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Valentine Perdreaux a disparu – Saison 1 – Épisodes 5,6,7 & 8 – Felix Lejaune

Résumés par épisode.

Épisode 5 : Heureuse d’avoir échappé à Antonin et Waldeck, Valentine Perdreaux file dans Venise vers la bibliothèque secrète de l’Ordre de la Rose Croix… Mais dans quel but ? Sans compter que les hommes de Fayçal la surveillent toujours de près…

Épisode 6 : Valentine Perdreaux est au cœur de la bibliothèque secrète de la Rose Croix, plongée dans l’étude du mystérieux poignard qui y est conservé… Ayant semé Antonin, elle se croit enfin en sécurité… Mais bientôt l’enfer va se déchaîner…

Épisode 7 : Après avoir échappé à une mort certaine, grâce à l’arrivée in extremis d’Antonin, Valentine est momentanément hors de danger. C’est le moment, elle peut nous en apprendre un peu plus sur sa mystérieuse mission en Orient, et les buts secrets qu’elle poursuit… Arrivera-t-elle à rallier Antonin à sa quête ?

Épisode 8 : Valentine a réussi à convaincre Antonin de l’accompagner dans la suite de son périple, mais les Assassins sont toujours à leurs trousses. La petite équipe fuit Venise en urgence à bord d’un bateau de contrebandiers, direction Istanbul, porte de l’Orient…

Mon avis : Je remercie les éditions Nutty Sheep et plus particulièrement Céline pour l’envoi de ces épisodes qui clôturent la saison 1 des aventures de Valentine Perdreaux.

Ces quatre épisodes marquent un tournant dans l’histoire. En effet, j’ai trouvé qu’ils étaient plus prenant. On est vraiment dans l’action et l’on en prend plein les yeux. J’ai trouvé que, malgré le format épisodique qui pourrait poser problème à la mise en place de l’action, on se retrouve dans une intrigue pleine de rebondissement où l’on ne s’ennuie jamais.

On retrouve tous les personnages que l’on a découvert à travers les premiers épisodes. Antonin, Waldreck qui sont employés par le père de Valentine pour la retrouver. On retrouve aussi forcément Valentine qui essaye d’échapper aux employés de son père pour finir la mission qu’on lui a demander de faire en Turquie.

Ce que j’ai apprécié dans cette première saison c’est l’appel au voyage. En effet, j’aiFantasy trouvé que l’auteur parvenait à nous faire partir loin, dans un pays du moyen orient. Je m’y suis crue : j’entendais le bruit des souks, la langue chantante qu’elle la langue arabe pour moi, les odeurs d’épice. Bref, j’ai adoré ! Ce que j’ai aussi aimé c’est le fait que Félix Lejaune met aussi en avant la culture arabe ainsi que ces traditions. Dans la manière dont les hommes de main de Fayçal tuent, on voit bien les rituels de morts que l’ancienne tradition arabe peut inculquer.

Les personnages m’avaient manqué. Même si je ne les ai retrouvés que pour une paire de pages… Ce format est vraiment à double tranchant ! J’aime le fait que le cliffhanger est à son paroxysme à chaque fin d’épisode mais c’est beaucoup, beaucoup, beaucoup trop courts ! Je ne sais pas si on peut considérer que c’est un point négatif lorsque l’on râle parce que l’on en veut plus, mais franchement, j’adorerai en savoir plus sur les psychologies des personnages ainsi que sur l’histoire, les légendes, la mission.

Le personnage de Valentine prend de l’ampleur à la fin de cette saison. Elle ne se laisse pas faire malgré la place problématique de la femme à cette époque. C’est vraiment très intéressant de voir qu’elle veut y parvenir. Elle veut savoir faire les choses par elle-même, avoir une sacrée culture, parler différentes langues. Elle ne se laisse pas faire et franchement, j’ai apprécié ce caractère fort qui apporte beaucoup à l’intrigue.

La plume de Félix Lejaune est toujours aussi attirante et dynamique. Les mots choisis sont choisis avec minutie et j’aime cela ! La plume est travaillée et très intéressante.

Les – :

  • Un format toujours aussi problématique pour moi : j’aime certains points mais c’est trop court pour moi.

