Effondrements de Guy Morant

51+S+izwJgL._SX331_BO1,204,203,200_Résumé : Une jeune fille écrasée, trois suspects, pas de scène de crime. Deux pêcheurs autour d’un cadavre, la forêt de Rambouillet pour seul témoin. La victime n’est pas une jeune femme ordinaire, mais la fille d’un politicien sulfureux. Son corps a été littéralement broyé. Par quoi ? Par qui ? Pourquoi ? C’est ce que le groupe de la crim’ mené par Alaric Autier va tenter de comprendre, en huit journées d’une enquête sous haute pression. Entre mensonges et coups bas, on dirait que tout le monde a quelque chose à cacher, dans cette affaire où les existences et les destins menacent de s’effondrer. Effondrements a pour décor les Yvelines cossues, où les policiers s’intéressent à un centre de formation survivaliste. Roman très documenté, proche du véritable travail d’un groupe de la police criminelle, il met en scène des personnages et des lieux s’inspirant de personnes et de lieux réels. Loin des clichés du polar, il place le lecteur en plein cœur d’une enquête soumise aux pressions de la hiérarchie et des médias.

~ Service presse ~

Je remercie chaleureusement Guy Morant pour l’envoi de son roman. J’ai eu un sacré coup de cœur pour l’univers et la plume de Guy. J’ai un peu fait les choses à l’envers en lisant la deuxième enquête avant la première. Mais une chose est certaine, je lirai la troisième dans l’ordre ! Youpi.

Guy Morant représente, pour moi, l’auteur policier à la française. Rassurant, une plume fiable et formidable, une intrigue digne des meilleurs policiers. J’aime beaucoup cette plume très visuelle, on s’y voit, on y croit. J’ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture et cela confirme ce que je pensais déjà lors de ma découverte de cet auteur durant le PDAI 2018 : cette lecture était faite pour moi, elle m’a attendue bien sagement jusqu’à ce que je plonge dans l’univers de Guy.

Alaric Autier est un personnage que j’apprécie. Il va facilement tenir l’intrigue sur ses épaules. Sincère, droit, humain, il est un personnage entier qui vit, qui fait des erreurs et qui apprend. Il n’est ni ange, ni démon, il est humain et ça fait du bien de s’attacher à ce genre de personnages. Alaric Autier est un homme intelligent qui sait réfléchir rapidement. Profondément bon, il est assez clairvoyant et propose de nous faire découvrir une enquête palpitante. J’étais heureuse de le trouver dans la deuxième enquête, mon plaisir a redoublé lors de cette lecture et je serai ravie de pouvoir le retrouver dans la troisième enquête. C’est un personnage qui souligne le travail de Guy Morant à merveille.

Ce qui est plutôt difficile avec le genre policier, c’est de maintenir le lecteur en haleine jusqu’à la fin. Même si cet aspect est primordial, il ne faut pas oublier que l’intrigue doit tenir debout, elle doit être construite intelligemment pour éviter de comprendre le dénouement trop vite. Ici, on se frotte dès le départ à d’épineux problèmes : il n’y a ni arme, ni scène de crime. La victime, fille d’un politicien connu pour ses sulfureuses incartades a littéralement été broyée. Alaric Autier et son équipe avancent péniblement.

L’auteur fait apparaitre des sources assez intéressantes. Qui ? Quoi ? Comment ? Pourquoi ? Ces questions qui vont faire naitre plusieurs pistes intéressantes : la politique, bien évidemment mais aussi la secte. On nous parle de vengeance, de crimes sordides, de manipulations politiques, médiatiques… Qui dit politique dit statuts sociaux importants. On se retrouve donc avec des personnages qui vont mettre des bâtons dans les roues des enquêteurs. Il se passe quelque chose et l’équipe d’Alaric Autier va tenter de percer ces mystères…  Les grandes thématiques qui font les beaux jours des romans policiers sont bien présentes pour nous emmener dans une enquête épatante.

Marion Vallée, notre victime, va nous permettre d’avancer dans l’enquête, de retracer son passé, sa vie et de percer ses secrets. Il y a beaucoup de personnages dans cette première enquête, j’aime beaucoup cette idée de brasser du monde pour confondre l’assassin avec les victimes, les témoins et tous les personnages qui vont venir bercer cette histoire. J’ai un gros coup de cœur pour Alaric Autier, c’est vraiment un personnage complet qui me correspond beaucoup.

Au-delà de la construction des personnages et de leurs psychologies très complètes, ce qui me plait le plus, c’est la plume de Guy Morant. L’ambiance s’installe doucement, au même rythme que l’intrigue. Si au départ, j’ai eu peur des quelques lenteurs, elles ont rapidement été oubliées grâce à une intrigue intéressante, surprenante et trépidante.

Avec une sublime couverture et une histoire qui m’a tenue en haleine du début à la fin, je persiste et signe : Guy Morant est un auteur français à suivre pour la qualité de ses textes et son imagination débordante cruellement réaliste. Bravo !

3 bonnes raisons de plonger dans ce roman :

  • Une enquête qui reprend les codes du genre policier en y ajoutant quelques touches très intéressantes.
  • Le personnage d’Alaric Autier qui va devenir emblématique.
  • La plume de Guy Morant et les descriptions. Ce sont les passages que j’ai le plus aimés.

5

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12 réflexions sur “Effondrements de Guy Morant

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