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Lola de Sandra Duhot

71Z8vsJYvULRésumé : Lola est espagnole, idéaliste et pleine de fougue. Elle a quinze ans lorsqu’en 1936, la guerre civile fait vaciller l’Espagne dans le chaos. Avec elle, toutes ses certitudes volent en éclat. Républicaine de cœur, elle fuit le régime totalitaire comme des milliers d’autres pour se réfugier en France. Mais les français ont peur de ces espagnols qui arrivent en masse alors ils les renvoient à la frontière.

Lola et les siens trouvent refuge en Catalogne encore républicaine mais l’ennemi approche et l’accalmie est de courte durée. Lola doit s’enfuir de nouveau pour survivre et découvre, dans son exil, l’amour et une nouvelle patrie : la France, pour laquelle elle se battra au péril de sa vie. Lola est libre et c’est au nom de cette liberté, à laquelle elle tient par-dessus tout, qu’elle organisera ses choix tout au long de son existence.

LOLA est un hommage aux victimes des conflits de par le monde. Mais au plus profond de la souffrance, Lola montre également les ressources insoupçonnées dont peut faire preuve l’être humain pour préserver la vie et sa liberté. Ainsi, lorsqu’on touche du doigt le désespoir de vivre, l’amour de la vie apparaît plus intense.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Évidence éditions pour l’envoi de ce roman. J’avais eu la chance de pouvoir le lire dans le cadre d’un prix de lecture dans lequel j’étais jury. M’ayant bien plu, j’ai demandé s’il était possible de le lire dans sa totalité et j’ai bien fait.

Lola est un personnage à part entière et complètement emblématique. Symbole de la période de la guerre civile espagnole, elle ne manque ni de courage, ni de détermination. C’est un personnage que j’ai apprécié dans sa construction et dans sa psychologie. Elle vit au nord de l’Espagne. C’est un personnage que j’ai aimé tant il dénote avec la figure féminine de l’époque. Lola est à contre-courant des femmes de cette époque. Elle ne se laisse pas faire, elle va se battre pour sa liberté de penser, de parler, de vivre. Lola est une jeune femme piquante et pétillante qui va tenir ce roman à bout de bras.

Ce qui est tout à fait remarquable, c’est le contexte. C’est ce qui m’a le plus plu dans cette histoire. En effet, j’ai trouvé que le contexte de la guerre civile espagnole était tout à fait intéressant. C’est une période historique que je ne rencontre pas beaucoup dans mes lectures et j’avoue que l’attrait de la nouveauté a fortement fonctionné sur moi. Avec l’arrivée de Franco au pouvoir, la plupart de la population espagnole fait un choix : celui de l’exil vers les pays frontaliers et notamment vers la France qui est le seul accès direct. Au-delà du contexte de la guerre civile espagnole, lorsque Lola et sa famille débarquent en France, il y a un autre grondement qui fait rage : la seconde guerre mondiale qui est sur le point d’éclater.

Ce roman n’est pas le roman de la facilité. On se retrouve avec, en guise de personnage principal, Lola. Lola est une jeune femme que j’ai tout de suite appréciée pour son caractère et sa franchise. Ce que j’ai aussi grandement aimé, c’est le fait qu’elle ne passe pas forcément par la case « facilité ». Les choix qu’elle fait peuvent être surprenants mais sont toujours réfléchis. J’ai aimé la suivre dans son exil. La famille est une thématique importante dans ce roman. En effet, Lola a fui son pays, ses repères, ses amis, sa culture. Elle n’a plus que sa famille. Cependant, avec un exil massif, rapidement, elle va être séparée de sa famille ce qui va rendre son voyage encore plus dur et difficile.

Au-delà de ce contexte historique, j’ai trouvé que l’idée d’une romance était assez intéressante. En effet, cela donne une impulsion dans la lecture. C’est vraiment très original et intelligent. En effet, cela rend le texte un peu moins lourd. On peut facilement comprendre que la lecture n’est pas facile à faire. La violence, la difficulté de la guerre et de l’exil sont très intéressantes mais pas forcément des thématiques faciles à appréhender au niveau de la lecture.

La plume de Sandra Duhot était inconnue au bataillon dans mes bibliothèques mais je suis ravie d’avoir fait sa connaissance. L’intrigue est rondement menée et ne souffre pas de longueurs (ce qui est plutôt bien pour un roman qui est en grande partie historique). La romance n’est pas exagérée et très crédibles. Les personnages sont richement travaillés, cela est très agréable et rend le récit beaucoup plus vivant. Bravo.

