer leurs vies.

La plume de l’auteure.

De nombreuses qualités sont mises en avant : la solidarité, le courage et l’espoir d’un avenir meilleur. J’ai trouvé qu’Isabelle a retranscrit les choses avec délicatesse et véracité. C’était très sympathique à découvrir malgré la période de tumulte choisie.

Les – :

  • Une période assez dure. Malheureusement, j’ai fait une pause pour ne pas avoir trop de mal à lire.
  • Quelques longueurs. 

Les + :

  • Le personnage de Blanche.
  • Les valeurs véhiculées par l’auteure.
  • Le souvenir à ne jamais oublier.
  • La plume de l’auteure

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Éclaircir les ténèbres – Nicolas Bouchard

5144CLPPDvL._SX195_.jpgRésumé : 1640. Une Province a disparu. Il semble que l’enfer se soit abattu sur la paisible vallée d’Ouraos, territoire enchanté du Jura et berceau de la guérisseuse Sophronia. Les étoiles ont pâli, une brume verdâtre se glisse partout. Les habitants, terrifiés, se cloîtrent chez eux. On y a vu Frigg, une ancienne déesse païenne accompagnée d’une armée de monstres… Recrutés dans le Paris misérable et grouillant du XVIIe siècle par le cardinal de Richelieu, quatre hommes sont désignés pour lutter contre les puissances des ténèbres : fantassin, mousquetaire, artilleur et lansquenet. Mais le Cardinal leur adjoint un cinquième comparse en la personne du brillant philosophe et ancien mercenaire René Descartes. Son objectif : soumettre la sorcellerie à la loi de la raison, et au final, éclaircir les ténèbres. Un roman à la croisée des chemins, entre aventures, sorcellerie et roman historique.

Mon avis : Je remercie les éditions SNAG. Ce premier roman signe mon partenariat avec cette nouvelle ME. Je suis ravie d’avoir commencé cette nouvelle expérience avec le roman Éclaircir les ténèbres.

Une intrigue originale.

Je suis contente d’avoir eu quelque chose d’original à me mettre sous la dent ! En effet, si, d’un premier coup d’œil on peut penser que l’intrigue sera principalement historique, plus on avance dans la lecture, plus on comprend que l’intrigue laisse place à l’imagination et à la fantasy ! Quel bonheur, cela faisait longtemps que je n’avais pas eu un roman qui mêlait ces deux genres.

D’un point de vue historique, on retrouve le philosophe Descartes ainsi que le Cardinal de Richelieu. C’était très sympathique. Cette période-là de l’histoire me plait énormément. Rien qu’en lisant la première ligne du résumé, je savais que ce roman était fait pour moi.

Les personnages.

Nous avons un sacré panel de personnages qui se divise en deux « camps » : d’un côté latéléchargement.jpg partie qui veut lutter contre le mal qui règne sur le pays. On y trouve Damien, Rudolph, Hughes et Jonas, ce sont quatre jeunes hommes recrutés par le cardinal de Richelieu pour partir à la rencontre des monstres qui effrayent la population de la vallée d’Ouraos, en Franche Comté. De l’autre côté, nous avons une fratrie : Gunther, Erick et Ilse. Ce sont un trio vengeur. Ils veulent récupérer ce qu’il leur revient, selon eux, de droit. Ils ne sont pas effrayés par jouer avec le feu, faire un pacte avec le diable et réveiller les forces du mal pour venger leur famille. Avec ce trio, on trouve une sorcière Frigg ainsi qu’une guérisseuse et sa fille. Bref, c’est vraiment prenant.

On a beaucoup de personnages et ce que j’ai trouvé dommage c’est que les personnages restent un peu en surface. J’aurais apprécié en savoir un peu plus sur leurs vies personnelles, leurs passés… Cela ne m’a pas empêché de m’attacher à certains personnages mais c’est le risque avec un gros panel de personnages.

La plongée dans l’histoire et dans l’univers.

J’ai pris un plaisir certain à découvrir ce que Nicolas Bouchard nous proposait. On a un fond historique qui m’a beaucoup plu, on peut associer à cela de la magie noire et blanche, des sortes de mort vivants ainsi que la présence d’une sorcière vengeresse.

La seule chose qui m’a un peu chiffonnée, c’est dans la construction. Je me suis un peu perdue dans les moments de retour en arrière. C’était par moment flou.

Nicolas Bouchard : sa plume et son imaginaire.

Il y a une chose qui est certaine, c’est le fait que Nicolas Bouchard nous propose ici une véritable plongée dans un univers où le fantastique se mêle très facilement à la réalité. On entre dans l’intrigue très facilement. J’ai trouvé cela super. J’ai été happée par la plume ultra intéressante de cet auteur.

Les – :

  • Des psychologies qui restent trop en surface pour moi.
  • Des flash back un peu difficiles à suivre.

Les + :

  • Une plume que j’ai adoré découvrir.
  • Un mélange des genres vraiment très bien maîtrisé.
  • Un panel de personnages très intéressant.
  • Une fluidité dans l’écriture et dans l’action.

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