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Marie et Bronia : le pacte des sœurs de Natacha Henry

9782367628493-001-T.jpegRésumé : Varsovie, fin du XIXe siècle, Marie et Bronia, deux sœurs vivant dans une Pologne asservie par la Russie, n’ont qu’une obsession : Aller à l’université. Marie rêve de devenir chimiste, et Bronia, médecin. Malheureusement, l’occupant russe interdit aux femmes de faire des études. C’est compter sans l’esprit de rébellion des deux jeunes filles. Un soir d’automne, à la lueur d’une lampe à pétrole, les deux sœurs décident de sceller un pacte incroyable, qui les mènera jusqu’aux portes de la Sorbonne, à Paris…

~ Service presse ♫ ~

Je remercie Audiolib ainsi que Pauline pour l’envoi de ce service presse audio que j’ai pris grand plaisir à découvrir.

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Marie Curie : le destin d’une femme
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Je vous avoue que c’est une très belle surprise ! Déjà, quand j’ai fait la demande de ce service presse audio, je n’avais pas lu qu’il s’agissait d’une biographie de Marie Curie. Première bonne surprise, donc ! Seconde surprise, l’angle pris par l’auteure : on se retrouve à vivre dans l’intimité de la vie de Marie : on fait la rencontre de sa famille, de sa vie en Pologne mais aussi de ses espoirs, de ses rêves, de ses réussites mais aussi de ses défaites. C’est une écoute rapide et délicieuse que l’on fait.

Marie est une jeune femme polonaise qui est née au mauvais moment : sous la coupe des russes, la Pologne souffre et doit vivre sous les règles des russes. Malheureusement pour les sœurs Sklodowska, la Pologne ne peut pas accepter leur plus grand rêve : faire des études à l’université. Poussées par leur père à étudier le plus possible, Marie et Bronia vont faire le plus beau pacte de leurs vies : se promettre de toujours être là l’une pour l’autre et tout faire pour s’épauler lors de leur périple universitaire à Paris.

Pendant que l’une travaillera pour aider celle sur Paris, l’autre étudiera pour parvenir à exercer le métier de ses rêves.

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L’équilibre biographique parfait
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Ce que j’ai apprécié dans ce roman biographique, c’est l’équilibre qu’il y a dans l’histoire. On alterne vraiment entre la vie de Marie et celle de Bronia. On sent vraiment tout l’amour qu’elles ont l’une pour l’autre. La notion de la famille est une notion importante soulevée dans ce roman et cela fait plaisir à lire. On se consacre vraiment à la famille Sklodowka, l’histoire du couple Curie ne vient que tard dans l’histoire.

Ainsi, on s’intéresse à la conjoncture historique et sociale dans ce roman. Le père des filles est très présent dans sa vie et l’on sent vraiment toute l’implication de cet homme dans la vie de ses filles. Sa femme étant morte très tôt, il endosse le rôle de père mais aussi de mère, repris par Bronia, une fois assez grande pour pouvoir aider à la cuisine et à l’éducation.

« C’est ainsi qu’en grandissant avec un père favorable à l’égalité des sexes, à l’éducation de tous les enfants et à la culture générale, les enfants de Wladyslaw acquirent un trésor; la confiance en soi. Le plus beau cadeau que l’on puisse espérer. »

L’éducation est une notion particulièrement importante dans ce roman. D’abord parce que les filles ont poussé leur éducation scolaire au maximum mais aussi parce que Marie et Bronia font tout pour donner ce qu’elles ont reçu : un apprentissage approfondi des choses dans différentes matières.

« Partager, cela est essentiel. Plus les enfants seront nombreux à recevoir un bon enseignement, mieux cela sera. Ce n’est qu’ainsi que l’on fera avancer la société. […] L’éducation, insista Marie, c’est le progrès. Elle te permet de te forger tes propres idées, d’apprendre à réfléchir par toi-même. Tu peux t’ouvrir sur le monde, comprendre ton époque, t’enrichir. »

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La plume de l’auteure
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J’ai fait une riche découverte. Historiquement parlant, c’est certain mais aussi sociologiquement. La vision de la femme au foyer et n’ayant pas accès à l’éducation comme les hommes est restée ancrée dans la société (sur le plan mondial) pendant des années, des décennies et même des siècles. Si encore de nos jours, on peut déplorer que certaines d’entre nous n’ont pas encore accès à la scolarité, on se rend compte de l’envie de certaines femmes. C’est un sentiment d’injustice qui nous transporte tout au long de cette histoire.