En définitive, Lola est un personnage que j’ai grandement apprécié par toutes les valeurs qu’elle véhicule. Elle est un personnage fortement intéressant et qui vient casser les codes de la femme et de l’idée qu’on peut en avoir à cette époque. Avec un contexte historique très présent et très compact, on se rend compte des difficultés que tous ces gens ont pu rencontrer durant leur existence. Même si Lola est un personnage fictif, elle incarne des milliers de personnes qui ont vraiment vécues cette horrible situation.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un fond historique intéressant et très riche
  • Le personnage que Lola que j’ai beaucoup apprécié
  • Les thématiques présentes dans le roman dures et fortes à la fois

4

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La danse du loup – Tome 1 : Le chevalier noir et la dame blanche de Hugues de Queyssac

41wpqa0Z-xL._SX195_Résumé : Hiver de l’an de grâce 1345. Bertrand Brachet de Born, premier écuyer du baron de Beynac, fit un songe hallucinant de vérité. Il entrevit une fée d’une beauté inoubliable. Convaincu de son existence, il partit avec fougue à sa recherche. Dans son immense naïveté, il rêvait d’amour, de courtoisie, de bravoure et d’esprit chevaleresque. Mais sa quête se heurtera à une conspiration du silence, et son parcours sera jalonné de félonie, de crimes, de traîtrise et de sang. Le sang de pauvres et de nobles !

~ Service presse ~

Je remercie la masse critique Babelio ainsi qu’évidence éditions pour l’envoi de ce roman. J’étais très curieuse de découvrir ce premier tome qui était très prometteur. Avec un résumé aussi tentant, il n’est pas resté très longtemps sur ma PAL !

C’est un premier tome très prometteur que nous avons là. Il y a quelques petites choses qui ont fait que ce n’est pas un coup de cœur mais ce premier tome reste une très bonne lecture. Si j’en ai l’occasion (ou si je provoque l’occasion ahah), je lirai le deuxième tome sans aucun souci.

On fait la rencontre de Bertrand Brachet de Born, notre personnage principal qui va nous faire vivre une incroyable aventure au cœur de la Guerre de cent ans. Bertrand est un personnage singulier, un peu bourru et naïf mais très sensible et touchant. C’est le premier écuyer du seigneur de Beynac. Et Bertrand tombe amoureux. Il ne tombe pas amoureux de n’importe qui puisque son cœur ne bat que pour cette apparition magnifique et incroyable qu’il a aperçue dans ses rêves. Rapidement, Bertrand va nous prouver que sa vie n’est pas de tout repos : autant sur le plan personnel que professionnel.

Si l’intrigue m’a beaucoup plu, j’ai eu quelques petits soucis. Les personnages sont très sympathiques. Ils sont tous intéressants et nous permettent d’avancer dans l’intrigue. Cependant, j’ai remarqué un réel manque de profondeur dans leurs caractères. C’est dommage parce que l’auteur a une plume magnifique mais il m’a manqué ce petit plus au niveau des personnages qui les rend inoubliables. Dommage.

Comme je vous le disais, la plume de l’auteur est très sympathique. Elle est dynamique et intéressante. J’ai apprécié avoir un dialecte qui colle au siècle dans lequel se déroule l’action. On a ainsi plusieurs langages qui se dégagent de l’intrigue. Cela ajoute un cachet certain à l’intrigue. C’est très sympathique. De plus, le roman est truffé d’humour ce qui rend l’intrigue plus aérée, respirable. C’est plutôt sympathique car, par moments, le roman souffre de quelques petites longueurs. Ainsi, on a des moments fluides et dynamiques et d’autres où cela retombe un peu comme un soufflé. Cependant, il faut noter qu’une fois dans le feu de l’action, le lecteur ne s’ennuie pas.  L’intrigue va se diviser en plusieurs pans : d’un côté la quête de Bertrand et de l’autre l’enquête sur Bertrand. J’ai beaucoup apprécié ce mélange : la quête et l’enquête sont brillamment mêlées. C’est plutôt intelligent comme idée.

Le côté historique de cette intrigue me plait aussi énormément. On se doute, à la lecture du résumé et de la première de couverture qu’il va y avoir de l’Histoire. On en a énormément. On sent tout le temps que l’auteur a pris pour se documenter et rendre son intrigue ultra crédible aux yeux du lecteur. On se retrouve vraiment au 14ème siècle. Cela est très intéressant.