Les + :

  • La culture arabe que j’ai apprécié retrouver.
  • L’appel au voyage à travers cette première saison.
  • La plume de l’auteur.
  • Le panel de personnages que j’ai apprécié retrouver.

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La dame d’Aquitaine – Jacquie Béal

couv-dame-aquitaine.jpgRésumé : Périgord, 1637. Altaïre de Claviérac est élevée dans une grande liberté, bien loin des règles de bienséance de la noblesse. Indépendante et farouche, elle monte à cheval comme un garçon, jure comme un homme d’armes, chante comme un troubadour et rêve d’épopées comme un chevalier… Mais l’Histoire est en marche. Les violences de la Fronde vont tout bouleverser et, à la mort de ses parents, Altaïre est forcée de quitter le monde de l’enfance pour se soumettre aux règles strictes qui régissent l’éducation des jeunes filles. Sous la tutelle d’un oncle auquel elle ne veut pas se soumettre, elle est envoyée au couvent. Mais bien vite, on nourrit d’autres projets pour elle et un mariage lui est imposé. Son destin paraît scellé, mais Altaïre ne renonce jamais : la liberté et le bonheur doivent se conquérir…

Mon avis : Je remercie Jacquie Béal pour l’envoi de son roman ainsi que City éditions. J’ai pris un énorme plaisir à retrouver l’univers de Jacquie Béal que j’ai déjà pu croiser avec le roman le temps de l’insoumise que j’avais adoré.

J’ai fait la connaissance d’Altaïre de Claviérac. C’est jolie jeune femme est notre personnage principal. J’ai beaucoup apprécié la rencontrer et la suivre dans sa jeunesse jusqu’à ses 18 ans. C’est une jeune femme charmante qui m’a permis de passer un agréable moment de lecture. Altaïre est une jeune fille qui a soif de liberté et d’indépendance. Cependant, elle est née à la mauvaise époque, sans parent, elle est confiée à son oncle puis à son futur époux. Elle est obligée de se plier aux volontés de ces deux hommes.

On se rend rapidement compte de la difficulté de la vie du XVIIème siècle et encore plus pour les femmes qui n’ont clairement pas leur mot à dire sur la vie qu’elle mène. Altaïre est une jeune femme qui ne supporte que difficilement le fait de ravaler sa fierté. C’est vraiment une fille forte et courageuse.

Les relations maritales sont aussi mises sous les projecteurs. En effet, Altaïre et son mari ne se marient pas par amour ni par conviction. Elle devient sa femme parce qu’elle n’a pas le choix. Elle doit se marier parce que son oncle l’a dit, c’est tout. Ils se découvrent au fil des pages, comme nous. C’était assez plaisant d’avoir les us et coutumes de l’époque dans ces pages.

Comme vous le savez déjà peut-être, je suis une fan du XVIIème siècle et surtout du faste de Versailles et de la grandeur de Louis XIV. Ici, on est loin du château et des manipulations. Ce fond historique m’a beaucoup plu, j’ai découvert autre chose et c’est très plaisant de voir que malgré le fait que l’époque soit la même, la manière de vie diffère selon les catégories sociales et les régions. On vit l’époque de la Fronde avec nos personnages, c’était très intéressant.

Dans les statuts sociaux, Jacquie Béal nous prouve que même s’il est dur d’être une femme, il est aussi dur d’être un homme. Il y a beaucoup de responsabilités à gérer.

Avec la dame d’Aquitaine, Jacquie Béal signe un roman très intéressant mais qui reste en deça de ce que j’ai pu vivre avec le temps de l’insoumise. Même si j’ai apprécié Altaïre, je n’ai pas su m’y attacher plus que cela. Personnage agréable mais parfois déroutant : elle est changeante et parfois, on aperçoit la petite fille qu’elle est restée.

La plume de Jacquie Béal est très belle. La passion historique de l’auteure se sent dans ses mots. On est plongé dans l’ambiance et l’atmosphère dès les premières pages ! Dynamisme, rigueur et beauté sont trois mots qui qualifient l’excellente plume de Jacquie que je remercie encore une fois du fond du cœur pour sa confiance renouvelée.

Les – :

  • Un petit quelque chose qui rend Altaïre attachante mais sans plus.