Marie Curie est une femme célèbre pour ses recherches scientifiques et ce qu’elle a apporté à la science avec son époux Pierre Curie. Bronia est une femme qui suit les traces de sa sœur et qui devient médecin. Elles trouvent un parfait équilibre entre leurs vies professionnelles et personnelles.

« N’oubliez jamais, disait Wladyslaw, que vous devez contribuer à l’amélioration de la société. Vous n’avez qu’une seule vie, ne la gaspillez pas. Vous devez trouver votre chemin, et devenir quelqu’un »

Leurs parcours sont semés d’embûches mais cela rend la réussite encore meilleure.

J’ai trouvé que la plume de l’auteure était vraiment très belle. Elle nous propose une plongée dans la vie de Marie Curie pleine de détails et de richesses. On est embarqué dans le monde du 19ème siècle sans aucun souci. Cela nous permet de faire la différence entre les cultures polonaise et française mais aussi entre leurs Histoires, leurs traditions et leurs espoirs.

Lecture intéressante et agréable, elle peut être faite par beaucoup de lecteurs : plus jeunes comme plus vieux.

3 bonnes raisons de lire ou d’écouter ce roman :

  • Une histoire très intéressante et enrichissante
  • De très belles thématiques soulignées gracieusement avec une plume magnifique
  • Un très beau voyage

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Nous étions ses bijoux ! – Anne Mélahel

téléchargement.jpgRésumé : Par définition un bijou est une parure. C’est également ainsi que je définirais le rôle de l’enfant d’un Pervers Narcissique ! Ces manipulateurs enfin démasqués dans le monde du travail ou dans les couples. Les multiples articles parus dans les magazines, ou sur la toile, permettront peut-être à leurs victimes adultes de se reconnaitre et d’adopter l’unique solution efficace : la fuite ! Cependant, comment faire quand on est l’enfant d’une telle personnalité ?

Mon avis : Je remercie Anne pour sa gentillesse et l’envoi de son roman en service de presse. J’avoue que lorsque j’ai lu le mail d’Anne, je me suis interrogée sur ma capacité à lire ce genre. Lorsque cela touche aux enfants, c’est très compliqué pour moi. Anne m’ayant rassurée, je me suis lancée dans cette lecture.

Un sentiment d’injustice.

Cette lecture s’est très bien passée malgré ce que j’appréhendais. En revanche, j’ai été pris d’un sentiment d’injustice tout au long de ma lecture. On rencontre la mère des deux filles. Cette femme qui ne mérite même pas qu’on la nomme : elle est « Elle » (et encore, la majuscule est de trop pour moi). C’est une femme imbue de sa personne, elle a fait des enfants mais on ne sait pas pourquoi puisqu’elle les empêche de grandir normalement, avec amour et gentillesse. Un père présent physiquement mais complètement broyée par sa femme. Le travail est important pour elle, mais la vie de famille ne représente rien à ses yeux. Triste réalité.

J’avoue que cette lecture n’est pas un coup de cœur à cause des choses dures que j’ai eu à lire : la souffrance de ces petites filles, la volonté de couper le cordon sans y parvenir, l’emprise de cette méchante femme sur ses filles et surtout sur son aînée qu’elle arrive encore à manipuler même si géographiquement elle est loin. Tout ce qui peut faire le bonheur de sa fille, elle le détruit. En faisant cela, c’est sa fille qu’elle détruit.

Une leçon de vie.

Anne nous met une belle claque. On se rend compte à quel point la vie peut être belle et que les petits tracas quotidiens ne sont rien par rapport à ce que des personnes peuvent endurer. Merci Anne de m’avoir remis les idées en place sur ce point. J’espère sincèrement que vous parviendrez à trouver la paix à laquelle vous aspirez. Je suis certaine que vous êtes sur la bonne voie.

La plume de l’auteure.

