Tout quitter d’Anaïs Vanel

41fFQIBCw-L._SX195_.jpgRésumé : « Un jour, j’ai acheté un Berlingo. J’ai mis quelques cartons dans le coffre et je suis partie. J’ai pris la route comme ça. Après ma journée de boulot, comme on part en week-end. J’ai avalé les kilomètres, en écoutant King of the road, de Roger Miller. Et enfin. Les pins. Les dunes. Les embruns. L’appartement. J’ai éventré les cartons. Trouvé mon maillot de bain. Et je suis allée me jeter dans les vagues. » C’est l’histoire d’une fille qui change de vie. Au rythme des saisons et des vagues de la Sud, la grande plage près de laquelle elle vient de s’installer, Anaïs retrouve les souvenirs qui habitent en elle. Devant l’étonnante simplicité des choses, au bout, il y a la réconciliation avec soi. Tout quitter, est-ce le retour au paradis fantasmé de l’enfance ? Anaïs Vanel, autrefois éditrice, se consacre aujourd’hui à l’écriture et à sa nouvelle vie sur la Sud. Tout quitter est son premier roman.

~ Service presse ~

Mon avis : Je remercie l’Agence Gilles Paris pour l’envoi de ce roman publié aux éditions Flammarion. J’avais très envie de découvrir ce roman. Si le coup de cœur n’est pas présent pour cette lecture, je suis tombée amoureuse de cette plume.

~ Tout quitter et vivre sa vie ~

Anaïs Vanel nous propose de découvrir un moment charnière de sa vie. Roman autobiographique, elle nous explique comment, un jour, elle a décidé de tout claquer pour vivre une vie qui lui ressemble plus.

Il faut un sacré courage pour tout quitter et partir. Anaïs en a eu marre de la vie parisienne bercée par le bruit, les gens et la pollution. Comment vivre ainsi toute sa vie ? Souvent, on parle du stéréotype de la vie parisienne. Moi qui ne suis pas forcément hyper fan des grandes et monstrueuses villes, je peux comprendre son besoin de partir, de s’aérer et de trouver mieux ailleurs. Finalement, est-ce vraiment un stéréotype ce genre de vie ? L’excitation de la ville qui ne semble jamais vraiment dormir comme sa copine la grande pomme retombe rapidement et permet à Anaïs de faire un comparatif intéressant entre ses deux modes de vie.

« J’ai quitté Paris pour tenter de retrouver la hauteur du hêtre. J’ai laissé dans la grande ville l’ambition et l’alcool. Le dédain et l’impatience. J’ai laissé les manteaux. Les bijoux. Les amis. Un garçon qui aime les étoiles. Il y a peu de liens qui survivent aux changements. Qui résistent à la distance et au temps. Ici, ses marques sont visibles. Tout s’abîme. Tout rouille. Chaque mois, chaque saison, il faut dégripper. Remplacer. Entretenir. »

 L’intrigue reste plutôt simple. Je pense même qu’elle est un peu trop simple. C’est ce qui m’a poussé à faire une petite pause entre les quatre grosses parties du roman. On suit la vie d’Anaïs sur un an. Le roman est divisé en quatre saisons : Automne – Hiver- Printemps – Été. Si la vie d’Anaïs semble être à un tournant décisif, je m’attendais à un peu plus d’actions. On est vraiment dans un système narratif plat. On prend le temps de déguster les choses simples de la vie.

~ La plume : un bonheur littéraire à l’état pur ~

Lors de mes lectures, je photographie des pages du roman que je lis, j’aime mettre des citations tirées du roman. Pour Tout quitter, j’ai dû prendre au moins 15 photos tant la plume est belle, moderne et poétique. Qu’est-ce que c’est beau ! Qu’est-ce que j’ai adoré être bercée par les mots de l’auteure ! C’était une formidable expérience !!

