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Prodigieuses Créatures – Tracy Chevalier

téléchargementRésumé : « La foudre m’a frappée toute ma vie. Mais une seule fois pour de vrai ». Dans les années 1810, à Lyme Regis, sur la côte du Dorset battue par les vents, Mary Anning découvre ses premiers fossiles et se passionne pour ces « prodigieuses créatures » dont l’existence remet en question toutes les théories sur la création du monde. Très vite, la jeune fille issue d’un milieu modeste se heurte aux préjugés de la communauté scientifique, exclusivement composée d’hommes, qui la cantonne dans un rôle de figuration. Mary Anning trouve heureusement en Elizabeth Philpot une alliée inattendue. Celte vieille fille intelligente et acerbe, fascinée par les fossiles, l’accompagne dans ses explorations. Si leur amitié se double peu à peu d’une rivalité, elle reste, face à l’hostilité générale, leur meilleure arme. Avec une finesse qui rappelle Jane Austen, Tracy Chevalier raconte, dans Prodigieuses Créatures, l’histoire d’une femme qui, bravant sa condition et sa classe sociale, fait l’une des plus grandes découvertes du XIXe siècle. 

Mon avis : J’ai un peu pris au hasard cet audio livre qui me semblait sympathique à la lecture de ce résumé.

Le hasard fait parfois bien les choses. Je suis heureuse de vous annoncer que le hasard m’a permis d’écouter un roman qui est un merveilleux coup de cœur.

Nous faisons la connaissance des sœurs Philpot dont Elizabeth, une des deux personnages principaux de ce roman. Elle partage la vedette avec Mary Anning, une jeune demoiselle que l’on rencontre sur les plages de Lyme Régis.

Un roman sous le signe de la différence, du partage et de la place de la femme dans la société du XIXème siècle. J’ai adoré !

Elizabeth Philpot et ses deux sœurs sont de vieilles filles (selon l’époque. Elizabeth a environ 40 ans dans le roman) dont le grand frère n’a pas d’autres choix que de les envoyer loin de Londres et de la société dans laquelle elles évoluent depuis leur tendre enfance. Elles atterrissent à Lyme Régis ; une petite ville balnéaire qui se trouve sur les côtes Sud du pays.

Dans un premier temps, ce fut un tel régal pour moi de retrouver ma chère Angleterre. Surtout des régions que je connais si bien. Ce fut vraiment quelque chose de très agréable.

La famille Philpot est une famille de la middle class. Elle n’est pas fortunée mais vit quand même avec une aisance financière bien plus supérieure à celle des habitants de Lyme. Si la famille est perçue comme étrangère pendant quelques temps, elle est vite intégrée au quotidien de la vie de Lyme.

Elizabeth est certainement le personnage que j’ai le plus apprécié dans cette histoire. Elle est vive, elle a un sacré caractère qui m’a beaucoup plu. C’est vraiment excellent ! Mary a, elle aussi, un sacré caractère qui est vraiment notable. J’ai apprécié le duo qu’elles formaient.

Elizabeth se prend d’amitié pour une jeune fille Mary Anning, chasseuse de fossiles qui transmet son amour pour ces fossiles à Elizabeth. À partir de ce moment, une relation amicale très soudée se forme alors sous nos yeux. C’est vraiment très beau. L’écart d’âge mais aussi la différence sociale entre ces deux femmes ne sont pas des freins à leur relation. C’est vraiment beau à lire. Au-delà de l’amitié qui se forme, on a vraiment la question de la place de la femme au XIXème siècle qui se soulève dans ce roman.

Malgré son jeune âge et la pauvreté de sa famille, Mary fait avancer la communauté scientifique en dénichant des fossiles d’animaux incroyables. Par ses découvertes, elle fout un bon coup de pied dans la fourmilière masculine un peu trop imbue d’elle-même.

