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Le garçon qui courait – François Guillaume Lorrain

couv-le-garcon-qui-courait-620x987Résumé : Août 1936 : un jeune athlète vient de remporter le marathon aux J.O. de Berlin ; et pourtant, il semble bien triste sur le podium. Il cache son maillot japonais. Car Kiteï Son, alias Sohn Kee-Chung, vient de Corée, pays annexé par le Japon, et il a dû courir sous les couleurs de l’ennemi.

D’où vient-il ? Quelle a été son enfance, dans une petite ville près de la frontière chinoise ? Comment est-il devenu le coureur le plus endurant du monde ? Quelles épreuves a-t-il traversées – et quel sera son sort lorsqu’il devra rentrer dans une Corée sous le joug qui voudrait le fêter en libérateur ?…

Voici le roman d’une obstination, d’un jeu constant avec le danger et l’effort suprême.

Mon avis : Je remercie les éditions Sarbacane pour ce service presse très surprenant.

Je suis heureuse de pouvoir vous parler de ce roman biographique. Je n’ai pas l’habitude de lire ce genre de roman : ceux qui parlent de sport. Je suis contente d’avoir fait « l’effort » de choisir ce roman pour m’ouvrir à d’autres romans que ceux que je choisis plus facilement d’habitude.

Roman qui parle donc de sport, plus particulièrement de marathon mais encore plus précisément de l’athlète coréen Sohn Kee-Chung. Ce qui m’a beaucoup fait apprécier ce roman c’est qu’il mêle le sport à l’histoire du pays et l’histoire de Kee-Chung.

Le sport à haute dose est quelque chose qui m’ennuie incroyablement mais ici, l’auteur a trouvé un équilibre parfait pour me faire apprécier ma lecture ! Ici, c’est harmonieux. On sait qu’il court mais aussi pourquoi. Et c’est très agréable.

On est en pleine période de soumission de la Corée par les Japonais. L’auteur en parlelogo-editions-Sarbacane durement et certaines péripéties m’ont levé le cœur (je pense à l’épisode des fruits du père de Kee-Chung qui m’a révulsé). On vit ici une situation horrible dans l’avant Seconde Guerre Mondiale.

On vit un beau voyage avec Kee-Chung qui nous emmène de son village natal, à la Corée, au Japon, à Berlin… On vit de belles aventures avec notre personnage principal avec en toile de fond la supériorité de races sur d’autres, la question du racisme est clairement souligné dans le texte.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Kee-Chung qui n’oublie jamais d’où il vient. Il est obligé de faire des choses qui le révulsent mais s’il veut vivre, il n’a pas vraiment le choix et obéit aux Japonais. Il est souvent dans des situations périlleuses mais c’était vraiment très intéressant.

beach_gate_weheartitJ’ai beaucoup aimé comprendre et découvrir comment il est devenu l’athlète qu’il fut aux Jeux Olympiques. J’ai beaucoup apprécié les anecdotes sur lui, sa famille et son histoire. J’ai vraiment bien apprécié cet aspect de l’histoire.

L’Histoire est bien présente aussi dans le roman. J’ai beaucoup aimé voir l’avant guerre d’un autre côté que celui de l’Allemagne ou de la France. Je ne connaissais pas l’histoire de la Corée à ce moment de l’humanité et c’était plaisant de découvrir en étant révulsé par les évènements.

La plume de l’auteur est très belle. Elle nous donne beaucoup d’informations et nous distribuent de belles émotions qui nous rappellent tout ce que les patries ont pu traverser et les horreurs communes que les différents peuples ont pu vivre…

Ma note : 17/20

 

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Weidmann : Le tueur aux yeux de velours – Philippe Randa

51jqdw7xzel-_sx195_Résumé : Eugène a un charme fou, des yeux de velours et une étrange maladie : pour de maigres sommes, il tue et dépouille ceux qui ont le malheur de croiser son chemin. Meurtrier sans émotion, uniquement attiré par l’appât du gain ? Ou agent nazi, envoyé en France pour d’obscures raisons politiques ? Alors que l’Europe s’apprête à s’embraser, le destin de cet assassin singulier va cristalliser les tensions et donner lieu à d’innombrables fantasmes… au point qu’aujourd’hui encore la vie de celui qui fut le dernier guillotiné en place publique continue de susciter les passions.

