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L’étrangère de Saint Petersburg – Annie Degroote

l-etrangere-de-saint-petersbourg-3003493Résumé : La petite Blonde Vaneyck part avec son père, négociant lillois en lin, s’installer en Russie. Sa découverte du pays est un enchantement : Saint-Pétersbourg, Moscou, la campagne russe… Elle ne soupçonne pas encore que le faste peut masquer les pires complots. Protégée par la grande duchesse, elle devient pensionnaire de l’illustre institut impérial Smolny. Le destin exceptionnel et dramatique de cette jeune fille ravissante et passionnée se scellera autour de trois hommes : un officier, Dimitri, Sergueï, le fils d’un ancien serf, et un inconnu qui guette tous ses faits et gestes… Alors que le souvenir de la conspiration contre Nicolas 1er – la fronde des  » décembristes  » – est vivace, ses parents sont rattrapés par leur passé. Blonde est alors la victime d’un odieux chantage…

Mon avis : J’ai pris ce roman en livre audio à la médiathèque de ma ville. J’ai été très surprise de l’apprécier à ce point.

On est immergé dans la société russe jusqu’au cou. C’est vraiment très intéressant. Moi qui ai fait quelques années de russe au lycée, c’était avec grand plaisir que je me suis replongée dans la Russie, ses cultures et ses traditions.

On fait la rencontre de la famille Vaneyck : Raphaël (le père), Katia (la belle-mère) et Blonde (la fille). On suit la vie de Blonde de sa jeunesse à sa vieillesse. L’intrigue repasse la vie de Blonde en catalogue et nous permet de suivre sa vie, sa misère et ses intrigues de manière très prenante.

Blonde se révèle être un personnage haut en couleur. Elle a un sacré caractère, elle est française mais se voit obligée de suivre son père et sa belle mère en Russie. Raphaël s’est fait expulsé de son pays natal pour cause de rébellion. Elle est élevée comme une vraie petite russe, elle apprend rapidement la langue et tombe amoureuse du pays natal de sa belle mère.

La mère de Blonde est décédée en couche. Elle n’a pas eu la chance de la connaitre mais elle est très proche de Katia, sa deuxième « mamouchka ». J’ai vraiment beaucoup apprécié cette relation d’amour qui prouve que les liens du sang ne sont pas les seuls à être plus forts que tout. C’était vraiment exhalant. De plus, Blonde est profondément attachée à son père, elle l’affectionne particulièrement, elle est fière de lui.

La vie de Blonde n’est pas de tout repos, je ne pourrais pas vous lister toutes les péripéties qu’elle a vécu mais entre autre : son exclusion de France, son internat à Smolny qui ne se passe pas bien, ses deux histoires d’amour qui ne se passent pas bien et je vous en passe bien d’autres… Il faut absolument lire ce roman ou même l’écouter.

J’ai beaucoup apprécié l’équilibre que l’auteure fait entre la France et la Russie dans cette fin des années 1800. En effet, Blonde n’oublie pas d’où elle vient. Elle est française et le revendique ouvertement mais elle est aussi très attachée à sa patrie adoptive.

La culture et les traditions russes sont au menu. C’est excellent ! Moi qui adore cette culture, j’ai été servi. Les mots de l’auteure m’ont permis de m’y trouver. Les descriptions, l’intrigue … Tout m’a permis de m’y croire. C’était vraiment une belle écoute.

Sur un fond historique, nous découvrons donc avec de nombreuses émotions, la vie de Blonde. En effet, il y a tellement d’émotions véhiculées que l’on est obligé d’être accroché aux mots de l’auteure.

Par sa plume additive, Annie Degroote nous permet de vivre un beau périple au cœur de la patrie russe. C’est vraiment excellent. J’ai énormément apprécié cette histoire et c’est avec un petit pincement au cœur que j’ai fini mon écoute. Je conseille cette lecture à tous les amoureux d’histoire, de Russie et d’amour.

