Ce que je pense du monde de l’autoédition

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Coucou tout le monde, je vous retrouve aujourd’hui avec un article sur le monde de l’autoédition. Faisant partie du prix des auteurs inconnus, vous savez que je lis de l’autoédition avec plaisir ! J’ai découvert des pépites comme Claire Bertin, Shana Keers ou encore Christopher Evrard. Cependant, comme partout ailleurs, il y a du bon et du moins bon. J’ai décidé de vous parler de mon expérience de lectrice/blogueuse/chroniqueuse.
L’autopromotion est sans doute le premier point qui me vient à l’esprit. En effet, c’est très intéressant de voir comment les auteurs peuvent vendre leurs oeuvres. Il y a les intelligents : ceux qui font des groupes, qui font vivre d’autres groupes via les réseaux sociaux, ceux qui font un peu de pub et qui comptent sur les blogueurs/chroniqueurs pour leur filer un petit coup de main… Puis, il y a les autres: ceux qui rabâchent sans arrêt, qui gonflent tout le monde, qui publient encore, encore et encore jusqu’à ce que mort s’en suive. Sachez chers auteurs que plus vous me proposez de lire, de cliquer, de liker, moins je le fais 😀
Le livre en tant qu’objet est aussi important. On peut avoir du très bon, du très pro comme un truc qui tient debout par l’opération du saint esprit bourré de fautes et sans relecture. Cela me donne envie de tout jeter par la fenêtre. Je sais que tous les auteurs n’ont pas forcément les moyens de se lancer dans une production de manière financière. En attendant, quand je paye un roman 20€ j’attends d’avoir quelque chose de plus que correct entre les mains.
La proximité lecteur/auteur. Ça c’est très très chouette ! J’avoue que c’est vraiment très sympathique de pouvoir parler directement avec les auteurs. Quand vous passez sur la page dire merci, discuter en privé et de papoter un peu, cela me fait extrêmement chaud au cœur. J’ai pu tisser, avec certains d’entre vous, des liens très forts et c’est très agréable. C’est vrai qu’il est plus difficile de discuter avec des auteurs de « grosses ME ». Cette proximité me plait énormément.
Un bon tremplin pour l’édition. J’avoue que beaucoup d’entre vous rêvent d’être publié en ME ce que je comprends très bien. Puis, il y a les autres qui restent en AE parce que le chemin en ME ne s’est pas bien passé pour eux. Je trouve ça sympathique d’avoir le choix.
Tout le monde n’est pas auteur. Ca, c’est certainement le plus important pour moi. L’AE permet à tout le monde de publier son roman. Cependant, tout le monde n’est pas auteur et cela se ressent. Je suis désolée, je sais qu’écrire demande beaucoup de temps et d’investissement mais cela ne se fait pas à la légère. On ne s’invente pas auteur, ça se travaille.
La réaction des auteurs AE. Qu’on se le dise, j’ai certainement plus de retours sur mes lectures en AE qu’en ME. En attendant, les auteurs à l’égo surdimensionné qui me pètent un boulon pour un 03 étoiles, pour ma part, c’est 100% Auto édition. Faut savoir gérer chers auteurs 🙂

♥ 

30 réflexions sur “Ce que je pense du monde de l’autoédition

  1. Merci pour cet article!
    C’est vrai que l’autoédition soulève beaucoup de questions et ouvre beaucoup de possibilités. Pour mes deux premiers recueils, j’ai très peu réussi à vendre sauf le premier lors d’une soirée lecture! Mais rien en ligne avec Bod ou les éditions du net.
    Pour mon troisième livre, j’ai complètement géré (péniblement) tout ce qui est impression, l’envoi des livres, les séances dédicaces. J’ai réussi à vendre 650 exemplaires pour mon livre 3Sourd et certain » grâce à une campagne de financement participatif qui a financé l’impression de 500 exemplaires!
    Et pourtant, je n’ai pas envie de retenter cette expérience; J’aimerai passer par une vraie plateforme pour mes deux prochains bouquins (roman initiatique et un journal d’éducateur spé). J’essaie de trouver les meilleurs conseils pour respecter le mieux possible le lecteur.
    Au plaisir d’échanger
    Merci encore pour ton article

  2. Complètement d’accord avec ton article même si, pour le moment, je n’ai pas trop eu à gérer d’auteurs à l’égo-surdimensionné… Quant aux fautes, ça reste pour moi le point de vigilance à avoir avant de se lancer dans la lecture d’un roman auto-édité.