Mis à part ces questions scientifiques, ce roman relate le quotidien de Mary et d’Elizabeth avec brio. En effet, j’ai trouvé ce roman surprenant. Il montre comment les vies de deux femmes qui ne viennent absolument pas de mêmes milieux peuvent être à ce point liées. Histoires d’amour, de famille, tout est au rendez-vous pour que l’on passe un excellent moment ! C’est vraiment exceptionnel. La recherche de ces « curios » n’est pas seulement ce qu’elle représente, c’est bien plus profond et délicieux.

J’ai vraiment adoré la plume de l’auteure qui semble être aussi talentueuse que Jane Austen. Ses autres romans sont dans ma Wish List. C’est vraiment un très bon moment que j’ai passé avec cette écoute que je conseille à tous les amoureux de l’Angleterre, du XIXème siècle et de Jane Austen.

De plus, j’ai apprécié découvrir que ce roman est en fait la vie de la réelle Mary Anning qui a réellement existé. Quelle belle surprise !

Ma note : 20/20

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La soeur du roi – Alexandra De Broca

téléchargementRésumé : Elle se nomme Elisabeth, princesse de sang, orpheline mais (petite fille de Louis XV et) sœur de Louis XVI. Recluse à la cour de Versailles, elle a le choix entre devenir religieuse ou s’éloigner de son pays en épousant un prince inconnu. Mais elle est brillante, avide de connaissances et tourmentée. Elle parvient à se faire respecter par son intelligence, sa foi, son attention aux autres et son mode de vie très loin des errances de Marie-Antoinette. Dans son domaine de Montreuil, elle reçoit les esprits les plus brillants du siècle et se fait aimer sous le nom de Madame Elisabeth.

Lui, François Dassy, originaire de Strasbourg, brillant médecin, est un passionné de sciences et de découvertes. Il accepte pour quitter les siens de devenir botaniste au service de Lemonnier, médecin du roi à Versailles.

Leur rencontre improbable dans la forêt de Fontainebleau fait surgir leur soif commune de progrès et de vie meilleure pour les sujets de Louis XVI. Une meilleure alimentation, la découverte de la contagion, les premières vaccinations, les espèces botaniques venues de loin nourrissent leur amour secret. Mais l’évidence de leur sentiment surmontera-t-elle l’interdit de leur relation ? Et si la révolution qui menace l’ordre établi et qui les empêche d’être ensemble devenait leur alliée ?

Mais Elisabeth saura-t-elle suivre les idées nouvelles qui bouleversent la France ? Et mettre en danger son frère ? Ce frère qu’elle chérit et dont elle est devenue la confidente devant les difficultés de son règne. Et Dassy qui est-il vraiment ? Un homme de valeur ? Un imposteur ? Louis XVI, soucieux de tolérance pour son peuple saura-t-il l’être pour sa sœur aimée ? Juin 1789, les évènements obligent après quatre ans de clandestinité Elisabeth et Dassy à choisir entre amour et loyauté.

Mon avis : Je remercie chaleureusement une nouvelle fois Gilles Paris ainsi que son équipe, surtout Jules qui est un stagiaire merveilleux ! Un grand merci à vous tous pour votre confiance et votre amabilité qui fait chaud au cœur.

J’ai choisi ce roman parce que je suis une folle d’histoire mais surtout de la période de la royauté. Assez habituée à la période de Louis XIV, c’est avec avidité et curiosité que je me suis lancée dans la période du règne de Louis XVI.

Ici, point de vue original puisque l’on quitte la Cour de Versailles ainsi que les vices et plaisirs du palais pour retrouver la sœur de Louis XVI qui est bien loin de l’extravagance de la cour mais surtout loin de l’extravagance de sa belle sœur, Marie-Antoinette.

J’ai beaucoup aimé découvrir la vie d’Elisabeth, sœur du roi, qui se montre être une femme incroyable et qui ne méritait pas de finir comme son frère. J’ai trouvé ça quelque peu triste.

Cependant, je trouve que l’auteure mène avec brio sa barque dans ce roman biographique. En effet, l’auteure nous indique à la fin du roman que les faits sur Elisabeth sont relatés dans des documents historiques mais qu’elle a romancé la vie de Dassy.