Un petit point dérangeant… Enfin, ici, ce n’est qu’une affaire de goût. Personnellement, les dernières phrases en fin de chapitre annonciatrices… Pas pour moi. Même si pour certains lecteurs, cela fait monter le suspens, je reste vraiment sceptique pour ma part. Je ne suis pas forcément à l’aise avec ce procédé.

L’auteur va soulever des thématiques intéressantes pour l’époque : la justice bien entendu mais aussi la religion : comment un homme forcé à partir sur les terres orientales se débrouille en étant chrétien ? Le 14ème siècle n’est pas forcément aussi tolérant que le monde contemporain dans lequel on évolue. On trouve aussi les thématiques simples mais efficaces : amitié et amour. J’ai aussi apprécié le fait que l’auteur reprenne les codes de la littérature médiévale. Pour l’avoir étudiée, j’ai été positivement surprise de retrouver certains aspects de la littérature médiévale. Cela apporte encore plus de crédibilité à l’intrigue.

En définitive, même si ce premier tome n’est pas parfait, on peut aisément souligner ses nombreuses qualités : une plume incroyable, de la documentation utilisée à bon escient, un personnage principal attachant et véridique. Bref, on plonge dans un premier tome qui pose bien les bases et qui donne envie de savoir la suite !

3 bonnes raisons de lire ce premier tome :

  • Le 14ème siècle dans le Périgord. Une ambiance crédible qui donne envie d’en savoir plus sur cette période historique.
  • Notre bon Bertrand, personnage principal avec ses qualités et ses défauts.
  • Les thématiques abordées ainsi que le mélange de quête et d’enquête, c’est très intelligent !

4

12

L’héritage du Christ de Sarah Calman

51oR7zrtZlL._SX326_BO1,204,203,200_Résumé : En 1492, une jeune femme voue son existence à protéger son unique héritage des puissances qui cherchent à s’en emparer. Inquisition, invasion des Anglais en France, Madeleine va nous entraîner dans ses aventures pour échapper à ses ennemis et sauver son bien le plus précieux. De nos jours, la jeune Lena se retrouve malgré elle à mener une enquête mystérieuse au sujet d’un ancien manuscrit dont elle ignore tout. Quand l’Histoire prend une tournure surprenante, le destin de deux femmes est lié.

Un roman historique et contemporain qui mêle secrets, enquête et aventures.

~ Service presse ~

Je remercie Sarah Calman pour l’envoi de son roman via SimPlement. Je suis contente d’avoir pu découvrir cette plume et l’univers de l’auteure. L’héritage du Christ est un roman agréable à lire et à découvrir.

Ce roman nous propose quelque chose que j’aime beaucoup trouver dans mes lectures : une alternance entre le passé et le présent. C’est vraiment quelque chose que j’aime. Découvrir des personnages liés d’une manière ou d’une autre que l’on découvre au fil des chapitres me plait beaucoup. Ainsi, on va faire des vas-et-viens entre les deux époques (à savoir 1492 & de nos jours). L’auteure nous montre déjà l’intelligence de son intrigue via sa construction narrative. Les points de vue s’alternent de manière intelligente. Ces moments pivots sont vraiment très bien maitrisés.

L’intrigue est très dynamique. Au-delà de l’alternance des époques, on a aussi des passages plus posés et d’autres beaucoup plus mouvementés. Cela permet à l’auteure de toucher un panel de lecteur plus vaste. Même si le roman propose un pan de l’intrigue d’un point de vue historique, il n’y a pas que cela. En effet, l’auteure va nous faire vivre un moment de lecture fluide et très agréable. On ne s’englue pas dans des explications historiques à pleurer d’ennui.

Le côté historique est très sympathique. Cette histoire va traiter de l’histoire de Jeanne d’Arc et de ses héritiers. Les personnages sont très sympathiques. J’ai beaucoup apprécié Madeleine et Lena. Bien que des siècles les séparent, ce sont deux personnages que l’on aime découvrir. Personnellement, je me suis beaucoup attachée à ces deux figures féminines fortes et indépendantes qui se battent pour ce qu’elles sont.

L’histoire de Madeleine va nous faire voyager. De la France en passant par Jérusalem ou encore par l’Afrique, on va vivre une sacrée aventure. Quelle belle idée ! On découvre un 15ème siècle riche. A travers ce voyage, on découvre des us et coutumes intéressantes et qui donnent des envies de voyages au lecteur.

