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Une autre vie – Elonora Maz

41xnkJKKxeL._SX311_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Romane, jeune trentenaire, fait de sa famille son unique monde, jusqu’au jour où son mari lui annonce qu’il la quitte. Elle fait alors tout pour se reconstruire, jusqu’à aller en Écosse où ses passions, l’Histoire et la littérature, la conduisent. Entre drames, amours et jalousies, sa vie, autrefois si monotone, devient alors plus captivante encore qu’elle ne l’avait souhaitée.

Mon avis : Je remercie Elonora Maz pour l’envoi de ce roman en service presse. J’ai lu les premiers chapitres il y a quelques semaines et j’ai dû mettre le roman de côté pour des raisons personnelles. J’ai repris ma lecture hier dans l’après-midi et je l’ai terminé ce soir.

Ce roman est une belle découverte. On fait la rencontre de Romane, une jeune femme mariée, ayant deux enfants. Son mari est absent, il ne la voit plus, fait sa vie de son côté. Romane met sa vie entre parenthèses et ne vit que pour ses enfants. Elle décide de prendre un travail dans une librairie qui viendra à changer complètement sa vie.

Romane se retrouve avec son patron en Ecosse. Elle rencontre un charmant châtelain, Keir, qui va faire de sa vie un rêve.

On voyage entre l’Ecosse et la France. Romane quitte tout pour fuir cette situation avec son mari. Elle a besoin de prendre ses distances pour savoir ce qu’elle veut vraiment dans sa vie. Elle décroche un travail de conservatrice en Ecosse et vit auprès de Keir, de son frère Killian et de tous les habitants du château.

J’aime beaucoup le fond, l’histoire est plaisante, les personnages principaux et secondaires ont tous un rôle à jouer dans ce roman. J’ai aimé ce voyage entre la France et l’Ecosse c’était une belle idée.

On peut aussi dire que j’ai apprécié le couple Keir/Romane qui m’a fait rire, que j’ai apprécié découvrir séparément puis ensemble. C’est sympathique comme tout. L’évolution de Romane est surprenante bien que je n’ai pas forcément toujours compris ses réflexions et ses choix.

J’ai aimé les décors, les balades dans le château et en dehors. C’est vraiment une très belle promenade que j’ai fait.

Cependant, si j’ai apprécié le fond, il y a des choses sur la forme qui m’ont un peu chiffonné. Dans un premier temps, les phrases que j’ai trouvé beaucoup trop longues. La virgule est utilisée trop souvent ce qui nous donne un effet de phrases à rallonge. On se perd dans ce qui est nécessaire de savoir et les détails. Dans un second temps, j’ai eu un sentiment de rapidité durant tout le roman : il y a des évènements qui s’enchaînent et s’enchaînent et… on a l’impression que tout défile et c’est peut-être un peu trop rapide. En parlant d’évènements, il y en a certains que j’ai vu arriver dès les premières lignes. Certains éléments viennent faire rebondir l’intrigue, c’est bien. Je pense à Angus mais aussi au retour d’Edouard par exemple.

La plume reste sympathique. Que l’on se dise, j’ai quand même avalé le roman en une journée. Il reste assez conséquent.

Les – :

  • Des phrases à rallonge dû à l’utilisation trop importante de virgule.
  • Une intrigue en demi-teinte : certains éléments qui restent sans surprise.
  • Un sentiment de rapidité dans le déroulement des différents évènements.

Les + :

  • Une plume sympathique à découvrir.
  • De belles descriptions qui nous promettent de belles promenades.
  • Un beau voyage entre Ecosse et France.
  • Un panel de personnages que j’ai apprécié.

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Chloris et le pêcheur de Cancale – David Virassamy

51Vpq811upL._SX326_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Chloris est une jeune femme qui n’a pas encore connu l’amour ; sa beauté attire pourtant le regard des hommes. Ses attentes vont être comblées lors de sa rencontre avec un pêcheur de Cancale, Aedan. Chloris ne se doute pas de la dimension que va prendre son amour pour le jeune homme au comportement étrange. Pour ses amis, il n’est qu’un imposteur, pour Chloris, il est l’homme de sa vie. Cette histoire empreinte de candeur et de profondeur est entourée de mystères ; les deux protagonistes seront-ils prêts à tout pour laisser s’épanouir pleinement leur amour ? Jusqu’où leur relation va-t-elle les mener ? Et si ces questions ne pouvaient pas trouver de réponse dans notre monde ?
L’auteur explore la frontière entre le corps, l’esprit et la conscience. L’homme cherche à déceler les secrets de l’univers, mais est-il seulement prêt à accueillir les réponses, à se confronter à l’inconcevable ? La nature bretonne, qui attire mais s’apprivoise difficilement, sert de toile de fond à cette passion amoureuse. L’auteur, David Virassamy, exprime dans ce deuxième roman tout son respect et son amour pour cette région. L’ouvrage Chloris et le pêcheur de Cancale, sans être une suite, s’inscrit dans la continuité de son premier roman L’Étoile de la solitude. Il y affine son style et partage ses interrogations sur les énigmes de la vie.

Mon avis : Je remercie David Virassamy pour l’envoi de son roman en service presse. En effet, j’ai pris plus de temps que prévu pour lire ce roman mais je ne m’attendais pas à ce qu’il soit si gros ni si prenant. Il est dense par la quantité de mots mais aussi par la quantité de choses que l’on apprend. Ce roman fourmille d’informations et de notions. C’est très sympathique à découvrir.

On fait la rencontre de Chloris, une jeune femme discrète, simple mais qui est seule. En effet, l’amour n’a jamais frappé à sa porte. C’est une femme très belle qui attire les hommes mais qui n’a jamais été touché par l’Amour avec un grand A. Ce n’est pas l’envie qui manque mais l’homme. Elle désespère, d’un jour, trouver chaussure à son pied. Aedan est le personnage masculin de ce roman. Il est charmant mais très mystérieux. Son comportement soulève des interrogations auprès de tous ceux qui connaissent l’existence de ce garçon. Plus d’une fois je me suis posée des questions sur son comportement et sur sa santé mentale.

En tant que duo, Chloris et Aedan fonctionnent bien. On ne s’ennuie pas pendant ce roman même si j’avoue que, par moment, j’ai eu un peu de mal à suivre à cause de quelques petites longueurs.

J’ai apprécié la petite touche de fantastique que l’on trouve dans ce roman. L’intrigue est assez claire, on sait qu’il va y avoir une relation amoureuse, une attirance entre ces deux jeunes gens et que leurs entourages vont être divisés sur cette relation. Cependant, l’intrigue est un peu plus complexe que cela et c’est très bien trouvé !

David Virassamy a une plume incroyable. Les descriptions des lieux sont très sympathiques, on voit que l’auteur chérit la région bretonne. C’est vraiment une belle idée d’avoir ancré cette histoire dans cette région : j’ai aimé découvrir des paysages que je ne connais pas forcément. Les descriptions sont belles, minutieuses et nous envoient directement dans l’univers de l’auteur.

C’est tout en émotion que l’on progresse dans ce roman. L’auteur parvient à nous véhiculer beaucoup d’émotions et de sentiments divers que j’ai apprécié découvrir. Il y a de jolies notions comme l’amour, l’amitié, l’acceptation de soi. On part dans une quête identitaire beaucoup plus vaste que ce que l’on pourrait croire.

Jusqu’où pourrait-on aller par amour ? Quelles limites le corps et l’esprit sont-ils capables d’accepter ? Voici une belle réflexion qui nous suit dans la lecture de ce roman.

Les – :

  • Quelques longueurs qui nous font perdre le fil.

Les + :

  • Un panel de personnages intéressant
  • Les descriptions de paysage magnifiques.
  • Une plume très sympathique.

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La légende d’Iseabail & Keir – Tome 1 : au cœur du Loch – Marine Gautier

couv70051165.jpgRésumé : Dans un pays encore marqué par les rébellions jacobites, Andrew, ancien Highlander, tente d’élever seul ses deux filles : Iseabail et Moira. Au travail de la terre se succèdent les escapades secrètes au bord des Lochs. La famille s’y retrouve autour d’un air de cornemuse, savourant les contes de leur lande. Sous la surface ondulent les mythes. Cependant, l’apparition d’un être de légende bouleverse l’une des sorties de la famille McAndie. Craignant pour la vie de sa jeune sœur, Iseabail s’élance vers l’esprit aquatique et se fait engloutir avec lui au fond des eaux sombres. Un sacrifice peut-il changer tout un destin ?

Mon avis : Je remercie le Prix des Auteurs Inconnus pour l’envoi de ce roman, qui signe ma participation pour le mois d’octobre 2018.

Ce n’est pas la première fois que je rencontre la plume de Marine Gautier. Ici, cependant, c’est dans un exercice bien différent de la nouvelle que j’avais pu lire à l’époque, que je la retrouve. Le seul point commun que je peux trouver entre ces deux œuvres lues, ce sont les couvertures qui sont magnifiques. J’adore celle-ci. Elle est très jolie et nous emmène directement en Écosse, à travers les yeux d’Iseabail.

On est propulsé dans un monde que j’apprécie énormément : celui de l’Écosse. Qui dit Écosse dit Highlanders, cornemuse et légendes. Si j’ai l’habitude de retrouver les Highlanders sexy en kilt, je vous avoue que ma surprise a été totale en découvrant ce que Marine Gautier nous a concocté ici.

Les descriptions des lieux sont très belles. On a l’impression d’y être. On41067534_10156785467017376_4907767977048276992_n comprend rapidement l’attachement du clan McAndie à ses racines et à ses terres. C’est très sympathique comme notion parce que les Écossais sont les champions pour les témoignages d’ancêtres. J’ai bien ressenti cela ici et c’est très bien !

On vit cette aventure à travers les yeux d’Iseabail, une jeune fille très charmante. Elle est très fière de ses origines écossaises. C’est une jolie rousse qui doit commencer à penser au mariage. Rapidement, on se rend compte qu’elle est courageuse et qu’elle est très gentille. Son père, Andrew, est un ancien Highlander. Il est veuf et élève ses deux filles seul. Honnêtement, je n’ai jamais vu un trio si bien fonctionner dans la vie quotidienne. Bien que ce ne soit pas forcément le sujet du roman, à travers ces pages, rapidement, on voit un quotidien rassurant se mettre en place. Andrew veille sur ses filles qui le lui rendent bien.

L’intrigue prend un virage à 180° lorsqu’Iseabail se jette dans les bras d’un esprit aquatique qui l’enlève à sa famille et l’enferme dans une sorte de donjon sous-marin. C’est à partir de ce moment que j’ai commencé à être curieuse. Jamais je n’avais associé Écosse aux esprits aquatiques (mis à part le Loch Ness).