Mon avis : Je tenais à remercier Gilles Paris ainsi que sa gentille stagiaire qui m’ont permis de lire une biographie qui m’a beaucoup intéressée au premier coup d’œil : celle d’Eugène Weidmann. Ca faisait longtemps que je n’avais pas lu de biographie. Je suis heureuse d’avoir lu une bonne biographie de surcroît !

J’ai plongé dans l’inconnu. Je ne connaissais pas cette personne. Mais le côté historique m’a beaucoup plu ainsi que le fait que ce soit le dernier homme à être guillotiné en place publique. Je ne connaissais pas Eugène Weidmann mais il a fait trembler la justice française lors de la Seconde Guerre Mondiale.

C’est un homme qui cache bien son jeu. Il écopera d’un surnom qui selon moi veut tout13254289_1045349628891225_4894523684186030036_n dire « le tueur aux yeux de velours ». Le mystère plane autour de ce personnage. Il est séduisant, enjôleur et plaisant. Il est très galant et prévenant. Il a tout de l’homme parfait de la période de la deuxième guerre mondiale. Lorsque j’ai lu toutes les atrocités qu’il a commis, je suis tombée des nues. Lorsque j’ai lu cette biographie, je me suis vraiment dit que l’habit ne faisait pas le moine !

Weidmann est un jeune homme d’une trentaine d’années qui a tué pour avoir de l’argent. C’est la course de sa vie, toujours avoir de l’argent et rendre fiers ses parents. J’étais émue par moment par son discours. C’est quelque chose d’incroyable ! Même mort, il réussit encore à manipuler son auditoire pour que l’on croit en sa bonne foi. J’ai trouvé cela surprenant. C’est un homme qui fait planer le doute et le mystère autour de lui. Il est insondable. Son sang-froid est très déstabilisant. Il sait ce qu’il a fait, il ne s’en cache pas. Il ne nie rien. Il en devient très rapidement fascinant. Même mort, on se rend compte que l’on ne sait pas vraiment qui il était : on ne sait pas s’il était un espion nazi ou simplement un allemand qui s’est réfugié en France pour tourner le dos au nazisme apprécié dans son pays et par ses parents. On ne saura vraiment jamais qui il était vraiment. J’ai beaucoup aimé le fait que le mystère plane autour du personnage et cela pour toujours.

beach_gate_weheartitLe côté historique et au-delà de ce que le personnage peut susciter chez le lecteur. J’ai trouvé intéressant de me pencher sur l’histoire du dernier homme guillotiné en place publique et de tout le remue-ménage que cela a pu causer. Les médias se sont emparés de cette histoire, on en a beaucoup parlé et j’ai trouvé cela fascinant. Le côté historique ressort beaucoup dans cette biographie et j’ai trouvé cela très bien ! Je me suis rendue compte que c’était une période inconnue pour moi et que je pallierai à cette situation assez rapidement.

Philippe Randa mène rondement la danse dans son œuvre. J’ai trouvé que les faits historiques associés à la vie privée d’Eugène Weidmann sont vraiment une belle trouvaille. J’ai beaucoup aimé tout ce que j’ai appris. La biographie est un genre que j’apprécie beaucoup. Grâce à Philippe Randa, j’ai vraiment envie d’en savoir plus sur cette époque.

Ma note : 15/20

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Louis XIV Amoureux -Hervé Bentégeat

ob_fe9284_louis-xiv-amoureux.jpgRésumé : Elevé par une mère qui l’idolâtrait, passant son enfance dans un univers féminin, c’est peu dire que Louis XIV aimait les femmes: il ne pouvait s’en passer.
Mais si l’homme tombait facilement sous leur charme, le roi se méfiait de leur influence: “Si vous voyez qu’une femme me gouverne, ordonna-t-il un jour à ses ministres, dites-le-moi et je m’en débarrasserai.”
Et quoique fort courtois, il les a toutes fait souffrir: c’était son bon plaisir d’abord. Mais elles ont su, malgré lui, marquer son règne de leur empreinte. Marie Mancini l’a affiné. Versailles ne serait-ce qu’il est sans Louise de Lavallière ni Athénaïs de Montespan. Cette dernière l’a, en outre, poussé dans sa politique de conquête et de prestige, tout en favorisant la carrière de Molière, Racine, La Fontaine…
Quant à Madame de Maintenon, qu’il épousa en secret, elle assistait à tous les conseils des ministres…

Mon avis : Je remercie Gilles Paris et les éditions Rabelais pour ce partenariat.