Léna nous propose une histoire aussi riche en émotions que celle de Madeleine mais différente dans la manière d’être traitée. Léna est une jeune voleuse qui va devoir résoudre des énigmes pour pouvoir retrouver un livre. Un secret qui va tout changer. Léna est accompagnée de Richard & d’Alex. Les figures masculines viennent aider Léna dans son périple. Une sacrée aventure nous attend…

Je ne vous le cache pas, le roman n’est pas un coup de cœur bien qu’il soit très agréable. Cependant, les personnages sont un peu tirés par les cheveux soulevant des clichés dans la construction mais aussi dans leurs traits de caractères. Ainsi, Léna la petite voleuse va se voir accompagnée d’un mentor et d’un homme mystérieux et beau à se damner. Léna est un personnage qui est (selon moi) toujours dans l’exagération. J’ai eu un peu de mal à l’apprivoiser mais finalement, j’ai fini par m’attacher à elle.

L’intrigue est très intéressante. La plume est additive. Fluide et pleine d’émotions, c’est un roman qui est très intéressant. Il a quelques petits défauts mais rien qui fait sauter au plafond. On se retrouve donc avec une intrigue sans faille, une plume intéressante et un panel de personnages intéressants malgré le fait que leur construction soit un peu attendue. Je félicite Sarah Calman pour ce premier texte qui mêle la fiction à l’historique de manière brillante. A travers cette réécriture d’une période historique que l’on ne trouve pas souvent dans les romans, Sarah Calman m’a surprise.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une intrigue forte et intéressante
  • Une alternance entre passé et présent qui m’a beaucoup plu.
  • Une période historique réécrite sans fausse note

4

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Les fantômes de la duchesse de Mathieu Vervisch

41HqXYHZBqL._SY346_Résumé : Deux destins parallèles, à plus de 200 ans d’écart, se confrontent sur fond de Révolution française. Après avoir abandonné sa fiancée le jour de son mariage, Olivier tente de retrouver goût à la vie. En visitant le château de la Roche-Guyon, il croise le chemin d’Alexandrine, une duchesse ayant vécu les heures sombres de la révolution. Obsédé par l’aristocrate, Olivier va tenter de comprendre pourquoi il se sent aussi proche de cette femme disparue 200 ans plus tôt.

~ Service presse 📱 ~

Je remercie l’auteur pour l’envoi de son roman via la plateforme SimPlement. Je vous avoue que j’ai complètement craqué pour cette couverture. J’adore les lectures historiques, j’ai tout de suite été captivée par cette jolie couverture et ce titre. A la lecture du résumé, je savais qu’il fallait que je lise ce roman !

On fait la rencontre de deux personnages principaux : Olivier le Guellec et la duchesse de LarocheFoucault. Ces deux personnages vivent dans deux époques différentes. Séparés par 200 ans, on se demande comment les destins d’Olivier et d’Alexandrine vont se croiser…

Olivier est un personnage masculin perdu. Dans une relation toxique depuis trop longtemps, il y met fin avant de dire le « oui » qui scellera sa vie à jamais. Il fuit, le jour de son mariage. Si Olivier est un personnage que j’ai apprécié pour son courage, sa pudeur et sa gentillesse, j’ai trouvé qu’il était un peu effacé, un peu moins présent que l’autre personnage principal avec qui il partage le rôle de personnage principal.

Parallèlement, on fait la rencontre d’Alexandrine, la duchesse dont on parle dans le titre de ce roman. Alexandrine est un personnage fascinant, pétillant et tellement solaire. Cette duchesse, épistolière connue, nous propose une immersion dans sa vie mais aussi dans cette période historique qui a fait trembler la France : la révolution française et la période de la Terreur qui va toucher tout le monde. Si Alexandrine évolue dans le monde de l’aristocratie, elle n’a rien de pédante. Elle est belle, intelligente, vive et rapidement, tout le monde se la déchire pour venir rythmer les soirées de la Cour de Versailles. A travers ses yeux et la partie du roman qui lui est réservée, le lecteur porte un œil nouveau sur cette période de la révolution française.