Les + :

  • La mise en lumière des relations maritales, des situations sociales ainsi que des habitudes de vie à travers les us et coutumes de l’époque.
  • La plume de Jacquie Béal que j’ai énormément apprécié.
  • La difficulté d’être une femme à l’époque.

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La petite fiancée de la grande guerre – Michel Cordeboeuf

xcover-2386Résumé : En 1918, Louis a survécu à la Grande Guerre et garde l’espoir de revoir sa fiancée Marie qu’il venait juste de rencontrer. C’est par leurs courriers qu’ils ont appris à se connaître : ils parlent d’espérance, de deuils, d’amitiés. Louis chante son amour, l’amour de sa terre et de son village. Aux ravages de la guerre, la musique et les chansons font écran, un abri dérisoire et pourtant puissant.

Mon avis : Je remercie Emma et les éditions Nouvelles bibliothèques pour l’envoi de ce service presse. J’ai eu le grand plaisir de recevoir une proposition via simplement.pro. C’est toujours un plaisir de découvrir un roman de chez cette maison d’édition. J’ai pu faire de nombreuses découvertes mais ce roman signe un virage à 180° dans mon partenariat avec les éditions NoBi. En effet, j’ai pu découvrir un roman court mais intense sur le thème de la guerre. On s’intéresse à la période de la Grande Guerre (la première guerre mondiale).

Je vous avoue que je suis assez séduite par la couverture de ce roman. Je trouve la silhouette de la jeune femme complètement décalée par rapport au champ de guerre. On a une forme d’élégance, d’attente d’un fiancé sur un champ de guerre dévasté et qui pue la mort. Ainsi, on a un joli parallèle entre l’espoir et la désolation. J’aime beaucoup ce qui se dégage des couleurs.

On plonge dans une histoire qui nous met une belle claque historique. En effet, on se souvient de ce que l’on a pu nous dire durant nos cours d’histoire. C’est prenant et palpitant. En effet, même si le roman ne fait que 50 pages, c’est tellement intense que la quantité de pages en suffisantes. D’habitude, je râle lorsque c’est trop court. Ici, j’avoue que je n’ai pas été ennuyée par le nombre de page. C’est certainement parce que j’ai un petit cœur et que voir les gens souffrir ne me ravie pas forcément.

On se retrouve avec des soldats comme personnages principaux. On les découvre dans téléchargementles tranchées, à attendre la mort, à riposter contre ses ennemis qu’on leur a forcé à reconnaître ainsi. On y parle de la vie quotidienne, on essaye de s’échapper de cette ambiance de mort en pensant à ces mères, ces femmes, ces enfants laissés pour gagner cette guerre qui gangrène tout le pays. On attend des nouvelles, on essaye d’en donner, on se souvient. C’est beau mais poignant.

On se rend compte que la vie est plus que dure, qu’un mort peut tout changer lorsqu’il s’agit de la personne qui faisait le relai pour donner des nouvelles aux familles et aux soldats sur le front.

J’ai aimé le contexte historique. J’ai apprécié me souvenir, de penser à cette patrie forte et courageuse qu’est la mienne. J’ai été fière de ces soldats qui sont morts pour la liberté de vivre, de s’exprimer, d’exister. J’ai aussi apprécié l’évocation de la trêve de Noël. Le moment de joie entre deux périodes de morts. C’est aussi le moment où l’humain reprend le dessus : on met des visages sur les casques. C’est beau et émouvant.

Ce roman est un bel hommage très émouvant.

La plume de l’auteur reste sympathique et se prête bien à l’exercice historique. J’ai apprécié le fait que l’on « joue » la guerre dans une pièce de théâtre pour montrer ce qu’on put vivre les soldats.

Les – :

  • Une vague de tristesse avec ce genre. Il faut en avoir conscience.

Les + :

  • Des personnages forts et émouvants.
  • Le côté historique que j’ai apprécié.
  • La plume de l’auteur.