On fait la rencontre de cet esprit : Keir. C’est un jeune homme qui s’est vu échangé à un Each Uisge (créature aquatique : un homme/femme qui peut se transformer en cheval se nourrissant de chair humaine) contre une rasade d’alcool par son père. Il vit seul depuis et ne peut partager son fardeau avec personne. Iseabail est sa captive à tout jamais. Il ne peut pas la rendre à sa famille puisque la cupidité des humains est trop intense pour qu’il risque sa vie.

Même si j’ai apprécié le quotidien d’Iseabail avec Andrew et sa sœur Moira, j’avoue que la partie où elle est captive dans un donjon aquatique m’a bien plu aussi. On la suit dans ses errances dans les couloirs du château, dans les pièces à la recherche d’indices et dans différentes pièces comme la cuisine ou la salle de bains. On a mis un sacré coup de pied dans les légendes écossaises poussiéreuses. C’était bien sympathique de découvrir la légende de l’Each Uisge d’une manière différente.

J’ai réellement adoré ma lecture. Cependant, il y a un petit quelque chose qui m’a chiffonnée. J’ai eu un sentiment de rapidité tout au long de ce premier tome. J’ai trouvé que la relation entre Iseabail & Keir évoluait trop vite : je l’ai vue passer de la haine à l’appréciation en quelques chapitres, pour moi, c’était un peu trop rapide. Leur quête est aussi trop rapide à mon goût. C’est une histoire très prenante que j’ai grandement appréciée, mais j’aurais aimé avoir quelques pages de plus.

La fin est surprenante et le sacrifice est compréhensible. C’est une belle idée que d’avoir remis au goût du jour cette belle légende que je ne connaissais pas. Je me plongerai avec grand plaisir dans le tome 2.

La plume de Marine Gautier est toujours aussi belle. Elle est pleine de subtilité, de douceur et de poésie. Ce premier tome est une douceur à déguster au fond de son canapé avec un gros plaid. C’est très prenant. On est bercé par des légendes, une intrigue bien ficelée et une histoire d’amour originale et surprenante.

Les – :

  • Des événements et des relations qui sont trop rapides dans le temps. On a un effet d’accélération sur certains points. Dommage.

Les + :

  • Le personnage d’Iseabail que j’ai adoré.
  • La légende de l’Each Uisge qui m’a bien plu.
  • Les descriptions du domaine aquatique qui font rêver.
  • La plume de Marine Gautier que j’ai aimé retrouver.

Je vous avoue que les sélections dans la catégorie romance commencent sur les chapeaux de roues ! Ça va être dur de départager mes lectures !

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Les quatre filles du docteur Moreau – Janine Boissard

51qNJl2F4BL._SX195_.jpgRésumé : Elles sont quatre sœurs, entre douze et vingt-deux ans. Claire la princesse, qui rêve d’être mannequin ; Bernadette l’indomptable, passionnée par la défense des arbres, ces seigneurs ; Pauline qui rêve d’écrire et Cécile, la poison, incorrigible accro à son portable. Elles ont un père médecin, une mère «écouteuse» et vivent à La Marette, une maison entourée d’un jardin, non loin de la ville. On y rit, on y pleure, on s’y brouille et s’y réconcilie, mais avent tout on s’y sent bien. Avec Les quatre filles du docteur Moreau, Janine Boissard fait revivre L’esprit de famille, saga culte des années soixante-dix, en lui donnant les couleurs d’aujourd’hui. Poussez la porte de La Marette, entrez dans cette famille. C’est la vôtre

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Gilles Paris et son équipe ainsi que les éditions Fayard pour l’envoi de ce roman en service presse. En effet, j’avais commencé ma découverte de Janine Boissard grâce à la lanterne des morts et à dis t’en souviendras-tu ? Je poursuis mon aventure livresque avec Les quatre filles du docteur Moreau qui est une réécriture de la saga familiale que l’auteure avait écrit dans les années 1970 : l’esprit de famille.

J’ai grandement apprécié le fait que l’auteure choisisse de réecrire l’histoire en l’actualisant plutôt que d’écrire une suite plus de quarante ans après la parution de sa saga. Dans le commentaire que l’on peut lire avant la lecture du roman, Janine Boissard nous explique pourquoi elle a fait ce choix plutôt qu’un autre. J’ai trouvé son explication judicieuse et très intelligente. Au lieu d’écrire la suite, elle a préféré remettre son histoire au goût du jour en l’actualisant. J’ai aimé ceci.

Ce que j’ai aussi grandement apprécié c’est le fait d’avoir pu lire ce roman en lecture commune (LC) avec mon amie Dilshad que vous connaissez surement sous son pseudo : les lectures de la Diablotine. C’est toujours sympathique de faire des découvertes livresques avec des copines.

Nous faisons donc la rencontre d’une famille haute en couleurs. Nous avons le père : monsieur docteur Moreau et sa femme. Ces gens ont quatre filles entre douze et vingt-deux ans : Claire qui essaye de percer dans le mannequinat. Elle prend les gens de haut et fait sa princesse. Pauline, une jeune fille qui rêve d’écriture, d’amour et de liberté, Bernadette, une jeune femme qui est fan d’écologie et qui ferai tout pour défendre les arbres et la nature. Et Cécile, la « poison », la plus jeune accro au portable qui ne sait pas se mêler de ses affaires.

Nous suivons les histoires qui bercent cette famille à travers les yeux de Pauline. On a beaucoup de « petits problèmes » familiaux que l’on suit. On se rend rapidement compte que la vie chez les Moreau n’est pas de tout repos. C’est vraiment très sympathique, on a vraiment l’impression de faire partie de cette famille.

On suit aussi les problèmes de Pauline et de sa première relation amoureuse qui n’est pas simple du tout. C’est assez prenant. D’un côté, j’ai eu envie de la soutenir et de l’autre côté, j’ai voulu la secouer pour lui remettre les idées en place.

Je suis curieuse de savoir si l’auteure nous prévoit une suite. En tout cas une chose est certaine, j’ai apprécié mon voyage à la Marette. C’est une petite lecture sympathique qui nous permet de passer un agréable moment en compagnie de tous ces personnages.

La plume de Janine Boissard est toujours aussi douce. On n’a pas de choses violentes dans ses romans. On est propulsé dans des histoires vraies mais toujours traitées avec respecte, douceur et délicatesse.

Après une petite discussion avec Diablotine, nous avons eu le même sentiment sur ce roman. Un léger sentiment d’agacement face au personnage du poison mais un moment très agréable de lecture. ♥

Les – :

  • Le personnage de « La poison » que je n’ai pas su apprécier malheureusement.

Les + :

  • Avoir rééecrit l’histoire en l’actualisant est une belle idée.
  • L’amour que l’on perçoit entre tous les membres de la famille.
  • Un décor que j’ai grandement apprécié.
  • Une plume que j’aime lire.

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Le défilé des glaces – Nathalie Brunal

51zSEJldi6L.jpgRésumé : Rappelez-vous ! Dans le 1er tome, Anna et Roger sont mêlés à une sombre histoire survenue lors d’une tragique fête des fraises en Bretagne. Alors qu’ils retrouvent leur petit nid douillet parisien, voilà que Roger doit abandonner sa belle afin de seconder son directeur lors d’un gala de charité, organisé à Courchevel. Mais Anna le rejoint et tout va déraper encore ! Elle assiste d’ailleurs à la soirée en charmante compagnie, au grand dam de Roger. Fidèle à elle-même, elle va pimenter la semaine et exaspérer ce pauvre Roger qui n’aura pas le temps de s’ennuyer ! Et quand en plus, la malchance et la jalousie s’en mêlent, rien ne va plus ! Vous avez aimé une tragique fête des fraises ? Vous aimerez forcément ce deuxième opus, où l’on retrouve nos deux protagonistes attachants et déjantés !!

Mon avis : Je remercie Nathalie Brunal pour l’envoi de sa trilogie en service presse. Je reste sur les fesses. Vraiment, je ne sais pas comment ni pourquoi mais… Ce deuxième tome est lu depuis longtemps et il est passé à la trappe des chroniques. J’ai dû oublier de le noter et voilà le résultat ! C’est donc six mois après la chronique du premier tome La tragique fête des fraises que je vous parle du défilé des glaces. Je tenais donc à m’excuser auprès de Nathalie pour le temps et aussi à la remercier pour sa patience… Promis, la chronique du troisième tome ne va pas être aussi longue dans la durée…

Nous retrouvons, pour notre plus grand plaisir, Anna & Roger. C’est un couple d’amoureux complètement différent de ce que l’on peut voir habituellement. Vous savez à quel point j’aime quand ce n’est pas ordinaire à la condition que les personnages soient bien maitrisés. Ici, je n’ai pas eu à me plaindre ! J’ai passé un bon moment de lecture.

Ce que j’aime avec les romans de Nathalie Brunal c’est qu’ils sont parfaits pour des petits moments de plaisir. On se plait bien dans les histoires proposées et cela se lit bien et rapidement. C’est parfait pour faire une petite pause entre deux grosses lectures.

On retrouve notre couple d’amoureux chez eux. Roger doit laisser Anna pour seconder son patron lors d’un gala de charité. Anna décide de le rejoindre mais rien ne va se passer comme prévu : entre quiproquo, jalousie et malchance sont au programme.

Le résumé est assez tentant pour passer un moment de détente. Le couple est assez bien fait. On ne s’ennuie pas, les bêtises d’Anna énervent Roger mais celui-ci tient bon. J’ai trouvé la psychologie sympathique pour ce qui est des personnages. Ce couple ne se ressemble pas et cela donne quelque chose de détonant.

Si j’ai apprécié ce couple qui vient bousculer nos habitudes, je vous avoue que j’ai eu un peu de mal à démarrer ma lecture. Rien de grave en soi mais je n’ai pas été surprise. Pour moi, il y avait un peu trop de détails et de répétitions dans l’intrigue. Même si cette dernière n’est pas ennuyante, je n’ai pas été surprise plus que cela. C’est dommage parce qu’on avait de bons éléments.

Rassurez-vous, ce n’est pas une déception, loin de là. Il m’a simplement manqué un petit quelque chose pour passer de « bonne lecture » à « superbe lecture ».

Je reste curieuse de savoir comment va se terminer cette trilogie. Je pense me plonger dans cette lecture le mois prochain, ou décembre grand maximum. Je verrai quand j’ai le temps de le caser dans mon programme.