Ma note : 19/20

20

Les secrets de la petite boite en fer d’Isabelle Fluckiger Jachym

les-secrets-de-la-petite-boite-en-fer-1122141350_LRésumé : Marie, 95 ans, atteinte de la maladie Alzheimer entre en EHPAD. Elle apprend à avivre en communauté et au rythme des soins  de l’institution. Elle se prend d’affection pour deux soignantes : Claire et Assya à qui, au fil des jours, elle confie l’histoire de sa parsemée de tragédie dont la perte de son fiancé Charles en 1940 lors de la guerre, la disparition de son fils de 3 ans et demi et son mariage avec Henri après la guerre….

Un roman plein de tolérance et d’attention, de la part du soignant qui recueille des morceaux de vie de pensionnaires et qui ont encore énormément de choses à dire.

Mon avis : Je remercie de nouveau Cyrille et Stéphanie d’Evidence Editions pour ce service presse qui a tenu ses promesses. J’ai dévoré ce gros pavé et je ne regrette pas d’avoir choisi cette lecture.

On fait la rencontre de Marie qui est le personnage principal de cette histoir. Elle a 95 ans et a la maladie d’Alzheimer. Elle a vécu la guerre, la maladie mais aussi l’amour, surtout l’amour. J’ai trouvé ce roman très agréable.

Ce que j’ai apprécié c’est que la maladie ne nous explose pas en plein visage à toutes les pages. Forcément, elle est présente mais elle reste bien souvent en toile de fond et elle nous percute plus fort de temps en temps. C’est déjà un très bon point. J’ai aussi apprécié le fait que l’auteure parle du personnel soignant : en effet, beaucoup sont très bons et bien que peu nombreux pour faire tout ce qu’ils doivent faire dans une journée mais l’auteure souligne aussi les mauvais côtés du métier et des soignants qui bossent à la chaîne sans se préoccuper un minimum de leurs patients. J’ai beaucoup apprécié cette alternance et cette différentiation dans le roman.

Marie est un personnage très attachant. Elle vit au rythme de ses souvenirs et de sa petite boite en fer qui retrace sa vie avec son charles, son fiance mort sur le front lors de la deuxième guerre mondiale. J’ai beaucoup aimé la symbolique de cette boite qui ne la quitte jamais. En effet, c’est la seule chose qui la rattache à son bien aimé ainsi que son petit garçon, disparu à l’âge de 3 ans, emporté par les allemands.

J’ai adoré découvrir la vie de Marie, qu’elle raconte à Claire et Assya, les deux soignantes qu’elle adore et qui l’adorent en retour. C’est vraiment une belle relation d’amitié qui se dégage ici.

Rare sont les romans qui me font pleurer mais ce dernier est parvenu à m’émouvoir auxcropped-cropped-Logo-évidence-éditions-final larmes. L’histoire est vraiment belle. J’ai adoré du début à la fin.

Les péripéties sont bonnes et vraiment bien trouvées : ainsi, on comprend son passé mais on a un rappel de la maladie et de son âge avancé avec les éléments passés. Ces péripéties nous permettent de suivre avec attention tout le déroulement de l’histoire. On est happé par l’ambiance et l’on a envie de découvrir la suite de l’histoire avec avidité.

J’ai beaucoup apprécié ce passage du passé au présent qui se déroule très facilement. L’histoire de Marie est rocambolesque et une chose est certaine : elle en a vu de toutes les couleurs. C’est vraiment un petit délice à lire.

La plume de l’auteure, que je ne connaissais pas, est très agréable à lire. En effet, je suis contente d’avoir découvert cette auteure avec ce roman. Il est bon et sensible. Il met en avant beaucoup de thèmes que j’apprécie : la notion d’amour, d’amitié, de famille, des souvenirs mais aussi de voyage dans le temps ainsi que dans l’espace. C’est vraiment une belle lecture que j’ai faite là et je vous conseille grandement d’en faire de même. C’est un roman parfait pour l’été, qui se lit rapidement et que vous allez tous adorer.

Ma note : 19/20

 

20

Le souffle des feuilles et des promesses – Sarah McCoy

CVT_Le-souffle-des-feuilles-et-des-promesses_6077Résumé : Hallie Erminie, issue d’une famille de planteurs du Kentucky, est une jeune femme de caractère. À New York, où elle s’est mis en tête de trouver un éditeur qui publierait son premier roman, elle fait la connaissance de Post Wheeler, un journaliste célibataire et fier de l’être. Sous des abords arrogants et rustres, il est en fait d’une compagnie agréable.