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Da Vinci Code – Dan Brown

téléchargement.jpgRésumé : Enfermé dans la Grande Galerie du Louvre, Jacques Saunière n’a plus que quelques instants à vivre. Blessé mortellement, le conservateur en chef va emporter son secret avec lui. Il lui reste cependant un mince espoir de ne pas briser cette chaîne ininterrompue depuis des siècles. Mais il lui faut agir vite. Une seule personne au monde peut prendre la relève, décrypter le code et être traquée à son tour… De passage à Paris, Robert Langdon, professeur à Havard et spécialiste de symbologie, est appelé d’urgence au Louvre, en pleine nuit. Jacques Saunière, le conservateur en chef a été retrouvé assassiné au milieu de la Grande Galerie. Au côté du cadavre, la police a trouvé un message codé. Langdon et Sophie Neveu, une brillante cryptographe membre de la police, tentent de le résoudre. Ils sont stupéfaits lorsque les premiers indices le conduisent à l’œuvre de Léonard de Vinci. Ils découvrent également que Saunière était membre du Prieuré de Sion, une société secrète dont avaient fait partie Nexton, Boticelli, Léonardo da Vinci, Victor Hugo, et qu’il protégeait un secret millénaire. L’enquête de nos deux héros les entraînera à travers la France et le Royaume-Uni, non seulement pour chercher une vérité longtemps cachée concernant la Chrétienté, mais également pour échapper à ceux qui voudraient s’emparer du secret. Pour réussir, il leur faut résoudre de nombreuses énigmes, et vite, sinon le secret risque d’être perdu à tout jamais.

Mon avis : Voici une chronique d’un roman que j’ai lu il y a quelques mois. Cependant, je n’avais jamais trouvé le temps de le chroniquer. Je répare mon erreur aujourd’hui. Je ne comprends toujours pas comment j’ai pu la laisser trainer à ce point. Des fois… Il y a des baffes qui se perdent…

Je n’ai pas pu passer à côté de ce roman. Il a quand même remué la littérature mondiale. Après ce roman et ce film, on a vu beaucoup d’intrigue prendre ce côté historique (pour mon plus grand plaisir) mélangé au thriller de manière brillante.

Pour le moment, c’est mon roman préféré de Dan Brown. J’avoue que j’ai un gros coup de cœur pour celui-ci. Je l’ai découvert avec mon petit chéri. D’habitude, je suis chiante en regardant la télévision : concentration d’une mouche. Il faut toujours que je fasse quelque chose en même temps mais là, j’ai été scotchée au point de me dire « JE VEUX LE LIRE ». Je n’ai pas hésité une seule seconde en le voyant en brocante et j’ai eu raison : j’ai passé un excellent moment avec Robert Langdon et Sophie Neveu.

Cette aventure nous plonge dans les secrets des templiers, de la vie personnelle de Jésus. On remet en cause des choses que l’on pensait depuis plusieurs millénaires avec une vérité qui a pris des coups sur la figure : en effet, on se rend rapidement compte que les hommes ont modifiés des choses pour en cacher d’autres. Bref, un roman plein d’aventures.

On voyage entre la France & l’Angleterre. J’ai apprécié ce voyage géographique mais aussi temporaire. En effet, en plus de voyager entre ces deux pays, on voyage dans le temps : on part à l’époque de Jésus mais aussi des templiers. C’est très intéressant.

Le personnage de Robert Langdon est un de mes personnages préférés dans la littérature. C’est un homme courageux, posé et tellement cultivé. Je vous avoue que j’ai la tête de Tom Hanks en tête durant mes lectures mais cela ne me gêne en aucun point. C’est vraiment le genre de personnages que j’aime beaucoup. Le personnage de Sophie Neveu est un peu plus compliqué pour moi. Je la trouve énervante à taper du pied quand cela ne va pas dans son sens. J’ai eu envie de la secouer à plusieurs reprises.

J’ai apprécié que l’intrigue mélange l’histoire universelle mais aussi une histoire personnelle puisque Jacques Saunière est le grand-père de Sophie. En plus d’une quête sur une vérité historique, on a aussi une quête identitaire. C’est très bien ficelé et mis en place. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.

La plume de Dan Brown me plait de plus en plus. J’ai hâte de pouvoir me lancer dans les deux autres romans de cet auteur qui m’attendent dans ma bibliothèque.

Les – :

  • Un personnage féminin qui m’a tapé sur le système. Dommage, elle ajoute un peu de lourdeur par son comportement.

Les + :

  • Un Robert Langdon en méga forme qui m’a secoué durant la totalité de ma lecture.
  • Une plume que j’ai adoré !
  • Un voyage temporel et spatial que j’ai beaucoup aimé.
  • Un mélange entre historique et thriller rondement mené !