Vous savez peut-être que j’aime beaucoup le XVIIème siècle. La folie des grandeurs de Louis XIV et le Roi Soleil lui-même. Le XVIIème siècle est un siècle que j’affectionne beaucoup. C’est donc naturellement que je me suis proposée pour lire ce partenariat. Cet ouvrage est très surprenant et très plaisant.

Cet ouvrage parle de Louis XIV et plus précisément de ses conquêtes amoureuses. Les quatre plus grandes de ses histoires d’amour : Marine Mancini, Louise de La Vallière, Athénaïs de Montespan ainsi que Françoise de Maintenon. Bien que je savais quelques détails sur la vie de ces quatre femmes, j’ai appris beaucoup de détails sur ces relations.

Grâce à cet ouvrage, nous avons pu retracer la vie d’autres personnes comme Anne d’Autriche, Henriette d’Angleterre, le Duc de Monstespan, le poète Scaron ou encore Nicolas Fouquet et j’en passe ! C’était plaisant de tisser des liens entre toutes ces personnes qui ont plus ou moins marqué ce fabuleux siècle!

On trouve aussi beaucoup d’informations sur le XVIIème siècle. On trouve de grandes et belles illustrations dans cet ouvrage. C’est assez plaisant et cela rend une lecture historique très plaisante. C’était très appréciable.

En plus des informations de l’auteur sur ce sujet, j’ai donc pu redécouvrir des artistes, des peintures et sculptures qui ont bercés ce siècle et c’était très appréciable.

En retrançant la vie de Louis XIV, l’auteur s’attarde ici sur ces quatre grandes relations. C’était très agréable d’en savoir plus sur ces quatre illustres femmes. J’ai toujours été attiré par Marie Mancini et Athénaïs de Montespan…. Alors ce fut un ouvrage très intéressant.

J’ai aussi pu redécouvrir des évènements que j’ai beaucoup apprécié de découvrir comme beach_gate_weheartitl’épisode des poisons et l’implication d’Athénaïs de Montespan dans ce dernier. Ce qui m’a toujours plu c’est la fascination que suscite le Roi Soleil. Ces femmes étaient vraiment prêtes à tout pour recevoir un peu d’amour de la part du roi. Elles étaient prêtes à le partager. Elles auraient pu tuer pour lui. Il a fait de sa vie un spectacle bien minuté: tout est sous contrôle! C’est un homme qui impose le respect. Il s’entour des meilleurs.

En plus d’être un grand roi, c’est un mécène qui a protégé les plus grands noms comme Molière ou encore Racine. Il a mis tous les arts à son service et au service de la France.

Si la France s’est illustrée par sa grandeur s’est bien grâce à Louis XIV et à son goût pour le luxe. Il a redonné à la France toute sa splendeur.

Ce petit ouvrage est fort bien construit : rapide à lire, intéressant et plein d’informations je l’ai dévoré. Il m’a beaucoup plu et même s’il regorge d’informations, j’aurais bien voulu en lire un peu plus!

Ma note : 16/20

12

quel effet bizarre faites vous sur mon cœur – C. Orban

9782226258250gquatrième de couverture: « Après qu’il m’eut répudiée, j’ai eu envie d’écrire à Bonaparte. L’idée a germé une nuit, seule à la Malmaison alors qu’il était parti à l’île d’Elbe. Moi, Joséphine, répudiée, lui exilé, comment en sommes-nous arrivés là ? »

Mon avis : Dans un premier temps, je remercie Gilles Paris et les éditions Albin Michel de m’avoir envoyé ce service presse. Etant férue d’histoire, j’ai voulu me plonger dans l’histoire d’amour entre Joséphine et Napoléon Bonaparte.