  3. Je suis bien d’accord avec toi ! Je lis rarement des romans auto-édités, parce que je les choisis avec grand soin. Déjà, je trouve la couverture primordiale pour sortir du lot, et souvent elle n’est pas du tout à la hauteur (oui, je suis toujours aussi futile mdr). On ne juge pas un livre à sa couverture, mais en numérique c’est le premier truc qu’on voit, encore plus qu’en librairie où un roman peut être feuilleté. Le marché est rude, il faut savoir se démarquer je trouve. En ce moment je lis le deuxième tome de la saga Promis de Camille Roy, qui est en AE, et franchement, elle n’a rien à envoyé à Jenny Colgan ou Annie Darling, j’adore ! Il y a de belles pépites dans le lot ❤

  4. Tout d’abord merci 💋 Je suis extrêmement touchée d’être citée dans ton article.
    Je suis 100 % d’accord avec toi. Tous les points que tu soulèves sont malheureusement ceux qui donnent une mauvaise image de l’autoédition et par extension, rebute le lecteur, qui s’est fait avoir une fois, de recommencer. Sans parler des a priori, parce qu’il ne faut pas oublier tous ceux qui, même sans jamais avoir lu d’ouvrages autoédités, sont persuadés à l’avance de tomber sur une daube.
    Ouais :/
    Le combat pour prouver que l’autoédition peut être aussi professionnelle que l’édition classique est long, harassant, énervant quelquefois, mais je me bats jour après jour en ce sens, déterminée à ne rien lâcher.
    Tu soulignes le tremplin vers l’édition et je pense que c’est là où le bât blesse. En effet, beaucoup d’auteurs s’autoéditent par défaut. Soit parce qu’ils ont eu une mauvaise expérience en ME, soit parce qu’ils sont novices et souhaitent ainsi prouver que leur roman plait pour obtenir de la crédibilité avant de contacter une ME.
    La plupart n’ont pas l’âme d’un autoédité (parce que je suis persuadée que l’on ne s’improvise pas auteur indépendant). Ils n’ont pas non plus assez de temps à y consacrer ou pas assez de connaissances sur le sujet pour proposer un produit fini à la hauteur des attentes des lecteurs. Et puis, comme tu le dis aussi, tout le monde n’est pas auteur. C’est ainsi.
    En tout cas, ils sont un énorme frein à tous les autoédités pro qui, comme moi, s’échine à proposer de la qualité.
    Par respect pour le lecteur, mais aussi pour notre ouvrage, nous devons faire en sorte que le lecteur ne voit aucune différence entre notre livre et un autre, sorti d’une maison d’édition.
    Gagné en crédibilité n’est pas une mince affaire et donc, trouver des partenaires pour promouvoir nos romans ne l’est pas non plus. C’est pourquoi, quand je lis ce genre d’article, je suis vraiment ravie de voir de que blogueuses font la part des choses et relaie l’information. En espérant pour que les esprits s’ouvrent enfin…

    💋 Shana

  5. J’ai fait des découvertes sensationnelles en autoédition ! Il suffit de savoir trier je pense, rien qu’au niveau de la couverture et du résumé, on a déjà pas mal d’indices sur la qualité ! Même dans les édités de toute manière, il reste des fautes ! C’est aussi pour ça que je me suis mise à mon compte comme correctrice, pouvoir les enlever au maximum pour un prix accessible parce que je connais bien la galère !