L’auteure fait le choix de nous parler des petites choses de la vie : les promenades, le surf, l’océan, le tricot, la lecture et j’en passe. Ainsi, tous les sujets sont abordés. C’est un roman qui fait du bien tant on n’est pas préoccupé par le temps qui passe. Le but de ce roman ? Faire du bien et voir la vie autrement que par le travail, le retour à la maison, les tâches qui sont incombent tous les jours.

«  Avoir du temps surprend. On est tenté de le remplir. De l’employer. C’est ce qu’on sait faire. Employer le temps. J’ai parfois le réflexe de vouloir cocher toutes les cases d’une liste. Concrétiser ces projections faites d’une ancienne vie sur une aventure fantasmée. A la place, je m’accorde l’insolence de lézarder au soleil. C’est une activité bénéfique. Des pensées simples se présentent à moi. Il faut apprendre. Il faut redevenir un débutant. Il faut aller dehors. Se mettre en quête d’un terrain de jeux. […]. Il faut s’offrir l’ivresse d’un nouveau monde. Et se laisser conquérir par lui. »

Anaïs Vanel a une plume que j’adore. Elle est au service de l’auteure, bien sûr, mais cela va bien au-delà de ça. L’auteure nous montre qu’elle a enlevé ses œillères et qu’elle envisage le monde autrement que durant sa vie parisienne. Style percutant et court, il rythme la lecture. J’ai embarqué avec elle dans son Berlingo. On vit au rythme des saisons, des souvenirs et des activités d’Anaïs.

~ Prendre du temps pour soi ~

Au-delà du roman autobiographique, ce roman est une leçon de vie. On tire une morale incroyable : il faut prendre du temps pour soi, quitter ce qui nous ennuie, trouver une solution pour vivre sa vie comme on l’entend. Respirer. Vivre. S’aérer.

Il est important de vivre une vie convenable, c’est indéniable. Cependant, il ne faut pas s’oublier dans l’histoire. Il faut savoir dire « Stop » et prendre du temps pour faire ce que l’on aime.

Anaïs Vanel nous parle de sa passion pour le surf. On surfe sur les vagues avec elle. On apprend aussi à aimer et apprivoiser cette grande étendue d’eau. C’est très beau.

« Je suis allée m’inscrire à la bibliothèque. En donnant tous mes livres avant de quitter Paris, j’ai renoncé à en posséder. J’aime l’idée d’emprunter les choses. Que je les aie là dans ma vie en sachant d’un jour je devrai les rendre. […]  La bibliothèque est petite, comme un grenier. […] On en ressort des heures plus tard. En ayant oublié ce qu’on était venu chercher. Mais émerveillé. »

3 bonnes raisons de lire ce roman :

  • Un sacré coup de cœur pour la plume.
  • Une lecture simple et porteuse d’une belle leçon de vie
  • Un petit plaisir à lire qui m’a rappelé Philippe Delerm et sa première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules.

4

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15 réflexions sur “Tout quitter d’Anaïs Vanel

  1. Pingback: Tag : Si vous étiez bibliothécaire | Sorbet-Kiwi

  2. Une copine m’a photographié les dix premières pages du roman car elle n’arrivait pas à rentrer dedans et me demandait mon avis… Et j’avoue que, comme elle, j’ai eu du mal avec le style. :/ C’est trop simple et avec des phrases très courtes… Pas trop pour moi.
    Du coup, même si ton retour est positif et que cette lecture apporte de belles leçons de vie, je ne pense pas tenter. Mais je suis ravie que tu aies passé un très bon moment de lecture.^^ Il en faut pour tous les goûts !

    • Le seul point qui m’a un peu fait douter c’est le but de ce roman. Les 50 premières pages passées je me demandais toujours où l’auteure voulait en venir mais j’ai tenu grâce au style justement. Comme quoi ^^ Les goûts et les couleurs ^^

      Mais je comprends ton avis, le style est particulier donc on a rapidement un avis tranché à ce sujet ^^

      Bisous !

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