Je ne connaissais pas Christine Orban mais je suis ravie du résultat. J’ai littéralement fondu pour ces mots d’amour à travers lesquels ont découvre une Joséphine humaine, belle et tourmentée. Je pense que c’est ce qu’il me manquait pour pouvoir vivre une aventure livresque avec ces personnages. Le côté humain qui n’est pas présent dans les livres d’histoire. Le plus gros échec de sa vie restera son divorce avec Napoléon qui au final garde des lourds sentiments pour cette femme, Sa Joséphine.

On pénètre dans l’intimité de l’Empereur et de l’ancienne Impératrice de France. J’ai été transporté par l’émotion. J’ai eu mal au cœur pour Joséphine qui doit faire avec. Il a choisi elle ne peut que se taire et accepter. Sa douleur ne la quittera jamais jusqu’à sa mort. Mais il est l’Empereur.

Je trouve leur amour beau et fatal à la fois. Comme toute grande histoire d’amour qui se respecte je pense. J’ai eu du mal à quitter mon livre. Je l’ai lu très rapidement mais je suis passée par beaucoup d’émotions : J’ai eu la sensation d’avoir le cœur brisé en même temps que Joséphine, j’ai partagé ses peines et sa tristesse. Ses moments de joie et de bonheur.
C’était troublant, je n’ai jamais, je pense, pu me rapprocher autant d’un personnage, qui plus est, la grande Joséphine.

J’ai trouvé la plume de l’auteure magnifique et pleine d’émotion. Elle a su me transporter au-delà des siècles. C’était vraiment une très belle découverte pour ma part.

Je n’avais jamais vu ou lu cet aspect de Napoléon que je voyais plutôt comme un homme froid et sévère. Dans l’intimité de sa vie, ce n’est pas vraiment la même chose. C’était un passionné, un amoureux de l’amour. Malgré ses choix, il reste quand même un personnage incroyable qui n’a besoin de personne (Je pense qu’il l’a prouvé à plusieurs reprises.)

Le couple uni ou désuni reste un couple merveilleux. On comprend ce qu’est un amour véritable après cette lecture. Le lien qui les uni et beaucoup plus fort qu’un papier, qu’un anneau ou autre.

Même si le divorce est prononcé, pour des décisions d’état, de descendance et autres, on sent l’amour que Joséphine à pour son Mari, son Napoléon qu’elle adore tant. C’est très beau et déchirant à la fois.

Je suis ressortie de cette lecture troublée. Je ne pensais pas pouvoir lire des mots aussi beaux, qui prennent tout le sens dans cette période de l’histoire.

En bref : un beau coup de cœur pour ce livre qui est plein d’émotion, d’amour et de sincérité. Je salue par la même occasion Christine Orban qui a fait un travail magnifique.

Ma note : 20/20 

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La métaphysique des tubes – A. Nothomb

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Bonjour tout le monde,

Petite chronique sur La métaphysique des tubes d’Amélie Nothomb. J’en ai lu beaucoup ces derniers jours. Sa plume m’avait manqué.

Quatrième de couverture: Parce qu’elle ne bouge pas et ne pleure pas, se bornant à quelques fonctions essentielles – déglutition, digestion, excrétion –, ses parents l’ont surnommée la Plante. L’intéressée se considère plutôt, à ce stade, comme un tube. Mais ce tube, c’est Dieu.Le lecteur comprendra vite pourquoi, et apprendra aussi que la vie de Dieu n’est pas éternelle, même au pays du Soleil levant… Avec cette « autobiographie de zéro à trois ans », Amélie Nothomb nous révèle des aspects ignorés de sa personnalité et de la vie en général, tout en se montrant plus incisive, plus lucide et plus drôle que jamais.

Mon Avis: Il y a quelques années j’ai lu ce roman. Je l’avais trouvé génial! Avec un œil nouveau sur ce roman des années plus tard, je freine un peu le coté génialissime de cette autobiographie.