Tous deux discutent à bâtons rompus de la vie culturelle new-yorkaise, bouillonnante en cette fin de xixe siècle, et s’attachent l’un à l’autre sans oser se l’avouer. Malheureusement, quand Post part pour l’Alaska du jour au lendemain, la possibilité d’une histoire d’amour s’évanouit.

Commence alors un chassé-croisé, des États-Unis à l’Italie en passant par l’Angleterre et la France. À chacune de leurs rencontres, les sentiments des deux jeunes gens ne font que croître. Le destin les réunira-t-il enfin?

Mon avis : Je remercie chaleureusement Camille et les éditions Michel Lafon pour ce fabuleux envoi encore une fois. J’apprécie grandement travailler avec cette maison d’éditions qui me réserve toujours de belles et grandes surprises : c’est ça que l’on recherche non ? Ici, avec ce roman, on a une intrigue plutôt « banale », je m’explique : une femme et un homme que tout oppose vont se lier d’amitié. C’est quand même assez simple, du « déjà vu » mais ici, l’auteure parvient à nous tenir en haleine jusqu’au dernier mot de la dernière page.

La première chose qui m’a plu c’est la couverture de ce roman. Je la trouve sublime ! J’ai fondu pour cette belle couverture qui retranscrit à merveille ce siècle que j’aime tant lire.

On fait la rencontre d’Hallie Erminie, une jeune femme qui vit dans le Sud des Etats Unis à la fin des années 1800. Encore très imprégné et stigmatisé par les récents évènements (guerres…), les Sudistes voient d’un mauvais œil les Nordistes et inversement. Hallie a secrètement toujours voulu être une auteure : ce qu’elle parvient à faire. Elle devient auteure à succès qui a un caractère bien trempé ! J’ai beaucoup aimé la détermination et la fascination dont Hallie peut faire preuve.  Elle est franche, n’a pas peur d’être ce qu’elle est, de dire ce qu’elle pense. Elle est fière d’où elle vient, de sa famille et ne renierai rien de ses racines pour rien au monde.

D’un autre côté, on rencontre un jeune homme intrigant. On peut commencer par son nom : Post Wheeler. Un jeune homme, journaliste et écrivain qui a la tête sur les épaules. Un peu trop même, je trouvais par moment qu’il était très dur avec Hallie et ses compagnons. En effet, il a l’air d’être désabusé par la vie et de la voir d’une manière bien sombre. Il a un sens de l’humour très noir et est plutôt charmant.

J’ai beaucoup aimé les étincelles que les rencontres entre Hallie et Post font. J’ai beaucoup apprécié ce couple d’amis. En effet, l’amitié se crée au fil des pages et de leurs balades. Tout est clair entre eux jusqu’au moment où Post quitte subitement New York pour l’Alaska sans donner de nouvelles à Hallie.

J’ai aussi beaucoup aimé le fait que le monde de l’édition ai une place à part entière dans ce roman. Longtemps exclusivement réservé aux hommes, j’ai beaucoup apprécié voir une femme évoluer dans ce monde éditorial.

On suit cette histoire à travers les continents, les pays et les villes : On passe par le 20100628104007michellafonKentucky puis par New York, on quitte les Etats Unis pour rejoindre l’Europe, plus précisément Londres et Venise. Nous visitons aussi l’Alaska. J’ai beaucoup apprécié voyager avec Hallie et Post. Les suivre dans leurs pensées, questionnements. C’est assez intéressant de voir comment Post considère Hallie et inversement.

Il y a beaucoup de personnages secondaires qui apportent beaucoup à l’histoire. C’est vraiment agréable. On se lie très facilement aux personnages principaux et/ou secondaires.

Ce roman est vraiment bon. C’est une belle romance avec un fond historique à peine perceptible. C’est assez surprenant et très agréable. J’ai beaucoup entendu parler de Sarah McCoy et j’avais vraiment envie de tenter une lecture. Je n’ai pas regretté mon choix avec ce Service Presse.