Anne a une plume spectaculaire. Si le but était de se faire du bien, d’être un peu moins bouleversée par cette vie, Anne a réussi son pari. J’ai eu ce sentiment de culpabilité qui est né dans mon petit cœur à la fin de ma lecture : comment ai-je pu apprécier une lecture comme celle que nous propose l’auteure alors que les enfants sont mis à l’écart et souffrent de cela ? C’est vraiment étrange. Je pense que mon engouement vient du fait que j’avais vraiment envie de savoir ce qui allait se passer. Même si l’histoire y est pour beaucoup, la plume d’Anne véhicule des émotions si intenses… On rit, on pleure, on a peur, on a envie de tout casser. C’est vraiment incroyable. Dans ce petit roman, l’auteure parvient à nous retracer sa vie d’une manière spectaculaire.

Les – :

  • Un roman un peu dur, je le savais mais j’avais eu de gros pincements au cœur par moments.

Les + :

  • Une histoire hallucinante.
  • Une auteure à la plume merveilleuse.
  • Une belle leçon de vie.
  • Une lecture entraînante.

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Dracula, les origines – Dacre Stocker

CVT_Dracula-Les-origines_6871.jpgRésumé : À partir de pages inédites retrouvées dans les dossiers du célèbre créateur de Dracula, son arrière-petit-neveu, Dacre Stoker, a coécrit avec J. D. Barker, auteur de littérature fantastique, ce roman fascinant qui dévoile les véritables origines de Dracula, mais aussi celles de Bram Stoker. 1868. Bram Stoker, vingt et un ans, est reclus dans une tour, confronté à un mal indescriptible. Armé d’un crucifix, d’eau bénite et d’un fusil, il prie pour survivre à cette nuit, la plus longue de son existence. Décidé à coucher sur le papier ce dont il a été témoin, Bram écrit sans relâche, narrant les événements qui l’ont conduit jusqu’ici… Enfant maladif, Bram a passé ses premières années alité chez ses parents, à Dublin où sa nanny, Ellen Crone, a pris soin de lui, à sa manière… Quand une série de morts surprenantes se produit dans une ville voisine, Bram et sa soeur Matilda constatent l’étrange comportement d’Ellen. Le mystère s’épaissit de façon terrifiante jusqu’au jour où leur nourrice disparaît subitement de leur vie. Des années plus tard, Matilda, de retour d’un séjour d’études à Paris, révèle à son frère qu’elle y a aperçu Ellen… et le cauchemar qu’ils pensaient terminé depuis longtemps ne fait que commencer !

Mon avis : Je remercie Camille ainsi que les éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce service presse qui est une véritable lecture d’automne. Elle est parfaite pour l’occasion d’Halloween. C’est donc avec grand plaisir que je vous parle de ma découverte.

Ce que j’ai grandement apprécié c’est l’affiliation de l’auteur avec Bram Stocker (l’auteur de Dracula). J’ai trouvé l’idée touchante. C’est un très bel hommage que de ressortir le mythe du vampire le plus connu au monde.

On pénètre ici dans la genèse du roman. On part sur les traces de l’enfance de Bram Stocker pour mon plus grand plaisir. J’adore ce genre de roman et je vous avoue que j’ai pris un plaisir tout particulier à lire celui-ci. Dracula est un roman que j’adore et ce roman met en lumière la vie de l’auteur. On y croit, c’est beau et bien construit. Quel pied !

On fait la rencontre de Bram, un jeune garçon cloué dans son fauteuil. Il est très souvent malade et c’est un petit garçon très craintif. Bram est très proche de sa sœur Mathilde qui prend soin de lui avec sa mystérieuse nounou Ellen. Un jour, Ellen parvient à guérir le jeune malade avant de disparaitre complètement de la vie de la famille.

Un jour, Mathilde confie à Bram le fait qu’elle a cru apercevoir leur ancienne nanny et les voilà embarqué dans une aventure qui va dépasser les limites de la réalité. On comprend ce qui a poussé le jeune garçon à croire en l’existence des vampires, c’était très prenant.

Mon aventure a été fantastique. Je ne m’attendais pas à ce que l’histoire prenne se tournant mais j’ai vraiment apprécié mon parcours livresque. J’ai apprécié le duo fraternel comme personnages principaux, le mystère qui émane du personnage d’Ellen. Moi qui adore le Royaume Uni, ici, j’ai été servi avec des descriptions de paysages irlandais magnifiques.