Il faut savoir qu’Amélie de sa naissance à ses deux ans est un bébé qui ne fait rien à par manger, boire et excréter. Elle ne parle pas, ne crie pas, ne marche pas. D’où la notion de « tube ».
La première partie, relativement courte (dieu merci) a été pour moi d’un ennui mortel. On y parle de Dieu, de tubes bref, j’ai RIEN COMPRIS.

Quand nous arrivons à ses deux ans. Donc quand Amélie devient un bébé normal, on s’y retrouve un peu. Et on découvre sa vie à travers ses yeux. Oui, à deux ans Amélie savait parler Japonais et français. Elle a su lire dans la foulée.
Nous suivons donc ce petit bébé entre premiers tracas quotidiens, premières expériences avec des animaux, des bonbons. Bref elle vit.

J’ai retrouvé la chère plus que j’aime tant d’Amélie Nothomb. Même si par moment je me suis demandée si on se foutait pas un peu de moi. J’ai eu du mal à croire en la vraisemblance des propos de l’auteur. Maintenant si c’est vrai, tant mieux pour elle. Mais il est vrai que le coup du japonais parlé à deux ans… J’y crois moyen. Donc je me suis retrouvée entre fiction et réalité bien que certains passages de cette autobiographie m’ont bien plu.

Beaucoup de sujets et de questionnements sont posés dans ce petit bouquin. J’ai eu l’impression de replonger dans mes cours de philo. Avec une somnolence super étrange.

Même si ça n’a pas été le meilleur roman/autobiographie que j’ai lu d’elle, j’ai été ravi de retrouver sa plume. Et des personnages géniaux comme sa nounou (que l’on retrouve dans Ni d’Eve ni d’Adam et dans la nostalgie heureuse ou j’ai pris plaisir à la retrouver.) et Amélie est vraiment un personnage/auteur très talentueux.

Ma note : 14/20

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Patients – Grand Corps Malade

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Bonsoir mes chats,

Je viens vous écrire une petite chronique sinon je vais encore prendre beaucoup de retard. =)

Ce soir, nous retrouvons Grand Corps Malade. Dans un livre autobiographique.

Quatrième de couverture : J’ai envie de vomir. J’ai toujours été en galère dans les moyens de transport, quels qu’ils soient. J’ai mal au coeur en bateau, bien sûr, mais aussi en avion, en voiture… Alors là, allongé sur le dos à contresens de la marche, c’est un vrai calvaire.
Nous sommes le 11 août et il doit bien faire 35 degrés dans l’ambulance. Je suis en sueur, mais pas autant que l’ambulancier qui s’affaire au-dessus de moi ; je le vois manipuler des tuyaux, des petites poches et plein d’autres trucs bizarres. Il a de l’eau qui lui glisse sur le visage et qui forme au niveau du menton un petit goutte-à-goutte bien dégueulasse. Je sors tout juste de l’hôpital où j’étais en réanimation ces dernières semaines. On me conduit aujourd’hui dans un grand centre de rééducation qui regroupe toute la crème du handicap bien lourd : paraplégiques, tétraplégiques, traumatisés crâniens, amputés, grands brûlés…
Bref, je sens qu’on va bien s’amuser.

Mon avis : Un gros coup de coeur!!

Je m’étais pas mal documenté sur Grand Corps Malade. Je savais les grandes lignes de son accident mais son autobiographie est à coupé le souffle. J’ai adoré (re)vivre avec lui ces moments de sa vie. Même si ce sont des moments durs. La fraîcheur du style et la plume de GCM m’ont laissés pantoise. J’étais là … A lire sans m’arrêter.
On remarque qu’il en a bien bavé et qu’il a du faire face à beaucoup beaucoup de problèmes.

Un accident bête, un plongeon dans une piscine pas assez remplie et voilà les vertèbres déplacées et une vie pour regretter. Malgré le sujet assez tabou, l’auteur en parle avec beaucoup d’aisance et de savoir-vivre.  Son autobiographie nous raconte son chemin de croix. Et nous fait passer par toutes les émotions, j’ai eu les larmes aux yeux et aussi le sourire aux lèvres à plusieurs reprises.