L’intrigue est originale et intelligente. Je trouve que l’auteur a très bien réussi ces moments de bascule entre le passé et le présent. J’ai apprécié ces va-et-vient entre le passé et le présent. L’intrigue est bien ficelée. J’ai apprécié me rendre compte de tout le travail que l’auteur a fourni en amont. En effet, j’ai trouvé la partie historique du roman richement documenté. Je n’ose imaginer la quantité de travail que cela doit représenter. Cependant, le léger déséquilibre que j’ai ressenti avec les personnages d’Olivier et de la duchesse s’est un peu accentué. Je m’explique : les parties historiques, relatant de la vie d’Alexandrine sont, à mon goût plus intenses et intéressantes que les parties contemporaines. Ainsi, le déséquilibre est un peu plus accentué.

L’intrigue propose aussi une critique véritable de la société actuelle. A plusieurs reprises, on a de véritables critiques. Ainsi, on se retrouve avec une vive critique des réseaux sociaux, par exemple. Personnellement, même si l’idée ne me gêne pas, je trouve que c’est peut-être un peu trop direct. J’ai été mise dos au mur sans forcément avoir mon mot à dire. J’aurais peut-être apprécié une légère nuance dans cette critique.

La plume rend l’histoire passionnante. Au service des émotions, cette plume est pleine de sincérité et véhicule très bien les émotions. C’est une très belle plume au style très travaillé. J’ai trouvé quelques longueurs, cela est certainement du au style particulier (mais appréciable) de l’auteur qui aime les paragraphes et les phrases longues. De plus, le côté historique n’aide pas à enlever cette impression de longueur puisqu’il faut se l’avouer, parfois, l’historique est un genre qui nécessite des explications qui peuvent alourdir un peu le roman.

En définitive, j’ai apprécié mon aventure au cœur des vies d’Olivier et de la duchesse de La Rochefoucault. C’est une plume sincère et dynamique qui nous propose de nous propulser dans cette histoire folle. Olivier et Alexandrine sont deux personnages sincères qui ont bercé l’intrigue. Malgré ce déséquilibre ainsi que les quelques petites longueurs, l’auteur nous propose une réelle réflexion sur les deux périodes de l’Histoire qu’il nous propose de rencontrer : la révolution française et la société actuelle. On nous propose une véritable réflexion sur la société et c’est intéressant. Je ne pensais pas que j’allais retrouver cette particularité dans ce roman. Bravo à l’auteur pour cette plume, cette intrigue de qualité et cette belle histoire.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un roman entre réalité et fiction !
  • Une plume de l’auteur que j’ai aimé
  • Le personnage de la duchesse

notation 1

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Dors en paix de Rahel Makonnen

téléchargement (2)Résumé : « La culpabilité était revenue me hanter. Le passé pourrissait tout, m’envahissait et enveloppait ma vie d’un voile obscur… » Incapable de surmonter une tragédie familiale, Charlotte revient à Paris. Dans la ville déstabilisée par une politique sécuritaire, elle y retrouve sa famille ainsi que d’anciens amis, tous aux prises avec leurs propres démons. C’est alors que Charlotte se plonge dans la lecture du roman de Marianne, bourgeoise parisienne qui décide en 1871 de rejoindre la Commune de Paris. À mesure que le récit progresse, les similarités entre les deux femmes se révèlent, toutes deux luttant contre la violence d’une transition sociale et intime. Un roman original et trépidant mêlant avec justesse les vies de deux femmes fortes que 150 ans séparent. Née à Paris, Rahel Makonnen vit aujourd’hui à Londres. Après avoir travaillé dans la postproduction de films dont elle supervisait la réalisation artistique, elle décide de se consacrer à ses propres projets d’écriture. Dors en paix est son premier roman.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Rahel Makonnen pour l’envoi de ce roman. J’ai encore fait une agréable découverte via le site SimPlement. Roman alléchant avec un résumé ultra-tentant, j’étais très curieuse de faire la connaissance de Charlotte & Marianne.

Quelle histoire ! Quel roman ! Quelle plume. En ouvrant le roman hier soir, je me disais « quelques pages avant d’aller dormir » et finalement, j’ai laissé mon sommeil de côté pour lire ce roman, d’une traite.

Je tiens, dès à présent à applaudir l’auteure pour les recherches. Le roman est ultra documenté. Je suis vraiment ravie d’avoir un roman qui mêle de l’historique au fantastique. La partie histoire est très bonne : on s’y croit, on sent tout le boulot au niveau des recherches. Les recherches sont, en plus, embellies par une plume formidable. Ohlala… On se retrouve vraiment dans un univers sublimé par les mots et pas les idées. Bravo à l’auteure sur ce point.