Les – :

  • Quelques longueurs dues aux répétitions et détails trop présents pour moi.
  • Une intrigue sans surprise.

Les + :

  • La plume de Nathalie Brunal que j’ai apprécié retrouver.
  • Le couple Anna/Roger qui nous permet de passer un bon moment de lecture.
  • Les péripéties rencontrées dans ce second tome.

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Nomade des mers : Le tour du monde des innovations low-tech – Corentin de Chatelperron

514rf97ZzlL._SX375_BO1,204,203,200_.jpgRésumé : Parcourir le monde  en autonomie et dans le respect de l’environnement, c’est le défi lancé par le jeune ingénieur Corentin de Chatelperron, en embarquant pour trois ans à bord du  Nomade des Mers ! Ce tour du monde en catamaran a pour but de repérer, à chaque escale du voyage, les plus ingénieuses des  low-tech, ces systèmes D accessibles et économiques, faciles à fabriquer et à réparer partout. Corentin en est convaincu  : ces inventions, simples et durables, ont un véritable potentiel  pour faire face aux grands enjeux écologiques du XXIe  siècle, tels que l’accès à l’eau potable, la lutte contre la déforestation ou le réchauffement climatique. Avec ce livre, revivez ce périple extraordinaire, découvrez les inventions les plus incroyables et apprenez même à les construire grâce à des fiches techniques très détaillées. Du Maroc au Brésil, de la Thaïlande à l’Indonésie en passant par le Cap-Vert ou Madagascar, embarquez, vous aussi, pour un tour du monde des innovations  low-tech !

Mon avis : Je remercie chaleureusement Gilles Paris et son équipe pour leur efficacité. C’est toujours un plaisir de travailler avec eux. Cela fait des années maintenant que j’ai la chance de pouvoir les côtoyer et c’est une équipe très sympathique. Je remercie aussi les éditions E/P/A pour ce premier partenariat que j’ai beaucoup apprécié.

Vous savez – ou peut-être pas – (je ne m’étale pas sur le sujet alors qu’il le faudrait peut-être plus) mais je me sens extrêmement concernée par la pollution et l’état dans lequel on met notre planète. Les gestes simples du quotidien sont entrés dans mes habitudes. J’aimerai laisser une terre belle et propre à mes enfants.

C’est donc avec plaisir et curiosité que j’ai demandé cet ouvrage en service presse. C’était une découverte fortement intéressante et franchement, je pense que tout le monde devrait l’avoir entre les mains. Ca remettrait les idées en place à certains.

On fait un beau voyage avec Corentin Chatelperron qui est un jeune ingénieur qui ne manque pas d’idée. Le but de cet ouvrage ? Montrer que l’on peut voyager partout dans le monde en respectant la nature et de manière écologie.

Le voyage dure trois ans, à bord du « nomade des mers ». C’est un bateau qui va vite devenir une seconde maison. Franchement, je m’y serai crue. C’est très intéressant. On fait la découverte d’inventions et innovations incroyables auxquelles jamais je n’aurais songé.

A travers ces innovations et inventions, on prend conscience que l’on peut se débrouiller facilement et à moindre cout. Pas besoin de dépenser des milliers d’euros pour traverser le monde en bateau.

A travers ce magnifique livre objet, on rencontre du monde. Des gens différents, des coutumes et traditions différentes qui m’ont fait rêver. J’ai vraiment trouvé que cet ouvrage était un bel aparté dans mes lectures.

C’est un livre qui fait du bien. Il est beau, il est plein d’illustrations et de belles idées. J’ai ressenti une bouffée d’espoir en refermant cet ouvrage. En effet, arrivera-t-on un jour à tous être d’accord ? Parviendrons-nous à polluer moins ? A être économique, écologique et à ne plus gaspiller ? En tout cas, ce roman me donne vraiment envie d’y croire.

On devrait vraiment tous l’avoir entre les mains : ce livre est une petite claque qui fait du bien. J’y étais, vraiment. C’est une très belle idée.

Les – :

  • J’ai lu cet ouvrage en plusieurs fois pour ne pas avoir d’indigestion. Il est assez conséquent.

Les + :

  • Un livre actuel. Il se lit et regarde facilement.
  • De belles innovations et inventions qui prouvent que tout est possible.
  • L’écologie, le monde et ses différentes cultures ainsi que la nature sont mis en avant, c’est top !
  • Les jolies illustrations.

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Neph & Shéa – Tome 1 : La fuite – Aline Wheeler

51UCtrBM0sL.jpgRésumé : Au nord de l’Idalie, Shéa fuit la Tour des Ombres pour sauver sa vie. Plus loin au sud, Neph fuit La Forteresse pour échapper à un destin guerrier dont il ne veut pas. Leurs chemins les feront se rencontrer et les mèneront chez Berht, un vieil excentrique ami de la Prime Reine. Celle-ci chargera ce trio improbable d’escorter un curieux émissaire elfe jusqu’à Cérasa, une ville au sud du pays. Mais derrière cette mission officielle, s’en cache une autre, secrète, bien plus importante et plus dangereuse. Deux cents ans après la Grande Guerre qui opposa les peuples unis de Tell’Andra aux Funestes, la paix qui régnait dans le monde s’étiole à nouveau. Une nouvelle ère sombre s’annonce.

Mon avis : Je remercie chaleureusement le Prix des Auteurs Inconnus pour l’envoi de ce roman.

J’ai pu découvrir le premier tome de la saga Neph & Shéa. J’ai beaucoup apprécié cette couverture que je trouve très belle. On a envie de répondre présent à l’appel de l’aventure qui nous attend. C’est déjà un très bon point pour ce roman.

J’ai fait une découverte assez mouvementée, à vrai dire. À bien y réfléchir, à la fin de ma lecture, j’ai pu conclure qu’il y avait pas mal de hauts mais aussi quelques bas.

On fait une plongée extraordinaire dans un univers incroyable. On est dans la fantasy pure et dure. C’est donc un monde créé de toutes pièces qui s’est dessiné sous mes yeux. On a différents peuples, différentes créatures ainsi que de nombreux personnages dans ce roman. C’est divertissant. L’auteure imagine un monde qui pullule de détails. Ces petits détails nous ancrent dans un univers qui nous semble réel. C’est surprenant et audacieux.

J’ai eu un léger problème avec les personnages principaux que l’on nous propose ici. J’ai41067534_10156785467017376_4907767977048276992_n eu du mal à m’attacher à eux. Je pense que cela vient du fait qu’ils sont jeunes. Même si j’ai apprécié de suivre leurs aventures, je vous avoue que je n’ai pas forcément été ébranlée par ce qui a pu leur arriver. C’est pourtant un duo intéressant avec des caractères opposés. L’un caractérise la lumière, l’autre, l’ombre. Deux physiques opposés mais intéressants dans leur construction.

Cependant, on peut souligner un panel varié de personnages. J’ai apprécié les personnages secondaires qui sont venus se greffer à notre duo. J’ai trouvé qu’il y avait un certain équilibre entre les personnages principaux et secondaires. C’est la première fois pour moi que les personnages secondaires me plaisent plus que les principaux. C’est surprenant mais j’apprécie.

On a des notions assez sympathiques qui viennent bercer le récit : l’amitié, l’amour et la trahison par exemple. On peut aussi ajouter une petite dose de magie dans cette quête pour couronner le tout. C’est divertissant. L’universalité de ces notions marque le fait que le roman peut s’adresser aux plus jeunes comme aux plus vieux lecteurs. On peut aussi ajouter le fait que lors de cette aventure, les personnages ont aussi des problèmes plus personnels. Cela ajoute un côté plus intime à l’intrigue, on se prend au jeu facilement, j’ai trouvé que ces petits moments étaient des bulles d’air dans cette quête. On respire un peu en dehors des péripéties et c’est agréable.

Même si je reconnais que la plume d’Aline Wheeler est entraînante et fluide, je n’ai pas su y adhérer totalement. Il m’a manqué un petit quelque chose pour que j’accroche complètement à l’intrigue. On a un mélange entre fantasy et des expressions qui sortent un peu du cadre par moments. Cela m’a un peu dérangée. Même si les expressions sont relativement modernes, pour moi, elles sont un peu en décalage par rapport au reste de l’intrigue. Je pense que cela marque le fait que j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire. Il y a quelques maladresses dans les expressions et quelques longueurs aussi… J’ai trouvé cela dommage parce que ma lecture s’en est retrouvée fortement ralentie.

Les – :

  • Des longueurs dans le roman (surtout dans la première partie du roman).
  • Des maladresses dans l’expression.
  • Un duo que je n’ai pas apprécié autant que ce que j’aurais voulu.

Les + :

  • Des personnages secondaires que j’ai appréciés. Ils viennent équilibrer le panel global des personnages.
  • Une intrigue plaisante : l’idée de la quête n’a rien de surprenant mais l’auteure parvient à nous servir une histoire surprenante et originale.
  • La couverture que je trouve très belle.
  • Des notions universelles qui peuvent plaire aux plus jeunes comme aux plus vieux.

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Da Vinci Code – Dan Brown

téléchargement.jpgRésumé : Enfermé dans la Grande Galerie du Louvre, Jacques Saunière n’a plus que quelques instants à vivre. Blessé mortellement, le conservateur en chef va emporter son secret avec lui. Il lui reste cependant un mince espoir de ne pas briser cette chaîne ininterrompue depuis des siècles. Mais il lui faut agir vite. Une seule personne au monde peut prendre la relève, décrypter le code et être traquée à son tour… De passage à Paris, Robert Langdon, professeur à Havard et spécialiste de symbologie, est appelé d’urgence au Louvre, en pleine nuit. Jacques Saunière, le conservateur en chef a été retrouvé assassiné au milieu de la Grande Galerie. Au côté du cadavre, la police a trouvé un message codé. Langdon et Sophie Neveu, une brillante cryptographe membre de la police, tentent de le résoudre. Ils sont stupéfaits lorsque les premiers indices le conduisent à l’œuvre de Léonard de Vinci. Ils découvrent également que Saunière était membre du Prieuré de Sion, une société secrète dont avaient fait partie Nexton, Boticelli, Léonardo da Vinci, Victor Hugo, et qu’il protégeait un secret millénaire. L’enquête de nos deux héros les entraînera à travers la France et le Royaume-Uni, non seulement pour chercher une vérité longtemps cachée concernant la Chrétienté, mais également pour échapper à ceux qui voudraient s’emparer du secret. Pour réussir, il leur faut résoudre de nombreuses énigmes, et vite, sinon le secret risque d’être perdu à tout jamais.