La plume est belle, douce et agréable. J’ai trouvé que Sarah savait retranscrire à merveille l’ambiance de ce siècle dans ce continent. On a vraiment l’impression d’y être. C’est surprenant et vraiment excellent.

J’ouvrirai de nouveau un roman de cette auteure sans hésitation. La plume est addictive et l’intrigue très bonne.

Ma note : 18/20

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Les brumes de GrandVille – Tome 1 : Monotropa Uniflora – Gwendoline Finaz de Villaine

1540-1Résumé : 1919. Au lendemain de la première guerre mondiale, Apollonie devient professeur de musique. Belle, libre et déterminée, la jeune orpheline découvre la vie au château de Grandville. Elle ne tarde pas à faire la connaissance du fils de la Comtesse, le magnétique et mystérieux Hector, dont la beauté n’a d’égal que le cynisme. Apollonie, encore troublée par cette rencontre, tombe sous le charme indécent d’une voix mystérieuse sortie des ombres… Peut-on tomber amoureux d’une voix, d’un simple esprit, sans perdre son âme ?

Mon avis : Je remercie chaudement Gilles Paris et son équipe ainsi que les éditions French Pulp qui nous offrent de très beaux moments de lectures : en effet, voici le cinquième roman que je lis de cette maison d’éditions et c’est encore une merveilleuse lecture ! Je suis vraiment très heureuse d’avoir croisé cette maison d’édition sur mon chemin !

Voici donc une aventure palpitante au lendemain de la Grande Guerre (1914-1918). Moi qui aime les romances historiques, ici, je n’ai pas été déçue. Bien évidemment, le contexte historique n’est pas le même que celui dans lequel je vis mes histoires d’amour habituelles et j’avais un peu peur de l’aspect guerrier mais figurez-vous que la guerre est vraiment en arrière-plan : on subit les conséquences de la guerre mais aucun bombardement et morts (c’est ici la fin de la guerre) : on essaye de revenir à la vie normale même si c’est vraiment très délicat.

On rencontre Apollonie (J’adore l’originalité du prénom) : j’ai vu ici une référence au Dieu13254289_1045349628891225_4894523684186030036_n Apollon qui est le dieu des arts, de la musique ainsi que du chant. Etant donné qu’Apollonie est une jeune professeure de musique, je n’ai pu m’empêcher de faire le lien entre les deux. Bref, je ferme cette parenthèse ^^

Apollonie est une jeune femme qui est intégrée à la vie au Château de Grandville. Elle a connu quelques difficultés au début qui se sont vite arrangées au final. C’est une jeune fille très intelligente ainsi que courageuse. Elle est belle, pleine de bon sens ainsi que d’humour.

Contrairement à l’austérité que l’on peut trouver dans les grandes maisons voire domaines de cette époque, ici, la Comtesse est bienveillante à l’égard de son personnel malgré le fait qu’elle survive dans ce grand domaine sans son mari : mort quelques années auparavant d’une maladie cruelle. Personnel qui est très gentil, sympathique, la bonne ambiance règne dans cette maison où il fait bon vivre, ce qui est rare à la sortie de la guerre. Elle rencontre Mathilde, sa voisine de chambrée qui est une jeune fille très belle, dynamique et libérée. Une belle amitié se forme entre elles. Apollonie est là pour apprendre la musique aux filles de la Comtesse : elle se lie quelque peu d’amitié avec elles aussi. L’ambiance est agréable au sein de la maison.

Hector de MontFaucon, le fils de la Comtesse revient du front. Il revient changé, distant et un peu rustre sur les bords alors que dans les souvenirs de la maison et du personnel, c’était un être charmant, doux et bienveillant. On met ça sur le compte de la guerre, elle l’a transformé vu les horreurs qu’elle lui a montrées.