    • Carrément ! Comme je le dis, personne n’est infaillible. Mais à un moment… quand tu as trois fautes par ligne, c’est juste ingérable en tant que lecteur.
      Un truc par exemple : un auteur m’a envoyé son roman. Super sympa ! 18 euros le roman, c’est pas donné, c’est très gentil. Résultat? Des fautes à toutes les pages (même à son propre prénom), une plume ultra scolaire et le résultat est vraiment pas terrible… Je me dis qu’un lecteur lambda qui va acheter ça va sauter au plafond… Ce n’est juste pas possible …

  6. Très joli article. J’avoue être un peu mitigée par rapport à ce sujet. Il faut effectivement pour le lecteur un peu trier mais on peut faire de jolies découvertes.

  7. J’en lis encore peu, mais je suis d’accord sur le lien différent !
    Après, effectivement, maintenant n’importe qui se dit « auteur » parce qu’il a auto-édité un livre, parfois c’est mauvais, mal écrit, et je trouve que ça porte un peu préjudice aux autres parce qu’on a parfois tendance (quand on ne va pas voir plus loin) à mettre tous les AE dans le même sac. Par exemple moi au boulot, on a vraiment beaucoup de gens du coin qui viennent proposer leurs romans en AE, et souvent mes patronnes sont frileuses parce que régulièrement c’est encore truffé de faute, ou l’histoire « bâclée » et du coup on en prend de moins en moins (c’est aussi une autre gestion que les romans en maisons édition donc on fait attention).
    Bref, toujours est-il que j’ai eu de belles découvertes aussi et qu’il faudrait que j’en lise plus 🙂

    • Je comprends totalement ce que tu dis. C’est pour ça qu’il y a des noms qui sont « blacklistés » et surtout des noms que je retiens : Shana Keers, Claire Bertin, Tiphaine Levillain ou encore Christopher Evrard. Je ne peux que te conseiller d’aller voir ce qu’ils proposent. Il est temps de se faire une banque de bons auteurs AE 😀

  8. Je lis autant d’auto, voire plus parfois que d’édités, après je n’ai pas eu de problème avec les uns ou les autres, bon par contre, c’est une idée où le texte est vraiment tout petit ? Je n’ai pas réussi à tout lire, désolée

  9. Après tu aussi les auteurs pas de chance comme moi. Sérieusement, je prends une nouvelle correctrice pour Daemonuis et elle va repasser pour mes autres romans. Mais du coup, ce n’est pas vraiment rentable pour Moïra par exemple j’ai déjà versé plus de 350€ et ça va probablement me coûter autant pour le repasser encore une fois. Je veux bien que l’oeil humain n’est pas infaillible, seulement en auto-édition on a aussi beaucoup plus de risque de se faire avoir. Entre les graphiste peut scrupuleux, les correcteurs qui n’en sont pas où les chroniqueurs qui mettent ton roman sur les sites de partage illégal. J’ai l’impression de vivre dans une jungle 🤦

    • Après, je ne juge pas l’auteur sur l’orthographe. C’est plutôt tout le boulot de correction que je juge. Je sais que je fais des fautes, comme tout le monde. C’est plutôt tout le processus de correction, de mise en page et tout ça qui me fait un peu vriller. Je sais que c’est un coût pour tout le monde mais ça fait partie, selon moi, de la création du roman. Je suppose que lorsque l’on se tente dans l’aventure, on sait qu’il n’y a pas que le fait d’enchaîner les phrases et les mots…

      Je suis désolée quand je lis ce genre de situations. Les profiteurs sont vraiment partout. Je trouve ça révoltant et je suis désolée pour toi. ♥

  10. Grâce à toi, j’ai vraiment eu envie de m’y mettre également ma belle et comme tu peux le voir, j’en lis de plus en plus ! Mais comme toi, je préfère la discrétion des auteurs, ceux qui t’approchent avec gentillesse, je suis assez sélective aussi, je me penche plus sur un roman qui me paraît de qualité 😃

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