Elisabeth est un personnage haut en couleurs : elle est très curieuse, belle et intelligente. J’ai trouvé adorable la relation qu’elle entretient avec son grand-père (Louis XV) basée sur l’amitié et l’amour familial ainsi que sur l’amour de la vie et la curiosité des choses. C’est vraiment une très belle relation.

Elisabeth se montera être une jeune femme épanouie, avide de connaissances dans tous les domaines. C’est vraiment très beau à lire. D’un naturel assez doux, la relation qu’elle entretient avec Dassy, ce jeune docteur qui s’avère lui aussi un puits de connaissance.

La relation amoureuse s’installe doucement mais surement, c’est un bel épanouissement à lire.

L’auteure est facilement parvenue à me convaincre avec une plume magnifique, on est transporté dans l’univers de Louis XVI bien qu’en décalage par rapport au faste de l’époque. J’ai trouvé la relation Elisabeth/Dassy merveilleuse.

Ma note : 17/20

19

Scandales à Easton Creek – Gaëlle Laurier

scandales-a-easton-creek-884269.jpgRésumé : Été 1860 dans l’Idaho aux États-Unis. L’arrivée du pasteur Valentine et surtout de son fils Thomas à Easton Creek ne laisse personne indifférent. Le jeune homme étant accusé de crimes dont il a pourtant été innocenté se voit être la cible de ragots. Tout d’abord décidé à ne faire aucun effort d’intégration au sein de la communauté, il sera amené à rencontrer (et secourir) la fille de l’un des fondateurs, Eden Sullivan. Mais peu à peu, des événements frapperont certains habitants parmi les plus notables, les plongeants tous deux dans une machination liée à la ville elle-même.

Mon avis : Je remercie beaucoup Évidence Éditions pour ce nouveau Service Presse. En effet, le genre assez original que nous proposait l’auteure ici m’a fait de l’œil. Scandales à Easton Creek relate une histoire d’amour dans le Far West du 19ème siècle. N’ayant jamais lu de livre sur cette période ; j’ai foncé.

J’ai passé un bon moment avec ce roman. Il y a beaucoup de points positifs. En effet, j’ai beaucoup aimé l’alternance des points de vue entre Eden et Thomas. J’ai aussi beaucoup aimé le fait que les chapitres sont assez courts : cela apporte beaucoup de dynamisme à l’histoire et on ne s’ennuie pas J’ai aussi beaucoup aimé l’intrigue : en effet, même si le cadre et le décor sont assez originaux, l’histoire d’amour entre deux êtres qui viennent de milieux sociaux bien différents n’est pas forcément très originale. Mais Gaëlle Laurier a réussi à rendre ce roman très intéressant.

On a deux personnages principaux : Thomas Valentine et Eden Sullivan. Thomascropped-cropped-Logo-évidence-éditions-final Valentine est un jeune homme qui a fait de la prison pour avoir accidentellement tué un homme. On comprend son histoire au fil des chapitres. Il est difficilement accepté par les habitants des villes et villages dans lesquels son père et lui ont tentés de se reconstruire. Son père étant pasteur, c’est très délicat, avec la réputation de son fils, d’être reconnu comme pasteur fidèle à Dieu. J’ai trouvé la relation père/fils assez touchante : son père ferai tout pour Thomas. La prison a rendu le jeune homme assez froid et distant avec les autres mais aussi avec lui-même. Par moment, il donne l’impression d’avoir peur de ses propres réactions.

De l’autre côté, nous avons Eden Sullivan qui fait partie d’une famille d’hommes. Sa mère étant morte, elle peut compter sur son père et sur ses frères pour la défendre. Institutrice d’Easton Creek, c’est une femme intelligente et très belle. Elle est courtisée par des hommes mais reste dans son coin. Elle a déjà vécu une histoire d’amour qui s’est très mal terminée. Mais la présence de Thomas va tout changer pour elle.