Autre point tout à fait intéressant : les personnages. J’ai beaucoup apprécié faire la rencontre de Charlotte et de Marianne. En effet, Charlotte est un personnage rongé par la culpabilité. On sent qu’il y a un drame qui a fait éclater sa vie. Elle décide d’essayer de reprendre sa vie en main et de quitter ses souvenirs : elle déménage et quitte Londres pour retourner à Paris. Elle y retrouve ses amis, sa famille. La quiétude qu’elle cherchait est aux abonnés absents : elle se retrouve vraiment dans une ville qu’elle ne pensait pas retrouver ainsi. C’est en plongeant dans un livre qu’elle parvient à lâcher un peu de lest, de respirer et de retrouver un peu de calme dans sa vie. Charlotte fait la rencontre de Marianne. Son parcours, sa vie et l’époque dans laquelle Marianne vit va fasciner Charlotte.

Ces deux personnages m’ont beaucoup plu. Si au départ, on ne comprend pas forcément ce qui va pouvoir les lier, on se retrouve rapidement dans une spirale incroyable d’événements et les similitudes pleuvent. J’ai beaucoup apprécié. Charlotte et sa fragilité, Marianne et son envie de s’en sortir et de crier son mécontentement. C’était une belle rencontre.

On a deux périodes qui divisent la narration. D’un côté, on a le monde moderne, celui dans lequel on évolue, puis, avec l’histoire que Charlotte lit, on a le 19ème siècle qui se profile avec le personnage de Marianne durant la commune de Paris. La symbolique du personnage de Marianne est très forte : son prénom, son caractère, tout est fait pour que l’on crie à la révolution ! Quelle belle idée.

Ce va-et-vient entre passé et présent, entre Charlotte et Marianne marque un dynamisme fou dans le roman. Le roman souffre de quelques petites longueurs au début mais une fois les cinquante premières pages passées, on est pris dans le rythme et on ne s’arrête pas avant d’avoir le fin mot de l’histoire.

La plume est très travaillée. Le vocabulaire est très bien maitrisé. Les passages temporels se font sans aucun souci et on se sent à l’aise dans les deux époques du roman. Je pense que la plume est le plus gros point fort de ce roman. L’auteure a beaucoup de talent.

En définitive, on a un roman qui tangue entre le réalisme et le fantastique. Entre l’historique et le moderne. On a deux personnages qui mènent la barque. C’est fait de manière très intelligente et j’ai apprécié découvrir l’univers que l’auteure propose. Si le roman souffre de quelques longueurs au départ, le rythme se met en place doucement avant de proposer au lecteur une atmosphère très intéressante qui nous donne envie de lire jusqu’à la dernière lettre de ce roman. On a de belles thématiques qui se dégagent du texte : la force, le courage, mais aussi l’espoir d’une vie meilleure. Bravo à l’auteure pour ce premier roman très prometteur.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Une construction narrative intéressante et dynamique
  • Deux personnages féminins forts
  • Une plume incroyable et des recherches en amont formidable.

4

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Mon cœur restera de glace d’Eric Cherrière

9782714493330ORIRésumé : Il existe au cœur du cœur de la forêt un endroit où vivent les sapins les plus anciens, protégés du vent comme de l’exposition au soleil, de la pluie, de la neige. Protégés aussi du regard des hommes. Une combe lointaine et tempérée qui fut un jour une frontière infranchissable devant laquelle l’enfant s’était dit « Quand je serai grand, je vivrai là. » Dans ces bois du fin fond de la Corrèze, un jeune garçon trouve refuge en 1918, en compagnie de son frère, une « gueule cassée ». Une guerre plus tard, des soldats allemands s’y enfoncent, sur les traces d’une de leurs unités disparues. Ces mêmes arbres que l’on retrouve en 2020, peint sur les murs de la chambre d’hôpital d’un vieillard allemand. Aujourd’hui le vieil homme va parler. Révéler le secret de cette forêt qui ébranlera bien des existences, bien des certitudes. Bien des familles. De 1918 et 1944 à 2020, Mon cœur restera de glace couvre un siècle de guerres fratricides. Ce roman noir, qui explore les destins d’individus ordinaires perdus aux carrefours de l’histoire, est aussi le roman de la beauté face à la violence. De ces fleurs qui poussent sur les champs de bataille.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond ainsi que Claire pour l’envoi de ce roman en service presse. Court roman, il m’a tenu compagnie durant la soirée de mardi soir.