Mon avis : Voici une chronique d’un roman que j’ai lu il y a quelques mois. Cependant, je n’avais jamais trouvé le temps de le chroniquer. Je répare mon erreur aujourd’hui. Je ne comprends toujours pas comment j’ai pu la laisser trainer à ce point. Des fois… Il y a des baffes qui se perdent…

Je n’ai pas pu passer à côté de ce roman. Il a quand même remué la littérature mondiale. Après ce roman et ce film, on a vu beaucoup d’intrigue prendre ce côté historique (pour mon plus grand plaisir) mélangé au thriller de manière brillante.

Pour le moment, c’est mon roman préféré de Dan Brown. J’avoue que j’ai un gros coup de cœur pour celui-ci. Je l’ai découvert avec mon petit chéri. D’habitude, je suis chiante en regardant la télévision : concentration d’une mouche. Il faut toujours que je fasse quelque chose en même temps mais là, j’ai été scotchée au point de me dire « JE VEUX LE LIRE ». Je n’ai pas hésité une seule seconde en le voyant en brocante et j’ai eu raison : j’ai passé un excellent moment avec Robert Langdon et Sophie Neveu.

Cette aventure nous plonge dans les secrets des templiers, de la vie personnelle de Jésus. On remet en cause des choses que l’on pensait depuis plusieurs millénaires avec une vérité qui a pris des coups sur la figure : en effet, on se rend rapidement compte que les hommes ont modifiés des choses pour en cacher d’autres. Bref, un roman plein d’aventures.

On voyage entre la France & l’Angleterre. J’ai apprécié ce voyage géographique mais aussi temporaire. En effet, en plus de voyager entre ces deux pays, on voyage dans le temps : on part à l’époque de Jésus mais aussi des templiers. C’est très intéressant.

Le personnage de Robert Langdon est un de mes personnages préférés dans la littérature. C’est un homme courageux, posé et tellement cultivé. Je vous avoue que j’ai la tête de Tom Hanks en tête durant mes lectures mais cela ne me gêne en aucun point. C’est vraiment le genre de personnages que j’aime beaucoup. Le personnage de Sophie Neveu est un peu plus compliqué pour moi. Je la trouve énervante à taper du pied quand cela ne va pas dans son sens. J’ai eu envie de la secouer à plusieurs reprises.

J’ai apprécié que l’intrigue mélange l’histoire universelle mais aussi une histoire personnelle puisque Jacques Saunière est le grand-père de Sophie. En plus d’une quête sur une vérité historique, on a aussi une quête identitaire. C’est très bien ficelé et mis en place. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.

La plume de Dan Brown me plait de plus en plus. J’ai hâte de pouvoir me lancer dans les deux autres romans de cet auteur qui m’attendent dans ma bibliothèque.

Les – :

  • Un personnage féminin qui m’a tapé sur le système. Dommage, elle ajoute un peu de lourdeur par son comportement.

Les + :

  • Un Robert Langdon en méga forme qui m’a secoué durant la totalité de ma lecture.
  • Une plume que j’ai adoré !
  • Un voyage temporel et spatial que j’ai beaucoup aimé.
  • Un mélange entre historique et thriller rondement mené !

~ Roman lu dans le cadre du challenge ABC 2018 ~

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Réécrire les étoiles – Amélia Varin

51t9MELTRcL.jpgRésumé : Elle était différente. Et ça a suffi. Elle était différente. Et c’est ce qui l’a tuée. Moi j’étais là. Amie. Amoureuse. Spectatrice. J’étais là à me demander ce que je pouvais faire, sans jamais agir. Juste là. Comme une ombre, attendant patiemment dans le noir… Et si j’avais cessé d’attendre ? Et si j’avais réagi ? Emma… Emma… Et si on pouvait réécrire les étoiles ?

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Amélia pour l’envoi de son court roman en service presse. Ce n’est pas la première fois que j’ai un roman de cette auteure entre les mains et à chaque fois, je suis un peu plus convaincue. Je ne sais pas comment elle fait pour me scotcher avec ce sujet terrible qu’est le harcèlement scolaire mais elle y parvient les yeux fermés.

Après avoir lu plusieurs nouvelles ou romans sur le harcèlement, je me demandais ce qui pouvait bien m’attendre avec Réécrire les étoiles. C’est surprenant et très intelligent. Ici, le harcèlement scolaire est bien présent mais savamment mélange à une romance F/F. Je vous ai toujours dis que je n’étais pas fan de ce genre de romance. Ici, c’est doux, beau, plein d’innocence : ce sont deux jeunes filles qui tombent amoureuses.

J’ai aimé faire la rencontre de nos deux personnages principaux : Justine et Emma sont deux jeunes filles très différentes dans leur manière d’être mais qui se complètent parfaitement dans la vie. Emma est muette mais son cœur et ses yeux parlent pour elle. Justine comprend, traduit sans avoir toujours besoin qu’Emma griffonne sur son calepin pour se faire comprendre.

La manière dont Justine se préoccupe et s’occupe d’Emma est sincère, belle et pleine d’espoir. Emma est une jeune fille qui vient d’arriver dans le lycée de Justine. C’est « la nouvelle » mise sous les feux des projecteurs par son professeur parce qu’elle est muette. Se faisant cataloguer dès le début, Emma va vivre le harcèlement scolaire, qu’elle subissait déjà dans son ancien établissement comme une attaque personnelle. C’est la raison pour laquelle elle l’avait quitté.

Là où l’intrigue d’Amélia Varin reprend un second souffle c’est avec le thème des étoiles. Emma est fan d’astronomie. Elle partage sa passion avec Justine. Les rencontres sous les étoiles sont belles, pudiques et le partage entre ces deux jeunes femmes est riche, beau et plein d’émotions.

C’est encore une fois avec beaucoup de douceur et de pudeur qu’Amélia Varin traite des notions douloureuses et délicates dans ce court roman.

Même si d’habitude je râle un peu quand j’ai des nouvelles ou des romans très courts, ici, j’ai trouvé que c’était juste. Ni trop peu, ni pas assez. C’est assez surprenant mais j’ai trouvé qu’il n’y avait pas besoin de plus de développement.

Quand j’ai refermé le roman, j’ai eu le cœur et la poitrine qui se sont serrés. J’ai eu mal pour Justine et Emma. J’ai été attendri par le cœur aussi vaste d’Emma et son geste pour sauver Justine. J’ai trouvé ce couple très beau, très pudique, magnifique.

Je suis toujours aussi révoltée par le harcèlement scolaire. Je suis chanceuse de ne pas l’avoir vécu. Je suis chanceuse de n’avoir personne qui souffre de cela dans mon entourage. C’est une malédiction que d’avoir des poisons comme cela dans les classes. Hélène est un personnage nécessaire mais que j’ai trouvé détestable par son comportement.

C’est au suicide d’un enfant que l’on se réveille. On ne comprend pas le geste, on se demande pourquoi en arriver là. La pression est si forte… Amélia Varin traduit cela avec élégance et justesse à travers son nouveau roman.

J’ai aussi apprécié l’épilogue avec Cassiopée et Céleste. Quelle belle idée!

Les – :

  • La violence du harcèlement scolaire qui me fait toujours aussi mal.

Les + :

  • L’élégance de la plume d’Amélia Varin.
  • Le duo Emma / Justine qui brave les différences et les tempêtes.
  • Le message d’Emma aussi poignant soit-il.
  • Le mélange entre la romance et le harcèlement scolaire qui permet d’avoir un peu de douceur dans ce monde de brutes.

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Sorcière de chair – Sarah Buschmann

CVT_Sorciere-de-Chair_844.jpgRésumé : Australie, 2016. Sept ans après un massacre qui a décimé toute une famille, de nouveaux meurtres surviennent à Melbourne. Des homicides si sordides que la Sorcellerie de Chair, taboue depuis les grandes chasses qui ont déchiré le pays, est évoquée. Pour Arabella Malvo, lieutenant de la brigade criminelle, ils s’avèrent particulièrement déstabilisants. Pourquoi les victimes lui ressemblent-elles comme des sœurs ? Le meurtrier la connaît-elle ? Pourquoi maintenant ? Une chose est sûre : l’abîme qu’elle fuit depuis toutes ces années risque de s’ouvrir à nouveau sous ses pieds. Et cette fois, de l’engloutir pour de bon…

Mon avis : Je remercie Dorian et les éditions Noir d’Absinthe pour l’envoi de ce titre très différent des lectures que l’on m’a proposé depuis le début de mon partenariat avec cette fantastique maison d’édition.

Je dois vous avouer que je n’étais pas hyper tranquille en ouvrant le roman de Sarah Buschmann. En effet, lorsque Dorian me l’a proposé à la lecture via Simplement.pro voilà ce qu’il me dit : « C’est un mélange d’urban fantasy et de thriller horrifique. Il est adulte, assez dur et avait choqué une partie de mon comité, mais c’est une véritable pépite. » Honnêtement, je me suis demandée ce qui allait me tomber sur la tête. Il faut quand même le faire : diviser un comité de lecture, ce n’est pas donné à tout le monde. C’est donc avec une petite appréhension que j’ai commencé ma lecture.

Pour commencer, je pense qu’il faut parler du mélange des genres. L’urban fantasy est le genre qui met en place des monstres, des créatures dans les plus grandes villes du monde que l’on connait. Ainsi on mélange le fantastique au réel qui est ancré dans la ville. Le thriller horrifique lui est un sous genre du thriller comme on le connait. Il appelle au film d’horreur : il joue avec l’horreur, la répulsion, le dégoût (on peut prendre l’exemple de Destination finale).  [Vous trouverez tous les sous genres du thriller sur Wikipédia, c’est assez bien fait.]

Je plaide coupable, je ne sais pas par où commencer. On fait la rencontre de notre personnage principal : Arabella Malvo, une jeune femme qui a une vie complètement dingue. Elle en a vécu des horreurs qu’elle essaye de cacher plus ou moins bien. Mais vous savez ce que c’est, plus on cache, plus on le reprend dans la figure puissance 10.000. C’est bien évidemment ce qui va se passer ici.

Je trouve que le résumé en dit assez sur ce que vous pouvez trouver dans ce roman, je ne pense pas que cela soit utile de revenir dessus, j’ai bien peur de vous gâcher votre plaisir.

Le cadre géographique est l’Australie. C’est un dépaysement total pour moi. C’est un paysnoir-absinthe.png que j’aimerai beaucoup découvrir (quoi que … Après la lecture de ce roman, je ne suis pas certaine de savoir mettre un pied devant l’autre sans hurler sur la terre australienne.) On le découvre ici entre présent (2016) et passé. Grâce à la mémoire d’Arabella et aux flash-back, on comprend l’histoire, on se plonge avec horreur dans ce qui est l’histoire de notre personnage principal.