À travers différents scandales que l’on va essayer de coller à Thomas, on suit l’évolution de cette relation qui est très émouvante. En effet, j’ai beaucoup aimé l’évolution de ces deux personnages. En effet, la jeune Eden stricte et froide devient une jeune femme désireuse et désirable. Thomas apprend lui à laisser parler son cœur, à s’ouvrir aux autres et à laisser entrevoir la personne qu’il est réellement. Donc même si la romance prime sur cette histoire, il y a quand même une autre histoire : qui met la ville sans dessus dessous, qui sont ces gens que l’on dit « bien vus » et qui font tout et n’importe quoi pour remettre Thomas en prison ?

C’est une belle histoire qui parle de différence, de peur, d’amour mais aussi de jalousie. Bref, les filles, vous allez adorer !

Ce fut un beau moment de lecture. La plume de l’auteure est très agréable. Elle est légère et sensible mais aussi intransigeante et assez dure quand il faut. C’est très bon, l’auteure maitrise son intrigue et ses personnages. Cela est très plaisant à lire. J’espère avoir la chance de lire un nouveau roman de cette auteure que j’ai pris plaisir à découvrir.

Ma note : 15/20

12

La marquise aux poisons – Guillaume Lenoir

41BwZwsq3ZL._SX195_Résumé : Le parcours de l’une des criminelles les plus célèbres de l’Histoire. Dévorée par son amour pour le chevalier de Sainte-Croix, Marie-Madeleine d’Aubray, marquise de Brinvilliers, mène un train de vie dispendieux. Prête à tout pour satisfaire les goûts de luxe de son amant, et manipulée par un homme sans scrupules, elle sera emportée dans un engrenage meurtrier, marquant d’un voile noir le règne du Roi Soleil.

Mon avis : Je tenais à remercier mes nouveaux partenaires qui sont vraiment très gentils : Évidence Éditions. Grâce à eux, j’ai pu découvrir La marquise aux poisons de Guillaume Lenoir.

Ceux qui me lisent souvent savent que j’adore la période de l’histoire de France qui concerne Louis XIV, Versailles et si je devais choisir une période bien particulière du règne du Roi Soleil, ça serai sans hésiter l’affaire des poisons qui a secoué le peuple de France ainsi que la Cour de Versailles.

Lorsque j’ai vu qu’Évidence Éditions proposait un service presse sur cette période, j’ai foncé, j’ai lu, avalé les mots et adoré ma lecture !

On retrouve la marquise de Brinvilliers qui est l’une des grandes figures de l’affaire des poisons. C’est la source même de tous les petits empoisonneurs de Paris et des alentours.

Nous avons tendance à la voir comme l’empoisonneuse qui a mis le feu aux poudres à Paris en la déshumanisant complètement. J’ai beaucoup apprécié ce point dans ce roman historique : en effet, on la voit évoluer dans son quotidien. En effet, elle vit, respire auprès de ses enfants, de son époux et de ses amants. Même si elle a un côté assez froid et stricte, elle reste une femme malheureuse sous le contrôle de Sainte Croix qui est un homme détestable.

La marquise de Brinvilliers est connue pour avoir empoisonné son père et ses deux frères mais aussi pour avoir laissé une lettre (que personne ne devait lire) pour se repentir de ses erreurs à la fin de sa vie. La liste des péchés est longue, abominable et effroyable : entre inceste et empoisonnements, ses aveux font froid dans le dos.

Le côté historique est très plaisant, on en apprend beaucoup sur ce personnage. Ce côté historique est mélangé à un petit côté fictif (non dans les évènements) qui est quelque peu obligatoire puisque nous n’avons pas de tableaux ni d’indications à part une esquisse peu avant sa mort. Marie Madeleine d’Aubray est donc décrite dans ce roman comme l’auteure la voit. Je reste persuadée qu’il n’est pas loin de la vérité.