~ Roman lu dans le cadre du challenge ABC 2018 ~

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Amer noir : Le jour où j’ai tué Staline – Eric Tchijakoff

cover-2225.jpgRésumé : Quand on a dix-sept ans, croiser le regard d’un bandit de grand chemin qui ne s’appelle pas encore Staline peut changer le cours de sa vie. Quand dans le même temps, on veut tout abandonner pour une fille qui prend la pose contre une poignée de Kopeks, on va au-devant de gros problèmes. L’épopée d’Anton Semenov commence dans le Tbilissi prérévolutionnaire de 1905 pour s’achever en 1920 sur un navire français mouillant en mer Noire. Du Caucase jusqu’à la Sibérie profonde, il ne va cesser de courir après ses propres chimères sans espoir de retour. Pendant le temps de cet exil intérieur, ce jeune homme bien né va devoir grandir vite, survivre, traverser vaille que vaille les prémices de la grande révolution pour enfin atteindre son but, le toucher en plein cœur. Si sous bien des aspects « Amer Noir » tient du Western slave, c’est aussi le récit intime d’une quête amoureuse qui abolit parfois les frontières de la raison.

Mon avis : Je remercie Emma des éditions NoBi pour sa confiance renouvelée. En effet, cela fait quelques temps que j’ai entamé mon partenariat avec cette nouvelle maison d’édition et je suis ravie. En effet, je découvre des romans très différents les uns des autres, les genres, les styles, les plumes tout me charme. Si je ne sais jamais à quoi m’attendre, Amer Noir est une révélation : j’ai adoré me lancer dans cette lecture.

Amer noir est un roman très beau, plein de poésie et de beauté. Je pense qu’il y a deux facteurs à ce sentiment de beauté quasiment féerique : les lieux et la plume d’Eric Tchijakoff. Le premier super méga point positif de ce roman est le lieu où l’action se déroule. On fait un voyage exceptionnel en Russie. C’est un cadre géographique que j’adore. J’ai eu la chance de pouvoir apprendre le russe au lycée et depuis, je suis attirée par les grandes forêts et déserts de Sibérie.

Le cadre géographique que nous offre la Russie est assez méconnu des pays comme le nôtre. On ne sait pas forcément les différents us et coutumes que l’on peut rencontrer dans ce pays. Enfin bref, le cadre nous transporte déjà.

Dans Amer Noir, on fait la rencontre d’Anton, un vieil homme qui fait une sorte d’introspection lorsqu’il sent que sa fin est proche. Il fait le point sur sa vie, sur ses souvenirs. Ainsi, on fait une sorte de deuxième rencontre : celle d’un Anton plus jeune. Du haut de ses 17 ans, il fait la rencontre de Staline. Ce Staline qui n’était pas encore l’homme qui a touché la Russie comme nous avons déjà pu le constater.

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Anton est un personnage que j’ai beaucoup apprécié par sa force de caractère. Bien que je n’ai pas forcément été d’accord avec lui tout au long du roman, je n’ai pas pu faire autrement que d’admirer ce personnage qui se bat pour réaliser ses rêves dans une Russie au bord de la révolution. Anton est un personnage qui est issu de la bourgeoisie russe. Il étouffe complètement dans cet univers où celui qui est le mieux vu est celui qui a le plus d’argent et qui l’étale dans de nombreuses possessions.

Il veut tout quitter pour vivre une autre vie, une vie qu’il aurait choisie. Bref, on a ici le récit d’une vie, d’une volonté certaine. J’ai aimé cette introspection dans ce cadre historique que je connais mal. J’ai apprécié ce que j’ai lu, vraiment.

La plume d’Eric Tchijakoff est remarquable. L’auteur a vraiment un don pour nous faire vivre de nombreuses émotions. C’est un exercice bien particulier que d’inclure une période historique si délicate. Bref, j’ai beaucoup apprécié découvrir cette plume et cette intrigue.

Les – :

  • Quelques petites longueurs de temps en temps. Avec les introspections, la remontée des souvenirs, c’est quelque chose de fréquent. Cela n’a pas freiné ma lecture soit dit en passant. J’ai juste du faire une ou deux pauses.