J’ai apprécié les va-et-vient entre le passé et le présent. L’histoire d’Ellen est captivante et permet une nouvelle découverte dans ce roman.

La plume de Dacre Stocker est épatante, on est embarqué directement dans une histoire fascinante. Je la découvre en même temps que cet ouvrage et c’est vraiment une plume qui nous promet un beau moment de détente. Les mots sont choisis avec soin, les phrases sont joliment ornées. Bref, c’est une plume que je n’oublierai pas de si tôt.

Les – :

  • Je n’ai rien à redire ici, je suis comblée dans mon cœur de lectrice.

Les + :

  • Un duo de personnages que j’ai adoré ainsi que le personnage d’Ellen.
  • L’enfance de cet auteur racontée de manière incroyable.
  • Le lien qui uni Bram à Dacre.
  • L’univers gothique qui représente Dracula et que l’on retrouve ici.
  • La plume de l’auteur que j’ai adoré !
  • Les descriptions très belles.

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Le premier jour de l’hiver – Sylvain Boutelier

cover-2149Résumé : Lalie a toujours un sourire accroché au visage. Sur le chemin de la vie, elle aime danser, jouer, courir comme tous les enfants. Elle porte en elle le bonheur qui la fuit depuis sa naissance et incarne l’héroïne d’un récit qui nous transporte de l’émotion à l’espoir, de la colère à la réflexion. Ce manifeste de la volonté nous fait vivre le combat des parents de Lalie, pour parvenir petit à petit à la faire avancer, et l’aider à devenir une petite fille comme les autres. À l’heure où la place de la femme dans la société est une question centrale, c’est aussi le regard d’un papa, l’évocation de ses réussites, de son implication, de ses échecs et de ses faiblesses face à la force de l’instinct maternel.

Mon avis : Pour commencer, je remercie Sylvain pour m’avoir envoyé son roman en Service Presse. Vous savez que je suis ennuyante sur ce point, généralement, je n’accepte pas les témoignages, surtout lorsqu’il s’agit de témoignage où un enfant malade est présent. C’est une situation très compliquée pour moi. Ma sœur est née cardiaque (oui, elle a le cœur à l’envers, plus vers la gauche donc. On a vécu des heures, des jours, des semaines d’angoisse) et lire ce genre, est toujours très compliqué pour moi parce que cela me replonge dans ceci et c’est dur.

Sylvain Boutelier a su me convaincre : on a étudié à la même faculté, à quelques années de différence quand même, il est de la même région que moi et surtout : sa femme s’appelle Pauline. À un moment, il faut arrêter de s’acharner et de croire au destin, c’est ce que j’ai fait : j’ai accepté de lire ce témoignage.

J’ai donc découvert le quotidien de Pauline & Sylvain qui attendent la venue de la petite Lalie. Rapidement, ils comprennent que quelque chose ne se passe pas bien. Pauline est mal, constamment malade et Sylvain est impuissant face à la détresse de sa femme. Je crois que c’est la pire des choses pour un homme : voir sa femme souffrir et ne pouvoir rien faire pour la soulager. C’est vraiment une notion qu’il faut souligner parce que Sylvain la traduit très bien dans ce roman, on se sent aussi impuissant que lui en priant le bon dieu pour que Pauline tienne et que Lalie aille bien.

Ce que j’ai apprécié dans ce témoignage, c’est le fait que Sylvain prenne la parole. On a le point de vue du papa et non de la maman qui aurait aussi pu écrire, de manière encore plus personnelle, sa grossesse. Cependant, à travers les yeux de Sylvain, on a un côté très touchant : le mari et le papa parle, raconte comment lui a vécu cette grossesse. J’ai trouvé cela charmant et très intéressant.

Lalie a une malformation de la fente palatine : elle a du mal à manger (problème de succion pour bébé) mais aussi un trouble du langage, c’est donc une petite fille particulièrement attachante que l’on découvre. Un trouble de l’oralité est aussi à souligner chez Lalie. À l’image de sa maman Pauline, elle ne manque ni de courage, ni de vie pour battre ces malformations qui la touche.

C’est donc une vie compliquée, difficile qui se dessine sous nos yeux. J’ai été touché par la force de ces parents et de cette petite fille qui se bat tous les jours pour faire de sa différence, un atout. Je suis persuadée que cela fonctionnera.