Cependant, la présence d’un fantôme va faire vivre à Apollonie une aventure rocambolesque ! J’ai adoré !!!!!!! C’est la première fois (tout du moins, première fois que c’est aussi marquant pour moi) que je rencontre une romance aux traits historiques avoir une touche de fantastique ! J’ai tellement adoré ! On rencontre donc un fantôme qui aide Apollonie à percer le mystère qui plane autour de la famille depuis le retour du fils bien aimé. J’ai beaucoup aimé suivre cette aventure. Elle était très belle. J’ai avalé les 350 pages (environ) en quelques heures. Je suis vraiment très surprise par cette histoire et surtout par l’histoire d’amour qui est très prenante : on vit vraiment les débuts et les déboires de cet amour qui semble impossible.

16005489-Hiboux-mignons-et-heureux-sur-l-arbre-avec-des-coeurs-Banque-d'imagesJ’ai vraiment hâte d’avoir la suite entre les mains. Je suis certaine que le deuxième tome va être aussi bon que le premier. C’est un très beau coup de cœur pour moi : les personnages sont tous très différents et très bons : ils ont un caractère bien particulier qui font tous avancer l’histoire. Les lieux sont très mystérieux et teintés de mystère. On sent bien que quelque chose ne va pas : on cherche et fouille dans les multiples pièces du domaine. L’intrigue est aussi très bonne, je ne trouve rien à redire. Le tome un se termine avec un peu de peine pour ma part mais j’ai hâte de voir ce que l’auteure nous réserve pour la suite ainsi que l’intrigue !

La plume de l’auteure est très accessible et additive. On est plongé dès les premiers mots dans un univers particulier qui est charmant, c’est vraiment très agréable.

De plus, j’ai beaucoup apprécié qu’à la fin du roman, on a un petit récapitulatif des personnages croisés au fil des pages (il est vrai qu’ils sont nombreux) ce qui nous permet de ne pas être perdu.

Vivement la suite !

Ma note : 20/20

 

14

Le Tigre de Tarcoola : Episodes 0, 1 et 2 – Valérie Simon

518im-weutlEpisode 0 : Le Rire du Kookaburra

Résumé : Dans les terres sauvages et prometteuses de l’Australie de cette fin de 19ème siècle, Mary est une jeune colon qui travaille dans la ferme familiale. Mais ce soir, l’atmosphère est différente. Ce soir, elle a l’impression qu’on l’épie. Y a-t-il vraiment une menace ou est-ce le fruit de son imagination ? Et a-t-elle encore le temps de fuir ?

Mon avis : Voici une petite mise en bouche bien sympathique pour partir à la découverte d’un univers incroyable. On rencontre Mary, la fiancée d’Edmon. Un début qui nous met directement dans le bain de la « légende du Tigre de Tarcoola ». On lit ici les débuts de cette légende très mystérieuse… Cela nous donne très envie de poursuivre notre lecture.

Tome 1 : Le Cavalier d’Esperance

Résumé : Pour mes camarades d’infortunes et moi qui sommes orphelines, l’Australie est 14908227_1090972927668279_1210457690237175717_nla promesse d’une nouvelle vie. On nous envoie là-bas pour trouver un mari parmi les courageux colons qui essaient de faire de cette terre inhospitalière un vrai pays. Mais parfois je m’angoisse. Et si le danger ne venait pas que de la faune et de la flore ?

Mon avis : On rencontre Madeleine et ses amies qui sont toutes orphelines. Elles vivent avec les bonnes sœurs. Françaises de pure souche, elles ont vécu un calvaire pendant des semaines pour arriver en Australie qui est une terre riche en hommes mais non en femmes. Elles y vont dans l’espoir de plaire aux hommes, se marier et faire leurs vies.

Madeleine et ses amies pensent trouver un paradis mais ce pays, cette terre dont on leur parlait avec plaisir est dangereuse. Le paradis se transforme vite en enfer lorsque l’on ne connait pas le pays.

L’Australie est un pays rude et Esperance une ville morte.

Lors de leur périple, Madeleine se perd et est sauvée d’une attaque de crocodile par Jarod Wilden. Un homme rustre et bourru aux premiers abords. Elle fait la rencontre d’Edmon Tudal, un séduisant jeune homme qui la ramène auprès des siennes dans le presbytère de la ville.