Ce que l’on lit n’est pas beau, ce n’est pas plein de douceur ni de bonheur. Non, ici on plonge dans une ambiance oppressante, sombre, pleine de dangers. Si cela a quand même pu me séduire, ma plongée fut un peu trop oppressante par moment. Il y a un côté dérangeant dans cette histoire par ce que l’on nous raconte. Une petite bulle d’air m’aurait fait du bien au pays des horreurs. J’avoue cependant avoir pris du plaisir à découvrir ce que l’auteure avait prévu pour nous.

J’ai apprécié le personnage d’Arabella ainsi que l’histoire qui tourne autour des sorcières de chair. Bon clairement, j’ai eu très peur pendant ma lecture. La petite Pauline qui regarde des Disney a hurlé plus d’une fois. Je me serai crue au cinéma. Franchement… C’est saisissant tellement j’y ai cru.

Ce que j’ai aussi à souligner c’est le fait que ce n’est pas forcément du gore pour du gore. Il y a une intrigue, des corps, des morts, des tripes qui volent mais il y a un aboutissement à cette enquête. On a une histoire, une trame narrative sous cet amas de corps. C’est très bien.

Ce roman n’est pas un coup de cœur pour moi parce que c’était bien trop sombre. J’ai apprécié la découverte de l’univers. Je suis contente d’avoir découvert un mélange de genre que je n’avais jamais expérimenté. C’était une belle aventure même si j’ai eu les pétoches.

La plume de Sarah Buschmann est très sympathique aussi. Sans fioriture, elle nous permet de suivre cette histoire du début à la fin sans problème. On est transporté dans son univers, on ne s’ennuie pas une seule fois. Il y a ce qu’il faut là où il faut : c’est justement dosé et net.

Âmes sensibles, ce n’est même pas la peine d’effleurer la (magnifique) couverture de ce roman. Il n’est pas à mettre entre les mains des plus jeunes, des plus sensibles. Maintenant, si comme moi, vous faites confiance aux éditions Noir d’Absinthe et que vous êtes curieux, je vous invite à découvrir l’univers de Sarah Buschmann.

Les – :

  • Un univers un peu trop sombre pour moi.

Les + :

  • Une intrigue qui tient la route : nous n’avons pas de l’horrifique pour dire de dégouter les gens. C’est top ! Un roman parfait pour Halloween
  • Une plume que je ne connaissais pas mais que je conseille de découvrir.
  • Une histoire entre passé et présent en Australie. C’est une belle destination.
  • Un panel de personnages intéressant.

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La dame du deuxième – Nora Samir

CVT_la-dame-du-deuxieme_4555Résumé : La vie semble soudainement sourire à Mélissandre. Une place in extremis aux Beaux-Arts et un appart luxueux dans un immeuble haussmannien à Paris. Son bonheur est troublé par une voisine au comportement étrange. Au fil du temps, percer le mystère de cette énigmatique « Dame du 2ème » va devenir une véritable obsession pour la jeune femme. Va-t-elle réussir à la croiser un jour, à lui parler, et peut être à découvrir son secret ?

Mon avis : Je remercie sincèrement Nora Samir de m’avoir contacté pour la lecture de sa nouvelle. En effet, via Simplement.pro, j’ai pu découvrir la nouvelle la dame du deuxième qu’elle proposait.

C’est une lecture étrange que j’ai fait. Je reconnais les bonnes intentions de l’auteure, cependant, je suis passée à côté de ma lecture. J’ai relevé des points positifs mais beaucoup de choses incohérentes aussi malheureusement.

Le résumé est tentant, alléchant, plein de promesses. Je reconnais que l’intrigue est bien trouvée. C’était une bonne idée.

On fait la rencontre de Mélissandre. Un personnage que j’ai beaucoup apprécié. Elle est étudiante aux Beaux-Arts à Paris. Elle est une jeune femme tourmentée, abandonnée plusieurs fois : par sa mère, son amie, ses parents. Elle traîne une tristesse avec elle depuis toutes ces années. C’est un personnage que j’ai aimé découvrir.

Les personnages secondaires sont sympathiques aussi. J’ai apprécié Madame Armand, la concierge, avec qui Mélissandre noue une relation amicale que j’ai grandement appréciée. J’ai aussi aimé Grizzli, le petit chat d’une voisine de Mélissandre. J’ai aimé le fait que l’auteure souligne l’importance de la présence des animaux dans la vie des humains. Ils sont une source de réconfort et de joie et c’était bien de le dire.

Ce qui fait que je suis passée à côté de cette nouvelle ce sont les fautes d’orthographe, les incohérences, les maladresses dans les expressions. Il y a un souci au niveau de la ponctuation, des majuscules. La plume est trop « parlée » pour moi. J’ai eu l’impression que l’on retranscrivait une discussion comme on peut en avoir une au comptoir d’un bar. C’est trop « naturel » : la plume ne m’a pas séduite plus que cela.

De plus, même si le format « nouvelle » marque aussi une rapidité extrême, j’ai trouvé qu’ici tout allait trop vite : en quelques pages, Mélissandre rencontre un homme, se fait jeter par celui-ci et tente de se suicider… Waouh… On passe à côté de beaucoup de choses à cause de cette rapidité : Melchior fait un passage express dans la vie de la jeune fille, j’aurais aimé avoir plus de détails parce que, pour moi, ce personnage ne sert à rien à part faire du mal. Dommage.

De plus, je trouve dommage de ne pas avoir mis plus que cela l’accent sur cette obsession dont on nous parle dans le roman. Même s’il y a des interrogations et quelques recherches par rapport à « la dame du deuxième », je n’ai pas trouvé l’expression de l’obsession comme je la recherchais.

C’est dommage. Je pense que cette nouvelle mériterait d’être retravaillée de fond en comble. L’idée est bonne mais il y a des petites choses à revoir dans la syntaxe, la structure et l’orthographe de cette dernière. On a une intrigue qui peut être explosive en étant reprise : malheureusement, on comprend bien vite qui est la dame du deuxième… J’aurais aimé plus de surprises.

C’est toujours délicat pour moi de parler d’un roman ou d’une nouvelle ainsi. Je reconnais la volonté de l’auteure à vouloir nous transporter. Il y a de bonnes choses tout de même.

Les – :

  • De gros problèmes d’orthographe, de syntaxe et d’expressions linguistiques.
  • Une rapidité trop extrême qui marque le manque de crédibilité.
  • Une fin sans surprise.
  • Une plume qui mérite d’être retravaillée.

Les + :

  • Les personnages de Mélissandre et de Madame Armand ainsi que la relation qu’elles tissent au fil du temps.
  • Le petit Grizzli et la cause défendue derrière cette petite boule de poil.
  • Une bonne idée dans l’intrigue qui mériterait d’être reformulée.

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(Bon, j’ai pas encore le truc mais je mets 2 tasses et demi) 

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Voyage vers l’amour – Tome 1 : Démasquée à Venise – Annie Lavigne

xcover-2301Résumé : Dans la série Voyage vers l’amour, Morgane nous entraîne dans ses histoires d’amour. De Paris à Venise, de Vienne à New-York, elle découvre l’amour, la sexualité, les frissons… Avant qu’il ne parte en Italie pour un an, Morgane succombe aux charmes de son meilleur ami Julien. Les deux amants jurent de s’attendre, mais Morgane saura-t-elle résister à Alexandre, le plus beau garçon du lycée, qui tente de la séduire ? Retrouvera-t-elle Julien à la fin de l’année scolaire, elle qui rêve de visiter l’Italie ? Seront-ils amants ou amis ?… Un roman qui vous touchera droit au cœur par sa sincérité, son originalité et sa touche de poésie.

Mon avis : Je remercie Annie Lavigne pour l’envoi de son service presse via la plateforme Simplement.pro. J’ai pu découvrir une nouvelle plume ainsi qu’une nouvelle série Young Adult pour mon plus grand plaisir.

On fait la rencontre de Morgane qui est notre personnage principal. Du haut de ses 17 ans, elle m’a marqué avec la vie qu’elle a : entre une mère démissionnaire qui a tout quitté pour partir en Afrique et un père violent, elle s’est vite retrouvée seule au monde. Morgane est un personnage détonnant et décalé. On voit qu’elle a la tête sur les épaules, qu’elle réfléchit comme une adulte et qu’elle est passée à côté de son adolescence.

Morgane n’a pas beaucoup d’amis mais elle a Julien. Son meilleur ami qui vit dans le même monde qu’elle. Ils sont dans leur bulle de couleurs, de beauté, de poésie et refont le monde dès que cela leur est possible. Rapidement, Julien & Morgane vont briser les barrières de leur amitié pour devenir des amoureux inséparables.

Dans ce premier tome, on est face à des questions intéressantes à soulever : la relation à distance puisque Julien part pour un an en Italie pour suivre ses études. Entre France & Italie, les kilomètres sont nombreuses et les promesses difficiles à tenir. On se retrouve inévitablement à s’interroger sur la notion de fidélité dans un couple en péril à cause de la distance. Via le personnage de Morgane, on suit une belle introspection. Elle ne sait plus qui elle est, qui elle veut être, qui elle aime. Bref, c’est un voyage identitaire et géographique que nous faisons en sa compagnie.

Nous avons des personnages secondaires intéressants qui nous permettent de faire une analyse entre la passion et le véritable amour. Ainsi, on pourra vite comprendre ce que Morgane vit. Alexandre est un personnage nécessaire à l’histoire pour faire évoluer Morgane. Je l’ai trouvé intéressant même si je n’ai pas forcément été d’accord avec ses choix.

La plume d’Annie Lavigne est saisissante. Elle est belle, soutenue et poétique. J’ai vraiment été charmé par cette plume. Cependant, quelque chose m’a chiffonné. En effet, j’ai trouvé la plume un peu trop soutenue pour le genre Young Adult. De plus, si l’intrigue hors dialogues est hyper soutenue et très belle à lire, les dialogues viennent un peu casser cette image avec des discussions d’adolescents avec un vocabulaire et une syntaxe moins soutenus. Je pense que j’aurais préféré une syntaxe moins soutenue tout au long du roman pour la seule raison du genre convoqué ici.

J’ai hâte de pouvoir lire la suite.

Les – :

  • Le langage un peu trop soutenu pour moi pour le genre Young Adult.
  • La marge entre les dialogues et le reste du roman au niveau du langage.