J’ai apprécié la plume de Sylvain qui est vraiment très agréable à lire. On se retrouve dans un univers qui fait peur mais c’est avec une douceur extrême dans les mots qu’on le découvre. C’est plaisant.

Ce roman n’est pas un coup de cœur parce que le côté témoignage n’est pas un genre que j’apprécie particulièrement mais Sylvain est parvenu à me faire revoir mon avis sur ce genre. Ce n’est pas gagné mais sur la bonne voie.

Les – :

  • Le format témoignage.

Les + :

  • La famille d’une force incroyable.
  • La plume de Sylvain.
  • Un gros coup de cœur pour la petite Lalie.

Et je me permets de faire un gros bisou à Lalie !

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Madame Pylinska et le secret de Chopin – Eric Emmanuel Schmitt

51XW2zaL56L._SX195_.jpgRésumé : En suivant les cours de la tyrannique Madame Pylinska, le jeune Eric Emmanuel cherche à comprendre le mystère de la musique de Chopin. La Polonaise a de surprenantes façons d’expliquer le génie du musicien et la leçon de piano devient peu à peu apprentissage de la vie et de l’amour. Dans le cadre de « Le cycle de l’invisible », un conte initiatique plein d’émotion, d’intelligence et d’humour.

Mon avis : Je remercie une nouvelle fois chaleureusement Gilles Paris et son équipe pour l’envoi du dernier roman d’Eric Emmanuel Schmitt. Je suis ravie de découvrir peu à peu sa plume, après l’homme qui voyait à travers les visages et la vengeance du pardon, je découvre ici un univers qui me tient particulièrement à cœur puisqu’il s’agit de la musique. En plus d’adorer la musique, j’en joue, j’ai donc foncé lorsque j’ai vu ce roman. Je vous avoue que je me suis régalée avec ce dernier roman.

Court mais intense ! C’est un roman efficace qui m’a permis de vivre beaucoup d’émotions à travers l’expérience du jeune Eric Emmanuel avec Madame Pylinska, une professeur de musique intransigeante !

Cet épisode autobiographique de la vie d’Eric Emmanuel Schmitt est très intéressant. En effet, on voit comment le jeune homme tombe amoureux de la musique malgré des débuts assez houleux entre les deux.

On aborde la musique via le piano et Chopin que j’ai pris beaucoup de plaisir à redécouvrir à travers les mots de l’auteur. Je n’ai pas pu m’empêcher d’aller réécouter quelques extraits de l’œuvre de Chopin après ma lecture. C’était très prenant. Ce livre a laissé une belle empreinte dans mon cœur de lectrice.

J’ai beaucoup apprécié le personnage de Madame Pylinska qui ajoute un petit côté épicé à la chose. C’est une lecture qui se veut rythmée par les mots et la musique. La musique provient forcément de la notion que l’on lie ici à Chopin mais aussi des mots choisis. En effet, c’est très sympathique à lire. On est bercé par un rythme qui nous permet de lire ce petit roman d’une traite.

Je continue donc ma découverte de cet auteur avec beaucoup d’engouement. C’est frais, ça nous pousse dans une atmosphère sympathique.

J’ai apprécié la « contamination » de la manière d’être de Madame Pylinska. Même si Eric Emmanuel ne comprend pas toujours ce qu’elle veut dès le départ, rapidement, on se rend compte que les choses assez farfelues qu’elle demande à son élève sont des choses qui lui permettent d’aborder la musique de la manière la plus pure qu’il soit. C’est très intéressant.

La notion de musique est assez prenante dans ce texte. Il faut aussi ajouter une bonne dose de courage pour s’accrocher, une bonne couche de passion musicale mais aussi de la sévérité. J’ai beaucoup apprécié ce mélange détonnant.

La manière dont est écrit ce roman est excellente. J’ai aimé la construction des passages, les tournures de phrase. Il n’y a rien à dire, Eric Emmanuel Schmitt a un style parfait : c’est simple et efficace. J’avais peur avec cet écrivain et d’un style trop pompeux mais je me suis trompée, c’est bon, très bon même !