On en apprend aussi plus sur les compagnons de la marquise de la Brinvilliers. Oncropped-cropped-Logo-évidence-éditions-final retrouve Sainte Croix qui est son amant mais bien plus manipulateur et horrible que ce que l’on peut penser. Alchimiste à ses heures perdues, il confectionne les pires poisons que la médecine ne peut pas détecter. Il tient Marie-Madeline sous son joug. Il lui souffle les pires idées et en arrive à commettre le pire : l’inciter et la forcer à faire tuer son père ainsi que ses deux frères. Il ne l’aime pas, comme un amant devrait aimer son amante. Il n’est intéressé que pour son argent. Il lui fait prendre un chemin dangereux qui la pousse à la ruine. Elle passe son temps à dépenser l’argent qu’elle n’a pas et Sainte Croix y est pour beaucoup. Autre homme dangereux qui tourne autour de la marquise : La Chaussée. C’est l’homme de main de Sainte Croix qui empoisonne ses deux frères. Avant sa mort, il dénonce la marquise ce qui annonce sa déchéance.

La fin de la vie de la Brinvilliers est complètement différente de ce que j’avais pu imaginer.  Elle reste très gentille, douce avec les gens qui restent avec elle jusqu’à l’échafaud.

En bref, les fans d’histoire vont adorer. Il est très bon, Guillaume Lenoir est un auteur qui a une plume faite pour l’histoire. J’ai vraiment beaucoup aimé ! J’ai hâte d’avoir un autre roman dans les mains.

Ma note : 18/20

15

L’île des oubliés – Victoria Hislop

Lîle-des-oubliés-Victoria-Hislop1Résumé : L’été s’achève à Plaka, un village sur la côte nord de la Crète. Alexis, une jeune Anglaise diplômée d’archéologie, a choisi de s’y rendre parce que c’est là que sa mère est née et a vécu jusqu’à ses dix-huit ans. Une terrible découverte attend Alexis qui ignore tout de l’histoire de sa famille : de 1903 à 1957, Spinalonga, l’île qui fait face à Plaka et ressemble tant à un animal alangui allongé sur le dos, était une colonie de lépreux … Quels mystères effrayants recèle cette île que surplombe les ruines d’une forteresse vénitienne ? Pourquoi, Sophia, la mère d’Alexis, a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la déchirante destinée de ses aïeules et sur leurs sombres secrets… Bouleversant plaidoyer contre l’exclusion, L’Île des oubliés, traduit dans vingt-cinq pays et vendu à plus de deux millions d’exemplaires, a conquis le monde entier.

Mon avis : J’ai pris ce livre audio à la médiathèque parce que le sujet et l’intrigue me plaisaient beaucoup : secrets de famille, Grèce, Voyage…

J’ai bien aimé cette écoute même s’il y a quand même eu des petits points négatifs.

On rencontre Alexis, une jeune anglaise, poussée à venir dans la petite ville de Plaka, en Crète, par une lettre de sa mère, la poussant à trouver Fotini, sa meilleure amie d’enfance.

Nous suivons donc Alexis dans son périple en Grèce. Ce qui est certain, c’est que l’auteure nous fait voyager. J’avais vraiment l’impression d’être dans les rues de Plaka avec Alexis, qui part à la découverte de son passé.

On passe notre histoire dans plusieurs époques, entre 1903 et 1957 mais aussi dans plusieurs espaces : Plaka, Spinalonga et les hauteurs de la Crète par la suite.

C’est une histoire de famille : Alexis est la fille de Sophia qui est la fille d’Anna. Anna a une sœur Maria. Anna et Marie ont leurs parents : Giorgis et Eleni. Voilà : j’ai présenté les personnages principaux parce que c’était un peu le fouillis pour moi au début, alors au moins, voici les liens, clairs et précis !

Une famille sans histoire, jusqu’à ce que la lèpre vienne frapper Eleni qui est envoyée sur l’île de Spinalonga pour retrouver tous les lépreux mis à l’écart de la société pour ne pas contaminer les autres. J’ai beaucoup aimé les épisodes de Spinalonga, même si Eleni est très triste et blessée de quitter son mari et ses filles mais elle est surtout effrayée d’habiter cette prison. Les doutes et les angoisses sur Spinalonga s’envolent au final très vite : on est face à une petite île qui veut vivre correctement. La société s’organise comme une démocratie (si chère à la Grèce) ainsi qu’autour d’une vie culturelle.