Les + :

  • Le personnage de Morgane que j’ai beaucoup apprécié.
  • Les personnages secondaires nécessaires à la compréhension de l’histoire.
  • Le voyage entre la France et l’Italie.
  • Les nombreuses questions soulevées ici : l’amour, la passion, la fidélité, les promesses.
  • La couverture du roman très jolie. 
  • La plume de l’auteure que j’ai trouvé très belle.

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Les prières de sang – Jean Marc Dhainaut

CVT_Les-Prieres-de-sang_6439.jpgRésumé : Alan Lambin, spécialiste en paranormal, est appelé à enquêter dans un vieux monastère ayant accueilli autrefois quatre templiers en fuite. Depuis, ses murs semblent dissimuler un lourd secret solidement gardé par des âmes hostiles. Les parchemins ne mentent pas, ni ces cris que chacun peut entendre la nuit dans les sombres couloirs du monastère. Et dire que tout a commencé parce qu’une étudiante a acheté un jour une armoire ayant appartenu aux moines. Une armoire qui n’avait pas perdu la mémoire…

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Joël des éditions Taurnada pour l’envoi de ce service presse. Grâce à cette lecture, je poursuis mes aventures paranormales en compagnie d’Alan Lambin. Si vous vous souvenez, j’avais commencé avec La maison bleu horizon ainsi que la nouvelle Alan Lambin et le fantôme au crayon. Si la plume de Jean Marc Dhainaut était à confirmer pour moi, ici, je suis servie. J’ai passé un excellent moment de lecture.

J’ai beaucoup apprécié l’évolution que l’on perçoit entre les tomes. Si Alan évoluait plus ou moins tout seul dans le premier tome, ici, il prend l’enquête en cours avec son assistante Mina. J’ai trouvé l’idée très bonne, elle donne un second souffle à l’intrigue qui, à la longue, pourrait sembler redondante.

Le fait d’inclure un personnage féminin dans ces enquêtes ajoute un je-ne-sais-quoi qui transforme notre Alan national solitaire en un duo détonant : il y a une complémentarité certaine entre ces deux personnages là. Mina, la médium et Alan, le chasseur de fantôme effrayé par ce qu’il ne peut maîtriser par lui-même.

L’intrigue est très intéressante pour cette nouvelle aventure : on se retrouve avec un mélange de genres littéraires : l’historique puisque l’on parle de templiers, de monastères et que nous remontons dans le passé mais aussi le fantastique avec la quête fantomatique et spirituelle à laquelle on assiste.

J’ai apprécié l’ajout d’une romance en toile de fond. En effet, on comprend rapidementtéléchargement qu’Alan est attiré par Mina et que Mina ne pense qu’à Alan… Toute une histoire me direz-vous ! Même si j’ai apprécié cette romance pudique qui se tisse sous nos yeux, je l’ai, peut-être, trouvé un tantinet longuette. La relation entre Alan & Mina a aussi un côté apaisant : elle vient un peu rompre la lourdeur de l’ambiance due à l’enquête en cours. C’est une petite bulle d’air frais dans notre quête de savoir et de vérité.

Les références musicales qui nous bercent tout au long du roman sont sympathiques. J’ai adoré trouvé les Moody Blues avec Night in white satin ou encore Simon & Garfunkel avec The Sound of silence. C’était une chose efficace et sympathique qui m’a ramené tout de suite dans la période durant laquelle se déroule le troisième tome des aventures d’Alan Lambin.

Les personnages secondaires sont remarquables. Je pense à Céline, aux frères Oscar & Laurent que j’ai bien appréciés aussi. Le monastère fait, pour moi, partie des personnages à part entière : les pierres parlent pour mon plus grand plaisir. L’intrigue se déroule, la plupart du temps, dans ce lieu chargé d’histoires en tout genre, c’est une découverte que j’ai appréciée faire.

Jean Marc Dhainaut est parvenu à me surprendre. C’était une fin extrêmement riche en émotions. Elle est à l’image du récit : belle, originale et pleine de bonnes intentions. La plume de Jean Marc Dhainaut fait partie de mes préférées dans le genre fantastique. C’est un auteur que je prends plaisir à lire et à découvrir à chaque fois sous un jour nouveau ! Cependant (mais oui, il y a toujours un petit truc ), j’ai juste eu du mal avec les sortes de phrases annonciatrices que l’on trouve dans ce tome du genre « Elle ne savait pas encore à quel point ceci était important » (inventé celui-ci) mais ce genre de phrases me plombent un peu dans ma lecture…

Je salue un travail riche, produit et construit d’une manière impeccable et saisissante !

Les – :

  • Le fait que Alan et Mina taisent un peu trop longtemps leurs sentiments. Une petite lassitude de ce côté.
  • Les phrases qui annoncent ce qui va se passer pour faire monter le suspens mais qui ne me plaisent pas.

Les + :

  • Un décor richement travaillé.
  • Un mélange des genres très sympathique.
  • Une plume riche et intéressante.
  • Un duo remarquable que j’ai apprécié découvrir.
  • Un dépaysement total : la Bretagne dans les années 1980 !

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Plume, merveille de l’océan – Mélodie Smacs

51hWeX-LvSL.jpgRésumé : Maxime, effrayé par l’océan, part en vacances avec Lyn, sa récente compagne, sur une île paradisiaque. Sa peur incontrôlable l’empêche de profiter du voyage en bateau, ainsi que des avantages de la plage. Pourtant, un soir, lorsqu’il entend quelqu’un chanter, il se précipite vers l’eau afin de découvrir à qui appartient cette sublime voix. Il n’aura alors qu’un rapide aperçu de la cantatrice…

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois les éditions livresque et Nathan pour sa gentillesse à toutes épreuves.

J’ai pu me plonger dans l’univers de Mélodie Smacs qui nous propose une découverte de son univers aquatique grâce à son court roman Plume, merveille de l’océan. J’avoue que la couverture magnifique m’a poussé à lire cette lecture le plus rapidement possible. Elle fut ma sirène lors de la découverte de ce titre. Attirée par cette magnifique couverture, je n’ai pas pu m’empêcher de mettre mon nez dans cette belle histoire.

Cependant, c’est avec du bon et du moins bon que je reviens vers vous.

J’ai apprécié la découverte. En effet, elle fut multiple pour moi : j’ai découvert l’univers de l’auteure ainsi que sa plume. J’ai trouvé l’univers attirant : les descriptions sont à couper le souffle, elles sont belles, nous donnent envie de partir à la découverte de l’île avec les personnages. La plume de Mélodie Smacs est d’une douceur extrême. On a une poésie incroyable qui se dégage des mots de l’auteure. C’est doux, mignon à souhait. On n’a pas envie que notre découverte s’arrête.

Le personnage de Maxime est attachant, j’ai apprécié le découvrir avec sa peur de cf1fd0_63ff9bfabdc143dabf176710c7c859f6_mv2_d_3000_3000_s_4_2l’océan. J’ai trouvé dommage de ne pas avoir mis plus en avant Lyn. Plume est une sirène, elle est envoutante. C’est un personnage que j’ai grandement aimé dans ce roman.

Le plus gros « problème » pour moi est la taille du format choisi. Vous savez que j’ai toujours du mal avec les romans courts et les nouvelles. Ici, Plume, merveille de l’océan ne fait pas exception à ce souci que j’ai. Le roman est court, trop court pour moi. Je n’ai pas eu le temps de m’attacher plus que cela aux personnages même si j’ai trouvé une construction sympathique de ces derniers. Maxime et Plume sont différents mais se complètent, c’est beau.

J’ai trouvé que l’ensorcellement de Maxime est un peu trop rapide pour moi. L’envoutement d’une sirène n’a pas son pareil puisque dans les légendes, il conduit inévitablement à une mort certaine. C’est ce qui me laisse dubitative à la fin du roman… Ne voulant pas vous spoiler, j’espère avoir mes réponses dans la suite de l’œuvre ! Lyn est, à mon goût, trop rapidement oublié même si on évoque une relation sans prise de tête entre Maxime & Lyn, j’ai trouvé dommage ce petit point dans l’histoire.

Il y a une rapidité dans l’évolution des sentiments : elle peut traduire l’envoutement de Maxime par Plume mais il s’avère que la relation amoureuse va dans les deux sens. Cette rapidité laisse peu de crédibilité à cet amour de vacances. Il y a aussi une rapidité remarquable dans la peur de Maxime. En effet, ce dernier a peur de l’océan, de son immensité. Cependant, lorsque Plume arrive, il parvient à braver sa peur. J’ai apprécié cette notion mais le petit nombre de pages ne m’a pas aidé à y croire. Tout cela va trop vite pour moi.

Je salue, cependant, une plume que j’ai grandement apprécié et que j’espère retrouver rapidement. La poésie et la douceur de la plume permettent de s’immerger dans un univers féérique. Plume, merveille de l’océan est un roman qui trouvera son lectorat sans aucun doute.

Les – :

  • Une rapidité qui se traduit dans l’évolution des sentiments et des comportements des personnages.
  • Un manque de crédibilité par moment pour moi.

Les + :

  • Deux personnages différents mais qui se complètent.
  • L’univers des sirènes que je connais peu et que j’apprécie découvrir de plus en plus.
  • La plume de Mélodie Smacs que j’ai trouvé remarquable.
  • La couverture magnifique de ce roman !

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Le fils de Poséidon – Tome 1 : La marque – Marie Magnenet

51cAHPTTqALRésumé : Leuce, fille unique du roi Atlas, commet l’irréparable : pénétrer dans le temple de Poséidon. Loin d’y trouver la reconnaissance paternelle, qu’elle cherche depuis toujours, elle perd le plus précieux. Puni pour l’avoir accompagnée, Achéron, son ami d’enfance, est exécuté. Six ans plus tard, lorsqu’un demi-dieu arrive à Atlantis, Leuce a enfin une chance de se racheter. En épousant Mélanos, elle permettra à Atlantis de retrouver sa splendeur passée. Mais le jeune homme est-il bien ce qu’il prétend ?

Mon avis : Je remercie chaleureusement l’équipe de Sharon Kena pour l’envoi de ce nouveau Service Presse. Je suis toujours partante pour découvrir une nouvelle aventure avec cette superbe maison d’édition. J’aime le fait que l’on trouve tous les romans que l’on souhaite avec des genres bien différents. Après m’être plongée dans l’univers des bikers, d’une femme perdue avec son petit garçon, ici, on se retrouve dans un univers qui mêle le fantastique au mythologique avec une touche de roman. J’ai été séduite par la couverture ainsi que par le résumé qui promettaient de belles aventures.