La famille d’Eric Emmanuel Schmitt reste brève dans ce roman mais sa tante a une place particulière. Il a fait d’elle un personnage particulier qui a su me toucher. C’est très prenant.

Les – :

  • J’aurais aimé en avoir un peu plus à me mettre sous la dent.

Les + :

  • Le thème de la musique abordé avec brio.
  • Les personnages de Madame Pylinska et de la tante d’Eric Emmanuel Schmitt.
  • La plume de l’auteur que j’ai aimé retrouver.
  • La délicatesse qui se dégage de ce roman de manière générale.

Ma note 

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Le mystérieux secret de Jane Austen – Lhattie Haniel

51GVgl-xIjLRésumé : Je n’ai pas la prétention d’avoir le fin talent de la très célèbre Jane Austen, mais il me tenait à cœur de vous raconter cette histoire poussée par mon admiration pour les écrits et par la vie de cette grande romancière anglaise. Au fil des pages, vous serez certainement saisie par les émotions en parcourant les premières années de sa vie et de celles de son écriture. Cependant, attendez-vous à être surpris par la mystérieuse romance qui s’est animée sous le sceau de ma plume. Il se pourrait même que vous ne vous en remettiez jamais ! Et si d’aventure, vous souhaitiez poursuivre cette lecture, il vous faudrait le faire sans soulever le moindre sourcil. Alors, peut-être qu’il vous sera dévoilé l’un des mystérieux secrets de Jane Austen : pourquoi ne fut-elle fiancée qu’une seule nuit à Harris Bigg-Wither ? Seule cette histoire saurait vous le dire…

Mon avis : Je remercie la talentueuse Lhattie Haniel pour l’envoi de ce service presse. Après avoir lu un roman en Service Presse, j’ai eu la bonne surprise de trouver dans ma boite mail tous les autres romans de Lhattie qu’elle proposait en Service Presse ! J’ai décidé de commencer la suite de la découverte de son univers que je connaissais avec « Un accord incrongru ! » par ce roman. La raison n’est pas bien compliquée, j’adore Jane Austen et je vous avoue que j’étais bien curieuse de savoir ce que pouvait contenir ce roman de Lhattie.

J’ai trouvé l’idée bonne et l’intrigue bien ficelée malgré quelques moments de doute… Je vous avoue que par moment, j’ai eu quelques hésitations sur la manière dont parle et agit Jane Austen puisque ce roman est en quelque sorte autobiographique. Je pense surtout aux têtes à têtes avec des personnages masculins.

Cependant, j’ai trouvé beaucoup de choses originales comme la rencontre entre Jane et ses personnages. J’ai trouvé cela touchant et assez intéressant. La plume de Lhattie est toujours aussi juste et dynamique mais ici, elle est très intelligente.

Jane Austen est une auteure que j’apprécie. Dans un premier temps, pour la qualité de ses textes et intrigues. J’aime aussi la grandeur de ses personnages et leurs caractères tous divers et variés. J’apprécie aussi la femme qu’elle était. Les traits de caractère qui se dégagent de sa plume sont vraiment forts et l’on s’imagine une femme forte, courageuse, qui n’a pas peur de ne pas rentrer dans les cases ainsi qu’une femme qui a un caractère fort pour la société dans laquelle elle a évolué. J’ai trouvé cela très bien ressenti dans ce roman.

Je pense que c’est un moment très sympathique à passer en compagnie de tous ces personnages. On se surprend à passer du temps dans la vie de Jane. On se rend vraiment compte de l’importance des détails pour Jane Austen mais aussi l’importance qu’elle donne aux personnes qu’elle côtoie. C’est une source d’inspiration pour elle.

Personnellement, j’adore la ville de Bath, là où a vécu Jane Austen. Je trouve cette ville flamboyante, merveilleuse. C’est vraiment excellent !

La plume de l’auteure est très sympathique, une nouvelle fois, on est propulsé dans un univers à part entière. J’ai trouvé que l’intention de Lhattie était louable dans ce roman malgré les petits détails qui m’ont paru un peu trop gros mais cela n’est pas grave du tout. Cela ne m’a pas empêché de passer un agréable moment avec la plume de Lhattie et son intrigue très originale. J’ai apprécié les détails et les réponses à d’éventuelles questions.

Fan de Jane Austen, la curiosité vous poussera à la lecture, j’en suis persuadée.