15037342_1094046894027549_5602714370910857560_nTome 2 : Le Souffle de la Bête

Résumé : Alors qu’elle vient d’arriver en Australie avec d’autres orphelines promises à des colons, Madeleine a déjà dû faire face aux animaux sauvages et au soleil de plomb de son nouveau pays. Maintenant, elle doit choisir entre plusieurs prétendants celui qui partagera sa vie. C’est sans doute le choix le plus dangereux pour elle.

Mon avis : On en apprend plus sur la Bête de Tarcooola. Une attaque a encore eu lieu. C’est la quatrième en quatre mois. La population a peur de subir une nouvelle attaque.

La Bête s’en est pris à Mary, fiancée d’Edmond pour la première attaque. Ses proies sont toujours des jeunes femmes. Madeleine se retrouve entre la rivalité de Jarod et d’Edmon. On en apprend aussi plus sur la source du mythe et sur Mary la première victime.

Plus le temps passe, plus Madeleine a peur de cette Bête et de ses attaques récurrentes. De plus; pour ne pas arranger ses affaires, Madeleine est vendue par les bonnes sœurs au mari le plus offrant comme un vulgaire animal. Plus l’argent coule à flot plus les vilaines bonnes sœurs sont heureuses de se débarrasser de Madeleine qui est un mauvais exemple pour ses condisciples.  Elle est scandalisée par cette manière de faire les choses et se sent terriblement mal à l’aise entre ces deux hommes.

Je remercie vivement le label Badass pour l’envoi de ces partenariats (épisodes 1 et 2 : l’épisode 0 est disponible gratuitement sur Amazon !). J’ai beaucoup apprécié ma lecture. En effet, c’est très rafraîchissant, l’intrigue sort des sentiers battus et on passe un très bon moment en compagnie de Madeleine.

Nous avons un panel de personnages très intéressant :

  • Madeleine est une jeune fille qui ne manque pas de caractère ni d’humour. Elle semble être très belle et têtue aussi.
  • Emilie est l’amie la plus proche de Madeleine. Elle non plus n’a pas sa langue dans sa poche. Elle est toujours présente pour son amie. Sa loyauté et son sens de l’humour sont très agréables.
  • Jarod est un personnage sympathique. Je l’apprécie beaucoup. C’est un homme un peu rustre et bourru au début mais lorsqu’on l’apprivoise un peu, on se rend compte que c’est un homme bien qui agit pour la bonne cause.
  • Edmon est un personnage mystérieux que j’ai eu du mal à cerner et à savoir de quel côté il était. J’ai hâte de me plonger dans la suite de cette histoire pour me faire un avis plus pointu sur ce personnage.
  • Les bonnes sœurs du presbytère sont bonnement détestables. Elles représentent très bien le stéréotypes des mauvaises femmes de ce siècle. J’ai eu mal au cœur lorsque je lisais les répliques acerbes qu’elles pouvaient lancer.
  • La Bête de Tarcoola qui est sauvage, sanglante et qui tue tout ce qui est sur son passage. Elle est mystérieuse et ajoute du piment à l’intrigue !

Ces trois premiers épisodes sont très bons ! Chacun met l’eau à la bouche pour la suite. J’ai 13906599_1009251735840399_6517551076629961452_neu des palpitations tout le long de ma lecture. Jusqu’à la dernière ligne du deuxième épisode, j’étais sous le charme. Même si la fin de ce dernier s’arrête sur un événement frustrant, j’ai beaucoup apprécié. On est embarqué dans un univers australien plein de dangers. J’ai beaucoup aimé découvrir le personnage de Madeleine ainsi que les péripéties proposées par l’auteure qui sont exceptionnelles ! Je ne me suis jamais ennuyée ! Ces épisodes mêlent une petite touche de romantisme, d’aventure, de sauvagerie et de soif de découvertes !

Valérie Simon nous offre dont un récit mystérieux exceptionnel qui offre beaucoup de possibilités pour la suite. J’attends avec impatience de lire ce troisième épisode qui promet d’être épique !