On fait la rencontre de Leuce et d’Achéron. Leuce est princesse d’Atlantis, Achéron, lui est fils de paysan. Ils ne sont pas censés être amis mais rien n’y fait : ils s’attirent comme des aimants et passent de merveilleux moments de complicité durant leur enfance.

Leuce veut que son père la regarde, qu’il l’aime, qu’il lui dise que toutes ces années de rancœur ne sont plus qu’un mauvais rêve. Leuce ne veut qu’une chose : l’affection de ce père qui l’ignore depuis tant d’années. Elle et Achéron font une bêtise qui les séparera à jamais.

On retrouve Leuce six ans plus tard. Elle porte sur ses épaules la culpabilité d’avoir tué son meilleur ami par sa bêtise. Rapidement, on va comprendre qu’Achéron n’est pas mort et qu’il a été éloigné de Leuce pour sa sécurité. Il revient dans sa vie en même temps qu’un demi-dieu : Mélanos reconnu par Poséidon. Le père de Leuce, roi d’Atlantis la regarde enfin : elle va pouvoir poursuivre la lignée royale. C’est tout ce qu’elle voulait.

Rapidement, l’intrigue va prendre un autre tournant. On se retrouve dans une quêtetéléchargement folle avec Leuce et Achéron décidés à tout faire pour montrer le véritable visage de Mélanos. Leuce va prendre sur elle, va vivre des choses ignobles mais fera tout ce qu’il faut pour fuir cet homme qui n’est pas ce qu’il prétend être.

Je suis vraiment très surprise par ce roman. Je ne m’attendais pas du tout à cela en ouvrant le roman. C’est surprenant mais de manière positive. J’ai apprécié me perdre dans l’histoire de Leuce. J’ai apprécié Athénaïs, la gouvernante. C’est une amie fidèle qui ne ménage pas la jeune femme quand elle fait des bêtises. Achéron est un jeune homme qui a un je-ne-sais-quoi qui ferait fondre n’importe qui. C’est très sympathique à découvrir. Le panel de personnage est varié et nous apporte une dynamique vraiment très intéressante.

J’ai aussi aimé ces bonds dans le passé. On comprend pourquoi le père de Leuce agit ainsi. Cela nous éclaire sur certaines parts d’ombres dans ce premier tome. J’ai hâte de pouvoir me plonger dans la suite pour éclairer toute l’intrigue.

La plume de l’auteure est aussi une belle découverte pour moi. Je ne connaissais pas Marie Magnenet mais elle a su me séduire par ses mots, ses phrases, le rythme qu’elle impose dans ce roman. Les chapitres sont plus ou moins courts mais aérés. Cela est une bonne idée : on ne se perd pas dans la densité. Je suis séduite, je lirai la suite sans aucun doute.

Les – :

  • La violence un peu trop présente pour moi.

Les + :

  • La plume de Marie Magnenet.
  • Le mélange entre fantastique et mythologie. J’ai aussi apprécié cette touche de romance qui m’a beaucoup plu.
  • Le panel de personnages divers et varié.

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1515 – 1519 – Le chroniqueur de la tour

513AZASnnnL._SX195_Résumé : 1er Janvier 1515. François Ier devient Roi de France. Il se doute qu’il va vivre des événements extraordinaires mais il sous-estime largement ce qui l’attend. Il va découvrir que l’Histoire n’est qu’un théâtre où s’affrontent des forces obscures en coulisses. Tout ce qu’il croyait solide, tout ce qu’il pensait vrai sera bouleversé. Car le monde est en train de basculer. Pour une damnation ou pour une renaissance ? De Paris à Marignan, de La Havane à Venise, un roman qui mêle fiction historique et fantasy épique à une échelle inédite. Aventures, complots, grandes batailles et magie qui raviront autant les amateurs d’Alexandre Dumas que des séries fantasy à succès.

Mon avis : Je remercie chaleureusement le chroniqueur de la tour pour l’envoi de son roman via simplement.pro. J’ai pris énormément de plaisir à lire et à découvrir l’auteur ainsi que la plume qui nous dessine un univers épatant !

Ma chère amie Kathleen – ah oui ! Vous la connaissez sous le pseudo de Wolkaiw. Si jamais ce n’est pas le cas, je vous somme de découvrir son univers ! – pourra vous l’attester, hier je m’arrachais encore les cheveux aux Halliennales en me disant que je n’avais toujours pas mis le nez dans ce roman et qu’il fallait que je rende ma chronique la semaine prochaine grand maximum. Je ne pensais pas que cela aurait été possible mais figurez-vous que j’ai avalé ces 473 pages en une journée quasiment. J’ai commencé hier en fin de journée et j’ai refermé le roman il y a quelques heures. C’était captivant, génialissime, prenant, surprenant. Bref, j’ai passé un moment de lecture que je n’oublierai pas.

Roman sur fond historique, on y voit se mêler différents genres que je ne pensais pas retrouver un jour dans la même intrigue. On trouve de la fantasy dans un roman qui semble être historique.  Voilà une grande première pour moi et franchement, elle est réussie ! J’ai grandement apprécié le fait que l’on découvre ce que l’on voit derrière la mascarade qu’est la vie en France ou dans d’autres pays sous l’autorité des rois. Tous tirent des ficelles et les manipulateurs deviennent rapidement les manipulés de l’histoire. J’ai apprécié retrouver des figures historiques qui nous permettent de croire que l’on est ancré dans le réel : François 1er, Léonard de Vinci, le Pape.

Le voyage est aussi au cœur de ce premier tome puisque l’histoire se passe en Europe (surtout en France, en Italie et en Espagne) mais aussi en Amérique. Si, au premier abord, on pense que les deux histoires ne semblent pas être en corrélation, on se rend compte que l’auteur parvient, avec intelligence, à mêler les deux intrigues.

On vit une véritable aventure au travers des mots du chroniqueur de la tour. J’ai apprécié ce nom de plume. Je l’ai trouvé mystérieux et plein d’audace : à l’image du premier tome proposé ici.

Même si l’intrigue m’est en lumière le personnage de François 1er, on trouve aussi Charles de Habsbourg qui prend beaucoup de place. Les deux personnages étant de grands ennemis, on ne s’ennuie absolument pas. C’est prenant : une belle aventure s’ouvre à nous. J’avoue qu’ici, je me suis vue de nouveau avec un roman de Dumas dans les mains. Bravo ! C’est un exercice compliqué que de tenir le lecteur en haleine lors d’une aventure historique.

J’ajoute que le panel de personnages que nous offre le chroniqueur de la tour est saisissant par sa diversité et sa richesse. Ainsi, on a des psychologies très différentes, des personnages variés par leurs physiques et leurs morales. L’auteur parvient à nous faire apprécier des gens détestables. On se prend au jeu de la manipulation en se laissant séduire par beaucoup de personnages.

La plume du chroniqueur de la tour est exceptionnelle. J’espère vraiment qu’il trouvera une maison d’édition à son pied. Ce génialissime travail mérite d’être connu de tous, vraiment. J’ai vibré avec les personnages, j’ai adoré faire partie de cette belle aventure. Bref, à lire, relire et lire de nouveau.

Les – :

  • Le seul point négatif que j’ai à donner c’est le fait que je n’ai pas ouvert le roman plus tôt. Cœur de lectrice et de blogueuse conquis, c’est un véritable coup de cœur.

Les + :

  • La plume de l’auteur.
  • Le génie d’avoir su mélanger de la fantasy à de l’historique.
  • Une intrigue qui nous tient en haleine et nous promet un voyage exquis entre continent, pays et cultures.
  • La couverture que j’aime beaucoup.
  • Un panel riche et divers de personnages.

Merci au chroniqueur de la tour pour sa gentillesse et sa dédicace !

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Gandhara – Richard Canal

515mRC0u6mL._SX195_.jpgRésumé : Daniel Kissling, détective privé sans ambition, vit comme il peut de petits contrats jusqu’au jour où un riche collectionneur lui demande de retrouver une statue extrêmement rare qu’il vient d’acheter et qui n’est jamais arrivée à destination. Daniel, étonné par les moyens que le magnat met à sa disposition, se lance sur les traces du marchand d’art qui devait livrer la statue. De Nice à Londres, de Bangkok à Bali, jusqu’aux plus hauts sommets de l’Hindou-Kouch, les pistes se multiplient, plus étranges les unes que les autres. Pourquoi le marchand d’art laisse-t-il derrière lui des énigmes à son attention ? Pourquoi une Chinoise irrésistible s’attache-t-elle à lui au point de l’accompagner au cœur de l’enfer ? L’ombre de Joseph Conrad plane sur Gandhara. Ceci est l’histoire d’un homme qui apprend à vaincre la peur dans un monde en proie au terrorisme, à trouver la paix alors que la mort peut frapper à tout moment. 

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois Séma Editions ainsi qu’Alicia pour l’envoi de ce service presse. J’aime beaucoup ce que propose cette maison d’édition : c’est divers et varié. Il y en a pour tous les goûts. C’est très intéressant, je ne peux que vous poussez à découvrir les différents titres que l’on vous propose de découvrir.

Au premier coup d’œil, avant d’avant lu le résumé, j’ai trouvé la couverture très agréable. C’est un appel à la découverte et à l’exotisme pour moi. J’ai apprécié découvrir ce que le résumé m’a permis de comprendre de ce roman. En plus d’une couverture très intéressante, il y a aussi un résumé très tentant ! Le combo parfait pour me faire passer un bon moment de lecture.

Avec Gandhara, on part en voyage. Qu’est-ce que c’est beau ! J’ai pris un énorme plaisir à découvrir les différents lieux proposés dans ce roman. On mélange les voyages à une recherche infernale. On suit Daniel Kissling, un détective privé à travers une enquête incroyable. On part à la recherche d’une statue. J’ai trouvé le mélange entre enquête, arts et voyage très bon. Ce n’est pas forcément commun et j’ai trouvé cela très sympathique à découvrir. On parle aussi de guerre, de trafic d’armes en toile de fond, c’est moderne à souhait, j’ai apprécié ces détails.

Daniel Kissling est un détective privé comme écrit ci-dessus. J’ai apprécié l’humilité de ce Sema-Logo-edition-WPdernier, son courage et sa persévérance. Lorsqu’il se voit confier cette enquête, il semble étonné. En effet, cela le change des disparitions de chats et des histoires d’adultère qui sont son lot quotidien. Cependant, il se lance corps et âme dans cette enquête qui va l’emmener à Londres, Bali, Bangkok et bien d’autres lieux encore. J’ai aussi apprécié l’hésitation qui le suit tout au long du roman. Il ne sait pas vraiment s’il est fait pour ce métier, il n’apprécie pas tant que cela sa vie et le quotidien qu’elle lui offre. C’est donc un homme usé, un peu ennuyé par la vie que l’on suit. On peut constater une nette évolution dans son comportement tout au long du roman, c’est très sympathique.