De l’autre côté on vit à Plaka avec Giorgis qui essaye tant bien que mal de palier à l’absence de sa femme. Anna et Maria sont ses filles : elles sont diamétralement opposées. Anna : rebelle et peu farouche, Maria, la fille modèle qui est en proie aux doutes mais qui veut faire le bien quitte à se faire passer après les autres. J’ai eu beaucoup de mal à supporter Anna qui est vraiment une enfant pourrie gâtée : elle délaisse mari et enfant par jalousie. J’ai trouvé cela ignoble et toute l’écoute, elle m’a tapé sur le système : elle joue son rôle à merveille. Maria est plus douce, plus pondérée et réfléchie dans ses propos. Elle trouve toujours une solution à tous les problèmes. L’une a le sens de la famille, l’autre non. Je vous laisse deviner laquelle!

La lèpre est un fardeau qui touche Eléni, mais aussi Maria a un moment. J’ai trouvé cela tellement triste, elle ne le mérite tellement pas ! J’étais bien triste à ce moment. Et puis… On se rend compte que la lèpre peut être vaincue, peut-être pas médicalement mais pas bien des façons, on peut oublier quelques temps cette maladie et cela fait du bien de lire ça, surtout pour Maria. La lèpre est dévastatrice sur tous les points. C’est vraiment très difficile à lire sans avoir le cœur serré.

Autre lèpre qui touche aussi dans le roman : celle de la 2ème guerre mondiale. Elle passe très rapidement mais au second plan, j’ai trouvé cela dommage. En effet, le côté historique est effleuré et reste en toile de fond alors que Spinalonga est une île qui a vraiment existée (qui existe toujours) et j’aurais aimé en savoir plus sur ce côté historique ainsi que sur la maladie et les traitements que l’on pouvait trouver, que l’on a fini par trouver pour éradiquer cette maladie.

La plume de l’auteure est fraîche et efficace. On se balade facilement, on se laisse bercer, c’est très bon mais certains points négatifs ne parviennent pas remonter ma note, au final.

En bref, une lecture agréable qui nous permet de nous balader en Crète, dans les rues de Plaka mais aussi de fouiller à travers le temps pour comprendre ce qui s’est passé. Grâce à la voix de Fotini, on comprend le passé de la famille Petrakis. J’ai trouvé dommage de ne pas avoir un bagage historique plus important mais aussi le « secret de famille » qui au final n’est pas ce que l’on imagine. De plus, l’histoire d’Alexis passe un peu inaperçue, ce qui est grandement dommage.

Ma note : 14/20

15

L’or maudit – Cécile Lozen

9791095451051fsRésumé : Un général celte du nom de Brennos, à la tête d’une armée de plusieurs milliers d’hommes, ose défier le dieu Apollon en personne en s’attaquant au sanctuaire de Delphes. Brennos ne sort pas indemne de ce sacrilège audacieux : tous ses guerriers périssent avec lui. Pourtant, des survivants parviennent à s’enfuir. Certains sont en possession d’une partie du butin pillé et ont alors pour mission de revenir sur leurs terres d’origines, en région toulousaine, afin de sacrifier à leurs propres dieux l’or volé à Apollon. Une odyssée sanglante commence pour ces guerriers porteurs du trésor de Delphes car par le biais de la Pythie, la prophétesse sacrée qu’ils ont prise en otage, Apollon veille et punit. Le dieu grec n’aura de cesse de tisser un destin d’obstacles, de malheurs et de mort pour tous ceux qui voudront s’approprier l’or de Delphes. La légende de l’or maudit est en train de naître… Roman caractérisé par une intrigue haletante qui ne vous laisse aucun répit, L’Or maudit vous transporte jusqu’au IIIe siècle avant notre ère, une époque que l’on nomme la protohistoire tardive, l’antiquité gauloise ou celtique, ou encore le second âge du fer. L’Or maudit célèbre ces hommes et ces femmes « celtes », si admirés ou haïs par les Grecs en leur temps et si maltraités par des siècles d’histoire nationalisée et de clichés erronés. Le lecteur appréciera ce voyage dans le temps, il découvrira une civilisation magnifique et moderne sous bien des aspects. La légende de L’Or maudit vient à nouveau hanter, page après page, tous les esprits…