Quand on ferme ce livre on se dit  » Héééééé ! Je veux la suite moi! « .
Malgré le sujet comme je le disais au dessus, il m’a laissé un goût de trop peu. (comme tous les livres que l’on adore)

Jonglant entre humour, ironie et émotions, j’ai été transporté par son histoire.

En conclusion, on peut dire qu’il prouve encore une fois qu’il est à l’aise avec une plume : aussi bien dans des textes de slam que dans un roman à visée autobiographique.
Je finirai par un slam que j’adore de GCM : Rencontres. Que je vous conseille ! 😀

Ma note : 20/20

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L’excessive – Alexandra Lapierre

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Entre deux gros pavés des challenges en cours, j’en n’oublie pas de me faire plaisir avec des livres qui me donnent envie depuis pas mal de temps!

L’excessive d’Alexandra Lapierre vient de France Loisirs! Je l’ai acheté pour 4 euros 20 ! Avec deux autres livres que je n’ai pas encore lu mais je trouvais que c’était une bonne occasion. Et je n’ai pas été déçue !

Résumé : Issue de la petite noblesse, elle devint la protégée du roi d’Angleterre et l’amie de l’impératrice de Russie, Catherine II. Dans un siècle d’abus, de périls, et de voluptés, elle connut tous les fastes et toutes les humiliations. Libertine, adultère, bigame, elle aima la vie, elle aima le pouvoir et les hommes avec passion. Elle en fut aimée à la folie. Elizabeth Chudleigh dépassa les limites et ne mit aucune borne à ses désirs. D’instinct, elle savait ce qu’elle voulait et, d’instinct, elle sut combattre pour l’obtenir. Elle essuya des défaites auxquelles nulle autre femme n’aurait pu survivre. Indestructible, elle encaissa, rebondit, et transforma ses naufrages en triomphes.

Mon Avis : J’ai dévoré ce livre! Il y a beaucoup de choses qui m’ont plu. Le fait que le livre soit hyper bien documenté dans un premier temps. On en apprend beaucoup sur cette femme : Elizabeth Chudleigh !
Dans un deuxième temps, même si le livre est gros, la police utilisée est assez grande, ce n’est pas une lecture fastidieuse grâce à ça ! C’est un peu ce que je reproche à certains des romans historiques : ils sont écrit tout petit et les pages de livres sont très fines ce qui ne me donne vraiment pas envie de les commencer. Mais L’excessive est un livre très aéré qui rend la lecture plus qu’agréable.
Dans un troisième temps, l’auteur a un style très agréable à lire ! Il m’a fallu une petite après-midi pour clore ma lecture. Et la première chose que je me suis dit en finissant mon livre c’était « Déjà ».

J’ai beaucoup aimé rencontrer et connaître cette femme qui n’avait pas de limite. Qui osait tout et surtout qui était fière de ce qu’elle était. Elle osait des choses pour lesquelles beaucoup de personnes n’auraient plus de tête. Mais avec elle, tout passait! Elle arrive a séduire beaucoup de personnes importantes : le roi d’Angleterre ainsi que sa famille. Elle est le symbole de la fraîcheur et de la sympathie incarnée ! C’est une charmante femme qui fait tourner la tête de beaucoup de monde. Mais malgré ça, nous entrons dans sa vie en connaissant ses tourments et ses problèmes: devant la justice, avec un mariage non désiré mais aussi de viol. Beaucoup de sujet sont abordés ce qui nous donne encore plus de détails et c’est aussi ce qui nous permet de découvrir la personnalité d’Elizabeth d’une manière entière et non comme la cour pensait la voir.

On y découvre le quotidien d’une femme à la cour d’Angleterre. Protégée par la belle fille du roi. On se rend vite compte que la cour est un endroit ou l’on doit se démarquer des autres pour y survivre. Entre fêtes et soirées houleuses Elizabeth Chudleigh reste une figure importante encore aujourd’hui; dans le monde entier !

Un livre que je vous conseille, si vous aimez l’histoire.

On peut saluer ici un roman hyper documenté, une note d’humour qui est nécessaire pour ne pas tomber dans l’ennui. Et un style sensationnel !

Ma note : 18/20