J’avoue que je ne sais pas comment vous parler de ce roman. Je n’ai ni adoré, ni détesté. C’est une lecture riche mais qui ne laissera pas de grosses traces dans ma mémoire de lectrice. En effet, je suis stupéfaite par la force de ce roman, en si peu de pages, on a des thématiques dures liées à la guerre mais aussi à l’Homme qui font surface. C’est fort, poignant mais aussi dérangeant et déroutant.

La guerre : vaste sujet ! On est vraiment au cœur des guerres. On passe les deux guerres mondiales. On fait la rencontre de Lucien Faure, un père, un grand-père, un beau-père et un époux. Lucien va tout faire pour retrouver son fils, disparu sur le front. Mort ? Déserteur ? On ne sait pas trop mais on va suivre Lucien dans ses pérégrinations. Lucien est un personnage profondément humain que j’ai beaucoup apprécié. On va aussi faire la rencontre de ses deux petits-fils qui vont partir parce que « maman a essayé de les tuer ». Ils ne peuvent plus rien faire contre le chagrin et le désespoir de leur mère. Ils partent pour oublier la tristesse, ils fuient cette guerre, ils vont essayer de survivre dans une forêt. En 2020, on va faire la rencontre de Stéphane, descendant de Lucien qui va rencontrer le passé de sa famille et pas forcément de la meilleure des manières.

La famille Faure va se retrouver au cœur d’une histoire palpitante et folle. Lucien va croiser la route d’un officier allemand. En pleine guerre, le Croquemitaine n’a aucun scrupule. Il va tuer tout le monde, tous les juifs qui croisent son chemin. Le crâne bourré par les principes nazis, le croquemitaine est célèbre pour les pires atrocités. Honnêtement, j’ai eu envie de vomir plusieurs fois tant ça prend aux tripes. Si les détails étaient nécessaires pour bien comprendre ce que les hommes ont pu ressentir, on se prend de plein fouet la vérité (que l’on connait déjà) qui prend une dimension incroyable : l’homme et sa cruauté. Au nom de je ne sais quelles idées politiques, l’homme est capable du pire.

Ce roman traite de la guerre mais aussi de l’humanité. On traite de thématiques importantes. Avec trois périodes évoquées (1914/1918 – 1939-1945 – 2020), on entre dans le devoir de mémoire. Stéphane, l’aïeul de la famille Faure est mis devant le fait accompli lorsqu’un historien lui demande son aide. Le Croquemitaine demande après Lucien Faure sur son lit d’hôpital, cet homme qu’il a rencontré pendant la guerre. Ne pouvant rien faire contre la mort, l’historien propose au croquemitaine de faire la rencontre de Stéphane pour lui livrer la vérité qui lui ronge le cœur depuis des années. Ainsi, Stéphane va faire un bond dans l’histoire de sa famille, de Lucien et de ses petits-enfants.

Clairement, certains passages osent, font peur, font mal. Ils sont nécessaires mais m’ont mis mal à l’aise. J’ai tellement eu mal pour tous ces gens. La folie humaine est poussée à son paroxysme. Je vous passe les détails mais c’est un roman dur, sombre, qui fait réfléchir. A travers les personnages, on voit les « deux camps ». Les allemands et les français (juifs et non juifs) de l’autre. On comprend que l’homme reste un homme, que des amitiés peuvent se tisser au-delà de ce que l’on peut comprendre mais ça existe. Ce personnage du Croquemitaine est intéressant bien qu’effrayant mais j’ai aimé la manière dont l’auteur amène le sujet et les interrogations dans ce roman. La plume est forte, sincère et pleine de ressources. Bravo à l’auteur d’avoir osé et livré cette histoire.

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Le devoir de mémoire. On doit au moins ça aux gens qui se sont battus pour nous.
  • La trame historique que j’ai appréciée
  • Le panel de personnages qui est diversifié et très intéressant

3

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Le destin des cœurs perdus – Tome 3 : les héritières de Castel Dark de JC Staignier

51Q8NI2OSvL._SX195_Résumé : Quatre enfants, trois destinées. Colin, William, Clayton et Eulalie, unis par les liens du sang et du cœur, mènent une existence paisible auprès de leurs parents d’adoption. Dans l’ombre, la reine de France n’hésite pas à compromettre leur bonheur au profit de ses propres ambitions. Entre trahisons, tragédies et amours contrariés, parviendront-ils à réécrire leur histoire ?