Les + :

  • Le cadre géographie excellent : la Russie m’a beaucoup plu.
  • Le courage d’Anton et sa volonté de faire de sa vie une vie meilleure selon lui.
  • La rencontre d’un Staline jeune, que je ne connaissais pas. Belle idée.
  • La plume de l’auteur : surprenante, originale et délicate.

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Astérix, les vérités historiques expliquées – Bernard Pierre Molin

9782812318177-001-TRésumé : «  Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains … » Ainsi débutent tous les Astérix. Outre cette indubitable vérité, chaque album s’appuie sur d’autres faits historiques pour inventer un univers plein de fantaisie, de bagarres et de moustaches. Car si Goscinny et Uderzo se sont documentés, ils ont pris quelques libertés avec l’histoire en émaillant leurs récits de réjouissants détournements, de facétieux clins d’œil et de joyeux anachronismes qui participent au plaisir de lire Astérix. Les Gaulois taillaient-ils des menhirs? Craignaient-ils que le ciel leur tombe sur la tête? Les Romains jouaient-ils aux dés? Les légionnaires avaient-ils droit à une retraite? Les pirates étaient-ils lamentables? Les Belges étaient-ils les plus braves ? En s’appuyant sur de récentes découvertes, ce livre veut démêler le vrai du faux dans la Gaule romaine d’Astérix. Et, pour honorer ses auteurs, continuer de rire tout en parlant d’histoire. Par Toutatis !

Mon avis : Je remercie chaleureusement l’équipe de Gilles Paris ainsi que les éditions du chêne pour l’envoi de ce livre en service presse.

Voici une œuvre intéressante. En effet, elle mélange le genre historique au populaire. Quelle belle idée d’avoir choisi l’univers d’Astérix pour expliquer des faits historiques que l’on peut croiser dans les bandes dessinées. C’est avec beaucoup d’humour et d’intelligence que Bernard Pierre Molin infirme ou confirme des choses que l’on pensait vrai.

On trouve donc les réponses à beaucoup de questions qui touchent l’univers. On s’intéresse à des proverbes comme « Tous les chemins mènent à Rome », ou sur les habitudes de vie des Gaulois et des Romains : les campements, les menhirs, les sangliers même les personnages importants dans l’univers d’Astérix y passent comme César, Vercingétorix, les druides, les bardes. On s’intéresse aussi aux us et coutumes de l’époque : comment les femmes gauloises vivaient, les réunions de village, les banquets.

Le format est très sympathique aussi. En effet, une affirmation ou infirmation par page ! Ainsi, on ne se perd pas dans des explications longues et ennuyeuses qui nous font rapidement perdre le fil. J’ai apprécié le côté « efficacité » du roman. Cela nous permet de passer un bon moment en compagnie d’Astérix.

Je vous avoue que je l’ai lu en plusieurs fois. En effet, je n’ai pas voulu emmagasiner trop d’informations d’un coup. Même si le format était sympathique, j’ai trouvé qu’il fallait mieux le lire en plusieurs fois pour en profiter un maximum.

Les illustrations qui accompagnent les faits historiques sont tirées des aventures d’Astérix et Obélix. Cela m’a permis de me souvenir à quel point j’aimais, plus jeune, me plonger dans cette Gaule qui me faisait tant rire. C’est donc avec un peu de nostalgie que j’ai commencé à me replonger dans ces histoires qui ont bercés mon enfance.

Je souligne donc ici un travail de qualité, qui permet d’apprendre des faits intéressants tout en ayant l’impression de se détendre. Ici, on ne se retrouve pas avec un livre d’histoire qui est monté comme un manuel scolaire. On est dans une dynamique d’apprentissage différente. D’ailleurs, en y réfléchissant un peu, ce roman serai parfait pour les enfants qui apprennent cette période historique à l’école, c’est éducatif et très sympathique.

Les – :

  • C’est un ouvrage à lire en plusieurs fois selon moi pour éviter l’indigestion de faits historiques.

Les + :

  • On mélange l’histoire au populaire : ainsi, on touche un panel de lecteurs plus large.
  • On retrouve l’univers d’Astérix et Obélix avec plaisir, par petites touches.
  • Les faits historiques touchent plusieurs régions, plusieurs civilisations, les personnages, les lieux, les us et coutumes.
  • Un ouvrage éducatif, ludique et très sympathique à mettre entre les mains de tous.