Ma note : 16/20

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Stupeur et tremblements – Amélie Nothomb

CVT_Stupeur-et-Tremblements_7939Résumé : Mais que diable Amélie-san allait-elle faire dans cette galère ? C’est la question qu’on se pose en découvrant l’invraisemblable traitement auquel la jeune narratrice, double à peine voilé de l’auteur, est confrontée lors d’un emploi de quelques mois au Japon. Embauchée par la compagnie Yumimoto, Amélie espère bien pouvoir faire ses preuves dans ce pays qui la fascine tant depuis qu’elle y a séjourné enfant. C’est sans compter sur la subtilité des règles tacites qui régissent la société japonaise, sans compter encore sur le mépris de Mlle Mori, sa supérieure. Les humiliations et les vexations se succèdent et la soumission s’installe : Amélie pensait être traductrice, elle finira dame pipi de l’entreprise… Comme toujours, Amélie Nothomb a le sens du bizarre, mais aussi du texte : son expérience traumatisante se transforme en un fascinant récit, irrésistible de drôlerie. On la soupçonnerait presque de s’être laissée traiter de la sorte pour mieux pouvoir l’écrire ensuite…

Mon avis : Je remercie ma copinaute Dilshad – les lectures de la Diablotine – pour m’avoir permis de sortir ce roman de ma PAL grâce à notre challenge commun – ABC challenge – et de notre défi pour parvenir à lire le plus de livres possibles qui rentrent dans la catégorie de ce challenge. Des défis, des challenges, Seigneur ! J’espère qu’on y parviendra ! En attendant, on ne peut pas dire que l’on ne fait pas ce qu’il faut pour y arriver.

J’ai donc lu un roman d’une auteure que j’apprécie beaucoup : Amélie Nothomb. Je sais qu’elle crée un grand débat sur la toile mais elle est parvenue à me conquérir. Sa folie, sa plume, son humour m’ont vraiment séduit.

On la retrouve dans une entreprise japonaise pour son premier travail là-bas. On peut dire que c’est une sacrée descente aux enfers et que je suis certaine de ne jamais vouloir travailler dans une firme japonaise.

On entre dans un monde de malade ! Les japonais n’ont pas la même culture que les occidentaux, ça on le savait mais j’ai trouvé que beaucoup de choses n’étaient vraiment pas belles. Le regard du japonais sur les européens est triste. Les occidentaux sont vus comme des personnes peu productives avec des plus petits cerveaux et donc, ce qui devient logique, une manière de penser et de réfléchir bien inférieure à celle des japonais.

C’est avec cette mentalité que l’on se rend compte qu’Amélie n’est rien, elle n’est qu’une petite Belge qui s’est perdue au Japon et on lui fait bien comprendre. Malgré le sujet dur, l’œil vif et humoristique d’Amélie nous permet de rire de ces situations détestables. Elle ne peut faire confiance à personne dans cette entreprise, dès qu’on lui tend une main c’est pour se prendre une baffe bien piquante !

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Le monde oriental et le monde occidental sont mis à rude épreuve dans ce roman. Les comparaisons fusent, c’est plus ou moins agréable selon l’hémisphère sur lequel on se tient. Cependant, des personnages comme Mademoiselle Mori nous montre la complexité et la diversité de la personnalité d’une japonaise. En effet, beaucoup de respect et de rigueur sont de mise. Ce que l’auteure nous propose ici, c’est au final, une vision bien différente de la notre qui n’est pas forcément la même mais qui peut facilement se comprendre. La rigueur japonaise est vraiment très différente de la rigueur européenne.

Cela ne m’a pas empêcher d’avaler ce roman en une heure. L’auteure parvient une fois de plus à nous happer par sa plume loufoque et si belle. J’ai beaucoup apprécié le fait qu’Amélie fait semblant d’être résignée à n’être qu’une petite européenne bien inférieure à ses collègues. J’ai trouvé ça très intelligent. La répartie est bourrée d’humour et est très surprenante.

Je trouve que Stupeur et tremblement est un des romans d’ Amélie Nothomb que je préfère. C’est avec grand plaisir que j’ai replongé dans l’univers que l’auteure nous propose. J’ai encore passé un très bon moment.

Ma note : 16/20