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Ma note : 18/20

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Les soeurs Charbrey T2 : un mari récalcitrant – Cassandra O’donnell

les-soeurs-charbrey-tome-2-un-mari-recalcitrant-627557-250-400Résumé : — Ton fiancé sait-il à quel point tu peux être insolente dans l’intimité ?
— Non, mais moi je sais à quel point tu peux être mufle devant tout le monde, rétorqua Rosalie avec un sourire glacial. Rosalie Charbrey ne parvient pas à y croire. Comment le duc de Langford, l’homme qui l’a séduite et abandonnée deux années plus tôt, ose-t-il se comporter d’une manière aussi odieuse ? Que cherche-t-il après tout ce temps ? À ruiner son bonheur et son prochain mariage avec le jeune et charmant vicomte d’Edgfield ? Bah, peu importe si ce débauché semble, pour une raison obscure, déterminé à lui rendre la vie impossible, Rosalie est fermement décidée, elle, à résister aussi bien à ses assauts qu’à gagner la guerre que « Sa Grâce » vient de lui déclarer…

Mon avis : J’ai retrouvé avec plaisir la famille Charbrey. Nous sommes ici dans l’histoire de Rosalie Charbrey: un personnage principal que j’ai apprécié. Comme dit précédemment, j’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver cette famille. J’avais beaucoup aimé le premier tome, même si celui-ci est une belle découverte, je reste quand même un peu moins séduite que lors de ma lecture du tome précédent. J’ai trouvé Rosalie moins rebelle et explosive que sa soeur Morgana. Il m’a manqué le piquant et le mordant des dialogues que j’avais lu dans le premier tome. Vous pouvez retrouver la chronique du premier tome par ici. 54093710

Même si j’ai moins apprécié, j’ai quand même passé un très bon moment. J’ai beaucoup ri. J’ai aimé le fait que Rosalie ne soit pas si farouche : le fait qu’elle ne soit plus vierge ajoute du piquant à cette situation scandaleuse. J’ai aussi apprécié le fait qu’elle soit romancière sous le nom d’un homme puisqu’il n’était pas possible pour une femme d’être auteure à cette époque ci. Rosalie s’avère être très courageuse, ironique, intelligente. Elle ne se laisse pas faire, ni berner par les hommes, les « on dit » de la société lui passent par dessus la tête et j’ai apprécié ce décalage par rapport aux jeunes filles de la haute société de son époque.

La relation qu’elle entretient avec Lord Mensdale est fâde à côté de la relation qu’elle a eu avec le duc de Langford. Il y a une large différence entre ces deux hommes. Le premier est, déjà, son fiancé, même si c’est un homme poli, courtois, qui fait partie de la bonne société, cela ne l’empêche pas d’être ennuyant. Le Duc de Langford a un passé lourd avec Rosalie puisque c’est avec lui, qu’elle a perdu sa virginité. Il est borné, drôle, têtu, riche et merveilleusement beau. Je l’ai beaucoup apprécié.

Le fil conducteur de cette romance est bien entendu la relation passée entre le duc de Langford et Rosalie. Cette relation passée surgit de nouveau dans le présent. Mais Rosalie est décidée à ne pas le laisser entrer de nouveau dans sa vie. Il a disparu de sa vie sans donner ni nouvelle ni signe de vie.  Lorsqu’il revient il apprend qu’elle est fiancée. Rosalie lui appartient, il devient fou. Il obtient toujours ce qu’il veut, donc bien évidemment, il va tout faire pour la récupérer.

Au fil du roman, on en apprend plus sur la raison de sa disparition. C’est assez mystérieux et entraînant.

En soit, c’est une romance sympathique. Elle ne révolutionne pas le genre mais elle est très agréable. On y mêle humour et ironie. C’est exactement ce qu’il me faut pour me faire passer un bon moment.

La plume de l’auteure est toujours aussi agréable. Elle nous permet une lecture agréable, j’ai eu beaucoup de mal à me détacher du roman.

9b4nPour conclure, j’ai eu un peu de mal avec le côté attendu du roman malgré quelques rebondissements. J’ai aimé le lien avec le premier roman, retrouver Morgana et le reste de sa famille en aparté de l’histoire de Rosalie. On a découvert les autres soeurs Charbrey ce qui laisse suggérer que les prochains tomes seront hauts en couleur!

