Long island story de Rick Gekoski

CVT_Long-Island-Story_2204Résumé : Été 1953. Les États-Unis sont frappés par une vague de chaleur et Washington s’enfonce dans la chasse aux sorcières. Dans la famille Grossman, Ben, le père, est avocat pour le gouvernement fédéral. Un sympathisant socialiste, qui se retrouve bientôt acculé et qui n’a plus d’autre choix que de quitter la ville avec sa famille… Les Grossman se réfugient chez de la famille pour l’été, à Huntington, Long Island, dans un petit bungalow près de la mer. Le temps de se retourner. Mais ce changement vie révèle bientôt un malaise, qui gangrène souvenirs et sentiments. Ben et Addie sont perdus et entraînent toute la famille dans leur chute. Infidélité, ennuis, rêves avortés, chaque non-dit est un pas de plus vers la tragédie. Très vite, ils devront faire un choix : souhaitent-ils se battre pour continuer à vivre ensemble ou, au contraire, désirent-ils privilégier à tout prix leurs rêves d’antan ? Dans la lignée de Brooklyn de Colm Tóibín et des Noces rebelles de Richard Yates, la chronique subtile et nostalgique d’un couple en pleine crise…

~ Service presse 📖 ~

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond pour l’envoi de ce roman. La couverture, bien que simple m’a plu. J’avoue que le résumé m’a aussi attirée. Malheureusement pour moi, c’est un échec cuisant… Je me suis accrochée jusqu’à la fin en me disant que ça irait mieux… Mais non, ce roman est donc une petite déception… On y va quand même ?

Il n’y a pas que du mauvais dans ce roman, bien évidemment. De manière globale, je ne me suis pas plu dans cette lecture mais il faut avouer que la fresque humaine et sociale dépeintes sont plutôt intéressantes.

On est au sein d’une famille au cœur des années 50 aux Etats Unis. La famille Grossman semble parfaite : un couple de parents heureux et fiers de leurs progénitures : un petit garçon et une petite fille. La petite fille, est la fifille de son papa et le fils, regarde d’un drôle d’œil cette relation. Quand on creuse sous la première couche de ce que la famille Grossman veut bien nous montrer, on se retrouve avec une mère dépressive et indélicate, un père au bord du gouffre social, des enfants qui ne s’entendent pas. La famille, communiste, est mal perçue par le reste de la famille. Lors de vacances, on se retrouve dans une famille au bord de l’implosion où grands-parents, frères et sœurs ainsi que le couple Grossman ne se comprennent pas.

La fresque humaine et sociale sur fond politique m’a plu. Nous avons, à plusieurs reprises, la critique du communisme au sein de la famille d’Addie. Ben l’a changée, elle n’est plus la même. On se retrouve avec une belle famille qui voit d’un mauvais œil le fait qu’Addie prenne le parti de son mari et pense comme lui. Hormis la grosse bête que semble être le communisme, on sent bien qu’un fossé s’est creusé. Pendant ces vacances familiales, on voit les différences radicales entre mère et fille. Si la mère d’Addie est une femme qui cuisine, qui tient sa maison et qui va faire ses courses toutes les semaines à la même heure, le même jour, Addie ne supporte pas cuisiner, n’aime pas les gens et laisse ses enfants faire ce qu’ils souhaitent.

La déprime d’Addie touche le lecteur tout au long du roman. En tout cas, c’est ce que j’ai ressenti. C’est une lecture un peu déprimante qui ne m’a pas laissé apercevoir un rayon de soleil. Tristesse et déprime : le combo parfait pour que je m’ennuie tout au long de ma lecture, quel dommage ! Avec le potentiel que ce roman avait, j’en garde un goût amer en bouche.

On a aussi une thématique sympathique : les apparences du couple qui sombre. Ben & Allie aiment les apparences, surtout Ben. C’est horrible de déménager, c’est horrible d’avoir la pression au travail, c’est horrible de devoir changer de train de vie. Quelle idée ! Ben & Allie sombrent tout doucement et ne sont pas heureux. C’est vraiment un tableau déprimant et triste.

J’avoue que je n’ai pas tout compris dans ma lecture. Finalement, je suis clairement restée sur ma faim. La plume ne m’a pas plu plus que cela. En effet, je trouve que l’on est mis à distance. Cette plume, ces personnages dont les émotions sont étouffées par leurs valeurs ne m’ont pas permis d’entrer pleinement dans l’univers. Quel dommage !

En définitive, je n’ai été ni charmée par la plume, ni par l’histoire, ni par les personnages. Le contexte social, historique et politique amènent un plus qui est vite étouffée par ces personnages anxiogènes.

Merci aux éditions Belfond pour leur confiance !

notation 2

16 réflexions sur “Long island story de Rick Gekoski

  1. Hmmm, je t’avoue que ta chronique me rend perplexe… Je ne pense pas le lire, j’aime les histoires de famille mais celle-ci ne m’attire pas plus que cela :/ Je comprends que l’on n’adhère pas ou que l’on ait eu mal à entrer dans ce genre de livre.

    • Je pense que le fait d’avoir tout misé sur plus ou moins deux personnages nous enferme et ne nous permet pas d’avoir d’autres perspectives en terme de compréhension et d’appréhension du texte… Dommage

  2. si la déprime du personnage touche le lecteur sans apercevoir une seule lueur d’espoir, je pense que je vais passer mon tour pour ce roman. Dommage que ton envie de départ ait viré à la déception

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