Mon avis : Je remercie mes nouveaux partenaires qui sont les éditions de la Völva pour l’envoi de ce premier roman que j’ai beaucoup aimé. L’or maudit traite d’un sujet historique que j’ai rarement vu sur la toile ou dans les libres (voire jamais mais j’ai peur d’un peu trop m’avancer.. ! Je ne connais pas TOUS les romans sur cette Terre même si j’aimerai bien). Désolée, je divague. On a un roman basé sur la légende de l’or toulousain.

Dès que j’ai vu cette couverture, j’ai tout de suite adoré! Je la trouve magnifique ! Elle est très mystérieuse et poétique.

J’ai beaucoup apprécié les mélanges proposés entre les différentes mythologies ! J’ai trouvé cela très agréable. Moi qui adore la mythologie grecque j’ai été ravie de retrouver Apollon qui est un personnage que j’aime beaucoup. Il s’est montré dur avec ceux qui ont pillés le sanctuaire de Delphes. J’ai trouvé cela très intéressant comme point de départ.

La culture celte est une culture que j’apprécie même si je ne la connais que très peu. J’ai beaucoup aimé en découvrir plus !

L’idée de la malédiction est très bien racontée. J’ai aimé les difficultés qu’Apollon met sur le chemin des Celtes (Gaulois). J’ai trouvé cela très intéressant.

eitt1riuL’or maudit est le premier roman de cette auteure et c’est très prometteur ! J’ai bien apprécié ce premier roman qui n’est pas un coup de cœur mais avec lequel j’ai passé un bon moment. En effet, j’ai eu quelques difficultés pour rentrer dans l’histoire. J’ai eu du mal mais une fois dans l’ambiance, ce roman (qui est quand même assez conséquent) se lit assez rapidement. J’ai aussi été perdue par la profusion des personnages. J’ai du relire des passages (assez courts quand même) pour bien comprendre.

La succession d’actions fait que l’on ne s’ennuie pas, cependant, j’ai quand même trouvé quelques longueur qui m’ont un peu cassé dans mon rythme de lecture mais rien d’inquiétant. Il est compliqué, en relatant des faits historiques, de ne pas faire de longueurs.

Par la période traitée et le sujet choisi je suis conquise. J’aime beaucoup ce qui sort des sentiers battus et ici je suis servie. J’ai découvert beaucoup de choses intéressantes. De plus, l’histoire est palpitante. J’ai très rapidement voulu savoir la suite.

Je tiens aussi à saluer tout le travail de recherches auquel l’auteure s’est adonnée. C’est beach_gate_weheartitépoustouflant, complet et pleins de détails qui apportent beaucoup au roman selon moi.

Je salue aussi la plume de l’auteure qui nous propulse dans un univers recherché, riche et très bien trouvé. Faire la narration d’une malédiction et d’un fait historique est très compliqué et je trouve que Cécile Lozen s’en est très bien sorti !

Je suis ravie de ce très beau premier partenariat avec les éditions de la Völva !

Encore un grand merci à eux et à l’auteure.

Ma note : 15/20

16

Les intrigantes : Tome 1 – Rivales – Christine Féret Fleury

logo_303640-500x801.jpgRésumé : Versailles est en émoi ! Versailles se pâme ! Aujourd’hui le Salon Jaune a accueilli avec surprise une nouvelle venue à la cour : une magnifique rousse flamboyante qui se fait appeler Rouge et dont personne ne sait rien. Aussitôt le célèbre couturier Claude de Chinelle la prend sous son aile pour qu’elle devienne son modèle favori. La belle Elise de la Valle, elle, voit immédiatement en Rouge une dangereuse rivale. Une énième intrigante dont il lui faudra vite se débarrasser.