J’ai lu ce roman dans le cadre du Challenge XIXème siècle.

Ma note : 16/20

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Les Honeycote Tome 1 – Secrets et préjugés – Anne Barton

honeycote,-tome-1---secrets-et-prejuges-361274-250-400Résumé : Londres, 1815. Couturière dans une boutique de mode de Bond Street, Annabelle accomplit son rêve. Là, au milieu des taffetas, des satins, des soies et des dentelles, elle crée des robes uniques pour les élégantes de la haute société. Mais le rêve s’arrête hélas chaque soir quand elle quitte son travail… Trop pauvre pour payer les soins dont sa mère malade a besoin, Annabelle a en effet cruellement besoin d’argent. A tel point qu’elle n’a pas trouvé d’autre solution (au prix d’un petit arrangement avec la morale) que de faire chanter de riches Londoniens, en utilisant les secrets inavouables et les potins sulfureux échangés à mi-voix par les clientes, dans l’intimité du salon d’essayage. De toute façon, pour sauver sa mère, Annabelle extorquerait des fonds à l’archevêque lui-même ! Jusqu’au jour où le séduisant duc de Huntford la démasque. Terrifiée, Annabelle l’écoute alors exiger d’elle qu’elle mette ses talents de couturière à son service, en confectionnant une garde-robe complète pour ses deux jeunes sœurs. Elle restera sa captive, chez lui, tant qu’elle n’aura pas terminé. A ce prix seulement, il acceptera de ne pas la dénoncer.

Mon avis : Je préfère préciser dans un premier temps que ce roman est très loin du monde de Jane Austen comme pourrait le laisser sous entendre le titre de ce roman. Cela ne m’a pas empêché de passer un très bon moment avec ce dernier.

Le personnage principal est Annabelle. Annabelle n’a pas la vie facile, elle doit subvenir aux besoins de sa soeur et de sa mère malade. Avec son maigre salaire de couturière, elle doit avoir recourt à des stratagèmes bien peu scrupuleux. Elle utilise son travail pour faire chanter ses clients. En échange de son silence, elle demande une compensation financière. Elle est très maligne, o s’attache beaucoup à elle.

On trouve plusieurs intrigues à l’intérieur de roman.

Passons à ce qui est décevant. Les personnages sont un peu (trop) attendus. La romance entre deux personnages de milieux complètement différents. Lui est beau intelligent, séduisant, riche. Elle n’est pas certaine d’elle, maligne, drôle et pauvre. Mis à part ce petit point négatif, j’ai pris plaisir à lire ce roman.

J’ai été séduite par le personnage d’Annabelle. On vit dans un univers ultra féminin : entre robes de haute couture, les « on dit » et les confessions entre copines, en tant que fille, j’étais au paradis!

J’ai aimé le fait qu’Annabelle se fasse démasquer par le duc de Huntford. Elle doit pactiser avec le diable en échange de son silence. Il propose qu’elle devienne la couturière de ses deux soeurs. Elles sont différentes d’Annabelle mais je les ai quand même appréciées. Elles sont attachantes. Annabelle est d’ailleurs considérée comme la troisième soeur.

On trouve quand même de l’originalité dans le fait du chantage. Elle le fait parce qu’elle n’a pas le choix. On voit qu’elle a des valeurs. Elle est en détresse. Elle doit subvenir aux besoins de sa famille. Elle ne fait pas cela par gaité de coeur.

Owen, le duc de Huntford, est un personnage lui aussi attachant. Original et drôle. Il a rendu ma lecture agréable. On le sent concerné par l’avenir d’Annabelle mais aussi celui de ses soeurs. Il agit d’une manière assez noble ce qui le rend, à mon goût, très séduisant.

La lecture est donc sympathique, légère et assez rapide. On passe un bon moment même si le genre n’est pas révolutionné et que le roman reste très prévisible. On veut quand même savoir la suite.

La plume d’Anne Barton est magique : elle nous emmène avec elle dans le manoir, dans son univers. Les scènes se déroulaient sous mes yeux, j’ai vraiment eu l’impression d’y être.

6cueMa note : 15/20
Lecture faite dans le cadre du Challenge XIXè siècle