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Le baiser écarlate – Virginie Carré Lapresad

51IesCpMBpL._SX195_.jpgRésumé : Lorsque la haine est plus forte que l’espoir ! 853 – Irlande. Partagée entre mon amour pour Aedan et ma fierté, j’ai commis l’irréparable. Et tout a basculé. Ce matin-là, jamais je n’aurais cru pouvoir haïr à ce point ! Même l’aversion que j’éprouvais dorénavant à l’égard d’Aedan était teintée de tristesse et d’amertume, atténuant ma rancœur. La vie ne m’avait pas épargnée. Malgré les moqueries, la trahison et les injures, j’avançais, vivant cette rude existence rythmée par les saisons et les marées. Jusque-là, j’avais réussi à affronter ce destin cruel. 
Mais tout bascule, ce matin d’été où les Ténèbres embrasent notre village. Qu’y avait-il de pire que la mort ? À ma connaissance, rien ! Et pourtant ?

Mon avis : Je remercie Virginie Carré Lapresad pour l’envoi de son roman en service presse. C’est un roman court, que j’ai apprécié découvrir malgré quelques petits points négatifs que j’ai pu souligner. Globalement, c’est une lecture sympathique que vous pouvez faire entre deux gros romans.

On fait la rencontre d’Aishling, une jeune femme qui voit sa vie bousculée par tant de changements : sa mère meurt noyée sous ses yeux. Sans aucune possibilité pour elle d’agir, elle voit sa mère mourir sous ses yeux.

Après cet épisode violent pour elle, elle se retrouve, avec sa famille, comme étant la risée du voisinage, plus personne ne lui achète des produits qu’elle vend sur le marché. Elle est jugée, humiliée à longueur de temps, la vie devient vite compliquée pour cette famille qui voit son niveau de vie décliner.

Aedan, l’homme qui a partagé sa vie quelques temps, cet homme qui a partagé les nombreux repas de famille, l’intimité se son foyer, lui tourne également le dos… Un mot qui fait froid dans le dos ressurgit et fait une réputation très rapidement à Aishling et sa famille : sorcellerie. La seule personne qui ne lui tourne pas le dos, qui lui achète encore des œufs sur le marché, c’est la vieille du village qui est vu comme quelqu’un de solitaire à cause de sa différence dans son mode de vie, de son excentricité.

Un jour, les Vikings arrivent et pillent tout sur leur passage. Mort et jours sombres arrivent s’abattent sur le village. Tout est ravagé, c’est la désolation la plus totale. Aishling se retrouve dans une situation périlleuse. Que faire ? Tourner le dos à ce village qui n’a jamais rien fait pour elle et sa famille ? Leur rendre la monnaie de leur pièce et retrouver les siens ? Entre la raison et le cœur, Aishling se retrouve dans une situation particulièrement compliquée.

L’intrigue est assez sympathique. Une histoire agréable à lire malgré le côté funeste de cette dernière. Il était compliqué pour moi de voir une fin heureuse à ce roman, cependant, j’ai su être charmé par les lieux, les décors ainsi que par Aishling et sa famille.

Une chose est venue chatouiller la lectrice que je suis. J’ai trouvé des fautes d’orthographe. J’ai trouvé cela dommage. En effet, une erreur ou deux qui se glissent ça peut arriver mais j’en ai trouvé quand même quelques unes qui ont fait passer cette lecture un cran en dessous, c’est dommage.

Aishling porte le roman sur ses épaules. C’est une jeune femme épatante, pleine de courage et qui avance malgré les humiliations constantes qu’elle subit. Elle a un cœur énorme et met toujours tout en œuvre pour que sa famille vive le mieux possible.

Les – :

  • Les fautes d’orthographe, dommage.
  • Un peu plus de détails sur la vie dans le village, j’aurais apprécié un roman avec quelques pages pour en savoir un peu plus.

Les + :

  • Une intrigue intéressante et originale.
  • Un résumé et une couverture que j’affectionne particulièrement. 
  • Le côté historique avec l’invasion des Vikings.
  • La sorcellerie au cœur du problème de la famille d’Aishling.
  • Les décors irlandais qui sont chers à mon cœur

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