Il est difficile d’en dire plus sur l’intrigue sans vous dévoiler une partie de cette dernière. L’auteur nous offre ici une intrigue haletante grâce à une histoire bien ficelée, qui tient la route et qui tient le lecteur en haleine jusqu’au bout. On trouve aussi un panel de personnages très varié. Il est appréciable d’avoir des personnages secondaires aussi marquants.

La seule chose que je peux reprocher à ce roman c’est le début de l’histoire. En effet, j’ai pris un certain temps à entrer dans l’univers que nous propose ici Richard Canal. Le début est un peu trop longuet pour moi. Cependant, dès que l’intrigue prend de l’ampleur, on est parti avec Daniel sur les traces de cette statue.

La plume de Richard Canal est intrigante et dynamique. Malgré le fait qu’on nous propose un début un peu trop longuet pour moi, j’ai apprécié ma lecture qui m’a proposé un bon moment de lecture.

Les – :

  • Un début longuet qui m’a désarçonné

Les + :

  • Un personnage principal avec ses qualités et défauts. J’ai apprécié son humilité et son humanité.
  • Une quête qui nous tient en haleine et qui nous fait voyager.
  • Des sujets intéressants et mélangés avec brio dans ce roman.

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Amer noir : Le jour où j’ai tué Staline – Eric Tchijakoff

cover-2225.jpgRésumé : Quand on a dix-sept ans, croiser le regard d’un bandit de grand chemin qui ne s’appelle pas encore Staline peut changer le cours de sa vie. Quand dans le même temps, on veut tout abandonner pour une fille qui prend la pose contre une poignée de Kopeks, on va au-devant de gros problèmes. L’épopée d’Anton Semenov commence dans le Tbilissi prérévolutionnaire de 1905 pour s’achever en 1920 sur un navire français mouillant en mer Noire. Du Caucase jusqu’à la Sibérie profonde, il ne va cesser de courir après ses propres chimères sans espoir de retour. Pendant le temps de cet exil intérieur, ce jeune homme bien né va devoir grandir vite, survivre, traverser vaille que vaille les prémices de la grande révolution pour enfin atteindre son but, le toucher en plein cœur. Si sous bien des aspects « Amer Noir » tient du Western slave, c’est aussi le récit intime d’une quête amoureuse qui abolit parfois les frontières de la raison.

Mon avis : Je remercie Emma des éditions NoBi pour sa confiance renouvelée. En effet, cela fait quelques temps que j’ai entamé mon partenariat avec cette nouvelle maison d’édition et je suis ravie. En effet, je découvre des romans très différents les uns des autres, les genres, les styles, les plumes tout me charme. Si je ne sais jamais à quoi m’attendre, Amer Noir est une révélation : j’ai adoré me lancer dans cette lecture.

Amer noir est un roman très beau, plein de poésie et de beauté. Je pense qu’il y a deux facteurs à ce sentiment de beauté quasiment féerique : les lieux et la plume d’Eric Tchijakoff. Le premier super méga point positif de ce roman est le lieu où l’action se déroule. On fait un voyage exceptionnel en Russie. C’est un cadre géographique que j’adore. J’ai eu la chance de pouvoir apprendre le russe au lycée et depuis, je suis attirée par les grandes forêts et déserts de Sibérie.

Le cadre géographique que nous offre la Russie est assez méconnu des pays comme le nôtre. On ne sait pas forcément les différents us et coutumes que l’on peut rencontrer dans ce pays. Enfin bref, le cadre nous transporte déjà.

Dans Amer Noir, on fait la rencontre d’Anton, un vieil homme qui fait une sorte d’introspection lorsqu’il sent que sa fin est proche. Il fait le point sur sa vie, sur ses souvenirs. Ainsi, on fait une sorte de deuxième rencontre : celle d’un Anton plus jeune. Du haut de ses 17 ans, il fait la rencontre de Staline. Ce Staline qui n’était pas encore l’homme qui a touché la Russie comme nous avons déjà pu le constater.

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Anton est un personnage que j’ai beaucoup apprécié par sa force de caractère. Bien que je n’ai pas forcément été d’accord avec lui tout au long du roman, je n’ai pas pu faire autrement que d’admirer ce personnage qui se bat pour réaliser ses rêves dans une Russie au bord de la révolution. Anton est un personnage qui est issu de la bourgeoisie russe. Il étouffe complètement dans cet univers où celui qui est le mieux vu est celui qui a le plus d’argent et qui l’étale dans de nombreuses possessions.

Il veut tout quitter pour vivre une autre vie, une vie qu’il aurait choisie. Bref, on a ici le récit d’une vie, d’une volonté certaine. J’ai aimé cette introspection dans ce cadre historique que je connais mal. J’ai apprécié ce que j’ai lu, vraiment.

La plume d’Eric Tchijakoff est remarquable. L’auteur a vraiment un don pour nous faire vivre de nombreuses émotions. C’est un exercice bien particulier que d’inclure une période historique si délicate. Bref, j’ai beaucoup apprécié découvrir cette plume et cette intrigue.

Les – :

  • Quelques petites longueurs de temps en temps. Avec les introspections, la remontée des souvenirs, c’est quelque chose de fréquent. Cela n’a pas freiné ma lecture soit dit en passant. J’ai juste du faire une ou deux pauses.

Les + :

  • Le cadre géographie excellent : la Russie m’a beaucoup plu.
  • Le courage d’Anton et sa volonté de faire de sa vie une vie meilleure selon lui.
  • La rencontre d’un Staline jeune, que je ne connaissais pas. Belle idée.
  • La plume de l’auteur : surprenante, originale et délicate.

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Les chroniques des Bridgerton – Tome 4 : Colin – Julia Quinn

téléchargement (5)Résumé : Depuis l’âge de quinze ans, Pénélope Featherington aime secrètement Colin Bridgerton, sans nourrir la moindre illusion. Néanmoins, un pari va les rapprocher : c’est décidé, ils uniront leurs efforts pour démasquer la mystérieuse lady Whistledown, la plume anonyme qui épingle le beau monde dans ses billets malicieux. Et, dans cette aventure, d’autres surprises pourraient être au rendez-vous.

Mon avis : Je continue mon parcours dans le monde des chroniques des Bridgerton de Julia Quinn. Après s’être intéressé à Daphné, Benedict et Anthony, on s’intéresse ici à Colin. Un jeune homme pétillant, charmant et très intelligent. On fait aussi la rencontre de Pénélope Featherington : une jeune femme amie de la famille depuis de nombreuses années et qui reste un cœur à prendre malgré tout.

J’ai apprécié ce couple. En effet, comme à son habitude, Julia Quinn nous dépeint une vie pleine de noblesse, de jeux d’esprits et de joutes verbales qui m’ont beaucoup plu mais tout cela se déroule toujours dans le plus grand des respects. Julia Quinn parvient à nous propulser dans son univers sans aucun problème.

A chaque fois que je suis un peu triste ou que la panne de lecture persiste, je me pose toujours dans un univers de ce genre. Ainsi, je prends grand plaisir à retrouver les personnages que j’ai déjà découvert dans les trois premiers tomes et découvrir de nouveaux personnages de la famille Bridgerton.

Ce que j’aime beaucoup dans la plume de Julia Quinn c’est le fait que même si on est dans le genre de la romance historique, elle parvient à nous développer une intrigue moderne, avec une pensée plutôt avant-gardiste pour l’époque dans laquelle se déroule l’action. Ainsi, même si on se retrouve avec une trame sensiblement identique dans les tomes : un couple qui se forme entre deux personnages caractériels, l’auteur parvient à faire une intrigue intéressante par les faits, par les personnages. On marque la différence dans les caractères et les péripéties. C’est ce qui, selon moi, fait tenir la saga debout. On a un renouvellement permanent qui nous permet d’apprécier cette saga.

On s’intéresse de plus près à Colin, un des plus jeunes de la famille Bridgerton. Colin est un personnage qui j’ai beaucoup apprécié. Colin voyage énormément, il tient des carnets de voyage forts intéressants. C’est vraiment un personnage que j’ai apprécié découvrir puisqu’il est sensible, intelligent et dynamique. On lui oppose Pénélope Featherington : une jeune femme qui se révèle être une personne belle et forte. Si j’utilise souvent l’adage « l’habit ne fait pas le moine » Pénélope en est un bel exemple. Elle m’a énormément surprise par le fait que je pensais que c’était une péronnelle sans grand intérêt. Lorsque j’ai vu que l’on s’attardait sur ce personnage fade que j’avais à peine remarqué dans les premiers tomes. Je l’ai apprécié pour son franc-parler, son intelligence et son humour.

On suit donc une intrigue sympathique où l’on donne un peu plus d’importance à la fameuse Lady Whistledown qui s’occupe de la gazette des potins mondains et qui touchent très souvent la famille Bridgerton. En effet, j’ai trouvé cette mise en avant très intelligente.

On peut encore une fois souligner la plume de Julia Quinn. C’est vraiment une plume additive, on se sent bien dans l’univers que nous propose l’auteure. On a envie de savoir comment se terminent ces tomes très sympathiques. Les chapitres s’envolent sous nos yeux, ce sont des petits romans qui se lisent rapidement. C’est vivant, dynamique, on en redemande.

Les – :

  • Je suis un peu ennuyée par les fautes de frappe dans le manuscrit. Apparemment, il a été revu depuis que je l’ai acheté. Il n’empêche que s’est présent et ennuyant.

Les + :

  • Les deux personnages mis en avant dans le roman : Colin & Pénélope. Ce sont deux personnalités très étonnantes que j’ai apprécié découvrir.
  • L’intrigue toujours aussi prenante.
  • Le secret levé sur l’identité de Lady Whistledown.
  • La plume et l’univers de Julia Quinn.

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Bilan de Septembre 2018

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Hello tout le monde, 
Voici un petit mois de Septembre. Grosse panne de lecture en vue ! De plus, nouveau travail, nouvelles habitudes, sans compter les rendez vous avec les banques, le notaire et tout cela… Et une folle envie de passer du temps avec mon Jonathan… ♥ 

 

Donc 13 livres dont 2 écoutés. En espérant que l’ambiance de Halloween s’empare de moi et me donne envie de me pelotonner dans ma couverture avec un bon roman.