~ Service presse 📱 ~

Je remercie JC Staignier pour l’envoi de son troisième tome. Je suis avec avidité les aventures littéraires de JC qui est devenue une amie au fil du temps. Avec sa saga le destin des cœurs perdus ainsi que son roman à quatre mains de Miroir et d’amour, elle ne cesse de me surprendre. C’est donc avec grand plaisir que je me suis replongée dans cette saga historique hautement additive.

Ce tome 3 nous propose de continuer la découverte du clan de Percival. Ici, nous nous focalisons sur les quatre cousins : Eulalie, Colin, William & Clayton. Quatre cousins vivant avec leur tante Jane en France. L’intrigue m’a énormément plus puisqu’ici, on se retrouve avec quatre destins très différents. Cette saga familiale n’a décidément pas fini de me surprendre… C’est vraiment intense et prenant.

On traite des relations amoureuses dans ce troisième tome. L’amour prend une place importante mais fait aussi une petite place aux thématiques que l’on retrouve dès le début dans l’univers de JC Staignier : le sang, la violence, la guerre, l’amitié, la trahison & la manipulation. Tout est calculé, tout est précisément fait pour secouer le lecteur. Cette saga familiale s’intéresse donc aux quatre cousins. On passe notre moment de lecture avec William qui avoue ses sentiments à Eulalie, Colin, amoureux mais qui n’ose pas avouer ses sentiments à la femme qui fait battre son cœur puis Clayton qui, lui, se fout complètement de se poser et de fonder un semblant de famille : il aime les femmes et batifole de tous les côtés. Quatre visions différentes de l’amour, quatre situations qui poussent nos personnages dans des retranchements les plus profonds. Chaque personnage à son histoire, autour de chaque personnage, on a d’autres personnages plus secondaires qui gravitent autour d’eux : on peut penser à Adam ou encore Sophie.

L’intrigue est, comme d’habitude, forte. Elle est riche et détaillée. Le décor médiéval est traité très intelligemment. JC nous propose encore de nous brosser un portrait riche de cette époque en mettant en scène des us et coutumes de cette époque. Certains d’entre vous pourraient être surpris par les sentiments qu’entretiennent les deux cousins. Franchement, je suis la première à crier au scandale quand je vois ce genre de relation dans des romans plus modernes. Ici, je ne suis absolument pas surprise par cet aveu amoureux. Ce n’est pas surprenant pour l’époque. Dérangeant, un peu. Surprenant, en aucun cas. Au Moyen Age, c’est la guerre, les conflits sont présents. Il n’y a pas que cela, on essuie aussi les périodes de crises mais aussi de maladie. C’est vraiment présent et j’adore ça ! On se plonge plus facilement dans cet univers. On y parle aussi beaucoup des unions, des liens entre les familles, des pactes, d’héritage et d’héritiers. Bref, on est dans le vif du sujet, c’est chouette.

L’intrigue nous propose aussi de nous intéresser, de manière équilibrée, aux quatre cousins. Ainsi, on passe d’une histoire à une autre mais tout fini par se relier. On n’oublie pas le lien du sang chez les De Percival. Ce lien familial qui les uni est fort et cela rend cette saga familiale encore plus intéressante et charmante. JC malmène les personnages depuis le premier tome, ce troisième tome, bien que plus doux, moins sanglant, nous propose quand même des scènes dures qui mettent les personnages à bout. Elle ne fait aucun cadeau à ses personnages et à ses lecteurs. C’est très intelligent et sympathique. Cela rend la saga de JC inoubliable ainsi qu’originale. Elle sort du lot et cela me fait bien plaisir.

L’auteure, à travers son intelligence et sa plume nous propose une intrigue à son image : directe, surprenante et généreuse. On a des détails sans qu’il n’y en ait de trop. La femme a une place intéressante dans cette saga. La période historique évoquée est assez stricte au niveau de la place de la femme mais JC nous propose des personnages féminins forts qui ont leur mot à dire. J’adore.

C’est donc, en définitive, un texte sans faille que je vous propose de découvrir. La fresque familiale dépeinte est intéressante, intense et très intelligemment construite. On s’intéresse à une famille et non à un personnage. C’est la force de cette saga. La plume est belle, l’intrigue est originale et intelligente. Je remercie JC pour son amitié mais aussi pour son travail et cette plume, si belle et pleine de qualités. Vivement le prochain tome.

3 bonnes raisons de lire ce tome :

  • Une fresque humaine intéressante.
  • Un cadre médiéval que j’aime beaucoup.
  • Une plume intense et forte.

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