Mon avis : J’avais ce roman dans ma Wish List, cependant j’ai lu plusieurs avis assez mitigés sur cette lecture. J’ai donc décidé de les prendre (avec le deuxième tome) à la médiathèque. Honnêtement, j’ai bien fait.

J’ai, moi aussi, un avis assez mitigé sur ce premier opus de la saga des Intrigantes. Pourtant, tout était présent pour me plaire. Versailles, Louis XIV… J’adore cette période de l’histoire qui, pour moi, représente l’ascension de la France et le faste du pays. Le contraste entre cette image et la population pauvre qui agonise m’a toujours fascinée. En plus, pour couronner le tout, on y parle de la période des poisons et des messes noires… Période que j’adore encore plus !

La magie n’a pourtant pas opéré pour la simple et bonne raison que j’ai trouvé que tout était « en surface ». Mis à part le personnage de Rouge, j’ai trouvé tous les autres personnages pas franchement intéressants et effacés. Les péripéties n’ont pas vraiment su me convaincre.

J’ai trouvé cela vraiment dommage parce que l’histoire et l’idée de départ n’étaient vraiment pas mauvaises, bien au contraire ! Seule Rouge et le mystère qui plane autour de Justine ont su retenir mon attention. C’est ce qui a su me faire tenir jusqu’au bout. Rouge de Beausemblant est la muse de Claude de Chinelle. Claude est un créateur de mode très en vogue à Versailles, il compte parmi ses clientes fidèles Madame de Montespan que je n’ai pas besoin de présenter. Rouge a un secret. Elle est mystérieuse, belle et très intelligente ! Mais Rouge vient à Versailles avec un secret et la ferme intention de se venger.

J’ai trouvé que c’était une bonne idée de prendre des personnes qui ont réellement vécues. Ainsi que des événements qui se sont vraiment passés. Mais quel dommage que ce soit resté superficiel. J’aurais voulu en savoir plus.

Il y a un deuxième personnage principal : Elise de la Valle. Je ne peux même pas vous expliquer à quel point ce personnage m’a exaspéré du début à la fin de ma lecture. Il n’y a pas un moment où elle m’a plu. Elle est d’une petitesse sans nom. Elle veut que tous les regards soient rivés sur elle, sur sa beauté. Elle prend Rouge en grippe parce qu’elle est une illumination à Versailles, tout le monde parle d’elle. Elise la prend pour une énième pimbêche qui veut essayer de se faire un trou à Versailles. Une bague en forme de serpent la met sur la voix de Justine, une amie morte, qu’elle a rencontrée au couvent. Elle compte bien comprendre pourquoi Rouge porte cette bague à ses doigts et en même temps évincer la belle de la cour de Versailles.

La rivalité entre Rouge et Elise s’étend jusqu’au deux favorites du roi : Madame de Maintenon et Madame de Montespan qui ont toutes les deux les yeux rivés sur le trône de la reine. Celle qui présentera la plus belle demoiselle parée de la plus belle toilette aura enfin toute l’attention du Roi. Et l’autre une humiliation cuisante devant la Cour.

Les chapitres sont alternés : l’un sur Elise, l’autre sur Rouge. Entre chaque chapitre, il y a un courrier qui donne des informations sur le siècle, des personnages. J’ai trouvé ce petit point très sympathique.

J’ai quand même l’envie de lire les tomes suivants. J’ai envie de voir si les personnages grandissent et murissent surtout. Le cadre me ravit beaucoup et j’espère que des personnages secondaires prendront plus grandes places.

La plume de l’auteur est aussi ce qui m’a permis de tenir le coup. Malgré le fait que je ne suis pas parvenue à rentrer dans cette histoire, je ne m’avoue pas vaincue pour autant. J’aime étayer mon avis et je lirai le deuxième tome.

Ma note : 11/20